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Impact du risque de credit sur la rentabilite bancaire: cas de la BOA Bénin

( Télécharger le fichier original )
par Adam BEN MAÏNTA
Ecole PIGIER Bénin - Master en Finances 2014
  

Disponible en mode multipage

REPUBLIQUE DU BENIN

*-*-*-*-*-*-*-*-*

MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

ECOLE PIGIER BENIN


DOMAINE:SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION

MENTION:SCIENCES DE GESTION

SPECIALITE:MASTER EN FINANCE

THEME

IMPACT DU RISQUE DE CREDIT SUR LA RENTABILITE BANCAIRE : CAS DE LA BOA BENIN


Réalisé par :BEN MAÏNTA Adam

Sous la Direction de :

MAITRE DE STAGEDIRECTEUR DE MEMOIRE

Carline G. Dr Tanguy GBAGUIDI

Enseignant à PIGIER BENIN

Septembre 2014

L'école Pigier Bénin n'entend donner aucune approbation ni improbation aux opinions émis dans ce mémoire.Ces opinions doivent être considérées comme propres à leur auteur.

DEDICACES

Je dédie ce mémoire :

A mon père BEN MAÏNTA Mahamat, pour son soutien, ses conseils et son encouragement

A ma mère NGADZAKA LILI Gisèle, pour son amour et ses conseils

A mes deux petites soeurs Médi et Nourasigne de mon affection à votre endroit.

A mon petit frère Moustapha

A mon oncle MAÏNTA Lamine, pour ses précieux conseils

A mes très chers cousinsMahamat Lamine ABAKAR, Oumar ADOUM, Djido MAÏNTA, Fadjack MBODOUMI, etc.

A toute la famille MAÏNTA etNGADZAKA, et tous ceux qui de près ou de loin m'ont encouragé, reconnaissez-vous à travers ce travail.

BEN MAÏNTA Adam

REMERCIEMENTS

Je voudrais témoigner ici ma gratitude à tous les enseignants, les parents et amis qui, ont, de près ou de loin, contribuer à la réalisation de ce mémoire.

Je remercie très sincèrement :

· Le Directeur de l'école Pigier Benin Mr. Henri TAFOU pour la rigueur et le sérieux dont son école fait preuve ;

· Tous nos professeurs, pour tous les sacrifices consentis pour assurer notre formation.

· Le Docteur Tanguy GBAGUIDI, notre tuteur de mémoire, qui à accepter spontanément d'encadrer ce mémoire malgré ses multiples occupations ;

· Madame Carline GUEDZO, notre maître de stage, caissière, qui n'a ménagé aucun effort pour nous aider dans la réalisation de ce mémoire en dépit de ses multiples responsabilités et occupations

· Tout le personnel de la BOA Bénin

· Tous les membres du jury qui ont accepté de consacrer une partie de leur précieux temps à l'appréciation de ce travail ;

· Mr Wenceslas DRANON qui m'a consacré une importante partie de son temps dans la réalisation de ce travail.

· Tous ceux qui de près ou de loin, n'ont ménagé aucun effort pour la réalisation de ce travail

CIGLES ET ABREVIATIONS

AFH : Africain Financial Holding

BBD: Banque Béninoise de Développement

BCEAO: Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest

BCB: Banque Commerciale du Bénin

BHB: Banque de l'habitat du Bénin

BOA: Bank Of Africa

BRVM : Bourse Régionale des Valeurs Mobilières

CA: Conseil d'Administration

C-B: CRÉDIT-BAIL

CEDEAO : Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest

CNCA : Caisse Nationale de Crédit Agricole

FAGACE : Fonds Africain de Garantie et de coopération Economique

GARI : Fonds de Garantie des Investissements

FOBAPE : Fonds de Bonification de d'Assistance aux PME

FSA : Fonds de Solidarité Africaine

PME : Petite et Moyenne Entreprise

SFI : Société financière internationale

SWIFT: Society Worldwide Interbank Financial Télécommunication

TVA : Taxe sur la Valeur Ajoutée

UEMOA : Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine

LISTE DES TABLEAUX

N° des tableaux

Titres

Pages

N°1

Evolution et répartition du capital

 

N°2

Répartition du capital social en pourcentage

 

N°3

Evolution du personnel de 2000 à 2008

 

N°4

Conditions de vérifications des hypothèses

 

N°5

Créances en souffrance

 

N°6

Corrélation entre les créances en souffrance et les créances totales sur la clientèle

 

N°7

Corrélation entre la dégradation de portefeuille clientèle et la rentabilité économique

 

N°8

Corrélation entre la dégradation de portefeuille clientèle et la rentabilité financière

 

N°9

Vérification des hypothèses

 

LISTE DES GRAPHIQUES

N° des graphiques

Titres

Pages

N°1

Evolution des créances en souffrance brutes et créances totales sur la clientèle de 2003 à 2012.

 

N°2

Evolution des créances en souffrance (2002-2011) et des créances totales sur la clientèle (2003-2012).

 

N°3

Evolution du taux de dégradation du portefeuille clientèle et du taux de rentabilité économique de 2003 à 2012

 

N°4

Evolution du taux de dégradation du portefeuille clientèle (2002-2011) et du taux de rentabilité économique (2003-2012).

 

N°5

Evolution du taux de dégradation du portefeuille clientèle et du taux de rentabilité financière de 2003 à 2012

 

N°6

Evolution du taux de dégradation du portefeuille clientèle (2002-2011) et du taux de rentabilité financière (2003-2012)

 

LISTE DES ANNEXES 

N° des annexes

Titres

Pages

N°1

Tableau de bord de l'étude

 

RESUME

Notre étude centrée sur l'impact du risque de crédit sur la rentabilité bancaire : cas de la BOA BENIN nous a permis d'apprécier la performance du système de risque de crédit sur la rentabilité, de cette dernière à travers ; premièrement, l'analyse de l'impact des créances en souffrance sur l'offre totale de crédit à la clientèle pendant la période 2002-2012, deuxièmement, l'analyse de l'impact de la dégradation du portefeuille clientèle sur la rentabilité économique de la BOA Bénin  pendant la période d'étude,enfin l'analyse de l'impact de la dégradation du portefeuille clientèle sur la rentabilité financière de la BOA Bénin  pendant la période d'étude.

En effet, il est à noter que la BOA BENIN fait beaucoup d'effort dans le processus des risques de crédit dans ce sens que les créances en souffrance ont un impact négatif sur l'offre totale de crédit à la clientèle de la BOA Bénin pendant la période. De même il se révèle que la dégradation du portefeuille clientèle affecte négativement la rentabilité économique de la BOA Bénin sur la période. Il faut aussi noter que la dégradation du portefeuille clientèle affecte négativement la rentabilité financière de la BOA Bénin sur la période.

Ces résultats suggèrent que malgré tous les mouvements de crise qui ont bousculée l'environnement bancaire sur le plan national et international ces dernières années, la BOA BENIN a fait beaucoup d'effort pour garder son portefeuille relativement saint.

Néanmoins, au terme de notre étude, nous avons trouvé utile de formuler quelques recommandations à l'endroit de la BOA BENIN dans le sens d'une pérennisation de ses atouts en matière de risque de crédit.

SOMMAIRE

INTRODUCTION

CHAPITRE 1 : CADRE INSTITUTIONNEL DE L'ETUDE

SECTION 1 : PRESENTATION GENERALE DE LA BOA BENIN

SECTION 2 : OBSERVATION DE STAGE ET ETAT DES LIEUX

CHAPITRE 2 : CADRE THEORIQUE ET METHODOLOGIE DE L'ETUDE

SECTION 1 : PROBLEMATIQUE, OBJECTIFS ET REVUE DE LA LITTERATURE

SECTION 2 : HYPOTHESES ET METHODOLOGIE DE RECHERCHE

CHAPITRE 3 : CADRE EMPIRIQUE DE L'ETUDE

SECTION 1 : PRESENTATION, ANALYSE DES RESULTATS ET VERIFICATIONS DES HYPOTHESES

SECTION 2 : SUGGESTIONS ET CONDITION DE MISE EN OEUVRE

CONCLUSION

BIBLIOGRAPHIE

ANNEXES

TABLE DES MATIERES

INTRODUCTION GENERALE

INTRODUCTION

Le Bénin à l'instar des autres pays de l'Afrique, a connu dans les années 80, les répercussions de la crise économique qui ont mis en difficulté un nombre important des institutions financières en général et plus spécifiquement bancaire à savoir la CNCA, la BBD, la BCB etc.

C'est alors qu'avec le renouveau démocratique, le Bénin a opté pour le libéralisme économique en mettant en place les conditions de pérennisation du système bancaire grâce à la loi No 90-018 du 27 juillet 1990 dont l'article trois (3) stipule que sont considérés comme banque « les entreprises qui font profession habituelle de recevoir du public dont il peut être disposé par chèque ou virement et de crédits ou de placements ». Ce qui a engendré un nouveau souffle pour la profession bancaire. De par leur mission, les banques se trouvent au carrefour de collecte de l'épargne et de l'octroi de crédits.

Le risque de crédit est très important pour les banques, les émetteurs d'obligations et les investisseurs. Il est soumis à la fois aux cycles économiques, à la conjoncture du secteur d'activité, au risque pays et aux événements propres à la vie de l'entreprise.

En effet, le métier bancaire, et plus particulièrement l'octroi des crédits, est fondé sur la confiance qu'a la banque en ses clients. Cependant, cette confiance peut être excessive, non calculée ou bien tout simplement non fondée. C'est pour cette raison que le banquier doit évaluer le plus correctement et le plus objectivement le risque des crédits qu'il compte octroyer.

D'une manière générale, il n'y a pas d'activité financière, ni économique sans prise de risque. La notion de risque couvre donc tout événement susceptible d'empêcher un établissement de crédit de réaliser ses objectifs. Communément dans le cadre des activités des banques, on distingue trois grandes catégories de risques : le risque de marché, le risque opérationnel et le risque de crédit. C'est ce dernier type qui fait l'objet de notre étude.

Les dirigeants de la BOA-Bénin n'ignorent pas cet aspect du risque de crédit, mais la question qui se pose est de savoir si les méthodes et moyens mis en place sont suffisamment efficaces pour une bonne analyse des risques de crédits. C'est ce qui justifie le choix de notre thème intitulé : «  IMPACT DU RISQUE DE CREDIT SUR LA RENTABILITE BANCAIRE : CAS DE LA BANK OF AFRICA BENIN ».

Ce présent mémoire constitue une recherche sur les méthodes d'analyse des risques de crédit accordés par les établissements bancaire aux particuliers, aux entreprises.

La structure du présent mémoire s'articulera autour de trois(3) chapitres :

Chapitre 1 : Cadre contextuel

Chapitre 2 : Cadre théorique et méthodologie de l'étude

Chapitre 3 : Présentation et analyse des résultats ; vérification des hypothèses, suggestions et condition de mise en oeuvre.

CADRE INSTITUTIONNEL DE L'ETUDE

CHAPITRE 1 :

CHAPITRE PREMIER : CADRE INSTITUTIONNEL DE L'ETUDE

Dans ce chapitre, il sera question de présenter d'une part, le cadre institutionnel de l'étude (section 1)

SECTION 1 : PRESENTATION DU CADRE INSTITUTIONNEL DE L'ETUDE

Nous allons dans cette partie présenter la Bank Of Africa Bénin à travers son historique, ses missions et ses activités ainsi que la façon dont elle est organisée et enfin au bilan de stage.

PARAGRAPHE 1 : PRÉSENTATION DE LA BOA BÉNIN

Une étude fiable ne peut se faire sans une connaissance parfaite du milieu de l'étude. Cette connaissance théorique que ce soit, constitue le point de départ irremplaçable pour décider de la façon dont-elle devrait fonctionner.

En effet, on ne pourra connaître objectivement une entreprise si l'on ne remonte pas à ses débuts pour connaître son histoire, ses attributions, son organisation ainsi que ses performances dans le temps et dans l'espace.

I- Historique et missions de la BOA

A- Historique 

Après la crise socio-économique des années 80, l'environnement bancaire béninois s'est profondément métamorphosé pour faciliter la collecte de l'épargne et le financement de l'économie grâce à l'avènement des nouvelles banques commerciales au nombre desquelles figure la BOA. Initiée par la société Africain Financial Holding (AFH), la BOA-Bénin deuxième expérience après celle du Mali, a été créée le 29 juin 1989 sous forme d'une société anonyme dont la fiche signalétique se présente comme suit :

FICHE SIGNALETIQUE

RAISON SOCIALE: BANK OF AFRICA.

SIGLE : BOA-Bénin

FORME JURIDIQUE : Société Anonyme à conseil d'administration

NATIONALITE : BENINOISE

DATE ET LIEU DE NAISSANCE : 29 juin 1989 à Cotonou

N°D'IMMATRICULATION AU RCCM : 15053B

CODE BANCAIRE AU BENIN : B0061F

CODE SWIFT : AFRI BJ BJ

N° D'AUTORISATION D'EXERCICE : 219/MF / DGM / DMC / MTC / du 13 octobre 1989

ADRESSE DU SIEGE SOCIAL : Avenue Jean Paul II 08BP :0879 TRI-Postal Cotonou

Tél : (00229) 21 31 32 28 /(00229) 21 31 31 17

Télex : 5079

E-MAIL:BOA.DG@ FIRSTNET.BJ

DATE D'OUVERTURE EFFECTIVE : 15 Janvier 1990

Elle a pour objet la pratique de toutes les opérations financières, commerciales, mobilières, immobilières et des investissements productifs. Elle est une société anonyme dont le capital actuel est de huit (08) milliards de FCFA à raison de 800.000 actions de nominale 10.000FCFA. Elle a été cotée à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) depuis le 17 novembre 2000 avec un cours de trente mille (30.000F CFA) l'action.

Pour faciliter le développement de l'économie béninoise et dans le but de mieux satisfaire les besoins de sa clientèle, la BOA-Bénin s'emploie à se rapprocher de ses clients par l'installation de plusieurs agences sur le territoire national. La devise «LA FORCE D' UN GROUPE, LA PROXIMITE D'UN PARTENAIRE», se trouve de plus en plus concrétisée. Ainsi, nous comptons aujourd'hui dix-huit (18) agences à savoir dix (10) à Cotonou et huit (08) régionales.

Avec ses implantations, la BOA-Bénin dispose du plus vaste réseau bancaire du pays. Il convient de préciser, qu'elle est une banque commerciale entièrement privée dont l'originalité réside essentiellement sur la triple composante de l'actionnariat :

Ø des actionnaires privés nationaux pour leur appui promotionnel au plan local ;

Ø de la société African Financial Holding (AFH) comme partenaire technique fédérateur de la stratégie de groupe ;

Ø des organismes internationaux de promotion du secteur privé africain qui renforcent sa crédibilité.

Evolution et répartition du capital 

Ayant démarré ses activités avec un capital de sept cent millions (700 000 000) F CFA, la BOA-Bénin, pour renforcer ses fonds propres et permettre le bon déroulement de ses services, à aujourd'hui son capital dont l'évolution se présente comme suit :

Tableau N° 1 : Evolution et répartition du capital

Date

Opérations

Montant apportés(en million de FCFA)

Capital(en million de FCFA)

Nombred'action

Montant du nominal(en FCFA)

29/06 /1989

Création de la banque

700

700

140.000

5000

29/09/1989

Apport en numéraire

300

1000

200.000

5000

14/03/1992

Apport en numéraire

500

1500

300.000

5000

11/03/1995

Incorporation des réserves

750

2250

450.000

5000

11/03/1995

Apport en numéraire

250

2500

500.000

5000

11/03/1996

Incorporation de réserves

500

3000

600.000

5000

13/06/1999

Incorporation de réserves + augmentation

600

3600

360.000

10.000

16/08/2000

Offre publique de vente d'actions nouvelles

600

4200

420.000

10.000

08/05/2002

Incorporation de réserves

1260

5460

546.000

10.000

14/08/2002

Offre publique de vente d'actions nouvelles

540

6000

600.000

10.000

14/09/2004

Incorporation de réserves

300

6300

630.000

10.000

14/09/2004

Offre publique de vente d'actions nouvelles

700

7000

700.000

10.000

31/12/2006

Incorporation de réserves

500

7500

750.000

10.000

31/12/2007

Incorporation de réserves

500

8000

800.000

10.000

Source: Rapport d'activité, exercice 2003-2012

Depuis son introduction à la bourse, la répartition du capital social de la BOA-Bénin est détaillée comme suit :

Tableau N° 2 : Répartition du capital social en pourcentage

Actionnaires Années

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

Actionnairesprivés

52,36

51,89

51,76

51 ,60

52,58

52,00

49,82

47,65

46,43

AFH

30,65

34,01

34,28

36,40

36,28

38,50

41,23

43,96

45,19

BOA Côte-d'Ivoire

1,38

1,38

1,38

1,4

1,38

1,40

1,38

1,30

1,30

BOA-Burkina

0

0

1

1

1,08

1,40

1,08

1,01

1,01

BOAD

4,24

4,24

3,86

3,8

3,47

3,50

3,24

3,04

3,03

PROPARCO

7,13

4,24

3,86

1,90

3,47

3,50

3,24

3,04

3,04

Sociétéfinancièreinternationale (SFI)

4,24

4,24

3,86

3,9

1,74

0

0

0

0

Source : Rapport d'activité, exercice 2003 à 2012.

Ressources humaines de la BOA-Bénin

Depuis sa création, la BOA-Bénin a joué un rôle déterminant en employant une main d'oeuvre considérable. Ainsi, dans le cadre de ses activités, elle emploie du personnel composé de permanents et des occasionnels dont le tableau suivant retrace l'évolution dans le temps.

Tableau N°3 : Evolution du personnel de 2000 à 2008

Années

Eléments

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

Permanents

186

197

190

194

199

241

260

265

306

Occasionnels

21

08

21

19

27

13

12

8

6

Total

207

205

211

213

226

254

272

273

312

Source : Résultats de nos investigations.

B- Missions de la BOA-Bénin

La BOA-Bénin comme toute banque commerciale, a pour activité la collecte de l'épargne, l'octroi de crédits et le financement de certains projets.

Elle a pour mission essentiel de participer au développement économique et social du Bénin en intervenant dans plusieurs secteurs vitaux où elle octroie des crédits à court, moyen et long terme aux agents économiques à besoin de financement, et de stimuler la croissance économique qui devrait conduire à la réduction de la pauvreté et du chômage. Ainsi, elle participe au financement de la filière coton, principal produit d'exportation du Bénin ; le financement de deux (02) huileries, celui d'une maïserie et d'une cimenterie, à la construction d'une usine d'égrainage et à appuyer la libération du secteur de transit et de la manutention. Outre le financement, elle offre d'autres services tels que : les conseils en ingénierie financière pour le compte de la clientèle en intervenant dans le montage et le placement d'emprunts obligataires et les prises de participation en capital.

Pour satisfaire les besoins sans cesse croissants de sa clientèle surtout des entreprises, la BOA-Bénin a institué : une société de crédit-bail en octobre 1995 dénommée EQUIBAIL-

Bénin qui accompagne les entreprises dans leur développement quel que soit leur statut ou leur domaine d'activité ; une société de gestion et d'intermédiation ACTI BOURSE qui assure tous les services financiers aux émetteurs et investisseurs dans l'UEMOA ; le lancement des cartes de retrait (SESAME et VISA) et la mise en activité des distributeurs automatiques de billets qui libèrent la clientèle de l'attente aux guichets et de leur permettre de subvenir à leurs besoins de dépenses courantes ou imprévisibles ; un partenariat avec les sociétés telles que : Western Union et Colina pour le transfert d'argent à l'étranger et d'assurance (passeport colina) qui constitue une épargne complémentaire de retraite ; l'ouverture de l'agence ELITE, réservée au traitement personnalisé de toutes les opérations de la clientèle privilégiée ; un nouveau canal de distribution par l'Internet : B-WEB ; une société de financement de l'habitat dénommée Banque de l'Habitat du Bénin (BHB) crée en juillet 2003.

C- Activités de la BOA-Bénin

Les activités de la BOA-Bénin découlent de ses objectifs. Ces principales activités peuvent être regroupées en quatre (04) catégories à savoir :

Ø Les produits aux particuliers ;

Ø Les produits aux entreprises ;

Ø B-web et ;

Ø Les autres produits.

1- Produits aux particuliers

Ces types de produits comprennent :

Le compte de chèque : c'est un compte à vue pouvant bénéficier d'un chéquier ou d'une carte de retrait. C'est un compte disponible à tout moment sur lequel les mouvements se font par caisse, par virement, par chèque, effet ou carte bancaire.

Ce type de compte s'adresse à une clientèle composée de personnes physiques, de fonctionnaires, de salariés du secteur privé, cadre, chef d'entreprises commerçants pour des opérations privés non commerciales et les institutions associations et les coopératives.

Il a pour avantage, de faire domicilier le salaire de l'employé par données informatisées rapidement disponible, d'offrir des prêts à court ou moyen terme notamment pour les salariés, de même que des prêts amortissables à court , moyen ou long terme , rechargeable à tout moment .

Les comptes d'épargnes : ce sont des comptes qui permettent de garantir un avenir radieux à soi et à ses proches.

Il s'adresse aux personnes physiques notamment, les salariés, les propriétaires de maisons, etc. Son avantage réside dans la possibilité de constituer une retraite complémentaire remboursable à tout moment et de bénéficier d'une assurance vie avec un plafond de quatre (04) millions de francs CFA en cas d'accident.

Ø Les prêts personnels : ce sont des prêts qui permettent aux bénéficiaires d'améliorer leur cadre de vie et de réaliser certains projets comme : l'achat de voiture et de meubles ;

Ø Les prêts à l'habitat : ce sont des prêts qui permettent aux bénéficiaires de devenir propriétaire ou d'améliorer leur habitat. Il comprend le crédit sur plan d'épargne et le crédit promoteur.

Ø Les prêtes scolarités : ce sont des prêts qui permettent aux salariés du secteur public ou privé et les retraités bénéficiant d'une pension régulière d'assurer la scolarité de leurs enfants.

Ø Les prêts événements familiaux : ce sont des prêts qui permettent aux salariés du secteur privé et les fonctionnaires ayant leur compte domicilié à la BOA-Bénin depuis un mois de subvenir aux dépenses occasionnées par un évènement familial.

Ø La carte sésame : c'est une carte bancaire à puce qui permet de retirer, en coupure de 5000 et de 10.000 dans la limite du solde disponible 24h/24 ; 7j/7 sans attente aux guichets. C'est une carte strictement personnelle et liée à un code secret connu du seul titulaire. Avec la carte Sésame, la situation du compte est accessible à tout moment.

Ø Les salariés et les fonctionnaires ayant une ancienneté de trois (03) mois : Naissance, mariage, exhumation, baptême etc.

Ø La carte de payement VISA encore appelée carte VISA Electron PROXIMA, est une carte à puce avec un code confidentiel de quatre chiffres garantissant aux clients comme aux commerçants une sécurité optimale par simple signature électronique. Plus sûre que l'argent liquide et plus pratique que le chèque, elle permet de régler les achats chez tous les commerçants affichant le logo VISA. Elle permet de voyager en toute sécurité et de retirer de l'argent dans la monnaie du pays visité.

2- Produits aux entreprises

A ce niveau, on distingue :

Le compte courant: c'est un compte à vue à usage commercial destiné uniquement à enregistrer les transactions commerciales. Son solde peut être alternativement débiteur ou créditeur sur autorisation de la banque. Il s'adresse à toute personne physique exerçant une activité commerciale ou industrielle ou profession libérale. Il offre la possibilité d'ouverture de crédit adapté à l'activité du titulaire du compte et facilite les opérations de retrait dans toutes les agences ; Appui au PME : ce sont des produits et service adaptés, souples et personnalisés permettant une orientation stratégique et commerciale des PME.

Ces services sont souvent offerts sous forme de caution à savoir : caution d'avance, caution de retenu de garantie, etc. Financement des PME : c'est un produit qui assure la réalisation des projets des PME ayant un compte ouvert à la BOA après étude des dossiers. Ces services sont souvent offerts sous la forme de crédit d'exploitation, crédit d'investissement, de mobilisation de créance et mobilisation de stock.

Crédit-bail (CB): c'est une technique de financement par lequel EQUIBBAIL-Bénin qui est une filiale de la BOA-Bénin, achète un bien d'équipement en vue de le louer aux entreprises de tous les secteurs d'activité quel que soit leur taille et qui disposent d'une option d'achat en fin de contrat.

Le crédit-bail s'applique aux biens d'équipements de toute nature y compris les véhicules. Le choix du matériel est fait par l'entreprise locataire elle-même. La durée de la location peut aller jusqu'à 60 mois. Il a pour avantage de stimuler l'accroissement et la modernisation des équipements. Il apporte une solution en matière de garantie par le fait que le matériel financé reste la propriété d'EQUIPBAIL-Bénin jusqu'à l'échéance du contrat de location de longue durée, avec option d'achat. Les loyers sont comptabilisés en charge d'exploitation et sont par conséquent fiscalement déductibles. La TVA facturée sur les loyers est récupérable quelque soit la nature du bien loué.

Les fonds de garantie : c'est un service qui s'adresse aux entreprises privées, existantes ou en cours de constitution dans l'un des secteurs suivants : industrie manufacturière, industrie agro-alimentaire, agriculture, pêche, tourisme, hôtellerie, bâtiment et travaux publics, pour leur permettre de créer une nouvelle entreprise, de développer ou d'améliorer leur capacité de production, de renforcer leur structure financière et de consolider leur fonds de roulement. Les fonds de garantie sont aux nombres de quatre à savoir :

FGARI : Fonds de Garantie des investissements ;

FAGACE : Fonds Africain de Garantie et de Coopération ;

Economique;

FSA : Fonds de Solidarité Africaine ;

FOBAPE : Fonds de Bonification et d'Assistance aux PME.

Ces fonds de garantie partagent avec la banque le risque des opérations de financement pour faciliter l'accès au crédit.

B-WEB en ligne : c'est un outil adapté aux besoins de gestion administrative et financière dans un environnement d'échange hautement sécurisé. Disponible 7j/7, 24h/24, il répond aux besoins de relation rapide avec la banque.

Quant aux autres produits nous pouvons citer :

o épargneretraite ;

o assurance invalidité / décès ;

o crédits automobiles ;

o crédits rechargeables ;

o prêtsmutuels ;

o dépôts à terme ;

o transfert.

II- L'environnement de la BOA-Bénin et la dimension dugroupe

A- Environnement de la BOA-Bénin

L'environnement dans lequel la BOA-Bénin évolue est très concurrentiel.

Parmi ses concurrents, nous pouvons citer :

ü Ecobank-Bénin (EB)

ü ORA-BANK

ü Société Générale de Banque du Bénin (SGBBE)

ü Banque Sahelo-Sahelienne pour l'Investissement et le Commerce (BSIC)

ü BanqueAtlantique-Bénin (BAB)

ü Diamond-Bank Bénin (DBB)

ü Banque Internationale du Bénin (BIBE)

ü African Investment Bank (AIB)

ü Banque Régionale de solidarité (BRS).

Malgré cet environnement, la BOA-Bénin arrive à se maintenir à la première place avec une part de marché d'environ 33% et un total de fonds propres de plus de vingt-cinq (25) milliards de FCFA à la fin de 2007. Lesquelsontconnuune augmentation en 2008.

B- Dimension du groupe 

La BOA-Bénin fait partie d'un groupe bancaire qui gagne progressivement les pays Africains après la première expérience qui fut celle de la BOA Mali créée le 09 décembre 1982. Comme pays dans lesquels est présent le groupe BOA, nous avons :

ü Le Niger avec la BOA- Niger créée le 07 Avril 1994 ;

ü La Côte d'Ivoire avec la BOA - Côte d'Ivoire créée le 29 janvier 1996 ;

ü Le Burkina- Faso avec la BOA- Burkina créée le 12 Mars1997 ;

ü Le Madagascar avec la BOA - Madagascar créée le 19 novembre 1997 ;

ü Le Sénégal avec la BOA Sénégal créée le 25 Janvier 2001 ;

ü Le Kenya avec la BOA Kenya LTD créée en juillet 2003 ;

ü L'Ouganda avec la BOA Uganda créée le 1er juillet 2004 ;

ü La Tanzanie avec la BOA Tanzanie créée en Octobre 2007 ;

ü Le Burundi avec la Banque de Crédit du Bujumbura (BCB) créée en 1922 et qui intègre le groupe BOA le 1er juin 2008.

En dehors de ses banques, le groupe BOA dispose de huit (08) filiales réparties comme suit :

Ø unebanque de l'habitat

· Banque de l'Habitat du Bénin

Ø trois (03) sociétés de crédit-bail

· EQUIBAIL Bénin

· EQUIBAIL Madagascar

· EQUIBAIL MALI

Ø unesociété de bourse

· ACTIBOURSE

Ø deux (02) sociétésd'investissement

· AGORA

· AÏSSA

Ø unefilialeinformatique

· ATTICA

Toutes ces institutions initiées par la société AFH dont l'actuelle dénomination est BOA-GROUPE, sont en collaboration et travaillent dans le même esprit en ce qui concerne la formation du personnel, les développements informatiques, les politiques commerciales et les nouveaux produits. Afin de mieux servir sa clientèle et atteindre ses objectifs, la BOA-Bénin repose sur une organisation dynamique qui se charge de son fonctionnement.

PARAGRAPHE 2 : ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DE LA BOA-BÉNIN

I- Organisation:

La BOA-Bénin dispose de huit (08) directions techniques constituées de directions fonctionnelles et de directions opérationnelles pour mener à bien la mission qui est la sienne : satisfaire la clientèle et assurer sa rentabilité.

1- Directions fonctionnelles

ü La Direction Compliance ;

ü La Direction du Contrôle Général ;

ü La Direction des Affaires Juridique et Contentieuses ;

ü La Direction des Risques ;

ü La Direction des Ressources Humaines ;

ü La Direction Administrative et Financière.

Créée tout récemment, la Direction Compliance s'occupe du contrôle en amont de toutes les opérations de la banque afin de limiter au mieux les risques.

Elle est aussi chargée de proposer de nouvelles procédures au cas où elle constaterait des failles dans la procédure utilisée.

La Direction du Contrôle Général se charge de vérifier l'exactitude et la conformité de toutes les opérations de la banque, veille à la qualité de l'information comptable et financière.

Elle est dirigée par un contrôleur Général, garant du patrimoine de la banque par le contrôle du strict respect des procédures et de la réglementation bancaire.

La Direction des Affaires Juridiques et Contentieuses s'occupe de la prise de garantie pour les financements accordés, de la réalisation des garanties en cas de mauvais dénouement du crédit et de toutes les questions juridiques qui engagent la banque.

La Direction des Risques quant à elle prend en charge les questions ayant rapport aux financements et aux engagements de la banque. Elle s'occupe du:

ü Département Etudes : chargé essentiellement de l'étude des dossiers de financement ;

ü Département Réalisation Crédit : chargé de la mise en place des plans de financement aux particuliers et aux entreprises ;

ü Département Contrôle des Engagements : chargé du contrôle des crédits octroyés.

La Direction des Ressources Humaines se charge de la gestion de la carrière du personnel, de la rémunération de celui - ci et de toutes les questions le concernant.

La Direction Administrative et Financière est chargée des questions administratives et financières concernant la banque .elle est composée du :

ü Département Comptable et Financier qui se charge de la comptabilité de la banque et des questions financières relatives à la banque ;

ü Service des Moyens Généraux qui est chargé de la gestion des immobilisations, de l'approvisionnement général de la banque en biens et équipements et de toutes les dépenses du fonctionnement ;

ü Service Informatique et Télécommunication qui gère le réseau informatique de la banque et se charge aussi de tout ce qui concerne le domaine informatique.

2- Directions opérationnelles

Elles sont au nombre de deux (02) à savoir :

· La Direction de l'Exploitation

· La Direction des Opérations

La Direction de l'Exploitation a pour fonction la coordination des activités de l'agence centrale. En d'autres termes, elle s'occupe de différents départements au nombre desquels on peut citer :

Le Département Clientèle Professionnelle : qui se charge de la clientèle des entreprises. Il coiffe l'agence entreprise où les entreprises ont la possibilité de faire toutes les opérations (versement, retrait, certification, de chèques, remises de chèque, Western Union, ouverture de compte) ;

Le Département Clientèle Privée et Institutionnelle qui a pour fonction de gérer les comptes des gros clients et des institutions. Il a en son sein des services qui permettent à cette clientèle particulière de faire les opérations classiques de dépôt, de retrait, de remise de chèque ;

Le Département Retail et Réseau qui est chargé de la gestion et du suivi de toutes les agences et bureaux qui composent le réseau de la BOA. Il intervient également dans le règlement des difficultés que rencontrent ceux-ci. Il a en son sein le service marketing et communication. Celui-ci, s'occupe de la mise en oeuvre des politiques de promotion des produits et de la communication au public de toutes les informations essentielles à la bonne connaissance de la BOA-Bénin.

La Direction des Opérations quant à elle, prend en charge toutes les opérations effectuées par la banque. Elle estcomposéedu:

ü Service des Opérations Domestiques qui s'occupe de la remise des chèques, de la certification des chèques, des virements de comptes et des rejets de chèques ;

ü Services des Opérations Internationales et de la Trésorerie qui se charge des transferts à l'étranger, des virements reçus à l'étranger, des rapatriements de fonds, des crédits documentaires, des avals de traite et de la trésorerie ;

ü Service Back Office Monétaire qui s'occupe de la gestion des moyens de paiement par carte téléphonique (monétique). Il gère les distributeurs automatiques de billets, les terminaux de paiement électrique, les transactions par la carte VISA et les conflits (opposition sur compte, vol, perte, renouvellement) résultant de l'utilisation des cartes de paiement.

II- Fonctionnement :

La BOA-Bénin dispose pour son fonctionnement de trois (03) organes qui lui permettent d'assurer une gestion efficace de ses ressources.

1- Organe d'Administration

Il est composé du conseil d'Administration et du Bureau des sages.

Le Conseil d'Administration est l'organe suprême qui assure la gestion, la représentation de la société et définit la politique générale. Il est actuellement composé de douze (12) membres élus en assemblée générale et a à sa tête un président et un vice-président.

Considéré comme une innovation et une particularité de la BOA-Bénin, le Bureau des Sages est un organe consultatif et d'arbitrage sur des questions de politiques générales de la banque. Il est instauré depuis 1991 par l'assemblée générale des actionnaires, conformément aux statuts .Il est composé de sept (07) membres élus pour une durée statutaire de trois (03) ans renouvelables. Il a pour but d'assister le Conseil d'Administration dans la gestion de la banque.

2- Organed'Exécution :

C'est l'organe de direction et de conduite de la politique générale adoptée par le Conseil d'Administration. Il a à sa tête un Directeur Général (DG), nommé sur proposition du Conseil d'Administration ayant pour rôle, de définir les attributions des différents services et d'assurer la gestion quotidienne de la banque. Le DG peut être déchu de ses fonctions à tout moment par le Conseil d'Administration. Il est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toutes circonstances au nom de la banque. Ilestassisté d'un adjoint.

3- Organe de contrôle :

Il est chargé du contrôle de toutes les structures de la BOA Bénin. Il se compose des commissaires aux comptes et des auditeurs externes. Les commissaires aux comptes constituent une structure externe de la banque et ont pour rôle la vérification de la conformité des comptes avec les pratiques réglementaires en vigueur. Ils sont chargés de certifier la régularité et la sincérité des comptes et doivent, dénoncer les délits constatés au cours de leurs travaux.

Les auditeurs externes assurent le contrôle de la gestion, le respect scrupuleux des procédures mises en place. Cette activité est essentiellement exercée par la cellule d'inspection de la BOA Groupe.

CADRE THEORIQUE ET METHODOLOGIE DE L'ETUDE

CHAPITRE 2 :

CHAPITRE DEUXIEME : CADRE THEORIQUE ET METHODOLOGIE DE L'ETUDE

La recherche étant une activité scientifique visant à étudier les problèmes qui se posent à un système afin d'y apporter des solutions, il nous paraît opportun de nous prêter à cet exercice.

A cet effet, nous présenterons dans la première section de ce chapitre, la problématique, les objectifs et l'intérêt de l'étude d'une part, ensuite dans la deuxième section, la revue de littérature et le cadre conceptuel d'autre part.

SECTION 1 : PROBLEMATIQUE, OBJECTIFS ET REVUE DE LITTERATURE

PARAGRAPHE 1 : PROBLÉMATIQUE ET OBJECTIFS DE L'ÉTUDE

A- Problématique :

Le Bénin a connu dans les années 80 une crise économique et bancaire qui a beaucoup affecté l'économie nationale. Ce n'est donc qu'au lendemain de cette crise que quelques banques privées ont vu le jour. Parmi elles nous pouvons citer : la BOA-BENIN ; ECOBANK-BENIN ; FINANCIAL-BANK devenue ORA-BANK et la BIBE.

Malgré les multiples efforts que déploie la BOA-BENIN dans l'exercice de ces activités de financement de l'économie ; elle reste confronter à un problème de recouvrement de l'ensemble de ces créances. Une lecture de son état financier de ces dix dernières années a montré que le montant des créances impayées et celui des créances douteuses ou litigeuse occupent une proportion non négligeable dans son portefeuille et connaissent une variation irrégulière.

A la BOA-BENIN, à chaque demande de crédit, procède à une analyse des risques afin de prendre des mesures de protection pour garantir le paiement. A travers leur rapport annuel, on constate que : Entre 2011-2012, le montant total des créances en souffrance à augmenter, passant ainsi de FCFA 220.317.000 à FCFA 221.910.000 soit une augmentation de FCFA 1.593.000. Au cours de cette même période, le montant des créances douteuses et litigieuses est passé de FCFA 26.175.000 à FCFA 32.041.000. De même le montant des impayés passe de FCFA 11.999.000 à FCFA 14.235.000 soit une augmentation de FCFA 2.236.000

Tableau N°5: Créances en souffrance

Années

Créances impayées ou immobilisées

Créances douteuse oulitigeuse

Total créances en souffrance

2003

5124000

5209000

10333000

2004

5479000

6789000

12268000

2005

9567000

10301000

19868000

2006

7729000

10389000

18118000

2007

8462000

10568000

19030000

2008

14018000

11878000

25896000

2009

11878000

26175000

38053000

2010

10002000

20370000

32041000

2011

11826000

26175000

38001000

2012

15023000

32041000

47064000

L'augmentation du montant des créances douteuses et des impayés de 2011-2012, nous conduit à poser la question centrale à savoir : la question centrale suivante : Quel est l'impact du risque de crédit sur la rentabilité de la BOA ?

De cette question centrale découle trois(3) questions de recherche :

· Quel est l'impact des créances en souffrance sur l'offre totale de crédit à la clientèle ?

· Quel est l'impact de la dégradation du portefeuille clientèle sur la rentabilité économique de la BOA Bénin ?

· Quel est l'impact de la dégradation du portefeuille clientèle sur la rentabilité financière de la BOA Bénin ?

B- Objectifs de l'étude

Nous distinguons l'objectif général et les objectifs spécifiques.

Objectif général

Analyser l'impact du risque de crédit sur la rentabilité de la BOA Bénin

Objectifs spécifiques

· Analyser l'impact des créances en souffrance sur l'offre totale de crédit à la clientèle pendant la période 2002 - 2012.

· Analyser l'impact de la dégradation du portefeuille clientèle sur la rentabilité économique de la BOA Bénin  pendant la période d'étude.

· Analyser l'impact de la dégradation du portefeuille clientèle sur la rentabilité financière de la BOA Bénin  pendant la période d'étude.

PARAGRAPHE 2 : REVUE DE LITTÉRATURE

La revue de littérature fait le point des connaissances en termes d'outils d'analyse, de mobilisation et d'enquête. Dans le cadre de la recherche, elle permet de prendre connaissance de ce que pensent certains auteurs.

La revue de littérature permet à toute recherche, de s'assurer au préalable de l'état des connaissances acquises sur les problèmes identifiés.

Après avoir défini les concepts clés de notre étude nous ferons le point sur les contributions antérieures.

A- Définitions des concepts

1- Notion de banque

La banque est un établissement de crédit ayant pour objet de procurer des services financiers aux particuliers ainsi qu'aux entreprises, qu'elles soient privées ou publiques 

Le mot « Banque » apparaît dans la langue française au XVe siècle. Le monde contemporain de la banque est né, par concentration successives, de la convergence de trois activités financières, à savoir : l'activité de changeur de monnaie qui s'était développée face à la prolifération des devises au sortir du bas Moyen-âge, l'essor du commerce pratiqué par les républiques maritimes italiennes et l'ouverture de sociétés commerciales dépassant les comptoirs, et enfin, de l'activité de crédit exercée par la communauté juive.

Aujourd'hui, l'activité bancaire consiste à collecter des fonds qui, mobilisés sous des formes variables (par l'octroi d'un prêt par exemple), permettent le financement de l'activité économique.

Selon le petit Larousse(2001), la banque est un établissement privé ou public qui facilite les paiements des particuliers et des entreprises, avance et reçoit des fonds, et gère les moyens de paiement.

Pour R. WAUTHY et P. DUSHESNE(1983), la banque est l'organisme financier dont la fonction essentielle est de recevoir des dépôts en vue de les prêter sous formes d'avances aux pouvoirs publics, aux entreprises industrielles, commerciales et agricoles pour le besoin de leur fonds de roulement, et, depuis peu pour les investissement à moyen et à long terme, et à des particuliers pour leurs besoins personnels.

MARTINET A. et SILEM A. (2003), affirme que : six catégories d'établissements bancaires sont à distinguer : les banques proprement dites, les établissements du secteur mutualiste et coopératif, les caisses d'épargne et de prévoyance, les caisses de crédit municipal, les sociétés financières et les institutions financières spécialisées.

L'ensemble des banques, chapeauté par la banque centrale forme le « système bancaire » d'une zone monétaire. On distingue ainsi trois sortes de banques selon leur rôle :

ü Banquecentraleoubanqued'émission

Elle a pour rôle principal l'émission des billets de banque. Outre cela, elle a aussi pour rôle de règlementer et superviser les opérations des différentes banques, en veillant notamment à leur solvabilité à l'égard des dépôts.

Raison pour laquelle elle est dite « Banque des banques ».

Elle a aussi pour rôle de superviser la production de monnaie par ces banques, et d'en réguler l'usage par le biais des taux d'intérêt directeurs. La théorie économique y voit un moyen de réguler la croissance, via l'incitation à l'épargne ou à la consommation, et d'agir sur l'inflation.

ü BANQUES DE DÉPÔTS (COMMERCIAL BANKS)

Elles travaillent essentiellement avec leurs clients, particuliers, professionnels et entreprises ; reçoivent du public des dépôts de fonds à vue et à terme et les utilisent en opération de crédit, essentiellement à court et moyen terme, et sont séparées entre :

§ Les banques de détail (Retail banks) : destinées aux particuliers, aux professionnels et aux PME

§ Les banques d'affaires (wholesale banks) : destinées aux moyennes et grandes entreprises.

Mais le plus souvent, il s'agit de deux départements d'une même banque.

ü BANQUESD'INVESTISSEMENT (INVESTMENT BANKS)

Elles travaillent essentiellement sur les marchés financiers et lancent notamment des opérations financières (émissions d'emprunts obligataires, souscriptions d'actions, introduction en bourse, fusions - acquisitions, ...).

Aux E.U, une incompatibilité a été créée par le « Banking Act de 1933 », plus connu sous le nom de « Glass-Steagall Act » entre les activités de :

§ Banque commerciale : qui reçoit les dépôts et qui effectue des prêts

§ Banque d'investissement : qui réalise des opérations sur titres et valeurs mobilières.

2- La notion de dépôt

On entend par dépôt les liquidités confiées à une banque par une personne physique ou morale (DALLOZ, 2004). Selon l'article 4 de la loi française du 13 Juin 1941, relative à la réglementation bancaire, le dépôt se définit comme « l'ensemble des fonds reçus sous forme de dépôts, quelles que soient leurs dénominations, tout fonds que toute personne reçoit avec ou stipulation d'intérêt de tout tiers sur sollicitation ou à la demande du déposant, avec le droit d'en disposer pour les besoins de son activité propre, sous la charge d'assurer au dit déposant un service de caisse et notamment de payer à concurrence des fonds se trouvant en dépôt, tout ordre de disposition donné par lui par chèque, virement ou de tout autre façon en sa faveur ou en faveur des tiers, et de recevoir pour les joindre au dépôt toute somme que le dit déposant soit en accord avec celui-ci en vertu de l'usage ».

Ainsi, quelque soit la forme de dépôt, la banque a le droit d'en disposer pour les besoins de son activité mais, à l'obligation d'assurer au déposant un service de caisse pour ne pas perdre la confiance de la clientèle qui est sa raison d'existence.

On distingue les dépôts à vue dont le propriétaire peut disposer à tout moment de la somme correspondante et les dépôts à terme qui sont des fonds que le déposant s'engage à ne réclamer avant un délai donné, moyennant le versement d'un intérêt par la banque.

Une entreprise est dite viable lorsqu'elle présente des conditions nécessaires pour durer dans le temps, se développer.

Dans le domaine bancaire, la viabilité peut se présenter sur quatre plans :

Sur le plan financier :

Une banque peut être considérée comme financièrement viable si son taux d'intérêt débiteur non subventionné est au moins égal au coût de chaque unité monétaire prêtée. La viabilité financière peut aussi être définie comme la capacité d'une banque à offrir des services financiers à sa clientèle sans pour autant compter sur un appui extérieur. Dans ce cas, la maîtrise des charges liées aux opérations de prêt serait nécessaire pour atténuer l'évolution des taux débiteurs et éviter que les coûts des crédits soient accablants aux emprunteurs. En outre, le taux des impayés doit être minimisé ainsi que les détournements souvent opérés par les personnes.

Sur le plan économique :

Une institution bancaire peut être qualifiée économiquement viable si les revenus générés par ses opérations de prêt arrivent à couvrir le coût économique (coût d'opportunité) des fonds utilisés pour le crédit ainsi que les autres opérations. L'accroissement du volume d'activité serait nécessaire pour générer les revenus supplémentaires.

Sur le plan institutionnel :

Une banque peut être considérée comme institutionnellement viable si elle arrive à définir et applique des procédures administratives, fonctionnelles, souples et adaptées aux besoins de la clientèle cible.

Une courte distance hiérarchique serait nécessaire pour l'intégration de toute l'équipe de la structure, et conduit cette dernière vers la viabilité souhaitée. Par ailleurs, la viabilité institutionnelle signifie que la banque soit juridiquement reconnue, inscrite, dans la loi bancaire et enfin surveillée par la banque centrale de son pays.

Ø Sur le plan social :

La banque peut être considérée comme socialement viable si elle est réellement appropriée par les différents acteurs de la zone d'intervention avec qui elle a élaboré les modalités d'offres de services financiers et si elle est bien intégrée dans son environnement.

3- Notion de crédit

Si nous supposons qu'un agent économique doit disposer des revenus suffisants pour assurer sa consommation et ses investissements, pour constituer une épargne, il arrive souvent que les revenus dont il dispose ne suffisent pas à satisfaire ses besoins d'où la nécessité de recourir au crédit. Dans ce cas, les banques et les IMF jouent un rôle primordial en tant qu'intermédiaires financières chargées de prêter l'argent à ceux qui en ont besoin.

Plusieurs auteurs ont essayé de donner des définitions au mot crédit.

Etymologiquement, le mot crédit provient directement du latin credere qui signifie croire, se fier à. (YVES, B. 1975).

Selon YVES B. (1975), le mot crédit est défini différemment selon que l'on se place du point de vue du débiteur ou du créditeur. Pour le débiteur, c'est la mise en valeur d'une épargne non utilisée à des fins d'investissement propre et disponible pour une période plus ou moins longue. Pour le créditeur, c'est essentiellement un gain de temps, c'est la possibilité de jouissance immédiate d'un bien dont le coût différé, le taux d'intérêt constitue alors le coût du temps gagné.

Le terme de crédit renvoie dans la plupart des cas à la location de la monnaie moyennant un taux d'intérêt raisonnable.

Selon Georges DUTALLIS(1964), faire crédit, c'est faire confiance. Le crédit est considéré comme un acte de confiance comportant l'échange dans le temps d'un bien sous condition d'une contrepartie futur. Le crédit implique une confiance fondamentale dans la réalisation de cette contrepartie. Selon J.BRANGER(1964), le crédit est une opération qui consiste à se dessaisir du bien, à céder un pouvoir d'achat, à prendre un engagement en échange de la promesse d'une contre prestation différée dans le temps, la confiance l'emportant sur la crainte du risque.

Le crédit est une notion qui comporte deux éléments principaux à savoir le temps et le risque. D'une part, la location de l'argent en fonction de la durée du prêt, pour le prêteur correspond à une indisponibilité de fonds. D'autre part, au fur et à mesure de la durée du prêt, le risque d'insolvabilité de l'emprunteur augmente, cela justifie une sorte de prime qui s'ajoute au loyer de l'argent.

Le crédit englobe trois éléments essentiels:

§ le temps: pendant lequel l'emprunteur dispose du bien prêté, et le prêteur se prive de la jouissance de ce bien;

§ la confiance: fait par le créancier au débiteur, donc obtenir un crédit c'est bénéficier ;

§ de la confiance, la promesse de réalisation du prêt;

§ le prix du crédit est l'intérêt. Le service rendu se voit clairement quand on compare le poids du gain prêté et celui de la récolte obtenue, et on peut partager le bénéfice avec le prêteur.

4- Notion de crédits bancaires

Une banque est une entreprise qui gère les dépôts, collecte l'épargne des clients, accorde des prêts et offre des services financiers. Elle effectue cette activité en général grâce à un réseau d'agences bancaires.

Les particuliers déposent généralement leurs encaisses sur leur compte de chèques, les entreprises sur leur compte courant. Les épargnes peuvent être exposées sur des comptes épargne ou employées à la souscription de bon de caisse.

Les fonds constituent la majeure partie des ressources qui permettent à la banque de consentir des crédits.

Selon PRUCHAUD J(1960).,« le crédit bancaire est en général l'opération par laquelle la banque met une somme déterminée à la disposition d'un tiers appelé emprunteur moyennant l'engagement pris par ce dernier de payer au banquier les intérêts convenus et de lui restituer à l'époque fixée pour le remboursement, une somme équivalente à celle qui lui a été fournie»

JOHN STUART(1967), classe les différents types de crédits en fonction de certains critères notamment la durée, le degré de libéralité des banques, l'objet, la forme et d'après l'origine des crédits.

ü Le crédit à court terme

Une entreprise ou un particulier quelques soit sa santé financière est parfois confronté à des besoins de trésorerie. Ce sont des besoins à court terme qui permettent aux clients de la banque de faire face à ces engagements auprès des fabricants ; des fournisseurs ; de son personnel pour les entreprises ou encore une liquidité monétaire pour ces besoins personnels pour le particulier.

C'est un crédit dont la durée ne dépasse pas deux (2) ans et il porte essentiellement sur des besoins liés à :

§ L'approvisionnement en petit matériel ; en petits équipements ;

§ La fabrication des produits ;

§ La commercialisation des produits ;

§ La consommation; etc.

On peut distinguer plusieurs types de concours :

§ Ceux accordes en anticipation de rentrée certaine et qui, selon le montant la durée, feront l'objet d'un contrat de prêt ;

§ Ceux accordent en anticipation d'épargne qui feront l'objet, dans tous les cas d'une offre préalable et d'un contrat de prêt ;

§ Ceux enfin, qui permettent d'éviter un décaissement immédiat.

ü Le crédit à moyen terme

D'une durée de 2 à 7 ans, le crédit à moyen termes accordé soit par une seule banque, soit par une banque en concours avec un établissement spécialisé (crédit national, crédit d'équipement des PME, etc.)

Il faut éviter dans tous les cas, que la durée du financement soit longue que la durée d'utilisation du bien que crédit à moyen terme finance.

Celui-ci s'applique donc à des investissements de durée moyenne telle que les véhicules et les machines et de façon plus générale, à la plupart des biens d'équipements et moyens de production de l'entreprise

La durée du prêt doit cependant tenir compte de possibilité financière de l'entreprise. Celle-ci en effet, en pendant cette période, doit pouvoir non seulement assurer le remboursement du crédit, mais encore dégagé un autofinancement suffisant pour reconstituer le bien qui s'use (c'est l'amortissement)par le crédit à moyen terme, le banquier distingue ceux qui sont réescomptables de ceux qui ne le sont pas. Si dans les deux cas, la banque prend le risque de l'opération, elle a la possibilité dans le premier cas de mobiliser sa créance.

Comme le crédit à court terme, le crédit à moyen terme comprend aussi plusieurs catégories entre autres on peut citer : Le crédit de consommation (crédit ou prêt affecté : exemple : le crédit auto ; le crédit d'équipements ; ...)

ü Le crédit à long terme

D'une durée de 7 à 10 ans, il est accordé par les institutions financières spécialisées. Pour ce type de financement, la banque ne joue, la plupart du temps qu'un rôle d'intermédiaire avec toute fois, dans certains cas, une participation en risque avec l'établissement préteur. Ces institutions financières spécialisées assurent le financement de ces crédits sur les sources provenant principalement d'emprunt obligataire.

En guise d'exemple de crédit à long terme on a :

Le crédit d'investissement : c'est un crédit qui peut être à moyen ou à long. Mais le plus souvent il est utilisé pour le long terme. Et ses caractéristiques sont :

Définition : Un crédit d'investissement est un crédit ou un prêt à moyen ou à long terme dont le taux d'intérêt, les modalités d'utilisation et le plan de remboursement sont fixés par contrat.

But : il peut servir à financer des investissements en actifs fixes comme des bâtiments, des machines, de l'équipement, etc.

Un crédit d'investissement peut aussi financer la reprise ou la création d'un commerce.

Enfin, ce type de crédit sert aussi souvent à reconstituer le fonds de roulement afin de conférer à l'entreprise une structure financière saine.

Fonctionnement : Supposons qu'une entreprise souhaite effectuer un investissement mais ne dispose pas des fonds

Nécessaires ou ne souhaite pas y affecter les fonds dont elle dispose. Elle s'adressera alors à une banque avec laquelle elle négociera les différentes modalités du crédit.

Le résultat de ces négociations est alors établi dans un contrat.

Suivant l'objet de l'investissement, le crédit peut être utilisé en une fois (par exemple pour le financement d'une machine, du fonds de roulement) ou par tranches (par exemple pour la construction d'un hangar).

A chaque utilisation, la banque exigera toutefois des documents prouvant l'authenticité des investissements, comme des factures, des états d'avancement, etc.

Une fois le crédit entièrement utilisé, l'entreprise procédera au remboursement suivant un plan d'amortissement convenu, par le biais de versements périodiques. On peut opter pour un amortissement fixe ou un amortissement dégressif.

Dans tous les cas, l'amortissement se fait en deux parties, d'une part l'amortissement du capital et d'autre part l'amortissement de l'intérêt.

Durée : elle est fonction de l'objet financé et correspondra en principe toujours à sa durée de vie économique.

La durée d'un crédit d'investissement ne peut cependant jamais être inférieure à trois ans ni supérieure à vingt ans.

Coût : Comme on l'a dit plus haut, des intérêts sont imputés sur l'encours du crédit. Pour calculer ces intérêts, l'on part du taux de base pour les crédits d'investissement, majoré d'une marge donnée. Cette marge est fonction de la "qualité" de l'entreprise (plus précisément sa capacité de remboursement, les perspectives de revenus, etc.), de la durée du crédit et du risque inhérent à l'objet financé.

Le taux d'intérêt peut être fixe ou variable. En cas de taux variable, une clause de révision périodique est prévue. En fonction de l'évolution du taux du marché, le taux d'intérêt est adapté à la hausse ou à la baisse.

Les intérêts peuvent être payables mensuellement, trimestriellement ou, exceptionnellement, semestriellement ou annuellement. Le mode de calcul et de paiement des intérêts a une grande influence sur le coût global du crédit.

Risque : Le risque est qu'à l'échéance l'entreprise ne soit pas en mesure de rembourser.

Ce risque est d'autant plus grand que l'investissement financé s'avère peu rentable et ne génère dès lors pas suffisamment de revenus au regard des obligations financières supplémentaires.

C'est pourquoi la banque effectuera une analyse approfondie de l'impact du nouvel investissement sur la gestion globale de l'entreprise.

Dans le cadre de son analyse, elle se concentrera principalement sur la capacité de remboursement

5- Notion de risques bancaires

Les risques bancaires sont multiples et multidimensionnels. Il faut les classifier et les définir le mieux possible en vue de les mesurer et de les maîtriser.

§ Le risque lié aux mouvements des marchés est spécifiquement financier ;

§ Le risque de crédit, considéré comme commercial, est celui qui provoque des pertes en cas de défaut des contreparties ;

§ Le risque opérationnel, désigne le risque de dysfonctionnement, de défaillances attribuables à des procédures, à des personnels, à des systèmes internes où à des événements extérieurs ;

§ Les autres risques que l'on ne peut catégoriser ;

§ Pour plus de compréhension, nous détaillons ces trois types de risque dans une partie dédiée.

ü Le risque de crédit :

Le risque de crédit se définit par comme "par la perte potentielle supportée par un prêteur suite à une modification de la qualité du crédit de l'une de ces contreparties sur un horizon donné". On peut spécifier trois composantes du risque de crédit : le risque de défaut, le risque de dégradation de la qualité du crédit, le risque de recouvrement. Le risque de défaut correspond à l'incapacité ou au refus de la contrepartie d'assurer le paiement de ses échéances. Le risque de dégradation de la qualité du crédit résulte de la perte de fiabilité du débiteur. Le risque de recouvrement correspond à l'incertitude liée au taux de recouvrement postérieur à un défaut constaté.

ü Le risque de marché :

Le risque de marché représente le risque de variation du prix d'une grandeur économique constatée sur un marché, se traduisant par une perte ou comme le risque financier dû à l'incertitude quant à la valeur future d'un portefeuille d'avoir ou de dettes. On distingue généralement trois catégories de risques de marché : le risque de taux d'intérêt, le risque de change, le risque de variation de cours.

§  Le risque de taux d'intérêt :

Le risque de taux d'intérêt fait courir au à la banque l'évolution ultérieure des taux d'intérêt. Le risque de taux recouvre deux éléments : un risque général qui est lié à l'évolution des taux d'intérêt et un risque spécifique qui représente le risque lié à l'appréciation par le marché de l'émetteur de l'instrument. Deux principales méthodes d'évaluation peuvent être retenues pour le risque général. La première est fondée sur un échéancier détaillé où les titres sont ventilés et pondérés selon leur durée restant à courir, puis multipliés par un coefficient qui représente la variation de taux. La deuxième méthode se fonde sur la duration exacte de chaque titre. Les positions pondérées font ensuite l'objet d'exigences en fonds propres. Le risque spécifique vise à tenir compte du risque de contrepartie lié à l'émetteur de l'instrument, qu'il faut distinguer du risque lié à la contrepartie de la transaction. Les positions nettes sur chaque titre sont alors affectées de pondérations qui reflètent la qualité de l'émetteur.

§ Le risque de change :

Le risque de change touche les créances et dettes libellées en devises, et réside dans le risque de variation du prix des devises par rapport à la monnaie nationale. Contrairement au risque de taux et de cours, le calcul de la position de change ne se limite pas au portefeuille de négociation mais englobe d'autres opérations enregistrées au bilan ou hors bilan.

L'analyse du risque de change nécessite de déterminer le montant des positions détenues pour chaque devise, puis de mesurer la position de change globale par addition, en appliquant les pondérations forfaitaires exprimant les corrélations entre devises.

§ Le risque de variation de cours :

Le risque de variations de cours est un risque de prix sur la position détenue sur un actif financier déterminé. Le risque de position sur actions résulte d'une détérioration de la situation de l'émetteur (risque de crédit classique) ou d'une dégradation du marché des actions. On distingue donc un risque de contrepartie (risque spécifique) et un risque général de marché.

ü Le risque opérationnel :

Ce risque vient des pertes directes ou indirectes pouvant résulter de carences ou de défaillances attribuables à des procédures, à des personnels, à des systèmes internes ou à des événements extérieurs. Cette définition inclut le risque juridique, mais ne comprend pas expressément les risques stratégiques et le risque de réputation, ces risques étant encore mal appréhendés. Les banques peuvent recourir à trois approches, que nous exposerons plus loin, pour évaluer le risque opérationnel : l'approche indicateurs de base (Basic : BL), l'approche standardisée (standardized approch : SA) et l'approche en mesures avancées (Advanced measurement approch : AMA).

ü Le risque d'illiquidité :

Le risque d'illiquidité consiste pour un agent économique à ne pas pouvoir payer son passif exigible avec ses créances liquides. Le risque d'illiquidité est un risque encouru notamment par les entreprises commerciales industrielles ou financières.

Pour une banque, il se caractérise par son incapacité à pouvoir faire face à des retraits massifs de sa clientèle.

ü Le risque pays :

Compte tenu de la forte croissance du commerce mondial (+ 6 % par an environ) et des investissements internationaux notamment dans les pays émergents plus risqués et instables, les enjeux liés au risque pays sont désormais à prendre en compte dans certains cas.

Le « risque pays » peut être défini comme le risque de matérialisation d'un sinistre, résultant du contexte économique et politique d'un Etat étranger, dans lequel une entreprise ou une banque effectue une partie de ses activités.

6- Notion du risque de crédit :

Les opérations de crédits comportent plusieurs formes de risque dont les principales catégories sont :

ü  Le risque lié aux relations entreprises - banque :

Certes que la relation banque-entreprises à travers le crédit s'avère généralement bénéfique pour les deux parties par le respect des obligations et le dénouement normal des opérations, mais elle peut présenter des fois une source de deux types de risque :

Le risque d'immobilisation des fonds prêtés : dans le cas où le client ne peut honorer ses obligations dans le délai prévu.

Le risque de non-paiement : dans le cas où le client se voit dans l'incapacité d'effectuer le remboursement de l'emprunt. Les situations de non-paiement ou d'immobilisation des fonds proviennent soit de la conjoncture (risque général), soit de l'activité du client (risque professionnel) soit enfin de la situation et la personnalité de celui-ci (risque particulier).

Le risque général :

Tenant de la conjoncture politique, économique, sociale ou même des évènements naturels graves, le risque général est difficile à prévoir.

§ Les crises politiques (guerre, ruptures diplomatiques...) peuvent entraîner des représailles économiques telles que des réquisitions, suspensions de paiement, des suspensions de fournitures de matières et de produits... ;

§ Les crises économiques dans la mesure où elles ralentissent considérablement les échanges peuvent provoquer l'asphyxie des entreprises financièrement fragiles ;

§ Les troubles sociaux (grèves émeutes...) peuvent paralyser l'activité économique globale ou particulière à certains secteurs ; ils peuvent également n'avoir lieu que dans une entreprise (grève de revendications salariales par exemple) et affecter l'exploitation de celle-ci pendant un certain temps ;

§ Enfin, les événements naturels graves et imprévisibles tels que les tremblements de terre, les inondations, la sécheresse, les épidémies etc. peuvent frapper durement l'économie d'une ou de plusieurs régions.

Le risque professionnel :

Lié comme son nom l'indique à l'activité même de la clientèle, le risque professionnel peut apparaître et s'aggraver lors de modifications brusques ou de changements profonds affectant les habitudes d'une profession tels principalement :

§ Les découvertes et les révolutions des techniques et des technologies ;

§ La fermeture de marchés extérieurs ;

§ Les variations importantes dans les prix mondiaux, dans les cours des devises, dans la fourniture des matières premières, des produits finis, etc.

Le risque particulier :

Lié à l'activité de chaque entreprise à part, ce risque est fonction de la personnalité des dirigeants (leur expérience, leur moralité, leur surface, etc.), de la structure financière de l'affaire (structure d'endettement, suffisance du fonds de roulement, la rentabilité de l'affaire etc.), de l'activité commerciale (dynamisme des ventes, rotation des sortes, les délais accordés à la clientèle, etc.), de l'adaptation de l'entreprise aux contraintes économiques : l'évolution des techniques, investissements, amélioration des procédures etc.

ü Le risque lié à la politique commerciale de la banque :

Cette deuxième source de risque est liée étroitement à la concurrence entre les banques et à l'importance de la distribution de crédits par la banque.

Le risque lié à la concurrence :

Dans le but d'attirer une clientèle de plus en plus large, les banques peuvent concéder à quelques règles d'une saine gestion. En effet, pour préserver sa clientèle et toucher à la clientèle de la concurrence la banque peut octroyer des crédits plus élevés que ses consoeurs.

Le risque lié à la concurrence couvre aussi bien le client que la banque.

En fait, un crédit excessif peut d'une part affecter l'équilibre financier de la société et d'autre part encourager le promoteur à faire des investissements improductifs en se détournant de l'objet même du crédit.

Sur un autre plan, la concurrence entre les banques peut prendre une autre forme qui reste elle aussi préjudiciable. On évoque ainsi les rémunérations excessives des dépôts à terme.

Donc, la confrontation des rémunérations exagérées des dépôts à terme à l'octroi excessif des crédits peut entraîner la banque dans des cercles vicieux pour pouvoir réconcilier entre les engagements en crédits et la rémunération des dépôts.

Les risques liés à la distribution du crédit :

En distribuant des crédits, le banquier cherche à concilier sa tendance à obtenir le maximum de profit par l'accroissement du volume de ses concours avec ses possibilités de trésorerie et les contraintes qui lui sont imposées par les autorités de tutelle.

Donc une mauvaise prévision des niveaux de distribution des crédits peut causer deux types de risque : un risque commercial ou un risque de pénalisation par les autorités monétaires. Ainsi, le souci majeur du banquier reste l'optimisation de ces risques dans une marge de manoeuvre qui est de plus en plus restreinte.

Le risque commercial :

Le risque commercial est lié étroitement au volume des crédits octroyés. En effet, il existe des optimums à respecter, et tout dépassement ou manquement important par rapport aux normes peut avoir des effets néfastes sur la liquidité et/ou la clientèle de la banque.

Corrélation entre risque et crédit bancaire

Quelles que soient les modalités adoptées ou les précautions prises, le banquier ne peut pas exclure les risques d'un crédit qu'il octroie. Tout ce qu'il peut faire, c'est de prendre des risques inévitables et de s'efforcer d'écarter ou du moins, de bien peser ceux qu'il pouvait éviter.

v Les risquesinévitables

Quatre types de risques sont qualifiés pour le banquier de risques inévitables ; ce sont ceux dont la survenance dépend des phénomènes aléatoires difficilement prévisibles au moment du contrat de crédit. Le banquier peut donc être excusé de les subir parce qu'il ne pouvait à l'avance s'assurer de leur survenance. L'opération du crédit, elle-même étant une activité à risques, ces risques sont qualifiés de normaux pour le banquier. Il s'agit de :

· La défaillance des débiteurs du crédité

Au moment de l'ouverture d'un crédit, ni le crédité, ni le banquier (créditeur) ne pouvait prévoir la faillite des débiteurs du crédité. Le banquier qui le sait n'accordera jamais de crédit car, si les débiteurs du crédité sont effectivement défaillants, il est clair que ce dernier ne pourra plus rentrer en possession de ses fonds qui lui permettront de rembourser en retour le banquier.

· Une autre destination donnée au crédit obtenu

L'argent pouvant servir à tout règlement, un crédité malhonnête peut facilement détourner un crédit de sa destination initiale. Si tel était vraiment le cas, le remboursement ne sera plus assuré à l'échéance. Pour lutter contre ce risque, les banquiers pensent adopter une politique de suivi de crédit en vue d'assurer la conformité entre l'objet du crédit et l'utilisation qui en est faite.

· La fluctuation des prix des marchandises

L'instabilité des taux de change, l'inflation et la conjoncture économique peuvent faire varier le prix des marchandises formant la base d'un contrat de crédit. Cette variation vient fausser les calculs sur la base desquels le banquier avait donné son accord. Par conséquent, la promesse du crédité se trouve aussi faussée. Le banquier ne pourra plus rentrer dans ses fonds à l'échéance convenue.

· La mésentente entre le crédité et le banquier lors d'une demande de remboursement

Une demande de remboursement peut causer une situation tendue entre le banquier et son client. Il peut en résulter non seulement le risque de non remboursement, mais aussi la perte totale du client.

Rappelons alors au banquier qui veut se faire rembourser tout en gardant sa clientèle de pratiquer une politique qui ne serait pas trop rigoureuse.

v Les risques à éviter

Les risques à éviter sont ceux qui découlent des activités ou situations présentant une grande incertitude. Etant donné que le risque aussi provient des incertitudes qui peuvent survenir, trop d'incertitudes ne peuvent avoir comme effet que des risques énormes. Face à des cas de crédit pareils, le banquier doit savoir éviter de s'engager. Sinon il court de grands risques. Nous distinguons trois cas :

· Le client dispose déjà d'importants concours chez d'autres banquiers

Avant de donner son accord pour une demande de crédit, un bon banquier doit chercher à savoir si son client n'a pas déjà obtenu de concours bancaires ailleurs. Cela lui permettrait d'éviter que son argent ne soit utilisé à rembourser d'autres dettes. Si malgré un cas d'endettement excessif ailleurs, le banquier accorde le crédit, il prend un risque anormal.

· Le client n'est pas en règle vis-à-vis du fisc

Lorsque le client n'est pas en règle vis-à-vis du fisc, le banquier peut le savoir grâce aux documents comptables qui lui seront présentés. Accorder un crédit malgré cette irrégularité, c'est prendre des risques anormaux, car les chances de remboursement sont trop faibles.

· La marchandise, objet du contrat est spéculative

Une marchandise est spéculative lorsque son écoulement peut être contrôlé par une ou plusieurs personnes dans le but d'aggraver ou de provoquer sa pénurie. Un crédit bancaire ne saurait être accordé pour le financement d'une telle activité.

En somme, il faut rappeler qu'aucun crédit bancaire n'est exempt de risque. De plus, l'octroi de crédits est l'une des principales activités bancaires.

Par conséquent, le banquier chargé de les distribuer doit pouvoir les identifier clairement afin de mieux apprécier l'ampleur des risques à courir.

7- Les facteurs déterminants du risque de crédit :

Le risque de défaut d'une entreprise est très difficile à cerner en totalité, compte tenu du nombre élevé de paramètres desquels il dépend. Ces facteurs peuvent être internes à l'entreprise comme ils peuvent faire partie de son environnement externe.

Les facteurs liés à l'entreprise elle-même : Ce sont les paramètres propres à chaque entreprise, qui donnent des indications sur la probabilité de défaillance pendant la durée de crédit, plusieurs facteurs entrent en jeu pour déterminer le degré de risque, ces facteurs sont liés à la gestion, au profil des dirigeants, aux procédés de fabrication, à la qualité des produits, à l'équilibre financier, etc.

Les facteurs liés à l'environnement de l'entreprise : Ces paramètres sont les plus difficiles à cerner et à prévoir, ils sont liés à des facteurs externes à l'entreprise et qui peuvent influencer négativement la bonne marche de ces activités. En effet, un secteur dont les barrières à l'entrée (barrières administratives, investissements lourds, technologie avancée etc.) ne sont pas suffisantes pour empêcher d'éventuels nouveaux entrants d'apparaître sur le marché est un secteur risqué.

Les relations en amont de l'entreprise donne des indications sur une éventuelle hausse des prix, la dégradation de la qualité des produits fournis, ou même une rupture de stock causée par un pouvoir de négociation des fournisseurs trop important, vu leur nombre réduit, ou leur taille importante.

Les relations en aval de l'affaire sont aussi à prendre en considération, notamment le pouvoir de négociation des clients qui sera un facteur déterminant des prix pratiqués, des délais de paiement, et des conditions de vente de façon générale qui peuvent influencer négativement la rentabilité de l'entreprise. Il est aussi pertinent d'étudier la taille de la clientèle de l'entreprise afin d'évaluer sa solvabilité et la qualité du portefeuille de ces créances. Ainsi une entreprise qui contracte une assurance sur ses clients s'avère beaucoup moins risquée qu'une entreprise qui n'a aucune sûreté sur ses créances.

Il est nécessaire d'étudier tous les facteurs externes qui pourront avoir une influence directe ou indirecte sur la rentabilité afin de déterminer le degré de risque lié à ces facteurs, et de tenter de se prémunir contre ces risques par des mesures plus sévères au niveau des garanties demandées, et par la réduction des lignes de crédit.

8- La notion de rentabilité

La rentabilité est un concept qui conduit à comparer un résultat à des moyens mis en oeuvre. Selon le lexique de gestion, la rentabilité est la capacité d'un capital placé ou investi à procurer des revenus exprimés en termes financiers.

Cette définition met en évidence le fait que la source de rentabilité est l'activité de l'entreprise. Elle montre également le caractère synthétique du concept de rentabilité et exprime que toute réalisation favorable, qu'elle soit quantitative ou qualitative, doit connaître nécessairement une traduction en terme de résultat monétaire et donc rentabilité.

La rentabilité est donc une des références fondamentales qui oriente les décisions et les comportements des entreprises. Il s'agit cependant d'une référence relative : l'aptitude à dégager de résultats ne peut être jugée indépendamment des moyens engagés pour les obtenir ni du niveau d'activité atteint par l'entreprise.

L'étude de la rentabilité ne peut donc se limiter à l'appréciation de la mesure du résultat mais, doit mettre en cause des rapports entre les résultats et d'autres grandeurs sous forme d'études de ratios.

La notion de La rentabilité se distingue des notions de profitabilité et de rendement. En effet, la profitabilité est l'aptitude à générer des profits. Ainsi, la rentabilité d'un investissement effectué par une entreprise concourt à la profitabilité de celle-ci. Quant au rendement, il désigne l'aptitude d'un investissement à produire au cours d'une période.

On peut distinguer :

La rentabilité économique : La rentabilité économique ou rentabilité des capitaux investis est « la capacité bénéficiaire de l'entreprise en neutralisant la rémunération du capital investi, qu'il s'agisse de fonds propres ou de fonds de tiers » (MBANGALA M. A., 2005).

La rentabilité économique met donc en rapport le résultat d'une activité et le total des capitaux investis pour obtenir ce résultat. Elle mesure la rémunération de l'outil économique de l'entreprise.

D'une façon générale, elle se mesure par un rapport du type :

ROI = Résultat net/Total actif

Cette rentabilité exprime la performance de l'exploitation et elle autorise des comparaisons avec d'autres entreprises dans le temps et dans l'espace. Il fait donc ressortir l'efficacité opérationnelle de l'entreprise.

La rentabilité financière : Elle met en jeux le rapport entre le résultat net revenant aux propriétaires et le montant des capitaux propres qu'ils ont investis :

ROE = Résultat net/Capitaux propres

La rentabilité financière aborde donc les performances du point de vue des actionnaires de l'entreprise. Ceux-ci ont consenti une avance à l'entreprise en lui apportant des capitaux propres.

La recherche de la rentabilité entre pleinement dans la logique de l'entreprise mais, elle ne doit pas conduire celle-ci à prendre des risques inconsidérés. Il s'en sort que la rentabilité est un objectif à confronter à d'autres objectifs majeurs tels que la conservation et l'augmentation de la valeur de l'entreprise.

La rentabilité sociale : La rentabilité sociale est la part revenant aux travailleurs dans la richesse créée par l'entreprise. Elle s'exprime par la relation :

RS = Charges salariales/Valeur ajoutée

Elle nous renseigne sur le climat social et le niveau de satisfaction du personnel participant à la vie de l'entreprise.

9- La notion de créances en souffrance

Trois (3) types de créances constituent les engagements en souffrance:

§ créances impayées ou immobilisées,

§ créances douteuses ou litigieuses,

§ créances irrécouvrables.

ü Créances impayées ou Créances immobilisées

Les Créances impayées sont des échéances impayées depuis 6 mois au plus et n'ayant pas fait l'objet de prorogation de terme ou de renouvellement.

Les Créances immobilisées échéances impayées depuis 6 mois au plus mais dont le remboursement sans être compromis, ne peut être effectué par le débiteur en raison d'obstacles indépendants de sa volonté. Figurent également dans cette catégorie, les créances ayant fait l'objet d'un concordat amiable ou non, dont les termes de règlement sont respectés.

ü Créances douteuses ou litigieuses

Ce sont des créances échues ou non, présentant un risque probable ou certain de non recouvrement partiel ou total.

Ex : mauvaise situation financière du client, contestation par le client, faillite...

Présomption de créances douteuses

Cas des comptes ordinaires débiteurs (comptes courants ou autres) sans aucun mouvement créditeur depuis plus de 3 mois.

ü Créances irrécouvrables

Ce sont des créances dont le non recouvrement est estimé certain après épuisement de toutes voies et moyens amiables ou judiciaires ou pour toute autre considération pertinente.

Ex : clôture des opérations de liquidation ou jugement défavorable du tribunal.

10- Contributions aux études antérieures:

Selon Michel M. et Pascal A. (2006) toute politique visant à maitriser le risque crédit doit s'attacher à « prévenir  et soigner ».

Sylvie COURSSEGUES(1996) quant à elle s'est intéressé sur l'évaluation du risque crédit qui peut se faire suivant deux approches : une approche traditionnelle et une évaluation par la fonction score.

L'approche traditionnelle repose sur le diagnostic financier de l'entreprise avec trois étapes habituelles à savoir :

§ La collecte d'informations sur l'emprunteur ;

§ L'analyse de la situation financière de l'entreprise ;

§ La prise de décision concernant le refus ou l'octroi du crédit.

La fonction score consiste à classer les entreprises en deux catégories : les entreprises saines et les entreprises vulnérables.

Dans cette logique J. PRUCHAUD(1960) considère que la décision d'octroi de crédit ou non sera prise sur la base de l'analyse du risque de défaillance du client car la défaillance du client implique que le banquier recouvre difficilement ses ressources ou ne les récupère pas.

L'analyse du risque utilise diverses informations regroupées dans le dossier de crédit donc il revient au banquier de procéder à une étude rigoureuse du dossier de crédit en tenant compte de tous les aspects pouvant aggraver le risque de la banque. Dans ce même sens CODJO A. Christian (2006), travaillant sur la maitrise des risques bancaires en matière de crédit suggère que la maitrise du risque de crédits dépend des facteurs comme l'étude des dossiers de crédit, la politique de prises de garanties et la nécessité de développer une stratégie de contrôle interne bancaire.

· Synthèse :

De l'analyse de cette revue on peut dire que Sylvie DE COURSSEGUES (1996) s'est appesantie sur les deux méthodes d'évaluation des risques de crédit ; l'évaluation par l'approche traditionnelle qui repose sur le diagnostic financier de l'entreprise et l'évaluation par la fonction score qui permet de classer les entreprises saines des entreprises vulnérables.

Ces différentes méthodes d'évaluation permettent de mieux appréhender et d'analyser le risque de défaillance. Par contre d'autre auteur se sont intéressés au suivi des crédits et aux insuffisances liées aux garanties proposées à la banque.

C'est ainsi que Philippe G. et Stéphane P. (1997) suggère que la gestion et le suivi des concours après mise en place aident à juguler le risque de crédit.

SECTION 2 : CADRE CONCEPTUEL ET METHODOLOGIE DE RECHERCHE

Pour bien mener notre analyse et dans l'optique d'aboutir à des résultats concluant, nous allons émettre des hypothèses de recherches.

Eu égard donc à ce qui précède, nous posons les hypothèses de recherche suivantes :

Hypothèse 1

Les créances en souffrance ont un impact négatif sur l'offre totale de crédit à la clientèle de la BOA Bénin pendant la période.

Hypothèse 2

La dégradation du portefeuille clientèle affecte négativement la rentabilité économique de la BOA Bénin sur la période.

Hypothèse 3

La dégradation du portefeuille clientèle affecte négativement la rentabilité financière de la BOA Bénin sur la période.

PARAGRAPHE 1 : MÉTHODOLOGIE DE RECHERCHE

La méthodologie, selon GRAWITZ (1993), « est constituée de l'ensemble des opérations intellectuelles par lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu'elle poursuit, les démontre et les vérifie ».

Pour KAPLAN repris par Muller (2000), « le propre de la méthodologie est d'aider à comprendre au sens le plus large, non les résultats de la recherche scientifique, mais le processus de la recherche lui-même ».

La méthodologie de recherche utilisée dans la présente étude, est celle de la recherche-action, dont le promoteur LEWIN cité par LEY (1976) disait, « le chercheur et les sujets de la recherche cheminent ensemble vers la connaissance ».la recherche-action, est une méthode de recherche essentiellement basée sur l'approche participative, qui établit un rapport entre la théorie et la pratique. La théorie du fait qu'on peut étudier un problème sans en connaitre les contours et la pratique du fait que cette méthode permet d'impliquer dans la recherche les différents acteurs concernés par la résolution du problème. Le choix de cette méthode se justifie par le fait qu'elle associe activement les différents acteurs dans tout le processus et est susceptible d'induire des changements dans le milieu concerné.

I- Mobilisation des données

Dans le but d'accéder aux informations dont nous avons besoin pour notre étude, nous avons fait recourt à quelque outils de collecte d'informations au nombre desquels nous retenons la recherche documentaire, et les entretiens.

II- La recherchedocumentaire

Elle a été précieuse durant toutes les étapes de de notre travail. La recherche documentaire est une étape du travail de recherche qui consiste à trouver des sources afin de s'informer sur notre sujet. Elle nous a permis de nous orienter dans le choix du thème et pour la résolution des problèmes spécifiques. La mobilisation des données a été effective grâce aux rapports annuels de la BOA-BENIN et aux rapports de la commission bancaire de l'UEMOA.

Cet outil nous a amené à parcourir la bibliothèque de l'école PIGIER-BENIN, quelques documents mis à notre disposition par la BOA-BENIN sans oublier quelques sites internet.

C- Les entretiens directs

C'est l'outil qui nous a permis de nous entretenir avec certains responsables de la BOA-BENIN. Ces derniers nous ont fourni des informations générales sur la BOA-BENIN, quelques statistiques et les directives à prendre afin de bien mener notre étude. Les objectifs que nous visons à travers ces entretiens sont ceux de la mobilisation des informations.

Les entretiens directs nous ont également permis d'avoir une idée des responsabilités auxquelles la BOA-BENIN fait face.

D- Difficultésrencontrées

Plusieurs difficultés ont jalonné le déroulement de notre étude. Entre autre, nous pouvons citer les nombreux déplacements requis par les entretiens avec les personnes ciblées mais aussi les difficultés liées à l'accès de certains documents surtout financiers et à la publication de certaines statistiques qui nous a été interdit compte tenu du secret professionnel.

E- Outilsd'analyse des données

L'analyse des données est réalisée en ayant recours au traitement informatique à l'aide du tableur Excel. Les résultats sont présentés sous forme de tableaux.

PARAGRAPHE 2 : CONDITIONS DE VÉRIFICATIONS DES HYPOTHÈSES

Tableau N°4 : Conditions de vérifications des hypothèses

HYPOTHESES

INDICATEURS

CONDITIONS ET DECISIONS

H1

Soient :

*R1 le coefficient de corrélation entre les créances en souffrance et l'offre totale de crédit à la clientèle de la période 2003-2012

*R1' celui entre les créances en souffrance de la période 2002-2011 et l'offre totale de crédit à la clientèle de la période 2003-2012

*Si -100% = R1 = -75% ou

Si -100% = R1' = -75%, alors H1 est vérifiée

*Si non, alors H1 est infirmée.

H2

Soient :

*R2 le coefficient de corrélation entre le taux de dégradation du portefeuille clientèle et le taux de rentabilité économique sur la période 2003-2012

*R2' celui entre le taux de dégradation du portefeuille clientèle de la période 2002-2011 et le taux de rentabilité économique de la période 2003-2012

*Si -100% = R2 = -75% ou

Si -100% = R2' = -75%, alors H2 est vérifiée

*Si non, alors H2 est infirmée.

H3

Soient :

*R3 le coefficient de corrélation entre le taux de dégradation du portefeuille clientèle et le taux de rentabilité financière sur la période 2003-2012

*R3' celui entre le taux de dégradation du portefeuille clientèle de la période 2002-2011 et le taux de rentabilité financière de la période 2003-2012

*Si -100% = R3 = -75% ou

Si -100% = R3' = -75%, alors H3 est vérifiée

*Si non, alors H3 est infirmée.

Chapitre 3 :

Chapit

CADRE EMPIRIQUE DE L'ETUDE

CHAPITRE TROISIEME : PRESENTATION ET ANALYSE DES RESULTATS ; VERIFICATION DES HYPOTHESES ; SUGGESTIONS ET CONDITION DE MISE EN OEUVRE

L'objectif de ce chapitre est de présenter les traitements auxquels sont soumises les données collectées. Nous passerons ensuite à leur analyse afin de vérifier les hypothèses antérieurement émises puis finir en faisant quelques suggestions et la mise en oeuvre.

SECTION 1 : PRESENTATION ET ANALYSE DES RESULTATS ET VERIFICATION DES HYPOTHESES

Cette section comprend deux parties : la présentation et l'analyse des données puis la vérification des hypothèses.

PARAGRAPHE 1 : PRESENTATION ET ANALYSE DES DONNEES

I- Résultat lié à l'objectif spécifique 1 : Les créances en souffrance ont un impact négatif sur l'offre totale de crédit à la clientèle de la BOA Bénin pendant la période.

Source : Réalisé par l'auteur à l'aide des données de la BOA Bénin.

L'observation du graphique 1 montre globalement que les créances totales sur la clientèle croissent en même temps que les créances en souffrances.

Source : Réalisé par l'auteur à l'aide des données de la BOA Bénin.

L'observation du graphique 2 montre également de façon globale une croissance réciproque des créances totales sur la clientèle et des créances en souffrances. Il s'agit de la mise en exergue de l'impact des créances en souffrance de l'année n-1 sur l'offre totale de crédit à la clientèle de l'année n.

Tableau N°6 : Corrélation entre les créances en souffrance et les créances totales sur la clientèle

COEFFICIENTS DE CORRELATION

VALEURS en %

R1 [Créances en souffrances - Créances totales sur la clientèle de 2003 à 2012]

89,15

R1' [Créances en souffrances (2002-2011) - Créances totales sur la clientèle (2003-2012]

85,65

Source : Réalisé par l'auteur à l'aide des données de la BOA Bénin.

Les valeurs positives et significatives des coefficients de corrélation R1 et R1' montre dans les deux cas que l'offre de crédit à la clientèle augmente malgré l'augmentation des créances en souffrances sur la période.

En conséquence, ces résultats suggèrent que le niveau du risque de crédit à la BOA Bénin sur la période n'influence pas vraiment la décision de l'offre de crédit à sa clientèle. Autrement dit, le niveau et l'évolution des créances en souffrances de la BOA Bénin sur la période n'entravent apparemment pas sa politique d'offre de crédits à la clientèle.

II- Résultat lié à l'objectif spécifique 2 : La dégradation du portefeuille clientèle affecte négativement la rentabilité économique de la BOA Bénin sur la période.

Source : Réalisé par l'auteur à l'aide des données de la BOA Bénin

L'analyse du graphique 3 révèle que les droites de tendances linéaires des deux courbes sont croissantes. Ce qui suggère d'avance une corrélation positive entre les deux variables.

Source : Réalisé par l'auteur à l'aide des données de la BOA Bénin

L'analyse du graphique 4 montre que les droites de tendances linéaires des deux courbes sont également croissantes suggérant une corrélation positive entre la dégradation du portefeuille clientèle de l'année n-1 et la rentabilité économique de l'année n, n appartenant à la période 2002-2012.

Tableau N°7 : Corrélation entre la dégradation de portefeuille clientèle et la rentabilité économique

COEFFICIENTS DE CORRELATION

VALEURS en %

R2 [Dégradation portefeuille clientèle - Rentabilité économique de 2003 à 2012]

35,22

R2' [Dégradation portefeuille clientèle (2002-2011) - Rentabilité économique (2003-2012)]

4,21

Source : Réalisé par l'auteur à l'aide des données de la BOA Bénin

Les valeurs positives des coefficients de corrélation R2 et R2' indiquent à priori que l'augmentation du niveau de dégradation du portefeuille clientèle favorise la rentabilité économique de la banque. Cependant, la non significativité de ces coefficients révèle que l'effet positif préalablement identifié ne serait pas déterminant et surtout dans le second cas où la valeur de R2' est très proche du nul.

En conséquence, la dégradation du portefeuille clientèle n'a apparemment aucune influence sur la rentabilité économique de la BOA Bénin. Ce résultat suggère que le niveau du risque de crédit actuel à la BOA Bénin n'a aucun impact significatif sur son efficacité opérationnel.

III- Résultat lié à l'objectif spécifique 3 : La dégradation du portefeuille clientèle affecte négativement la rentabilité financière de la BOA Bénin sur la période.

Source : Réalisé par l'auteur à l'aide des données de la BOA Bénin

Les droites de tendances linéaires des deux courbes du graphique 5 sont croissantes suggérant d'avance une corrélation positive entre les deux variables sur la période 2003-2012.

Source : Réalisé par l'auteur à l'aide des données de la BOA Bénin

Le graphique 6 révèle que les deux droites de tendances linéaires des deux courbes se croisent. Ce qui pourrait être à l'origine d'une corrélation négative entre la dégradation de portefeuille clientèle de l'année n-1 et la rentabilité financière de l'année n, n appartenant à la période 2002-2012.

Tableau N°8 : Corrélation entre la dégradation de portefeuille clientèle et la rentabilité financière

COEFFICIENTS DE CORRELATION

VALEURS en %

R3 [Dégradation portefeuille clientèle - Rentabilité financière de 2003 à 2012]

35,44

R3' [Dégradation portefeuille clientèle (2002-2011) - Rentabilité financière (2003-2012)]

-4,55

Source : Réalisé par l'auteur à l'aide des données de la BOA Bénin

La valeur positive de R3 permet de déduire à priori que l'augmentation du niveau de dégradation du portefeuille clientèle entrainerait également celle de la rentabilité financière de la banque. En outre, la valeur négative de R3' indique à priori que l'augmentation du niveau de dégradation du portefeuille clientèle entraverait la rentabilité financière de la BOA Bénin.

Cependant, la non significativité des deux coefficients révèle que les effets positif et négatif préalablement identifiés ne seraient pas déterminants et surtout dans le second cas où la valeur de R3' est très proche du nul.

En conséquence, la dégradation du portefeuille clientèle n'a apparemment aucune influence sur la rentabilité financière de la BOA Bénin. Ce résultat suggère que le niveau du risque de crédit actuel à la BOA Bénin n'a aucun impact significatif sur le rendement ses capitaux propres.

PARAGRAPHE 2 : VERIFICATION DES HYPOTHESES

Tableau N°9 : Vérification des hypothèses

HYPOTHESES

INDICATEURS

RESULTATS (%)

DECISIONS

H1

Soient :

*R1 le coefficient de corrélation entre les créances en souffrance et l'offre totale de crédit à la clientèle de la période 2003-2012

*R1' celui entre les créances en souffrance de la période 2002-2011 et l'offre totale de crédit à la clientèle de la période 2003-2012

R1 = 89,15

R1' = 85,65

Infirmée

H2

Soient :

*R2 le coefficient de corrélation entre le taux de dégradation du portefeuille clientèle et le taux de rentabilité économique sur la période 2003-2012

*R2' celui entre le taux de dégradation du portefeuille clientèle de la période 2002-2011 et le taux de rentabilité économique de la période 2003-2012

R2 = 35,22

R2' = 4,21

Infirmée

H3

Soient :

*R3 le coefficient de corrélation entre le taux de dégradation du portefeuille clientèle et le taux de rentabilité financière sur la période 2003-2012

*R3' celui entre le taux de dégradation du portefeuille clientèle de la période 2002-2011 et le taux de rentabilité financière de la période 2003-2012

R3 = 35,44

R3' = -4, 55

infirmée

SECTION 2 : SUGGESTIONS ET CONDITION DE MISE EN OEUVRE

PARAGRAPHE 1 : SUGGESTIONS

Ce paragraphe consacre quelques approches de solutions que nous formulons à l'endroit de la Bank Of Africa Benin ainsi que les conditions de leur mise en oeuvre.

En effet, d'après les résultats de notre étude il ressort que les créances totales sur la clientèle évoluent proportionnellement aux créances en souffrances de ladite banque.

Nous jugeons utile de formuler quelques recommandations dans le sens de l'amélioration du mécanisme de recouvrement des créances à la BOA Benin.

Il s'agit de:

v répertorier les clients de toutes les agences en créances douteuses ;

v renforcer le suivi de la destination des crédits octroyés afin d'éviter le détournement des crédits de leur destination initiale ;

v exiger des clients des garanties qui pourront le persuader à payer sa dette ;

v créer une bonne atmosphère de travail ;

v améliorer le service aux clients d'une part et le suivi en matière de recouvrement des crédits d'autre part ;

v renforcer l'effectif du personnel surtout au niveau de la clientèle et du service recouvrement afin que les clients soient mieux servis d'une part et bien suivis en matière de recouvrement des crédits d'autre part ;

v procéder à la réfection du système de câble réseaux afin d'éviter les coupures intempestives et la mise hors réseau des utilisateurs ;

v procéder périodiquement à l'auto évaluation du niveau de risque que cours les crédits octroyés qui consiste en l'examen et l'évaluation des actions de recouvrement afin d'anticiper la dégradation du portefeuille ;

v informer la hiérarchie de difficulté rencontrées par le client pour différentes mesures à prendre ;

v suivre au jour le jour le dénouement de la créance ;

PARAGRAPHE 2 : CONDITIONS DE MISE EN OEUVRE

Dans le cadre de la mise en oeuvre des approches de solution, les dispositions ci-après sont nécessaires :

v mettre en place des équipes de veille du portefeuille clientèle ;

v mettre en place une institution chargée de mieux suivre la destination des crédits octroyés ;

v renforcer l'effectif du personnel surtout au niveau de la clientèle et du service recouvrement.

v sensibiliser le personnel afin que la responsabilité de gérer les risques soit au coeur de ses préoccupations à tout moment, et pas seulement en situation de crise ; etc.

v mettre en oeuvre de manière appropriée la politique en matière de risque de crédit fixée par le CA ;

CONCLUSION GENERALE

CONCLUSION

L'essor des entreprises constituent le socle du développement économique d'un pays. LaBankOf Africa BENIN joue un rôle important à cet effet en permettant aux entreprises, de bénéficier des financements pour le développement de leurs activités.

Au terme de notre stage à la BANK OF AFRICA BENIN, nous avons choisi comme thème : l'impact du risque de crédit sur la rentabilité bancaire. Ceci nous a permis d'apprécier la performance de la banque en la matière.

Notre étude révèle que : Les créances en souffrance ont un impact négatif sur l'offre totale de crédit à la clientèle de la BOA Bénin pendant la période, la dégradation du portefeuille clientèle affecte négativement la rentabilité économique de la BOA Bénin sur la période, la dégradation du portefeuille clientèle affecte négativement la rentabilité financière de la BOA Bénin sur la période.

Les diverses analyses réalisées dans notre étude nous ont permis d'élaboré des solutions face aux constats remarqués et de proposer des solutions en vue de leur amélioration et des recommandations pour leur mise en oeuvre effective.

Il est important de souligner que nous n'avons pas la prétention d'avoir épuisé totalement la problématique faisant l'objet de notre étude. Toutefois nous restons convaincus que notre modeste contribution jouera un rôle au sein de la BOA BENIN et permettra de créer un environnement favorable entre elle et ses clients.

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

1. Banque ». Microsoft ® Encarta ® 2006. Microsoft Corporation, 2005

2. BRANGER, J., 1964, page 4

3. GEORGES, P. 1964, page 15

4. GRATWIZ M. (1993), « les méthodes de recherche en sciences sociales » Editions Dalloz, page 301.

5. JOHN STUART, « Le crédit dans l'économie », PUF, Paris, 1967, page 51-52.

6. Le Petit Larousse Grand Format, Ed. Larousse, Paris 2001, page 117.

7. Lexique d'économie, 8eme édition (DALLOZ, 2004)

8. LEY LEWIN K. (1976), « la recherche-action » Editions SEDIFOR, Grenoble, page 325.

9. MARTINET et A. SILEM, Lexique de gestion, 6e édition, Ed. Dalloz, Paris, 2003, page 52.

10. MBANGALA M. A., (2005) «Manuel de finance, analyse et gestion financière »,

11. PRUCHAUD J., « Evolution des techniques bancaires », Editions scientifiques Riber, Paris, 1960, page 50.

12. Raymond Barre, 1970, page 143.

13. R. WAUTHY et P. DUSHESNE, Economie financière : « opération de banque et de bourse », Ed. La Procure, Namur 1983, page 9.

14. Sylvie de COUSSERGUES (1996) : « Analyse du risque de crédits bancaire ; gestion de la banque » 2ème édition DUNOD Paris

15. YVES, B., et al. 1975,  page 376

16. YVES, B., et al. 1975, page 503

WEBOGRAPHIES

· www.google.fr

· www.wikipédia.com

· www.bceao.int

ANNEXE 1 : TABLEAU DE BORD DE L'ÉTUDE

 

PROBLEMES

OBJECTIFS

HYPOTHESES

Niveau général

Question centrale :

Quel est l'impact du risque de crédit sur la rentabilité de la BOA ?

Objectif général :

Analyser l'impact du risque de crédit sur la rentabilité de la BOA Bénin

 

Niveaux spécifiques

Question de recherche1 :

Quel est l'impact des créances en souffrance sur l'offre totale de crédit à la clientèle ?

Objectif specifique1 :

Analyser l'impact des créances en souffrance sur l'offre totale de crédit à la clientèle pendant la période 2002 - 2012.

Hypothese1 :

Les créances en souffrance ont un impact négatif sur l'offre totale de crédit à la clientèle de la BOA Bénin pendant la période.

Question de recherche2 :

Quel est l'impact de la dégradation du portefeuille clientèle sur la rentabilité économique de la BOA Bénin ?

Objectif spécifique 2 :

Analyser l'impact de la dégradation du portefeuille clientèle sur la rentabilité économique de la BOA Bénin  pendant la période d'étude.

Hypothese2 :

La dégradation du portefeuille clientèle affecte négativement la rentabilité économique de la BOA Bénin sur la période.

Question de recherche3 :

Quel est l'impact de la dégradation du portefeuille clientèle sur la rentabilité financière de la BOA Bénin ?

Objectif specifique3 :

Analyser l'impact de la dégradation du portefeuille clientèle sur la rentabilité financière de la BOA Bénin  pendant la période d'étude.

Hypothese3 :

La dégradation du portefeuille clientèle affecte négativement la rentabilité financière de la BOA Bénin sur la période.

TABLE DES MATIERES

Déclaration d'engagement............................................................................i

Dédicaces ................................................................................................ii

Remerciements..........................................................................................iii

Cigles et abréviations..................................................................................iv

Liste des Tableaux, des Graphes et des Annexes.................................................v

RÉSUMÉ....................................................................................

Sommaire............................................................................

INTRODUCTION GÉNÉRALE................................................................

CHAPITRE I : CADRE INSTITUTIONNEL DE L'ETUDE ET METHODOLOGIE DE LA RECHERCHE............................................................

SECTION 1 : CADRE INSTITUTIONNEL DE L'ÉTUDE...............................

Paragraphe 1 : Présentation de la BOA Bénin...........................................

Paragraphe 2 : Organisation et fonctionnement de la BOA Bénin.........................

SECTION 2 : MÉTHODOLOGIE DE LA RECHERCHE...............................................

Paragraphe 1 : Mobilisation des données....................................................

Paragraphe 2 : Conditions de vérifications des hypothèses...................................

CHAPITRE II : CADRE INSTITUTIONNEL DE L'ETUDE...........................

SECTION 1 : PROBLÉMATIQUE, OBJECTIFS ET INTÉRÊT DE L'ÉTUDE.................................

Paragraphe 1 : Problématique................................................................

Paragraphe 2 : Objectifs et intérêt de l'étude..........................................

SECTION 2 : REVUE DE LITTÉRATURE ET CADRE CONCEPTUEL ...................................

PARAGRAPHE 1 : REVUE DE LITTÉRATURE ...................................................

Paragraphe 2 : Cadre conceptuel........................................................

CHAPITRE III : CADRE EMPIRIQUE DE L'ETUDE.....................................

SECTION 1 : Présentation et analyse des résultats et vérification des hypothèses........................................................................................

Paragraphe 1 : Présentation des résultats et analyse des résultats..............................

Paragraphe 2 : Vérifications des hypothèses..................................................

SECTION 2 : SUGGESTIONS ET CONDITION DE MISE EN oeUVRE.................................

Paragraphe 1 : Suggestions....................................................................

Paragraphe 2 : Condition de mise en oeuvre ................................................

CONCLUSION....................................................................................

BIBLIOGRAPHIE..........................................................................

ANNEXES.....................................................................................

TABLE DES MATIERES...................................................................







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