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Analyse de l'efficacité de la gestion de tresorerie des sociétés Brakina et Sodibo

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par Ezéchiel Josias DJIGUEMDE
Université libre du Burkina - Licence 2005
  

Disponible en mode multipage

INTRODUCTION GENERALE

Voila environ 50 ans que la grande majorité des pays africains ont accédé a l'indépendance. Force est de constater que pour la plupart d'entre eux, ces pays sont toujours classés parmi

les pays dits en voie de développement. Ces pays recherchent a tâtons ce que l'on a coutume d'appeler « la croissance soutenue et durable ».

Cette croissance est en elle-même étouffée par de nombreux maux et contraintes principalement liés a l'environnement légal, au financement, aux coûts des facteurs de productions, a la maîtrise technologique et de gestion, a la mauvaise gouvernance, etc.

Le Burkina Faso, pays enclavé et sahélien n'échappe pas a cette situation assez déplorable. Afin de trouver le véritable chemin de la croissance, le pays s'est engagé depuis 1992 dans

le programme d'ajustement structurel.

Ce programme d'ajustement structurel est marqué par un désengagement de l'Etat des secteurs de production, de commercialisation et de distribution ; entraînant l'émergence du secteur privé. Depuis lors, la seule loi qui réglemente le marché est celle du « plus fort ».

A ce contexte politico-économique, il faut ajouter les problèmes de trésorerie qui constituent très souvent un goulot d'étranglement des entreprises Burkinabé et le nombre de celles qui

se heurtent au « mur de l'argent » ne cesse d'augmenter.

Dans cet environnement en constante évolution, l'entreprise ne doit pas perdre de vue l'importance et la fiabilité de l'information financière pour l'aider dans la prise de décisions.

La trésorerie est au centre de toutes les opérations menées par l'entreprise et est la traduction

en terme monétaire de toutes les décisions et opérations de l'entreprise.

C'est pourquoi, sa gestion ne constitue plus une simple activité d'optimisation de la structure financière, mais devient la gestion d'une ressource stratégique de l'entreprise qui peut conditionner sa survie.

La gestion de la trésorerie, c'est l'entité responsable de la gestion et du contrôle de tous les flux monétaires de l'entreprise.

Elle vise généralement deux objectifs a savoir :

Assurer la solvabilité, a court terme, de l'entreprise en recherchant les financements permettant d'assurer l'équilibre de sa trésorerie.

Assurer a l'entreprise l'utilisation optimale des excédents de trésorerie ou la recherche des moyens de financement a court terme au moindre coût.

La gestion de la trésorerie repose ainsi, sur l'équilibre entre la solvabilité et la rentabilité. Elle a également pour mission principale d'éviter la rupture d'encaisse par l'ajustement quotidien des flux financiers. Par la gestion de l'encaisse et celle des instruments de paiement et de financement, la gestion de trésorerie concourt aussi a l'objectif de rentabilité

en minimisant, d'une part le coût et le volume des financements utilisés, en optimisant d'autre part, le placement des excédents de trésorerie a très court terme. Elle participe enfin a

la gestion des risques financiers par la mise en oeuvre d'instruments de couverture ou de spéculation dans les domaines où la volatilité du marché s'est fortement accélérée en particulier pour ce qui concerne les taux d'intérêt.

Par conséquent au cours de notre stage nous avons tenté de contribuer a l'amélioration de la gestion de la trésorerie des sociétés BRAKINA et SODIBO a travers notre rapport dont le thème est :

« ANALYSE DE L'EFFICACITE DE LA GESTION DE TRESORERIE DES SOCIETES BRAKINA ET SODIBO »

Durant notre approche de la question, nous n'avons pas étudié tous les aspects d'une analyse efficace de la gestion de trésorerie a savoir le budget de trésorerie, les horizons de prévisions, nous nous sommes plutôt intéressé au système de contrôle interne mis en place

en matière de trésorerie.

L'étude s'articulera autour des deux parties ci-après :

Dans la première partie nous essaierons de nous familiariser avec nos deux structures d'accueils : « La Brasserie du Burkina (BRAKINA) et la Société de Distribution de Boissons (SODIBO) ».

Dans la seconde partie, après avoir décrit la gestion quotidienne de la trésorerie au sein des deux sociétés, nous procèderons a « L'analyse de l'efficacité de la gestion de trésorerie des sociétés BRAKINA et SODIBO ».

PREMIERE PARTIE : LA BRASSERIE DU BURKINA (BRAKINA) ET LA SOCIETE DE DISTRIBUTION DE BOISSONS (SODIBO)

L'environnement économique et social des années 90 fut particulièrement marquant pour les entreprises du Burkina Faso.

En effet, elles se sont heurtées a de nombreuses difficultés dont celles liées :

- aux effets pervers de la dévaluation du F CFA,

- au désengagement de l'Etat au niveau du soutien a l'initiative privée,

- a la libéralisation des prix,

- etc.

Après les moments de turbulence des années 90, la Brasserie du Burkina Faso (BRAKINA)

et la Société de Distribution de Boissons (SODIBO) se présentent aujourd'hui comme des entreprises qui se portent mieux dans le paysage économique burkinabé.

Gérés par le groupe Castel, la BRAKINA et la SODIBO passent aujourd'hui pour être des modèles de secteur privé investissant au « pays des Hommes intègres ». Des chiffres témoignent de la performance de cette société et reflètent la réussite du processus de privatisation en cours au Burkina Faso. Soixante (60) milliards de F CFA de chiffre d'affaires, environ un virgule trois (1,3) millions d'hectolitres (toutes boissons confondues) vendues en 2004, dix sept (17) milliards de F CFA reversé a l'Etat au titre des impôts et taxes, deux virgule six (2,6) milliards de F CFA de masse salariale annuelle servie a quatre cent dix sept (417) employés permanents... Ces données font de la BRAKINA et de la SODIBO un mastodonte sur la scène des entreprises implantées au Burkina Faso.

Mais cela n'a pas toujours été le cas. L'entreprise date d'avant les indépendances. Elle a connu des moments difficiles avant sa reprise par le groupe Castel. Depuis le contrôle de la BRAKINA et de la création de la SODIBO par le groupe français, l'un des leaders mondiaux

de la brasserie, d'importants actes ont été posés dans le but d'accroître les performances et la capacité de la société.

Quelles sont les activités menées par la BRAKINA et la SODIBO ? Comment fonctionnent- elles ? Quelles relations existent entre ces deux sociétés ? C'est a ces questions que nous tenterons de répondre dans cette première partie qui s'intitule :

« LA BRASSERIE DU BURKINA (BRAKINA) ET LA SOCIETE DE DISTRIBUTION DE BOISSONS (SODIBO »

CHAPITRE 1 : PRISE DE CONNAISSANCE GENERALE DE LA

BRAKINA ET DE LA SODIBO

La BRAKINA et la SODIBO, a l'instar des autres entreprises, présentent une structure assez

complexe. Ces deux entités juridiquement distinctes cohabitent ensemble avec un personnel administratif commun.

Dans ce chapitre donc, nous allons nous consacrer a la présentation de ces deux structures, car celle-ci constitue un préalable a la compréhension de sa politique.

1 HISTORIQUE

1.1. LA BRAKINA

La Brasserie du Burkina (BRAKINA) a vu le jour sous la Haute Volta a l'initiative du groupe BGI1 (Brasseries et Glacières Internationales). Installée au départ comme unité de mise en bouteilles de l'usine BRACODI (Brasseries de la Côte d'Ivoire), elle prend son autonomie en 1960 sous le nom de la BRAVOLTA (Brasserie de la Volta) et est complétée

par une seconde unité a Ouagadougou. Par la suite on procédera a l'ouverture des centres de distribution de Banfora, Koudougou, Koupèla et de Ouahigouya.

La réussite de la BRAVOLTA encourage dès lors le groupe BGI a se lancer dans la production de boissons. C'est ainsi qu'en 1977 une nouvelle société concurrente fit son apparition : la Société Voltaïque de Brasserie (SOVOBRA).

La gestion des deux sociétés était assurée par le groupe BGI et elles cohabitaient jusqu'a l'avènement de la Révolution de 1983 qui vint troubler quelque peu leur existence. La BRAVOLTA devint alors BRAKINA et la SOVOBRA est devenue SOBBRA.

Jusqu'aux années 1982 et 1983, la BRAKINA fonctionnait avec des résultats positifs de vingt huit millions huit cent vingt quatre mille (28 824 000) F CFA et de soixante douze millions quatre cent un mille (72 401 000) F CFA. Les difficultés commencèrent a partir de

1984 avec un déficit de cent quatre vingt un millions quatre cent soixante quatorze mille (181 474 000) F CFA qui persista jusqu'en 1985 avec cinq cent trente cinq millions trois cent quatre vingt six mille (535 386 000) F CFA de déficit. Ces mauvais résultats

entraînèrent des restructurations a partir des années 1990, il y eût des licenciements

1 Les BRASSERIES ET GLACIERES INTERNATIONALES (BGI),

producteurs de bières et de boissons gazeuses sont nées en Indochine, il y a plus de 100 ans. Sous l'impulsion du groupe Castel, les BGI se classent parmi les premiers groupes brassicoles mondiaux. Présents dans 16 pays du continent africain, les BGI exploitent directement 45 sites industriels.

économiques et la fermeture de l'unité d'embouteillage de Gounghin et des centres de distribution de Banfora, Koudougou, Koupèla et de Ouahigouya.

Pour assurer une meilleure gestion des deux sociétés qui avaient été rachetées par le groupe CASTEL2, la BRAKINA et la SOBBRA procédèrent en 1992 a une fusion pour donner naissance a une société unique dénommée : la BRAKINA. Elle est de nos jours une société anonyme de droit privé au capital de deux milliards cinq cent trente millions vingt mille (2.530.020.000) F CFA divisé en deux milliards cinq cent trente millions vingt mille (2

530 020) actions de dix mille (10 000) F CFA chacune détenu a plus de 90% par le Groupe

BGI et le reste par des particuliers burkinabés.

La BRAKINA dispose désormais de deux usines implantées respectivement dans les villes

de Ouagadougou dans la zone industrielle de Kossodo et dans la zone industrielle de

Lafiabougou a Bobo-Dioulasso.

1.2. LA SODIBO

Dans le souci de faire face a la concurrence, de plus en plus croissante, et d'avoir une meilleur efficacité dans les ventes, il a été créé en 1994 une société anonyme de droit privé,

la SODIBO (Société de Distribution de Boissons) avec un capital de dix millions (10.000.000) F CFA détenu a 100% par le Groupe BGI. Cette société procéda en 1998 a l'ouverture des centres de distribution de Koupéla et Koudougou, en 1999 celui du centre de distribution de Ouahigouya ; en 2003 le centre de distribution de la ZAD a Ouagadougou et depuis 2005 le centre de distribution du Grand Marché de Ouagadougou.

La SODIBO a son siège a Ouagadougou et est située dans les mêmes locaux que la BRAKINA. Il en est de même pour L'agence de Bobo-Dioulasso qui est un centre de distribution sous la dépendance quasi directe de Ouagadougou.

2 ACTIVITES

2.1. LA BRAKINA

La BRAKINA est une industrie alimentaire spécifiquement brassicole. Son activité est axée sur la production de boissons gazeuses (en bouteille et en PET) et de la bière (en bouteille).

2 La présence du Groupe Castel en Afrique ne date pas d'aujourd'hui :

Pierre Castel, dès les années 1950 s'est intéressé a ce continent et a su développer des relations très fortes avec les pays d'Afrique francophone. C'est en 1990 par la fusion avec les BGI, que le Groupe Castel s'est définitivement positionné comme le leader de la bière et des boissons gazeuses en Afrique.

Les produits fabriqués par la BRAKINA et vendus a son unique client, la SODIBO sont :

Bière (liquide)

Groupe BGI

Volume

Boissons sous licence

Volume

Brakina

65cl

Guinness

28,5 cl et 65cl

Castel

65cl

 
 

Flag

33cl et 65cl

 
 

SOBBRA

33cl et 65cl

 
 

Pression

33cl et 65cl

 
 

Boissons gazeuses (liquide)

Groupe BGI

Volume

Boissons sous licence

Volume

Youki

50cl

Coca-cola

30 cl et 50cl

Bulvilt

33cl

Fanta orange

30cl et 50cl

 
 

Fanta Cocktail

Fanta citron

30cl et 50cl

30cl et 50cl

 
 

Sprite

Malta

30cl

33cl

Eau minérale

Dénomination

Volume

Lafi

0,51

Lafi

1,51

NB : L'eau minérale Lafi et les boissons gazeuses Youki sont essentiellement produites a Bobo-Dioulasso, a cause de

la qualité de l'eau de source existant dans cette ville.

La BRAKINA produit aussi du C02, de la drêche (déchet obtenu dans le processus de fabrication de la bière), des casiers (pour sa propre consommation).

Toutes ces productions sont dérivées du processus de production de la boisson.

2.2. LA SODIBO

La SODIBO est une société commerciale ayant pour vocation la vente, l'importation et l'exportation de boisson.

Elle commercialise des boissons en cannettes importées en totalité du Togo, même si les statistiques des ventes montrent que le chiffre d'affaires réalisé par la SODIBO, est en majorité due a la vente de la bière représentant environ 70% du chiffre d'affaire des ventes totales.

On peut résumer les produits commercialisés dans le tableau ci-après :

Bière (produite par la BRAKINA)

Groupe BGI

Volume

Boissons produites

sous licences

Volume

Brakina

65cl

Guinness

28,5 cl et 65cl

Castel

65cl

 
 

Flag

33cl et 65cl

 
 

SOBBRA

33cl et 65cl

 
 

Pression

33cl et 65cl

 
 

Boissons gazeuses (produit)

Groupe BGI

Volume

Boissons sous licence

Volume

Youki

50cl

Coca-cola

30 cl et 50cl

Bulvit

33 cl

Fanta orange

30cl et 50cl

 
 

Fanta Cocktail

30cl et 50cl

 
 

Fanta citron

30cl et 50cl

 
 

Sprite

30cl

 
 

Malta

33cl

Eau minérale

Dénomination

Volume

Lafi

0,51

Lafi

1,51

Autres

Vin

 

Canettes

 

La Brasserie du Burkina Faso (BRAKINA) et la Société de Distribution de Boisson

(SODIBO) se présentent aujourd'hui comme des entreprises qui se portent mieux dans le

paysage économique burkinabé. Le dynamisme de ses hommes et son mode de fonctionnement y sont pour quelque chose.

CHAPITRE 2 : FONCTIONNEMENT DES SOCIETES BRAKINA

ET SODIBO

Nous venons de prendre connaissance avec nos deux sociétés dans le chapitre précédent,

nous nous intéresserons maintenant a son fonctionnement.

Deux éléments permettent le bon fonctionnement des deux sociétés :

- D'une part sa structure organisationnelle ;

- D'autre part son environnement socio-économique.

1. LA STRUCTURE ORGANISATIONNELLE

Les sociétés BRAKINA et SODIBO n'existent aujourd'hui que grâce a ses membres.

L'ossature de l'organisation structurelle actuelle des sociétés BRAKINA et SODIBO se compose de la façon suivante :

1.1. L'ASSEMBLEE GENERALE (AG)

Organe suprême d'orientation et de décision de la BRAKINA et de la SODIBO, elle tient annuellement ses réunions entre les mois d'avril et de mai. Elle apprécie les rapports des commissaires aux comptes, procède a la répartition des bénéfices conformément aux statuts

et les modifient au besoin. Elle peut être convoquée en session extraordinaire pour délibérer sur des questions urgentes.

1.2. LE CONSEIL D'ADMINISTRATION

Le conseil d'administration est l'organe orientation de supervision et de suivi de l'exécution des activités entre deux AG et est composé de cinq (05) administrateurs.

1.3. LA DIRECTION GENERALE

La direction générale est le pouvoir exécutif. Elle assure l'exécution des décisions prises en instance supérieure ainsi que l'organisation et le contrôle des autres directions et services et veille a la bonne marche des deux sociétés.

1.4 LA DIRECTION TECHNIQUE

Elle s'occupe de la preparation des produits jusqu'a leur mise en bouteille. Elle assure l'entretien de tout le materiel de production et la logistique de l'entreprise.

En dehors de la mission de production et de l'entretien, elle s'occupe aussi des commandes des matières premières pour la production de l'entreprise (BRAKINA). L'activite industrielle

de la BRAKINA renferme trois grandes sections a savoir le service entretien, l'embouteillage

et le service brassage.

1.5. LA DIRECTION COMMERCIALE

La direction commerciale elabore et met en oeuvre la politique commerciale de l'entreprise. Elle s'occupe de la gestion des produits finis, des ventes et de la gestion des emballages. Elle elabore egalement des budgets previsionnels pour des campagnes publicitaires et promotionnelles et guide aussi la production a travers les differents budgets de vente qu'elle conçoit.

1.6. LA DIRECTION ADMINISTRATIVE ET FINANCIERE

La BRAKINA et la SODIBO disposent en commun d'un service financier qui intervient dans :


· La gestion des immobilisations (amortissements, cessions, acquisitions) ;


· La gestion des matières premières consommables ;


· La gestion des produits finis ;


· La gestion de la tresorerie.

La Direction Administrative et Financière joue un rôle important dans la gestion des deux societes. (Voir organigramme Annexe V)

1.7. LA DIRECTION DES RESSOURCES HUMAINES

La bonne marche de toute entreprise est conditionnee par son aptitude a gerer son potentiel humain. Cette fonction incombe au directeur des ressources humaines, celui-ci execute les tâches suivantes :

La reception et la gestion des demandes d'emploi, des recrutements, de la gestion des carrières, des licenciements, des demissions, de la gestion des conflits, des autorisations d'absence ;

La tenue des fichiers individuels du personnel ;

Les relations avec le delegue du personnel, la caisse nationale de securite sociale (CNSS), l'Agence Nationale de la Promotion de l'Emploi (ANPE), l'inspection du travail ainsi que le tribunal du travail pour regler les eventuels differends.

Outre les differentes directions citees ci-dessus, la SODIBO et la BRAKINA dispose d'un departement d'audit, de contrôle de gestion, d'un service informatique, d'un service transit,

et d'une infirmerie.

1.8 ORGANIGRAMME GENERALE DES SOCIETES BRAKINA ET SODIBO

Les travailleurs de la BRAKINA et de la SODIBO se retrouvent dans l'organigramme ci- après :

Assemblee Generale

Des actionnaires

Conseil d'Administration

Direction Generale

Assistance de Direction

Direction

Technique

Direction

Administrative et

Financière

Direction

Commerciale

Direction des

Ressources

Humaines

Direction

Agence Bobo

2. L'ENVIRONNEMENT SOCIO-ECONOMIQUE DES SOCIETES BRAKINA

ET SODIBO

2.1 L'Etat

Il influence l'activite de l'entreprise par la politique economique et en particulier par la reglementation qu'elle impose a travers les differents impôts et taxes. En effet la BRAKINA

et la SODIBO sont soumises a la TVA, a l'Impôt sur les Benefices Industriels Commerciaux

et Artisanaux (IBICA), a la Taxe sur les Boissons Alcoolisees (TBA), a la Taxe sur les Boissons Non Alcoolisees (TBNA) et l'Impôt Unique sur les Traitements et Salaires (IUTS), etc.

2.2 Les banques

La BRAKINA et la SODIBO sont en relation avec certaines institutions financières de la place telles que : la BIB, la BICIAB, la BOA, la SGBB, etc.

Ces banques reçoivent de l'entreprise les depôts de fonds et règlent les fournisseurs de la societe. A l'exterieur elle est en relation avec la BNP (Banque Nationale de Paris), la BIAO (Banque Internationale de l'Afrique de l'Ouest), etc.

2.3 Les fournisseurs

La BRAKINA et la SODIBO s'approvisionnent en matières premières consommables et fournitures auprès des fournisseurs nationaux et etrangers. Nous avons regroupe quelques

un d'entre eux dans le tableau ci-après :

Fournisseurs locaux

Fournisseurs étrangers

ESMAF & SOSUCO pour le sucre

SACOFRINA pour les pièces de rechanges

SINAO pour les gritz de maïs

GLOBE pour les matières premières

GHOSSOUB pour les palettes

SONACER pour les bouteilles

PROMOPUB pour du materiel publicitaire

BGI et partenaires pour les films

ETIF pour du materiel publicitaire

DAP pour les plaques publicitaires

SONACEB pour les cartons et emballages

SISEP pour les preformes

FASOPLAST pour les casiers

AIR BORNS LABS pour les produits de

laboratoire

2.4 Les clients

La BRAKINA produit et vend la totalite de ses produits a la SODIBO. Cette dernière a son tour met des actions en place pour ecouler les produits en direction des grossistes.

2.5 Les concurrents

La devaluation et l'ouverture des barrières douanières ont provoque une forte penetration de produits concurrents sur le marche de la boisson. Ces concurrents sont : l'eau JIRMA, les differentes eaux en sachets, les jus, la bière de mil (boisson locale), les liqueurs, les boissons

en canettes.

2.6 Les consommateurs

La SODIBO distribuant une gamme variee de produits touche presque toutes les categories

de consommateurs. Il arrive quelquefois que des produits impropres a la consommation echappent au dispositif de contrôle et arrivent sur le marche. Lorsque de tels produits sont reperes par les consommateurs et portes a la connaissance de la SODIBO, ils font l'objet d'un retrait immediat du marche et sont soumis a des analyses au laboratoire.

2.7 Les syndicats

Les travailleurs de la societe BRAKINA militent dans un syndicat appele SYNTB (Syndicat National des Travailleurs des Brasseries) pour mieux defendre leurs interêts moraux et materiels.

2.8 Les partenaires étrangers

Il s'agit des societes qui fournissent une assistance technique aux autres societes soeurs. Ainsi la BRAKINA beneficie de l'appui de la SERTEC (Societe d'Étude et de Realisation Technique) et de la TECHNIBRA (Technique des Brasseries).

Après avoir pris connaissance avec le mode de fonctionnement de nos deux structures d'accueil, l'on se demande quelles relations ces deux societes peuvent-elles entretenir ?

Et c'est ce que nous tenterons de faire ressortir dans le chapitre suivant.

Chapitre 3 : RELATIONS ENTRE LA BRAKINA ET LA SODIBO

Nous avons opte de porter notre etude sur l'analyse de l'efficacite de la gestion de la

tresorerie des deux societes. Nous ne pouvons ignorer les relations qui peuvent exister entre ces deux societes juridiquement distinctes et cohabitant ensemble. Les deux structures ont tendance a ne faire qu'une entite aussi bien pour le personnel que pour l'exterieur, car elles ont un denominateur commun : la boisson.

1 RELATIONS FONCTIONNELLES

Face a l'enjeu economique actuel, les responsables de ces deux entites ont decide de

synchroniser et de conjuguer leurs forces pour obtenir une meilleure rentabilite. Cette union part du principe selon lequel « la production entière de BRAKINA doit être exclusivement vendue à la SODIBO qui la commercialise »

De ce principe decoulent necessairement de nombreuses relations perceptibles dans divers domaines tels que les relations comptables.

2 RELATIONS COMPTABLES

Sur le plan comptable, les relations BRAKINA et SODIBO sont très perceptibles

notamment avec la subdivision interne de ces services et l ' u t i l i s a t i o n des notes de debit ou

de credit a differents postes comptables.

La meconnaissance de la SODIBO du grand public prête souvent la confusion dans l'etablissement des factures ; d'où l'utilisation de la note de debit qui represente une facture permettant de transferer une charge d'une societe a une autre. Elle permet d'etablir de nombreux liens comptables entre les deux entreprises.

Prenons un exemple pour illustrer ce propos :

« Monsieur X, agent a la BRAKINA emet3 un chèque pour une partie ou tout de son salaire.

Si le chèque est sans provision, le tresorier constate l'operation dans les comptes de la

SODIBO et fait une note de debit pour la transferer a BRAKINA ».

En resume, on s'aperçoit que la procedure comptable est la même au niveau des deux entreprises sauf qu'elle est plus importante a la SODIBO, car la grande majorite des recettes

3 Pour f a c i l i t e r la gestion des ressources, certaines operations sont entièrement effectuees par l'une des deux entreprises. Exemple

: les chèques emis par le personnel sont entièrement payes par la SODIBO car la BRAKINA n'a qu'une caisse depense.

sont engendree par la SODIBO. Elle dispose d'une caisse Recette et d'une caisse Depense a l'oppose de la BRAKINA qui n'a qu'une caisse Depense.

En outre, il arrive aussi que l'une des deux entites se charge d'approvisionner les comptes de l'autre.

La BRAKINA, en effet dans l'optique de faciliter les operations la reliant a la SODIBO

dispose d'un compte courant SODIBO. Il en est de même de la SODIBO.

Le service comptable est l'une des pièces maîtresses de la societe car c'est le lieu d'enregistrement des entrees et des sorties de fonds. Il presente une certaine particularite car

il tient a la fois la comptabilite de BRAKINA (societe industrielle) et de la SODIBO (societe commerciale).

Afin de differencier les deux structures, les imputations sont faites sur des fiches de couleur differente.

L'organisation comptable de la BRAKINA et de la SODIBO respecte les conditions de regularite et de sincerite conformes aux règles en vigueur.

La comptabilite des deux structures utilise le même personnel dans un même bureau

et le service comptable est divise en tenant compte des differents postes du bilan ci-après :

- La tresorerie,

- Les immobilisations et stocks,

- Les fournisseurs etrangers,

- Les fournisseurs locaux,

- Le service clientèle,

- Les impôts et taxes,

- Le service paie.

Bien que juridiquement distinctes, les deux societes entretiennent des relations très perceptibles au quotidien tant au plan comptable que fonctionnel parce que cohabitant ensemble.

CONCLUSION

Nous venons de prendre connaissance avec les societes BRAKINA et SODIBO a travers leurs historiques, leurs activites, leurs modes de fonctionnement,...

Au cours de cette prise de connaissance nous nous sommes rendus compte qu'au sein des deux societes il existe un departement charge de la tresorerie.

DEUXIEME PARTIE : ANALYSE DE L'EFFICACITE DE LA GESTION DE LA TRESORERIE DES SOCIETES BRAKINA ET SODIBO

Après avoir pris connaissance avec nos deux structures d'accueil, cette deuxième partie de notre etude sera centree sur l'analyse de l'efficacite de la gestion de la tresorerie.

Dans ce cadre, nous aurons pour objectif essentiel d'examiner les dysfonctionnements susceptibles d'affecter l'equilibre financier des societes BRAKINA et SODIBO et de faire des recommandations pouvant ameliorer la gestion de la tresorerie.

Si la tresorerie est un solde resultant de la comparaison entre le Fond de Roulement (FR) et

le Besoin en Fond de Roulement (BFR), sa gestion au meilleur coût depend en grande partie

du choix des ressources financières utilisees pour satisfaire les differents besoins nes des differents cycles d'investissement et d'exploitation.

L'appreciation de l'efficacite de la gestion de la tresorerie tient necessairement compte des differentes sources de financement adaptees aux besoins de l'entreprise, des previsions de tresorerie. Malheureusement notre statut de stagiaire ne nous a pas permis d'avoir accès a toutes les donnees notamment pour ce qui est des horizons de previsions pour une analyse pertinente de l'efficacite de la gestion de tresorerie.

L'angle sous lequel nous aborderons la gestion de la tresorerie est assez different de celui habituellement adopte.

Notre demarche ne sera pas celle du commissaire aux comptes ayant pour objectif d'emettre une opinion sur la regularite, la sincerite des comptes et l'image fidèle des etats financiers; elle passera par l'appreciation des dispositifs du contrôle interne relatifs a la tresorerie d'où

le contrôle des comptes (banques et caisses).

Le contrôle interne, faut il le rappeler, est « l'ensemble des techniques et procedures de mise

en oeuvre des tâches de l'entreprise ». Ces techniques et procedures permettent une auto verification des tâches executees afin de limiter d'eventuelles erreurs ou fraudes.

Aussi nous avons essaye au cours de notre passage dans les societes BRAKINA et SODIBO

de contribuer a l'analyse de la gestion de la tresorerie.

Cette seconde partie decrit la gestion quotidienne de la tresorerie et les resultats de notre analyse de l'efficacite de la gestion de la tresorerie des societes BRAKINA et SODIBO a travers le thème :

« L'ANALYSE DE L'EFFICACITE DE LA GESTION DE TRESORERIE DES SOCIETES BRAKINA ET SODIBO »

CHAPITRE 1 : LA GESTION QUOTIDIENNE DE LA TRÉSORERIE

DANS LES SOCIETES BRAKINA ET SODIBO

Ce chapitre se veut une description de la gestion quotidienne de la tresorerie et de prendre

connaissance de la fonction de Tresorier, en nous interessant aux missions qui sont les siennes ainsi que les outils dont il dispose pour gerer au mieux la tresorerie des deux societes.

Pour se faire, nous avons parallèlement a la description des tâches du manuel de procedure

de la tresorerie, elabore une grille d'analyse des tâches4.

Afin de ne pas alourdir le texte et pour eviter les redites volontaires, nous remplacerons le titre de Tresorier dans certains cas par le pronom personnel « Il ».

1 LES TACHES QUOTIDIENNES DU TRESORIER

Le Tresorier est charge de traiter toutes les operations des recettes et depenses engagees par

l'Entreprise. Il a pour rôle :

d'etablir une situation journalière de la tresorerie (tableau de bord);

de preparer des nivellements (ordre de virement ou transfert);

d'etablir un etat mensuel des recettes;

d'etablir un etat comparatif des recettes annuelles;

d'etablir mensuellement les etats de rapprochement bancaires ;

divers.

1.1 Le Tableau de Bord

C'est un tableau qui recapitule par jour les recettes perçues par les differents depôts, les depenses engagees et les encours de paiement. Pour disposer de ce tableau, un travail prealable doit être fait a savoir :

Le traitement des recettes.

Le traitement des depenses.

4 Voir Annexe III

1.1.1 Le traitement des recettes5

Chaque jour, les « Caisses recettes » remettent les brouillards de caisse et les remises de chèques au Tresorier. A la reception, Il contrôle les remises de chèques par rapport a leurs brouillards et Il les remet au Chef Comptable pour endosser les chèques.

Ensuite Il remet a l'Agent de liaison qui est charge de faire des copies et de les deposer en banque.

A son retour, il renvoie les reçus des remises au Tresorier qui est charge de les joindre a ses pièces comptables et de retourner les copies des remises et leurs brouillards aux Caissiers. Il prend une feuille pour recenser les remises de chèques et les versements d'espèces par banque, et il fait la sommation des recettes perçues. Après ce travail, il procède a l'imputation comptable qui consiste a prendre un ticket de recette (couleur verte) pour enregistrer.

Pour ce qui est des traitements provenant des autres depôts6 ; les differents documents, arrivent dans des enveloppes cachetees au service « reception du courrier » qui après enregistrement les remet a la tresorerie ; la Tresorier se charge alors de depouiller les differents documents et de les classer par banque, les reçus de versement pour imputer.7

Ajoutons egalement qu'en fin de semaine, les banques des depôts procèdent a des nivellements de comptes en faveur des comptes de Ouagadougou.

Le Tresorier reçoit un avis de credit et de debit de la banque et il procède directement a l'imputation comptable.

1.1.2 Traitement des dépenses

Elles sont constituees par les differents règlements effectues aux fournisseurs locaux et etrangers, les impôts, les salaires, les dividendes, les frais bancaires et les agios.

Lcs fournisscurs

Le Tresorier reçoit les règlements effectues aux differents fournisseurs et procède aux depouillements : classe les chèques joints a l'extraction pour imputer et remet les factures

aux comptables fournisseurs BRAKINA ou SODIBO.

5 Les recettes proviennent uniquement de SODIBO

6 Les depôts qui ont pour mission de ravitailler les differentes provinces.

7 Les saisies sont passees a la même date que celles des Caissiers.

Qu'il s'agisse d'un règlement par chèque ou par virement, il prend un ticket de depense de couleur rouge pour :

Lcs impôts

Les impôts sont payes a echeance et se composent essentiellement de la TVA, CSB, ACOMPTE SUR IMF, CNSS, IUTS, TPA etc. a la reception le Tresorier procède directement a l'imputation.

Lcs salaircs

A la fin du mois, le Tresorier reçoit les ordres de virement de salaires et procède a la comptabilisation.

Lcs dividcndcs

Aux paiements des dividendes des actionnaires, le Tresorier reçoit une lettre chèque pour imputer.

Lcs frais bancaircs

La Banque prelève souvent des frais lors des operations bancaires des deux societes ; lorsque

la banque envoie un avis de debit, le tresorier est charge de passer les ecritures.

Après avoir impute les operations du jour, il classe les imputations par banque dans differentes chemises, puis il etablit le tableau de bord qui est compose de quatre parties :

· Le tableau pour Ouagadougou (BRAKINA et SODIBO).

· Le tableau pour Bobo (BRAKINA et SODIBO).

· Le consolide Ouagadougou et Bobo.

1.2 LES TRANSFERTS BANCAIRES OU NIVELLEMENT

Après consultation, le DAF ou le Chef Comptable peut ordonner de faire des nivellements

de SODIBO a BRAKINA ou vice-versa, en fonction des disponibilites de chaque societe.

Le Tresorier prepare donc un ordre de virement ; après contrôle des superieurs, il reçoit un ordre de virement et photocopie pour imputer a BRAKINA et SODIBO.

A BRAKINA le virement constitue une recette donc on utilise un ticket de recette (couleur verte) et a SODIBO une depense, donc un ticket de depense (couleur rouge).

I.3 L'ETAT MENSUEL DES RECETTES.

C'est un etat qui recapitule au jour le jour les recettes. A la fin du mois, ce tableau permet d'obtenir les encaissements cumules (chèques, espèces).

1.4 L'ETAT ANNUEL DES RECETTES

C'est un etat comparatif des recettes mensuelles entre deux annees successives. A la fin du mois, quand on etablit l'etat mensuel, on rentre le montant des recettes perçues et on compare par rapport a l'annee precedente.

1.5 LES ETATS DE RAPPROCHEMENT BANCAIRES

Ce sont des etats etablis chaque mois par le Tresorier. Pour les effectues, Il recupère avec la banque le releve du mois concerne de leur compte et il tire le grand livre de la banque chez

« eux » pour comparer les ecritures en suspens.

C'est le rapprochement entre les ecritures passees dans les comptes de l'entreprise. Il ressort que des corrections sont a faire soit par « eux » soit par la banque. En d'autres termes, l'etat

de rapprochement permet une bonne vision dans toutes les multiples ecritures passees.

1.6 AGIOS BANCAIRES

Les agios bancaires sont des commissions sur services que la banque prelève a la societe, elle constitue des charges bancaires pour l'entreprise.

Le Tresorier dispose d'un tableau qui recapitule les agios preleves par les differentes banques par trimestre. A la reception du ticket d'agios, le Tresorier comptabilise et met a jour le tableau.

1.7 DIVERS

1.7.1 Traitcmcnt dcs chèqucs impayés

· Souvent les clients emettent des chèques sans provision et la banque avise la societe par fax. A la reception du fax, le Tresorier avise le service commercial et attend le retour de l'original pour comptabiliser.

· Il arrive que les employes emettent aussi des chèques sans provision et la banque avise la societe. A la reception, le Tresorier fait des copies du chèque et le remet au service du personnel pour mentionner le numero de l'interesse ; une copie au comptable « paie » pour qu'il retienne a la fin du mois et garde une copie pour imputer.

A l'imputation, le Tresorier distingue les employes de SODIBO et BRAKINA ; s'il s'agit d'un employe de BRAKINA, on fait une note de debit de SODIBO a BRAKINA.

1.7.2 Traitcmcnt dcs chèqucs ct ristourncs

Souvent les ristournes octroyees aux clients sont reglees par chèques bancaires. A la reception, le Tresorier est charge de faire passer l'ecriture comptable.

2 L'INFORMATIQUE AU SERVICE DE LA GESTION QUOTIDIENNE DE LA

TRESORERIE

Compte tenu des importantes contraintes informationnelles (collectes, previsions,

rapprochements...) qu'impose la gestion de tresorerie, il est devenu quasiment incontournable de recourir a l'informatique et plus particulièrement a la micro-informatique pour gerer la tresorerie d'une entreprise.

L'informatique est au service de la gestion de la tresorerie dans les societes BRAKINA et

SODIBO.

En effet, il existe un service informatique charge du suivi des operations relatives a l'informatique .Ce service assure egalement l'installation et la maintenance du materiel informatique et s'occupe de la formation des grossistes a certains logiciels de gestion.

Les deux societes investissent dans des logiciels de tresorerie. Ces logiciels permettent de gagner en temps et constitue un gage de securite dans la mesure où les procedures sont verrouillees.

Parmi les outils utilises par le Tresorier dans sa gestion quotidienne de la tresorerie, on peut citer le logiciel comptable nomme GAEL et le tableur Microsoft Excel qui lui permet de confectionner des tableaux où sont inscrites des donnees liees entre elles par des calculs.

D'autres progiciels t el s que SIGMA et DELTA PAYE sont aussi utilises. Par ailleurs on note aussi l'existence de LOTUS qui ameliore et optimise le travail collaboratif entre

utilisateurs. Il permet la publication, la communication, la collaboration et la coordination. Il

f a c i l i t e les liaisons avec Bobo-Dioulasso et les depôts de province.

Le système bancaire le permettant, le Tresorier a recours aux releves de banques quotidiennement par le biais de l'internet.

Notre description de la gestion quotidienne de la tresorerie des societes BRAKINA et

SODIBO est loin d'être exhaustive.

Elle permet juste d'avoir une idee globale des tâches incombant au Tresorier et des outils dont il dispose pour mener a bien sa mission.

Qu'a revele « notre analyse de l'efficacite de la gestion de la tresorerie des societes

BRAKINA et SODIBO » ?

CHAPITRE 2 : NOTRE ANALYSE DE L'EFFICACITE DE LA GESTION DE

TRESORERIE DES SOCIETES BRAKINA ET SODIBO

Ce chapitre fait ressortir les forces et faiblesses que nous avons pu constater au cours de

notre stage dans la gestion de la tresorerie.

Comme annonce dans l'introduction de la seconde partie, nous nous sommes interesse au système de contrôle interne en matière de tresorerie (tresorerie recettes ; tresorerie depenses) mis en place, dans le but de s'assurer de la separation des tâches et des fonctions et de l'autorisation des paiements effectuees.

Les objectifs du contrôle interne en matière de tresorerie sont :

- paiements effectues a des fins autorises et par un nombre limite de personnes ;

- suivi rigoureux des encaissements ;

- protections des actifs liquides contre la fraude ;

- enregistrement correct des operations ;

- gestion efficace de la tresorerie.

D'où un ensemble de contrôle a envisager pour atteindre ces objectifs.

Pour notre analyse, nous nous limiterons au contrôle des paiements, des encaissements de la protection et conservation des valeurs et de l'enregistrement comptable des operations de tresorerie ; et pour se faire, nous nous sommes servi des questionnaires du contrôle interne8 (voir l'exemplaire de l'annexe I) en matière de tresorerie et du guide operatoire du contrôle interne : cycle tresorerie9.

1 ETATS DES LIEUX DES FORCES

Notre stage au sein de la BRAKINA et de la SODIBO nous a permis d'apprecier la manière

dont les flux de tresorerie sont securises.

C'est pourquoi nous avons voulu au niveau de cette partie nous appesantir sur la securisation des flux de tresorerie qui ont pour objet de limiter les risques d'erreur et de fraudes qui sont

au coeur de l'activite de la gestion de la tresorerie.

8 Il s'agit de questionnaires elabores par certains professionnels de la comptabilite. On en trouve dans le livre « Les outils de l'audit : Guides,... », ATH Guides, serie Audit financier, ed.Dunod, 1991

9 Voir annexe II

1.1 AU NIVEAU DES REGLEMENTS

Les societe BRAKINA et SODIBO effectuent des paiements par banque (cheques ou virements) ou par traite. Ce mode de reglement assure plus de securite aux mouvements des fonds et son contrôle par les deux societes est assez aise. Des paiements en especes sont aussi effectues.

1.1.1-Règlcmcnts par chèquc ou par vircmcnt

Même si toutes les operations de reglement sont effectuees par banque, des procedures10

complementaires ont ete mises en place pour avoir plus de securite. Au titre des procedures donc on retient que :

V le Chef Comptable reçoit toutes les factures a payer (seules les originales doivent servir de justificatifs de paiement) et procede aux verifications suivantes :

· il s'assure que les factures portent le « bon a payer », et que les liasses sont completes (facture, bon de commande, bon de livraison, bon de reception) , rapproche le releve des factures fournisseurs arrivees a echeance (etabli par le comptable) aux factures interessees, et les vise ;

· indique au(x) comptable(s) les montants a affecter par banque, apres verification par le DAF ou le chef d'exploitation de l'ensemble des pieces comptables et avec son accord.

V le support de paiement peut être un cheque ordinaire ou un cheque-lettre :

· Lorsque le reglement s'effectue par cheque ordinaire, le comptable doit l'accompagner d'une lettre mentionnant les references du cheque et de la facture correspondante ;

· La lettre est redigee en quatre (4) exemplaires : l'original avec l'en-tête de la societe (BRAKINA ou SODIBO) accompagne le cheque, une copie pour la « tresorerie », une copie pour le secretariat (DAF), et la derniere pour le comptable (comptable « fournisseurs BRAKINA » ou comptable

« fournisseurs SODIBO »),

10 Voir procedure de reglement par cheque a l'Annexe VIII

· Le cheque-lettre est rempli en trois (3) exemplaires : l'original pour le reglement, un exemplaire pour le « comptable tresorerie », la souche est classee dans un chrono.

Le comptable etablit le support de paiement, le joint a la facture et a l'echeance il le transmet pour signature au DG.

Celui-ci appose le tampon sec « Nom du Dircctcur Général - SODIBO » sur le support de paiement, le signe et met le cachet « payé DG » sur la facture.

En l'absence du DG, le support est conjointement signe par le DAF et le DT.

V les cheques doivent être signes uniquement par des personnes autorisees en l'occurrence le DG, le DAF et le Chef comptable ;

V il doit exister des pieces justificatives attestant leurs bien fonde ;

V leur enregistrement et leur expedition doivent être faits correctement et dans les meilleurs delais.

A cet effet un nombre limite de personnes disposent de la signature des cheques et sont agrees aupres des banques (le DG, le DAF, le DT et le CC). Dans la pratique on procede souvent par double signature et les signataires n'ont pas acces a la preparation et a l'enregistrement des cheques.

Pour ce qui est de l'examen et de l'annulation des pièces justificatives,

Le contrôle interne mis en place permet d'eviter les doubles paiements ou des paiements indus. Les signataires examinent les pieces justificatives jointes qui doivent être des originaux.

Les signataires verifient que la procedure d'approbation par les services responsables est appliquee de maniere claire. A l'emission du cheque correspondant aux pieces justificatives, ces dernieres sont annulees par une mention « paye » inscrite manuellement a l'aide d'un tampon.

Des mesures specifiques et speciales pour les cheques sont prises telles que :

V la redaction « anti-fraude » des cheques a travers la repetition du montant en chiffres et en lettres et du nom des beneficiaires en evitant les sigles.

V L'utilisation du cachet sec, infalsifiable.

1.1.2-Règlcmcnt cn cspèccs

Un principe fondamental d'un bon contrôle interne est que les encaissements reçus ne doivent pas être affectes directement au paiement des depenses. L'application de ce principe permet un meilleur contrôle des decaissements et encaissements mais en plus de stabiliser le fonds de caisse des besoins de l'entreprise.

Au cours de notre passage a la BRAKINA et a la SODIBO nous avons pu constater l'application de ce principe.

En effet, la SODIBO compte deux (02) types de caisse :

Une « caisse-recettes »destinee a recevoir les reglements des clients ;

Une « caisse-depenses » destinee a recevoir les divers reglements et a effectuer les menus-depenses.

Les « caissiers recettes » sont dotes chacun d'un fonds dc caissc de cent cinquante mille francs (150000) FCFA pour pouvoir rendre la monnaie aux premiers clients du matin.

La caisse-depenses enregistre tous les mouvements de sortie de fonds.

Une sortie de fonds ne peut se faire que sur la base d'un bon dc caissc pre-numerote.

Le caissier etablit le bon de caisse jusqu'a concurrence de cent cinquante mille francs

(150000) FCFA

Tout bon de caisse etabli doit être consigne par le Directeur General, il est le seul qui autorise les sorties d'argent et en son absence par le DAF et le DT.

Nous avons par ailleurs remarque aussi des correspondances attestant l'approvisionnement

de la caisse depenses et l'effectivite du depôt journalier des especes en banque. Toutes choses attestant l'application de ce principe.

Les autorisations de depenses sont le fait de plusieurs personnes ; ainsi nous avons pu constater l'existence d'un systeme d'organisation stricte d'autorisations de decaissements11 devolues a des personnes limitees.

Pour ce qui est de l'examen et de l'annulation des pièces justificatives

V le caissier verifie que les pieces justificatives sont dûment autorisees en comparant les signatures y figurant avec les modeles dont il dispose.

V Le caissier s'assure de l'identite du beneficiaire ; ce dernier signe

obligatoirement un reçu que lui presente le caissier et que lui même conservera ;

11 Voir procedure de decaissement en especes Annexe VII

ou le beneficiaire doit contre signer des pieces justificatives lui faisant reconnaître qu'il a reçu les sommes demandees. Avant l'enregistrement comptable des depenses, le caissier annote les pieces justificatives afin d'empêcher leur reutilisation a l'aide d'une mention « paye par caisse le... » et une numerotation. Il les comptabilise et les classe ensuite selon leur ordre numerique. Cette methode permet d'eviter les omissions et doubles enregistrements.

I.2 AU NIVEAU DES ENCAISSEMENTS

Les encaissements12 sont realises par banque ou par caisse. Les encaissements en especes concernent essentiellement les ventes qui sont importantes.

1.2.1-Lcs cncaisscmcnts par chèquc

Le courrier parvient non decachete a un service « reception du courrier » qui est souvent le standard dont les employes n'ont pas acces a la tresorerie et aux comptes « clients » ils sont ensuite achemines a la tresorerie pour les diverses formalites a remplir.

Ensuite les personnes disposant de la signature en banque sont autorisees a endosser les cheques par signature où a l'aide d'un tampon.

1.2.2- lcs cncaisscmcnts par cspèccs

Le principe est le même que celui des decaissements. Les recettes de la caisse ne doivent pas être affectees directement au reglement des depenses. Comme mentionne plus haut ce principe est suivi au niveau des societes BRAKINA et SODIBO.

Ce principe permet un contrôle plus efficace des recettes ; l'envoi des recettes est presque evite car une banque de la place est chargee de recuperer quotidiennement les especes au sein de l'entreprise.

On distingue entre autres les encaissements provenant de la realisation des recettes. A ce niveau le contrôle interne mis en place assure a l'entreprise qu'elle a un systeme de contrôle des recettes provenant des ventes au comptant. Tous les points de ventes sont recenses et listes. Lors de la recuperation des fonds, on s'assure par comparaison avec la liste prealablement etablie que toutes les recettes ont ete collectees et remises en banque.

Pour la securisation des flux de tresorerie :

12 Voir procedure d'encaissement a l'Annexe VI

un accord a ete passe entre la SODIBO et la SGBB ; la SGBB fait le deplacement pour la collecte des fonds :

· les recettes de la matinee sont remises le même jour dans l'apres-midi a la banque,

· celles de l'apres-midi sont remises a la banque le lendemain matin.

Pour chaque versement, la banque doit etablir un reçu et remettre un exemplaire au caissier. Le reçu doit faire mention :

· de la date,

· du nom du client (SODIBO),

· du numero du compte,

· du libelle et du montant.

Apres chaque versement a la banque, le caissier doit transmettre les originaux des reçus de versements a la tresorerie et conserver les photocopies pour son classement.

1.3 PROTECTION ET CONSERVATION DES VALEURS

On note l'effectivite du depôt rapide des cheques et des especes en banque et la tenue et conservation des valeurs en caisse.

1.3.1 Dépôt rapidc dcs cspèccs ct dcs chèqucs cn banquc

Le contrôle interne mis en place prevoit une remise en banque aussi rapide que possible (remise journaliere). On note egalement l'independance de la personne chargee du depôt des cheques en banque (l'agent de liaison) de celles chargees de l'enregistrement des comptes

« clients ».

1.3.2 Tcnuc ct conscrvation dcs valcurs cn caissc

Les fonds et les valeurs comprennent entre autre les especes. On note l'existence de deux caisses, chacune placee sous la responsabilite de deux personnes distinctes.

Ces caissiers n'ont pas acces a d'autres fonds et ne participe pas a l'approbation des justificatifs de reglement et pour toutes sorties de fonds la « caisse depense » reçoit l'autorisation de la depense.

Les fonds et les valeurs sont gardes dans un lieu sûr en l'occurrence dans un coffre-fort non accessible a tous.

1.4 Enrcgistrcmcnt comptablc dcs opérations dc trésorcric

Il s'agit essentiellement de la separation des tâches, du contrôle des enregistrements et verifications.

1.4.1 Séparations dcs tâchcs ct supcrvision

Les responsables de l'etablissement des journaux de tresorerie n'effectuent pas seuls les rapprochements bancaires. Le chef comptable et le DAF sont charges de verifier et d'apposer leur visa.

Precisons que les rapprochements bancaires sont regulierement etablis et que les soldes des comptes de banque sont regulierement rapproches des montants apparaissant sur les releves bancaires afin de determiner les erreurs commises par la banque ou par la societe.

1.4.2 Ics vérifications dc caissc

Les caisses sont verifiees periodiquement par un responsable n'ayant pas acces aux operations d'encaissements et de decaissements par especes. Ces verifications sont operees

de maniere inopinee.

Au niveau des ecritures comptables, les recettes sont encaissees des que possible, même si elles ne sont pas encore enregistrees et imputees. Les ecritures passees sont libellees avec precision. A chaque compte bancaire correspond un compte comptable specifique.

Au regard de la taille des deux societes et l'importance des flux de tresoreries, les interfaces entre la comptabilite et la tresorerie sont informatises, afin de limiter les risques d'erreurs.

L'acces aux fichiers comptables est reglemente et limite aux seules personnes qui sont autorisees d'où l'utilisation des « mots de passe » et le verrouillage automatique.

2 LES FAIBLESSES RENCONTREES

Les faiblesses rencontrees se situent entre autre au niveau du contrôle des paiements, de

la protection et conservation des valeurs et enregistrement comptable des operations de tresorerie.

2.1 AU NIVEAU DES REGLEMENTS

Etablissement des cheques ou des ordres de virement

· Les cheques etablis au nom des beneficiaires presentes aux signataires ne sont pas forcement barres.

· Leurs conservations jusqu'a l'envoi a leurs destinataires releve de la secretaire du DAF.

Contróle des dépenses

Le caissier tient un carnet d'approvisionnement.

Lorsque l'encaisse est insuffisante, le « caissier depenses » inscrit le solde en caisse dans

le carnet et le transmet au CC.

Le CC mentionne le montant de l'approvisionnement, vise et fait etablir la lettre d'approvisionnement et le cheque au secretariat de la DAF.

Nous remarquons donc que le reapprovisionnement de la caisse se fait quand le besoin se fait sentir.

2.2 AU NIVEAU DE LA PROTECTION ET CONSERVATION DES VALEURS

Il s'agit essentiellement de la garde et la conservation des valeurs. Les carnets de cheques non utilises ou en service sont gardes dans un tiroir sous la responsabilite du CC ; il fait partie des signataires de cheques.

On aura remarque que les comptables aussi preparent les cheques et parfois, le chef comptable lui même.

2.3 AU NIVEAU ENREGISTREMENT COMPTABLES DES OPERATIONS DE TRESORERIE

Séparation des tâches et supervision

La tenue des journaux de tresorerie est effectuee par des personnes qui ont acces aux comptes clients et fournisseurs, a l'etablissement du cheque et a l'ouverture du courrier.

Au niveau des flux en especes, nous avons pu constater que malgre le systeme de contrôle et

de securite mis en place, la personne qui encaisse est en même temps celle qui fait l'etat de

sa caisse. La separation des fonctions n'est pas respectee a ce niveau.

2.4 AUTRES FAIBLESSES

Au cours de notre stage, nous n'avons pas remarque un suivi de la tresorerie en jour de valeur ; le Tresorier releve les differents soldes bancaires jour apres jour par le biais du net.13

En ce qui concerne le traitement des operations en valeurs compensees, il contrôle les dates

de valeurs appliquees par les banques et adresse une reclamation a la banque en cas de non respect des accords passes avec la societe.

Il nous a ete donne de constater que le Tresorier n'est pas associe a l'elaboration du budget

de tresorerie ; Il n'intervient pas non plus dans la negociation des conditions de banque.

13 Par exemple bicia net permet a ceux qui detiennent un compte a la BICIA-B de consulter et de connaître leurs soldes a tout moment

Notre analyse du contrôle interne en matiere de tresorerie nous a revele quelques faiblesses dans la gestion quotidienne de la tresorerie, le chapitre suivant donc se consacrera entierement aux suggestions et reommendations pouvant ameliorer la gestion

de la tresorerie dans les societes BRAKINA et SODIBO.

Malgre ces insuffisances, la SODIBO et la BRAKINA ne sont pas condamnees a disparaître surtout du fait qu'elle est soutenue par une equipe tres dynamique et tres engagee.

La mise en oeuvre de nos recommandations, qui peuvent se resumer a l'amelioration et au suivi des procedures et la necessite d'integrer une nouvelle approche des problemes de gestion, peuvent faire des deux societes un modele dans l'efficacite de la gestion de tresorerie.

CHAPITRE 3 : RECOMMANDATIONS ET SUGGESTIONS

Notre analyse de la gestion de tresorerie au chapitre 2 a decele quelques faiblesses que nous

tenterons de remedier a travers nos recommandations que nous proposons dans ce chapitre.

Il s'agit de recommandations et suggestions en vue d'ameliorer la gestion quotidienne de la tresorerie et la necessite d'avoir une vision des problemes de gestion car comme le disait P. VALERY, « Le futur n'est plus ce qu'il a ete et par consequent, les attitudes de pensees comme les techniques de decision doivent s'ajuster a cette nouvelle donne ».

1 LA GESTION QUOTIDIENNE DE LA TRESORERIE

1.1 AU NIVEAU DES REGLEMENTS.

· Les cheques etablis au nom des beneficiaires presentes aux signataires doivent être barres ;

· leurs conservations jusqu'a l'envoi a leurs destinataires doivent releves strictement de la responsabilite des signataires et qu'elles (les cheques) soient expedies rapidement ;

· que le reapprovisionnement de la caisse se fasse par le systeme dit de « soldes fixes ».

C'est une technique de contrôle interne efficace pour contrôler les depenses ; son emploi est possible que dans le cas où l'entreprise gere separement les fonds correspondant aux recettes

et ceux qui servent a couvrir les depenses. Or c'est le cas dans les societes BRAKINA et

SODIBO.

Cette technique consiste a maintenir le fonds de caisse a un niveau fixe, determine par le montant des depenses periodiques et courantes de l'entreprise. Les depenses font l'objet d'etablissement de justificatifs. A tout moment le solde en caisse s'epuisant au fur et a mesure des decaissements, le caissier se reapprovisionne par un apport de fonds (virement, cheque, depôt d'especes) egal au montant des depenses engages.

Les justificatifs seront examines et annules pour empêcher les reutilisations et le reapprovisionnement de la caisse devrait donc faire l'objet d'un compte rendu mensuel.

Ce systeme permet a la direction de l'entreprise d'exercer un contrôle permanent des especes

et valeurs detenues en caisse.

1.2 AU NIVEAU DE LA PROTECTION ET CONSERVATION DES VALEURS

Les carnets de cheques non utilises ou en service, doivent être gardes dans un coffre fort sous la responsabilite de la personne chargee de leur preparation ; il faudra donc charger des personnes a ce niveau.

1.3 AU NIVEAU DE L'ENREGISTREMENT COMPTABLE DES OPERATIONS DE TRESORERIE

Les personnes qui tiennent les journaux de tresorerie ne doivent pas avoir acces aux comptes

« clients » et « fournisseurs », a l'etablissement du cheque et a l'ouverture du courrier.

Cette separation des fonctions de Tresorier et de Comptable est fondamentale ; en son absence les risques de fraudes sont importants.

Nous avons par ailleurs constate un cumul de fonctions de tenue des journaux de caisse avec celles de tenue de caisse ; ce cumul facilite les detournements de fonds par les caissiers et les rend difficilement detectables par un contrôleur ; une separation de tâche devrait se faire a ce niveau.

1.4 AU NIVEAU DE LA GESTION DE TRESORERIE EN DATE DE VALEUR.

La remuneration des services bancaires aux entreprises se decomposent en taux, en commission mais aussi en date de valeurs. La connaissance de ces conditions est indispensable au Tresorier d'une part pour negocier avec les banques et d'autre part pour doter l'entreprise de moyens pour gerer la tresorerie.

Parmi les conditions bancaires, la date de valeur fait souvent l'objet de moins d'attention de

la part des Tresoriers alors que c'est elle qui servira de base aux calculs des interêts.

La date de valeur est la date a laquelle la banque va prendre en compte dans ses livres l'operation realisee avec l'entreprise. Elle est differente de la date d'operation qui est la date

a laquelle l'operation a ete effectuee. D'une maniere generale, les dates de valeurs sont posterieures aux dates d'operations pour les encaissements et pour les decaissements les dates de valeurs sont anterieures aux dates d'operations.

En jours calendaires, elles correspondent au jour du calendrier.

En jour ouvrables, elles representent les jours de travail legaux fixes par le code de travail de chaque pays.

En jours ouvrés, elles correspondent aux jours où la banque est effectivement ouverte. Ainsi

un jour ouvrable n'est pas forcement un jour ouvre.

Les operations avec les banques doivent tenir compte de l'heure de caisse ; c'est l'heure a laquelle la banque considere que sa journee est terminee pour l'ensemble de ses operations ;

au-dela de cette heure, elle estime que l'operation a ete effectuee le jour suivant.

Pour reduire le montant des frais financiers, il est indispensable de gerer sa tresorerie a partir des soldes en date de valeur.

Il n'existe pas de gestion de tresorerie efficace a partir des soldes en date d'operation. La tresorerie se gere de façon quotidienne sur une fiche en valeur14.

Chaque jour le tresorier doit être en mesure de faire des virements d'equilibrage entre ses differentes banques. Il devra egalement gerer les mouvements dits aleatoires.

Les mouvements aleatoires sont ceux que l'on ne connaît pas avec certitude au jour auquel

ils sont positionnes en date de valeur sur le compte. Ce sont essentiellement les cheques au debit et les virements reçus.

Afin de rationaliser la gestion quotidienne de la tresorerie, le Tresorier pourrait s'efforcer de specialiser chacune de ses banques par type de mouvement, au dela des mouvements aleatoires. Pour cela, il faudrait que la « tresorerie » soit distincte du service comptable. Cette demarche permettra au service comptable de positionner les mouvements par compte sans devoir interroger systematiquement le tresorier et cree une routine de fonctionnement pour celui-ci.

1.5 LA LOURDEUR DES TACHES

Il nous a ete donne de constater au cours de notre passage dans les societes BRAKINA et

SODIBO, la surcharge de travail que l'on demande du Tresorier du fait de la centralisation

de la comptabilite. A cela s'ajoute les departs presque simultanes de conges que nous avons constates.

En effet, a notre arrivee, 50% des employes de la comptabilite etaient en conge. Cela a entraîne beaucoup de travail au niveau des comptables. Aussi nous proposons donc que la politique de depart en conge soit revue pour qu'il n'y ait pas de depart simultanee ; a cet effet les departs pourraient être intercales a l'echelle mensuelle.

Et en cas d'absence d'un des collaborateurs de la « tresorerie », il conviendra de privilegier toujours le recours a un « interim interne » celui-ci pourrait même être assure par des personnes n'ayant pas d'experience prealable de tresorerie, dans la mesure où ils sont deja

familiarises avec les differentes activites, et ont sur le terrain une connaissance pratique.

14 Exemplaire de fiche en valeur Annexe IV

Toutefois a defaut de solution interne, on pourra faire appel, par exemple, a des membres d'organismes avec lesquels des relations a long terme ont ete etablies (cabinets d'audit par exemple).

2 NECESSITE D'UNE NOUVELLE APPROCHE DES PROBLEMES DE GESTION

Le nombre de defaillances d'entreprises en difficulte ne cesse de s'accroître dans notre

environnement. Un environnement qui est aujourd'hui caracterise par une mutation technologique profonde et un decloisonnement de l'economie.

2.1 UNE MUTATION TECHNOLOGIQUE PROFONDE

Pendant longtemps, la technologie etait consideree comme un facteur exogene.

En dehors du monde economique, la croissance resultait du travail et du Capital (industrie du travail et du capital).

Aujourd'hui, la totalite de la vie economique est construite sur la technologie et on estime que d'ici a l'an 2010, plus de 75% du chiffre d'affaires des entreprises, proviendront de produits qui n'etaient pas sur le marche15.

Des lors la fonction recherches et developpement prend desormais une place preponderante pour les entreprises en l'occurrence les societes BRAKINA (societe industrielle) et SODIBO (societe commerciale).

Les deux societes ne doivent plus fonder leurs strategies sur des produits vieillissants au risque d'être appelees a disparaître.

Elles doivent de ce fait maîtriser le processus technologique qui comprend la recherche et le lancement industriel et commercial par un suivi du phenomene technologique qui commande donc une nouvelle approche analytique et la mise en place d'un systeme d'information

approprie.

15 Nous tenons ses informations du site Web de Business mobile : businessmobile.fr/actualites/technologies

2.2 LE DECLOISONNEMENT DE L'ECONOMIE (INTEGRATION, MONDIALISATION)

Cette dereglementation se manifeste dans notre environnement :

Au niveau de l'UEMOA (Union Economique et Monetaire Ouest Africaine) par

le desarmement douanier depuis janvier 1998 et l'harmonisation du droit des affaires ;

Au niveau de l'Europe par l'entree en vigueur de la monnaie unique depuis janvier 1999 (concretement en 2002).

Consequences sur le management de l'entreprise, la concurrence est donc devenue internationale. Les societes BRAKINA et SODIBO font face a la concurrence interieure et exterieure.

La gestion de tresorerie est peut-être l'une des fonctions financieres de l'entreprise qui a le plus evolue au cours des dernieres annees en raison de l'evolution de son environnement et

de l'extension du champ d'activites de la tresorerie qui integre aujourd'hui la gestion dynamique des risques.

Les deux societes devraient donc disposer d'informations, de banques de donnees et se doter d'un systeme de veille technologique internationale et aussi la mise en place d'un service charge de la gestion des risques financiers en l'occurrence pour ce qui est du risque de change, vu les relations commerciales tres importantes qu'elles entretiennent avec les societes internationales.

CONCLUSION

Notre rapport portait sur l'analyse de l'efficacite de la gestion de la tresorerie sous l'angle du systeme de contrôle interne en matiere de tresorerie ; et c'est ce que nous avons fait, apres avoir decrit la gestion quotidienne de la tresorerie dans les deux societes.

Pour les societes BRAKINA et SODIBO, ce rapport les permet de redefinir leur systeme de contrôle interne en matiere de tresorerie en vue d'ameliorer leurs performances et d'accroître leur activite et c'est dans cette optique que nous avions fait quelques recommandations.

CONCLUSION GENERALE

La gestion de tresorerie a enormement evolue au cours de ces dernieres annees ; la

fonction a gagne ses lettres de noblesse ; elle participe pleinement, lorsqu'elle est bien maîtrisee, au degagement de resultat pour l'entreprise, source d'amelioration de sa rentabilite.

C'est pourquoi, il est essentiel de bien planifier et de gerer les flux de tresorerie ; car comme le fait ressortir un message que l'on trouve sur le site16 de la banque royale du Canada, « L'entreprise qui ne fait pas de profits se meurt lentement, mais l'entreprise qui n'a pas de liquidites disparaît rapidement ».

En effet, toutes les entreprises de nos jours qui survivent sur le marche et de surcroît prosperent, sont en general redevable a l'efficacite de la gestion de tresorerie ; et les societes BRAKINA et SODIBO n'echappent pas a la regle.

Toute entreprise doit disposer en permanence des ressources suffisantes pour remplir ses engagements financiers (salaires, fournisseurs, charges sociales et fiscales...). A defaut, elle serait declaree en cessation de paiement et serait eventuellement liquidee. C'est ce qui arrive trop souvent aux jeunes societes, faute de previsions realistes !

La tresorerie est donc un domaine tres sensible qu'il faut gerer de façon quotidienne avec quelques outils et surtout une veritable strategie. Mais si la problematique semble basique : « recuperer l'argent qui est dehors », la combinaison des contraintes rend les choses plus complexes. A la maîtrise des echeances sociales et fiscales s'ajoute, entre autres, la planification des paiements fournisseurs (dont les delais doivent être compatibles avec la capacite a recouvrer les creances clients), le climat de confiance a instaurer avec les banquiers, les previsions de l'activite de l'entreprise et

la disponibilite de fonds propres suffisants. Gerer sa tresorerie, c'est être en permanence en prise directe avec les flux reels et previsionnels, entrants et sortants, et avec ses banques, pour pouvoir effectuer rapidement les ajustements necessaires. C'est avant tout anticiper.

Il est egalement vital que soit regulierement evalue le mecanisme de fonctionnement du contrôle interne en matiere de tresorerie et de proceder a son adaptation.

N'est ce pas ce que nous tentions de faire a travers le theme de notre rapport de stage

« Analyse de l'efficacite de la gestion de tresorerie des societes BRAKINA et

SODIBO » ?

16 http://www.rbcbanqueroyale.com/expansentreprise/financement/be_cashflow.html

Apres avoir d'abord etudie ce qu'etaient reellement les societes BRAKINA et

SODIBO, nous avons procede a l'analyse de l'efficacite de la gestion de tresorerie existante. Finalement des suggestions ont ete faites et nous avons propose des perspectives de mise en oeuvre.

Comme toute oeuvre humaine, notre travail est loin d'être parfait et a donc des limites ; neanmoins, nous esperons avoir apporte notre modeste contribution a la gestion transparente et fiable de la tresorerie des societes en general, de la BRAKINA

et de la SODIBO en particulier.