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Relation inflation-chômage: une vérification empirique de la courbe de Phillips en RDC de 1990 à  2011

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par Junior NDUAYA MATUNGA
Université de Kinshasa - ECONOMIE MATHEMATIQUE 2013
  

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II.2.5- INTERPRÉTATION ÉCONOMIQUE DES RÉSULTATS

L'élasticité de court terme du taux de chômage par rapport au taux d'inflation est. Ceci implique qu'à court terme, si l'inflation augmente de 10%, alors le chômage augmente de 0,349%. Le chômage est sensible à la variation de l'inflation. Mais, le problème réside dans l'amplitude de cette sensibilité qui est faible, voire négligeable.

L'élasticité de long terme du chômage par rapport à l'inflation ceci implique qu'à long terme, si l'inflation augmente de 10%, le chômage augmente de 0,49%, et les effets vont en croissant à long terme. On doit également souligner le caractère très faible de ces résultats. Ces faibles élasticités (de court terme et de long terme) signifient que le taux de chômage est moins sensible aux variations du taux d'inflation, ce qui réduit l'impact des effets réels des chocs de la politique monétaire sur la demande globale. Cela s'explique par le fait que le chômage observé en R.D.Congo est du type structurel. La politique monétaire est par conséquent inefficace à le faire varier. En outre, le signe positif de ces coefficients implique une baisse inhérente de l'inflation à la suite d'un choc33(*) de politique monétaire. Mais, l'élément le plus intrigant réside au niveau de leurs amplitudes. La valeur très faible indique que l'inflation est indépendante aux fluctuations l'activité économique en RD. Congo. Ceci offre un arbitrage favorable à la Banque centrale, car une forte déviation de la production, au regard de ces estimations, n'a qu'un impact très faible sur le niveau de l'inflation.

A l'issue du test de causalité, le taux d'inflation (mesure de variation du niveau des prix) n'apparait pas comme indicateur de l'intensité de l'activité économique réelle, car le taux d'inflation ne cause pas le chômage. Cette non causalité révèle une désarticulation de l'économie nationale avérée par le manque de jointure entre la sphère monétaire et l'activité économique pendant la période sous-examen. Ainsi, nous avons constaté qu'il n'existe pas de canal de transmission répondant au schéma classique instrument - Objectif intermédiaire - Cible. Par exemple, il y a absence de mécanisme de transmission des effets de la politique monétaire sur l'activité économique. Et cette transmission devrait se faire à travers un mécanisme de marché (c'est-à-dire le lien stable entre le crédit à l'économie et l'investissement). Dans cette optique, les efforts d'assainissement de l'activité économique dans le sens de réduire son caractère prépondérant dans l'informel sont nécessaires.

* 33 Le choc de politique monétaire évoqué ici est celui du le changement de politique économique en 2001, changement qui s'est fait suivre de la baisse drastique du taux d'inflation.

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