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La contribution de l'agroforesterie sur la production des cultures vivrières dans le groupement de Buzi

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par Jérémie BYENDA MUZIRI
Institut Superieur dà¢â‚¬â„¢Informatique et de Gestion GOMA - Licence 2015
  

Disponible en mode multipage

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    REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

    ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE

    INSTITUT SUPERIEUR D'INFORMATIQUE ET DE GESTION

    B.P:841 GOMA

    isisggoma@isig.ac.cd

    www.isig.ac.cd

    DEPARTEMENT DE L'ENVIRONNEMENT ET DEVELOPPEMENT DURABLE

    La contribution de l'agroforesterie sur la production des cultures vivrières dans le groupement de Buzi.

    ? Jérémie BYENDA MUZIRI

    Sous la Direction de CT Ir Janvier BASHAGALUKE BIGABWA

    Présenté par : Jérémie BYENDA MUZIRI

    Travail de Fin de Cycle présenté et défendu en vue de l'obtention du diplôme de Graduat en Environnement et Développement Durable.

    Directeur : CT. Ir. Janvier BASHAGALUKE BIGABWA

    Année Académique 2014 - 2015

    EPIGRAPHIE

    Nous n'héritons pas la Terre de nos ancêtres, nous l'empruntons à nos enfants... A. saint Expery.

    Et l'Éternel Dieu prit l'homme et le plaça dans le jardin d'Eden pour le cultiver et pour le garder ». (Genèse 2 : 15

    DEDICACE

    - A l'Honorable et Questeur Adjoint de l'Assemblée National Jean Bosco KABOYI BWIVU

    - A toute ma famille élargie

    - A toute la famille Balihamwabo

    - A tous les Scientifiques Environnementalistes et Agronomes

    - A tous mes frères et Soeurs en Christ pour la Créature Divine que nous devons protéger

    Je dédie ce travail.

    Jérémie BYENDA MUZIRI

    REMERCIEMENTS

    Que nos remerciements en premier atteignent les Trônes du Très Haut et Tout Puissant Dieu pour sa grandeur et son Fils Jésus Christ.

    Nous adressons nos remerciements aux autorités académiques ainsi qu'au corps professoral de l'ISIG/GOMA pour nous avoir doté d'une formation de qualité, en suite qu'ils aillent tout droit au coeur de C.T Ir Janvier BASHAGALUKE BIGAGWA pour avoir accepté de nous prendre comme dirigé en dépit de toutes ses multiples occupations.

    Il est pour nous, un devoir d'exprimer notre sentiment de gratitude à tous ceux qui ont contribué d'une manière ou d'une autre, A la réalisation de ce travail, car la croissance d'un ouvrage est toujours le résultat des efforts de tout le monde. C'est pourquoi les sages disent « L'UNION FAIT LA FORCE »

    Nous n'oublierons jamais de dire un grand merci à la grande famille SHAMWA BIRURU pour tous leurs grands soutiens, que seul ce que nous deviendrons dans l'avenir reste leur plus grande récompense.

    Dans notre parcours, nos frères et soeurs, oncles, tantes, nièces et cousins ont été d'une importance non négligeable en conseils, encouragements. Quand l'espoir nous quittait, vous étiez là pour nous aider à relever la main. Recevez nos remerciements. Nous citons : Toutes les Familles KABOYI, TCHIRIMWAMI, VOLCAN, MANEGABE, N'SANZI et autres.
    Il nous sera ingrat de ne pas mentionner les personnes qui, de loin, nous ont soutenus et continu à le faire. Nous pensons à nos encadreurs spirituels : Révérend Jonas SAFARI MABOKO, l'Evangéliste MABUTWA BANZUNGU Mayele, à toutes et tous nos frères et soeurs en Christ qui nous soutiennent effectivement par leurs prières.

    A tous nos compagnons de lutte, qui ont partagé avec nous les bons et les mauvais moments de notre vie estudiantine: Isaac BYAMUNGU KADORHO, Henry FAZILI MUHIRE, clariss SALIMA SUMA , ANIFA LUGANO MANGAZA, Fabien KITUMBO MUGALU, Jacques SHUKURU AKILI, Christian TOMBO MUNYAGA, Nadège ATAKIRI LOVOYO, Christian TULINABO KABALE et les autres.

    A mes neveux : JIMMY, THIERY, OLIVIER, GRACE et les autres.

    A mes amis : BIENFAIT, JOSEPH, GERMAIN, CLEMENTINE, CALVIN ;

    A mes frères et soeurs : BALUME MUZIRI, BAGUMA MUZIRI, MAPENZI MUZIRI, VALENTINE, FRANCINE, OMBENI, VUMILIA et KITUMAINI.

    A toutes les personnes dont les noms ne figurent pas dans ce travail, et que nous portons au fond du coeur, nous disons sincèrement merci.

    Jérémie BYENDA MUZIRI

    LISTE DES SIGLES ET ABBREVIATIONS

    AF : agroforesterie

    AFTA: Association for Temperate Agroforestry

    APC : Action pour la Paix et la Concorde

    ASS : Afrique Subsaharienne

    CAAAQ : Commission pour l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois

    CGIAR : Consultative Groupe for Internationl Agriculture Reseach

    CIRAD : Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement

    CGAAER : Conseil General de l'Alimentation de l'Agriculture et des Espaces Ruraux

    DSCRP : Document stratégique de Croissance et la Réduction de la Pauvreté

    EDD : Environnement et Développement Durable

    FAO : Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'Agriculture

    GIFS : Gestion Intégrée de la Fertilité du Sol

    INERA : Institut National d'études et de Recherches Agronomiques

    ISP : Institut Supérieur Pédagogique

    ISTC : Institut Supérieur Techniques et de Commerce

    ISDR : Institut Supérieur de Développement Rural

    ICRAF: International Centre for Research in Agroforestry (Nairobi, Kenya)

    IFDC: International Fertilizer Development Center

    IPAPEL : Inspection Provincial de l'Agriculture Pêche et Elevage

    Ir. : Ingénieur

    ISIG : Institut Supérieur d'Informatique et de Gestion

    LH : Logique Horizontale

    LV : Logique Verticale

    M.V : Moyen de Vérification

    MECNT : Ministère de l'Environnement Conservation de la Nature et Tourisme

    ONG : Organisation Non Gouvernementale

    PFNL : Produit Forestier Non Ligneux

    PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement

    Prof : Professeur

    RDC : République Démocratique du Congo

    Rép : Réponses

    S.V : Sources de vérification

    TFC : Travail de Fin de Cycle

    USA: United States of America

    USDA: United States Department of Agriculture (Washington DC, Etats-Unis)

    WWF :World Wide Fund for Nature

    WWW: World Wide Web

    Liste des figures

    Figure 1 : Interactions entre des arbres, des végétaux, animaux et les êtres humains

    Liste des tableaux

    Tableau N° 1  la saison dans le groupement de BUZI

    Tableau n°2  portant les effectifs de la population de Buzi.

    Tableau N° 3 portant les Ecoles primaires du groupement de Buzi

    Tableau N°4  portant les Ecoles secondaires du groupement de Buzi

    Tableau N° 5  portant les Institutions supérieures du groupement de Buzi

    Tableau n° 6 Répartition des enquêtés selon les tranches d'âges

    Tableau n° 7 Répartition des enquêtés selon le niveau d'instruction

    Tableau n° 8 Répartition des enquêtés selon le sexe

    Tableau n° 9 Répartition des enquêtés selon leur état matrimonial

    Tableau n° 10 Répartition des enquêtés selon la présence des arbres dans leurs champs

    Tableau n° 11 Répartition des enquêtés selon les arbres se trouvant dans leurs champs

    Tableau n° 12 Répartition des enquêtés selon l'objectif de maintenir les arbres dans leurs champs

    Tableau n° 13 Répartition des enquêtés selon l'emplacement des arbres dans les champs

    Tableau n° 14 Répartition des enquêtés selon que les arbres sont plantés dans leurs champs

    Tableau n° 15 réponse à la question n° 12, portant sur l'existence des arbres qui fertilisent les champs

    Tableau n° 16 réponse à la question n° 13, portant sur les connaissances dans l'agroforesterie

    Tableau n° 17 réponse à la question n° 14, portant sur les connaissances sur la valeur de l'arbre par rapport à la gestion du sol

    Tableau n° 18 réponse à la question n° 15, portant l'origine des connaissances sur l'agroforesterie

    Tableau n° 19 Répartition des enquêtés selon l'étendue du champ

    Tableau n° 20 Répartition des enquêtés selon que la production se présenter dans le champ ce deux derniers années

    Tableau n° 21 Répartition des enquêtés selon les contraintes majeures de la production dans leurs champs

    Tableau n° 22 Répartition des enquêtés selon que les cultures ne donnent pas des bons résultants d'après leurs constant

    Tableau n° 23 Répartition des enquêtés selon qu'ils laissent leurs champs en jachère

    Tableau n° 24 Répartition des enquêtés selon les cultures qu'ils aiment planter dans leurs champs

    Tableau n° 25 réponse à la question n° 16, portant sur les contraintes majeurs qui les empêcher souvent d'intégrer les arbres dans le champ de production des cultures

    Tableau n° 26 réponse à la question n° 17, portant sur les bénéfices que les enquêtés gagnent lorsqu'ils mélangent les arbres et les cultures

    Tableau n° 27 réponse à la question n° 18 croyez-vous que les arbres bien sélectionnées et planter aux écartements précis peuvent contribuer à l'améliorer la production de votre champ ?

    Tableau n° 28 réponse à la question n° 19 relative à l'intégration des arbres dans le champ pour la saison suivantes en vue d'améliorer la fertilité de votre champ ?

    Tableau n° 29 réponse à la question n° 20 selon vous quelle est l'importance de l'agroforesterie par rapport à la gestion et l'amélioration de la production des vivres ?

    Tableau n° 30 réponse à la question n° 21 traitant sur t les alternatives rentables qui sont envisageables pour améliorer la production.

    Tableau n° 31 réponse à la question n° 21 quelles sont les alternatives rentables qui sont envisageables pour améliorer la production ?

    Chapitre 0. INTRODUCTION GENERALE

    0.1. ETAT DE LA QUESTION

    L'agroforesterie (AF) est un terme générique servant à désigner les systèmes d'utilisation des terres et les pratiques dans lesquelles les plantes ligneuses vivaces sont délibérément intégrées aux cultures agricoles et / ou à l'élevage pour une variété de bénéfices et de services. L'intégration peut être faite soit selon une association spatiale (par exemple, les cultures agricoles avec les arbres) soit selon une séquence temporelle (par exemple, les jachères améliorées, les rotations). L'AF va des systèmes très simples et clairsemés à des systèmes très complexes et denses. Celle-ci embrasse un large éventail de pratiques : les cultures en couloirs, l'agriculture avec des arbres en courbes de niveaux, ou les périmètres clôturés avec des arbres, les cultures multi-étagées, les cultures intercalaires de relais, les polycultures, les jachères d'arbustes et d'arbres, les systèmes de parcs, les jardins maraîchers, etc. Beaucoup d'entre eux sont des systèmes traditionnels d'utilisation des terres (TerrAfrica, 2011).

    Aujourd'hui, la situation est plus complexe. Il ne suffit plus de produire des aliments. L'agriculteur doit être capable d'augmenter ses rendements, de produire des denrées alimentaires, mais aussi des énergies renouvelables, de supporter des coûts d'intrants toujours plus élevés, de s'adapter à la variabilité des prix de vente et de respecter des normes environnementales de plus en plus contraignantes.

    Il est aux prises avec la dégradation de la structure des sols, l'arrivée de nouveaux ravageurs, la multiplication d'insectes et de mauvaises herbes résistant aux pesticides et un régime de températures et de précipitations altéré par les changements climatiques. Dans ce contexte, il n'a pas d'autre choix que de repenser ses pratiques agricoles, ses rotations, ses régies de culture, la gestion de son entreprise, ses stratégies et ses investissements (Tartera, C, 2014).

    A l'heure actuelle le monde scientifique et la conscience politique ne cessent de se poser autant des questions sur le rôle que les exploitations agricoles et pastorales doivent jouer tout en valorisant l'humanité toute entière, elles doivent préserver et garantir une consommation suffisante et en qualité à toutes les générations futures c'est dans cette optique que les grandes manifestations, conférences et conventions s'organisent sur le plan international pour faire de cet objectif qui est devenu non plus une préoccupation d'une seule nation mais une préoccupation planétaire et en faire une réalité.

    Signalons par exemple à ces sujets quelques conférences et conventions :

    § La Conférence de Rio de Janeiro du 3 au 14 juin 1992,

    § Rapport national synthèse sur le développement durable en République démocratique du Congo 2012,

    § Projet de loi portant principes fondamentaux relatifs à l'agriculture 2003-2004,2011 et la conférence sur le climat qui se tiendra (à Paris avant la fin de l'année 2015.

    Comme cela ne suffit pas, des grands auteurs écologues, agronomes et écologistes ont couchés par écrits des pensées et résultats de recherches sur un environnement durablement développés ; tels que stipulent :

    Nathan De Baets et Frédéric Lebel estime que l'agroforesterie rend de nombreux services d'ordre économique, environnemental, social, territorial et culturel à la société. Les producteurs agricoles peuvent également être bénéficiaires de nombreux services entre autres diversifier leurs revenus par la production de matière ligneuse et non ligneuse et faire des économies de chauffage et de déneigement par la plantation de haies brise-vent. L'agroforesterie réduit également la pollution diffuse et augmente les rendements des cultures agricoles.

    Pour N. De Baets, S. Gariépy et A. Vézina, L'agroforesterie offre de nombreux avantages, tant pour les producteurs agricoles que pour la société en général. Sans être une panacée, l'agroforesterie, par ses multiples fonctions environnementales et économiques, peut aider Les secteurs agricole et forestier à trouver des solutions innovatrices aux problèmes actuels, dont le manque de rentabilité, l'impact sur l'environnement et la perception parfois négative du public à leur égard. Mieux encore, l'agroforesterie peut améliorer la qualité de vie des citoyens et des producteurs, aider à diversifier les revenus et contribuer à la revitalisation économique des régions dans le respect d'une gestion durable des ressources naturelles présentes sur le territoire.

    Quant à Julie Simard, L'agroforesterie est devenue une nécessité pour contrer des problématiques environnementales causées, principalement, par l'exploitation de monocultures et LABANT Pierre dit que l'association des arbres aux activités agricoles, judicieusement organisée dans l'espace et dans le temps, permet d'instaurer des relations de complémentarité. Un cycle se met en place entre les éléments du climat, de la biodiversité, du sol, de l'eau, les cultures, les animaux et les arbres, au bénéfice de la production et des paysages.

    Pour ce travail, l'agroforesterie est perçue comme étant une contribution pour améliorer la production des cultures vivrières dans le groupement de Buzi.

    0.2. PROBLEMATIQUE

    L'agriculture est aujourd'hui confrontée à un défi humain, sociétal, environnemental majeur : augmenter sa production pour nourrir une population mondiale qui se chiffrera à 9 milliards en 2050, tout en préservant l'environnement.

    Cette augmentation découlera du rendement des cultures et de l'intensification des activités d'exploitation tandis que les terres cultivables devront augmenter de 120 millions d'hectares dans les pays en voie de développement notamment en Afrique Sub-saharienne et en Amérique Latine (FAO, 2009).

    Une grande partie de la base de ressources naturelles déjà utilisées partout dans le monde présente des signes inquiétants de dégradation. L'évaluation des écosystèmes du Millénaire révèle que ; 15 des 24 services fournis par les écosystèmes qui ont été examinés sont déjà en voie de dégradation ou utilisés de manière non durable. Cependant, Il faut créer des incitations adaptées de manière à favoriser l'utilisation des services environnementaux de l'agriculture pour protéger les bassins hydrographiques et la biodiversité et pour assurer la production d'aliments à l'aide de technologies durables (HOW, 2009).

    Depuis plus de 30 - 40 ans, la production des vivres et la croissance économique de la plupart des pays est très faible par rapport à la croissance démographique. Divers facteurs sont responsable de cette situation, notamment les faibles précipitations, les sols infertiles, les faibles utilisations d'intrants pouvant améliorer la productivité et le système du marché mal développé. Cependant, l'épuisement de la fertilité du sol sur les fermes (petites) est la cause profonde biophysique fondamentale de la diminution de la production des vivres par habitant en Afrique Sub-saharienne (Janvier, 2014).

    Tous ces facteurs ont contribué à une stagnation de la production agricole et à la pauvreté généralisée en milieu rural. Pour pouvoir renverser cette tendance, il est impérieux d'améliorer la performance agricole par une utilisation judicieuse des technologies efficientes, et une politique convenable.

    Des systèmes de jachère jadis pratiqués pour pallier à cette déficience de sols deviennent de plus en plus problématiques du fait de la réduction des terres cultivables et l'augmentation de la population. A cause du coût élevé des intrants, l'utilisation d'arbres de la famille de légumineuse permet de restaurer en partie la fertilité et/ou la maintenance de la fertilité des sols. Ainsi, les arbres fixateurs d'azote peuvent jouer un rôle important dans l'aménagement des sols tropicaux pour résoudre le problème de la baisse de la fertilité et contribuer à l'amélioration de la production agricole (Diouf, 2008).

    En Afrique sub-saharienne, la superficie totale des terres émergées est de 2455 milliards d'hectares dont 173 millions cultivés (cultures annuelles et pérennes), soit le quart de la superficie potentiellement exploitable ( http://www.un.org/africarenewal/fr/magazine/july-2006). Traditionnellement, les systèmes mis en place vont de l'agriculture itinérante sur brûlis à une agriculture alternant périodes de culture à périodes de jachère plus ou moins longues selon la pression démographique locale. Cependant, dans les régions tropicales et subtropicales, la dégradation des sols constitue généralement un facteur limitant la production agricole. L'appauvrissement des sols en éléments nutritifs comme l'azote et le phosphore est souvent cité comme responsable de cette dégradation (Beurkret et al, .2001 ; Batanio, 1992).

    Sous l'effet de différents facteurs et en particulier la croissance démographique, l'ouverture au marché et les changements de politique agricole, on a assisté au cours des dernières décennies, à des rapides transformations des systèmes culturaux en Afrique sub-saharienne, (Philippe, 2006).

    En région tropicale, il est davantage question de satisfaire et de maintenir le niveau de subsistance des agriculteurs. Ainsi, l'agroforesterie est une pratique devenue nécessaire, voire même essentielle pour assurer la durabilité des pratiques agricoles (Gold et al. 2000). Afin de faire face à ces enjeux, l'agroforesterie a été envisagée. Ses diverses formes sont de plus en plus courantes. L'un des éléments d'importance concernait l'établissement des projets régionaux pour accentuer les impacts bénéfiques et pour développer des modèles autant économiques que techniques (choix des associations) pour les pratiques agroforestières.

    Dans les zones sahéliennes, la mauvaise gestion des terres agricoles et l'inadéquation entre le prix des intrants et celui des cultures vivrières constituent des éléments importants dans la dégradation continue des sols, entraînant un appauvrissement rapide des sols en éléments nutritifs et une baisse de la productivité des cultures (FAO, 2000).

    L'accroissement démographique et les pratiques de gestion inadéquates exercent des pressions sur l'écosystème et compromettent l'équilibre écologique. Dans beaucoup de Pays moins avancés, cinq décennies de surexploitation des ressources ont épuisé les réserves du capital naturel et ont limité les possibilités de voir la production agricole et les moyens de subsistance se développer à l'avenir. Il importe de revenir aux connaissances autochtones et d'approfondir les recherches sur les méthodes de production propres à préserver les ressources naturelles et l'environnement (Mellor, 2000).

    La couverture permanente et la préservation des sols, l'agroforesterie et l'usage des plantes légumineuses, la protection des bassins versants par la bonne gestion de l'herbe et le reboisement sont autant de voies de progrès possibles (CGAAER, 2014).

    En RDC, l'augmentation de la population entraîne une croissance de la demande en bois et en produits vivriers, les besoins futurs ne pourront être satisfaits que par les plantations qui constituent un modèle par excellence de création des ressources et de préservation des forêts naturelles dégradées (Muliele, 2008).

    Les ressources naturelles considérables dont dispose la RDC contribuent de manière critique aux moyens de subsistance des congolais, particulièrement pour les plus pauvres d'entre eux. L'agriculture de subsistance à laquelle se consacre la majorité de la population, est avant tout de type itinérant et sur brûlis. Elle n'utilise pratiquement pas d'intrants et dépend avant tout de la forêt pour reconstituer la fertilité des sols (Rapport MECNT, 2012).

    Les populations du Kivu vivent essentiellement des terres de plus en plus érodées et appauvries par la surexploitation et les méthodes culturales défectueuses. Cette situation compromet non seulement tout plan de développement rural ou socio-économique, mais aussi l'écosystème et l'équilibre écologique (WWF , 2012).

    Cependant, La province du Sud-Kivu, jadis grenier des provinces environnantes de par sa production agricole, ne parvient même plus à assurer l'autosuffisance alimentaire de sa propre population. Cette province est pourtant riche en ressources naturelles. Elle possède d'importantes ressources en terres et en eau douce. Son sous-sol est riche en minerais très diversifiés et de grande valeur. Mais la forte croissance démographique et l'exploitation non rationnelle de ces ressources, conjuguées à des mutations économiques profondes, ont des impacts négatifs sur l'environnement.

    Par ailleurs, le besoin en terres arables se fait sentir dans le territoire de Kalehe à cause de la démographie croissante et de la réduction sensible des terres fertiles du fait de leur exploitation irrationnelle (APC, 2010).

    Quant au groupement de Buzi, son économie est basée en grande partie sur l'agriculture. Malgré la croissance de la population, les agriculteurs ne pensent pas améliorés la fertilité de leurs parcelles agricoles dégradées par les systèmes traditionnels, les cultures sur brûlis, l'absence de la jachère et le manque de bois de chauffe. Ceci entraîne des conséquences pesant lourdement sur l'environnement et favorisant la baisse de la production.

    Eu égard à ceux qui précède, une série des questions a été élaborée et posée au cours de notre recherche tel que :

    Quelle est la contribution de l'agroforesterie sur les cultures vivrières dans le groupement de Buzi ?

    Autrement dit :

    § Existe-t-il des arbres pouvant être bénéfiques (contribuer positivement) aux parcelles agricoles/exploitations dans le groupement de Buzi ?

    § Qu'est ce qui dégrade généralement les parcelles agricoles dans le groupement de Buzi ?

    § Quelles sont les conséquences de la dégradation des sols dans le groupement de Buzi ?

    § Quelle est la stratégie à adopter envue d'améliorer la production agricole dans la zone d'étude ?

    0.3. HYPOTHESES

    L'hypothèse se définissant comme une proposition des réponses que l'on se pose à propos de la recherche formulée en des termes tells que l'observation et analyse qui puissant fournir une réponse (Kakule O. et al 2013-2014)

    Les hypothèses émises dans le cadre de ce travail sont les suivantes :

    1. Dans les milieux ruraux, ils existeraient divers arbres qui peuvent avoir des avantages agronomiques, sociaux et environnementaux ;

    2. La dégradation des sols serait fortement affectée par diverses causes d'ordre technique, social et économique, l'absence de jachère, l'absence des intrants, diminution des espaces cultivables, une mauvaise gestion de l'eau et les pressions démographiques seraient les sources de la dégradation des sols ;

    3. les conséquences issues de cette dégradation seraient : l'importation des nourritures (vivres), augmentation des prix des produits agricoles, la baisse de la production agricole ;

    4. L'agroforesterie présenterait plusieurs avantages pour la production agricole dans les milieux d'exploitation.

    0.4. Objectifs du travail

    0.4.1. Objectif global

    Le présent travail a pour objectif global d'identifier les espèces agroforestières dans le groupement de Buzi pouvant contribuer à l'amélioration de la production agricole, et proposer des solutions idoines.

    0.4.2. Objectifs spécifiques

    Les objectifs spécifiques de cette recherche sont les suivants :

    · Identifier les espèces agroforestières disponibles dans le groupement de Buzi pouvant contribuer à la stabilisation/ productivité des sols ;

    · Identifier les causes de la dégradation des sols dans le groupement de Buzi ;

    · Décrire les conséquences de la dégradation des sols d'exploitations agricoles du groupement de Buzi sur les conditions de vie de la population ;

    · Proposer l'agroforesterie comme domaine pouvant améliorer la production agricole tout en conservant la qualité du sol et de l'environnement.

    0.5 Choix et intérêt du sujet

    0.5.1. Choix du sujet

    La situation de l'agriculture du groupement de Buzi et ses conséquences sur la population soulève des inquiétudes. Il nous serait ingérant de ne pas nous intéresser à une situation qui risque d'empiéter le système de production dans le groupement de Buzi. Le système de culture ainsi établi s'avère déjà inadapté à l'accroissement démographique et perturbe de plus en plus l'équilibre naturel et les vies humaines.

    Par ailleurs, le manque de techniques d'améliorations du sol visant à diversifier les produits champêtres ne fait qu'empirer les conditions de vie de la population. De ce fait, nous avons décidé d'apporter, tant soit peu, notre contribution à l'analyse du système agricole du groupement de Buzi et à la sensibilisation de la population sur l'adoption des systèmes et techniques conversationnistes dans le but de lui faire participer aux activités visant la durabilité du secteur agricole.

    0.5.2. Intérêt du sujet

    Ce travail, se veut être un outil utile qui guidera la population dans ses activités agricoles tout en tenant compte des aléas de l'environnement. C'est une référence susceptible d'éclairer la lanterne de tout chercheur intéressé par la question à Buzi.

    1. Intérêt personnel

    Cette recherche nous présente une occasion d'approfondir nos connaissances dans le domaine agricole, plus particulièrement l'amélioration du sol à travers l'agroforesterie.

    2. Intérêt social 

    Cette étude permettra de savoir que les systèmes de culture améliorés constituent une voie de sortie de crise pour les agriculteurs et de maintien du rendement de leurs parcelles agricoles. Ce faisant, il aura contribué à la conservation et à l'amélioration de la fertilité du sol et par ricochet au bien-être de la population.

    3. Intérêt scientifique 

    Notre présente recherche constitue une source de données sur les systèmes de production en vogue dans le groupement de Buzi. Il essaiera d'analyser ces systèmes et de proposer des solutions adaptées aux conditions locales. Pour les futurs chercheurs, ce travail leur servira d'outils de référence sur les pratiques agricoles de Buzi.

    0.6. Délimitation spatio-temporelle

    0.6.1. Délimitation spatiale

    Notre étude est réalisée dans le groupement de Buzi, chefferie des Bahavu, territoire de Kalehe, en province du Sud-Kivu à l'est de la République Démocratique du Congo.

    0.6.2. Délimitation temporelle

    Ce travail s'étend sur une période de deux ans, allant de 2013 à 2015 et essayera de décrire l'évolution de la dégradation des sols à cette période dans le groupement de Buzi et la production agricole réalisée dans cette échéance par les agriculteurs du milieu d'étude

    0.7. DIFFICULTES RENCONTREES

    Dans l'élaboration du présent travail, je me suis heurté à plusieurs difficultés entres autres :

    - Le moyen financier insuffisant pour payer la connexion internet

    - Pendant le temps de l'enquête la route Goma -Sake était bloquée.

    0.8. SUBDIVISION DU TRAVAIL

    Hormis l'introduction et la conclusion de notre travail est constitué de quatre chapitres libellés comme suit :

    ü Le premier chapitre porte sur les généralités de l'amélioration du sol par l'agroforesterie ;

    ü Le deuxième chapitre s'intéresse sur la présentation du milieu d'étude ;

    ü Le troisième chapitre concerne la présentation, analyse et discussion des résultats ;

    ü Et enfin le quatrième chapitre se focalise sur le projet.

    Chap. I. LES GENERALITES SUR L'AMELIORATION DU SOL PAR L'AGROFORESTERIE.

    Ce chapitre a pour objet, de donner une approche détaillée sur les connaissances de techniques de conservation du sol, la nécessité d'améliorer et maintenir la fertilité du sol à travers l'agroforesterie.

    I. 1. Définition des concepts

    Légumineuse: arbres, arbustes et herbes de la famille des Leguminosae, sur les racines desquelles de petits nodules renferment des bactéries. Ces bactéries sont capables de fixer l'azote de l'air dans une forme que les bactéries et les plantes peuvent utiliser pour grandir.

    Litière : matériel organique de la surface du sol, comprenant des feuilles, des petites branches et des fleurs, fraîchement tombées ou en légère décomposition.

    Micro-climat : température, lumière solaire, humidité et autres conditions climatiques dans une petite zone localisée, par exemple dans un champ, au-dessous d'un arbre ou dans la couche arable du sol.

    Mulch : couverture protectrice du sol composée de différentes substances, telles que matière organique verte ou sèche, sable ou pierres, appliquée pour prévenir l'évaporation de l'humidité, modérer la température du sol et lutter contre les mauvaises herbes. Synonyme : paillis.

    Effet : Désigne la réaction d'une composante environnementale ou sociale causée par une action. Désigne un trouble lié à une exposition courte mais à forte dose, généralement, immédiat ou survenant à court terme (quelques heures à quelques jours) et disparaissant spontanément quand cesse l'exposition, si celle-ci n'a pas occasionné des désordres irréversibles. Exemples : toux, irritations des muqueuses, troubles neurologiques, diarrhées, etc.

    Améliorer :( du lat. melior, meilleur). Rendre meilleur ; faire évoluer positivement (un état donné), changer en mieux.

    Maintenir : garder dans une position fixe, stable, préserve, faire durer (une situation) conserver (quelque chose dans le même état), faire demeurer (quelqu'un dans le même état ou la même situation), tenir (quelque chose) dans une position fixe ou stable.

    Dégradation : affaiblissement sensible des éléments minéraux. La dégradation d'un sol résulte souvent d'une combinaison de facteurs, incluant éventuellement la régression, qui conduisent le sol vers une évolution différente de l'évolution naturelle liée au  climat et à la végétation locale.

    Jachère amélioré : espace non exploité pour permette la croissance d'arbres dans le cadre d'un système de rotation arbres- cultures.

    L'Agriculture durable : Est généralement définie comme un mode d'exploitation qui répondrait aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.

    L'agriculture durable se définit par une production agricole économiquement viable, socialement équitable, et qui ne nuit ni à l'environnement ni à la santé.

    L'Impact : Est appelé impact environnemental toute modification de l'environnement, négatif ou bénéfique, résultant totalement ou partiellement des activités, produits ou services d'un organisme. Aussi appelé Incidence environnemental.

    Désigne un aspect d'une action qui risque de causer un effet. Exemple : le déboisement durant la construction est un impact qui peut avoir comme effet la perte et la fragmentation de l'habitat faunique.

    I.2. Les techniques de conservation des sols

    La préparation physique du sol est une des techniques culturales qui aident à la conservation des sols et à la rentabilité de la population agricole et productivité durable des terres. Elle est à la base de toute culture rationnelle. Elle trouve place avant même l'emploi des engrais et des semences sectionnées (Gonde, 1988)

    Selon le même auteur, la préparation physique du sol n'est pas simple : il ne suffit pas en effet de savoir labourer, heurter, rouler, il faut aussi savoir adopter ces opérations culturales aux conditions de lieu, et du temps.

    Gonde (1988) dit que c'est par combinaison rationnelle et judicieuse de façon profonde et superficielle (labours, hersage, scarifiages, binages, roulage etc.) que l'agriculteur réalise un travail convenable et profitable du sol. Elle se résume par le travail du sol.

    Le travail du sol a une influence considérable sur l'importance de la récolte ; il a pour but de mettre à la disposition du végétal un milieu aussi parfait que possible au point de vue physique et biologique (Soltner, 1987).

    Il comprend :

    1) Le labour

    Le labour est un processus de traitement du sol pour son usage et son amélioration. Dans le labour, on distingue quelques opérations parmi lesquelles le retournement, le mélange, le broyage et la pulvérisation.

    2) Le sous-solage

    Le sous-solage (ou fouillage) a pour but de travailler les couches inférieures du sol en les laissant en place. Le fouillage s'impose lorsque le sous sol est de mauvaise nature et qu'il aurait inconvénient à le mélanger au sol

    3) Le quasi labour

    Les quasi labours ont pour but de :

    a. parfaire l'ameublissement du sol ;

    b. ameublir la surface destinée à recevoir les semences ;

    c. enfouir les engrais et les amendements.

    4) Les labours légers et le déchaumage

    Apres enlèvement des moissons, les éteules peuvent diversement être traitées :

    - soit en commençant immédiatement la préparation du sol pour la prochaine récolte par déchaumage ;

    - soit en faisant des cultures dérobées ;

    - soit en les faisant parcourir par les moutons, mais surtout pas en les brulant.

    5) Le roulage

    Il a pour but d'ameublir (en écrasant les mottes), d'opérer un nivellement et un tassement du sol, de faire adhérer la terre aux semences.

    6) Le binage

    Quelle que soit la plante à laquelle il s'applique, le binage permet :

    - de lutter contre la déperdition d'humidité ;

    - d'ameublir la surface du sol ;

    - de détruire les mauvaises herbes.

    7) Le buttage

    Son but est de recouvrir de terre les pieds des plantes cultivées. Ce faisant, on assure également la destruction des mauvaises herbes. On peut donc dire que le buttage remplit, en outre, le rôle d'un binage et d'un sarclage.

    I. 3. Les techniques culturales

    a) Associations culturales

    La pratique des associations culturales est un moyen efficace d'assurer rapidement le couvert végétal des terres labourées. Le choix des ces associations est important. Certaines espèces ont un pouvoir de protection contre la battance plus fort que d'autres. (Goujon, 1968).

    b) Billonnage ou Culture en bandes alternées

    La pratique du billonnage suivant les courbes de niveau est très bien connue dans les régions des terres de lave où elle est pratique spécialement pour augmenter l'épaisseur de la couche cultivable (Saccuman, 1982).

    Si elle est combinée avec des valables dispositifs de conservation des sols, elle pourrait être très étendue avec succès aux cultures sarclées dans d'autres régions pour une meilleur production agricoles et conservation du sol et de l'eau.

    Elle consiste à faire alterner sur des terres en pente des bandes construites en courbe de niveau portant une couverture végétale dense opposant une satisfaisante protection (graminées, céréales à petit grain, prairie naturelle ou artificielle) avec des bandes portant des cultures plus espacées (maïs, sorgho, plantes racines, tubercules et autres) et de façon que quand une bande reste temporairement dénudée, les deux bandes adjacentes sont protégées de végétation.

    Les avantages de cette méthode simple sont :

    - Réduction de la vitesse d'écoulement ;

    - Interception de l'eau de ruissèlement.

    c) Paillage

    Il consiste à recouvrir soigneusement les interlignes de certaines cultures (caféiers, bananiers, ananas, tomates...) avec la paille. Celle-ci couvre le sol contre l'action des gouttes d'eau, les variations des températures et d'humidité et le ruissellement est notablement freiné.

    Selon Stallings (1969), en se décomposant, les débris végétaux peuvent enrichir le sol par l'apport de la matière organique et de potasse. Le paillage intensifie l'activité biologique, ce qui entraine une fixation de l'azote utilisable et probablement aussi du phosphore.

    Le même auteur dit que du seul point de vue de la lutte contre l'érosion et le ruissellement, le paillage se place parmi les méthodes biologiques les plus efficaces.

    I. 3. 1. Assolements et rotation des cultures

    D'après Gonde (1988), l'objectif principal des assolements et des rotations culturales est de maintenir la fertilité du sol en évitant la répétition pendant plusieurs années d'une même culture sur un même champ. Cette rotation peut jouer aussi un rôle important dans la protection des terres cultivées si elle établie avec le souci de couvrir le sol le mieux possible. Les cultures sarclées favorisent particulièrement l'érosion, il faudra donc les associer dans la rotation a une prairie temporaire, une association très courante est a la base de légumineuses, qui régénère la structure (Mémento du forestier, 1976).

    Parmi les nombreux avantages de la rotation, on peut noter :

    - Le maintien de la fertilité du sol : bien que la rotation ne peut à elle seule maintenir la fertilité du sol, une bonne rotation permet une baisse de fertilité plus lente qu'en culture continue.

    - La réduction de l'érosion : liée notamment au maintient de la matière organique,

    - Le contrôle des mauvaises herbes : on constate qu'elle fixe une relation entre diverses cultures et les plantes adventives.

    L'établissement d'une rotation se base sur les principes suivants :

    - La loi de la restitution : pour pouvoir faire succéder les cultures sur les champs sans baisse de rendement, il faut d'abord rendre au terrain, les éléments minéraux que les autres cultures ont prélevés. Pour l'Azote, cette restitution peut être assurée par l'incorporation des légumineuses dans la rotation (Espoir, Masilya et al 2014)

    - Il faut alterner les plantes de natures différentes pour l'incidence des insectes, maladies et mauvaises herbes.

    - Il faut alterner les plantes à enracinement superficiel  pour le maintient d'une bonne structure de l'ensemble du profil.

    - Il faut alterner les plantes ayant des exigences nutritives différentes : pour une meilleure utilisation des réserves du sol (janvier, 2013).

    I. 3. 2. Jachère et prairies temporaires

    La jachère consiste à mettre une terre au repos hors culture et hors pâturage, partie intégrante de la rotation (on appellera jachère cultivée : une jachère qui bénéficiera de façon culturale ou sera enrichie par des légumineuses). La jachère intervient pour rétablir la teneur en matière organique des sols et par là pour améliorer la résistance à l'érosion et le degré de fertilité (Stallings, 1968).

    0. Les jachères améliorées

    La forêt pluviale équatoriale est transformée à l'usage agricole par l'opération de défriche-brûlis de la forêt. La parcelle défrichée est rapidement plantée de cultures vivrières -dont des grands végétaux comme le manioc et le plantain -afin de profiter des nutriments qui se trouvent dans les cendres. Souvent on plante des arbres qui apportent des produits valables dans un délai relativement bref, associés aux cultures vivrières. Dans quelques années, la végétation forestière qui réapparaît étouffe les cultures vivrières qui ne sont pas en mesure de faire concurrence du fait que les niveaux de nutriments baissent et l'agriculteur n'est pas à même d'entretenir la parcelle par le sarclage. La parcelle est mise en jachère en vue de restituer la fertilité du sol et les arbres plantés. C'est pourquoi l'objectif de ces « jachères enrichies » diffère de celui des « jachères améliorées »

    Les jachères constituent une pratique traditionnelle très ancienne de restauration de la productivité des sols. Cependant, comme la population agricole a augmenté alors que la disponibilité des terres cultivables est réduite, cette pratique traditionnelle (laisser les terres reposer en ne leur faisant pas porter de récolte) tend à disparaître chez les agriculteurs. S'il y a assez de terres disponibles pour que la mise en jachère soit une option technique potentielle, les participants peuvent analyser d'autres systèmes améliorés de mise en jachère qui permettront: de réduire la période de mise en jachère (par exemple semer des légumineuses pour le pâturage ou planter des légumineuses de cycle végétatif court (2-3 ans) ou des légumineuses arbustives pérennes à la fin de la période culturale); ou de fournir un intérêt économique important (en incluant par exemple un pâturage de 2-3 ans dans la rotation culturale et l'utiliser dans la production du bétail).

    1. Comment se présentent les nutriments dans le sol?

    Les sols sont formés de petites particules provenant de l'altération des roches, les unes ayant la taille de grains de sable et d'autres sont tellement petites qu'elles sont invisibles à l'oeil nu. Les déchets des plantes et d'animaux sont aussi incorporés dans le sol et sont rapidement transformés en matières organiques qui donnent aux sols leur couleur noire. Tous les restes des roches, des plantes et des animaux contiennent des nutriments et quand le sol est formé, beaucoup de ces nutriments sont retenus par l'argile et la matière organique. La matière organique du sol est particulièrement importante pour fournir l'azote aux plantes.

    I. 4. Introduction des légumineuses dans un système cultural

    Environ 80 pour cent de l'air est constitué d'azote, qui est souvent l'élément le plus limitant de la croissance des plantes. Les engrais azotés coûtent très cher alors que l'azote libre de l'air peut être fixé par les légumineuses. Celles-ci se caractérisent par des bourgeons et des fleurs à cinq pétales. Des exemples des principales légumineuses de la région (par exemple haricot, arachide, soja, etc.) peuvent être discutés pendant la formation. Certaines bactéries (organismes microscopiques) dans les nodules des racines de légumineuses fixent l'azote, surtout à la floraison. Tous les nodules ne sont pas actifs. Si l'intérieur du nodule est de couleur rose, le nodule est actif et fixe l'azote, mais s'il est brun, le nodule est inactif. Ainsi, en découpant les nodules, on peut déterminer s'ils sont actifs ou pas. La fixation de l'azote par les légumineuses dépend de la spécificité des espèces de bactéries par rapport à ces plantes, parce que les bactéries ne forment des nodules que sur des plantes qui leur sont spécifiques. Pour les plantes locales, les espèces appropriées de bactéries sont constamment présentes dans le sol, mais pour des plantes nouvellement introduites, les espèces correspondantes sont souvent absentes. Dans ce cas, les inoculations des semences de ces légumineuses avec des souches appropriées de Rhizobia bacteria augmentent les taux de fixation d'azote. L'appendice 7 donne des détails sur les taux d'azote fixés par des variétés différentes de légumineuses. Cette fixation nécessite des teneurs suffisantes de phosphore dont les déficiences dans le sol exigent une fertilisation phosphatée.

    La couverture du sol par des légumineuses, associée au semis direct, protège le sol contre l'érosion, réduit les mauvaises herbes et l'évaporation et stabilise les températures du sol. La culture qui vient après une légumineuse bénéficie d'un surplus de 20-40 kg d'azote/ha.

    L'enfouissement d'une légumineuse est plus enrichissant en azote du sol et il est plus profitable à la culture suivante s'il est fait au stade de pleine floraison ou au moment du remplissage des gousses de la culture. Un minimum de 2-3 semaines après l'enfouissement de l'engrais vert est conseillé avant de semer la graminée afin de permettre la décomposition complète de la légumineuse.

    La méthode adéquate pour introduire une légumineuse dans un système cultural ou pour modifier un système cultural à cette fin, exige toujours des essais agricoles préalables faits par les agriculteurs et les chercheurs. Dans les régions où deux cultures par an sont possibles, il est préférable de semer la légumineuse dans la parcelle traitée au début de la première saison culturale, et l'enfouir à la mi-floraison ou au remplissage des grains, et semer alors la graminée dans les deux parcelles au début de la deuxième saison culturale. La parcelle témoin peut être mise en jachère ou semée avec un non légumineux traditionnel pendant la première saison culturale. Pour des zones où une seule culture par an est possible, la légumineuse est semée la première année et la graminée l'année suivante.

    Le choix de la légumineuse dépend de son cycle végétatif et du climat (précipitations, température et gelées probables). Il est important que la légumineuse pousse bien, produise de grandes quantités de biomasse et fixe des quantités importantes d'azote pour qu'elle soit bénéfique à la culture suivante. Sous certains climats, de grandes quantités de biomasse sont obtenues avec des légumineuses ayant des cycles végétatifs de 4-6 semaines seulement. Des essais agricoles sont nécessaires (faits par des chercheurs) pour identifier les légumineuses les plus adaptées au sol et au climat des régions spécifiques (FAO, 2004)

    I. 4. 2. Les couverts végétaux aux cultures intercalaires ou engrains verts.

    Le couvert végétal est une culture qui peut être implantée entre deux cultures principalement si la période d'interculturel est longue. Le plus souvent l'engrais vert s'insère entre une céréale paille et une culture saisonnière, mais au sol. Si les conditions hydriques sont convenables, il peut être semé au mois d'août.

    Selon Stallings (1968), la pratique des engrais verts consiste à enfouir les plantes de couverture pour réaliser un apport de matière organique dont on peut attendre une amélioration des propriétés physiques du sol.

    Duchaufour (1991) dit que l'action des engrais verts a pour résultat de faciliter l'infiltration de l'eau dans le sol au début de la saison des pluies, d'enrichir le sol en matière organique et d'élever son niveau de fertilité.

    Pour Saccuman(1982), le rôle principal de cette pratique réside principalement dans l'apport des éléments nutritifs de base dans le sol pour stimuler et augmenter la production végétale ; la vitesse de croissance et la densité de culture ; l'augmentation de la production de matière organique, et par conséquent de la fertilité même des sols dans le temps.

    I. 4. 3. Amélioration de la fertilité  par l'agroforesterie :

    L'agroforesterie comme solution d'aménagement

    I .4.3.1. Origine et diffusion Origine

    L'agroforesterie englobe de nombreux systèmes traditionnels d'utilisation des terres, comme les jardins maraîchers, les plantations d'arbres en limite, les cultures itinérantes et les systèmes de jachères arbustives, les cultures en courbes de niveaux. L'AF est traditionnelle et a été «redécouverte» en 1978, lorsque le nom « d'agroforesterie » a été inventé. Depuis lors, celle-ci a été promue par les projets et à l'initiative des exploitants agricoles. Les cultures en couloirs ont été conçues à la fin des années 1970 par la recherche pour éliminer le recours à une période de jachère dans les zones tropicales humides et subhumides pour reconstituer la fertilité des sols. Principalement utilisée : Burkina Faso, Ethiopie, Guinée, Kenya, Lesotho, Malawi, Mozambique, Nigeria, Niger, Afrique du Sud, Tanzanie, Togo, Ouganda, Zambie, Zimbabwe. Cependant, tous les pays d'ASS pratiquent une forme ou une autre d'AF. Dans ces pays, ce sont l'étendue et les formes d'AF pratiquées qui diffèrent. Principes et types Les facteurs qui influencent la performance de l'AF sont les types et les mélanges de cultures agricoles, d'élevage et d'arbres, le matériel génétique, le nombre et la répartition des arbres, l'âge des arbres, la gestion des cultures, de l'élevage et des arbres et le climat. Les systèmes de parcs agroforestiers sont principalement des zones cultivées avec des arbres dispersés (souvent indigènes). Les caractéristiques des parcs agroforestiers traditionnels sont la diversité des espèces d'arbres qui les composent, la variété des produits et de leurs utilisations (comprenant les fruits, le fourrage, etc.). Ceux-ci génèrent et fournissent des microclimats favorables (en particulier grâce à l'ombre) et font un effet tampon pour les conditions extrêmes (en agissant comme brise-vent). Les parcs se trouvent principalement dans des zones semi-arides et subhumides d'Afrique de l'Ouest. Les systèmes céréaliers-légumineuses / Faidherbia albida sont prédominants dans toute la zone sahélienne et dans certaines parties de l'Afrique de l'Est. Pour de nombreuses populations locales, ces systèmes sont très importants pour la sécurité alimentaire, la création de revenus et la protection de l'environnement, la gestion de l'eau de ruissellement, etc.

    I. 4. 3.2. Qu'est-ce que l'agroforesterie ?

    L'agroforesterie est un système d'utilisation du territoire consistant à combiner, dans l'espace et dans le temps, des arbres ou autres végétaux ligneux pérennes avec des cultures et/ou de l'élevage sur une même parcelle de terre (Mémento de l'agronome, 1991). Les systèmes agroforestiers sont caractérisés par des interactions écologiques et économiques entre leurs diverses composantes. Ces associations se caractérisent par :

    - une volonté délibérée d'établir et de maintenir l'association par un entretien important,

    - des interactions écologiques et économiques positives et significatives qui se produisent à l'interface des deux strates de végétation,

    - des productions variées et, en ce qui concerne les arbres, toutes les formes de bois de feu, de service, d'oeuvre ainsi que tous les autres produits tirés des feuilles, des fruits,...

    - une place importante au plan socioculturel dans beaucoup de sociétés, car les associations (savane arborée, jardins familiaux...) sont les premières formes de mise en valeur du territoire.

    Cependant, on peut voir également une définition plus large de l'agroforesterie (cité par Olivier, 2001), « un système dynamique et naturel de gestion des ressources qui, par l'intégration progressive des arbres dans le paysage, doit permettre une production durable et diversifiée, afin de procurer aux paysans des bénéfices accrus non seulement sur le plan économique, mais aussi dans les domaines sociaux et environnementaux ».

    Selon le World Agroforestry Centre : «l'agroforesterie est un système dynamique de gestion des ressources naturelles reposant sur des fondements écologiques qui intègrent des arbres dans les exploitations agricoles et le paysage rural et permet ainsi de diversifier et de maintenir la production afin d'améliorer les conditions sociales, économiques et environnementales de l'ensemble des utilisateurs de la terre».

    Bien que l'agroforesterie soit une science antique, cela ne signifie pas qu'il s'agit d'un système désuet pour répondre aux besoins actuels des communautés. Toutefois, une définition revisitée s'impose au niveau international afin d'établir les frontières conceptuelles des pratiques agroforestières pour les distinguer des autres pratiques culturales généralisées depuis le siècle dernier. En réalité, le terme agroforesterie a été formulé pour la première fois en 1971 par Joseph H. Hulse, alors qu'il menait des études sur la foresterie sociale en Afrique pour le compte du Centre de recherches pour le développement international (CRDI) (CRDI, s. d.). Ainsi, à cette époque l'agroforesterie a d'abord été décrite de cette façon :

    «L'agroforesterie, un système contrôlé de la combinaison d'arbres avec d'autres cultures et élevages, offre l'opportunité d'accroître l'approvisionnement alimentaire pour les humains et les animaux». (Traduit de Hulse, Pearson et al 1979,

    Cette description demeure assez ambiguë, car elle ne permet pas de distinguer nettement l'agroforesterie des autres pratiques agricoles qui sont elles aussi des systèmes contrôlés ayant pour but d'assurer l'approvisionnement en nourriture. De plus, le concept semble envisager l'agroforesterie uniquement comme une option intéressante plutôt qu'une nécessité. quelques années plus tard, Lundgren et Raintree ont proposées la définition suivante : l'agroforesterie est un terme collectif pour des systèmes et des techniques d'utilisation des terres où des ligneux pérennes (arbres, arbrisseaux et sous arbrisseaux) sont cultivés ou maintenus délibérément sur des terrains utilisés par ailleurs pour la culture et/ou l'élevage, dans un arrangement spatial ou temporel, et où sont exploitées des interactions à la fois écologiques et économiques, pas forcément stables dans le temps, entre les ligneux et les autres composantes du système». (1982, cités par De Baets, 2007, p. 19)

    Cette définition, beaucoup plus complète, met l'accent sur les interactions biologiques entre les composantes de l'environnement qui sont associées de façon judicieuse dans le temps et l'espace. Les critères concernent à la fois l'environnement et l'économie dans une optique de long terme. Cela sous-tend également la multifonctionnalité des systèmes et leur multiplicité en genre. Ces concepts ont été repris de différentes façons par plusieurs autres auteurs, tels que Nair (1985) et Somarriba (1992). Depuis, c'est cette définition qui est priorisée par le World Agroforestry Center (Nair, 1993). En 1996, Leakey ajoute les concepts clés de production durable et de bénéfices sociaux qui seront repris par le United State Department of Agriculture (USDA) dans les années 2000 (De Baets, 2007; Johnson, 2006).

    Afin de caractériser et distinguer plus précisément les pratiques agroforestières, quatre critères essentiels ont été établis par Gold et al. (2000). Premièrement, un système intentionnel considère que les combinaisons de cultures et/ou d'élevage et d'arbres doivent être instaurées et gérées ensemble plutôt que séparément. Deuxièmement, un système intensif traduit la prédominance des opérations techniques nécessaires au maintien de la productivité et des fonctions des parcelles. Troisièmement, un système intégré fait référence à la combinaison structurelle et fonctionnelle des composantes tant au niveau vertical qu'horizontal répondant aux besoins des usagers et conciliant les objectifs de hausse de productivité et de conservation (Association for Temperate Agroforestry (AFTA), s. d.). Quatrièmement, un système interactif relie les interactions biologiques et physiques entre les composantes pour mener à la production de biens et services environnementaux. L'agroforesterie doit donc être un système à la fois intentionnel, intensif, intégré et interactif qui tend vers un point d'équilibre.

    Au Québec, le Groupe interdisciplinaire de recherche en agroforesterie (GIRAF) se base sur la définition de l'agroforesterie de Lundgren et Raintree de 1982 (GIRAF, 2011). Cependant, un sommaire exécutif de 2007 dressant le portrait de l'agroforesterie au Québec propose plutôt la définition suivante :

    «L'agroforesterie est un système intégré de gestion des ressources du territoire rural qui repose sur l'association intentionnelle d'arbres ou d'arbustes à des cultures ou à des élevages, et dont l'interaction permet de générer des bénéfices économiques, environnementaux et sociaux». (De Baets et al. 2007, p. 5)

    Cette dernière semble être davantage appropriée dans le contexte actuel et dans une perspective de développement durable. Une nouveauté concerne l'utilisation du terme bénéfices qui rejoint non seulement la productivité des cultures, comme le soutenait la définition de 1979, mais aussi les gains environnementaux et sociaux. Cette variante est audacieuse, puisque les systèmes agroforestiers ne sont pas toujours les meilleures options envisageables pour tous les sites de production agricole ou forestière (Young, 1987). En fait, la notion de bénéfice est dépendante des objectifs visés suite à l'implantation des systèmes agroforestiers selon les contextes socio-économiques et environnementaux (Nathan, 2007)

    I. 4 .4. Protection des sols contre l'érosion

    La disposition des lignes d'arbres avec un enherbement adéquat augmente la porosité du sol,

    Donc améliore l'infiltration de l'eau par l'effet décompactant des racines, par l'amélioration du bilan organique : la décomposition des feuilles et racines fines assurant le renouvellement de la micro faune et de la biomasse microbiennes. Les lignes d'arbres favorisent ainsi le stockage de l'eau surtout en début d'épisodes pluvieux et ralentissent également les écoulements pour des crues de faible importance. (Dupraz & Liagre, 2005)

    I. 4.5. Itinéraires techniques et fertilité des sols

    Les exploitants agroforestiers sont amenés à modifier leur itinéraire technique lorsqu'ils utilisent une culture intercalaire

    I. 4. 6. Diversification des paysages

    De plus en plus, les parcelles agroforestières prennent l'image plus attractive de paysages de parcs arborés, et qui symbolise une agriculture plus soucieuse de l'environnement. C'est un élément légitime à utiliser dans la communication et la promotion de leurs produits. (Dupraz & Liagre, 2005)

    I. 5. L'agroforesterie et l'agriculture : des pratiques compatibles

    I. 5. 1. Des avantages agronomiques et environnementaux

    D'autres avantages agronomiques et environnementaux sont apportés par l'agroforesterie :

    - une amélioration de la fertilité du sol, par la minéralisation de la litière de feuilles en surface (ONG, 2006), et surtout par la dégradation en profondeur dans le sol des racines annuelles mortes (Dupraz, 2002).

    - Un contrôle de l'érosion hydrique (ONG, 1996), la macroporosité du sol (dû à la présence d'arbre et à l'enherbement au pied des arbres), ainsi que l'augmentation du taux de matière organique, permettent de ralentir les écoulements et l'infiltration de l'eau dans le sol, ce qui limite le ruissellement et le départ de terre, surtout si l'alignement des arbres est perpendiculaire à la pente (Valengin, 2006 et Ong, 1996).

    - un effet brise vent suivant leur orientation (perpendiculaire au vent), réduisant ainsi sa vitesse, créant une zone protégée derrière la ligne d'arbre (Valengin, 2006). Les peuplements agroforestiers pourraient jouer un rôle intéressant dans les zones venteuses, afin de limiter particulièrement l'érosion éolienne.

    - une biodiversité plus riche sur la parcelle, induite par l'hétérogénéité de la végétation (cultures, arbres, et enherbement). Les parcelles agroforestières abritent ainsi des auxiliaires des cultures mais également des ravageurs potentiels. L'équilibre écologique créé permet de limiter les problèmes d'invasion ou de pullulations (Liagre F, et al. 2005)

    L'association des arbres aux activités agricoles, judicieusement organisée dans l'espace et dans le temps, permet d'instaurer des relations de complémentarité. Un cycle se met en place entre les éléments du climat, de la biodiversité, du sol, de l'eau, les cultures, les animaux et les arbres, au bénéfice de la production et des paysages (LABANT Pierre, 2010).

    En tant que plantes pérennes, des arbres couvrent le sol pendant toute l'année et lui procurent une protection contre le soleil brûlant, les vents hauts et les fortes pluies. Mais non seulement le sol : les arbres jettent de l'ombre sur l'homme et sur l'animal et sur des cultures d'accompagnement (notamment des plantes ombrophiles) et réduisent le stress causé par des vents secs ou des tempêtes. A la suite de l'abri contre le vent et l'ombre pendant une partie de la journée, la culture d'accompagnement consomme moins de l'eau, un facteur important pour permettre de bons rendements dans les régions sèches. Les arbres eux-mêmes consomment de l'eau qu'ils transpirent en vue de refroidir les feuilles ; cela permet de faire monter l'humidité et de baisser les températures dans la journée (Ed Verheij, 2003) voici une figure qui illustre mieux cette l'interaction de l'agroforesterie.

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    Figure 1 : Interactions entre des arbres, des végétaux, animaux et les êtres humains

    Source : L'agroforesterie, Ed Verheij, 2003.

    Aujourd'hui, de nouvelles formes d'agroforesterie voient le jour, répondant aux contraintes liées aux systèmes agricoles actuels. Les principales évolutions par rapport à l'agroforesterie traditionnelle concernent le choix des essences, la disposition des arbres et leur densité. De nombreux essais se sont mis en place depuis les années 80, et des projets de recherche et développement ont permis de mieux comprendre le fonctionnement des parcelles agroforestières. Aujourd'hui, un réseau de plus de 80 parcelles de démonstration d'agroforesterie dite « moderne» est en place dans une vingtaine de départements, et représente environ 1 500 hectares (guide 2010).

    L'arbre peut avoir, en agriculture, un important rôle dans la protection de la fertilité. De nombreux systèmes traditionnels lui réservent une place importante et l'expérience contemporaine confirme son rôle bénéfique (Daniel Y. ALEXANDRE et al 1986).

    I.5.1.2. Choix d'essences

    Calliandra calothyrsus, Gliricidia sepium, Etrythrina subumbrans, Flemingia macrophylla, Sesbania spp. et Leucaena spp. Ont été testées dans divers essais. D'autres espèces qui méritent d'avoir une attention - en plus d'arbustes ou de petits arbres locaux - sont Pithecellobium

    dulce, Paraserianthes falcataria et Cajanus cajan.

    Les caractéristiques recherchées sont :

    - croissance rapide, pour garantir une production élevée d'émondes ou de litière ;

    - une houppée ouverte et légère (par exemple des feuilles pennées),

    - qui permettent la lumière du soleil de pénétrer ;

    - un système radiculaire qui s'étend plutôt en profondeur que latéralement;

    - des légumineuses ou d'autres espèces en mesure de fixer d'azote ;

    - bonne réponse à une taille régulière (bourgeonnant facilement et rapidement sur du vieux bois);

    - de la litière de feuilles qui se compose vite afin de libérer de nutriments ou lentement afin de fournir un mulch plus persistent ;

    - adaptation à l'endroit (sol salin ou acide, inondation, vent, tolérante aux insectes nuisibles, etc.).(Ev Verheij, 2003).

    I. 5. 2. Les avantages de l'agroforesterie pour les petits exploitants

    Les systèmes d'agroforesterie exploitent le sol au maximum. Chaque partie d'une terre est considérée appropriée pour la culture de plantes utiles. L'emphase est placée sur des cultures polyvalentes pérennes plantées une fois qui procurent des bénéfices sur une longue période de temps. Ces bénéfices peuvent inclure des matériaux de construction, des aliments, des fourrages, des combustibles, des fibres et de l'ombre. Dans les systèmes agroforestiers, les arbres jouent également d'autres rôles importants comme la prévention de l'érosion et l'amélioration de la fertilité du sol (en fixant l'azote ou en déposant à la surface des minéraux provenant des couches profondes du sol au moyen de la chute des feuilles).

    De plus, les systèmes agroforestiers bien conçus exploitent au maximum les interactions bénéfiques des plantes cultivées tout en réduisant au minimum les interactions défavorables. L'interaction la plus courante est la concurrence, comme par exemple pour la lumière, l'eau ou les nutriments du sol. La concurrence réduit inévitablement la croissance et le rendement de n'importe quelle culture. Cependant, elle existe également en monoculture et ne sera pas nécessairement plus nuisible dans un système agroforestier qu'en monoculture. Les interactions entre les composantes des systèmes agroforestiers sont souvent complémentaires. Dans les systèmes d'arbres et de pâturages, avec des animaux, les arbres fournissent de l'ombre et/ou du fourrage alors que les animaux fournissent du fumier.

    Ainsi, les systèmes agroforestiers réduisent les risques et accroissent la viabilité de l'agriculture tant à petite qu'à grande échelle. On peut considérer que les systèmes agroforestiers sont les éléments fondamentaux du système agricole lui-même, lequel contient de nombreux autres sous-systèmes qui, pris ensemble, définissent un mode de vie. (Tim Motis et al, 2007).

    I. 5. 3. Résumé des avantages de l'agroforesterie

    Toutes les plantes ligneuses présentent un tel effet favorable sur leur environnement, y compris sur des cultures associées et des animaux, bien que naturellement l'impact d'un grand arbre soit plus grand que d'un arbuste. Des végétaux ligneux auxiliaires sont cultivés essentiellement pour ces effets positifs et/ou pour le fourrage ou bois de chauffage qu'ils produisent. Des arbres sont essentiellement cultivés à cause de leur produit commercialisable : par ex. fruits, épices, huile, stimulants, bois d'oeuvre. Les effets positifs énumérés ci-avant sont valables mais sont d'importance secondaire au cultivateur (Ed Verheij et al, 2003).

    Parmi les avantages nous pouvons citer :

    - Production accrue d'aliments et de produits utiles et commercialisables tout au long de l'année.

    - Utilisation améliorée de la main-d'oeuvre et des ressources tout au long de l'année.

    - Protection et amélioration du sol (particulièrement lorsque des légumineuses sont utilisées) et des sources d'eau.

    - Efficacité accrue de l'utilisation du sol.

    - Production d'aliments à court terme qui compense les coûts d'établissement des arbres.

    - Ombre procurée aux légumes et aux autres cultures qui la nécessitent ou tolèrent.

    - Production de fruits à moyen ou long terme.

    - Améliorer les capacités de production agricole, augmenter le potentiel énergétique, diminuer les intrants, diversifier les produits et les revenus.

    - Production à long terme de combustible et de bois d'oeuvre.

    - Augmentation de la production totale pour la consommation ou la vente.

    I. 5. 4. Les avantages environnementaux

    L'agroforesterie :

    - permet une amélioration de la fertilisation naturelle des sols et offre donc la possibilité de réduire l'apport d'intrants,

    - préserve les sols contre l'érosion et assure une protection des eaux souterraines,

    - agit comme vecteur de diversification des paysages, de maintien de la biodiversité, de lutte efficace contre les risques d'incendie et est facteur de fixation d'azote atmosphérique.

    I. 5. 5. Principes de l'agroforesterie

    Pour bien planifier l'utilisation des arbres dans un système agroforestier, il faut très bien connaître leurs caractéristiques. Il faut entre autres connaître les avantages, la capacité à s'adapter aux conditions locales (climat, sol et stress), la taille et la forme du couvert et du système racinaire de chaque essence envisagée et si elle convient à diverses pratiques agroforestières. Les utilisations les plus courantes des arbres dans les systèmes agroforestiers incluent : arbres individuels dans les jardins particuliers, autour des bâtiments, le long de sentiers et dans les lieux publics, arbres disséminés dans les champs cultivés et les pâturages, rangées d'arbres avec cultures intercalées (culture en bandes), bandes de végétation le long de courbes à niveau ou de voies d'eau, clôtures vivantes délimitant les aires et les propriétés, brise-vent, jachères améliorées, terrasses sur les collines, petits ouvrages de terrassement, contrôle de l'érosion sur les collines, dans les ravins et les canaux, et terres à bois pour la production de combustible et de bois d'oeuvre. (Tim Motis, 2007)

    En tant que plantes pérennes, des arbres couvrent le sol pendant toute l'année et lui procurent une protection contre le soleil brûlant, les vents hauts et les fortes pluies. Mais non seulement le sol : les arbres jettent de l'ombre sur l'homme et sur l'animal et sur des cultures d'accompagnement (notamment des plantes ombrophiles) et réduisent le stress causé par des vents secs ou des tempêtes. A la suite de l'abri contre le vent et l'ombre pendant une partie de la journée, la culture d'accompagnement consomme moins de l'eau, un facteur important pour permettre de bons rendements dans les régions sèches. Les arbres eux-mêmes consomment de l'eau qu'ils transpirent en vue de refroidir les feuilles ; cela permet de faire monter l'humidité et de baisser les températures dans la journée. En outre, du fait que l'enracinement de plantes ligneuses est beaucoup plus profond que celui des cultures annuelles, elles absorbent des nutriments de ces strates plus profondes et déposent la plus grande partie sur la surface du sol lorsqu'elles perdent leurs feuilles. Ainsi, les nutriments étant lessivés de la couche arable sont recyclés et rendus disponibles aux cultures annuelles : les arbres agissent comme des « pompes à nutriments ». (Ed Verheij et al, 2003).

    Il existe deux formes d'agroforesterie :

    § Agroforesterie - Extensive

    § Agroforesterie - Intensive

    Agroforesterie extensive crée une production plus durable mais souvent au détriment des rendements des cultures, agroforesterie intensive fait augmenter rendements des cultures (la GIFS) et séquestration de carbone, Agroforesterie intensive peut servir économie et environnement

    Agroforesterie extensive: là où il y a de l'espace et où le bois est cher, agroforesterie intensive: là où il y a peu d'espace, bien d'érosion et une insuffisance de production agricole et bois de chauffe; quand on cherche la séquestration du carbone.

    Conclusion

    Cette pratique permet non seulement d'enrichir le sol et de lutter contre les différents pertes occasionner parfois par les différentes sortes d'érosions, et de réduire la vitesse de ruissèlement, les feuilles des ces espèces peuvent être utilise comme fourrage, médicament et les bois peuvent être utilisé comme source d'énergie pour la cuisson des aliments. Voici d'autres avantages tels que cités par ces auteurs :

    L'agroforesterie rend de nombreux services d'ordre économique, environnemental, social, territorial et culturel à la société. Les producteurs agricoles peuvent également être bénéficiaires de nombreux services entre autres diversifier leurs revenus par la production de matière ligneuse et non ligneuse et faire des économies de chauffage et de déneigement par la plantation de haies brise-vent. L'agroforesterie réduit également la pollution diffuse et augmente les rendements des cultures agricoles (Nathan et al ,2007).

    Agriculture double et triple actuellement les rendements des cultures de céréales dans de nombreuses régions du continent africain. L'arbre indigène fixateur d'azote, Faidherbia ou Acacia Albida augmente les rendements du maïs non fertilisé au Malawi, en Zambie, en Tanzanie, en Ethiopie et dans de nombreux autres pays. Ils sont maintenant cultivés sur plus de 5 millions d'hectares de terres cultivées sur l'ensemble du Niger. La valeur des arbres à l'extérieur (ainsi qu'à l'intérieur) des forêts doit être reconnue par toutes les personnes impliquées dans la production, la planification et la formulation des politiques agricoles. Il convient d'investir davantage pour accorder aux agriculteurs des droits fonciers et des titres de propriété sur les arbres qu'ils entretiennent et pour appuyer les petits agriculteurs dans l'adoption des pratiques agroforestières.

    Derrière le terme d'agroforesterie se cache l'une des innovations majeures de l'agronomie contemporaine. Alors que le paradigme productiviste de l'agriculture et de la foresterie prétend qu'il faut simplifier et uniformiser pour obtenir des rendements maximums, l'agroforesterie fait le pari de la complexité et du mélange. En intégrant arbres, plantes et animaux dans une logique d'agro-écosystème, l'agroforesterie se place en position de force pour répondre aux critères du développement durable (T.Emmanuel, 2007).

    Chapitre II : PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE

    II.1. SITUATIONGEOGRAPHIQUE

    II.1.1. Localisation et délimitation

    Le groupement de Buzi est situé en République Démocratique du Congo, dans la province du Sud-Kivu, en territoire de Kalehe, il est limitrophe de la province du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

    L'axe routier Bukavu-Goma traverse le groupement de Buzi sur une distance de 14 km. Le groupement de Buzi est limité :

    - Au Nord : par les rivières Ngungu et Chungiri se versant dans le lac Kivu et qui le sépare du groupement Mupfunyi/Shanga en territoire de MASISI. C'est cette rivière qui marque la limite entre la province du Nord-Kivu et celle du Sud-Kivu ;

    - Au Sud : par la rivière Gokwe qui sépare le groupement de Buzi et celui de Mbinga Nord et se jette dans le lac Kivu ;

    - A l'Ouest : il est limité par la rivière LOWA et par les massifs de chaine de MITUMBA qui le sépare du groupement de ZIRALO ;

    - A l'Est : par le lac KIVU, limite la région de BUZI et la République du Rwanda ;

    Enfin la limite Ouest sur ces massifs de chaine de MITUMBA reste problématique jusqu'aujourd'hui, car aucune convention n'a jamais été conclue et cette dernière cause des conflits entre la chefferie de BUZI et le groupement de ZIRALO.

    II.1.2. le relief

    Le relief dominant dans le groupement de BUZI reste montagneux du à la chaine de MITUMBA qui occupe la partie de l'Ouest, on y rencontre aussi quelques plaines alluviales.

    Il s'agit de Mubimbi, Keya, Kahodjo, Kirwa, Karamabo, Katale, Kagarama, Mushoko, Bobandana, Mutugirwa, Muhamba, Kiata, Nyangoma, Kibirwa, Bulenga, Kitembo, Katolo, Muchibwe Et Kalungu.

    Pendant la saison pluvieuse on observe souvent des éboulements sur les montagnes.

    II.1.3. Le climat

    Le groupement de BUZI connait un climat de type tropical caractérisé par l'influence des montagnes.

    v La température

    A MINOVA et toute la presqu'île de BUZI, la température moyenne est de 24°C et 25°C, dans le haut plateau la température est souvent en dessous de 18°C à 20°C.

    v L'altitude

    L'altitude de ce groupement subit certaines variations : L'altitude la plus basse coïncide avec celle du niveau de lac Kivu : 1460m dans toute la presqu'île de BULENGA et MINOVA.

    v Les saisons

    On observe deux saisons à savoir :

    - La saison des pluies dans la zone montagneuse ou des hauts plateaux (prolongement de mont MITUMBA) ;

    - La saison sèche un peu constante dans la zone qui va d'une période de 4 mois.

    La moyenne des précipitations annuelles s'élève à 1200mm/a avec plus ou moins 187 jours de pluie.

    Tableau N° 1 : la saison dans le groupement de BUZI

    STATION

    ALTITUDE

    J

    F

    M

    A

    M

    J

    J

    A

    S

    O

    N

    D

    TOTAL

    BOBANDANA

    1540m

    87mm

    123

    234

    202

    274

    82

    75

    199

    199

    155

    455

    100

    1511

    NUMBI

    2200m

    132mm

    187

    166

    165

    136

    35

    44

    67

    230

    230

    193

    171

    1894

    Source : Rapport annuel de l'environnement du groupement de Buzi, avril 2015

    Commentaire : le tableau ci-dessus montre les précipitations annuelles mensuelles à NUMBI et la presqu'île de BOBANDANA (BULENGA).

    II.1.4. La végétation

    La végétation de haute altitude est caractérisée par la steppe, bambous et une forêt de montagne et la zone au bord du lac Kivu est dominée par une savane boisée en voie de disparition.

    Le sol : Le sol de BUZI est du type argilo-sablonneux dicté par le relief, les vallées sont caractérisées par la présence des sols alluvionnaire très fertile car provenant des divers endroits.

    II.1.5. Hydrographie

    Le groupement de BUZI est parcouru par plusieurs rivières dont les plus importantes sont :

    Ø La rivière MUBIMBI qui se déverse dans le lac Kivu en traversant l'axe routier BUKAVU-GOMA ;

    Ø La rivière LULUNGA est un influent de la rivière MUBIMBI, elle alimente les localités de KALUNGU et BWISHA;

    Ø La rivière de NYABARONGO dans laquelle on extrait de l'or.

    On peut citer les rivières GOKWE, CUNGIRI qui alimente les ménages en eau sur différents axes. Enfin, le lac Kivu à l'Est présente un avantage du fait qu'il permet la navigation et la pêche.  

    II.2. HISTORIQUE

    Le groupement de BUZI fait partie intégrante de la collectivité de BUHAVU. De ce fait, le BUHAVU comprend d'après ces coordonnées géographiques, des terres de KALEHE, BUZI, d'île d'IDJWI et ses quelques Ilots du lac Kivu.

    Le nom de ce groupement tire son origine du vocable HAVU : « Echibuzi » qui signifie littéralement : « Mouton » transformé par le colonisateur lors de la mission d'explorations effectuées aux environs des années 1800.

    A cette époque ; le Muhavu de BUZI était éleveur des moutons « Ebibuzi ». Quand les explorateurs blancs demandaient par des signes comment s'appelle le milieu ; les habitants croyaient qu'on leur posait la question de savoir le nom des bêtes qu'ils faisaient paitre ; ils répondaient « Ebibuzi » et les explorateurs ont retenu le vocable « BUZI » comme appellation de l'entité.

    « L'histoire de BUZI remonte au règne de BASHUBIRE NTALE II le mwami de BAHAVU » sous le règne de BAHAVU, eurent à se défendre contre les incursions de RWABUGIRI ; mwami du Rwanda.

    Dans ce climat de guerre, intervient l'administration belge vers les années 1910, année durant laquelle la gestion de BUZI fut confiée passant de NTALE II à son fils BIGLIMANI Alias SANGARA frère de LUSHOMBO, la limite fut tracée à la rivière KASHENDA (CHUNGIRI).

    Comme partout au monde, en Afrique et précisément chez nous au Congo ce sont les guerres entre tribut, peuple et nation qui ont contribués les facteurs en jours pour fixation des limites.

    La Sous-Région politique coutumièrement BUZI-ZIRALO n'a pas échappé à cette réalité. L'organisation politique coutumière d'avant la période coloniale les enquêtes des BAZIRALO étaient le fruit même des enquêtes des chefs traditionnels militairement fort. Ce phénomène n'a pas tardé à se concrétiser lors qu'au moment du partage de la dynastie BASIBULA, le grand chef NTALE confia le BUZI-ZIRALO à SANGARA BIGLIMANI grâce à sa mère N'TBARO. En terme claire l'organisation coutumière de la dynastie BASIBULA était fixée de la manière suivante :

    - L'Île d'IDJWI confiée à MIHIGO fils de NTALE ;

    - Le MBINGA plus la province de MUBUGU à LUSHOMBO ;

    - Le groupement de BUZI fut confié à SANGARA y compris la région du Sous-chef MAGEMBE (ZIRALO) ainsi que la région du Sous-chef KITCHWA MULEFU et selon les traditions orales et historiques chacun d'eux était autonome.

    II.3. ASPECTS POLITIQUE-ADMINISTRATIFS

    Le groupement de BUZI est dirigé par un chef de poste d'encadrement administratif ayant son siège à MINOVA qui compte plusieurs services publics.

    A côté de ces pouvoirs de l'Etat existe des pouvoirs coutumiers dirigés par le mwami ou chef coutumier assistant d'un secrétaire. Le groupement de BUZI comprend 13 localités ou villages reparties selon les axes ci-après :

    Ø L'axe des hauts plateaux composés de deux localités : MURAMBI et MUMBI ;

    Ø L'axe de presqu'île de BUZI/BULENGA composé de 7 localités entre autre : BULENGA, BUTUMBA, MUHANGA, MUTSHIBWE, KITEMBO et TCHONDO ;

    Ø L'axe de la route principale avec 4 localités à savoir : KALUNGU, BWISHA, KISHINJI et MINOVA.

    II.4. ASPECTS DEMOGRAPHIQUES

    II.4.1. La population

    La population de BUZI augmente des années en année, elle était estimée à 90606 habitants en 2007 à 92984 en 2008, à 95087 en 2009, 96927 en 2010, à 93316 en 2011, à 99337 en 2012 et à 103200 habitants en 2015 (Archives bureau du groupement).

    La population de BUZI est composée par une hétérogénéité ethnique à savoir :

    A. LES « TWA »

    Les TWA communément appelés « pygmées » furent les premiers occupants de l'Afrique central, en général du Congo et du groupement de BUZI en particulier.

    On les rencontrait dans certains villages tels que : BULENGA, KALUNGU, KISHINJI et MIRAMBA ; avec comme activités : la pèche, la chasse, la forge et l'agriculture.

    B. LES « HUTU »

    Ce sont des « Bantous » d'expression Rwandaise vivant dans le groupement de BUZI Depuis l'arrivée des blancs constituaient une main d'oeuvre des populations des colons. Ils vivent de l'agriculture, de commerce et d'autres activités.

    Ils occupent surtout la partie montagneuse dans les localités suivantes : NGWIRO, KALUNGU, NYUNDO, MURAMBI, SHANJE et NUMBI.

    C. LES « HUNDE »

    Tel que signalé précédemment, le BUZI était habité par des HUNDE ces derniers avaient été délogé par le HAVU après la guerre de ces deux tributs.

    Cependant, après l'invasion, une partie de la population HUNDE n'avait pas fui à l'arrivée de conquérants jusqu'aujourd'hui ils restent dans les localités de MINOVA et de KITEMBO. Ces derniers seraient originaires de BUNYORO en UGANDA d'après l'administrateur FRANCO 1953.

    D. LES « HAVU »

    Les HAVU sont des bantous et leur migration est plus récente que celle de leur voisin du Nord et Sud-Kivu (le HUNDE et BASHI). Ils étaient installés au RWANDA avant d'immigré, ensuite dans la région où ils ont formé un royaume des BASHI et des BAHUNDE.

    Les sources orales et écrite apprennent que les HAVU habitaient avec les BASHI commandés par BIGOMEKERO frère de BYATERANYA MWAMI du BUSHI, ils attaquèrent les BAHAVU ; les délogèrent et les pourchassèrent jusqu'à la rivière NYABARONGO, qui marque la limite du territoire de KALEHE avec le MASISI.

    C'est ainsi que les BAHAVU à leur tour grâce à leur lutte contre les BASHI qu'ils parviennent à chasser les BAHUNDE de BUZI pour enfin s'y installer.

    Cependant, les BAHAVU ce sont éparpillés sur toute l'étendue du groupement de BUZI. Ils vivent de l'agriculture, de l'élevage, du commerce et de l'artisanat.

    E. LES « TEMBO »

    Sont des bantous aussi qui arrivèrent à BUZI pour travailler dans des plantations, ils sont des agriculteurs, éleveurs et commerçants.

    F. LES « NANDE »

    Ce sont des bantous venus des zones LUBERO et BENI, ils sont arrivés à BUZI à la recherche des terres fertiles pour l'agriculture, certains d'entre eux pratiquent le commerce mais la majorité sont des agriculteurs.

    G. LES « TUTSI »

    La majeure partie est venue comme réfugiés politiques en 1959. Ils vivent aussi dans les hauts plateaux en pratiquant l'élevage et le commerce.

    Effectif De La Population Congolaise & Etrangère du Groupement de Buzi (Synoptique)

    Tableau n°2, les effectifs de la population de Buzi.

    LOCALITE

    POPULATION

    POPULATION ETRANGERE TOTAL GENERAL

    H

    F

    G

    F

    TOTAL

    H

    F

    G

    F

    T

    H

    F

    G

    F

    TOTAL

    1

    MINOVA

    3165

    3289

    5949

    3603

    16006

    5

    1

    1

    3

    10

    3187

    3298

    5686

    5531

    49734

    2

    MULALA

    1154

    1253

    1905

    1925

    6237

    -

    -

    -

    -

    -

    1154

    1253

    1835

    1859

    18575

    3

    KISHINJI

    2219

    2274

    1921

    1973

    8387

    -

    -

    -

    -

    -

    2222

    2275

    1808

    1869

    24948

    4

    BULENGA

    495

    727

    730

    517

    2469

    -

    -

    -

    -

    -

    495

    727

    714

    511

    7385

    5

    BUTUMBA

    1534

    2153

    2481

    2481

    8649

    6

    5

    6

    4

    21

    540

    2158

    2465

    2021

    24524

    6

    TCHONDO

    690

    865

    1024

    784

    3363

    6

    5

    4

    4

    19

    690

    865

    1006

    769

    10094

    7

    MUHANGA

    797

    1190

    1563

    1250

    4800

    -

    1

    -

    -

    1

    797

    1191

    1563

    1202

    14355

    8

    MUTCHIBWE

    655

    842

    1164

    998

    3659

    3

    3

    5

    3

    14

    655

    845

    1118

    955

    10919

    9

    BWISHA

    3653

    3685

    3540

    3608

    14486

    4

    77

    63

    67

    211

    3654

    3685

    3455

    3530

    43718

    10

    KALUNGU

    1793

    2026

    3391

    3071

    10281

    -

    -

    -

    -

    -

    1793

    2026

    3311

    2985

    30677

    11

    MURAMBI

    872

    990

    1842

    1791

    5495

    14

    20

    16

    23

    73

    872

    990

    1809

    1755

    16562

    12

    KITEMBO

    674

    953

    1317

    1663

    4607

    4

    4

    3

    4

    15

    674

    953

    1266

    1004

    13141

    13

    LOWA/NUMBI

    2058

    2265

    5660

    5618

    15601

    6

    23

    26

    15

    70

    2059

    2265

    5469

    5381

    46516

    14

    TOTALES

    19759

    22512

    32487

    29282

    104040

    48

    139

    124

    123

    434

    18792

    22531

    31505

    29372

    311148

    Source : Rapport de l'Etat civil/groupement de BUZI mai 2015.

    Commentaire : Il ressort de ce tableau portant sur l'effectif de la population congolaise et étrangère du groupement de BUZI que 17702 de cette population vivent dans le centre de MINOVA, tandis que la localité de BULENGA a la faible proportion de la population avec 2447 et tout ceci on ne fait pas allusion aux enfants.

    II.5. ASPECTS SOCIAUX

    II.5.1. Education

    Dans toutes les sociétés, l'éducation occupe une place de choix qui importe leur degré de développement, la population de BUZI a son système d'éducation qui l'a rendu capable de maîtriser son environnement.

    En effet, le groupement de BUZI compte plusieurs écoles telles que la montre le tableau ci-après :

    Tableau N° 3, les Ecoles primaires du groupement de Buzi

    ECOLES

    REGIME DE GESTION

    LOCALISATION

    01

    E.P : SHANGA

    CATHOLIQUE

    BOBANDANA

    02

    E.P : KITALAGA

    CATHOLIQUE

    BOBANDANA

    03

    E.P : BUBALE

    CATHOLIQUE

    MAKELELE

    04

    E.P : KIATA

    CATHOLIQUE

    NYAMUHUNDU

    05

    E.P : KEA E.P :

    CATHOLIQUE

    MUKUYU

    06

    E.P : BIGLIMANI

    CATHOLIQUE

    BULENGA

    07

    E.P : KITEMBO

    CATHOLIQUE

    KITEMBO

    08

    E.P : MUBIMBI

    CATHOLIQUE

    KASUNGU

    09

    E.P : KIVUMU

    CATHOLIQUE

    SHANJE

    10

    E.P : NUMBI

    CATHOLIQUE

    MURAMBI

    11

    E.P : CHEBUMBA

    PROTESTANTE

    NUMBI

    12

    E.P : MUTSHIBWE

    PROTESTANTE

    MUTSHIBWE

    13

    E.P : KALUNGU

    PROTESTANTE

    KALUNGU

    14

    E.P : TCHONDO

    PROTESTANTE

    TCHONDO

    15

    E.P : NYANGOMA

    PROTESTANTE

    MULALA

    16

    E.P : BUHUMBA

    PROTESTANTE

    MULALA

    17

    E.P : KALOBA

    PROTESTANTE

    MURAMBI

    18

    E.P : BWISHA

    CATHOLIQUE

    BWISHA

    19

    E.P : MINOVA

    PROTESTANTE

    MINOVA

    20

    E.P : MUHANGA

    PROTESTANTE

    MUHANGA

    21

    SC : MATENDO

    PRIVEE

    MINOVA

    22

    SC : NEEMA

    PRIVEE

    BUTUMBA

    23

    E.P : MBASHA

    CATHOLIQUE

    BUTUMBA

    24

    E.P : BUTUMBA

    CATHOLIQUE

    KISHINJI

    25

    E.P : TUAMKE

    CATHOLIQUE

    KALUNGU

    26

    E.P : GWIRO

    PROTESTANTE

    MUHANGA

    27

    E.P : KIREHE

    CATHOLIQUE

    BWISHA

    28

    E.P : KABISHAMAGA

    ADVENTISTE

    KALUNGU

    29

    E.P : BUHUMBA

    PROTESTANTE

    MULALA

    30

    E.P : UMOJA

    PRIVEE

    MINOVA

    31

    E.P : BUGANGA

    PROTESTANTE

    BWISHA

    32

    SC : ANAMADE

    PRIVEE

    BUGANGA/MINOVA

    33

    SC : NURU

    PRIVEE

    MUTCHIBWE

    34

    E.P : KAZIMBAI

    PROTESTANTE

    BUTUMBA

    Source : Nos descentes sur terrain : Mai 2015

    Commentaire : le tableau ci-haut prouve que le groupement compte 33 écoles primaires dont 12 écoles protestantes, 16 écoles catholiques, 5 écoles privées et une école adventiste.

    Tableau N°4, les Ecoles secondaires du groupement de Buzi

    ECOLES

    LOCALISATION

    SECTION

    TYPE DE GESTION

    01

    INST. BIGLIMANI

    MINOVA

    C.A, PEDA, BIOCHIMIE

    CATHOLIQUE

    02

    INST. LWANGA

    MINOVA

    BIOCHIMIE,

    PEDA, SOCIAL

    CATHOLIQUE

    03

    INST. KALUNGU

    KALUNGU

    PEDA, SOCIAL

    PROTESTANTE

    04

    INST. MUTCHIBWE

    MUTCHIBWE

    PEDA, C.A

    PROTESTANTE

    05

    INST. ITA/BULENGA

    BULENGA

    AGRONOMIE

    CATHOLIQUE

    06

    INST. KABANDA

    TCHONDO

    PEDA, SOCIAL

    PROTESTANTE

    07

    INST. KITEMBO

    KITEMBO

    PEDAGOGIE

    CATHOLIQUE

    08

    INST.BORA

    NUMBI

    VETERNAIRE

    PROTESTANTE

    09

    INST. MULAMBA

    SHANJE

    LITTERAIRE

    PROTESTANTE

    10

    INST. TWASHIRIKIYANE

    MULALA

    LITTERAIRE,

    PEDA

    PROTESTANTE

    11

    INST. BUHUMBA

    MULALA

    PEDAGOGIE

    PROTESTANTE

    12

    INST. BWISHA

    BWISHA

    PEDAGOGIE

    CATHOLIQUE

    13

    INST. KABISHAMAGA

    KALUNGU

    PEDAGOGIE

    PROTESTANTE

    14

    INST. CHANYI

    MINOVA

    PEDAGOGIE

    PROTESTANTE

    15

    CS. AJABU

    BWISHA

    PEDAGOGIE, LITTERAIRE

    PRIVEE

    16

    CS. ZIWA

    BWISHA

    PEDAGOGIE, LITTERAIRE

    PRIVEE

    17

    INST. MUTUGIRWA

    BWISHA/NYAKALENDE

    PEDAGOGIE

    PROTESTANTE

    18

    CS. ANAMAD

    MINOVA

    PEDA, SOCIAL

    PRIVEE

    19

    CS. LA PROSPERITE

    MINOVA

    ELECTRICITE,

    CONSTRUCT ET NUTRITION

    PRIVE

    20

    CS. MATENDO

    MINOVA

    PEDAGOGIE, SOCIAL

    PRIVEE

    21

    INST. KAHUZI

    MINOVA

    PEDAGOGIE, LITTERAIRE

    OFFICIELLE

    Commentaire : Ce tableau N° 4 explique que le groupement de BUZI compte 21 instituts (écoles secondaires) entre autre 1 adventiste, 5 écoles privées, une école officielle, 9 écoles protestantes et 5 écoles catholiques.

    Tableau N° 5, les Institutions supérieures du groupement de Buzi

    SIGLE

    DENOMINATION

    IMPLANTATION

    01

    ISDR

    INSTITUT SUPERIEUR DE DEVELOPPEMENT

    LWANGA

    02

    ISP/KALEHE

    INSTITUT SUPERIEUR PEDAGOGIQUE

    SHANGA

    Source : descente sur terrain, mai : 2015

    Commentaire : Il ressort de ce tableau N° 5 partant les institutions supérieures dans le groupement de BUZI dont l'ISDR et ISP tout oeuvre à l'institut Lwanga. Signalons aussi l'ISP MACHUMBI/CAMPUS DE BWEREMANA qui encadre les étudiants dans le BUZI mais son bureau se trouve à BWEREMANA en groupement mupfunyi/Shanga voire ISTC

    II.5.2. Santé

    Le groupement de BUZI se trouve dans la zone de santé de MINOVA, née de la zone de santé mère de KIROTSHE. Initiation d'un projet de la création de l'hôpital général de référence de MINOVA en Novembre 2003 et entérinée par l'arrêté N° 1250/CAB/MIN/AS/088/2003.

    Cette zone de santé a été accompagnée par la zone de santé de KIROTSHO jusqu'en juin 2005. A partir de cette date (2005) la zone de santé de MINOVA est devenue autonome avec un médecin chef de zone et toute l'équipe cadre du bureau chef de zone fonctionne sans la dépendance de l'inspection provinciale de la zone de santé du Sud-Kivu.

    Du point de vue administratif, le bureau central de la zone de santé de MINOVA administre l'hôpital général de MINOVA, le centre hospitalier de KALUNGU mais aussi près de 18 centres de santé parmi lesquels nous pouvons citer :

    v CBECA à KALUNGU ;

    v SHANJE

    v CEMUBAC à BULENGA ;

    v BWISHA ;

    v MUTSHIBWE.

    Actuellement, la couverture sanitaire de la zone de santé de MINOVA est à plus de 78%. Cependant, malgré la planification des centres de santé, certains coins nécessitent encore des structures de base notamment sur les axes montagneuses et l'axe lacustre où les taux les plus élevés des maladies concernent surtout : le paludisme, la diarrhée, les infections respiratoires aigües, la mal nutrition et autres (rapport annuel de la zone de santé de MINOVA 2013).

    v Médecine Traditionnelle

    A côté des institutions sanitaires, la médecine traditionnelle s'est taillé une part importante dans le système de soins de santé à apporter aux malades dans le groupement de BUZI. Cette science acquise soit par héritage, soit par expérience ou même par étude personnelle est surtout une pratique herboristique. Le guérisseur utilise la plante sans forme directe en vertu de leurs effets naturels et leurs compositions chimiques avec toutes les conséquences possibles et méfaits sur la vie humaine.

    Le groupement de BUZI qui, depuis longtemps a été enclavé en matière de développement et donc ce dernier n'a pas des bases locales de développement. Par ailleurs signalons qu'aujourd'hui, il commence à naitre des initiatives locales au sein du groupement, celle-ci sont basées à MINOVA, KALUNGU et à BULENGA.

    II.6. ASPECTS ECONOMIQUES

    II.6.1. L'agriculture

    La population de BUZI vit essentiellement de l'agriculture. On y observe une faible production suite à des techniques culturales rudimentaires alors que la terre est fertile.

    Autrement dit, cette faible production agricole est dû essentiellement à l'utilisation des techniques culturale, traditionnelles telles que :

    v L'exploitation du sol sans amendement ;

    v L'attaque des cultures par certains ravageurs et certaines maladies comme le Wilt bactérien.

    Dans ce groupement on pratique trois types de cultures :

    · Les cultures vivrières avec la banane, le manioc, le haricot, la maïs, le sorgho, la pomme de terre, le soja, l'igname, colocase, l'arachide et les fruits (avocats, orange, citron, prune, papaye, goyave, mangue.....) ;

    · Les cultures industrielles concernent des produits d'exploitation comme le café (robusta et arabica), le quinquina, la canne à sucre, etc ;

    · Les cultures maraichères concernent les légumes qui sont cultivés dans des endroits marécageux : les choux, les aubergines, les piments, les amarantes, les oignons, les poireaux,...et les tomates qui sont produites en grande quantité dans les vallées et les plaines.

    Apres plusieurs années d'essais, ils ont compris qu'elles ont une importance capitale suite à leur production et leur croissance rapide.

    II.6. 2. L'élevage

    L'élevage dans le groupement de BUZI était très développé avant les guerres dites de délibération de 1996 mais aussi par des guerres consécutives.

    L'élevage du gros bétail a chuté aux pillages successifs perpétrés par les différents belligérants comprenant plusieurs groupes armés et même l'armée régulière. Quant à l'élevage du petit bétail (chèvres, ports et moutons) et les lapins, la volaille (les canards, la poule et le dindon), on y observe une rentabilité.

    II.6.3. la pèche

    Pratiquée dans le lac Kivu, elle constitue une source considérable de revenus, elle se fait par pirogues avec des flèches et des filets maillants perfectionnés ; notons cependant que le lac Kivu compte parmi les lacs moins poissonneux suite à la présence de gaz naturel en son sein.

    Aujourd'hui, ils apparaissent quelques pécheurs communément appelés « KANINGINI » ; ces derniers pêchent le SAMBAZA, ces fretins subviennent aux besoins quotidiens de la population et sont considéré actuellement comme seule source de protéine dans le groupement de BUZI. Les espèces retrouvées dans le lac sont : les gourous « NDUGU » Tilapia « KAGAMU », Himnotrisa « SAMBAZA » et autres espèces.

    Celui-ci est exercé grâce au marché de MINOVA, KALUNGU, BULENGA et NUMBI. Notons que MINOVA est le centre commercial du groupement de BUZI. Il est célébré grâce à la centralisation de la population, c'est le carrefour des voyageurs en provenance de BUKAVU-GOMA.

    La commercialisation des produits agricoles et quelques biens de première nécessité sont disponibles sur ce marché

    Il s'agit ici d'acheter au prix local les produits agricoles pour aller les vendre auprès des consommateurs extérieurs (par rapport à BUZI) ; principalement vers le Nord-Kivu (Goma), ce qui entraine le prix d'achat, les frais de transport, les taxes et les risques de noyade dans le lac Kivu.

    II.7. ASPECTS CULTURELS

    II.7.1. L'artisanat

    Selon Englebert Mueng ; 1980 l'artisanat est considéré comme étant l'ensemble des procédés par lesquelles une population transforme les matériaux que lui procure la nature pour en faire des objets utilisés.

    Jadis ; on pouvait voir des oeuvres d'arts issues du tissage, de la poterie et de la sculpture ; aujourd'hui l'artisanat est en perte de vitesse suite à la prolifération d'objets modernes et la destruction des forêts.

    II.7.2. La religion

    Le groupement de BUZI est dominé en majorité par trois tendances à savoir :

    ü L'animisme : pratiqué par un certain nombre des vieux conservateurs de mythes et des coutumes ;

    ü L'Islam : diffusé en Afrique par les arabes lors de commerce des esclaves, il compte cependant moins de fidèles ;

    ü Le christianisme: implanté depuis l'arrivée des colons blancs avec les catholiques et les protestants.

    Ces derniers comprennent plusieurs sous-groupes, ce qui favorise la prolifération des églises de réveil avec toutes les conséquences qui en découlent dont les conflits récurrents.

    II.7.3. Le sport et loisirs

    La population de BUZI adore le sport. C'est ainsi qu'on trouve huit terrains de foot ball notamment : Mille arbres de Minova, un terrain de Tchondo, Kigoma, Buhumba, Bwisha, Makelele, Mukuyu/Kea et Kalungu.

    Notons qu'un terrain de basket-ball est opérationnel chez les frères maristes de Bobandana.

    II.7.4. Communication

    Il y a présence de deux chaines de radio communautaires, l'une dans l'avenue de la poste à Minova appelée « Radio communautaire de Bubandano » et l'autre à Bulenga dénommé « Radio communautaire de Buzi Bulenga ».

    Mais aussi signalons la présence des réseaux de télécommunication implanté dans l'avenue de la poste comme : TIGO, ORANGE, AIRTEL, VODACOM.

    Chapitre III. PRESENTATION ET DISCUSSION DES RESULTATS

    Dans ce chapitre, nous présenterons d'abord la méthodologie, la population d'étude, l'échantillon utilisé et des objectifs de l'enquête avant de pouvoir présenter les résultats auxquels notre recherche est aboutie.

    III.1. METHODOLOGIE

    Le travail de fin de cycle étant rédigé comme un rapport de recherche, il a été fait recours ici à plusieurs techniques et méthodes pour l'obtention des données

    III.1.1.Méthodes utilisées

    Selon les auteurs Eric Savarese(2006) et Raymond Quivy(1995), une méthode est un ensemble d'opérations intellectuelles par les quelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu'elle poursuit, les démontres et les vérifies

    2. La méthode statistique

    Cette méthode nous a permis de quantifier les informations récoltées sur terrain et les présenter sous forme des tableaux. Par ailleurs, elle nous a permis d'avoir une vision beaucoup plus claire sur l'ensemble des données récoltées et des résultats obtenus. Ceci nous a aidés à obtenir des conclusions plus ou moins objectives

    3. La méthode analytique.

    Elle a permis de traiter des données afin de les présenter sous forme des tableaux pouvant faciliter leur interprétation et compréhension.

    III.1.2. TECHNIQUES

    La Technique est l'application de la connaissance théorique, elle est l'outil mis à la recherche et organise par la méthode dans le but prédéfini. Les techniques au regard des méthodes ont un rôle de complémentarité. Elles sont au service de la méthode en tant qu'outils des travaux nécessaires à l'exploitation et à la récolte des données sur terrain

    Les choix des techniques sont fonctions des 3 critères :

    - Les Hypothèses de travail telles que contenues dans les théories élaborées.

    - Le sujet de la recherche et sa raison dans un environnement socio-économique

    - Les Conditions matérielles de la recherche.

    Parmi les techniques, nous avons fait recourt à :

    - La Consultance des documents écrits : Les ouvrages édits, les archives, les documents inédits, les notes de cours, les données administratives de notre milieu d'étude.

    - Le recourt à l'internet et différents rapports etc.

    III.1.3. Présentation de la population d'étude et de l'échantillon

    III.1.3.1. Population d'étude

    Par définition, la population d'étude est l'ensemble d'individus sur lesquels les résultats de l'enquête seront extrapolés. (Damas, 2015)

    Ce qui revient à dire que c'est un ensemble fini d'objets (individus ou éléments) sur lesquels une étude se porte et dont les éléments répondent à une ou plusieurs caractéristiques communes.

    III.1.3.2. Echantillonnage

    Pour déterminer la taille de l'échantillon, on a fait recours à la formule statistique ne faisant pas intervenir la population d'étude (Benoit, 2002).

    Ainsi on a la formule :

    « Z » est le coefficient de fiabilité. Il est pris dans la table statistique de la loi normale en fonction de l'intervalle de confiance choisi par le chercheur. Etant donné que nous prenons un intervalle de confiance à 95%, Z est de 1,96.

    « å » est la précision voulue par le chercheur, pour notre cas, nous le prenons de 10% ou 0,1.

    La formule montre que la taille est directement proportionnelle à la quantité « p (1-p) ». Et statistiquement, on démontre que ð = 0,5 (c'est-à-dire 1-ð = 0,5) donne la variance la plus élevée, ce qui conduira par conséquent à une taille plus élevée).

    Nous pouvons donc nous permettre d'utiliser ð = 0,5. Cette formule donnera alors ce qui suit :

    Ainsi, nous prendrons un échantillon de taille 96. Cet échantillon est divisé en trois sous-échantillons vu la présence des enquêtés sur terrain.

    - « n1 » estimé à 32 enquêtés : échantillon aléatoire   constitué par des agriculteurs de la localité de Mulala

    - « n2 » estimé à 32 enquêtés : échantillon aléatoire constitué par les agriculteurs de la localité de Kishinji

    - « n3 » estimé à 32 enquêtés : échantillon aléatoire constitué par les agriculteurs de la localité de Bwisha.

    III.1.3.3. Présentation des objectifs de l'enquête

    Les enquêtes que nous avons menées dans le groupement de Buzi auprès des agriculteurs des trois localités du groupement de Buzi avaient comme objectif de :

    ü D'identifier les arbres agroforestières dans ce milieu, leurs utilités dans les champs et leurs utilités par rapport la gestion du sol. Pouvant contribuer à l'amélioration de la production des cultures vivrières;

    ü Déceler les causes, les conséquences de la dégradation du sol et l'usage de la jachère dans le groupement de Buzi ;

    ü Se rendre compte des impacts positifs et négatifs de la présence ou non des arbres des champs des exploitants des cultures vivrières.

    III.2. Présentation des résultats de l'enquête

    0. Caractéristiques des enquêtés

    Ce travail, à conduit à réaliser une enquête chez les producteurs des cultures vivrières du groupement de Buzi qui répondent aux caractéristiques suivants :

    Répartition des enquêtes selon les tranches d'âges

    Il ressort de ce tableau que 54 des enquêtés soit 56,25% de l'échantillon se retrouvent en 20 et 30 ans, 21 enquêtés soit 21,87% de l'échantillon se retrouvent entre 30 et 50 ans, 12 enquêtés soit 12,5% de l'échantillon ont plus de 50 ans et 6 enquêtés soit 6,25% de l'échantillon ont moins de 20 ans.

    Dans le groupement de Buzi, presque toute la population active s'occupe des activités agricoles.

    Les producteurs du groupement de Buzi selon le niveau d'instruction,

    1. Niveau d'instruction des enquêtés

    Il ressort de ce figure que 39 enquêtés soit 40, 625% de l'échantillon ont un niveau d'instruction primaire, 30 enquêtés soit 31,25% de l'échantillon ont un niveau secondaire, 21 enquêtés soit 21,87% de l'échantillon ont un niveau sans instruction, 6 enquêtés soit 6,25% de l'échantillon ont un niveau universitaire.

    Ces résultats nous indiqués que la majorité des enquêtés a un niveau primaire et 21,875% ont dit autres cela signifie qu'ils n'ont pas un niveau d'instruction c'est-à-dire ils n'ont pas foulés leurs pied au bas de l'école.

    Répartition des enquêtés selon leurs sexes

    2. Situation matrimonial des enquêtés

    Il ressort de ce tableau que 78 enquêtés soit 81,25% de l'échantillon sont marié(e)s, 9 enquêtés soit 9,375% de l'échantillon sont des célibataires, 9 enquêtés soit 9,375% de l'échantillon sont de veuf (Ve) s.

    3. Présence des arbres dans les champs

    La présence ou non des arbres dans le champ est l'un des critères retenus pour sélectionné les enquêtés.

    Tableau n° 10 Répartition des enquêtes selon la présence des arbres dans leurs champs

     

    Présences des arbres

    Répondants

    Proportion

     

    Oui

    90

    93,75%

    Non

    6

    6,25%

    Total

    96

    100%

    Il ressort de ce tableau que 90 enquêtés soit 93,75% de l'échantillon ont des arbres dans leurs champs et 6 enquêtés soit 6,25% de l'échantillon n'ont pas des arbres dans leurs champs.

    Tout arbre dans le champ n'implique pas que c'est l'agroforesterie, ceci doit être une intention de l'exploitant.

    4. Les espèces d'arbres dans les champs

    Les espèces des arbres présents dans les champs varient en fonction des besoins de chaque exploitant.

    Tableau n° 11 Répartition des enquêtes selon les arbres se trouvant dans leurs champs

     

    Les espèces d'arbres se trouvant dans le champ

    Répondants

    Proportion

     

    Eucalyptus globulis et Erythrrina Abyssinici

    39

    40,625%

    Senna spectabilis, caliandra callothirsis, markamia lutea, moringa oleifera

    30

    30,125 %

    Grevillea Robusta et casuarina equisetifolia

    3

    3,125%

    Les fruitiers

    18

    18,75%

    Autres (arbres mélangées)

    6

    6,25%

    Total

    96

    100%

    NB : les noms génériques de ces espèces sont : - Erythrrina Abyssinici : flamboya ; Eucalyptus globulis : Eucalyptus ; Senna spectabilis : acacia ; caliandra callothirsis : Mukotoro ; Grevillea Robusta : Grevillea et casuarina equisetifolia : sindani.

    il ressort de ce tableau que 39 des enquêtes soit 40,625% de l'échantillon ont des Eucalyptus et les flamboyas dans leurs champs, 30 des enquêtes soit 30,125% de l'échantillon ont des acacias, caliandra, markamia et moringa dans leurs champs, 18 des enquêtes soit 18,75% de l'échantillon ont des fruitiers dans leurs champs, 3 des enquêtes soit 3,125% de l'échantillon ont des grevilleas et casuarinas dans leurs champs et 6 des enquêtes soit 6,25% ont des arbres mélangées dans leurs champs.

    Ces résultats, la grande partie des producteurs ont des eucalyptus dans leurs champs. Car ces espèces ont une croissance rapide et donne des belles planches et des bois de chauffe. Ils ne sont pas agroforestiers à cause de la concurrence développée par ces derniers sur les cultures. ce sont des espèces qui peuvent être plantés uniquement sur les champs en dégradation avancée (malheureusement ils se développent là les conditions sont optimales) et cela dans le but de séquestration de carbone et autres utilités par contre les autres espèces comme les grevilleas permet d'avoir des planches et la fixation du sol. Une forme de système valide autour du Mont Kilimandjaro (le système Chagga) et du Mont Kenya (le système Grevillea) (Liniger et al 2011.

    5. Raison d'installer les arbres dans le champ

    L'objectif des arbres dans les champs des agriculteurs est sur tout économique, il serait avantageux pour eux de concilier leur intention avec les aspects environnementales pour enfin permettre la gestion efficace de la ressources sol.

    Tableau n° 12 Répartition des enquêtes selon l'objectif de maintenir les arbres dans leurs champs

    Question

    Réponses

    Répondants

    Proportions

    Pourquoi vous maintenez les arbres dans votre champ ?

    Pour avoir des bois de chauffe

    9

    9,375%

    Pour faire une limite de ma parcelle

    33

    34,375%

    Pour avoir des fleurs et un bon paysage

    3

    3,125%

    Pour avoir les fruits

    21

    21,875%

    Je les maintiens car ils sont des arbres agroforestiers

    18

    18,75%

    Ces arbres sont là spontanément et d'un moment à l'autre ils peuvent être coupés

    6

    6,125%

    Autres (Pour la construction, le projet ultérieur, croissance rapide, économie, fertilisant et médicament

    6

    6,25%

    Total

    96

    100%

    Il ressort de ce tableau que 33 des enquêtes soit 34,375% de l'échantillon maintiennent les arbres pour faire la limite de leurs parcelles agricoles, 21 des enquêtes soit 21,875% de l'échantillon maintient les arbres pour avoir des fruits, 18 des enquêtes soit 18,75% de l'échantillon laissent les arbres dans car ils sont intéressantes , 9 des enquêtes soit 9,375% de l'échantillon maintient les arbres pour avoir des bois de chauffe, 6 des enquêtes soit 6,25% de l'échantillon disent que Ces arbres sont là spontanément et d'un moment à l'autre ils peuvent être coupé et 6 des enquêtes soit 6,25% de l'échantillon maintient ces arbres pour la construction, le projet ultérieur, croissance rapide, économie, fertilisant et médicament. Les résultats dans ce tableau nous indiquent l'objectif de maintenir les arbres dans les champs restent jusque là est partagé car peu d'agriculteurs les maintiennent comme des arbres agroforestières, la grande partie des producteurs les maintiennent pour constitue une limite avec les parcelles voisines cela ne peut exclure que même les arbres qui constituent la limite peuvent être agroforestières et les autres pour avoir des fruits.

    6. Emplacement des arbres

    L'emplacement des arbres dans le champ dépend de l'objectif du cultivateur, de manière générale l'emplacement des espèces agroforestières se fait dans les champs, sur le bord comme haies ou brise vent.

    Tableau n° 13 Répartition des enquêtes selon l'emplacement des arbres dans les champs

     

    Emplacement des arbres dans les champs

    Répondants

    Proportions

     

    Dans les champs

    24

    25%

    Dans la limite

    36

    37,5%

    Dans les champs et dans la limite

    30

    31,25%

    Pas d'arbres

    6

    6,25%

    Total

    96

    100%

    Dans ce tableau 36 enquêtés soit 37,5% de l'échantillon places des arbres dans la limite, 30 enquêtés soit 31, 25% de l'échantillon ont les arbres dans la limite et dans le champ, 24 enquêtés soit 25% de l'échantillon ont des arbres dans les champs et 6 enquêtés soit 6,25% de l'échantillon n'ont pas des arbres dans leurs champs.

    7. Disposition des arbres dans les champs.

    Tableau n° 14 Répartition des enquêtes selon que les arbres sont plantés dans leurs champs

    Question

    Réponses

    Répondants

    Proportions

    Comment les arbres sont plantés dans le champ ?

    Ils sont très rapprochés

    3

    3,125%

    Ils sont vraiment séparés

    78

    81,25%

    Ils sont plantés de manière quelconque

    12

    12,5%

    Dans le champ je peux compter moins de 3 arbres

    3

    3,125%

    Autres

    0

    0,0%

    Total

    96

    100%

    Il ressort de ce tableau que 78 des enquêtes soit 81,25% de l'échantillon affirment que les arbres dans leurs champs sont vraiment séparés, 12 des enquêtes soit 12,5% de l'échantillon plantés les arbres de manière quelconque leurs champs, 3 des enquêtes soit 3,125% de l'échantillon les arbres dans leurs champs sont très rapprochés et 3 des enquêtes soit 3,125% peuvent compter moins de 3 arbres dans leurs champs. Les résultats ci-après nous montrent que les arbres sont vraiment séparés, une caractéristique des systèmes agroforestiers où les écartements sont vraiment significatifs par rapport aux systèmes forestiers. La séparation des arbres pour les agriculteurs du groupement n'est pas qu'ils les font pour le respect des écartements mais ils les font selon leurs grès et pourtant en agroforesterie la précision des écartements est toujours indispensable.

    8. La valeur de ces arbres

    C'est depuis les années 70 que la valeur de l'arbre en agronomie a revues le jour. Actuellement cette pratique est devenue prometteuse par rapport à la gestion du sol.

    Tableau n° 15 réponse à la question n° 12, portant sur l'existence des arbres qui fertilisent les champs

    Question

    Réponses

    Répondants

    Proportions

    Selon vous, existent-ils des arbres qui fertilisent le champ ?

    Oui

    90

    93,75%

    Non

    6

    6,25%

    Total

    96

    100%

    Ce tableau nous indique que 90 des enquêtes soit 93,75% affirment qu'ils existent des arbres qui fertilisent les champs et 6 des enquêtes soit 6,25% de l'échantillon disent que les arbres qui fertilisent les champs n'existent pas.

    Les connaissances en agroforesterie se transmettent de telle sorte que l'utilisation des engrais minéraux soit réduite.

    9. Les connaissances sur l'agroforesterie.

    Tableau n° 16 réponse à la question n° 13, portant sur les connaissances dans l'agroforesterie

    Question

    Réponses

    Répondants

    Proportions

    Avez-vous des connaissances dans l'agroforesterie ?

    Oui

    42

    43,75%

    Non

    54

    56,25%

    Total

    96

    100%

    il ressort de ce tableau que 54 des enquêtes soit 56,25% de l'échantillon n'ont des connaissances dans l'agroforesterie et 42 des enquêtes soit 43,75% de l'échantillon ont des connaissances dans le domaine de l'agroforesterie. ces résultats nous montrent que la majorité n'a pas des connaissances dans l'agroforesterie et pourtant l'agroforesterie est domaine très révolu dans le monde, d'ailleurs une composante de l'approche gestion intégrée de la fertilité du sol , c'est un domaine qui soit capable de relever les défis que les producteurs rencontrent souvent et permet de diversifier les produits champêtres tout en améliorant la production et en luttant contre l'érosion, Les résultats les plus encourageants (une réduction durable de l'érosion à 0,2 % des pertes mesurées sur la parcelle cultivée avec du manioc).(Kong,2007) au Rwanda. Et plusieurs autres pays d'Afrique Subsaharienne utilisent l'agroforesterie nous citons par exemple : Burkina Faso, Ethiopie, Guinée, Kenya, Lesotho, Malawi, Mozambique, Nigeria, Niger, Afrique du Sud, Tanzanie, Togo, Ouganda, Zambie, Zimbabwe p.127 (H. linger et al, 2011).

    La gestion du sol par des arbres et les haies est une technique rationnelle et rentable empêchant des pertes de la couche superficielle du sol (généralement riche en matière organique).

    10. Connaissance du rôle de l'arbre dans la gestion du sol

    Tableau n° 17 réponse à la question n° 14, portant sur les connaissances sur la valeur de l'arbre par rapport à la gestion du sol

    Question

    Réponses

    Répondants

    Proportion

    Avez-vous une connaissance sur la valeur de l'arbre par rapport à la gestion du sol ?

    Oui

    66

    68,75%

    Non

    30

    31,125%

    Total

    96

    100%

    Il ressort de ce tableau que 66 des enquêtes soit 68,75% de l'échantillon ont des connaissances sur la valeur de l'arbre par rapport à la gestion du sol et 30 des enquêtes soit 31,125% de l'échantillon n'ont pas de connaissances sur la valeur de l'arbre par rapport à la gestion du sol. Selon ces résultats dans le tableau ci-après, nous voyons que les agriculteurs ont des connaissances sur la valeur de l'arbre par rapport à la gestion du sol, et les 31,125% de l'échantillon choisi n'ont pas des connaissances ce qui montre l'écart à éradiquer.

    L'origine des connaissances en agroforesterie est l'oeuvre des experts en Gestion intégré de la fertilité du sol qui émergent dans des ONGs.

    11. L'origine de connaissances sur l'agroforesterie

    Tableau n° 18 réponse à la question n° 15, portant l'origine des connaissances sur l'agroforesterie

    Question

    Réponses

    Répondants

    Proportions

    Comment avez-vous eu ces connaissances ?

    A travers les ONGs

    27

    28,125%

    Chez les voisins

    12

    12,5%

    Nous avons hérités ces connaissances

    6

    6,25%

    De moi-même

    9

    9,375%

    Autres (je ne sais rien)

    24

    25%

    Autres (a l'école)

    18

    18,75%

    Total

    96

    100%

    il ressort de ce tableau que 27 des enquêtes soit 28,125% de l'échantillon ont eu des connaissances sur l'agroforesterie à travers les ONGs ;

    24 des enquêtes soit 25% de l'échantillon disent qu'ils ne savent rien ; 12 des enquêtes soit 12,5% de l'échantillon ont eu ces connaissances chez les voisins ; 18 des enquêtés soit 18,75% de l'échantillon ont eu ces connaissances à l'école.

    9 des enquêtés soit 9,375% de l'échantillon disent qu'ils ont eu ces connaissances d'eux- mêmes et 6 des enquêtés soit 6,25% de l'échantillon ont hérités ces connaissances. L'agroforesterie est une technologie recommandée pour l'augmentation de la production agricole, notamment par des ONGs internationales dans le but d'éviter l'utilisation des engrais chimiques, la connaissance sur l'agroforesterie provient des voisins pour certains, les autres ne savent rien, les pratiques anciennes de l'agroforesterie font qu'aujourd'hui nous voyons des gens qui ont hérités ces pratiques dans cette contré.

    12. L'étendue des champs

    L'étendu des champs dans ce milieu varie selon les localités plus on monte vers les hauts plateaux plus on a des cultivateurs avec plus des étendues a mesure que l'on s'approche du lac moins les agriculteurs ont des grandes étendues.

    Répartition des enquêtés selon l'étendue du champ

    il ressort de ce tableau que 60 enquêtés soit 62,5% de l'échantillon ont des champs de 50mx 25m, 30 enquêtés soit 31,25% de l'échantillon ont des champs de plus de 1ha et 6 enquêtés soit 6,25% de l'échantillon ont des champs de plus de 2ha. Ces résultats confirment l'hypothèse 2, de ce travail.

    13. Evolution de la production pour ces deux dernières années

    La production dans les champs peut être un indicateur de la fertilité, sa diminution progressive est fonction de la diminution de la fertilité

    Tableau n° 20 Répartition des enquêtés selon que la production se présenter dans le champ ce deux derniers années

     

    La façon dont la production se présenter de deux dernières années

    Répondants

    Proportion

     

    La production diminue

    30

    31,25%

    La production était satisfaisante

    15

    15,625%

    La production diminue après chaque récolte

    30

    31,25%

    Mon champ ne produit plus convenablement

    21

    21,875%

    Autres.

    0

    0,0%

    Total

    96

    100%

    Il ressort de ce tableau que 30 enquêtés soit 31,25% de l'échantillon affirment que la production à diminuer, 30 enquêtés soit 31,25% de l'échantillon disent que la production diminue après chaque récolte, 21 enquêtés soit 21,87% ajoutent que leurs champs ne produit plus convenablement. Ces résultats nous indiqué la production diminue après chaque récolte, cela suppose que jusque là, aucune amélioration n'est fait. Ces résultats confirment l'hypothèse 3, de ce travail.

    14. les contraintes de la production dans notre milieu d'étude

    Les contraintes de la production agricole demeurent multiples dans ce milieu.

    Tableau n° 21 Répartition des enquêtes selon les contraintes majeures de la production dans leurs champs

    Question

    Réponses

    Répondants

    Proportions

    Quelles sont les contraintes majeures de la production dans les champs ?

    J'utilise des semences moins vigoureuses

    9

    9,375%

    Les ravageurs

    9

    9,375%

    L'érosion

    5

    5,2%

    Espace insuffisant

    15

    15,625%

    La fertilité de base a déjà diminuée

    54

    56,25%

    Autres

    4

    4,1%

    Total

    96

    100%

    il ressort de ce tableau que 54 des enquêtés soit 56,25% de l'échantillon affirment que la fertilité de base a déjà diminuée, 15 enquêtés soit 15,625% de l'échantillon disent qu'ils n'ont des espaces suffisants, 9 de ces enquêtés soit 9,375% de l'échantillon utilisent des semences moins vigoureux, 9 enquêtés soit 9,375% de l'échantillon disent que les ravageurs sont les contraintes majeurs de la production dans leurs champs, 4 enquêtés soit 4,1% de l'échantillon disent de laisser le champ en jachère. Les contraintes de la production sur base de ces résultats, nous voyons que c'est la diminution de la fertilité, confirmant ainsi l'hypothèse 2, de ce travail.

    Les cultures ne donnent pas bien en fonction de l'indisponibilité des éléments essentiels dans le sol.

    15. Les Causes de la diminution de la production

    Tableau n° 22 Répartition des enquêtes selon que les cultures ne donnent pas des bons résultants d'après leurs constant

    Question

    Réponses

    Répondants

    Proportions

    les cultures ne donnent pas des bons résultants selon vous pourquoi ?

    Je cultive mon champ chaque année et chaque saison

    51

    53,125%

    Je cultive une même culture chaque année

    24

    25 %

    Souvent je ne fais pas l'entretien

    9

    9,375%

    J'associe mal les cultures

    12

    12,5%

    Autres

    0

    0,0%

    Total

    96

    100%

    Il ressort de ce tableau que 51 enquêtés soit 53,125% de l'échantillon cultive leurs champs chaque année et chaque saison, 24 de ces enquêtés soit 25% de l'échantillon cultivent la même culture chaque année, 12 enquêtés soit 12,5% de l'échantillon associent mal les cultures, 9 enquêtés soit 9,375% de l'échantillon ne font de l'entretien régulières de leurs champs. Selon ces résultats, les cultures ne donnent plus des bons résultats cela étant significativement lié au fait que les producteurs travaillent leurs champs chaque année et chaque saison sans pouvoir penser à compenser les éléments numéraux exportés par les cultures précédentes, il faudra alors pense à la rotation culturale, la valorisation des résidus de récoltes et l'association des cultures. Ces résultats confirment l'hypothèse 2, de ce travail.

    16. possibilité de l'existence de jachère

    La jachère était depuis longtemps pratiquée comme remède au problème de diminution de la fertilité du sol.

    Tableau n° 23 Répartition des enquêtes selon qu'ils laissent leurs champs en jachère

    Question

    Réponses

    Répondants

    Proportions

    Avez- vous le temps de laisser votre champ en jachère ?

    Souvent

    3

    3,125%

    Parfois

    24

    25 %

    Non

    75

    78,125%

    Oui

    3

    3,125%

    Autres

    0

    0,0%

    Total

    96

    100%

    Il ressort de ce tableau que 75 enquêtes soit 78,125% de l'échantillon ne laissent plus leurs champs en jachère, 24 enquêtes soit 25% de l'échantillon laissent parfois leurs champs en jachère, 3 enquêtes soit 3,125% de l'échantillon laissent souvent leurs champs en jachère, 3 enquêtes soit 3,125% de l'échantillon laissent leurs champs en jachère. Les producteurs n'ont plus le temps de laisser leurs champs en jachère et pourtant, il y a 10 ans que ce système était vraiment pratiqué, ceci s'explique par l'augmentation sensible de la population (confère tableau n°2) et la diminution des espaces cultivables (APC, 2010). Mais l'espace disponible pour chaque ménage (confère tableau n 19) Ces résultats confirment l'hypothèse 2, de ce travail.

    17. Les principales cultures vivrières dans les Buzi

    Généralement le littorale du lac Kivu, les cultivateurs ont souvent l'habitude de cultiver : les haricots, maïs, manioc et tarot associées, parfois les pommes de terre, les patates douces et les sorghos.

    Tableau n° 24 Répartition des enquêtes selon les cultures qu'ils aiment planter dans leurs champs

     

    Les cultures que vous aimer planter

    Répondants

    Proportion

     

    Les haricots (phaseolus vulgaris) et les maïs (zea mays)

    39

    40,625%

    Le manioc (Manihot esculanta) associé avec le tarot (colocasia esculanta)

    12

    12,5%

    Le sorgho (Sorghum bicolor)

    0

    0,0%

    La pomme de terre (solanum tebersicum) et la patate douce (ipomea batata)

    0

    0,0%

    Autres (haricots, maïs, manioc et tarot associées)

    45

    46,875%

    Total

    96

    100%

    Il ressort de ce tableau que 45 enquêtes soit 46,875% de l'échantillon aiment cultiver les maniocs ; haricots ; maïs et les tarots associés, 39 enquêtes soit 40,625% de l'échantillon aiment cultiver les haricots et les maïs, 12 enquêtes soit 12,5% de l'échantillon aiment cultiver les maniocs associés avec les tarots.

    18. Les contraintes pour les agriculteurs d'intégrer les arbres dans leurs exploitations

    Les contraintes qui empêcher les agriculteurs de mélanger intentionnellement les arbres dans leurs champs sont de plusieurs ordre.

    Tableau n° 25 réponse à la question n° 16, portant sur les contraintes majeurs qui les empêcher souvent d'intégrer les arbres dans le champ de production des cultures

    Question

    Réponses

    Répondants

    Proportion

    Quelles sont les contraintes majeurs qui les empêcher souvent d'intégrer les arbres dans le champ de production des cultures?

    Le champ que j'exploite ne m'appartient pas

    36

    37,5%

    Les arbres ne donnent pas de bonnes planches

    0

    0,0%

    Ces arbres occupent des espaces importantes

    9

    9,375%

    Je ne veux pas des arbres dans mon champ

    6

    6,25%

    Ces arbres créer de l'ombre et empêchent le bon développement des cultures

    24

    25%

    Les arbres créés des concurrences avec les cultures

    18

    18,75%

    Autres à préciser (je manque des arbres, la paraisse)

    3

    3,125%

    Total

    96

    100%

    il ressort de ce tableau que 36 des enquêtés soit 37,5% de l'échantillon exploitent les champs qui ne les appartient pas, 24 des enquêtés soit 25% de l'échantillon disent que ces arbres créés des l'ombre et empêchent le bon développement des cultures, 18 des enquêtés soit 18,75% disent que les arbres créés des concurrences avec les cultures, 9 des enquêtés soit 9,375% de l'échantillon disent que les arbres dans le champ occupent des espaces très importantes, 6 des enquêtés soit 6,25% de l'échantillon ne veulent pas avoir des arbres dans leurs champ et 3 des enquêtés soit 3.125% maquent des arbres. les contraintes qui font que les exploitants n'intégrer pas les arbres dans leurs champs sont multiples départ ces résultats nous voyons que les champs qu'exploitent la majeurs parties des agriculteurs ne leurs appartient pas, ceux qui ne veulent pas des arbres dans leurs champs et ceux qui disent que les arbres créer des concurrences avec les cultures ou de l'ombre, ceci nous permet de déduire facilement qu'ils n'ont pas assez des connaissances (confère tableau n°16) et les autres disent qu'ils manquent des arbres, et pourtant dans le groupement de Buzi , il existe une multitude des arbres agroforestiers (confère tableau n°31 ) . Ces résultats confirment l'hypothèse 1, de ce travail.

    19. Avantages de l'agroforesterie

    Les systèmes agroforestiers bien conçus exploitent au maximum les interactions bénéfiques des plantes cultivées tout en réduisant au minimum les interactions défavorables, L'interaction la plus courante est la concurrence, comme par exemple pour la lumière, l'eau ou les nutriments du sol.

    Tableau n° 26 réponse à la question n° 17, portant sur les bénéfices que les enquêtés gagnent lorsqu'ils mélangent les arbres et les cultures

    Question

    Réponses

    Répondants

    Proportions

    y-a-t-il des bénéfices que vous gagnez quand vous mélanger les arbres et les cultures ?

    Je gagne à la fois les vivres et les bois

    51

    53,125%

    Cette pratique me permet de diversifier les produits champêtres

    21

    21,875%

    Je gagne les médicaments, les fourrages et les vivres

    9

    9,375%

    Autres (Je ne gagne rien)

    6

    6,125%

    Autres(les arbres augmentent les pluies, la fertilité)

    9

    9,375%

    Total

    96

    100%

    il ressort de ce tableau que 51 enquêtés soit 53,125 % de l'échantillon gagnent à la fois des vivres et les bois, 21 enquêtés soit 21,875% de l'échantillon affirment que la pratique de mélanger les arbres et les cultures les permettent de diversifier les produits champêtres, 9 enquêtés soit 9,375% gagnent des médicaments, des fourrages et de vivres ; 9 enquêtés soit 9,375% disent que les arbres augmentent des pluies et la fertilité dans le champ ; 6 enquêtés soit 6,25% ne gagnent rien. Par rapport à ces résultats et ceux du tableau n°29, nous pouvons dire selon Nathan que : L'agroforesterie offre de nombreux avantages, tant pour les producteurs agricoles que pour la société en général. Sans être une panacée, l'agroforesterie, par ses multiples fonctions environnementales et économiques, peut aider Les secteurs agricole et forestier à trouver des solutions innovatrices aux problèmes actuels, dont le manque de rentabilité, l'impact sur l'environnement et la perception parfois négative du public à leur égard. Mieux encore, l'agroforesterie peut améliorer la qualité de vie des citoyens et des producteurs, aider à diversifier les revenus et contribuer à la revitalisation économique des régions dans le respect d'une gestion durable des ressources naturelles présentes sur le territoire alors que Labant pierre,(2010) estime que l'association des arbres aux activités agricoles, judicieusement organisée dans l'espace et dans le temps, permet d'instaurer des relations de complémentarité. Un cycle se met en place entre les éléments du climat, de la biodiversité, du sol, de l'eau, les cultures, les animaux et les arbres, au bénéfice de la production et des paysages et les producteurs agricoles peuvent également être bénéficiaires de nombreux services entre autres diversifier leurs revenus par la production de matière ligneuse et non ligneuse et faire des économies de chauffage et de déneigement par la plantation de haies brise-vent. Ces résultats confirment l'hypothèse 4, de ce travail.

    20. les arbres bien sélectionnés donnent des bons résultats

    Tableau n° 27 réponse à la question n° 18 croyez-vous que les arbres bien sélectionnées et planter aux écartements précis peuvent contribuer à l'améliorer la production de votre champ ?

    Question

    Réponses

    Répondants

    Proportion

    les arbres bien sélectionnées et planter aux écartements précis peuvent contribuer à l'améliorer la production de votre champ ?

    Ces arbres fertilisent le sol en créant des microclimats favorables à la croissance des cultures ce qui permet l'augmentation de la production et réduisent la vitesse de l'érosion

    45

    46,875%

    Je ne crois pas

    18

    18,75%

    Je crois bien

    21

    21,875%

    Ces arbres créés beaucoup d'ombre

    12

    12,5%

    Autre

    0

    0,0%

    Total

    96

    100%

    il ressort de ce tableau que 45 des enquêtés soit 46,875 % de l'échantillon affirment que ces arbres fertilisent le sol en créant des microclimats favorables à la croissance des cultures ce qui permet l'augmentation de la production et réduisent la vitesse de l'érosion ; 18 des enquêtés soit 18,75% de l'échantillon ne croient pas que les arbres bien sélectionner peuvent améliorés la production de leurs champs ; 21 de ces enquêtés soit 21,875% de l'échantillon croient bien aux bénéfices des arbres et 12 de ces enquêtés soit 12,5% disent que ces arbres créés beaucoup d'ombre. Les résultats relatifs à ce tableau indiquent : les arbres fertilisent le sol et permet l'augmentation de la production en créant des microclimats favorables à la croissance des cultures ce qui et réduisent la vitesse de l'érosion, pour arrive à obtenir cette augmentation de la production, la condition indispensable, est que les arbres doivent être plantés aux écartements précis.

    21. la susceptibilité d'intégrer les espèces agroforestières dans les champs la saison prochaine.

    Les producteurs dans ce milieu peuvent intégrer les arbres dans leurs champs.

    Tableau n° 28 réponse à la question n° 19 relative à l'intégration des arbres dans le champ pour la saison suivantes en vue d'améliorer la fertilité de votre champ ?

    Question

    Réponses

    Répondants

    Proportions

    Pouvez-vous intégrer les arbres et les cultures pour la saison suivante envue d'améliorer la production de votre champ ?

    Oui

    90

    93,75%

    Non

    6

    6,25%

    Total

    96

    100%

    Il ressort de ce tableau que 90 des enquêtés soit 93,75% de l'échantillon acceptent d'intégrer les arbres dans leurs champs pour les saisons suivantes et 6 de ces enquêtés soit 6,25% de l'échantillon refusent d'intégrer les arbres dans leurs champs.

    Tableau n° 29 réponse à la question n° 20 selon vous quelle est l'importance de l'agroforesterie par rapport à la gestion et l'amélioration de la production des vivres ?

    22. l'importance de l'agroforesterie

    Question

    Réponses

    Réponses

    Proportion

    Selon vous quelle est l'importance de l'agroforesterie par rapport à la gestion du sol et l'amélioration de la production ?

    L'arbre agroforestier permet de diversifier les produits

    18

    18,75%

    Avec ces arbres nous avons facilement les tuteurs et les médicaments

    9

    9,375%

    Ces arbres permettent de fixer les sols

    57

    59,375%

    Les feuilles de ces arbres enfuient fertiliser le sol

    12

    12,5%

    Autres

    0

    0,0%

    Total

    96

    100%

    Il ressort de ce tableau que 57 des enquêtés soit 59,375% de l'échantillon disent que ces arbres permettent de fixer les sols ; 18 des enquêtés soit 18,75% de l'échantillon disent que les arbres agroforestières permettent de diversifier les produits ; 12 des enquêtés soit 12,5% de l'échantillon disent que les feuilles de ces arbres enfuient fertiliser le sol et 9 des enquêtés soit 9,375% disent que avec ces arbres ils ont facilement les tuteurs et les médicaments. Ces résultats confirment l'hypothèse 4, de ce travail.

    23. Les alternatives rentables.

    Tableau n° 30 réponse à la question n° 21 quelles sont les alternatives rentables qui sont envisageables pour améliorer la production ?

    Question

    Réponses

    Répondants

    Proportion

    Quelles sont les alternatives rentables qui sont envisageables pour améliorer la production ?

    Laisser le champ en jachère

    15

    15, 625%

    Labourer profondément

    3

    3,125%

    Utiliser les engrais minéraux

    1

    1,04%

    Utiliser les engrais organiques et résidus de récoltes

    59

    61,45%

    Autres (planter les arbres fertilisants)

    6

    6,25%

    Autres (faire la rotation et l'association)

    12

    12,5%

    Total

    96

    100%

    Il ressort de ce tableau que 59 des enquêtés soit 61,45% de l'échantillon trouvent que les alternatives envisageables c'est utiliser les engrais organiques et les résidus de récoltes ; 15 des enquêtés soit 15,625% de l'échantillon pensent qu'il faut laisse le champ en jachère ; 12 de ces enquêtés soit 12,5% de l'échantillon estiment que la rotation et l'association sont des bonnes alternatives rentables ; 6 des enquêtés soit 6,25% de l'échantillon pensent de planter les arbres fertilisants pour améliorer la production; 3 des enquêtés soit 3,125 % de l'échantillon pensent de labourer profondément et 1 enquêté estime d'utiliser les engrais minéraux comme alternative rentable et envisageable pour améliorer la production. Selon ces résultats, les alternatives envisageables et rentables c'est l'utilisation des engrais organiques et résidus de récoltes, planter les arbres ayant le pouvoir de fertiliser le sol prôner les rotations.

    24. Les différentes espèces que les agriculteurs du groupement intègrent dans le champ

    Tableau n° 31 réponse à la question n° 21 quelles sont les alternatives rentables qui sont envisageables pour améliorer la production ?

    Parcelle/champ

    Nombre d'arbre

    Espèces

    Objectif

    Age moyen de l'arbre

    40

    15-30

    Eucalyptus globulis,

    Construction, économie et planches

    5-10ans

    22

    10-15

    Caliandra callothirsis, markamia lutea, senna spectabilis , Titonia diversifolia et moringa oleifera

    Fertilisant/ bois de chauffe/ médicament et protection du sol

    2- 4 ans

    24

    10-14

    Fruitiers

    Les fruits et protection du sol

    12-15 ans

    10

    12

    Casuarina

    Bois, braise et protection du sol

    5-8 ans

    Il ressort de ce tableau que dans le groupement de Buzi, il existe plusieurs espèces qui peuvent contribuer d'une manière ou d'une autre à l'amélioration de la production agricole ces résultants confirment notre 1ère hypothèse.

    Ces espèces ont des capacités de maintenir la fertilité et la bonne gestion du sol. Par ailleurs, toutes ces espèces repris dans ce tableau n'ont les mêmes facultés, les Eucalyptus, les casuarinas sont des espèces non appropriés dans la technologie de fixation de l'azote. Le caliandra, l'acacia, le moringa sont des espèces qui ont des mérites. Le Titonia est très apprécié, il est utilise comme engrais vert.

    Chapitre IV. ELABORATION D'UN PROJET DE DEVELOPPEMENT

    IV.1.0. Titre du projet

    Sensibilisation des agriculteurs des cultures vivrières du groupement de Buzi sur la contribution de l'agroforesterie ».

    IV. 1. Identification du projet

    IV.1.1. Contexte et justification (problématique)

    En analysant en général la situation de la production agricole en termes de quantités récoltées des cultures vivrières en associant la question de dégradation du sol, nous avons compris tristement que les champs sont en difficultés de produire convenablement, une situation qui risque mettre en difficulté la population de Buzi.

    Dans plusieurs ouvrages selon les auteurs disent que la diminution de la production suppose un  Amoindrissement, baisse, décroissance, décroissement, réduction, retranchement, soustraction; moins. Diminution graduelle, progressive, successive des éléments nécessaires à la croissance des plantes et à l'augmentation de la production. Dans les temps les cultivateurs avaient la jachère comme seul remède, fort malheureusement cette pratique devient impossible à cause de l'augmentation de la population et la diminution des espaces cultivables, actuellement du fait que chaque année et chaque saison les producteurs mettent en valeur leurs champs et sans aucun remède en terme d'amélioration de sol, l'association qui est fait est parfois avec les cultures de même exigences.

    Tous ces éléments d'une manière ou d'une autre entrainent la diminution de la production des cultures et la dégradation progressive du sol, le prix de certains vivres deviennent de plus en plus cher sur le marché et la situation actuelle du groupement, avec un taux de pauvreté élevé c'est qui ne permet pas aux agriculteurs d'être à mesure de se payer des engrais minéraux mais aussi éviter les conséquences issus des traitement chimiques des cultures.

    C'est ainsi que compte tenu de ces difficultés, nous pensons que l'agroforesterie pourra être une solution plus durable, car c'est une forme de jachère car elle permet d'augmenter la production des cultures vivrières, l'amélioration de la fertilité du sol et plusieurs autres services, en réalité l'agroforesterie c'est le seul moyen efficace de diversifier les produits champêtres. La création de l'emploi à plusieurs personnes est aussi un élément moteur à ne pas oublier car en diversifiant les activités nous aurons certainement besoins d'autres nouveaux employés.

    IV.1.2. Objectifs intermédiaires

    a. Augmenter et diversifier les résultats des exploitations agricoles,

    b. Créer une nouvelle beauté paysagère du groupement de Buzi,

    c. Mettre en place un modèle plus ou moins visible de l'application d'une agriculture durable.

    IV.1.3. Objectif global

    Notre projet à pour objectif global de contribuer à la Promotion de la diversification des produits agricoles dans le territoire de Kalehe d'ici 2017.

    IV.1.4. Objectifs spécifiques

    a. Planter des arbres agroforestières et d'utilité médicale ;

    b. Valoriser les résidus des récoltes, la rotation et l'association ;

    c. Planter des arbres fruitiers et d'utilité commerciale.

    IV.1.5. Couverture géographique et population bénéficiaire

    Notre champs d'action c'est le groupement de BUZI est situé en République Démocratique du Congo, dans la province du Sud-Kivu, en territoire de KALEHE, il est limitrophe de la province du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, avec une population de 311148 habitants et une superficie est de 190 km2.

    IV.1.6. But du projet

    Augmenter la production agricole à travers les arbres agroforestiers, un système de production plus au moins durable d'ici Août 2017.

    IV.1.7. Organisation requérante

    Notre projet sera appuyé par l'IPAPEL Sud-Kivu, l'INERA, le gouvernement provincial et les ONGs une partie du fond proviendra du gouvernement provincial et une autre partie auprès du Fond pour le Basin du Congo (Cbff : Congo Basin Forest fund).

    IV.1.8. Opérationnalisation du projet

    Organigramme

    Finance

    Coordination

    Moniteur agricoles

    Moniteur agricoles

    Moniteur agricoles

    Ressources Humaines

    Service de support

    Chef de programmes

    Logistique

    Moniteur agricoles

    Agronomes

    Moniteur agricoles

    Moniteur agricoles

    Ouvriers des champs

    Moniteur agricoles

    Ouvriers du champ

    IV.1.7.1. Les différentes parties prenantes

    1. Le Bureau de production et défense de végétaux de l'IPAPEL/Sud-Kivu ;

    2. Le gouvernement provincial du Sud- Kivu

    3. Les Fond pour la forêt du bassin du Congo `'Cbff `' ;

    4. Les Partenaires extérieurs

    5. L'inera

    6. Les agriculteurs.

    IV.1.8. Zone d'intervention

    Notre champ d'action est dans le premier temps 3 localités qui seront pris comme champ d'expérimentation, une fois réussi ce même projet sera étendu dans tous le groupement de Buzi.

    IV.1.9. Cout du projet

    Le coût est de 53.789,89 en dollars américains

    IV.1.10. Durée du projet

    Le projet durera 2 ans et 4 mois du 1 Août 2015 au 2 Août 2017

    IV.2. Planification des intrants

    IV.2.1. Résultats attendues

    1. A la fin de l'année 2017 : les arbres agroforestiers et d'utilité commerciale seront intégrés dans les cultures ;

    2. A la fin de l'année 2017 : les systèmes de rotations, l'association des cultures et la valorisation des résidus de récoltes sont appliqués par les agriculteurs du Groupement de Buzi ;

    3. A la fin de l'année 2017 : les planes fruitières d'utilité commerciales sont plantées.

    4. A la fin de l'année 2017 : un nouvel paysage est mis en place

    5. A la fin de l'année 2017 : La production des cultures vivrières augmente de 10 à 70%

    6. A la fin de l'année 2017 : les bois de chauffe, de construction et médicament sont disponibles.

    IV.2.2. Activités et intrants

    1. Organiser l'Administration ;

    2. Défendre le projet auprès des bailleurs ;

    3. Louer et équiper les bureaux ;

    4. Sensibiliser les autorités locaux et Réunir toutes les parties prenantes pour la prise des responsabilités ;

    5. Recrutement d'un nouveau personnel pour les tâches des supervisions ;

    6. Identification et Louer des champs témoins où se feront les expérimentations ;

    7. Recruter les moniteurs agricoles et les ouvriers des champs ;

    8. Produire un plan d'exécution du projet ;

    9. Produire un devis estimatifs des matériaux et des besoins dans chaque champs ;

    10. S'approvisionner en matériaux et matériels ;

    11. Cultiver les champs ;

    12. Planter les différentes espèces à utilité agroforestières ;

    13. Dissémination agricole ;

    14. Etendre les activités dans tout le groupement ;

    15. Faire le suivi et le contrôle ;

    16. Produire les rapports finaux ;

    17. Evaluer les projets.

    IV.2.3 Organisation et Structure du Projet

    En collaboration le Fond pour la Forêt du Bassin du Congo, l'inspection provinciale de l'agriculture pêche et élevage et l'INERA nous étudierons les faisabilités et la rentabilité financière de notre projet pour sa mise en application. Cette équipe tripartite sera aussi assistée par des experts et professionnels du domaine agronomiques, environnementalistes, gestionnaires des projets et Administrateurs qualifiés.

    IV.2.4. Indicateurs objectivement vérifiables

    1. Une administration composée de toute la responsable consciente et bien hiérarchisé mise en place

    2. Un document de synthèse des mesures prises entre l'inspecteur de l'IPAPEL, l'INERA et le défenseur du projet établi

    3. Une liste reprenant toutes les parties prenantes présentent à la réunion et un compte rendu de la réunion établi

    4. 15 Nouveaux engagés en pleine fonction

    5. 3 Liste des présences a la réunion, et l'envoie du Compte rendu au chargé des Programmes.

    6. 1 Copie d'un plan d'exécution repartie en phase imprimé en 4 exemplaires

    7. Autant des devis estimatifs des matériels et matériaux à acheter déjà établi.

    8. Classement des divers documents reconnaissant l'achat et l'entreposage des matériaux et matériels,

    9. Envoie des images du lancement du projet

    10. Toutes les fiches de contrôle et suivi mise en jour

    11. Les rapports finaux établis

    12. Projet évalué.

    III.3. CADRE LOGIQUE : HYPOTHESES, RISQUES ET FLEXIBILITES DU PROJET

    PHASE 1

    LH

    RESUME NARRATIF

    I.O.V

    M.V/ SV

    C.C

    LV

    OBJECTIF

    Promotion de la diversification des produits agricoles

    5 Nouvelles espèces d'arbres sont introduites dans les champs

    Vérifier les activités sur terrain

    Vérifier les TFR

    Visite sur terrain

    Ecoute communiqué

    Voir les copies des tests écrits

    Recevoir les résultats

    Photos, images, vidéo.

     

    BUT

    Augmenter la production agricole à travers les arbres agroforestiers

    50 % de Résultat agricoles augmenté

     

    1. Réorganisation de l'Administration

    EXTRANTS (OUT PUT)

    Administration organisée

    Un Compte rendu rédigé

    Si les autorités locales ne sont pas coopératives

    Si les parties prenantes

    se retirent

     

     

    Si la guerre éclate

     

    Si les travaux ne sont

    pas lancés

    Projet défendu

    Un protocole d'accord

    Bureau loué et équipé

    Un bâtiment de 6 pièces et 2 salons

    Autorités locales sensibilisées

    Interview

    Personnel recruté et engagé

    Un personnel de 26 unités engagées

    Champs identifié et loué

    6 champs de 2ha chacun sont disponible

    Moniteurs et ouvriers des champs recrutés et engagés

    Un personnel de 12 moniteurs et 24 ouvriers

    Plan d'exécution du projet produit

    4 Plan d'organisation élaborés

    Un devis estimatif produit

    Document des activités

    Les travaux lancés

    Interview

    Suivi fait

    Une copie de Rapport de suivi

    Evaluation fait

    2 copies de rapport d'évaluation

    INTRANT (IN PUT)

    Organiser l'Administration 

    Ress. Matérielles :

    Vérifier les Factures

    Si on ne trouve pas un

    appui financier de la ferme

    Si les processus de s

    recrutement ne réussi pas

     

     

     

     

     

    Défendre le projet auprès des bailleurs ;

    $ 4,125.00

    Vérifier les Fiches de Stcck

    Louer et équiper les bureaux ;

    Ressources Humaines :

    Vérifier les Bordereaux

    Sensibiliser les autorités locaux et Réunir toutes les parties prenantes pour la prise des responsabilités ;

    $ 21,641.50

    Vérifier les BSC

    Recrutement d'un nouveau personnel pour les tâches des supervisions ;

    Ressources Financières :

    Vérifier les BEC

    Identification et Louer des champs témoins où se feront les expérimentations ;

    $ 12,457.8

    Vérifier les Reçus

    Recruter les moniteurs agricoles et les ouvriers des champs ;

    Imprévus :

    Vérifier les Bon de Commande

    Produire un plan d'exécution du projet ;

    $ 3,246.23

     

    Produire un devis estimatifs des matériaux et des besoins dans chaque champs ;

     

     

    S'approvisionner en matériaux et matériels  Lancer les travaux d'ouverture des terrains

     

     

     

    PHASE 2

    LH

    RESUME NARRATIF

    I.O.V

    M.V/ SV

    C.C

    LV

    OBJECTIF

    Augmenter la production de l'exploitation agricole

     

    Rapport du coordinateur

     

    BUT

    Planter les arbres dans les champs

    2 Copies de rapport de la défense du projet

    Voir les Images

    S'il ya destruction

    2. lancements proprement dit

    EXTRANTS (OUT PUT)

    Les champs cultivés

    6 champs cultivés

    Accusé réception d'une copie

     

    Si ces 3 activités

    sont impraticables

    dans le milieu

     

    Si les travaux ne sont

    pas lances

    Les espèces agroforestières plantées

    Les arbres agroforestiers plantés

    Vérifié les 2 contrats

    Dissémination agricole faites

    Nouvelles façon de cultiver

    Vérifié le Solde en Banque

    Sensibilisation faites

    Interview

    Visite de vérification sur terrain

    Les activités étendues

    Une copie de cartographie

    Vérifié dans les classeurs

     
     

    Voir les 2 Contrats

     
     

    Les photos et Vidéos

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    INTRANT (IN PUT)

    Cultiver les champs ;

    Ress. Matérielles :

    Vérifier le Budget établi

    Si on ne trouve atteint

    le total du budget

    Si toutes les activités

    finissent par se lancer

     

     

     

     

    Planter les différentes espèces à utilité agroforestières 

    $ 4,790.00

    Vérifier les Fiches de Stcck

    Dissémination agricole

    Ressources Humaines :

    Vérifier les Bordereaux

    Sensibilisation sur les techniques de conservation du sol 

    $ 118.00

    Vérifier les BSC

    Etendre les activités dans tout le groupement.

    Ressources Financières :

    Vérifier les BEC

        

     

    Vérifier les Reçus

     

    Imprévus :

    Vérifier les Bon de Commande

     

    $ 736.20

     

     
     
     
     
     
     

    PHASE 3

    LH

    RESUME NARRATIF

    I.O.V

    M.V/ SV

    C.C

    LV

    OBJECTIF

    Constitution des commissions d'évaluation

    2 Equipes mixtes des évaluateurs formées

    Avoir la liste des membres

     

    BUT

    Evaluer le Projet

    Tout le projet évalué

    Voir les rapports

    S'il n'y a pas de projet

    3. Evaluation générale

    EXTRANTS (OUT PUT)

    * Réussite et Echecs du projet dégagé

    1 Rapport fini des réussites et échecs élaborés

    Voir les rapports

     

    * Les perspectives d'avenir fixes

    5 Nouvelles perspectives d'avenir dégagées

    Voir les rapports

    Si les équipes

    * Rapport final et l'après projet élaborés

    2 Rapports élaborés

    Voir les rapports

    d'évaluateurs sont

     

     Equipes mixtes des évaluateurs formées

     

    négligentes et non motives

     

     Tout le projet évalué

     

     

     

     1 Rapport fini des réussites et échecs élaborés

     

     

     

     Nouvelles perspectives d'avenir dégagées

    2 Rapports élaborés

     

     

    INTRANT (IN PUT)

    *    Dégager les succès et les échecs dans l'exécution en général du projet

    Ress. Matérielles :

    Recevoir le rapport des activités

     

    *   Fixer les perspectives d'avenir.

    $ 420.00

    Voir les rapports

     

    * Elaborer le rapport final du projet et étudier l'après-projet.

    Ressources Humaines :

    Voir les rapports

     

     

    $ 12,345.98 -

     

    Si on ne trouve pas

     

    Ressources Financières :

     

    des évaluateurs bien formés

    IV.4. Suivi et évaluation du projet

    Au courant de notre projet, le suivi se fera quotidiennement, après chaque phase d'exécution d'une activité, nous procéderons à l'évaluation du projet pour dégager les réussites et les Echecs.

    - Pour la phase 1 : phase préparatoire du projet

    - Pour la phase 2 : phase des lancements proprement dit

    - Pour la phase 3 : phase d'évaluation des activités

    IV.5. Plan d'exécution en phase (chronogramme des activités)

    PHASE

    ACTIVITES

    DATE

    Pour la Phase 1 : phase préparatoire du projet

    1. Organiser l'Administration ;

    2. Défendre le projet auprès des bailleurs ;

    3. Louer et équiper les bureaux ;

    4. Sensibiliser les autorités locaux et Réunir toutes les parties prenantes pour la prise des responsabilités ;

    5. Recrutement d'un nouveau personnel pour les tâches des supervisions ;

    6. Identification et Louer des champs témoins où se feront les expérimentations ;

    7. Recruter les moniteurs agricoles et les ouvriers des champs ;

    8. Produire un plan d'exécution du projet ;

    9. Produire un devis estimatifs des matériaux et des besoins dans chaque champs ;

    10. S'approvisionner en matériaux et matériels  Lancer les travaux d'ouverture des terrains

    11. Affichage des offres

    12. Les tests et évaluation

    13. Les interviews

    Du 1 août au 01 Décembre 2015

    Pour la phase 2 : phase des lancements proprement dit

    1. Cultiver les champs ;

    2. Planter les différentes espèces à utilité agroforestières ;

    3. Dissémination agricole ;

    4. Sensibilisation sur les techniques de conservation du sol ;

    5. Etendre les activités dans tout le groupement.

    Du 3 Janvier 2015 au 15 avril 2017

    Phase 3 : Evaluation générale

    1. Dégager les succès et les échecs dans l'exécution en général du projet

    2. Fixer les perspectives d'avenir.

    3. Elaborer le rapport final du projet et étudier l'âpres-projet.

    4. Faire le suivi et le contrôle ;

    5. Produire les rapports finaux ;

    6. Evaluer les projets

    Du 16 avril 2018 au 17 juillet 2017

    IV.6. Diagramme de gant /chronogramme des activités

    Année

    2015

    2016

    2017

    Temps

    Activités

    *********

    A

     

    S

    O

    N

    D

    Ja

    Ma

    A

    M

    J

    Jt

    A

    S

    O

    N

    Déc

    Ja

    Ma

    A

    M

    J

    Jt

     

    *********

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Défendre le projet auprès des bailleurs

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

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    Produire un plan d'exécution du projet 

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

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    Faire le suivi et le contrôle 

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

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    Légende

    +++

    xxx

    M : Mois

    ***

    : Activités discontinues : Activités permanent

    : Activités continues

    IV.7. Conclusion du projet

    La détermination de l'organe Directeur, dans  le grand souhait de relancer les activités agro-écologiques, compte tenu du grand nombre des consommateurs des produits agro-végétaux qui se fait sentir sur le plan des consommations locales, nationales et internationales.

    Etant déjà rassuré de la performance dans la productivité des exploitations agricoles du point de vue environnemental, social et économique, une chose que certains agriculteurs ont déjà prouvés avec certains indices dans plusieurs activités d'intégration des arbres dans leurs champs,

    La motivation de croire qu'en agissant ainsi au niveau du groupement qui est une des grands domaines agricoles sur toute l'étendue du territoire, de la province et du pays. Cette dernière en accomplissant des grandes réussites dans l'exécution de ce projet pourra constituer un point de départ et de référence pour l'adoption de ce même projet dans le chef du territoire, de la province et du pays en vue de relancer l'économie du pays, améliorer les conditions sociales de l'homme agriculteur et tous ce qui sont dans la chaine alimentaire, enfin maintenir un environnement dans des conditions plus durables et écologiques.

    CONCLUSION GENERALE

    Après une longue recherche et réflexion menées dans le cadre de cette étude orientée en agriculture, et dont le titre de ce travail est : « la contribution de l'agroforesterie sur la production des cultures vivrières dans le groupement de Buzi » dont l'objectif global était d'identifier les espèces agroforestières dans le groupement pouvant contribuer à l'amélioration de la production agricole.

    Le corps du présent travail a été subdivisé en quatre chapitres hors mis l'introduction générale et la conclusion générale à savoir :

    Le premier chapitre qui a porté sur les généralités de l'amélioration du sol par l'agroforesterie, le deuxième chapitre qui s'intéressé sur la présentation du milieu d'étude, le troisième chapitre qui concerné la présentation, analyse et discussion des résultats et enfin le quatrième chapitre s'est focalisé sur le projet.

    Nous avons émis 4 hypothèses et ces derniers après vérification ils ont été confirmés de la manière suivante :

    22,91% des enquêtes ont affirmés que dans leurs champs existe des arbres agroforestières ces résultats confirmes l'hypothèse 1 de ce travail. 56,6% des enquêtés ont dit que la fertilité de base de leurs champs à déjà diminuer ; 53,125% des enquêtés ont affirmés qu'ils cultivent leurs champs chaque année et chaque saison ; 78,125% des enquêtes ont affirme qu'ils n'ont plus de temps de laisser leurs champs en jachère ; 37,5% des enquêtes ont affirmés que les champs qu'ils exploitent ne leurs appartient pas. Ces résultats confirment l'hypothèse 2 de ce travail.

    62,5% des enquêtés ont affirmés que la production de leurs champs diminue après chaque récolte. Ces résultats ont permis de confirmer l'hypothèse 3,

    93,75% des enquêtés ont confirmé qu'ils existent des arbres qui fertilisent les champs ; ces résultats confirme l'hypothèse 4 de ce travail.

    Au regard de ces résultats un projet est mise en relief en vue de remédier aux griefs soulevés par cette étude:

    « Sensibilisation des agriculteurs des cultures vivrières du groupement de Buzi sur la contribution de l'agroforesterie. »

    En fin, cette étude n'est qu'une oeuvre humaine, mais aussi une ébauche dans ce domaine pouvant servir d'orientation à d'autres chercheurs. Ceci dit, elle peut être l'objet de critiques, observations, et suggestions, raison pour laquelle nous tenons à solliciter l'indulgence de nos lecteurs de ne pas vraiment nous en tenir rigueur.

    REFERENCES BIBLIOGRAPHIES

    1. ouvrages et articles

    Anonyme, 2002, Mémento de l'Agronome, CIRAD, Paris. p 567-

    Anonyme, Comment nourrir le monde en 2050, 2013; p1-7

    Buerkert. A. Batania and Piepho, H-P. 2001 efficient phosphorus application strategies for increased crop production in Sub-saharan West Africa.Field Crop Res.p-

    CGIAR, Les forêts, les arbres et l'agroforesterie Des moyens de subsistance, des paysages et de la gouvernance 2010, p.1-2

    Daniel Y. ALEXANDRE, L'arbre et le maintien des potentialités agricoles en zone intertropicale humide septembre 1986.p.12

    Dieter KÖNIG, Contribution de l'agroforesterie à la conservation de la fertilité des sols et à la lutte contre le réchauffement climatique au Rwanda, 2007,p.19

    Diouf, A, Diop, Ndoye,I.and Guete,M.2008 response of application and inoculations with Glomus Aggregatum and rhizobial strains in Sub-Saharan Sandy soil.Afr.j of Biotech,7:766-771p.24-

    Dupraz Christian et Fabien LiagreAgroforesterie, des arbres et des cultures, éditions France Agricole p 410, 2008, ( ISBN  978-2-85557-150-8)

    Ed Verheij, L'agroforesterie Fondation Agromisa, Wageningen, 2003;p4-

    Eric savarese « méthodes des sciences sociales » ellipses, Edition Marketing S.A ; 2006, 32 Paris

    FAO, service de la gestion des terres et de la nutrition des plantes, Rome, 2004,

    Gold, M.A., Rietveld, W.J., Garrett, H.E. and Fisher, R.E. (2000). Agroforestry nomenclature, concepts, and practices for the USA. In Garrett, H.E., Rietveld, W.J. and Fisher, R.F. (réd.), North American Agroforestry : An integrated science and practice (chap. 3, p. 63-77). Madison, American Society of Agronomy Inc.

    H. Linger, Christine Hauert et al,(2011), La pratique de la gestion durable des terres Directives et bonnes pratiques pour l'Afrique subsaharienne Préparé par WOCAT Coordination FAO de l'ONU Publié en partenariat avec TerrAfrica.p127-136

    Julie Simard, l'agroforesterie, une avenue de développement durable pour l'agriculture québécoise? Essai présenté au Centre Universitaire de Formation en Environnement en vue de l'obtention du grade de maître en environnement (M.Env.) Longueuil, Québec, Canada, mai 2012

    LABANT Pierre, Analyse du potentiel agroforestier des exploitations agricoles, Mémoire de Master 2 préparatoire à la thèse, inédit, Université de Toulouse, 16 juin 2010, page 15.

    Lundgren, B. et Young, A.1992. Land use management in relation to soil conservation and agroforestry. In Kebede Tato and H. Hurui (ed.), Soil conservation for survival, chap. 14 (pp. 143- 155). 6 e Conférence internationale sur la conservation du sol, au Kenya et en Ethiopie, 6- 18 novembre 1989. Soil and Water Conservation Society

    Manuel de recherche en sciences sociales 3e édition Dunod, paris 1995, 2006.

    Mellor J. (2000), "Agricultural Development: So many Successes, Such Excellent Results", document d'information préparé pour la FAO,

    N. De Baets, S. Gariépy et A. Vézina, le portrait de l'agroforesterie, au QUÉBEC, Mars 2007p.15-

    Nathan De Baets et Frédéric Lebel, L'agroforesterie au Québec, mémoire présenté à la commission pour l'avenir de l'agriculture et de l'agro alimentation québécois (CAAAQ) le 7 juin 2007 à Montréal.

    Philippe, Jouve, 2006. Le jeu croisé des dynamiques agraires et foncières en Afrique Sub-saharienne. Montpellier, France.

    Syaka, S, 2009. Techniques de conservation des sols et gestion intégré de la fertilité en appui au programme de sécurité alimentaire : Guide pratique de terrain. AFENCPNSULT.INC.

    Tartera, C. (2014). Guide pour la réalisation d'aménagements agroforestiers. Beloeil: Groupe ProConseil;

    Tim Motis, 2007. Principes d'agroforesterie, ECHO. P.2-6

    Toquebiau Emmanuel (2007), L'agroforesterie, des arbres et des champs éd. L'Harmattan, p.156. CIRAD ;

    2. Notes de Cours

    C.T BASHAGALUKE BIGABWA Janvier, Agriculture Générale, G1 ISIG/Goma 2013 ;

    C.T BASHAGALUKE BIGABWA Janvier, Cours des aménagements agro - Pastoraux et Matières fertilisantes G2 EDD, ISIG/GOMA 2014 ;

    C.T KASUKU ERIC, Conception, Gestion, Suivi et Evaluation du Projet, G3 EDD ISIG/Goma 2015 ;

    CT Damas BIRINDWA RUTEGA, cours de statistiques et biométrie ,2015 G3 EDD ISIG/Goma  ;

    DEA KALULE OMER, Initiation à la Recherche Scientifique, G2 EDD ISIG/Goma 2013 ;

    Prof. Dr. PASCAL MASILYA, Gestion de l'Environnement, G3 EDD ISIG /Goma, 2015 ;

    Prof. Dr. PASCAL MASILYA, Utilisation Durable des Ressources Naturelles, G3 EDD ISIG /Goma 2015 ;

    3. Rapports et traites internationaux

    1. Document stratégique de Croissance et la Réduction de la Pauvreté, 2007 p 20-35.

    2. Etude socio-économique de la zone nord ouest du parc national des Virunga, WWF Eastern Arica, régional programme office, report n°2908, page 1.

    3. Le rapport de Brundtland (commission des Nations unies pour l'environnement et le développement. Paru en 1987 en anglais et 1988 en traduction français).

    4. Module de vulgarisation des principes de base de sécurisation des terres en milieu rural de territoire de Kalehe, présenté par l'ONG APC, page 8

    5. PNUD, Province du sud Kivu, profil résume pauvreté et condition des vies des ménages.

    6. Principes et technologie de la gestion intégrée de la fertilité du sol (GIFS), CATALIST  IFDC, 2005

    7. Rapport national synthèse sur le développement durable en République Démocratique du Congo, 2012

    4. TFC et MEMOIRES

    1. BAUMA MULENGE Paulin, impact de l'adoption d'un système de production biologique et non traditionnel sur la vie environnementale, cas de la ferme et plantation de kirwa de 2007 à 2014 » 2014-2015 TFC G3 EDD ISIG-Goma.

    2. LINDA Délice Alice, les systèmes de culture et leur impact sur la production agricole dans la localité de KITUVA. 2014-2015 TFC G3 EDD ISIG-Goma.

    5. Webographie

    http://www.gnis.fr/index/action/page/id/1025/title/acceler-le-développement-de- l'agriculture durable. Consulter le 11/08/2014.

    ( http://www.un.org/africarenewal/fr/magazine/july-2006).

    http://www.fao.org/inpho/fr/

    http://www.biodiv.org/

    http://www.espaces.naturels.fr/

    http://www.cirad.fr/

    Tables de matières

    EPIGRAPHIE i

    DEDICACE ii

    REMERCIEMENTS iii

    LISTE DES SIGLES ET ABBREVIATIONS iv

    Liste des figures vi

    Liste des tableaux vii

    Chapitre 0. INTRODUCTION GENERALE - 1 -

    0.1. ETAT DE LA QUESTION - 1 -

    0.2. PROBLEMATIQUE - 3 -

    0.3. HYPOTHESES - 6 -

    0.4. Objectifs du travail - 7 -

    0.5.1. Choix du sujet - 7 -

    0.5.2. Intérêt du sujet - 7 -

    0.6. Délimitation spatio-temporelle - 8 -

    0.7.DIFFICULTES RENCONTREES - 8 -

    0.8.SUBDIVISION DU TRAVAIL - 9 -

    Chap. I. LES GENERALITES SUR L'AMELIORATION DU SOL PAR L'AGROFORESTERIE. - 10 -

    I.2. Les techniques de conservation des sols - 11 -

    I. 3. Les techniques culturales - 12 -

    I. 3. 1. Assolements et rotation des cultures - 13 -

    I. 3. 2. Jachère et prairies temporaires - 14 -

    2. Comment se présentent les nutriments dans le sol? - 15 -

    I. 4. Introduction des légumineuses dans un système cultural - 15 -

    I. 4. 2. Les couverts végétaux aux cultures intercalaires ou engrains verts. - 17 -

    I. 4. 3. Amélioration de la fertilité  par l'agroforesterie : - 17 -

    I. 4. 3.2. Qu'est-ce que l'agroforesterie ? - 18 -

    I. 4 .4. Protection des sols contre l'érosion - 21 -

    I. 5. L'agroforesterie et l'agriculture : des pratiques compatibles - 21 -

    I.5.1.2. Choix d'essences - 24 -

    I. 5. 2. Les avantages de l'agroforesterie pour les petits exploitants - 24 -

    I. 5. 3. Résumé des avantages de l'agroforesterie - 25 -

    I. 5. 4. Les avantages environnementaux - 25 -

    I. 5. 5. Principes de l'agroforesterie - 26 -

    Conclusion - 27 -

    Chapitre II : PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE - 29 -

    II.1.2. le relief - 29 -

    II.1.3. Le climat - 29 -

    II.1.4. La végétation - 30 -

    II.1.5. Hydrographie - 30 -

    II.2. HISTORIQUE - 31 -

    II.4. ASPECTS DEMOGRAPHIQUES - 32 -

    II.4.1. La population - 32 -

    II.5. ASPECTS SOCIAUX - 35 -

    II.5.1. Education - 35 -

    II.5.2. Santé - 38 -

    II.6. ASPECTS ECONOMIQUES - 39 -

    II.6.1. L'agriculture - 39 -

    II.6. 2. L'élevage - 39 -

    II.6.3. la pèche - 40 -

    II.7. ASPECTS CULTURELS - 40 -

    II.7.1. L'artisanat - 40 -

    II.7.2. La religion - 41 -

    II.7.3. Le sport et loisirs - 41 -

    II.7.4. Communication - 41 -

    Chapitre III. PRESENTATION ET DISCUSSION DES RESULTATS - 42 -

    III.1. METHODOLOGIE - 42 -

    III.1.2. TECHNIQUES - 42 -

    III.1.3. Présentation de la population d'étude et de l'échantillon - 43 -

    III.1.3.1. Population d'étude - 43 -

    III.2. Présentation des résultats de l'enquête - 44 -

    Chapitre IV. ELABORATION D'UN PROJET DE DEVELOPPEMENT - 63 -

    III.3. CADRE LOGIQUE : HYPOTHESES, RISQUES ET FLEXIBILITES DU PROJET - 69 -

    IV.4. Suivi et évaluation du projet - 72 -

    IV.7. Conclusion du projet - 76 -

    CONCLUSION GENERALE - 77 -

    REFERENCES BIBLIOGRAPHIES - 78 -

    Tables de matières - 81 -

    Annexes - 83 -

    Annexes

    QUESTIONNAIRE D'ENQUETE

    Bonjour, Madame, Mademoiselle, Monsieur ;

    Nous sommes étudiant à l'Institut Supérieur d'Informatique et de Gestion en environnement et développement durable. Dans le cadre de notre travail de fin de cycle, nous étudions la contribution de l'agroforesterie sur la production des cultures vivrières dans le groupement de BUZI. Nous sollicitons votre collaboration en répondant à notre questionnaire d'enquête. Nous vous rassurons que vos réponses seront exploitées à des fins purement scientifiques.

    NB : Répondez en cochant dans la case ou en écrivant votre réponse.

    a) Age :

    1. Moins de 20 ans

    2. 20 à 30ans

    3. 30 à 50 ans

    4. Plus de 50 ans

    b) Niveau d'instruction du répondant :

    1. Primaire

    2. Secondaire

    3. Universitaire

    4. Autre à préciser...........................

    c) Votre Sexe

    a. Masculin b .Féminin

    d) Quel est votre Etat Matrimonial

    a. Marié(e  b. Célibataire

    c. Divorcé(e d. Veuf (Ve

    II. QUESTIONNAIRE PROPREMENT DIT

    1. Avez-vous des arbres dans votre champ ?

    a) Oui

    b) Non

    2. Dans votre champ où sont placés ces arbres ?

    a) Ces arbres se trouvent dans le champ

    c) Ces arbres se trouvent dans la limite

    b) les uns se trouve au milieu du champ et les autres au bord

    d) autres......................

    3. Quelle est l'étendue de votre champ ?

    L'étendue de mon champ est de ........................................

    4. comment se présenter la production de votre champ ces deux dernières années ?

    a) la production à diminuer

    b) la production était satisfaisante

    c) la production diminue après chaque récolte

    d) mon champ ne produit plus convenablement

    e)Autres...............................................................

    5. Quelles sont les contraintes majeures de la production dans votre champ ?

    a) j'utilise des semences moins vigoureux

    b) les ravageurs

    c) l'érosion

    d) espace insuffisant

    e) la fertilité de base a déjà diminué

    f) Autres à préciser......................................................

    6. selon vous, pourquoi dans votre champ, les cultures ne donnent plus de bons résultants?

    a) je cultive mon champ chaque année et chaque saison

    b) je cultive une même culture chaque année

    c) souvent je ne fait pas l'entretien des cultures

    d) j'associe mal les cultures

    e) autres.........................................

    7. avez-vous de temps de laisser votre champ en jachère ?

    a) souvent b) parfois

    c) non d) oui

    d) autres ............

    8. Quelles sont les cultures que vous aimer surtout planter ?

    a) les haricots et les maïs

    b) le manioc associer avec le tarot

    c) le sorgho

    d) la pomme de terre et la patate douce

    e) autres.....................

    9. Quelles sont les arbres que vous avez dans votre champ ?

    a) les Eucalyptus et flamboya

    b) les acacias, caliandra et markamia

    c) grevilleas et casuarina

    d) les fruitiers

    e) autres......................

    10. pourquoi vous maintenez ces arbres dans votre champ ?

    a) pour avoir des bois de chauffe.

    b) pour faire une limite de ma parcelle

    c) pour avoir des fleurs et un bon paysage

    d) pour avoir des fruits

    e) je les maintiens car ils sont des arbres agroforestiers

    f) ces arbres sont là spontanément et d'un moment à l'autre ils peuvent être coupés

    g) autres.......................

    11. comment sont plantés ces arbres ?

    a) ils sont très rapprochés

    b) ils sont vraiment séparés

    c) ils sont plantés de manière quelconque

    d) dans tout le champ je peux compte moins de 3 arbres

    e) autres..............

    12. selon vous, existe -t-il les arbres qui fertilisent le champ ? Oui Non

    13. avez-vous assez des connaissances dans l'agroforesterie ? oui non

    14. Avez- vous une connaissance sur la valeur de l'arbre par rapport à la gestion du sol ? oui non

    15. Comment vous avez eu ces connaissances ?

    a) A travers les ONGs

    b) chez les voisins

    c) Nous avons hérités ces connaissances

    d) De moi-même

    e) autres.....................

    16. Quelles sont les contraintes majeurs qui vous empêcher souvent d'intégrer les arbres dans la production des cultures ?

    a) le champ que j'exploite ne m'appartient pas

    b) les arbres ne donnent pas de bonnes planches

    c) ces arbres occupent des espaces importantes

    d) je ne veux pas des arbres dans mon champ

    e) ces arbres créer de l'ombre et empêcher le bon développement des cultures

    f) les arbres créés des concurrences avec les cultures

    g) autres à préciser......................................

    17. Y-a t-il des bénéfices que vous gagner quand vous mélanger les arbres et les cultures vivrières ?

    a) je gagner à la fois les vivres et les bois

    b) Cette pratique me permet de diversifier les produits champêtres

    c) Je gagne les médicaments, les fourrages et les vivres.

    d) Autres à préciser ..............................

    18. croyez-vous que les arbres bien sélectionnées et planter au écartement précis, tel l'acacia, le caliandra et le markamia peuvent contribuer à améliorer la production de votre champs ?

    a) ces arbres fertilisent le sol en créant des microclimats favorable à la croissance des cultures ce qui permet l'augmentation de la production et réduisent la vitesse de l'érosion

    c) je ne crois pas

    d) je crois bien

    e) ces arbres créer beaucoup d'ombrage

    f) autres..............................................

    19. pouvez-vous intégré les arbres et les cultures pour la saison suivantes envue d'améliorer la fertilité de votre champ ? Oui Non

    20. selon vous quelle est l'importance de l'agroforesterie par rapport à la gestion du sol et l'amélioration de la production des vivres ?

    a) les arbres agroforestières permet de diversifier les produits

    b) avec arbres nous avons facilement les tuteurs et les médicaments

    c) ces arbres permet de fixer les sols

    d) les feuilles de ces arbres sont enfouie et fertiliser les sols

    e) autres.................

    21. Quelles sont les alternatives rentables qui sont envisageables pour améliorer la production ?

    a) laisser le champ en jachère

    b) labourer profondément

    c) utiliser les engrais minéraux

    d) utiliser les engrais organiques et résidus de récoltes

    e) autres......................

    22. nous pouvons compléter ce tableau ensemble !

    Parcelle/champ

    Nombre d'arbre

    Espèces

    Objectif

    Age moyen de l'arbre

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Merci !!!!!!!






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"Enrichissons-nous de nos différences mutuelles "   Paul Valery