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Les déteminants des investissements directs étrangers dans les pays de l'Afrique subsaharienne

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par Junior BUKASA LUABEYA
Université de Kinshasa - licencié 2015
  

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0. INTRODUCTION

01. Problématique

En dépit de la croissance économique relativement dynamique de l'Afrique au cours de la dernière décennie, plusieurs pays du continent sont confrontés à d'énormes difficultés de développement, comme l'insécurité alimentaire, un taux de chômage élevé, la pauvreté et les inégalités, et aussi la dépendance à l'égard des produits de base en provenance de l'extérieur, l'absence de transformation économique, la dégradation de l'environnement et une intégration insuffisante du continent dans l'économie mondiale1(*). Les pays de différentes régions d'Afrique accordent une importance capitale aux investissements directs étrangers (IDE), comme moyen de développement économique. Cette volonté c'est accentuée dès les années 70, période pendant laquelle l'attraction des IDE a été dans la pointe de mire des stratégies économiques nationales.2(*) C'est au cours des années 70 qu'il y a eu le boom des investissements directs étrangers (IDE) dans le monde, passant de 13 milliards en 1970 à 54 milliards de $ en 1980, soit une croissance de 405,5 %.

L'incapacité de l'Afrique subsaharienne (ASS) d'attirer les IDE préoccupe, parce que les IDE fournissent le capital nécessaire pour l'utilisation des nouveaux facteurs de production. Les IDE apportent l'emploi, la qualification de gestionnaire et la technologie ; et ainsi, les investissements directs étrangers (IDE) accélèrent la croissance et le développement.3 le rôle des IDE comme source de capital est devenus de plus en plus important pour l'Afrique subsaharienne (ASS). Ceci est dû par le fait que les niveaux de revenu et d'épargne domestiques dans la région sont très bas. En conséquence, le capital externe est nécessaire pour compléter l'épargne domestique afin de stimuler l'investissement et la croissance économique.3(*)

Attirer les investisseurs étrangers (ou les maintenir sur le territoire) constitue une préoccupation pour bon nombre de pays. Aujourd'hui, presque tous les pays en développement disposent d'une réglementation très favorable aux IDE. Selon la CNUCED (2001), entre 1 991 et 2000, 1185 modifications au total ont été apportées aux régimes nationaux réglementant les IDE, dont 1.121 (soit 95 %) visaient à faciliter ces investissements. L'assouplissement considérable du cadre réglementant les IDE a des incidences importantes sur les choix de localisation des entreprises.4(*)

L'Afrique subsaharienne est ouverte aux investissements directs étrangers. Les codes des investissements sont désormais plus libéraux et ouvert à un plus grand nombre de secteurs d'activités. De nouveaux secteurs (formation, télé services, transport aérien et maritime, infrastructures portuaires, aéroportuaires et ferroviaires, réalisation de complexes commerciaux, parc industriels, zones touristiques, cyber-villages, et centres artisanaux) viennent s'ajouter à ceux déjà éligibles (agriculture, manufacture, carrières, tourisme, services ...).

Dans son article « on the determinant of foreign direct investment to developing a contries : is Africa different ? »5(*), Elisabeth ASIEDU (2002) a démontré que les suggestions politiques qui ont réussies dans d'autres régions peuvent ou ne pas réussir en l'Afrique subsaharienne. Ce qui ferait admettre que l'Afrique est différente.

A notre connaissance, aucune étude n'est menée pour essayer de connaitre la différence qui existe entre l'Afrique subsaharienne et l'Afrique centrale :cependant, il y a des exemples d'études sur des cas particuliers tels qu'au Cameroun avec NJOUM MARTIAL qui nous montre que les déterminants majeurs de l'attractivité au Cameroun dépend de la qualité de la main d'oeuvre et l'ouverture au commerce ; de ce fait, il parait donc évident que nous ne connaissons pas les déterminants des IDE en Afrique subsaharienne en générale et en Afrique centrale en particulier.

Ce pourquoi dans cette étude, nous allons recenser les variables économiques et politiques susceptibles de jouer le rôle de facteurs majeurs d'attrait des IDE en ASS et d'identifier dans quelle mesure ces déterminants peuvent être interprétés. Pour ce faire deux questions clés sont posées :

(1) Quels facteurs conduisent les IDE aux pays en voie de développement ?

(2) Pourquoi en dépit de réforme politique, l'Afrique subsaharienne n'a-t-elle pas réussi à attirer les investissements directs étrangers (IDE) ?

* 1 CNUCED, le développement économique en Afrique, Rapport, Genève, 2014, p12

* 2NJOUM N., l'analyse des déterminants de l'investissement direct étranger au Cameroun, mémoire DEA, Université de Douala, FASEG, 2009. Pp14.

* 3 Barrel R et Holland D, "foreign direct investment and restructuring in central Europe", in Economics of transition,2000, P510.

* 4 CNUDED, le développement économique en Afrique, Rapport, Genève, 2001, P10.

* 5 Asiedu, E, « on the determinant of foreign direct investment to developing a contries : is Africa different ? », in World Development vo1 .30, No. 1, Kansas, 2002, pp 108.

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.