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Cherté de la vie et réalité économique au Niger

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par Kabir BOUBACAR ISSA BABA
Institut de Stratégie dà¢â‚¬â„¢Evaluation et de la Prospective - Master 2 2011
  

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2.3.2 Revue empirique sur l'inflation

Plusieurs travaux ont été effectués par des chercheurs pour expliquer les déterminants de l'inflation à travers de nombreux modèles macroéconomiques.

Dans le document de recherche sur l'efficacité de la politique monétaire de la banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest depuis la libéralisation de 1989, l'étude sur l'inflation dans l'UMOA s'est attachée à décrire et à évaluer l'impact des mouvements des taux directeurs de la BCEAO sur la croissance et l'inflation entre 1989 et 1999, période postérieure à la mise en place du nouveau dispositif de gestion monétaire de l'UMOA (octobre 1989). En effet, dans le cas de l'inflation, l'auteur a utilisé les variables que sont les taux d'intérêts de la BCEAO, le produit réel et les prix à l'importation avec une modélisation effectuée sur le modèle à correction d'erreur. Les résultats ont indiqué en ce qui concerne l'inflation, l'impact d'une variation du taux du marché monétaire est significatif aussi bien à court qu'à long terme et présente le signe attendu dans l'Union prise globalement. A l'exception du Niger, une augmentation du taux du marché monétaire provoque une baisse significative de l'inflation dans l'ensemble des pays de l'Union. En revanche, le taux de prise en pension exerce un impact significatif contraire au sens attendu, aussi bien à court qu'à long terme, dans l'Union et dans l'ensemble des pays à l'exception du Bénin et du Niger.

Dans le document d'étude et de recherche n° der/07/02 - mai 2007,  lien entre la masse monétaire et l'inflation dans les pays de l'UEMOA de MATHURIN Dembo Toe et Maurille HOUNKPATIN, la relation entre l'inflation et la progression de la masse monétaire dans l'Union a été testée à partir d'un modèle économétrique de type VAR. les variables retenues pour expliquer l'inflation sont: le taux de change effectif nominal à l'incertain, l'inflation importée et la masse monétaire. Il ressort qu'à court terme, l'existence d'une relation de causalité entre les variations de la masse monétaire et celle de l'IHPC au Burkina et à l'ensemble de l'Union, en Côte d'Ivoire, au Mali, au Sénégal et au Togo à l'exception du Niger et du Benin. Les estimations ont montré qu'il existe une relation entre la masse monétaire et l'indice des prix à la consommation dans l'UEMOA.

Dans le Document de travail N°02/2003 du Centre d'Analyse des Politiques Economiques et Sociales sur les déterminants de l'inflation au Burkina Faso (2002), les déterminants de l'inflation ont été analysés à travers un modèle d'inflation à correction d'erreur qui inclue la masse monétaire, les prix extérieurs, le taux de change, l'écart de production et le revenu par tête. Elle a permis de voir que les variables qui contribuent le plus à l'inflation au Burkina sont diverses et d'ampleur variable. Le volume de la monnaie en circulation a une influence sur l'inflation comme le soutiennent les monétaristes. A court terme, l'impact de 1% d'augmentation de la masse monétaire sur l'inflation est similaire à celui du prix des importations. Dans les deux cas, l'inflation augmente de 0,3%. Cependant à long terme, l'impact des prix de l'importation sur l'inflation est plus important que celui de la masse monétaire. L'appréciation du taux de change par rapport au dollar joue positivement sur l'inflation. L'écart de production importe par rapport au niveau de production. En effet, 1% d'augmentation de l'écart de production entraîne une hausse de l'inflation de 3,42%. La seule variable qui a un effet négatif et significatif sur le niveau d'inflation est le revenu réel. Quand le revenu réel augmente de 1%, l'inflation baisse de 3,91% à court terme et de 2,98% à long terme.

Dans le document de recherche d'AW Alpha Ousmane Sawa Dèmes (2010) sur les déterminants de l'inflation en Côte d'Ivoire, cette derniere était estimée à partir d'un modèle à correction d'erreur sur les variables que sont le PIB réel, l'inflation importée, le taux de change effectif nominal à l'incertain et la masse monétaire, il ressort de cette estimation que: le PIB n'a aucun impact significatif sur l'inflation en Côte d'Ivoire. L'impact de la masse monétaire sur l'inflation correspond à la prédiction théorique du modèle. En effet une hausse de 1% de la masse monétaire dans le court terme entraine une hausse de 0,24% du niveau de l'inflation. Par ailleurs, dans le long terme une hausse de 1% de la masse monétaire entraine une baisse du niveau de l'inflation de 0,736%. L'augmentation du taux de change par rapport au dollar qui signifie en fait, une dépréciation du FCFA par rapport à cette monnaie (cotation à l'incertain) entraîne un impact positif et significatif sur le niveau d'inflation en Côte d'Ivoire. Cependant, cet impact n'est pas significatif dans le court terme, par contre il est important dans le long terme: une hausse de 1% du taux de change par rapport au dollar augmente le niveau de prix de 0,58%. En Côte d'Ivoire l'inflation importée est une des variables les plus significatives parmi les sources de l'inflation dans le court terme. Une augmentation de 1% du prix des biens importés entraîne à court terme une hausse de 0,21% du niveau de l'inflation.

Dans " modèles de prévision de l'inflation dans les pays membres de l'UEMOA " de MATHURIN Dembo Toe (2003), la prévision de l'inflation a été faite sur les données trimestrielles et annuelles à partir du cours en FCFA du baril de pétrole brut, de l'inflation importée, de l'indice des cours mondiaux des produits alimentaires du FMI, de l'offre céréalière, du taux de change effectif nominal au certain qui prend en compte l'évolution du taux de change entre le FCFA et les monnaies des principaux partenaires des pays de l'Union. Il ressort de la régression que l'inflation importée est une variable importante pour prévoir l'inflation dans la plupart des pays de l'Union. Pour l'ensemble de la Zone UEMOA, une progression de 1% de l'inflation importée induit une hausse de l'inflation domestique de 0,7% à court terme et d'environ 0,5% à long terme. Le taux de change effectif nominal apparait également comme une variable pertinente pour la prévision de l'inflation. Dans l'UEMOA, l'élasticité de cette variable est de 0,4 à court terme et de 0,5 à long terme. La masse monétaire apparait essentiellement dans la dynamique de long terme dans la plupart des pays avec toutefois des élasticités de moins de 0,3 en moyenne. L'évolution de la production vivrière apparait avec le bon signe dans tous les pays, mais n'est significative pour expliquer l'inflation à court terme que dans deux pays sahéliens (Burkina et Niger) et en Côte d'Ivoire.

Dans " la part de l'inflation importée, en termes d'influence, dans la dynamique des prix à la consommation au Niger " de HARO Souleymane (2012) sur des données mensuelles couvrant la période allant de janvier 2001 à juin 2012. Après une analyse descriptive des séries en présence et une démarche économétrique adoptée. Un modèle vectoriel à correction d'erreur a été spécifié et validé par les tests de diagnostic sur les résidus. En effet, les résultats de test de cointégration suggèrent la présence d'une relation de long terme stable entre les variables à savoir: l'indice des prix des produits importés, l'indice des prix des produits locaux et l'indice des prix harmonisé à la consommation. Concernant la causalité, le test de Toda et Yamamoto a révélé que l'inflation importée cause l'IHPC et son choc a un impact haussier sur le niveau des prix à la consommation dans le pays. Ce qui laisse affirmer la vulnérabilité de l'économie nigérienne face à la conjoncture internationale.

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"En amour, en art, en politique, il faut nous arranger pour que notre légèreté pèse lourd dans la balance."   Sacha Guitry