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Gestion durable de la réserve de biosphère de Dimonika : contribution à  l'estimation de la quantité de carbone de la forêt modèle de Dimonika (république du Congo)

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par Bertrand Russel TSOUMOU
Ecole Postuniversitaire d'Aménagement et Gestion Intégrés des Forêts et Territoires Tropicaux (ERAIFT/UNESCO) - DESS (Diplôme d'Etude Supérieure Spécialisée 2014
  

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2.3. Acteurs, logique d'intervention et impacts sur la gestion de la RBD

Les parties prenantes à la conservation et la gestion de la RBD sont nombreuses et parmi elles figurent l'Etat, les Conservateurs, les populations, les ONG, les partenaires au développement

2.3.1. L'Etat Congolais

L'Etat congolais, est le garant de l'ensemble des ressources naturelles. La gestion de ces ressources est régulée par un cadre juridique et institutionnel.

Dans le cas de Dimonika, l'Etat a instauré le partenariat multi-acteur. Cependant, la faible implication des communautés locales n'a pas permis l'appropriation du processus visant à concilier la conservation et l'utilisation des ressources naturelles par ces derniers.

Cette maladresse associée avec des facteurs exogènes non maîtrisés (forte immigration vers la zone de la RBD, manque du personnel et des moyens de travail, etc.) exacerbent davantage les menaces identifiées dans la RBD.

2.3.2. Les Gestionnaires de la RBD

Du point de vue administratif, et comme toutes les autres aires protégées du Congo, la réserve de la biosphère de Dimonika relève de la tutelle du Ministère de l'Economie Forestière et du Développement Durable à travers l'Agence Nationale de la faune et des Aires Protégées. Elle fixe les orientations annuelles sur les activités à développer et définit les moyens financiers et les sources de financement des actions programmées.

Au niveau local, elle est administrée par un Conservateur qui fait d'office Directeur de la Réserve. Il exerce ses prérogatives de façon participative avec le Comité Local de Pilotage qui est placé sous sa tutelle. Cependant n'étant pas appuyé par une équipe de collaborateurs et d'écogardes, les attentes des populations de la RBD sont très peu satisfaites.

De nombreux projets ont été exécutés dans la Réserve avec des taux de réussite faible. Les raisons évoquées pour justifier ces résultats sont nombreuses parmi lesquelles figurent :

- Insuffisance de financement,

- Décalage entre l'allocation des crédits et le chronogramme du projet,

- inadéquation entre les projets financés et les attentes réelles de la population sur le terrain,

- mauvaise maîtrise des études de faisabilité et insuffisance de planification,

- la variabilité ou la durabilité non prévue de l'action des Projets.

Par ailleurs, la faible implication des populations riveraines et l'insuffisance d'appropriation de la conservation de la RBD par ceux-ci entretiennent des menaces permanentes sur la RBD. Le mécanisme doit être amélioré.

2.3.3. Les Partenaires

Il s'agit des partenaires techniques et financiers, nationaux et internationaux. Actuellement la RBD n'a pas un partenaire financier.

Les partenaires techniques internationaux sont le WWF, RINDRA, UNESCO, UICN et PNUE. Au niveau national ce sont : l'Université Marien Ngouabi, GERDIB, CERVE. Chacun des partenaires intervient suivant des axes de recherche, de conservation et de gestion de la RBD.

Dans ce cadre, l'Etat assure le rôle de facilitateur aux partenaires au développement. Le WWF a mis en place les organes locaux de gestion de la RBD : le CLP, les Comités locaux de Développement Communautaire et de Conservation et les Fermiers-modèles de la RBD. Le CERVE et l'Université Marien Ngouabi interviennent dans divers domaines de la recherche fondamentale et de développement. L'UICN s'emploie à impliquer davantage les gouvernements du Congo, du Gabon, de l'Angola et de la RDC dans la création et la fonctionnalité de la réserve transfrontalière du Mayombe.

Les activités des partenaires n'ont pas apporté d'amélioration significative à la gestion de la RBD. A cette date, la RBD n'est pas toujours fonctionnelle et les activités d'exploitation illicites se sont intensifiées parce que le niveau de surveillance de celle-ci est à un niveau très bas depuis sa création en 1988.

Des efforts sont donc à consentir dans le renforcement des parties prenantes pour parvenir à la conservation et la gestion durable des ressources et le maintien des acquis scientifiques et matériels disponibles. Ils doivent également améliorer des conditions des populations en vue de réduire leurs pressions sur les ressources naturelles.

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"En amour, en art, en politique, il faut nous arranger pour que notre légèreté pèse lourd dans la balance."   Sacha Guitry