WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Monographie du village Baloumgou, village bamiléké

( Télécharger le fichier original )
par Juscar NDJOUNGUEP
Université de Yaoundé I - Master II 2008
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

Transformations récentes des systèmes agraires à Baloumgou

- Dans les zones d'agriculture intensive, la "faim de terres" liée à la forte pression démographique, entraîne le fractionnement des exploitations familiales et une densification de l'espace. De plus en plus, on installe les fils ou les frères sur les parties supérieures des concessions et on octroie aux émigrés des parcelles pour la construction de résidences secondaires. Dans certains quartiers, la densité du bâti est de 3,3 cases à l'hectare et le taux d'accroissement annuel des constructions d'environ 3 %, avec des densités de population à la limite du tolérable. L'espace est moins saturé dans la zone granitique longtemps soumise à une émigration plus intense. Le rythme annuel des constructions y est plus faible (1,5 %), la densité du bâti aussi (0,82 case à l'hectare) (Ducret & Fotsing, 1987).

Sur les exploitations de plus en plus réduites - 1,3 ha en moyenne - le maraîchage entraîne une simplification des haies et une réduction des boisements. La jachère tend à disparaître et l'utilisation des engrais minéraux se généralise à l'ensemble des cultures. Cette fertilisation minérale est complétée par les déchets des élevages hors-sols notamment les fientes des poules. L'adoption du soja, du maïs "Z 230" et de la pomme de terre "cardinal", variétés culturales vulgarisés par l'UCCAO (Union Centrale des Coopératives Agricoles de l'Ouest), ansi que la formation des paysans par le PNVERA (Programme Nationale Pour la vulgarisation et la recherche en agriculture) confirme la tendance à la diversification et parachève la saturation de l'espace agraire.

- Dans les zones périphériques, les exigences en terres agricoles favorisent la colonisation anarchique des terres et la mise en culture des pentes fortes. La chasse aux éleveurs porte un coup fatal à l'élevage du gros bétail.

L'agriculture itinérante

Les estimations du nombre effectif de cultivateurs itinérants vont de 250 millions (Myers 1986) à 300 millions (Russell 1988). Sur une population mondiale de 5 milliards de personnes, la manière dont 5% de la population assure sa subsistance pourrait sembler peu importante. Mais on ne saurait ignorer la distribution géographique des populations pratiquant l'agriculture itinérante et la grande superficie sur laquelle leurs systèmes agro-forestiers sont pratiqués. L'agriculture itinérante est la technique de gestion des sols tropicaux la plus répandue. Divers types d'agriculture itinérante sont actuellement pratiqués sur 30% des sols exploitables dans le monde (Hauck 1974, Sanchez 1976:346).

Comment définir l'agriculture itinérante?

Il existe plusieurs définitions de l'agriculture itinérante. Le plus souvent, on appelle agriculture itinérante tout système agricole dans lequel les champs sont défrichés (habituellement par le feu) et cultivés pendant une période brève pour être ensuite mis en jachère (Conklin 1957). Avec l'apparition de la théorie des agro-écosystèmes, qui inscrit les systèmes agricoles dans un écosystème naturel plus grand, la définition de l'agriculture itinérante a été repensée. La théorie des agro-écosystèmes s'efforce d'intégrer «la multiplicité des facteurs entrant en jeu dans les systèmes culturaux» (Gliessman 1985:18). Tandis que de nombreuses études antérieures présentaient le système de culture sur brûlis comme essentiellement stable et répertoriaient ses caractéristiques, des travaux plus récents fondés sur la théorie des agro-écosystèmes inscrivent les systèmes de culture sur brûlis et de jachère dans une stratégie globale de subsistance, qui permet de répondre avec souplesse aux différentes contraintes s'exerçant sous l'effet de l'évolution du milieu social, économique ou naturel (Gliessman 1985, Altieri et al. 1973).

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Là où il n'y a pas d'espoir, nous devons l'inventer"   Albert Camus