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Urbanisation et précarité de l’énergie électrique dans les grandes villes d’Afrique de l’ouest. Exemple de Niamey au Niger (analyse bibliographique.


par Abassa Abdourazack Niandou
Université Abdou Moumouni de Niamey au Niger - Master II Aménagement des espaces urbains 2017
  

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Conclusion partielle :

Pour l'ensemble des auteurs, l'accent est beaucoup mis sur la forte urbanisation que connaissent les villes d'Afrique de l'Ouest. Cette urbanisation ajoutée à d'autres facteurs conduit à la précarité de l'énergie électrique à laquelle les populations ont adopté des formes de résiliences.

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CHAPITRE IV : ANALYSE DES POLITIQUES NATIONALES ET INTERNATIONALES DE L'ENERGIE

L'accès à l'énergie électrique est une composante essentielle du développement économique, social et politique. Il favorise le développement individuel via l'amélioration des conditions éducatives et sanitaires. Il permet le développement de l'activité économique par la mécanisation et la modernisation des communications. Il participe à l'amélioration de l'environnement économique en permettant une intervention publique plus efficace et un meilleur respect de l'environnement. Cependant, malgré un potentiel énorme en énergies fossiles et renouvelables, l'Afrique présente des déficits énergétiques importants. Les ressources du continent sont sous-exploitées, ou exportées sous forme brute, ou bien encore gaspillées lors de l'extraction ou du transport. En conséquence, l'offre disponible pour les populations est largement insuffisante et la consommation d'énergie s'articule essentiellement autour de la biomasse. Ce qui a amené plusieurs pays et institutions du continent à s'engager efficacement afin de surmonter les caprices liés au manque d'énergie électrique.

4.1. La question énergétique : une préoccupation majeure de la communauté internationale

Depuis quelques décennies, l'accès à l'électricité est considéré au niveau de la communauté internationale comme un droit. Le sommet mondial de Johannesburg en Afrique du Sud sur le développement durable en 2002, a été l'occasion pour la communauté du lancement de l'initiative énergie pour l'éradication de la pauvreté et le développement durable soulignent DFLD (2002) et AIE (2002). Le rapport intitulé « Energy For the Poor », publié lors de ce sommet, avait défini le conteste dans lequel s'inscrivait cette initiative. Il est mis en relief le lien important existant entre l'accès à l'énergie et la réduction de la pauvreté en soulignant qu'il manquait un Objectif du Millénaire pour le Développement en se référant explicitement à l'énergie. D'après ces institutions, avec l'adoption des OMD, l'importance de l'énergie est soulignée comme un moyen de lutter contre la pauvreté, d'améliorer la santé et de l'éducation. De même, FRIEDEL H. et al (2004), ont fait une estimation de l'importance de l'électricité pour le développement humain des pays africains. Ils ont également eu à évaluer le rôle de l'énergie hydraulique dans la production mondiale et locale, ensuite ont fait l'état

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actuel de la production d'électricité enfin, montré la place de celle-ci dans le développement durable. VIJAY et al (2005), affirment que l'électricité joue un rôle crucial dans la fourniture des services sociaux de base dont l'éducation et la santé, où le manque d'énergie constitue souvent un obstacle à leur bon fonctionnement. Pour cela, toute communauté doit assurer son indépendance énergétique afin d'espérer le développement de ses secteurs. Face à l'ampleur de la question énergétique, l'Agence Internationale des Energies (AIE) a démontré en 2006 la manière dont les technologies de l'énergie peuvent modifier la cour des choses en s'appuyant sur plusieurs scénarios mondiaux avant 2015. Elle examine en détail la situation et les perspectives de technologie énergétiques dans la production d'électricité et les moyens par lesquels le monde pourrait renforcer la sécurité énergétique et freiner la croissance des émissions de gaz à effet de serre, en recourant à un portefeuille de technologies actuelles émergentes. Ainsi l'Agence Internationale de l'Energie (2009), encourage les pays en développement dans le déploiement des énergies renouvelables. Cela dans le but de permettre l'accès de tous aux services énergétiques modernes et à moindre coût. C'est dans ce cadre qu'un atelier a été organisé à Ouagadougou en avril 2010, réunissant les directeurs de l'énergie de la région. Il était pour cet atelier, la mise en place du « livre Blanc » sur l'efficacité énergétique pour les pays membres de l'UEMOA et de la CEDEAO. Il est recommandé dans ce livre la création d'un système d'information sur l'efficacité, le renforcement des capacités, la formation et la coopération en appuis aux actions nationales sur l'efficacité énergétique. Ce livre a été élaboré dans un souci de procurer de l'énergie durable pour tous. Cet engagement est vite compris par l'Union Africaine (UA) qui incite le développement des ressources renouvelables afin de fournir de l'énergie propre, fiable abordable et sans atteinte à l'environnement. Elle a réaffirmé cette volonté politique en 2010 dans la déclaration de Maputo au Mozambique, établissant la conférence de l'Union Africaine. En 2011, des chefs d'Etats et ministres africains en charge de l'énergie, ont adopté le communiqué d'Abou Dhabi sur les énergies renouvelables en vue d'accélérer le développement de l'Afrique, en prônant une plus grande utilisation des ressources énergétiques renouvelables du continent. Cela permettrait de favoriser des économies d'échelles à travers la protection des pays de la volatilité des prix (des combustibles fossiles). Ainsi, lors du sommet mondial Rio +20, l'assemblée générale des Nations Unis pour le Développement Durable avait proclamé l'année 2012, « l'année internationale de l'énergie durable pour tous » en fixant des objectifs ambitieux en vue d'améliorer d'une part l'accès aux services énergétiques modernes et de l'autre l'efficacité énergétique dans tous les secteurs d'activités économiques et développer d'avantage des énergies renouvelables. Lors de ce

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sommet des nouveaux objectifs ont été fixés par les Nations Unis en matière d'accès à l'énergie durable à l'horizon 2030. Il s'agit de garantir l'accès universel à l'électricité et de doubler la part de l'énergie provenant des ressources renouvelables de 15 à 20 % ainsi que l'amélioration de l'efficience énergétique. ANJALI S. (2012), pense qu'il faut développer des nouvelles approches et une capitalisation méthodologique sur la thématique de l'accès pour tous, aux services électriques en Afrique subsaharienne. Alors que, l'Agence Internationale des Energies Renouvelables (2013), place l'énergie au service du développement économique. Pour cela, elle prévoit le développement des énergies renouvelables afin de permettre l'accès d'un nombre important à l'électricité.

Ainsi des nouvelles mesures ont été prises par la CEDEAO visant la création du Centre Régional pour les Energies Renouvelables et de l'Efficacité Energétique (CEREEC). Cet organisme sera chargé de mener des actions au niveau régional pour l'utilisation des énergies renouvelables. Le CEREEC, avec le soutien de la commission européenne, de l'Agence de l'Environnement et de la Maitrise de l'Energie (ADEME), du programme des Nations Unis pour le Développement (PNUD), de l'Autriche et de l'Espagne aura pour mission d'engager une démarche visant à capter l'énorme potentiel de l'économie apporte IBRAHIM S et al (2012). Dans le même ordre d'idées, un atelier régional sur le climat et l'énergie en Afrique Centrale a vu le jour à Yaoundé du 22 au 24 juillet 2014, visant à faire l'état des lieux et l'enjeu de l'efficacité énergétique du Cameroun afin d'élaborer une politique des stratégies et un plan d'action en matière d'efficacité énergétique souligne AHMADOU B. (2014).

Au Niger, nombreux sont des études traitant de la distribution et de la politique énergétique. Ainsi en 2004, l'Etat Nigérien à travers une déclaration s'est proposé de dégager des orientations dans le secteur de l'énergie, en conformité avec celles de la communauté internationale, afin d'impulser une dynamique du développement en harmonie avec le reste du monde. Ces orientations visent entre autres une meilleure gestion des entreprises énergétique, une mobilisation accrue du partenariat privé ainsi qu'une promotion de l'accès aux services énergétiques modernes en milieu rural et urbaine. C'est dans cette optique que MOUSTAPHA K. (2010) a fait un état de lieux de la situation électrique au Niger. En effet, il avait énuméré les différentes contraintes qui minent la Société Nigérienne d'électricité (NIGELEC) ainsi que les stratégies adoptées par cette dernière et ses abonnés afin de pouvoir surmonter ses difficultés. Au regard des contraintes que rencontre le Niger dans son alimentation en énergie électrique le Fonds Monétaire International (2013), affirme que : « le principal défi consiste à promouvoir l'accès à l'énergie électrique en milieu rural, à améliorer la desserte en milieu urbaine et à renforcer l'indépendance énergétique notamment à partir de sources

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renouvelables telles que le solaire et l'hydroélectricité ». Abondons dans le même sens, GAURI S. (2014) pense que le Niger doit explorer une multitude d'option technologiques afin de diversifier son approvisionnement énergétique et instaurer la stabilité énergétique du pays. Ce qui impliquerait, l'exploitation d'importantes sources d'énergies renouvelables. Partant du même constat, la NIGELEC à travers ses rapports d'activités des années 2011 à 2015, a montré les efforts déployer par l'Etat et ses partenaires dans une politique de renforcement des équipements existants et de production des nouvelles sources d'énergie afin de pallier aux déficits de l'offre accentuée par la demande dans le but de favoriser l'accès de tous à l'électricité.

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