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Les déteminants des investissements directs étrangers dans les pays de l'Afrique subsaharienne

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par Junior BUKASA LUABEYA
Université de Kinshasa - licencié 2015
  

Disponible en mode multipage

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0. INTRODUCTION

01. Problématique

En dépit de la croissance économique relativement dynamique de l'Afrique au cours de la dernière décennie, plusieurs pays du continent sont confrontés à d'énormes difficultés de développement, comme l'insécurité alimentaire, un taux de chômage élevé, la pauvreté et les inégalités, et aussi la dépendance à l'égard des produits de base en provenance de l'extérieur, l'absence de transformation économique, la dégradation de l'environnement et une intégration insuffisante du continent dans l'économie mondiale1(*). Les pays de différentes régions d'Afrique accordent une importance capitale aux investissements directs étrangers (IDE), comme moyen de développement économique. Cette volonté c'est accentuée dès les années 70, période pendant laquelle l'attraction des IDE a été dans la pointe de mire des stratégies économiques nationales.2(*) C'est au cours des années 70 qu'il y a eu le boom des investissements directs étrangers (IDE) dans le monde, passant de 13 milliards en 1970 à 54 milliards de $ en 1980, soit une croissance de 405,5 %.

L'incapacité de l'Afrique subsaharienne (ASS) d'attirer les IDE préoccupe, parce que les IDE fournissent le capital nécessaire pour l'utilisation des nouveaux facteurs de production. Les IDE apportent l'emploi, la qualification de gestionnaire et la technologie ; et ainsi, les investissements directs étrangers (IDE) accélèrent la croissance et le développement.3 le rôle des IDE comme source de capital est devenus de plus en plus important pour l'Afrique subsaharienne (ASS). Ceci est dû par le fait que les niveaux de revenu et d'épargne domestiques dans la région sont très bas. En conséquence, le capital externe est nécessaire pour compléter l'épargne domestique afin de stimuler l'investissement et la croissance économique.3(*)

Attirer les investisseurs étrangers (ou les maintenir sur le territoire) constitue une préoccupation pour bon nombre de pays. Aujourd'hui, presque tous les pays en développement disposent d'une réglementation très favorable aux IDE. Selon la CNUCED (2001), entre 1 991 et 2000, 1185 modifications au total ont été apportées aux régimes nationaux réglementant les IDE, dont 1.121 (soit 95 %) visaient à faciliter ces investissements. L'assouplissement considérable du cadre réglementant les IDE a des incidences importantes sur les choix de localisation des entreprises.4(*)

L'Afrique subsaharienne est ouverte aux investissements directs étrangers. Les codes des investissements sont désormais plus libéraux et ouvert à un plus grand nombre de secteurs d'activités. De nouveaux secteurs (formation, télé services, transport aérien et maritime, infrastructures portuaires, aéroportuaires et ferroviaires, réalisation de complexes commerciaux, parc industriels, zones touristiques, cyber-villages, et centres artisanaux) viennent s'ajouter à ceux déjà éligibles (agriculture, manufacture, carrières, tourisme, services ...).

Dans son article « on the determinant of foreign direct investment to developing a contries : is Africa different ? »5(*), Elisabeth ASIEDU (2002) a démontré que les suggestions politiques qui ont réussies dans d'autres régions peuvent ou ne pas réussir en l'Afrique subsaharienne. Ce qui ferait admettre que l'Afrique est différente.

A notre connaissance, aucune étude n'est menée pour essayer de connaitre la différence qui existe entre l'Afrique subsaharienne et l'Afrique centrale :cependant, il y a des exemples d'études sur des cas particuliers tels qu'au Cameroun avec NJOUM MARTIAL qui nous montre que les déterminants majeurs de l'attractivité au Cameroun dépend de la qualité de la main d'oeuvre et l'ouverture au commerce ; de ce fait, il parait donc évident que nous ne connaissons pas les déterminants des IDE en Afrique subsaharienne en générale et en Afrique centrale en particulier.

Ce pourquoi dans cette étude, nous allons recenser les variables économiques et politiques susceptibles de jouer le rôle de facteurs majeurs d'attrait des IDE en ASS et d'identifier dans quelle mesure ces déterminants peuvent être interprétés. Pour ce faire deux questions clés sont posées :

(1) Quels facteurs conduisent les IDE aux pays en voie de développement ?

(2) Pourquoi en dépit de réforme politique, l'Afrique subsaharienne n'a-t-elle pas réussi à attirer les investissements directs étrangers (IDE) ?

02. Objectif du travail

Le système économique des pays d'Afrique subsaharienne ne saurait être concurrent que s'ils permettent d'attirer plus des capitaux étrangers pour chercher la croissance soutenue, promoteur de l'emploi et du développement.

L'objectif général poursuivi dans ce travail est d'identifier les vrais déterminants des investissements directs étrangers dans les pays d'Afrique subsaharienne. D'une manière spécifique, nous allons poursuivre les points suivants :

ü collecter les informations sur le fonctionnement et la contribution des IDE dans le développement du PIB;

ü analyser les informations en rapport avec les facteurs pour l'attractivité des IDE en Afrique subsaharienne et particulièrement en Afrique centrale;

ü Sélectionner les facteurs devant être considérés comme déterminants clés des investissements directs étrangers lesquels devant favoriser la réalisation de l'objectif de croissance économique durable et de développement.

03. Hypothèse de l'étude

Dans notre travail, nous allons pouvoir vérifier, l'hypothèse selon laquelle : la croissance économique, l'inflation, les infrastructures, le risque politique, la franchise du pays d'accueil sont les facteurs qui attirent les investissements directs étrangers (IDE) en Afrique subsaharienne (ASS). Par conséquent, l'adoption de mesures ciblées permet, d'une part, d'exploiter au mieux les facteurs économiques et d'autre part de bien prendre en compte les facteurs politiques dans l'élaboration des stratégies6(*).

Dans ces conditions, l'accès au crédit et le coût du financement, la faiblesse de l'épargne intérieure, le risque et l'incertitude, les inégalités et la demande globale, et le cadre de politique générale et les conditions générales de l'investissement sont des déterminants clés pour l'attractivité des IDE. Dans ce cas, nous pourrons dire que ces sont ces différents facteurs qui feraient de l'Afrique subsaharienne une région qui attire peu des IDE. Les investigations amèneront à l'affirmation ou l'infirmation de cette hypothèse.

0.4. Choix et intérêt du sujet

Selon le Fonds Monétaire International (FMI), pour réduire sensiblement la pauvreté, l'Afrique devra avoir un taux moyen de croissance à moyen et à long terme de 7 % et plus ; ce qui nécessitera des taux d'investissement de 25 % du produit intérieur brut (PIB) et au-delà. Au cours des deux dernières décennies, le taux moyen d'investissement en Afrique a avoisiné les 18 %, bien en dessous du seuil de 25 %.

Par ailleurs, l'attractivité des IDE dans les différents régions du monde est très inégale, l'étude de chaque déterminants sur l'attractivité des IDE dans les pays en développement en générale et en Afrique subsaharienne en particulier saveur indispensable. Raison pour laquelle nous avons jugé utile de travailler sur ce sujet partant du rôle important que joue les IDE à coter des investissement domestique dans la réalisation de la croissance économique et de la réduction de la pauvreté.

0.5. Délimitation du sujet

Notre sujet de recherche est limité dans l'espace et dans le temps.

Dans l'espace, nous consacrons notre travail aux déterminants des investissements directs étrangers dans les pays de l'Afrique subsaharienne en générale et de l'Afrique centrale en particulier.

Dans le temps, nos investigations portent sur la période allant de 1980 à 2013, qui est caractérisée par une timide reprise des activités tant commerciales que financières et une croissance économique de 4,7% en 2013 en Afrique subsaharienne (ASS).

06. Méthodes et techniques de recherche

La rigueur scientifique veut que tout chercheur désireux d'atteindre un objectif scientifique soit soumis aux exigences de la science, à savoir ; le recours à une ou plusieurs méthodes et techniques. Dans le cadre de cette étude, nous allons utiliser :

Ø La méthode analytique : elle va nous permettre de bien examiner en détail les informations et les chiffres en rapport avec les IDE dans l'objectif de mieux comprendre et expliquer le mouvement des IDE ;

Ø La méthode de descriptive : en utilisant des techniques statistiques, elle va nous permettre de décrire l'évolution des IDE, d'en mesurer la moyenne et aussi leur répartition à travers les différentes régions du monde ;

Ø La méthode explicative : en se basant sur le modèle économétrique de donnée de panel, nous allons identifier les facteurs qui expliquent significativement l'attrait des IDE en Afrique Subsaharienne et en Afrique centrale ;

Ø La Méthode comparative : elle va nous permettre de voir la différence qui existe en matière de répartition des IDE dans les différentes régions du monde et de facteurs d'attractivité. Elle va pouvoir nous montrer la différence qui existe entre l'Afrique subsaharienne et l'Afrique centrale en ce qui concerne l'attractivité des IDE;

Ø La méthode documentaire : celle-ci nous permet à travers la littérature, à élaborer la partie théorique de notre sujet par la consultation des ouvrages, des revues, des articles, des mémoires, des travaux de fin de cycle et notes de cours ayant trait avec notre domaine de recherche.7(*)

0.7. Plan du travail

Outre l'introduction et la conclusion, notre travail est structuré en tourne en trois chapitres qui seront subdivisés en section.

Le premier chapitre est consacré au bilan de connaissance sur les déterminants des investissements directs étrangers (IDE) ;

Le deuxième chapitre porte sur analyse des investissements directs étrangers en Afrique subsaharienne ;

Le troisième chapitre se focalise sur analyses des déterminants des IDE dans les pays d'Afrique subsaharienne.

CHAPITRE 1 : BILAN DES CONNAISSANCES SUR LES DETERMINANTS DES INVESTISSEMENTS DIRECT ETRANGER (IDE)

1.1 INTRODUCTION

L'influence des firmes multinationales (FMN) sur la spécialisation et l'intégration dans l'économie mondiale n'est plus à démontrer : le développement de l'investissement direct étranger a imposé un abandon de la théorie classique et libérale de la spécialisation internationale fondée sur l'immobilité des facteurs de production (capital, travail, technologie), et a fait naître aujourd'hui un nouveau cours d'hypothèses assis sur le caractère désormais mondial de l'attractivité économique. En conséquence, le cadre de l'économie internationale tend à être remis en cause pour adopter celui des théories de l'économie mondiale.

Ainsi, Il y a lieu de noter qu'à côté des formes traditionnelles d'investissements directs d'intégration verticale internationale et de conquête des marchés étrangers, on trouve de plus en plus d'investissements relevant des schémas de la division internationale du travail : les firmes multinationales tendent davantage à organiser leur production à l'échelle mondiale par l'intégration des fabrications et des lignes de produits, laquelle s'accompagne non seulement de flux de marchandises, mais de plus en plus de transferts de technologies.

Outre l'analyse des théories classiques du commerce, du capital et de la firme (explicatives de l'investissement direct étranger), l'internationalisation des entreprises ou de la production est intégrée à la théorie de l'organisation industrielle. Celle-ci explicite dans quelles conditions, des marchés donnés sont approvisionnés par des filiales étrangères de production qui y sont réalisée, en se fondant sur l'interaction entre les structures de marché et les conduites ou stratégies des firmes, notamment le concept de « réaction oligopolistique » au plan international. Par conséquent, plusieurs champs économiques ont traité l'investissement direct étranger : de la théorie de la firme, du commerce international, de localisation ou encore de l'économie industrielle, chacun cherche à expliquer ce phénomène de son propre angle de vision.

Dans ce chapitre nous essayerons justement de grouper, analyser et expliciter ces théories et d'en sortir les principaux déterminants des IDE dans le monde ; ce qui va nous permettre de mieux réaliser l'analyse empirique.8(*)

Pour ce faire, ce chapitre est subdivisé en deux sections structurées de la manière suivante : la première nous renvois à la revue générale de la littérature sur les IDE, la deuxième section aborde les définitions des IDE et troisième section aborde à son tour les stratégies des investissements directs étrangers.

Section 1. La revue générale des théories sur les IDE.

Plusieurs théories ont traité les IDE, les plus récentes sont celle de Dunning (1993) et de Caves (1996). Cependant, on peut remarquer que les théories les plus importantes sont basées sur l'économie industrielle.

Hymer (1960) a distingué entre l'investissement de portefeuille et l'investissement direct. Il montre que les hypothèses d'arbitrage sur le capital expliquant les mouvements internationaux de capital, sont en contradictions avec le comportement des multinationales et sont, ainsi, incapables d'expliquer les causes des IDE et ce pour trois raisons :

1) Imperfections du marché

Une fois que le risque, l'incertitude, la volatilité des taux de change, et les coûts d'acquisitions des informations sont incorporés dans la théorie de l'arbitrage de portefeuille, plusieurs des prévisions économiques restent, tout de même, invalides. En fait, ceci est dû aux imperfections du marché qui affectent les performances des firmes, et en particulier leurs stratégies sur les marchés étrangers.

2) Economies d'échelle et externalités positives

Les IDE permettent non seulement le transfert de ressources (capital), mais aussi de technologies, d'expériences managériales et de savoir- faire. D'où l'existence de rentes économiques importantes et d'effets d'externalité positifs, qui peuvent être aussi, importants que les effets directs des déplacements de capitaux et des investissements étrangers.

3) Fondement microéconomique

Les IDE n'ouvrent pas la possibilité de changement de possession, de ressources ou des droits. Hymer explique la distribution des IDE entre les marchés, par les théories microéconomiques. En appliquant les théories d'économie industrielle, Hymer pense que les firmes multinationales (FMN) sont identiques aux firmes locales. Le fait d'investir à l'étranger englobe certaines difficultés : communication, transport, barrières de langues...

Cependant les firmes multinationales (FMN) doivent posséder des avantages spécifiques de localisation : technologie, économie d'échelle qui permet de dépasser les barrières locales et d'être compétitive face aux entreprises locales.

Des recherches ont été menées par Kindleberger (1958), Caves (1983) et Dunning afin d'identifier, les avantages de délocalisation tel que : la capacité technologique, l'expérience, la structure industrielle, la différenciation des produits, les connaissances du marché, et les compétences organisationnelles.

Dans l'approche de Vernon (1966), il explique les IDE selon le cycle de vie du produit. Au début le produit est conçu dans le pays d'origine avec des technologies innovatrices, et il est aussi produit pour le marché local. Après, arrivé à un autre stade du cycle de vie, une certaine croissance et connaissance du marché, de synergie, le produit est exporté vers d'autres pays ayant des caractéristiques similaires au pays d'origine. Lorsque le produit devient standard et mature, les coûts de travail deviennent très importants dans le processus de production, c'est à ce moment là que les firmes délocalisent à la recherche de coûts de production bas. Le cycle de vie du produit était, ainsi, la première interprétation dynamique des déterminants des IDE et de leurs relations avec le commerce international.

Dans les années soixante dix, quelques économistes, en particulier Buckley (1991) et Casson (1976), Lundgren (1977), et Swedenborg (1979), ont proposé l'application de la théorie d'internationalisation afin d'expliquer la croissance des firmes multi national (FMN) basées sur la théorie des coûts de transactions. En effet, le choix entre servir un marché extérieur par l'exportation ou par le franchisage et d'y investir, dépend de certains coûts, tel que les coûts d'opportunité, d'installation ou encore des coûts de maintenance... tant que ces coûts existent la FMN préfère s'installer elle-même à proximité du marché en question, ou bien elle peut opter pour le franchisage. Ce dernier semble être le cas de plusieurs multinationales, notamment `Coca cola' qui a élaboré un système de franchise à l'échelle internationale lui permettant d'être présente sur tous les marchés.

En analysant cette théorie (approche d'internationalisation), on retrouve très clairement l'idée d'existence d'imperfections sur le marché, développé au début des années soixante par Hymer. Ainsi, afin de minimiser les coûts de transactions et d'améliorer l'efficience de la production, les FMN décident de délocaliser leurs productions. Il faut noter, néanmoins, que cette vision des IDE néglige les spécifications internes de localisation. Par spécifications internes de localisation on entend les données économiques, sociales et politiques du pays hôte et qui jouent un rôle prépondérant à la fois dans la décision de délocalisation et du choix du pays d'accueil.

De même, les travaux de Mayer et Mucchielli se sont intéressés à la localisation à l'étranger des firmes multinationales et en ont déduit quatre facteurs déterminants : la demande du marché des biens, le coût des facteurs de production, le nombre d'entreprises locales et étrangères déjà installées sur place et la synthèse des différentes politiques d'attraction menées par les autorités locales.9(*)

En d'autres termes, les entreprises recherchent les lieux où la demande est importante et là où les coûts de production sont faibles. Plus tard en 1998, Wilhelms et Witter ont créé le concept d'adaptation institutionnelle à l'IDE, publié dans l'ouvrage intitulé « Foreign Direct Investment and it's Determinants in Developping Countries ». La théorie élaborée intègre des variables microéconomiques (concernant l'investisseur), macroéconomiques (couvrant les caractéristiques de l'économie réceptrice de l'IDE) et des variables méso économiques (représentant les institutions liant l'investisseur et le pays hôte tel que les agences du gouvernement qui publient les politiques concernant l'investissement direct). Un des points qui distinguent cette conception des autres est qu'elle accorde plus d'importance aux variables dites "méso". Le concept d'adaptation institutionnelle à l'IDE ainsi développé par ces auteurs, met en corrélation quatre concepts dans le modèle suivant :

IDE = á0 + á1 G + á2 M + á3 E + á4 S.

G : symbolisant le concept d'adaptation du gouvernement à l'IDE,

M : celui du marché,

E : celui de l'éducation,

S : pour le concept d'adaptation de la réalité socioculturelle.

Ces quatre concepts constituent ce que les auteurs appellent le concept d'adaptation institutionnelle à l'IDE, et illustrent la capacité d'un pays d'attirer, d'absorber et de préserver les IDE.10(*)

Enfin, les travaux de Morisset et Neso ont montré quant à eux que les procédures administratives complexes, nécessaires à l'établissement et au fonctionnement des affaires, découragent l'entrée des flux d'IDE.

Section 2. Les définitions opérationnelles des Investissements Directs Etrangers.

A. définitions

Selon Jacquemont (1990), l'investissement international (notion plus large que l'investissement direct) est formellement défini comme l'emploi des ressources financières qu'un pays fait à l'étranger. C'est ainsi qu'en termes de flux, l'investissement correspond à trois éléments essentiels de la balance des paiements :

· L'investissement à long terme du secteur non monétaire.

· Les transferts unilatéraux privés et publics.

· Le solde des revenus des capitaux à l'extérieur.

Les sorties de capitaux enregistrés dans les balances de paiements donnent une vision tronquée des investissements directs réalisés. Ces investissements peuvent croître sans sorties de capitaux, grâce aux réinvestissements des profits des filiales des firmes multinationales (FMN) et grâce à leur appel aux marchés financiers non comptabilisés dans les balances de paiements. Ce qui biaise l'estimation des flux réels d'IDE.

En terme de patrimoine, l'investissement direct correspond à l'ensemble des avoirs en biens et créances que détiennent les investisseurs d'un pays et qu'ils ont accumulé à l'étranger dans des périodes passées.

Par opposition au prêt et à l'investissement de placement, l'investissement direct implique le fait de contrôler une entreprise localisée en dehors du pays d'origine. En tant que catégorie de flux financiers, il correspond au souci de tenir compte, dans la mesure du possible, de la stratégie de l'investisseur.11(*)

Selon l'OCDE12(*), « un investissement direct est effectué en vue d'établir des liens économiques durables avec une entreprise, tel que notamment, les investissements qui donnent la possibilité d'exercer une influence sur la gestion de la dite entreprise au moyen :

v De la création ou de l'extension d'une entreprise ou d'une succursale appartenant exclusivement au bailleur de fonds ;

v De l'acquisition intégrale d'une entreprise existante ;

v D'une participation à une entreprise nouvelle ou existante ;

v D'un prêt à long terme (5 ans et plus).

La notion de prise de contrôle est interprétée de la façon suivante : il y a présomption d'investissement direct au sens de l'OCDE s'il y a contrôle de 20% ou plus des actions ordinaires,13(*) « à moins qu'il puisse être établie que cela ne permet pas à l'investisseur d'avoir un pouvoir de décision effectif dans la gestion de l'entreprise » (W. Andreff).14(*)

Le manuel de la balance de paiement du Fonds Monétaire International donne une autre définition des investissements directs : « les investissements effectués dans une entreprise exerçant ses activités sur le territoire d'une économie autre que celle de l'investisseur, le but de ce dernier étant d'avoir un pouvoir de décision effectif dans la gestion de l'entreprise. Les entités ou les groupes d'entités associés non-résidentes qui effectuent les investissements sont appelés « investisseurs directs » et les entreprises, érigées ou non en société (respectivement filiales ou succursales) dans lesquelles ces investissements directs ont été effectués, sont distinguées par le terme `entreprises d'investissement direct ».15(*)

Selon Hugonnier (1984), les pays de l'OCDE se divisent en deux catégories. La première est constituée de pays qui ont pensé que le moyen le plus sûr de déterminer si l'investissement étranger détenait un tel pouvoir sur l'entreprise était d'établir un certain seuil de propriété (actions ou actions assorties d'un pouvoir de vote). Ce seuil va de 10 à 100%. Il est par exemple de 10% pour de Danemark, les USA, la Turquie, de 20% pour la France, de 25% pour l'Allemagne et la Grande Bretagne, de 50% pour l'Autriche et de 100% pour les Pays-Bas.

La seconde catégorie est constituée de pays qui ne retiennent pas un seuil de propriété minimum pour définir un pouvoir de décision effectif et considère simplement que dès lors qu'une participation étrangère est prise dans une entreprise nationale et que les liens économiques les unissent, l'entreprise locale devient une entreprise d'investissement direct (ex : Portugal).

En fait, c'est selon ces seuils de participation que chaque Etat contrôle les flux d'IDE et définie leurs propres caractère de participation. Ainsi, au Gabon le seuil minimal de prise de participation est de 70%, au Bénin de 80%, en Arabie Saoudite de 75%, en Indonésie, Malaisie, Chili, Irak, et en Libye de 49%. En Inde, aux philippines, au Nigeria de 40%, et au Cameroun il est de 51%.

Les IDE apparaissent la plus souvent comme des vecteurs de transferts de richesse, de connaissance... d'un pays à un autre et stimulent ainsi la croissance dans les pays d'accueil, qui voient souvent leur niveau de développement s'accroitre du fait des biens faits des IDE. Toutefois il convient de faire une distinction entre les IDE et les autres formes d'investissement qui entrent également de façon considérable dans le processus de croissance des pays. Depuis quelques décennies, les IDE ne sont plus vue du mauvais oeil par les Pays en voie de développement (PVD) qui considéraient jadis ces derniers comme une forme de domination des puissances étrangère sur leur économie. Aujourd'hui, nous assistons à une vraie chasse et à une concurrence entre les Pays en voie de développement (PVD) qui se ruent de façon acharnée dans la diversification de leur économie en vue de mettre en valeur les déterminants susceptibles d'attirer le plus d'investisseurs direct étrangers et bénéficier ainsi de tous les avantages que véhicule l'IDE. Car les dirigeants des les Pays en voie de développement (PVD) sont conscients aujourd'hui que les IDE sont un véritable vecteurs de croissance et partant contribuent au développement économique du pays.16(*)

B. Autres définitions et distinctions

L'investissement est l'opération qui vise soit à maintenir, soit à accroître le stock de capital d'un agent économique. Par exemple, les ménages investissent lorsqu'ils achètent un logement, l'État investit lorsqu'il construit une route et les entreprises investissent lorsqu'elles achètent une machine.... Toutefois, selon leur importance et leur nature, les investissements ne sont pas vus de la même façon au sein de l'entreprise qui accueil ces derniers. Ainsi, les flux de capitaux entrant dans une entreprise ou dans un Etat peuvent être classés en trois grandes catégories à savoir :

§ Les flux financiers (principalement les prêts bancaires) ;

§ Les placements de portefeuille (Investissement Indirect) ;

§ Les Investissements direct.

Les prêts bancaires : ils désignent un ensemble de capitaux prêtés à des conditions commerciales, ils sont généralement instables et imprévisibles d'une année à une autre aux grés de la préférence ou de la défaveur manifestées par les banques d'affaires pour un pays ou une région donnée.

Les investissements de portefeuille : consistent entre autre à investir dans les actions ou les obligations d'une entreprise donnée. Ils n'ont pas pour but de prendre le contrôle de la firme en question. Il s'agit souvent d'investir à court terme en quête de rendement plus élevés.

Nous remarquons que les deux formes d'investissements précédents sont assez volatils et instables car ne possédant pas un caractère d'implantation leur permettant d'agir forcément dans la firme d'accueil. C'est pourquoi Hausmann et Fernandez-Arias(2000), tentant d'expliquer pourquoi maints pays hôtes même quand ils sont favorables aux entrées de capitaux, considèrent les flux de dette internationaux, en particulier à court terme, comme du « mauvais cholestérol », et avance ainsi que :

Les prêts à court terme de l'étranger sont motivés par des considérations spéculatives fondées sur les différentiels de taux d'intérêt et les anticipations en matière de taux de change, et non par des considérations à long terme. Leurs mouvements résultent souvent des distorsions relevant de l'aléa moral comme les garanties implicite du taux de change ou le fait que les gouvernements sont prêts à renflouer le système bancaire. Ils sont les premiers à se précipiter vers la sortie en cas de difficultés et ont été responsables des cycles expansion-récession des années 90.

Les Investissements Directs Etrangers : ils se définissent comme toutes opérations se traduisant par une création d'entreprise à l'étranger ou une prise de participation dans les firmes étrangères. Autrement dit, les IDE désigneraient les investissements qu'une entité résidente d'une économie (investisseur direct) effectue dans le but d'acquérir un intérêt durable dans une entreprise résidente d'une autre économie (l'entreprise d'investissement direct). Par intérêt durable, il faut entendre par là qu'il existe une relation à long terme entre l'investisseur direct et l'entreprise et que l'investisseur exerce une influence significative sur la gestion de l'entreprise.

Les investissements direct comprennent non seulement la transaction initiale, qui établit la relation entre l'investisseur et l'entreprise, mais aussi toutes les transactions ultérieurs entre eux et entre les entreprises apparentées, qu'elles soient ou non dotées d'une société et dont d'une personnalité morale.

De ce fait, Kojima (Kojima, 1986, P : 59-60) considère l'IDE comme un mouvement de capitaux impliquant des droits managériaux et/ou un contrôle managérial sur la compagnie, ce qui implique une propriété partielle ou totale de la firme :

ü L'obtention des stocks (10% ou plus du capital social) d'une compagnie étrangère existant déjà avec l'objectif de participer à la gestion de la dite firme, ou l'achat d'une firme existante.

ü L'établissement d'une filiale à propriété totale (cas d'un contrôle de capital à 100%) ou un joint-venture dans un pays étranger.

ü L'acquisition des avoirs physiques d'une compagnie avec l'objectif d'entreprendre des activités commerciales comme l'établissement d'une nouvelle filiale, un office commercial ou une unité de production.

D'une manière générale, le Fonds Monétaire International (FMI) définit les Investissements Directs Etrangers (IDE) à travers son manuel de la balance de paiements, qui considère les IDE comme différentes opérations financières destinées à agir sur la marche et la gestion d'entreprises implantées dans un pays différent de celui de la maison mère. Ainsi, sous le terme d'IDE se regroupe essentiellement deux types d'opérations.

D'une part, celles réalisées à partir d'une croissance interne au sein d'une même firme transnationale entre la maison mère et ses différents établissements implantés à l'étranger (filiales, bureaux de représentation, etc.) : création ex nihilo de nouvelles unités, extension des capacités de production des unités déjà existantes, flux financiers entre établissements (augmentation de capital, prêt et avance de trésorerie par la maison mère, etc.) ; réinvestissement local des bénéfices.

D'autre part, celles réalisées par croissance externe, à condition d'atteindre au moins 10% du capital de l'entreprise étrangère convoitée. Ce seuil est désormais retenu internationalement pour distinguer les IDE des « investissements de portefeuilles », par définition beaucoup plus volatils et correspondants aux prises de participations inférieurs à 10% du capital d'une entreprise. Dans ce cas précis, l'investissement est considéré par l'entreprise comme une forme de diversification internationale de son portefeuille.

En résumé, on peut avancer que l'investissement direct étranger désigne l'opération effectuée par un investisseur résident d'une économie, afin d'acquérir ou d'accroître un intérêt durable dans une entité résidente d'une autre économie et de détenir une influence dans sa gestion. Il met en relation des entreprises apparentées, c'est-à dire : une entreprise investisseur direct maison mère et une entreprise investie qu'il s'agisse d'une filiale ou d'une succursale ; des entreprises détenant des participations croisées ou des entreprises affiliées à une même maison mère, sociétés soeurs.

Par convention, une relation d'investissement direct est établie dès lors qu'un investisseur acquiert au moins 10% du capital social de l'entreprise investie.

Cela étant, la question que nous nous posons ici est de savoir ce qui motive les investisseurs étranger à investir dans un pays A et non dans le pays B autrement dit, quels sont les déterminants que les pays doivent mètrent en place pour attirer assez d'IDE.

On voit bien à travers, ce tour des définitions que les firmes multinationales jouent un rôle très important dans l'analyse du phénomène. Elles représentent le premier acteur majeur de la décision d'investissement. Ce qui nous mène à poser la question quant à la définition du terme « Firme Multinationale ».

C. La firme multinationale (FMN).

Dans son avant-propos, Frank (1981) explique que les entreprises multinationales ont joué un rôle particulièrement important dans le développement des Pays en Voie de Développement17(*) et il définit une multinationale comme étant « une société qui opère dans plusieurs pays étrangers au travers de filiales qui sont soumises à un certain degré de contrôle central ». Les Nations-Unis tendent à utiliser le terme de transnationale de préférence au terme, multinational, lorsqu'elles veulent indiquer qu'il s'agit d'une société mère basée dans un pays avec des filiales dans un certain nombre de pays étrangers. Le terme multinational signifierait alors qu'il s'agit d'une société détenue par plusieurs nations, qu'elle ait ou non des filiales dans d'autres pays18(*).

Pour Aharoni, le terme de « firme multinationale » a été utilisé pour la première fois par Lillientthal, qui définit ce type de firme comme étant « une entreprise qui a son siège dans son pays d'origine mais qui opère et vit sous les lois et les devoirs d'autres pays ».19(*)

Steiner (1966) ajoute «qu'une firme multinationale obéit à deux critères : d'abord, elle opère dans deux ou plus de deux pays, dans lesquelles elle a des bénéfices et des perspectives de croissance, puis dans un second temps elle prend des décisions multinationale, c'est à dire des décisions applicables dans plusieurs pays ».20(*)

Pour investir à l'étranger, une entreprise est dans l'obligation de déployer d'importants efforts, aussi bien financiers qu'humains. Une question légitime se pose alors : pourquoi les entreprises qui s'intéressent à un marché international, ne déploie- t- elle pas toute sa compétence pour produire dans son pays et exporter, ou bien concéder des licences à des entreprises étrangères pour l'exploitation de sa technologie ?

La réponse à cette question réside dans les circonstances qui font de l'entreprise multinationale ce qu'elle est :

· Premièrement, les actifs de l'entreprise peuvent être exploités d'une manière plus rentable à une échelle plus large. Nous entendons, par actif : la propriété technologique (technologie et noms de marques), l'organisation, la gestion et le réseau de distribution ;

· Deuxièmement, il s'avère plus rentable de produire avec ces actifs dans plusieurs pays que de produire dans le pays d'origine et d'exporter ;

· Troisièmement, l'octroi de licences à des entreprises étrangères semble moins rémunérateur que d'exploiter le potentiel des actifs de l'entreprise à l'étranger21(*).

En résumé, la définition de firme multinationale diffère selon les personnes et la définition propre varie selon la situation dans laquelle le chercheur se trouve. Selon Aharoni, s'il s'agit de la relation existant entre la firme et le pays hôte, la définition de la FMN doit se rapporter au type d'opérations accomplies dans le pays. Si en revanche, il s'agit du processus de prise de décision à l'intérieur de la firme mère et ses effets sur la `multi nationalité' des opérations, alors il y aura autant de définitions de la FMN que de décisions d'investir à l'étranger.22(*)

D. La théorie O.L.I

Dunning (1977, 1980, 1993) a synthétisé les éléments les plus importants dans l'explication des IDE. Il propose ainsi trois conditions exigées pour que la firme fasse des investissements à l'étranger. Ces conditions sont : les avantages de possessions « Ownerships adavanatges », les avantages de localisation « Location advantages » et les avantages d'internationalisation « Internalisation advantages ». Dunning groupe ainsi la plupart des théories sur les IDE en ce qu'il appelle la théorie « OLI ».

I. Les avantages de possession

Peuvent être un produit, ou un processus de production que les autres firmes n'ont pas accès. Ils peuvent aussi être des éléments dont la firme a la possession et qu'elle gagnerait à les exploiter à l'étranger. Des nouvelles technologies, des informations exclusives, des expériences managériales, en sont l'illustration et l'exemple de ces avantages.

Les « ownership advantages » confèrent des positions de forces sur le marché vis à vis de la demande mais aussi de la concurrence interne. Ils donnent à la firme une marge de manoeuvre importante sur le marché extérieur lui permettant de surmonter les coûts d'installation et de localisation, d'écraser la concurrence interne (si elle est existante) et de se comporter en leader. Bien entendu, ces avantages sont spécifiques à la firme et sont reliés directement à ses caractéristiques technologiques et managériales.

II. Les avantages de localisation

Les avantages de localisation n'incluent pas seulement les dotations en ressources naturelles, mais aussi les facteurs économiques et sociaux tel que la taille du marché, les infrastructures, le degré de développement, la culture, les réglementations, les institutions politiques et environnementales et le système politique en générale (stabilité, démocratie, degré de corruption...) ;

III. Les avantages d'internalisation :

Selon cette théorie, une firme ayant un avantage dans le processus de production ou dans la propriété du produit, aurait éventuellement intérêt à s'installer dans le pays hôte qu'à exporter. Bien évidemment, elle peut procéder par franchise ou vente de licence de production à une entreprise locale, mais dans ce cas elle ne pourra pas maîtriser le marché ni l'exploiter directement.

C'est ainsi que plus le pays hôte procure des avantages répondant aux critères suscités, plus il attirera des IDE. Cette vision des déterminants des IDE est une vision dynamique, puisqu'elle évolue au fur et à mesure de l'évolution de l'attractivité du pays et des avantages spécifiques de la firme multinationale. Les implications de la théorie OLI sont très importantes pour cette étude. En effet, on peut diviser les déterminants des IDE en deux catégories : les facteurs d'offre « supply-side factors » et dans lesquels on retrouve les avantages de possessions et d'internalisation ; et les facteurs de demande « demand side factors » relatifs aux avantages de localisation.23(*)

1. Les facteurs d'offre

Sur le plan de l'offre le potentiel d'investissement des entreprises est déterminé par la nature et le degré de leurs avantages de possession, mais aussi par les incitations d'internalisation de la production. Cependant, ceci est dépendant des caractéristiques du pays hôte sur le plan technologique et des capacités d'adaptation et d'innovation. C'est ainsi que selon les caractéristiques du pays hôte, les avantages de possession vont différer d'un pays à l'autre. Plus l'investissement est intensif en technologie et en innovation plus les avantages de possession sont importants. Par conséquent, il vaudrait mieux internaliser la production et, ainsi, la mieux contrôler. Les firmes des pays développés, ayant des capacités managériales et technologiques très importantes, ont plus intérêt à internaliser leurs activités que celles des pays en voies de développement.

2. Les facteurs de demande

Sur le plan de la demande, l'attractivité du pays hôte dépendra des caractéristiques géographiques. En effet, étant donné, que les ressources ne sont pas les mêmes pour tous les pays, que les facteurs économiques et sociaux diffèrent et de même pour les politiques de gouvernance, l'attractivité du pays hôte est aussi aléatoire. Cette dernière est intimement liée à la valeur que donnent les FMN aux pays. L'objectif est devenu, telles être présent sur la « short list » des investisseurs, une sorte de classement et de notes attribuée aux pays selon leurs attractivités. Les avantages de localisation sont bien évidemment celles reliés directement aux IDE orientés demande. En essayant d'approfondir l'étude, nous nous apercevrons qu'on distingue deux formes : les IDE orientés marché et les IDE orientés export.

a. Les IDE orientés marché ont pour but de satisfaire la demande locale. Ils sont présents à titre d'exploiter des marchés existants ou de créer de nouveaux marché en répondant à des besoins existants mais insatisfaits. Le plus souvent ce sont les barrières douanières qui incitent les firmes à s'installer et éviter ainsi d'être surtaxées.24(*)

Cependant, les études de Caves (1971, 1974) ont montré que les IDE orientés marché sont caractérisés par une importante différenciation, des coûts fixes élevés (barrières à l'entrée), des économies d'échelle importants et des exigences entrepreneuriales importantes. De ce fait, la taille du marché, sa croissance et le degré de développement du pays hôte sont des facteurs très déterminants dans le choix d'investissement.25(*)

b. Les IDE orientés export ont pour but d'utiliser des ressources particulières et/ou spécifiques (coûts) et d'exporter le produit fini au pays d'origine ou vers le reste du monde. Les dotations en ressources naturelles sont donc prépondérantes. En général, l'explication de ce type d'IDE se trouve dans les extensions des théories du commerce international. Selon ces théories, le commerce est basé sur l'avantage comparatif, lui-même basé sur les dotations en ressources.

Néanmoins, ces dotations ne doivent pas être considérées comme rigides spécialement dans les pays en voie de développement. Plusieurs études ont montré que l'avantage comparatif d'un pays change au fur et à mesure de l'avancement de son processus économique de développement, lui-même dépendant de ses performances en terme de capital physique et humain (évolution de la main d'oeuvre qualifiée...) par rapport aux autres pays, cette idée a été développée surtout par Leamer (1984). Dans ce sens plusieurs facteurs entrent en jeu. Certes, la productivité élevée corrélée avec des salaires bas est un facteur incitatif à l'investissement (cas des pays du sud-est asiatique et plus précisément la Chine). Mais, d'autres facteurs `naturels' ont aussi leurs impacts sur l'investissement étranger, à titre d'exemple on peut citer : la culture, la langue, l'éloignement par rapport au reste du monde, la stabilité politique...

Enfin, on peut conclure que parmi toutes les théories étudiées précédemment, la théorie OLI semble être la plus complète, compréhensible et applicable à la réalité. Elle englobe les différents modes d'investissement et permet par conséquent de mieux appréhender le sujet sur toutes ses facettes. La théorie OLI explique les déterminants des IDE de façon à inclure les différents motifs de délocalisation. En effet, puisque les IDE ont plusieurs aspects et plusieurs objectifs, il convient de les analyser une par une.26(*)

SECTION 3 : LES STRATEGIES DES INVESTISSEMENTS DIRECTS ETRANGERS.

Les IDE ont plusieurs stratégies d'implantation, ce qui se traduit, bien évidemment, par des déterminants de localisation et de délocalisations différents. Ainsi, on peut distinguer trois stratégies d'investissement des FMN :

Ø Une stratégie d'accès aux ressources naturelles du sol et du sous sol ;

Ø Une stratégie de marché dite « Horizontale »

Ø Une stratégie de minimisation des coûts ou « Verticale »

Dans les lignes qui suivent, nous allons expliquer les déterminants des IDE selon les stratégies adaptées.

A. La stratégie d'accès aux ressources du sol et du sous-sol.

La stratégie d'accès aux ressources naturelles était la première raison d'attraction des IDE. Son évolution et son ampleur étaient déjà existant dés le XVIème siècle. Elle n'est pas une caractéristique de l'économie multinationale ou globale puisqu'elle est apparue avant même l'évolution du concept « Globalisation ».

Dans ce cadre d'analyse les ressources naturelles sont exploitées à l'étranger pour des raisons climatologiques ou géologiques qui sont peu abondantes voir inexistantes dans le pays d'origine, ou que le pays disposant de ces ressources naturelles est incapable de les exploiter ou de les commercialiser sans investissement international, tel est le cas pour les exploitations de terrains pétrolier et miniers par exemple.

Néanmoins, l'importance relative des ressources s'est considérablement modifiée au cours de l'histoire. Aujourd'hui les métaux précieux ont été supplantés par le pétrole ou les minerais servant aux alliages, mais fondamentalement il s'agit toujours d'exploiter des ressources naturelles afin de les transformer et de les exporter vers le pays d'origine ou vers le reste du monde, et en faire ainsi une « vache à lait ».

Cet aspect des IDE est le plus simple à comprendre et le plus évident à expliquer. Son déterminant principal est en fait l'existence des ressources naturelles dans le pays hôte.

Cependant, ce dernier doit avoir un minimum de caractéristiques économiques et politiques qui lui permettront d'accueillir convenablement les IDE. Dans plusieurs études économétriques portant sur les déterminants des IDE ; des variables comme l'infrastructure, la corruption et la stabilité politiques paraissent toujours significatifs et ayant une influence sur les flux d'IDE et ce, quelle que soit la stratégie adoptée par les FMN.

Au delà de cet état de fait, et en absence de variables macro-économiques, politiques ou de bonne infrastructure, encourageantes dans le pays hôte, on peut dire que c'est une sorte de phénomène d'arbitrage qui s'installe pour les décideurs des firmes multinationales intéressées par l'exploitation des ressources naturelles existantes. En effet, si le risque d'instabilité touche directement l'activité de l'entreprise et que le gain potentiel de l'exploitation n'arrive pas à couvrir ce risque, il est évident qu'il y aura moins d'IDE et inversement.

B. La stratégie Horizontale.

La stratégie `Horizontale' ou de marché s'applique aux décisions d'investissements à l'étranger qui visent, d'une part, à produire pour le marché local d'implantation et, d'autres parts, qui sont effectuées dans des pays qui ont un niveau de développement équivalent. La stratégie peut donc être qualifiée d'horizontale car elle concerne les flux d'investissements croisés Nord- Nord qui se développent entre les Etats-Unis, l'Europe et le Japon, c'est à dire au sein de la triade.

Ces flux constituent les deux tiers du montant total des investissements directs, de même que les flux commerciaux intra- branche Nord- Nord constituent une forte majorité du commerce international. Cependant, afin d'admettre le parallèle entre les flux d'investissements et les flux commerciaux, il faut mettre entre parenthèse l'asymétrie qui caractérise les flux d'investissement direct à la sortie et à l'entrée dans le cas du Japon par rapport à la situation de quasi- équilibre qui règne dans ceux des Etats-Unis ou de l'Europe : Le Japon est un investisseur net à l'étranger selon un ratio de dix à un.27(*)

Ses investissements horizontaux sont donc basés essentiellement sur la théorie du commerce et de l'investissement intra-branche développé par Krugman et du modèle Heckscher- Ohlin. Dans cette théorie, le commerce intra-industriel joue un rôle particulièrement important et principalement dans le commerce des bien manufacturés entre nations industrielles avancées. En effet, au fil du temps les pays industriels sont devenus de plus en plus semblables dans leur niveau de technologie et leurs disponibilités en capital et travail qualifié.28(*)

Comme les nations commerçantes les plus importantes sont devenus similaires par leurs ressources et leur technologie, on ne trouve généralement plus d'avantage comparatifs clair pour une industrie : une grande part du commerce mondial prend ainsi la forme d'échanges à double sens au sein des mêmes secteurs industriels, probablement sous l'influence des économies d'échelle pour la majeur partie, plutôt que la forme d'une spécialisation industrielle basée sur les avantages comparatifs. Au fur et à mesure de l'avancement du processus du commerce intra- branche entre les pays développés, les multinationales se sont aperçues qu'il y aurait éventuellement avantage à investir dans les pays à niveau de développement équivalent, afin de les satisfaire tout en étant à proximité du marché local.

Certes, le commerce intra-branche permet de dépasser les notions d'avantage comparatifs, et permet aux firmes de bénéficier de marchés plus vastes, et par suite d'économies d'échelles importantes, mais la localisation directe sur le marché permet aussi d'aller au-delà des économies d'échelles et d'assurer une proximité irrévocable sur le marché tout en bénéficiant de qualité et de coûts de main d'oeuvres équivalent au pays d'origine. Ce qui permet un produit de qualité optimale. L'investissement horizontal, est alors principalement une stratégie commerciale. Il correspond, en fait, à un processus d'internalisation de la production par « substitution d'exportation ». Il s'agit de FMN qui opère une véritable réimportation de la production, par l'implantation de `filiales- relais'.

Néanmoins, leur extension mondiale s'effectue par l'exploitation de marchés locaux. Leur localisation est donc dépendante de la demande effective ou potentielle. Bien entendue, dans ce cas on ne peut parler de délocalisation, concept sur lequel on reviendra ultérieurement.

Ainsi, on peut comprendre que les IDE horizontaux sont très spécifiques et leur déterminant principal est l'existence d'un marché intérieur porteur. Il implique un engagement durable vis à vis du pays hôte. Par ailleurs, l'investisseur est intéressé non seulement par le développement du marché pour son produit particulier, mais aussi par le développement de l'économie du pays hôte en général. Le facteur prépondérant pour la réalisation de ce type d'investissement est l'existence de main d'oeuvre qualifié et d'infrastructure adéquate. Les pays en voie de développement se trouvent, bien évidemment, à la marge de ce type d'investissement.

La stratégie horizontale est actuellement la plus répandue. Les investissements directs qui en résultent représentent à l'heure actuelle au moins les deux tiers des flux totaux ; en termes de stock, la proportion est encore plus élevée.

C. La stratégie verticale.

C'est la stratégie d'investissement qui intéresse le plus notre étude. Inversement à la stratégie horizontale, cette dernière intéresse les flux d'investissements dirigés Nord-Sud exclusivement. Les pays les moins développés n'investissent pas dans les pays de la triade, et on n'est plus dans un cadre de flux à double sens. Selon la théorie du commerce international, cette stratégie est basée principalement sur le commerce inter- branche. Les différences de dotation en facteurs (capital, travail), et les avantages comparatifs des pays jouent un rôle très important dans l'explication des IDE verticaux. Les filiales de production sont étroitement spécialisées. Le choix de leur localisation visant à faire coïncider leur fonction de production avec les dotations factorielles des pays d'accueils et un niveau acceptable des institutions.

C'est le cas des entreprises qui cherchent à réduire au minimum ses coûts de productions. Elles profitent, ainsi, des différences de coûts des facteurs, et essentiellement des coûts de main d'oeuvre. Elles placent la partie de la chaîne de production qui soit relativement intensive en facteur travail dans les pays où les coûts de main d'oeuvre sont relativement faibles. La qualification de cette main d'oeuvre a évolué dans le temps. Avant on cherchait une main d'oeuvre non qualifiée à coûts insignifiants. Actuellement les multinationales exigent au-delà d'un certain degré de qualification minimum, une certaine stabilité politique et institutionnelle. Les pays offrant le meilleur rapport qualification/ coûts et stabilité politique seront dés lors, les plus convoités.29(*)

Enfin, il est à signaler que c'est cette stratégie qui correspond le plus au concept des IDE qu'on aura l'occasion par la suite d'analyser profondément.

CONCLUSION

Dans ce chapitre, nous avons d'une part fait de la revue de la littérature sur la théorie des IDE concentrée autours des définitions des IDE proposées par plusieurs auteurs notamment Jacquemont, qui définie les investissements direct étranger (IDE) comme l'emploi des ressources financières qu'un pays fait à l'étranger.

D'autre part, nous nous sommes intéressés aux différentes théories économiques sur les investissements directs étrangers ; en mettant en lumière les théories, de la firme, de l'internalisation et la théorie de l'organisation industrielle qui abordent les éléments déterminants des IDE sous l'angle de la firme et ensuite aux théories néoclassiques et celle du marché qui examinent les IDE sous l'angle du libre échange. Par la suite, nous avons définie le concept d'adaptation institutionnelle, qui éclaire le point de vue du pays hôte.

Enfin, nous nous sommes finalement penchés sur les différentes stratégies des IDE, qui sont ici confondues à celle des firmes transnationales qui sont : les stratégies d'accès aux ressources du sol et du sous sol, la stratégie horizontale et la stratégie verticale. La stratégie verticale est celle qui est analysée dans ce travail ; puisque les IDE sont considérés par plusieurs auteurs comme l'arme de développement des nations.

CHAPITRE 2 : ANALYSE DES INVESTISSEMENTS DIRECTS ETRANGERS EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE

D'une manière générale, le continent africain attire peu d'IDE même si quelques pays constituent des exceptions (notamment l'Afrique du sud), selon les estimations, les flux nets des IDE ont atteint 43 milliards de dollars en 2013, contre 37 milliards en 2012 en Afrique subsaharienne soit un accroissement de 16,2% et les IDE mondiale sont passés de 1.452 milliards en 2013 contre 1330 milliards en 2012, un accroissement de 9,17%. Et la part de l'Afrique subsaharienne par rapport au niveau mondial est de 2,7% et de 2,96 respectivement en 2012 et en 201330(*). Il est donc clair qu'en termes de volume de flux, la part de l'Afrique subsaharienne reste marginale au niveau mondial. Pourtant, ces flux rapportés aux poids économiques de ces Etats représentent une manne considérable.

Les firmes multinationales spécialisées dans le domaine des hydrocarbures sont venues remplacer les anciennes firmes coloniales qui jadis investissaient dans l'agriculture, lesquelles ont délaissé ce secteur soit à cause de la détérioration des termes de l'échange, soit à cause de non compétitivité des produits primaires de cette région31(*).

Pour mieux appréhender la valeur des flux d'IDE entrant dans cette région, nous consacrons la première section de ce chapitre à l'examen des montants des IDE qui entrent en Afrique, plus particulièrement dans la partie subsaharienne ; la deuxième section quant à elle analysera l'environnement des investissements de l'Afrique subsaharienne et la troisième section concerne les déterminants théoriques des IDE.

SECTION 1 : EXAMEN DE L'EVOLUTION DE FLUX D'IDE

Le flux des IDE entrant vers l'Afrique est très volatile et d'un poids insignifiant au niveau mondial. Pourtant, cet investissement peut représenter beaucoup pour ces pays qui tirent pour la plupart leur revenu, soit des taxes des entreprises multinationales, soit des revenus générés dans l'exploitation des ressources produites par ces firmes. Depuis le boom des IDE dans le monde, peu d'études ont été effectuées en Afrique, encore moins en Afrique Centrale, pire encore en RDC. Nous donnons ici un aperçu global des flux d'IDE entrant dans les pays en Développement jusqu'à 2013, puis la part des flux IDE vers l'Afrique subsaharienne comparé à d'autre région internationale et la RDC.

A. Les flux d'IDE entrant dans les pays en développement.

Les flux d'investissements directs étrangers dans le monde ont connu une hausse graduelle entre 1980 et 1990. A partir de la première moitié des années 1990, ils ont connu une forte accélération, puis une baisse jusqu'en 2003, date à laquelle le montant d'IDE était de 1.050 milliards de $. En 2004 les IDE dans le monde ont connu une légère hausse de 2% par rapport à sa valeur de 2003, passant ainsi à 1200 milliards de dollars selon les estimations du World Investment Report (WIR 2005).

Les IDE dans les PVD ont connu la même tendance que les IDE mondiaux, c'est-à- dire une hausse graduelle jusqu'en 1990, puis une légère baisse dans la première moitié des années 1990 et ensuite une forte accélération jusqu'en 2000 avec un montant d'environ 66 milliards de $. A partir de 2004, les IDE des PVD ont connu une hausse graduelle jusqu'en 2006, atteignant presque le montant record de l'année 2000 (WIR, 2005). Les pays d'Asie (la Chine notamment) et de l'Océanie se sont taillé la part du lion avec 80% du montant total d'IDE vers les PVD. La part de l'Afrique est restée stable, mais à un niveau élevé par rapport aux années antérieures.

La tendance mondiale a repris en 2004 pour atteindre un montant de 738 milliards de $ et jusqu'atteindre un montant 200 milliards en 2007 avant d'être entrainé à la récession par la crise financière de 2008, et une baisse considérable en 2009 qui fait établir le montant d'IDE à 122 milliards de $, une petite croissance en 2010 et enfin une baisse en 2013.

Il est à signaler que les pays d'Afrique subsaharienne sans l'Afrique du sud ont une part relativement très faible de flux entrant des IDE dans l'Afrique, dont notamment 43 milliards de $ en 2013, alors que l'Afrique du sud elle-même a absorbé 29,5% des IDE dans la même année. Les graphiques ci-dessous énumèrent concrètement tous ces faits.

.

Graphique 1 : la répartition des IDE dans le monde de quelque sous région 1980-2013 (en millions de $US)

Source : UNCTAD 201332(*)

Graphique 2 : La répartition des IDE par sous région dans le monde en 2013 (en millions de $US)

Le graphique ci-dessous montre l'exemple que l'Afrique centrale jusqu'à ces jours ne se retrouve qu'avec une part très marginale des IDE par rapport à d'autres régions et la part des IDE de l'Afrique subsaharienne n`augmente que grâce aux flux destiné en Afrique du sud et aux pays producteur du pétrole (Nigeria...).

Source : UNCTAD33(*)

B. Analyse comparative des flux des IDE en Afrique

Pour mieux comprendre le mouvement des IDE en Afrique, il convient de l'examiner à deux niveaux : au niveau de l'Afrique en général et au niveau de l'Afrique centrale en particulier.

1. Flux vers l'Afrique

La part de la région dans l'IDE mondial reste faible, atteignant 3% en 2005. Une augmentation de la rentabilité des entreprises et le niveau élevé du prix des produits de base en 2004 et 2005, ont amené un taux de croissance de 78% des entrées d'IDE dans la région34(*).

L'Afrique du Sud est le principal pays africain bénéficiaire en 2005 : ses entrées d'IDE sont brusquement passées de 0,8 milliards de dollars en 2004 à 6,4 milliards, ce qui représente environ 21% du total de la région. Cela était principalement dû à l'acquisition de l'AMALGAMATED Bank of Sud Africa par la Barclays Bank (Royaume -Uni) pour 5,5 milliards de dollars. Les dix premiers pays africain en 2005 bénéficiant des IDE étaient : Maroc, Soudan, Guinée Equatoriale, République Démocratique du Congo, Algérie, Tunisie et Tchad), représentent près de 86% de l'IDE total de la région. Dans huit de ces pays, les entrées d'IDE ont été supérieures à un milliard de dollars (plus de 3 milliards pour l'Egypte, le Nigeria et l'Afrique du Sud en particulier), et deux de ces dix pays sont en Afrique Centrale. En 2013 les pays qui ont reçu plus des IDE sont les suivante : l'Afrique de sud avec 21 milliards de $, Zambie 14 milliards de $, Tanzanie 13 milliards de $, Ouganda 9 milliards de $, Madagascar 6 milliards de $, Ethiopie 6 milliards de $, Nigeria 6 milliards de $, Namibie 4 milliards de $, Iles Maurice 3.5 milliards de $, Kenya 3.3 milliards de $ et le Botswana avec 3.3 milliards de $, ces dix pays se taille la grande part des IDE en Afrique.35(*)

Tableau en % de quelque région en 2013

Région

2013

en %

Monde

1451964,72

100

Ligue des États arabes

48471,3

3,34

zone euro

190651,169

13,13

Amérique du Sud et centrale

182389,257

12,56

Afrique subsaharienne sans l'Afrique du Sud

36650,8482

2,52

Afrique subsaharienne

44838,7828

3,089

Économies en développement : Asie

426354,984

29,64

Économies en développement : Océanie

2697,72736

0,19

Économies développées : Asie

14107,5433

0,97

Économies développées : Europe

250797,896

17,27

Économies développées : Amérique

249907,623

17,21

Source : UNCTAD36(*)

2. Flux vers l'Afrique centrale

Les montants des IDE de l'Afrique centrale sont insignifiants comparés aux flux d'IDE dans le monde ou dans les autres sous régions Africaine. les flux des IDE de l'Afrique centrale ne représentent que 0.26% des flux d'IDE mondiaux en 2013 (voir graphique 1) contre 0.21% en 2012 et 0.31% en 2011. Les IDE vers l'Afrique Centrale ont connu une augmentation graduelle après 1991, et a ensuite réalisé un boom sans précédent à partir de construction du pipe-line Tchad d'IDE mondiaux en Afrique en 2004, soit 80% des IDE mondiaux dans la zone Franc et 46% des IDE français en Afrique.

Graphique de répartition des IDE en Afrique centrale par rapport en Afrique subsaharienne (en millions de $).

Source : Banque Mondiale38(*)

Tableau de l'évolution des montants d'IDE en Afrique centrale entre 1980 et 2013 en Dollars des États-Unis aux prix courants et taux de change courants en millions

Années

Économies en développement : Afrique

Afrique centrale

Années

Économies en développement : Afrique

Afrique centrale

Années

Économies en développement : Afrique

Afrique centrale

Années

Économies en développement : Afrique

Afrique centrale

1980

400,353845

353,3305

1990

2846,16254

344,60982

2000

9620,5871

1503,207

2010

47034,1086

6118,791

1981

1952,91306

344,9843

1991

3536,37451

680,84663

2001

19942,9756

3690,137

2011

48020,9368

5393,464

1982

2074,09207

401,4494

1992

3795,61803

443,45533

2002

14611,0342

3839,138

2012

55180,2015

2845,348

1983

1322,94498

298,1804

1993

5443,3852

513,33152

2003

18164,3908

6176,844

2013

57238,8465

3762,926

1984

1884,86939

111,9369

1994

6080,84747

110,65389

2004

17261,422

3477,293

 
 
 

1985

2442,30234

750,2982

1995

5907,0855

364,25642

2005

31013,3081

1702,793

 
 
 

1986

1770,51989

323,5292

1996

6298,05232

179,04943

2006

35720,2404

2733,922

 
 
 

1987

2443,16797

335,1143

1997

11269,6932

305,76641

2007

51364,3442

4662,527

 
 
 

1988

3032,3989

359,1973

1998

10229,282

1830,3462

2008

59276,4924

6593,846

 
 
 

1989

4693,30261

91,37038

1999

12007,7756

2957,8547

2009

56042,5772

8113,615

 
 
 

38(*)Source : UNCTADLes évolutions des IDE en Afrique centrale comparé à l'Afrique subsaharienne peuvent être représentées graphiquement de la manière suivante :


Du moment où la polarisation sectorielle des IDE reflète assez largement le niveau de développement des pays en voie de développement, de manière générale, les réformes structurelles engagées au cours des dernières années ont accentué la concentration de ces IDE au profit de quelques activités. Ces activités concernent principalement les industries énergétiques et exportatrices avec pour corollaire des impacts limités sur les industries locales. En Afrique centrale, l'appel aux capitaux étrangers est fortement sollicité dans le cadre programme de privatisation initié autour des années 94. Les principaux secteurs des activités économiques ont été réhabilités, de ce fait, il y a lieu de se poser la question de savoir si les flux d'IDE ont connu une évolution particulière au cours de cette période.

Le montant total des IDE entrant dans l'Afrique centrale est passé de 375 millions à 3.763 millions de dollars US, entre 1980 et 2013 soit une augmentation de 965%. En même temps, le stock des IDE en Afrique est passé de 400 millions en 1980 à 57.239 millions de dollars en 2013, soit une augmentation de 14.197%.

En Afrique centrale, les flux entrant des IDE ont eu une portion très marginale entre les années 1980 et 1997. En 1983, cette région a connu le désinvestissement suite à la situation politique dans les pays de la sous région notamment la République démocratique du Congo et la République du Congo et il faut aussi ajouter les politiques d'ajustements structurelles qui ont été menés pour faire face à l'accumulation de déficit budgétaire. Au cours des années 90, les flux des IDE ont encore baissé et il y a eu une baisse considérable de l'activité économique pour cause des pillages qui ont régnés dans le pays.

SECTION 2 : L'ENVIRONNEMENT DES INVESTISSEMENTS DIRECTS ETRANGERS EN L`AFRIQUE SUBSAHARIENNE

Les Pays en développement, largement dépendant des capitaux étrangers et peu aptes à trouver localement les financements nécessaires à la croissance retrouvée, mènent des politiques d'ouverture vis-à-vis de l'investissement direct étranger39(*).

En effet, depuis maintenant une décennie, les pays d'Afrique subsaharienne connaissent depuis maintenant une décennie une croissance économique galopante de PIB annuelle (moyenne de 3,7% en 2012 et 4,7% en 2013) largement soutenue par l'investissement direct étranger40(*). L'appel aux capitaux étrangers est fortement sollicité dans le cadre du programme de privatisation initié en 1994. En plus de cette action, les autorités des différents pays du continent multiplient des partenariats avec des promoteurs d'investissements privés étrangers tout en optimisant le marketing des institutions nationales. Ces engagements du gouvernement vis à vis des investissements étrangers laissent croire que l'évolution des flux d'IDE devrait suivre une évolution régulière à la hausse. Est-ce alors le cas ? Ainsi, afin de rendre compte de l'évolution des flux d'IDE en Afrique subsaharienne, il convient de tirer une leçon des politiques d'incitation d'IDE menées par les autorités d'Afrique subsaharienne et ce malgré ses insuffisances41(*).

2.1. L'attractivité de l'investissement direct étranger en Afrique subsaharienne

Dans un monde de plus en plus intégré, l'attractivité de l'investissement direct étranger est devenue une préoccupation centrale aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement.

Depuis le milieu des années 80, les investissements directs étrangers connaissent une croissance sans précédent. Plus encore, les IDE sont affectés en la création d'unités de production à l'étranger ou en l'acquisition d'unités existantes, ont atteint ces dernières années des montants sans cesse record.

En Afrique subsaharienne, si les créations d'unités de production ont toujours constitué la principale modalité d'implantation comme partout dans les pays en développement dans le monde, les acquisitions ont augmenté ces dernières décennies en raison des privatisations d'entreprises et des dérégulations des certains secteurs d'activité.

Dorénavant, les pays d'Afrique subsaharienne dispose d'une réglementation très favorable aux IDE. Selon la CNUCED, entre 1991 et 2000, 1185 modifications au total ont été apportées aux régimes nationaux dans le monde réglementant les IDE, dont 1.121 (soit 95%) visaient à faciliter ces investissements (Levasseur, 2002)42(*).

Attirer les investissements étrangers ou les maintenir sur le territoire constitue en effet une préoccupation pour les autorités subsaharienne, compte tenu de leur impact sur des variables économiques clés comme l'emploi, l'investissement et par conséquent la croissance. La question que l'on se pose alors est celle de savoir si les mesures engagées par les autorités permettent d'attirer suffisamment les IDE sur le territoire Africain.

Dans cette partie, il sera ainsi question d'exposer les différentes politiques engagées par les gouvernements en vue d'attirer les investissements directs étrangers sur le territoire et aussi de faire allusion aux insuffisances des conditions d'attractivité. Il s'agit notamment :

§ La politique d'incitation à l'investissement direct étranger en Afrique subsaharienne.

§ Le politique d'incitation concerne les mesures à entreprendre afin d'attirer et d'encourager les investisseurs à s'installer sur un territoire. C'est ainsi qu'en Afrique subsaharienne, les gouvernements ont opté pour une politique d'incitations générales et spécifiques.

2.1.1. Les politiques d'incitations générales

Les incitations générales s'illustrent d'abord par les reformes structurelles et institutionnelles entreprirent par les gouvernements à partir des années 199043(*).

En effet, dans le cadre de la libéralisation et afin de rendre plus compétitive et plus performante les économies, les pouvoirs publics se sont engagés à restructurer, tous les secteurs d'activités de l'économie avec un accent particulier sur la bonne gouvernance. C'est ainsi qu'on a cherché à réhabiliter le secteur bancaire et un programme de privatisation des entreprises publiques et parapubliques mis à jour. Sur le plan social, l'éducation de Base est devenu accessible à tous et sous l'initiative PPTE, un programme de lutte contre la pauvreté est mis en place et fonctionne depuis 2000.

Aussi, il est institué trois autres types d'incitations générales comprenant la promotion, la facilitation et le soutien (Charte des Investissements). La promotion consiste notamment en l'organisation des manifestations et missions localement ou à l'étranger, le partenariat actif, la gestion d'un portefeuille des opportunités, ainsi que le marketing des potentialités du pays.

La facilitation consiste quant à elle en l'assistance et la célérité dans l'accomplissement des formalités, la transparence dans les conditions de traitement des dossiers44(*). Elle s'illustre par la création du guichet unique et dont la mission est de créer un environnement favorable aux entreprises étrangères ou locales et la création de l'organisation pour l'harmonisation de droit des affaires (OHADA).

Le soutien enfin consiste en l'appui technique ou financier à la création et à la reprise d'entreprise, et au développement des exportations par le concours des institutions financières nationales telles que les organismes publics ou semi-publics de crédit, les banques d'Etat, de la Société Nationale d'Investissement, etc.

2.1.2. Les politiques d'incitations spécifiques.

Les politiques d'incitations spécifiques quant à elles se rapportent aux avantages qu'offrent le code des investissements et le régime de la zone franche45(*).

Au lendemain de leurs indépendances, la plupart des pays de l'Afrique subsaharien ont adopté des codes d'investissements afin d'encourager et d'attirer les capitaux étrangers. Ces codes des investissements visaient à favoriser et à promouvoir les investissements productifs. Tous les codes des investissements des pays subsaharien sont reformés depuis les années 90 et ces codes résultent des codes des investissements élaborés juste après les indépendances des années 60, pour sa lourdeur et son caractère arbitraire.

Ces codes prévoient ainsi régimes spéciaux et présente des avantages à la fois fiscaux et non fiscaux.

Les avantages fiscaux se traduisent par l'existence d'un cadre incitatif qui prévoit des taux modérés sur les équipements de production et ainsi que les matières premières qui entrent directement dans la fabrication des produits finis. De façon générale, les entreprises agréées bénéficient soit des taux réduits ou nuls des droits et taxes soit des durées d'exonération des taxes sur les importations, les exportations, les exploitations des ressources naturelles ou les bénéfices industriels et commerciaux.

Les entreprises agréées bénéficient également de la possibilité de réduction de la taxe intérieure à la production et de la taxe unique liée aux organisations sous régionale Africaine pendant les trois premières années d'exploitation.

Quant aux avantages non fiscaux du code des investissements, ceux-ci comprennent essentiellement les avantages juridiques, économiques et sociaux. Les avantages juridiques sont essentiellement la protection de toutes les entreprises agréées du droit, Il peut aussi s'agir de la liberté de transfert des bénéfices, des capitaux, dans le cadre de la réglementation des changes. Les avantages sociaux dont bénéficient les entreprises agréées ne sont pas négligeables. Ils sont relatifs au recrutement de la main d'oeuvre nationale et du personnel étranger, à l'orientation et à la formation de cette main d'oeuvre. En effet, les codes des investissements prévoient des facilités dans le recrutement de la main d'oeuvre locale. Ces facilités concernent la mise à la disponibilité des investisseurs des organismes de recrutement à l'instar du Fonds National de l'Emploi.

En plus de cet avantage de recrutement, autres mesures sociales visent à l'amélioration de la qualification de la main d'oeuvre locale recrutée par l'entreprise agréée. Ainsi, certains établissements d'enseignement technique et professionnel font bénéficier aux entreprises de la formation complémentaire de la main d'ouvre nationale susceptible d'être utilisée par celles ci.

Enfin, les mesures de garantie sociale permettent aux entreprises d'introduire et d'employer à leur guise un personnel étranger au cas où les besoins de l'entreprise ne sont pas satisfaits en qualité ou en quantité par le marché national du travail, notamment en ce qui concerne les cadres techniques supérieurs.

Pour ce qui est du Régime de la Zone Franche Industrielle (RZFI) ou Point Franc Industriel (PFI) géré par l'Office Nationale de la Zone Franche Industriel (ONZFI), il englobe aussi des avantages commerciaux, fiscaux, douaniers et ainsi que des incitations et facilités diverses prévues par l'ordonnance n° 90 / 001 du 29 janvier. 1990.

En plus des avantages prévus par les codes des investissements et le Régime de la Zone Franche Industrielle, les gouvernements se déploient en vue d'améliorer ces mesures d'incitation. Nous faisons allusion interventions concernant :

ü L'amélioration de l'environnement des affaires,

ü L'amélioration de la qualité des infrastructures,

ü Le renforcement des capacités scientifiques.

S'agissant de l'environnement des affaires, des stratégies de lutte contre la corruption sont développées dans le cadre de bonne Gouvernance dans l'ASS, plusieurs réformes sont envisagées et visent la mise en place d'une administration publique de plus en plus performante, citoyenne et au service du développement, la mise en oeuvre progressive du processus de décentralisation des institutions afin de promouvoir la démocratie, l'élaboration et la mise en oeuvre de la reforme judiciaire.

Quant aux infrastructures, des investissements importants en matière de télécommunications, de transports et de l'énergie sont engagés afin d'étendre les réseaux sur toute l'Afrique.

En matière de recherche et développement, des chercheurs sont intégrés dans des réseaux mondiaux de recherche.

Malgré les efforts déployés par les autorités en vue de créer un cadre plus incitatif en matière d'IDE, les conditions d'attraction restent toujours insuffisantes du à l'incapacité d'une manière générale de fonctionnement des institutions mise en place.

2.2. Les insuffisances des conditions d'attraction de l'IDE

Les choix de localisation des firmes multinationales se basent sur divers critères regroupant des conditions de stabilité et de performance des territoires d'accueil. Dans ce domaine, certain pays Afrique subsaharien souffre de quelques insuffisances qui révèlent une attractivité médiocre sur la scène internationale. Celles ci sont liées à la défaillance de l'environnement institutionnel et à des politiques publiques insuffisamment adaptées.

2.2.1. La défaillance de l'environnement institutionnel

La stabilité économique et politique suppose un cadre juridique et réglementaire stable, transparent et fiable. Lorsque l'environnement légal et réglementaire est sans cesse modifié de manière arbitraire, et qu'il n'existe pas des juridictions capables d'en assurer le respect, les firmes sont amenées à limiter voir à suspendre leurs engagements financiers. En Afrique subsaharien, l'environnement juridique des IDE est caractérisé par des textes d'orientation relativement satisfaisants, des textes d'application généralement incohérents et une mise en oeuvre du droit des affaires peu rassurante.

Cette lourdeur à la fois bureaucratique et financière hypothèque souvent la réalisation de nombreux projets d'IDE. Confrontés à ces difficultés, certains investisseurs sont contraints à l'abandon de leurs projets.

En ce qui concerne la mise en oeuvre du droit des affaires, celle ci impose souvent le recours à la justice pour régler les différends qui naissent entre les opérateurs économiques et l'Etat ou entre les opérateurs économiques entre eux. Or la majorité de pays d'Afrique subsaharienne s'illustre par les lenteurs judiciaires, le coût élevé des procédures et la difficile exécution des décisions de justice.

Ces maux dénoncés contre la justice amènent certains opérateurs économiques à adopter des solutions empiriques leur permettant de régler leurs litiges en dehors de la justice, d'où l'intensification de la corruption. Toutefois, signalons que l'environnement juridique des affaires s'enrichit de plus en plus des textes bien conçus dans les domaines du droit de travail, du droit des affaires et de la reforme foncière.

2.2.2. Les politiques publiques insuffisantes

Quant aux politiques publiques, elles ont également montré certaines insuffisances dans le domaine du financement des infrastructures et de la formation. En termes d'infrastructures de transport, leur niveau est relativement mauvais dans la mesure où les pays d'Afrique subsaharienne ne sont pas intégrés. Le chemin de fer souffre d'un niveau d'activités très bas et beaucoup sont obsolètes. De même, les infrastructures routières sont en mauvais états et plus particulièrement dans les différentes villes de l'arrière du pays où se concentre la presque totalité du tissu industriel.

Le système d'électrification est également inefficient. Par exemple le pays à fort potentialité d'énergie électrique comme la RDC se trouve dans la situation ou il n'alimente que 12% de sa population. En terme de formation, il fait état en général de niveaux de capital humain, de compétences stratégiques et organisationnelles trop peu développés, alors que les théories de la croissance endogène ont placé le capital humain au coeur du processus de développement.

Quant à l'environnement des marchés, il est peu concurrentiel. De manière générale, et se caractérise par un poids particulièrement important de l'Etat dans la société. La liberté de circulation n'est pas totale sur les différents marchés et les dispositifs légaux sont peu appliqués.

Concernant le marché financier, il présente une condition inadaptée aux exigences mondiales. La mobilité de capital semble largement insuffisante du fait de l'inexistence d'un marché financier, la bourse des valeurs du continent tardant à démarrer véritablement.

Le marché du travail quant à lui fait état d'un fonctionnement dual, avec d'une part des emplois soumis à des réglementations rigides, et d'autre part à des emplois précaires qui y échappent totalement. Il y a aussi lieu de mentionner l'étroitesse de la taille du marché. Si, l'Afrique subsaharienne semble susciter un attrait certain pour les IDE destinés aux réexportations vers les autres régions ; notamment l'Union Européenne. Le marché intérieur apparaît en revanche peu attractif. Or, la taille et le dynamisme du marché d'accueil deviennent des facteurs prépondérants d'attractivité des IDE comme l'a prouvé le cas des pays d'Asie disposant d'un marché large, dense, et en forte expansion.

De manière générale, l'environnement économique des affaires dans lequel opèrent les entreprises établies dans les pays subsaharien est biaisé au niveau de la structure. Les mesures de libéralisation engagées dans le cadre du Plan d'Ajustement Structurel (PAS) rencontrent certaines difficultés dans leur mise en oeuvre.

Section 3: Bilan sur les déterminants ou facteurs d'attractivité des IDE

Les déterminants des IDE dans les pays en développement font de plus en plus l'objet de nombreuses études. Il existe aujourd'hui un nombre important de travaux ayant travaillé spécifiquement sur les déterminants des IDE entrants dans les pays en voie de développement. Ainsi les auteurs comme Assiedu (2001), Stiglitz (2002), Dupuch (2004), Mold (2004), Catin et Van Huffel (2004) et surtout Dunning (2001) ont largement contribué au développement de ces études.46(*)

Loewendahl et Ertugal-Loewendahl [2001] ou Kamaly [2003] recensent ainsi plus de vingt déterminants de la localisation qu'ils classent en déterminants économiques, politiques, institutionnels et d'incitation. Lim [2001] et Levasseur [2002] ne proposent pas de classification mais tirent de la même littérature empirique un ensemble convergents de facteurs décisifs dans l'explication des IDE reçus : la taille du marché domestique, la distance et les coûts de transport, les effets d'agglomération, les coûts factoriels, les incitations fiscales, le climat des affaires et l'environnement de l'investissement et le degré d'ouverture du pays comme étant des variables particulièrement importantes.

Toute fois, pour mieux cerner ces déterminants, il convient de les regrouper en deux grandes classes selon les liens qu'ils entretiennent avec l'action publiques ou économiques. Ainsi nous distinguerons dans la suite : les déterminants d'ordres institutionnels et les déterminants d'ordre économiques qui regroupent entre autre les déterminants industriels et commerciaux47(*).

3.1. Les déterminants d'ordre institutionnels

Les pays en développement ont entrepris, depuis une décennie environ, de libéraliser leurs politiques nationales afin de créer un cadre réglementaire accueillant pour l'IDE en assouplissant le régime applicable à l'entrée sur le marché et aux participations étrangères, et en améliorant le traitement accordé aux firmes étrangères ainsi que le fonctionnement des marchés. Ces mesures «fondamentales» sont essentielles, car s'il est interdit ou fortement entravé, les IDE ne se produisent pas.

Toutefois, les changements de politique ont un effet asymétrique sur l'implantation des IDE. Ceux qui visent une plus grande ouverture permettent aux entreprises de s'établir en un endroit donné, mais ne garantissent pas leur venue. En revanche, ceux qui tendent à réduire l'ouverture (nationalisations ou fermeture du marché, par exemple) réduisent à coup sûr l'IDE. De ce fait, nous pouvons cités les déterminants suivants comme agissant de façon considérable dans l'attraction des IDE.

Dans le cadre de politique économique, les pays en développement doivent se lancer dans des politiques de libéralisation de leurs politiques nationales afin de créer un cadre réglementaire accueillant pour les IDE en assouplissant le régime applicable à l'entrée sur le marché et aux participations étrangères, et en améliorant le traitement accordé aux firmes étrangères ainsi que le fonctionnement des marchés. Ces mesures «fondamentales» sont essentielles, car, s'il est interdit ou fortement entravé, les IDE n'auront pas lieu et se déplaceront vers un autre pays qui impose moins de restriction.

La stabilité politique et sociale constitue le plus souvent un des déterminants visé par les investisseurs, ces derniers se sentent rassurer d'investir dans des environnements économiques stables et promoteurs. Étant toute fois donnée les situations d'instabilités politiques et sociales qui prônent dans les PVD, la situation est loin d'être satisfaisante en matière d'attraction d'IDE. Car investir dans un pays instable avec un risque pays élevé n'est pas assez rassurant d'où une forte nécessité d'amélioration des cadres politique et sociaux est nécessaire dans les PVD.

Lucas (1990) pense que l'instabilité politique est une préoccupation des investisseurs étrangers dans les pays en développement. Cette instabilité se manifeste souvent par la confiscation des biens, la dislocation des structures de production, le changement dans la gestion macroéconomique et surtout l'environnement réglementaire.48(*)

Le degré d'ouverture commerciale du pays d'accueil permet aux IDE d'exploiter l'avantage de localisation en termes de coût de production relativement bas, de qualité de la main-d'oeuvre, développement des infrastructures, ... en produisant dans un pays d'accueil en vue de l'exportation des biens produits vers des pays étrangers. Pour cela, il convient que le pays d'accueil soit ouvert au commerce international. Dès lors, le niveau d'ouverture commerciale du pays a un effet positif sur l'afflux des IDE.49(*)

Certains auteurs ont menés des études sur les déterminants d'ordre institutionnels des IDE dans les pays en voie de développement. D'aucun mettent l'accent sur le risque pays dans la décision d'implantation des FMN dans les PVD. Cependant, Cecchini (2002) ou Hassane et Zatla (2001) tentent d'expliquer la répartition inégale des IDE dans les PVD par le risque pays. Michalet (1997) soutient quant à lui que lorsque l'environnement légal et réglementaire est constamment modifié de manière arbitraire, et qu'il n'existe pas de juridictions capables d'assurer le respect des règles, les firmes sont amenées à limiter voire à suspendre leurs engagements financiers.

Les auteurs comme J. Morisset et O. Lumenga Neso (2002) se sont penchés plutôt sur la corruption et la mauvaise gouvernance. Les auteurs soutiennent que la corruption augmente les coûts administratifs et par conséquent découragent l'entrée des IDE. D'autres études confirment la robustesse des facteurs politiques et institutionnels comme des déterminants importants de la localisation des IDE à destination des pays en développement [Stein et Daude (2001)] ou en Amérique Latine [Stevens (2000)].

3.2. Les déterminants d'ordre économiques

Les déterminants les plus importants pour l'implantation de l'IDE sont les considérations économiques, qui se manifestent de façon considérable dès qu'un cadre propice à l'IDE est en place. Ainsi distingue-t-on les déterminants qui ont trait aux ressources ou actifs disponibles sur place ; ceux qui sont liées à la taille des marchés de biens et de services ; et ceux liées aux avantages de coût de production.

Les déterminants ayant traits aux ressources disponibles dans les pays d'accueil concernent principalement les facteurs directement liés à la production tels que : la recherche des matières premières, une main-d'oeuvre non qualifiée abondante et bon marché ; main-d'oeuvre qualifiée, actifs technologiques, innovants et autres actifs créés...

La recherche de matière première : les PVD étant relativement plus doté en matière première que les pays développés, ces derniers se déplacent donc vers les PVD à recherche des inputs pour leurs firmes. Les pays en développements doivent donc mettre en valeur leur stock de matière première disponible en vue d'attirer les investisseurs.

Le coût et la qualité de la main-d'oeuvre ; le coût de la main-d'oeuvre est un déterminant important des IDE dans la mesure où beaucoup d'entreprises se délocalisent pour tirer profit de la disponibilité des facteurs de production, notamment du coût faible du facteur travail dans les PVD. Le faible coût de la main-d'oeuvre constitue donc un facteur clef d'attraction des IDE.

Cependant, les entreprises ne tiennent pas seulement compte du coût des facteurs de production mais également de leur qualité. En effet, les multinationales recherchent de plus en plus de la main d'oeuvre de très bonne qualité dans la mesure où ces entreprises s'intéressent davantage à la production de biens intensifs en capital et en technologie50(*). Ainsi, une main-d'oeuvre à coût bas et de bonne qualité permet d'accroître à la fois la productivité et le rendement des IDE.

Le développement des infrastructures : Lorsque, sur un territoire, l'infrastructure de base est développée, le coût de l'investissement est faible ainsi que son coût d'exploitation ; ce qui augmente le rendement de l'investissement et donc stimule l'IDE. Là où cette infrastructure manque, l'entreprise est obligée par exemple de construire elle-même les routes pour acheminer son produit ; ce qui augmente le coût de l'investissement. Le manque d'infrastructures de base ne permet pas aussi souvent à l'entreprise d'utiliser des techniques modernes de production, par exemple celles qui sont grandes consommatrices d'électricité dans un pays où celle-ci est rare.

La recherche de marchés : elle constitue également un important déterminant des IDE du fait que les FMN (firmes multinationales) se délocalisent le plus souvent vers des pays offrant une forte demande par exemple la taille du marché, le revenu par habitant qui sont des paramètres importants pour la demande car un revenu par habitant élevé contribue à une demande potentielle forte les PVD doivent donc s'efforcer à améliorer les niveaux de revenu moyen et à pratiquer des politiques de restructuration visant à améliorer la demande. De même la croissance des marchés, l'accès aux marchés régionaux et mondiaux, les préférences des consommateurs locaux ainsi que la structure des marchés constituent également d'autres déterminants importants entrant dans les incitations des investisseurs à la recherche des marchés potentiels.

En résumé, les IDE peuvent avoir pour objet de réduire les coûts de production globaux des entreprises parentes, en segmentant leur processus de production, les tâches standardisées les plus intensives en main d'oeuvre pouvant être menées à bien là où le travail le moins qualifié est le plus abondant et le moins coûteux. Ils peuvent également avoir pour objectif la conquête de nouveaux marchés, en rapprochant les sites de production des lieux de consommation. D'un point de vue microéconomique, le modèle OLI (Ownership, Location and Internalisation advantage), développé par Dunning, permet de résumer les conditions qui doivent être satisfaites pour qu'une entreprise s'engage dans un IDE. D'abord, l'entreprise doit avoir un « avantage lié à la propriété », pour un produit ou une technologie de production auquel les autres entreprises n'ont pas accès (brevet par exemple). Ensuite, le pays d'accueil doit présenter un avantage de localisation. Enfin, l'entreprise doit bénéficier d'un avantage à internaliser la production plutôt qu'à la sous-traiter à un partenaire étranger. Cela sera d'autant plus vrai que des économies d'échelle peuvent être réalisées sur les coûts de management, ou de développement des processus.51(*)

CONCLUSION

Ce chapitre a porté sur l'analyse de flux d'IDE et du cadre d'investissement en Afrique subsaharienne en général et en Afrique centrale en particulier. S'agissant de l'analyse de flux d'IDE, nous nous somme intéressés : aux flux d'investissements entrants dans le monde, dans les pays de l'Afrique subsaharienne, et aux flux des IDE entrant vers l'Afrique centrale.

Au cours de cette analyse, nous avons constaté une hausse des IDE vers les pays en développements mais la grande part soit 80% du montant total des IDE sont orientés vers l'Asie (la Chine notamment) et vers l'Océanie délaissant ainsi l'Afrique.

Les flux d'IDE restent faibles en Afrique, néanmoins, quelques pays ont pu attirer assez d'investisseurs comme, l'Afrique du Sud qui a notamment attiré 21% d'IDE en direction de l'Afrique en générale et 55% des IDE de l'Afrique subsaharienne en 2005.

La part de l'Afrique centrale dans la répartition des IDE en Afrique est insignifiante comparée aux flux d'IDE entrant dans le monde. Il ne représente que 0.26% en 2013 des flux d'IDE. Néanmoins grâce à la construction du pipe-line Tchad-Cameroun, l'Afrique centrale a reçu 20% des flux mondiaux en Afrique en 2004.

S'agissant de l'environnement des IDE en Afrique subsaharienne, nous constatons depuis deux décennies que le pays mène une politique ouverte vis-à-vis des IDE ceci à travers son dispositif réglementaire à même d'attirer les IDE.

L'Afrique subsaharienne, dans sa quête d'attrait des IDE mène des politiques d'incitations à la fois générales et spécifiques ;

Pour ce qui est des politiques d'incitations générales, elles se rapportent à la promotion, à la facilitation et au soutient développé au cours du chapitre. Pour ce qui est des politiques d'incitations spécifiques, elles concernent les avantages qu'offrent le code des investissements des Etats et le régime la zone franche.

Au vu de tout ce qui précède, vu l'importance de l'IDE dans le processus du développement économique et vu les diverses possibilités que l'Afrique subsaharienne présente, il est impérieux de redynamiser l'entrée des Investissements directs étrangers.

Au regard des déterminants, nous avons relevé les déterminant d'ordre politique, économique et commerciale. A cet effet, il serait intéressant de rechercher les éléments sinon les réalités de l'économie qui expliquent l'arrivée des IDE.

CHAPITRE III : ANALYSE EMPIRIQUE DES DETERMINANTS DES IDE

Pour mettre en évidence les facteurs et les contraintes qui déterminent les flux d'investissements directs étrangers en Afrique subsaharienne, nous allons dans un premier temps définir le cadre méthodologique, ensuite mettre en évidence la technique d'estimation privilégiée avant de procéder à l'estimation des équations, et enfin terminer par la présentation, l'analyse et l'interprétation des résultats.

1. Cadre méthodologique

Plusieurs éléments peuvent expliquer l'absence de consensus entre les auteurs : la rareté de fondements théoriques, des problèmes de mesures de certaines variables explicatives; des problèmes de méthodes d'estimation. Le nombre de variables qui, aujourd'hui, influencent le comportement des investisseurs étrangers est immense. Les firmes évoluent sans cesse trouvant toujours de nouvelles motivations, de nouvelles stratégies.

1.1. Les choix des variables

Notre travail est une synthèse des études empiriques étudiées antérieurement. Il consiste en la rétention d'un certain nombre de variables susceptibles d'influer la décision d'investissement direct étranger en Afrique Subsaharienne, compte tenu de la disponibilité des données. Parmi celles-ci l'attractivité du territoire, l'ouverture économique, les infrastructures et les fondamentaux macroéconomiques.

a) L'attractivité du territoire

La plus part des analyses des déterminants des flux d'IDE considèrent la taille du marché comme indicateur d'attractivité du territoire. Il apparaît comme le déterminant le plus robuste des IDE. Les indicateurs correspondants, fondés sur le PIB, le revenu par habitant ou encore la population, sont largement significatifs dans quasiment toutes les études.52(*)

Cependant, dans notre modèle nous considérons le taux croissance économique par habitant (PIBH) comme indicateur d'attractivité du territoire. En effet, face à l'étroitesse du marché local et à la faiblesse du revenu par habitant, la croissance économique par habitant (PIBH) constitue l'indicateur le plus approprié de d'attractivité du marché local.

b) Les infrastructures

Les investisseurs étrangers préfèrent les économies présentant un bon réseau routier, d'aéroports, d'électricité, de téléphones ou encore d'accès à internet. Des infrastructures limitées augmentent les coûts de production et par conséquent inhibent la productivité.53(*) Dans ces conditions, le stock d'infrastructures du pays hôte constitue un facteur d'attractivité. Dans la littérature standard, c'est le nombre de ligne téléphonique pour mille personnes qui est utilisé comme baromètre des infrastructures (LITEL).

c) Indicateurs institutionnels

Dans cette étude nous retiendrons quatre mesures de la qualité institutionnelle: RISK_POL : qui mesure l'ampleur de risque politique. Enfin, BURQUAL : qui mesure le niveau de la bureaucratie dans le pays.

GOVSTAB : cette variable mesure la qualité du service public, la qualité de la bureaucratie (qualité institutionnelle de l'économie), la compétence des fonctionnaires, la présence de pression politique dans la fonction publique et la crédibilité du gouvernement dans le respect de ses engagements vis-à-vis des acteurs politiques et économiques. L'objectif de cet indice est sur les inputs requis pour que le gouvernement puisse mettre en place des bonnes politiques et fournir des biens publics. Cette variable est considérée comme une approximation de la qualité de la bureaucratie et est comprise entre 0 et 6 où une valeur élevée correspond à une efficacité importante du gouvernement et donc attire les investisseurs étrangers. On s'attend à un signe positif.

DEMO : une mesure du degré de la démocratie dans un pays est basée sur (i) la compétition dans la participation politique; (ii) la compétition et ouverture dans le processus d'élection de l'exécutif; et (iii) les contraintes exercées sur le pouvoir exécutif. Ces variables sont comprises entre 0 et 10 avec un degré de démocratie robuste associée au nombre le plus élevé. Nous espérons que cette variable a un signe positif.

Dans cette étude, l'objectif n'est pas de montrer comment sont construites ces variables mais une simple utilisation d'une base de données d'International Country Risk Guide (ICRG).54(*)

d) Les indicateurs socio-économiques

Le degré d'ouverture (LOUVERT) : les études ont trouvé une corrélation positive entre le degré d'ouverture et les IDE. Dans cette étude nous utilisons le ratio de la somme des exportations et des importations par rapport au PIB pour mesurer le degré d'ouverture. Nous nous attendons à un signe a priori indéterminé. Tandis qu'un signe positif est la norme, un signe négatif suggérerait que l'IDE dans un pays provoque la hausse des tarifs.

Les autres variables macro économique sont : la masse monétaire (MM), les exportations des marchandises (LEXPOR), les importations des marchandises (LIMPOR), le retour sur l'investissement (RETINV).

Concernant la variable retour à l'investissement, il est à savoir que :

-          En Microéconomie,  nous avons appris dans la théorie du producteur que le rendement marginal d'un facteur est donné par le rapport entre la variation de quantité produite et la variation de quantité de facteur utilisé, toute chose restant égale par ailleurs; et le rendement moyen est le rapport entre la quantité produite et la quantité de facteur utilisé, toute chose restant égale par ailleurs.

-          En Macroéconomie, nous avons appris aussi comment la production qui est réalisée est utilisée : Y+M= C+I+(G-T)+X où Y= PIB, M=importations, C= consommation, I=investissement, G=dépenses publiques et T=recettes publiques et on a écrit cette expression sous la forme : Y=C+I+(G-T)+X-M ; par ailleurs, on nous a encore appris que à l'équilibre nous avons I=S et que S=s.Y et aussi I=?K ou bien Investissement est égal à la variation de stock du capital.

Si cela est le cas, alors, I=s.Y ; partant de cette expression et si Y est la production, le rendement moyen d'un Investissement I ou  Y/I est : Y/I=(1/s) ce qui est l'inverse de I/Y, de ce fait, on peut utiliser l'inverse du rapport I/Y ou bien le rapport Y/I comme variable proxy du rendement des investissements (return of Investment or Investment return), toute chose restant égale par ailleurs. 

1.2. Spécification du modèle

La spécification générale de notre modèle est la suivante :

Nous savons que le FDI mesure le flux entrant des IDE comme variable endogène, les indices i et t renvoient respectivement au pays i à la date t ; est un vecteur des variables de contrôle ci-dessus, sont les termes d'erreur aléatoires. Désigne les effets fixes des pays. Enfin, le PIBL désigne le produit intérieur brut pour chaque pays i à la date t est notre variable d'intérêt.

Variables

description des variables

SOURCE

Lpib

produit intérieur brut par habitant

WDI 2013

Limport

importations des biens et services

WDI 2013

Lexport

exportation des biens et services

WDI 2013

Lnitel

Lignes téléphoniques (pour 100 personnes)

WDI 2013

Lmm

la masse monétaire

WDI 2013

Lpop

population totale

WDI 2013

Return

retour de l'investissement

AUTEUR55(*)

Lfide

flux des investissements direct étranger

WDI 2013

Indcos

indice de la consommation

ICRG 2013

Demo

indice de la démocratie

ICRG 2014

Govstab

indice de gouvernance

ICRG 2015

Riskpol

indice de risque politique

ICRG 2016

Burocat

indice de la bureaucratie

ICRG 2017

Note: WDI (World Development Indicators) Banque Mondiale

ICRG (International Crisis Reseach Group), Banque Mondiale

Notre période d'étude va de 1980 à 2013, elle nous permet de capter les effets du code des investissements de 2002. Cette approximation de la réalité repose sur l'hypothèse selon laquelle les projets des IDE ont une période d'incubation de 12 à 36 mois qui vont depuis leur conception jusqu'à l'enregistrement ou le fonctionnement.

1.1. Statistique descriptive

Tableau : Statistique descriptive

Variable

Obs

Moyenne

Ecart-Type

Min

Max

pibhb

1534

6.370451

1.050224

4.171462

10.06187

limport

1460

20.52908

1.352748

16.70588

25.52405

lexport

1460

19.98199

1.921037

14.91412

25.47686

lnitel

1506

-.3313455

1.481153

-8.34056

4.683899

Lmm

1427

3.214059

.5919809

-.1855873

5.020908

Lpop

1552

8.312717

1.897716

1.418035

12.0646

retinv

1534

-6.370451

1.050224

-10.06187

-4.171462

Lfide

1408

4.789232

2.794168

-11.51293

12.09829

indcos

1185

49.98502

721.8574

-17.6404

23773.1

demo

1292

2.982005

1.248423

0

6

govstab

1292

7.470008

2.258589

.666667

11.66667

riskpol

1290

55.06811

12.41776

10

81

burocat

1292

1.638029

.9546235

0

6

Source : calcul de l'auteur à l'aide du logiciel STATA

1.2.1. Analyse graphique

Figure 1 : relation linéaire simple pour l'Afrique subsaharienne

Source : calcul de l'auteur

La figure 1 ci-dessus présente la relation entre le flux des investissements direct étranger et le produit intérieur brute pour les pays de l'Afriques subsaharienne de notre échantillon. Cette figure représente en réalité les résultats d'une régression linéaire simple.

Cette relation entre ces deux variables semble moins tranchée. A ce niveau déjà, il y a un véritable questionnement sur la conséquence des flux des IDE sur la croissance économique en Afrique subsaharienne. Mais il serait moins prudent d'en tirer des conclusions à ce niveau. Cependant, pour ce faire davantage une idée claire, nous prenons en compte d'autres variables dans la régression en panel. C'est l'aspect abordé dans la sous-section suivante.

Figure 2 : relation linéaire pour les pays par région

Source : calcul de l'auteur56(*)

La figure 2  présente la relation des IDE et PIB par habitant par rapport à l'Afrique centrale et les autres régions d'Afrique subsaharienne. Pour ce faire, une variables binaire est introduite pour mieux cerner la situation dans chaque région nous donnons O pour les pays de l'Afrique centrale et 1 pour les autres pays de l'Afrique subsaharienne. La figure démontre que dans toutes les régions, les flux des IDE réagie positivement avec la croissance du produit intérieur brut. Ceci peut supposer que plus les IDE croisse plus la croissance du PIB augmente. A ce stade ce ne qu'une supposition.

2. Résultat empirique et interprétation

Le résultat empirique est basé sur le modèle économétrique de donnée de panel, qui nous a permis d'identifier les facteurs qui expliquent significativement l'attrait des IDE en Afrique Subsaharienne et en Afrique centrale ; Et les résultats obtenus sont présentés dans le tableau suivant :

Tableau : Résultats des estimations

 

Afrique

ASS

AC

 

(1)

(2)

(3)

(4)

(5)

VARIABLES

OLS

RE

FE

MCG

MCG

 

 

 

 

 

 

LPIB

3.9***

2.1***

6.2***

0.8***

9.7***

 

(2.19e-07)

0

0

(1.64e-09)

0

LIMPORT

16.12***

14.20***

10.10***

9.649**

13.91***

 

(5.98e-08)

0

0

(0.0119)

0

LEXPORT

-0.457

2.550***

3.995***

6.021***

3.002***

 

(0.712)

(0.001)

(4.36e-05)

(0.008)

(0.000)

LNITEL

0.979

1.010**

0.0265

-3.339***

1.729***

 

(0.276)

(0.023)

(0.954)

(0.005)

(0.000)

LMM

0.427

2.220*

2.541*

1.786

3.351**

 

(0.851)

(0.0803)

(0.0537)

(0.481)

(0.0181)

LPOP

-6.193***

-5.662***

10.45***

-9.207***

-5.703***

 

(0.000)

(1.16e-06)

(0.000)

(0.000)

(3.28e-06)

RETURN

36.87***

31.29***

29.25***

36.09***

29.68***

 

0

0

0

0

0

INDCOS

-0.00212

-0.00466***

-0.00514***

-0.00312

-0.0928***

 

(0.379)

(0.00936)

(0.00336)

(0.104)

(4.86e-06)

DEMO

-1.098

0.461

0.330

0.621

0.227

 

(0.194)

(0.292)

(0.445)

(0.623)

(0.622)

GOVSTAB

-0.486

0.224

0.262

0.00297

0.127

 

(0.211)

(0.289)

(0.204)

(0.996)

(0.575)

RISKPOL

0.126

0.0463

0.0170

0.122

0.00308

 

(0.252)

(0.400)

(0.750)

(0.434)

(0.958)

BUROCAT

-3.513**

-0.723

0.403

-1.271

-0.354

 

(0.0126)

(0.182)

(0.454)

(0.440)

(0.536)

CONSTANT

-8.546

-30.88**

-129.2***

9.952

-17.57

 

(0.741)

(0.0200)

0

(0.735)

(0.224)

Observations

821

821

821

704

117

R² (R-squared)

0,6238

 
 

0,5687

0,6543

R² générale (R-sq: overall)

0.8633

0.6712

 
 

R-sq: between

0.8996

0.6801

 
 

R-sq: within

 

0.7947

0.8066

 
 

Ficher

 
 

21.44

 
 

Probabilité de significativité de Ficher

 

(0.000)

 
 

Ficher

 
 

49.72

 
 

Probabilité de significativité de Ficher

 

(0.000)

 
 

Teste d'Hausman

 

93.77

 
 

Wald chi2 (p-value)57(*)

 

0.0000

 

 

les probabilités estimées sont entre parenthèses58(*)

 

 

 

 

*** p<0.01, ** p<0.05, * p<0.1 (niveau de significativité)

RE : effet aléatoire ;

FE : Effet fixe ;

MCG : moindre carré généralisé ;

OLS : moindre carré ordinaire.

Le test de spécification d'Hausman (1978) est un test général qui peut être appliqué à des nombreux problèmes de spécification en économétrie, traitant avec le problème d'endogénéité. Son application la plus répandue est celle des tests de spécification des effets individuels aléatoires en panel. L'idée générale du test d'Hausman est simple : nous cherchons à tester la présence éventuelle d'une corrélation ou d'un défaut de spécification.

Admettons que l'on dispose de deux types d'estimateurs pour les paramètres du modèle étudié. Le premier estimateur est supposé être l'estimateur non biaisé à variance minimale sous l'hypothèse nulle de spécification correcte du modèle (absence de corrélation). En revanche, sous l'hypothèse alternative de mauvaise spécification, cet estimateur est supposé être biaisé. Par contre, le second estimateur, celui du modèle à effets fixes, est non biaisé dans les deux cas.

Les modèles 2 à 3 sont estimés en recourant aux modèles à effet fixe et aux modèles à effet aléatoire. A ce niveau, le test de Hausman est l'indicateur usuel qu'il faut considérer pour lever l'option sur quel modèle choisir. De manière générale, Dans notre cas, la Probabilité de significativité (p-value) relative au test de Hausman est égal à 0. Les conclusions de ce test nous permettent de choisir le modèle à effet fixe.

Les modèles 4 et 5 sont estimés en recourant au modèle de moindre carré généralisé, pour analyser et identifier la différence qui ressort de l'Afrique centrale et de l'Afrique subsaharienne.

Par ailleurs, en présence d'une multi colinéarité, nous devons choisir la variable qui démontre plus d'intérêt au regard de notre étude ; sur ce, avons opté pour l'utilisation de l'import et de l'export au détriment du degré d'ouverture économique pour avoir la lumière sur ces deux variables pris séparément.

les résultats d'estimation de modèle à effet fixe (FE) pour l'Afrique montrent que les coefficients associés à l'indicateur le produit intérieur brute(LPIB), l'importation des biens et services (LIMPORT), l'exportation des biens et services (LEXPORT), la masse monétaire (LMM), la population totale (LPOP), retour à l'investissement (RETURN), indice de la consommation (INDICOS) sont statistiquement significatifs (leurs Probabilités des significativités respectives sont < 1% , , et 10%). Toutefois, la variable qui saisie les infrastructures (LITEL), démocratie (DEMOS), stabilité du gouvernement (GOVDTAB), le risque politique (RISKPOL) et la bureaucratie (BUROCAT) présentent, en moyenne un effet non significatif sur les IDE. (Probabilité des significativités > 5%). La statistique de Fisher : F (38, 770) = 21.44 confirme l'hétérogénéité des individus sous forme d'un effet fixe, puisque la Probabilité des significativités (p-value) est < 5%.

Les résultats d'estimation de modèle de moindre carré généralisé pour l'Afrique centrale au contraire montrent que, les coefficients liés à l'indicateur du produit intérieure brute (LPIB), l'importation des biens et services (LIMPORT), l'exportation des biens et services (LEXPORT), la variable qui saisie les infrastructures (LNITEL), la population total (LPOP), le retour de l'investissement (RETURN), , l'indice de la consommation (INDCOS) et la masse monétaire (LMM), sont statistiquement significatifs (avec des probabilités de 1% et 5%).

Les variables qui présentent en moyenne des statistiques non significatives sur les IDE en Afrique centrale sont : la démocratie (DEMO), le risque politique (RISKPOL), stabilité du gouvernement (GOVDTAB) et la bureaucratie (BUROCAT).

Figure 1 : les variables significatives statistiquement de l'Afrique centrale et subsaharienne

Figure 1

Afrique centrale

Afrique subsaharienne

Intersection Afrique centrale et subsaharienne

LNITEL

LEXPORT

LPIB

LPOP

LIMPORT

LEXPORT

RETINV

INDICOS

LMM

RETINV

Dans l'étape suivante nous allons interpréter les résultats variables par variable en y associant les implications statistique et économique. Toutefois le teste de Hausman nous suggère le modèle a effet fixe.

Produit intérieur brut en logarithme (LPIB)  est un indicateur d'attractivité du territoire. Son impact est positif mais significatif à un seuil inferieur à 1%. Beaucoup d'investisseurs dans le choix de territoire utilisent cet indicateur ; car, un pays ayant un taux de croissance élevé et soutenue pourra attirer les investisseurs. Mais, nos estimations suggèrent que cet indicateur reflète une forte significativité en Afrique centrale et en Afrique subsaharienne.

Les importations des biens et service (LMPORT) est indicateur économique, d'après nos estimations cet indicateur présente un signe positif et significatif au seuil de 1% pour l'Afrique centrale et l'Afrique subsaharienne. Les importations pour l'Afrique sont d'après l'Organisation Mondiale de Commerce (OMC) constitue plus des produits manufacturière et les produits alimentaires. L'augmentation des importations permet aux entreprises opérant dans le secteur du commerce extérieur de venir s'implanter en Afrique ; toutefois, plus l'ouverture est croissante plus les importateurs se réjouissent. D'après, les théories des échanges internationales, l'ouverture économique peut concourir au bien être des consommateurs qui verrons le prix des produits baisser sur le marché.

Les exportations des biens et services (LEXPORT) est parmi les indicateurs économique retenue. D'après nos estimations cet indicateur révèle un signe positif et significatif au seuil de 1% pour l Afrique centrale et L'Afrique subsaharienne ; ceci nous montre que les exportations des pays de l'Afrique subsaharienne constitue l'un des déterminant majeur des IDE, lorsqu'ils importent plus, cela attire les investisseurs étranger. L'augmentation de 1% des IDE en Afrique subsaharienne provoque une augmentation des exportations de 3,9% par ans et l'augmentation de 1% des IDE en Afrique centrale entraine une augmentation de 3,0% par an des exportations. Ceci peut aussi s'expliquer par l'attrait des investisseurs dans le secteur minier et des hydrocarbures qui sont les principales matières d'exportation des Etats Africains au sud du Sahara.

Les nombre d'abonné de ligne téléphonique (LNITEL) est indicateur qui est pris comme proxy des infrastructures. Cet indicateur présente un signe positif, mais non significatif. Ceci s'explique par le fait que l'Afrique subsaharienne ne possède pas d'infrastructures importantes, lesquelles peuvent soutenir une économie prospère. C'est ainsi que la Banque Africaine de Développement organise chaque année des conférences pour encourager les Etats africains à orienter plus d'investissement dans les secteurs des infrastructures. Le signe positif du variable permet d'affirmer que les infrastructures sont un facteur qui attire les investisseurs étrangers. Cette conclusion corrobore avec une étude menée par Thioye Kharim pour le Sénégal59(*). Cette variable est au contraire significative au seuil en Afrique centrale, les IDE qui vont dans cette region demande un minimum des infrastructures.

La masse monétaire (LMM) est un indicateur macroéconomique. Cet indicateur permet aussi de saisir le flux monétaire circulant dans l'économie. La masse monétaire à un impact positif sur les investissements directs étrangers en Afrique, subsaharienne, cependant, cet impact est significatif au seuil de 5% et un seuil de 1,8% en Afrique centrale, la variabilité de la masse monétaire peut occasionner soit l'inflation ou la déflation or les investisseurs étrangers sont très attentifs à cette variable. Pour le cas de l'Afrique subsaharienne une politique monétaire stable pourrait attirer les capitaux étrangers.

La population totale (LPOP) est un indicateur démographique important, car une population nombreuse est un atout potentiel d'un marché bien existant et cela peut provoquer l'afflux des investissements, nos estimations suggère la quantité de la population présente un signe positif et significatif. Ceci implique que la population africaine demeure encore une cible pour les investisseurs potentiels qui veulent venir en Afrique.

Le retour à l'investissement (RETURN60(*)) est un indicateur qui est couramment utilisé dans la littérature mais très limité dans les pays en développement, car le manque de marché financier organisé ne permet pas de saisir avec exactitude le retour à l'investissement. Dans ce contexte, le ratio des IDE sur le PIB par habitant qui nous a permis à tirer des conclusions, et notre estimation suggère que le retour à l'investissement de la période sous étude est positif et significatif. Ceci implique que 1% de retour à l'investissement provoque l'augmentation des IDE en Afrique subsaharienne et également pour l'Afrique centrale. Ainsi, les IDE iront dans les régions qui ont un retour important des investissements et dans les régions qui concernent, ces IDE sont plus orientés vers le secteur minier.

L'indice de consommation (INDCOS) est l'indicateur économique qui présente un signe négatif, cependant significatif au seuil de 1%, pour l'Afrique centrale et l'Afrique subsaharienne, ainsi les IDE iront dans le pays où il y a une stabilité de prix.

La démocratie (DEMO), la stabilité du gouvernement (GOVSTAB), la bureaucratie (BUROCAT), et le risque politique (RISKPOL) sont apparus statistiquement non significatif pour l'Afrique subsaharienne et l'Afrique centrale. En effet, ces indicateurs n'exercent pas une attraction des flux de capitaux dans cette région. Ces résultats sont différent avec ceux trouvés par Asiedu (2003) et suggère que malgré les améliorations de la qualité institutionnelle, l'Afrique subsaharienne semble moins attractive (relativement aux autres pays en développement) pour les IDE. Ainsi, en cas d'instabilité sévère, les entrées d'IDE peuvent paraitre très sensibles. Il est donc envisageable qu'une dégradation politique pourra freiner les IDE par la hausse des coefficients des variables comme l'atteste les résultats obtenus.

Un pays qui souhaite attirer l'IDE doit améliorer son efficacité dans la gestion de ses affaires qui se traduit non seulement par l'habileté du gouvernement à formuler et à mettre en place des politiques favorables aux IDE mais aussi à développer la compétence des administratifs civils, la qualité des services publics et surtout à améliorer la crédibilité du gouvernement de son engagement dans ses politiques. Cela signifie une certaine démocratie économique qui sera compléter par une politique de libéralisation économique et financière.

3. Vérification des hypothèses

Pour répondre à notre première question, nous allons nous référer aux variables que nous avons utilisé et qui se montré disponible pour notre enchantions, ceux-ci nous renvois à nos estimations qui met en lumière les variables significatifs au seuil de 1, 5 et 10% notamment LPIB, LIMPORT, EXPORT, LMM, LPOP, RETURN, INDICOS, pour l'Afrique subsaharienne alors que la situation de l'Afrique centrale ne parait pas différent, car seulement les variables LNITEL est à ajouter parmi les variable qui sont significatifs pour l'Afrique subsaharienne.

Pour la question de savoir Pourquoi en dépit de réforme politique, l'Afrique subsaharienne n'a il pas réussi à attirer les investissements directs étrangers, En nous conformément aux résultats obtenus, le risque politique dans certain pays de la région ont préjudicié très largement les IDE. L'absence des infrastructures augmente le cout de l'investissement, qui oblige ainsi les FMN de chercher à combler les déficits de la région en termes d'infrastructures (routier ou énergétique) alors qu'en chine tout est organisé pour juste acquérir les IDE. Cela nous montre la différence qui existe entre l'ASS et les autres régions du monde.

4. Recommandation politiques et économiques

Les résultats ont trois implications de politique. D'abord, pour augmenter les bas des IDE, les pays africains doivent libéraliser leurs régimes commerciaux. En outre, le plein bénéfice de la libéralisation commerciale seront réalisés seulement si les investisseurs perçoivent la réforme comme croyable et pas sujet à l'inversion. Par conséquent, les gouvernements africains devraient développer des mécanismes pour augmenter la crédibilité du processus de réforme. Deuxièmement, les politiques qui ont été réussies dans d'autres régions ne devraient pas être aveuglément reprises en Afrique puisque ces politiques peuvent avoir un impact différentiel sur l'Afrique. Les pays de l'Afrique centrale devront faire beaucoup des efforts pour intégrer leur propres économies en se dotant des infrastructures, en éliminant les conflits qui règnent dans la région de grand lac, en RCA et au Cameroun et s'ouvrir enfin, en intégrant réellement les organisations sous régionales. En conclusion, les résultats suggèrent que l'Afrique soit perçue comme excessivement risqué et donc un pays dans la région recevra moins des IDE en vertu de son endroit géographique. Cette perception peut être en partie attribuée à l'ignorance au sujet des pays dans le continent. L'un de moyen pour dissiper ce mythe est pour que les gouvernements diffusent l'information au sujet de leurs pays. Les organismes internationaux tels que la banque mondiale peuvent jouer un rôle important à cet égard.

CONCLUSION

Le présent chapitre, nous a permis de confronter la théorie de l'adaptation institutionnelle aux IDE à la réalité de l'ASS et de l'Afrique centrale, à travers une analyse de régression économétrique.

L'équation spécifier précédemment a été construite à partir des séries temporelles liant la variable expliquée (LIDE) aux variables explicatives prises comme éléments déterminant l'IDE.

Les résultats d'estimation de modèle à effet fixe (FE) montrent que les coefficients associés à l'indicateur pour expliquer l'influence de certaines variables de la théorie sur le comportement des IDE en ASS, couvrant la période 1980-2013 sont globalement satisfaisants. Spécifiquement pour les variables LIMPORT, LPIB, EXPORT, LMM, LPOP, RETINV et INDICOS, celle-ci expliquent de manière sont significatives le comportement des IDE en ASS, alors que les variables LITEL, RISKPOL, BUROCAT, DEMOS et GOVDTAB sont non significatives. L'Afrique centrale nous montre presque la même réalité, car il faut seulement ajouter la variable qui est saisie les variables comme infrastructure (LNITEL) parmi les variables significatives de l'ASS.

Ces résultats nous ont conduit à mener une analyse en terme d'impact des IDE sur l'économie en ASS (conséquences à la fois positives et négatives) et de dire qu'il est important de mener une politique d'attractivité des flux d'entrée d'IDE en ASS à travers les recommandations de politiques économiques. Et de faire une analyse comparative entre l'Afrique centrale et l'Afrique subsaharienne.

CONCLUSION GENERALE

L'IDE représente un enjeu majeur pour l'ASS au moment où l'aide publique au développement et l'octroi des prêts aux pays en développement tendent à décroître.

Dans les pays qui ont jusque là bénéficiés davantage de l'implantation des investisseurs étrangers, l'entrée des capitaux y est une condition pas de moindre importance à un financement stable. De façon plus spécifique, les IDE jouent dans ces pays, un rôle déterminant dans le processus de reforme structurelle, en terme de mondialisation des économies et de stimulation de la croissance.

Pour l'ASS, en raison de la poursuite du processus de privatisation, les positions ne sont pas figées et il y a lieu d'espérer d'éventuelles opportunités d'implantations, et ce, moyennant encore quelque reformes politique pour assurer la crédibilité de leurs engagements. Ces reformes devraient être rapides et centrée autours des problèmes de corruption et de centralisation.

Les résultats relèvent que, notre étude sur des déterminants des investissements directs étrangers, il ressort qu'il s'agit d'un problème d'insuffisances institutionnelles lorsqu'il a fallu étudier l'environnement des affaires et l'évolution des flux d'IDE dans le temps (1980 à 2013). En effet, malgré les politiques d'incitations aux IDE, les problèmes liés à l'environnement institutionnel persistent du fait de l'insuffisance des politiques publiques adaptées.

L'analyse empirique nous a tout de même permis de définir éléments fondamentaux, déterminants l'implantation étrangère en ASS malgré les limites du modèle construit pour la fonction d'attractivité. Il faut le rappeler, ces limites partent du choix des variables qui relève d'autres travaux et les données disponible qui ont constituées notre base de donnée, de ce fait ce dernier nous ont permis de traiter le sujet, interprétation de l'impact de la variable explicative sur la variable expliquée qui se fait ex post et qui relève d'un jugement subjectif puisqu'il s'agit d'une mesure sans théorie.

Des facteurs préalablement choisis comme déterminant des IDE, nous avons entre-autres : Les résultats d'estimation de modèle à effet fixe (FE) montrent que les coefficients associés à l'indicateur pour expliquer l'influence de certaines variables de la théorie sur le comportement des IDE en ASS, couvrant la période 1980-2013 sont globalement satisfaisants. Spécifiquement pour les variables LIMPORT, LPIB, EXPORT, LMM, LPOP, RETINV et INDICOS, celle-ci sont significatives pour expliquer le comportement des IDE en ASS, alors que les variables LINTEL, RISKPOL, BUROCAT, DEMOS et GOVDTAB, sont non significatifs.

L'AC qu'en à elle démontre que d'autres variables ne sont pas significatives spécifique pour elle notamment : RISKPOL, BUROCAT, DEMOS et GOVDTAB sont significatives.

Ainsi, d'après les résultats de l'estimation de la relation de longue période, il ressort que les variables liées au commerce extérieur et la qualité de la main d'oeuvre sont significatives et les signes de leurs coefficients sont conformes à la théorie. Toutefois, les variables mesurent la disponibilité des crédits et le niveau des infrastructures ne sont pas significatives et les signes de leurs coefficients ne sont pas ceux escomptés.

Notre étude à démontrer aussi que, les variables économiques saisis sont plus importants que les variables politique, car ces eux qui ont des seuils acceptable à considérer dans ce travail, alors que les variables qui représentent la politique sont moins importants. Cela montre que les FMN acceptent en générale le risque en s'implantant dans cette région de l'ASS qui ainsi, difficile les nouveaux entrés des IDE.

Enfin, il y a lieu de mentionner que, malgré quelques imperfections liées au choix des variables et ceci du fait de l'indisponibilité de la plupart des données relevant de la théorie de l'adaptation institutionnelle, nos attentes sont tout de même comblées. Notre apport étant celui d'avoir proposé une contribution à l'identification des variables déterminants à l'attractivité des IDE en ASS en dépit d'autres régions du monde.

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FMI, Promouvoir une économie Mondiale plus sûre et plus stable, Rapport annuel, Washington, 2013, 84P.

4. Mémoires et T.F.C

NJOUM, N, l'analyse des déterminants de l'investissement direct étranger au Cameroun, mémoire DEA, Université de Douala, FASEG, 2009. 92P

Thioye, k, les déterminants des investissements directs étrangers : analyse du cas de Sénégal, mémoire D.A, Université Cheikh Anta Diop, FASEG, 2009, 105P

5. Sites internet

www.wikipedia.com

www.countrydata.com/datasets

6. Autres documents

Cameroun, Charte des Investissements en République du Cameroun, Loi N° 2002/004 du 19 Avril 2002, p.12.

Les annexes

Liste des pays incluent dans la base de donnée

Afrique du Sud

RDC

Angola

République centre Africain

Bénin

République du Congo

Botswana

République-Unie de Tanzanie

Burkina Faso

Rwanda

Burundi

Sao Tomé-et-Principe

Cameroun

Sénégal

Cap-Vert

Seychelles

Comores

Sierra Leone

Côte d'Ivoire

Soudan

Djibouti

Swaziland

Érythrée

Tchad

Éthiopie

Togo

Gabon

Zambie

Gambie

Zimbabwe

Ghana

 

Guinée équatoriale

 

Guinée

 

Guinée-Bissau

 

Kenya

 

Lesotho

 

Libéria

 

Madagascar

 

Malawi

 

Mali

 

Maurice

 

Mauritanie

 

Mozambique

 

Namibie

 

Niger

 

Nigéria61(*)

 

Ouganda

 
 

OLS

 

inear regression

 

Number of obs = 821

 

 

F( 12, 38) = 25.19

 

 

Prob > F = 0.0000

 

 

R-squared = 0.6238

 

 

Root MSE = 22.395

 

 

 

 

(Std. Err. adjusted for

39 clusters in codepays)

 

 

 

 

Robust

 

ide Coef.

Std. Err. t P>t

[95% Conf. Interval]

 

 

 

lpib -1.401

0.1128 -1.63 0.112

-541.6056 58.84115

limport 30.0245

4.367352 6.87 0.000

21.18325 38.86574

lexport 1.362801

2.424391 0.56 0.577

-3.545123 6.270725

lnitel 2.321523

1.831957 1.27 0.213

-1.38708 6.030125

lmm 1.202611

4.298331 0.28 0.781

-7.498905 9.904127

lpop -9.907027

3.829811 -2.59 0.014

-17.66007 -2.153979

retinv -11.47346

21.45102 -0.53 0.596

-54.89878 31.95187

indcos -.0026469

.0049445 -0.54 0.596

-.0126565 .0073628

demo -.4776019

1.980685 -0.24 0.811

-4.48729 3.532086

govstab -.0289583

.8997132 -0.03 0.974

-1.850333 1.792416

riskpol .1445049

.2234443 0.65 0.522

-.3078344 .5968442

burocat -7.433475

2.030813 -3.66 0.001

-11.54464 -3.32231

_cons -110.8328

154.0616 -0.72 0.476

-422.7143 201.0487

 

FE

Fixed-effects (within) regression

Number of obs = 821

Group variable: codepays

Number of groups = 39

 

 

R-sq: within = 0.4366

Obs per group: min = 2

between = 0.4600

avg = 21.1

overall = 0.4000

max = 32

 

 

 

F(12,770) = 49.72

corr(u_i, Xb) = -0.8421

Prob > F = 0.0000

 

 

 

 

ide Coef. Std. Err.

t P>t [95% Conf. Interval]

 

 

lpib 3.001 68.10828

1.82 0.070 -10.01591 257.384

limport 11.47292 2.434832

4.71 0.000 6.693228 16.25262

lexport 8.747063 1.691164

5.17 0.000 5.427224 12.0669

lnitel .084371 .8503128

0.10 0.921 -1.584835 1.753577

lmm 8.865285 2.36629

3.75 0.000 4.220141 13.51043

lpop 24.29556 4.974423

4.88 0.000 14.53052 34.0606

retinv 38.41897 10.60572

3.62 0.000 17.59941 59.23853

indcos -.0089937 .0032237

-2.79 0.005 -.015322 -.0026654

demo 1.323906 .7878808

1.68 0.093 -.2227429 2.870555

govstab .9062485 .3760463

2.41 0.016 .1680509 1.644446

riskpol -.0630488 .0985027

-0.64 0.522 -.2564144 .1303168

burocat .4714035 .9883417

0.48 0.634 -1.46876 2.411567

_cons -572.7193 66.92455

-8.56 0.000 -704.0955 -441.3431

 

 

sigma_u 45.100325

 

sigma_e 15.990033

 

rho .88833522 (fraction

of variance due to u_i)

 

 

F test that all u_i=0: F(38, 770)

= 21.44 Prob > F = 0.0000

 

RE

 

Random-effects GLS regression

Number of obs =

821

Group variable: codepays

Number of groups =

39

 

 

 

R-sq: within = 0.4120

Obs per group: min =

2

between = 0.6363

avg =

21.1

overall = 0.5633

max =

32

 

 

 

 

Wald chi2(12) =

607.56

corr(u_i, X) = 0 (assumed)

Prob > chi2 =

0.0000

 

 

 

 

 

 

ide Coef. Std. Err.

z P>z [95% Conf.

Interval]

 

 

 

lpib 4.104 67.89727

1.25 0.212 -48.32257

217.8299

limport 18.44901 2.243156

8.22 0.000 14.0525

22.84551

lexport 7.277523 1.526326

4.77 0.000 4.285979

10.26907

lnitel 1.739839 .8181366

2.13 0.033 .136321

3.343358

lmm 8.702029 2.319741

3.75 0.000 4.15542

13.24864

lpop -2.62079 2.476202

-1.06 0.290 -7.474057

2.232477

retinv 34.30522 10.51431

3.26 0.001 13.69756

54.91288

indcos -.008791 .0032775

-2.68 0.007 -.0152148

-.0023673

demo 1.906711 .7897002

2.41 0.016 .3589275

3.454495

govstab 1.075877 .3795641

2.83 0.005 .3319449

1.819809

riskpol -.0343961 .1005491

-0.34 0.732 -.2314687

.1626766

burocat -.8942957 .9926723

-0.90 0.368 -2.839898

1.051306

_cons -404.5051 63.61369

-6.36 0.000 -529.1856

-279.8246

 

 

 

sigma_u 14.650018

 

 

sigma_e 15.990033

 

 

rho .45634939 (fraction

of variance due to u_i)

 

 

MCG4

 

Random-effects GLS regression

Number of obs =

704

Group variable: codepays

Number of groups =

33

 

 

 

R-sq: within = 0.4484

Obs per group: min =

2

between = 0.5802

avg =

21.3

overall = 0.5373

max =

32

 

 

 

 

Wald chi2(12) =

578.21

corr(u_i, X) = 0 (assumed)

Prob > chi2 =

0.0000

 

 

 

 

 

 

ide Coef. Std. Err.

z P>z [95% Conf.

Interval]

 

 

 

lpib 4.181 71.1218

1.33 0.182 -44.51578

234.2766

limport 14.72458 2.359078

6.24 0.000 10.10087

19.34829

lexport 8.910017 1.603746

5.56 0.000 5.766734

12.0533

lnitel 3.343936 .8649087

3.87 0.000 1.648746

5.039126

lmm 12.37481 2.523428

4.90 0.000 7.428976

17.32063

lpop -1.996792 2.66427

-0.75 0.454 -7.218666

3.225082

retinv 36.64255 11.13564

3.29 0.001 14.81708

58.46801

indcos -.1357263 .0357954

-3.79 0.000 -.205884

-.0655687

demo 1.649987 .8148543

2.02 0.043 .0529015

3.247072

govstab .4416789 .4005001

1.10 0.270 -.3432869

1.226645

riskpol -.0490492 .1058377

-0.46 0.643 -.2564874

.1583889

burocat -.2608167 1.030328

-0.25 0.800 -2.280222

1.758589

_cons -373.7066 66.6808

-5.60 0.000 -504.3985

-243.0146

 

 

 

sigma_u 15.740637

 

 

sigma_e 15.485194

 

 

rho .50817994 (fraction

of variance due to u_i)

 

 

MCG AC 5

 

Random-effects GLS regression

Number of obs =

117

Group variable: codepays

Number of groups =

6

 

 

 

R-sq: within = 0.4812

Obs per group: min =

12

between = 0.9971

avg =

19.5

overall = 0.7512

max =

26

 

 

 

 

Wald chi2(12) =

314.03

corr(u_i, X) = 0 (assumed)

Prob > chi2 =

0.0000

 

 

 

 

 

 

ide Coef. Std. Err.

z P>z [95% Conf.

Interval]

 

 

 

lpib -6.101 159.0897

-0.42 0.676 -378.2641

245.3561

limport 32.73475 6.608494

4.95 0.000 19.78233

45.68716

lexport 4.406165 4.244812

1.04 0.299 -3.913513

12.72584

lnitel -5.68182 2.247752

-2.53 0.011 -10.08733

-1.276308

lmm -6.635993 4.870502

-1.36 0.173 -16.182

2.910016

lpop -19.75019 4.976693

-3.97 0.000 -29.50433

-9.996053

retinv 15.37572 22.45681

0.68 0.494 -28.63882

59.39026

indcos .0003692 .0035786

0.10 0.918 -.0066447

.007383

demo 1.8927 2.386964

0.79 0.428 -2.785665

6.571064

govstab 3.003294 .9447061

3.18 0.001 1.151704

4.854884

riskpol -.0141713 .2912729

-0.05 0.961 -.5850558

.5567132

burocat .0922872 3.054052

0.03 0.976 -5.893545

6.078119

_cons -317.7587 145.9832

-2.18 0.030 -603.8806

-31.63688

 

 

 

sigma_u 0

 

 

sigma_e 15.114979

 

 

rho 0 (fraction

of variance due to u_i)

 

* 1 CNUCED, le développement économique en Afrique, Rapport, Genève, 2014, p12

* 2NJOUM N., l'analyse des déterminants de l'investissement direct étranger au Cameroun, mémoire DEA, Université de Douala, FASEG, 2009. Pp14.

* 3 Barrel R et Holland D, "foreign direct investment and restructuring in central Europe", in Economics of transition,2000, P510.

* 4 CNUDED, le développement économique en Afrique, Rapport, Genève, 2001, P10.

* 5 Asiedu, E, « on the determinant of foreign direct investment to developing a contries : is Africa different ? », in World Development vo1 .30, No. 1, Kansas, 2002, pp 108.

* 6 CNUCED, Le développement économique en Afrique catalyser l'investissement pour une croissance transformatrice en Afrique, rapport, Genève, 2014, P14.

* 7 SHOMBA KINYAMBA, Méthodologie de la recherche scientifique, Ed. PUK, Kinshasa, 2012, P. 38

* 8 NJOUM N., l'analyse des déterminants de l'investissement direct étranger au Cameroun, mémoire DEA, Université de Douala, FASEG, 2009, P20.

* 9 Mayer T et Mucchielli J, "La localisation à l'étranger des entreprises multinationales" in économie et statistique, N° 326-327, 1999, P160.

* 10 Wilhelms et Witter, "Foreign Direct Investment and it's Determinants" in Developping Countries, Washington, 1998, P185.

* 11 Jacquemot, P, Les firmes multinationales : une introduction économique, in Economica, 1990, P447.

* 12 OCDE, Définition de référence détaillée des investissements directs, Rapport, Paris, 1983, P24.

* 13 OCDE, op. cit.

* 14 ANDREFF V, Les multinationales globales, Ed. La Découverte, Paris, 1996, Pp125

* 15 FMI, rapport, 4ème édition, Washington, 1977, p20.

* 16 Hugonnier, B, Investissements directs, coopération internationale et FMN, Oxford, 1984, P49.

* 17 I. Frank, Multinationales et développement, Masson, Paris, 1981.

* 18 Idem

* 19 Aharoni, Y, "The foreign investment decision process." In International Executive, vol. 8, Fall 1996, p. 13-14

* 20 Cite par Aharoni, Y, op.cit.

* 21 Steiner, G, "The nature and signification of multinational corporate planning", in Cannon Multinational corporate planning, vol. 25, N°3, New York, 1983, P10.

* 22 Ahaoni, y, op.cit

* 23 Dunning J.H. «An overview of relations with national governments», in new Political Economy 2, 1998, P281.

* 24 idem

* 25 Caves R, "International corporation, the industrial economy of foreign direct investmen" Economica, vol. 34, Paris,1983, P845

* 26 idem

* 27 P. Krugman et M. Obstfeld ; « Economie internationale » ; Ouvertures Economique, Paris, 1996, P12.

* 28 idem

* 29 idem

* 30 UNCTAD 2014

* 31 NJOUM N., l'analyse des déterminants de l'investissement direct étranger au Cameroun, mémoire DEA, Université de Douala, FASEG, 2009

* 32 UNCTAD

* 33 UNCTAD

* 34 Banque mondiale

* 35 UNCTAD

* 36 UNCTAD

37 Base de donnée banque mondiale

* 38 UNCTAD

* 39 Michalet, c, La séduction des nations ou comment attirer les investissements, in Economica, 1999.

* 40 Wikipedia.com

* 41 CNUCED, World Investment Report, Genève, 2001.

* 42 CNUCED, Les investissements étrangers directs et le développement, Rapport sur l'investissement dans le monde, Vue d'ensemble, Nation Unies, Genève, 2002, P35.

* 43 Charte des Investissements en République du Cameroun, Loi N° 2002/004 du 19 Avril 2002, p.12.

* 44 Michalet C, La séduction des nations ou comment attirer les investissements, in Economica, Paris,1999, P105

* 45 Cameroun, Charte des Investissements, Loi N° 2002/004 du 19 Avril 2002, p.12.

* 46 NJOUM N., l'analyse des déterminants de l'investissement direct étranger au Cameroun, mémoire DEA, Université de Douala, FASEG, 2009, P25.

* 47 ASIEDU E, On the Determinants of Foreign Direct Investment to Developing Countries: Is Africa Different? World Development vo1 .30, No. 1, 2002, pp 111.

* 48 LUCAS R, « Why doesn't capital flow from rich to poor countries », American Economic Review, vol. 80, n° 2, May, 1990, p 93.

* 49 idem

* 50 Noorbakhsh F et Paloni A, "human capital and FDI inflows to developing contriez:new empirical evidence", in world development, N° 29, 2001, pp1599.

* 51 CHAKRABARTI A, The Determinants of Foreign Direct Investment: Sensitivity Analyses of Cross-Country Regressions, Kyklos, vol. 54, 2001, pp 101.

* 52 ASIEDU E, On the Determinants of Foreign Direct Investment to Developing Countries: Is Africa Different? World Development vo1 .30, No. 1, 2002, pp 114.

* 53 idem

* 54 www.countrydata.com/datasets/.

* 55 Nous calculons la variable RETINV comme suit : le flux des investissements direct étranger sur Produit Intérieur Brut

* 56 Obtenue à l'aide du logiciel STATA

* 57 Permet de choisir entre l'effet fixe et l'effet aléatoire du teste d'Hausman

* 58 Obtenue à l'aide du logiciel STATA

* 59 Les déterminant des investissement direct es étrangers : une analyse du cas du Sénégal

* 60 Nous calculons la variable RETINV comme suit : le flux des investissements direct étranger sur Produit Intérieur Brut, soit

* 61 La somalie, le Soudan du sud et l'ile de sainte Helene ne sont mentionnés à cause de l'absence de données.






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