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Impact de la violence faite à  la femme dans le foyer sur les résultats scolaires des enfants.


par Patient Kwokwo Mwema
Université Libres des Pays des Grands Lacs - Licence en Sciences de l’Education 2019
  

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SIGLES ET ABREVIATIONS

CVC : Conseil de lutte contre les Violences Conjugales

FPSE : Faculté de Psychologie et des Sciences de l'Education

OMS : Organisation Mondiale de la Santé

P : page

Pp : pages

RDC : République Démocratique du Congo

SOTRAKI : SOciété des TRAnsports du KIvu

ULPGL : Université Libre des Pays des Grands Lacs

UNESCO :Organisation des nations unies pour l'éducation, la science et la culture

INTRODUCTION

1. PROBLEMATIQUE

La violence au sein du couple, longtemps considérée comme une question d'ordre privé, est devenue un sujet de préoccupation importante pour les pouvoirs publics en particulier et la société en général. Ainsi, l'introduction en 2004 par l'Etat de la poursuite d'office a lancé un signal fort : l'Etat intervient désormais dans la sphère privée pour protéger les victimes. Ce changement majeur de paradigme a impliqué une prise de conscience politique de la gravité du phénomène et une volonté d'agir au sein des institutions directement concernées par la thématique, par exemple : justice, police, hôpitaux, aide aux victimes. (Balz, 2018, p.2)

Pour Jaffe, Sudermann et Reitzel cités par Lessard (2003, p. 6), la violence conjugale constitue un problème social considérable dans la société nord-américaine. Selon dans la très grande majorité des situations de violence conjugale (95%), c'est la femme qui est victime des agressions de son conjoint. Dans les années 70, le mouvement féministe a fortement contribué au développement des services offerts aux femmes victimes de violence conjugale.

Par la suite, dans les années 80, les chercheurs ont commencé à s'intéresser aux enfants qui vivaient dans ces types de familles. Les premières études portèrent surtout sur les conséquences de la violence conjugale chez les enfants qui y sont exposés, puis des programmes d'intervention furent élaborés. Actuellement, les chercheurs travaillent principalement sur l'évaluation des programmes existants et sur l'identification des facteurs de protection. En outre, les chercheurs et les intervenants réalisent de plus en plus la nécessité de définir une stratégie d'intervention concertée et intersectorielle qui inclut l'ensemble des organismes concernés par la problématique.

Les enfants exposés à la violence conjugale constituent donc une cible d'intervention assez récente. En 1999, Sudermann et Jaffe ont produit un excellent document synthétisant la problématique des enfants exposés.

La violence conjugale a de graves conséquences sur l'enfant qui y est exposé. Celui-ci verra souvent plusieurs sphères de sa vie en être affectées. Malgré cela, il demeure souvent silencieux, par crainte ou par honte, tentant de camoufler le mieux possible la situation de violence à laquelle ses parents et lui sont confrontés. La violence constitue de nos jours un phénomène qui est malheureusement largement répandu et qui se présente sous plusieurs formes. Parmi celles-ci, c'est la violence conjugale qui s'avère la plus prédominante au sein de notre société. Il est en effet courant d'entendre par l'entremise des médias qu'une femme a été brutalisée par son conjoint ou, à l'extrême, qu'elle a été froidement assassinée (Amélie Mathieu, 2001, p.3).

Comme l'a dit Amélie Mathieu, toutes les activités quotidiennes d'un enfant qui est exposé à la violence conjugale se verront handicapées parce qu'il ne parvient pas à digérer cette situation. Lorsqu'il voudra se concentrer sur une telle ou telle autre activité, il se verra contraint par sa conscience et ses raisonnements de la faire convenablement, pur encore lorsqu'il s'agit d'une activité scolaire, celapose problème parce qu'une déconcentration à ce genre d'activité, marque le début de l'échec.

Il n'est pas rare non plus que les enfants assistent aux scènes de violence de leurs parents. Selon la Santé Canada (1996), 40 à 80% des enfants provenant d'un milieu familial violent sont témoins des sévices subis par leur mère. De ce nombre, on estime que 30 à 40% subissent également la violence (Jaffe, Wolfe & Wilson, 1990 cités par Amélie Mathieu, 2001, p.12).

Le repérage de cette problématique en situation clinique s'avère toutefois très délicat puisque les enfants font montre de nombreuses défenses. Il est en fait difficile d'évaluer adéquatement les enfants provenant d'un foyer dans lequel il y a de la violence conjugale puisque plusieurs d'entre eux s'interdisent d'en parler soit par crainte de subir des sévices en retour, soit par simple loyauté envers le parent abuseur, lequel achète souvent leur silence (Malchiodi, 1990; Royer & Drouet, 1986; Van Hutton, 1994 cité par Amélie Mathieu, 2001, p.12).

Le recours aux diverses méthodes projectives peut s'avérer une alternative valable pour accéder au monde interne de l'enfant et lui permettre dès lors de se mettre sur la voie d'exprimer ses souffrances, voire de s'en libérer.

La violence dans les relations de couple constitue un grave problème social. Les personnes concernées, de même que la société dans son ensemble, en subissent les conséquences qui se révèlent souvent sévères. En faisant de la violence au sein du foyer un délit poursuivi d'office en 2004, l'Etat a lancé un signal fort : la violence au sein du couple n'est pas une affaire privée.

Lorsqu'il ya violence dans le foyer, les enfants y sont victimes directs ou indirects vue que leur scolarité est aussi menacée par cette situation du faite que si c'est la maman qui s'occupe quotidiennement dans ses travaux, elle ne sera pas en mesure de le faire vue qu'elle est dans ses colères. Il peut arriver que ce n'est pas la scolarité qui n'est pas affectée et d'autres activités de l'enfant sont affectées comme par exemple pour le bébé, cette maman ne pourra pas s'occuper d'elle comme il se devait, loin des enfants, même le mari aussi sera affecté dans le sens où sa femme ne pourra pas s'occuper de lui comme elle le faisait avant cette situation.

Il convient par ailleurs de relever que la révision de la législation sur les personnes étrangères a apporté une amélioration dans la mesure où le fait d'être victime de violence au sein du couple est désormais pris en considération lorsque les autorités examinent une demande de prolongation ou d'octroi d'un droit de séjour.

La lutte contre la violence envers les femmes d'une manière générale, et contre la violence dans le couple en particulier, préoccupe de plus en plus les organes internationaux, nationaux et locaux et est reconnue comme une tâche d'intérêt public. Cette tendance s'illustre notamment au travers de mesures arrêtées dans la politique de lutte contre la criminalité du Procureur général et du Conseil d'Etat à partir de 2012.

De même, de nombreuses études et recherches mettent en évidence les fonctionnements de ce phénomène de violence au sein du couple, dans le but d'en améliorer la connaissance, et par conséquent la prise en charge.

L'investissement du canton de Fribourg pour la mise en place d'un concept de lutte contre la violence au sein du couple et son impact sur la famille s'inscrit dans ce contexte.

Par conséquent, l'impact de la violence au sein du couple sur les individus directement concernés mais aussi sur les proches, les conséquences à long terme sur la santé et le psychisme des victimes ainsi que les coûts directs et indirects que cela engendre sont autant d'éléments qui ont motivé le Conseil d'Etat du canton de Fribourg à faire de la lutte contre la violence au sein du couple une priorité par le biais d'un concept cantonal.

A la suite de la proposition d'un groupe de travail interdisciplinaire, créé en 2001, de mettre sur pied un projet d'intervention, le Conseil d'Etat a institué, par arrêté du 15 novembre 2004, une Commission ad hoc contre la violence au sein du couple (CVC).

En tenant compte des structures déjà existantes, le Conseil d'Etat a demandé à la CVC d'élaborer un concept interdisciplinaire de lutte contre la violence au sein du couple dans le canton de Fribourg.

Cette commission composée de représentants d'institutions et de services concernés par la thématique de la violence au sein du couple a alors élaboré des propositions de mesures à prendre pour atteindre des objectifs précis dans la lutte contre la violence au sein du couple. Ces éléments constituent le présent concept du Conseil d'Etat. Les rares travaux de recherche consacrés à la question montrent pourtant qu'à l'heure actuelle, les enfants sont peu pris en compte dans le traitement des situations de violence conjugale susceptibles d'expliquer qu'un enfant qui accompagne par exemple sa mère blessée aux urgences (ou au commissariat) ne reçoit aucune attention spécifique et que sa situation ne soit pas non plus transmise pour évaluation à des professionnels compétents, sont multiples.

Il peut s'agir d'un manque de temps et de moyens alloués aux interventions, d'une méconnaissance de la problématique a fortiori dans ses incidences sur les enfants ou encore d'une segmentation et d'un cloisonnement des formes de prises en charge. De leur côté, les services de protection de l'enfance ayant identifié une situation de violence conjugale peuvent éprouver des difficultés à travailler cette problématique dans le cadre de leur intervention, considérant qu'elle relève de l'intimité du couple, tandis que le mandat de protection de l'enfance ciblerait exclusivement la relation parent/enfant (Trocmé N. 2007 cité par Nadège Séverac, 2012, p.9).

Le risque est alors que la violence conjugale, bien qu'identifiée comme facteur de danger, demeure comme une zone aveugle, limitant sérieusement la porte des mesures prises pour protéger l'enfant (Frechon I., Marquet L., Séverac N. 2011 cité par Nadège Séverac, 2012, p.9).

Pour le journal Sud-Africain « The Citizen of Johannesburg » (2019, p.7), au moins trois femmes meurent chaque jour sous le coup de leur mari, selon les dernières statistiques, qui montrent que les violences conjugales ont atteint des proportions catastrophiques.

PourMazambi (2018, p. 3), dans certaines cultures congolaises, lorsqu'un mari bat sa femme, beaucoup considèrent cela comme normal. Cependant, jusque-là aucune législation spécifique ne réprimande exactement les violences conjugales comme le souhaiteraient les activistes des droits de la femme.

Elle poursuit en disant que la peur de divorcer est un des facteurs qui décourage la femme à dénoncer un mari violent.

C'est aux vues de tout ce qui vient d'être dit dans les lignes qui précédent que nous nous posons des questions ci-après :

Ø Quelles sont les formes des violences conjugales que les femmes subissent le plus souvent ?

Ø Quels effets ont-t-elles sur les résultats scolaires des enfants qui y sont exposés ?

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"Nous voulons explorer la bonté contrée énorme où tout se tait"   Appolinaire