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Gestion durable de la réserve de biosphère de Dimonika : contribution à  l'estimation de la quantité de carbone de la forêt modèle de Dimonika (république du Congo)

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par Bertrand Russel TSOUMOU
Ecole Postuniversitaire d'Aménagement et Gestion Intégrés des Forêts et Territoires Tropicaux (ERAIFT/UNESCO) - DESS (Diplôme d'Etude Supérieure Spécialisée 2014
  

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Lors du sommet de la terre tenu à Rio de Janeiro au Brésil en 1992, 191 pays, soit la presque totalité des pays, ont signé la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) (Belé et al., 2011 ; Maniatis et Mollicone, 2010). Cet accord international avait pour objet d'analyser toutes les possibilités afin de réduire le réchauffement global et la hausse des températures. Entré en vigueur en 2005, le protocole de Kyoto découlant de cette convention marqua alors un premier pas vers une réglementation mondiale des émissions contrôlées de carbone sous forme d'un marché volontaire du carbone qui alloue des permis d'émissions à chacun des pays. Ce protocole reconnaît le rôle primordiale des forêts dans l'adaptation aux changements climatiques (Brown, 2011 ; Karsenty, 2008). D'ailleurs, à travers le mécanisme de développement propre (MDP), il encourage les pays en développement à des activités de boisement en reboisement (FAO, 2011). Ainsi, un certain nombre de programme de foresterie volontaire pour la régulation du carbone a émergé (Corbera et al., 2011).

Lors de la conférence du CCNUCC tenue à Montréal en 2005 et suivant les recommandations du GIEC, deux pays forestiers tropicaux, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et le Costa Rica, proposent un mécanisme de réduction des émissions de gaz à effet de serre en évitant la déforestation (Proforest, 2011 ; Costenbader, 2009 ; Angelsen et Wertz-Kanounnikoff, 2008).

La conférence de Bali a permise de trouver un consensus pour l'octroi de soutiens financiers afin d'encourager les pays en voie de développement à réduire leur taux de déforestation et d'instaurer un mécanisme de compensation financière pour les pays tropicaux qui parviennent à réduire leur déforestation interne (Stickler et al., 2009 ; Wertz-Kanounnikoff et Kongphan-Apirak, 2009 ; Lawlor et Huberman, 2009). La REDD se positionne ainsi internationalement comme une nouvelle alternative dans les politiques de changements climatiques en attirant l'attention mondiale sur une option d'atténuation du changement climatique potentiellement efficace et à faible coût (Brown, 2011 ; CCMP, 2009 ; costenbader, 2009 ; Minang et al., 2009 ; GIEC, 2007).

Lors de la 14ème conférence du CCNUCC qui a lieu à Poznán en Pologne en 2008, les parties souhaitent promouvoir la gestion durable des forêts et la conservation de ces « puits » de gaz à effet de serre (Belé et al., 2011 ; Brown, 2011). C'est pourquoi lors de la 15ème conférence du CCNUCC tenue à Copenhague au Danemark en 2009, il a été reconnu que les bénéfices sur le climat peuvent survenir non seulement par la réduction des changements négatifs (déforestation, dégradation), mais aussi par l'amélioration des changements positifs, c'est-à-dire dans la forme de la conservation des forêts et de la restauration de celles-ci (Danielsen et al., 2011 ; Stickler et al., 2009 ; Angelsen, 2008). Il faut cependant attendre la 16ème conférence du CCNUCC organisé à Cancún en 2010 pour qu'un accord émerge, quant aux activités de conservation et de gestion durable des forêts, de reboisement et d'accroissement des stocks de carbone forestier, qui viennent se greffer à la REDD. Ce dernier est alors remplacé par la REDD+ (Brown, 2011 ; Proforest, 2011 ; Uprety et al., 2011 ; Maniatis et Mollicone, 2010 ; Minang et al., 2009).

La REDD+ prétend que l'injection de flux financiers issus des pays développés va permettre aux pays en voie de développement de conjuguer leurs objectifs de protection de leurs écosystèmes forestiers avec celui du développement de leur économie, tout en aidant à combattre les changements climatiques (Proforest, 2011 ; Costenbader, 2009). La communauté internationale reconnaît désormais la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts, ainsi que l'amélioration des stocks de carbone des forêts comme une composante essentielle des stratégies nationales et internationales pour atténuer les changements climatiques mondiaux (Uprety et al., 2011).

La REDD+ comporte 5 activités principales dans sa mise en oeuvre (FOEST TENDS, UN-REDD, 2011).

1. Réduction des émissions dues au déboisement ;

2. Réduction des émissions dues à la dégradation des forêts ;

3. Conservation des stocks de carbone forestier ;

4. Gestion durable des forêts ;

5. Renforcement des stocks de carbone forestier.

C'est un processus basé sur les résultats, les récompenses liées à la REDD+ se feront donc ex-post suite à la vérification des résultats.

1.4.5. Processus REDD+ et lutte contre les changements climatiques

Si les changements climatiques dus principalement aux activités humaines constituent aujourd'hui la plus sérieuse menace à l'échelle mondiale, la meilleure réponse à l'atténuation se trouve dans le processus REDD+. La capacité de séquestration de carbone atmosphérique par les écosystèmes forestiers peut largement contribuer à en atténuer les impacts. D'où l'intérêt plus accru pour les forêts mondiales. A ce titre, la CCNUCC a placé les forêts, donc la REDD+ au centre d'intérêt de ses stratégies d'intervention et de lutte contre le réchauffement climatique. La REDD+ est parmi les options d'atténuation disponibles, la plus facile et la moins couteuse. En effet, selon un rapport de l'ONG Amis de la Terre International (2008), le prix de la tonne de carbone séquestré sera plafonné à environ 60$ US comparativement au cout unitaire des autres procédés technologiques. Les forêts mondiales stockent déjà 683 Giga tonne de carbone (GtC) et peuvent éliminer une part importante des émissions de GES. Les gouvernements sont déjà tombés d'accord sur l'importance potentielle de la REDD+ et ils ont fourni des ressources financières conséquentes pour lancer des activités pilotes.

Il urge donc de mettre en oeuvre des politiques de conservation et de gestion durable des forêts aux bénéfices des populations locales et de la communauté mondiale dans la perspective du développement durable.

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"En amour, en art, en politique, il faut nous arranger pour que notre légèreté pèse lourd dans la balance."   Sacha Guitry