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Stratégies d'attractivité et effets des investissements directs étrangers sur la croissance économique en RDC de 2002 à  2012.

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par Vincent NGONDO KIMBUENDE
Université de Kinshasa, RD Congo - Licence en économie internationale 2013
  

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4.1.3. Théories de la croissance 4.1.3.1 Les théories classiques

Les théories classiques de la croissance sont plutôt pessimistes. Les principaux auteurs classiques tels que Adam Smith, David Ricardo, Robert Malthus estiment qu'à long terme, l'économie atteint un état stationnaire. La croissance envisagée n'est pas durable et tend vers une limite, elle est donc destinée à disparaitre progressivement, pour atteindre finalement zéro.

Pour Adam Smith, la richesse d'une nation repose sur le travail productif. Ainsi, améliorer la productivité du travail par la division du travail et le développement du machinisme, ce qui suppose une épargne préalable, c'est assuré la croissance d'une nation.

David Ricardo considérait que l'investissement était essentiel à la croissance économique. La croissance dépend donc de la répartition des revenus : plus les capitalistes reçoivent une part importante du profit, plus ils investiront, plus la croissance sera importante. Or, selon l'auteur, la répartition des revenus risque d'être de moins en moins favorable à l'investissement en raison des rendements décroissants de la terre : avec l'augmentation de la population, il faut exploiter de plus en plus de terres, or le rendement d'une terre nouvelle est plus

11 Grégoire KANKWANDA, Cours de Théories de Croissance Economique, L1 Economie, FASEG, UNIKIN, 2013

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faible que le rendement des terres qui ont précédemment été mises en culture (C'est la loi des rendements décroissants)

Thomas Robert Malthus se montre très pessimiste en ce qui concerne la soutenabilité de la croissance à long terme. Comme Ricardo, il considère que la croissance économique tend à ralentir et que l'économie converge vers un état stationnaire. Malthus explique cet état stationnaire à travers la « loi de la population ». Selon celle-ci, la population augmente selon une suite géométrique, alors que les ressources de substance (notamment alimentaires) progressent selon une suite arithmétique. Puisque les ressources tendent à être insuffisantes pour nourrir la population, il y a donc une tendance à la surpopulation.

4.1.3.2 Approche de croissance économique chez J. Schumpeter

A partir des travaux sur les cycles économiques de Kondratieff, Joseph Schumpeter a développé la première théorie de la croissance sur une longue période. Il préconisait que les innovations des entreprises constituaient la force motrice de la croissance. L'auteur développa en particulier l'importance de l'entrepreneur dans les théories de l'évolution économique en 1913.

4.1.3.3 Modèle Post-Keynesien (Harrod-Domar)

Pour les keynésiens, la demande joue un rôle dans la croissance économique. Dans la Théorie générale, Keynes (1936) ne s'est focalisé que sur le court terme. Ainsi, Roy Forbes Harrod (1939) et Evsey Domar (1947), ont prolongé en long terme les analyses de Keynes, d'un coté en introduisant l'accumulation des facteurs travail et capital, et de l'autre coté en se posant plus la question sur la stabilité de la croissance.

Leur première conclusion est que la croissance est déséquilibrée. L'investissement est à la fois une composante de l'offre et une composante de la demande. D'une part, en investissant, les entreprises augmentent leurs capacités de production (l'offre tend à augmenter). D'autre part, si une entreprise investit, c'est qu'elle achète entre autres les moyens de production (machines) à d'autres entreprises (la demande tend à augmenter). Si l'augmentation de l'offre correspond à l'augmentation de la demande, alors la croissance sera équilibrée, mais rien n'assure que ce sera effectivement le cas.

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Leur deuxième conclusion est que les déséquilibres sont cumulatifs. Si la demande est supérieure à l'offre, les entreprises vont chercher à accroître leurs capacités de production pour répondre à l'excès de demande. Or, en investissant, elles créent une demande supplémentaire. Il est alors probable que l'excès de demande s'intensifie au lieu de se réduire. Inversement, si l'offre est supérieure à la demande, les entreprises risquent de réduire leurs dépenses d'investissement, donc de réduire plus amplement la demande. Dans tout les cas, un simple déséquilibre risque de s'amplifier au cours du temps : la croissance est « sur le fil du rasoir » selon Harrod.

4.1.3.4 Modèle Néo-classique de R. Solow

Dans une perspective de long terme, Robert Solow réalise en 1956 le premier modèle de croissance néoclassique. Dans ce modèle, les entreprises combinent du travail et du capital pour produire des biens. Elles utilisent l'épargne des ménages pour investir et ainsi accroître les capacités de production. Ainsi, plus l'économie épargne, plus les entreprises peuvent accumuler du capital. Toutefois, Solow fait l'hypothèse d'une décroissance des productivités marginales : plus un travailleur dispose de machines, moins la machine supplémentaire lui permet d'accroître sa production. Autrement dit, plus le stock de capital augmente, moins la production augmente rapidement. Par conséquent, en l'absence de progrès technique, la croissance tend peu à peu vers zéro et l'économie risque finalement de se retrouver dans une situation où la production n'augmente plus, mais stagne. Solow retrouve donc ici l'idée des classiques selon laquelle l'économie converge vers un état stationnaire.

4.1.3.5 Les nouvelles théories de la croissance

Apparues dans les années quatre-vingt, les nouvelles théories de la croissance ou théories de la croissance endogène visent à expliquer le caractère cumulatif de la croissance ou, autrement dit, à expliquer pourquoi certains pays ne parviennent pas à amorcer un processus de croissance et demeurent alors dans une trappe à sous-développement. A la différence du modèle de Solow, les modèles de croissance endogène font l'hypothèse que les rendements sont croissants et considèrent que le progrès technique est endogène, c'est-à-dire qu'il dépend du comportement des agents. Autrement dit, tout comme chez Solow, le progrès technique génère de la croissance économique, mais en retour, cette dernière est également susceptible de générer du progrès technique.

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Robert Lucas (prix Nobel en 1995) souligne l'importance du capital humain pour la croissance. Ainsi, un travailleur devient plus productif lorsqu'il accumule des connaissances et des compétences: le capital humain est un facteur cumulatif, qui présente des rendements croissants. L'auteur se contente de développer l'idée selon laquelle, l'accumulation du capital humain permet au travailleur d'être plus productif ; et cette accumulant du capital humain, permet à un individu d'être capable d'innover, de créer des idées et des savoir-faire qui n'existaient pas auparavant.

Paul Romer met l'accent sur la recherche- développement, c'est-à-dire l'accumulation de capital technologique. Pour innover, un chercheur utilise le savoir qui est disponible à son époque ; en innovant, il accroît le savoir disponible pour les autres chercheurs, notamment ceux des générations futures. Par conséquent, les dépenses de recherche-développement réalisées par une entreprise lui permettent d'accroître sa productivité et d'innover ; grâce aux externalités, elles profitent également aux autres entreprises. Donc un cercle vertueux est à l'oeuvre : en innovant, une entreprise permet aux autres entreprises d'innover.

Robert Barro souligne le rôle joué par l'investissement public, c'est-à-dire l'accumulation de capital public, dans la croissance : les infrastructures publiques (routes, aéroports, éclairage public, réseau de distribution d'eau, etc.) stimulent la productivité des agents privés et par conséquent les activités. Or, avec la croissance, l'Etat prélève davantage de taxes et d'impôts, donc il peut financer de nouvelles infrastructures. Donc, un cercle vertueux est à l'oeuvre : l'investissement public favorise la croissance et la croissance favorise en retour l'investissement public.

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"Le don sans la technique n'est qu'une maladie"