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Chambre d'isolement : du point de vue des patients. Impact d'un temps d'élaboration sur le vécu des patients après un séjour en chambre d'isolement dans une unité d'hospitalisation de psychiatrie adulte

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par Charlotte Mouillerac
Université Paris 8 - Master 1 psychologie clinique et psychopathologie 2007
  

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6.7 LES MÉDICAMENTS

La mise en chambre d'isolement donne généralement lieu à une modification du traitement neuroleptique.

Ø Mise en place d'un premier traitement

Ø Augmentation du traitement anxiolytique et / ou sédatif

Ø Arrêt ou diminution du traitement psychotrope habituel (fenêtre thérapeutique)

La personne est souvent assez sédatée, ce qui est justifié par l'état de crise ayant justifié l'isolement, mais aussi par la nécessité de diminuer l'effet potentiellement anxiogène de l'isolement.

La surveillance rapprochée dont bénéficie le patient en CI permet une sédation importante, qui peut être recherchée dans des cas d'angoisse majeure ou d'agitation incoercible.

A l'inverse, la politique de certains services peut être au contraire de limiter la prescription médicamenteuse, à des fins de diagnostic, pour permettre l'expression d'un délire considéré comme étant nécessaire, ou dans le cadre de projets de soins particuliers.

Wadeson et Carpenter, dans un article de 197649(*), notent une incidence des plus élevées (66%) dans une unité de recherche clinique ayant une politique de médication faible et utilisant des thérapies interpersonnelles.

Des fenêtres thérapeutiques peuvent également être envisagées, notamment pour repérer des symptômes qui auraient pu être masqués par une médication lourde comme on en rencontre parfois, en particulier chez des psychotiques chroniques hospitalisés au long cours.

La question du traitement entraîne souvent des tensions dans l'équipe soignante, les infirmiers se plaignant parfois du fait que le malade ne soit pas " assez sédaté ", parfois au contraire qu'il le soit trop... Des phénomènes d'identification se font jour et doivent être analysés pour ne pas donner lieu à des clivages dans l'équipe qui nuiraient à la prise en charge.

6.7.1 LES INJECTIONS

C'est généralement quand il y a refus du patient de le prendre par la bouche que le traitement est administré sous forme d'injection intramusculaire. Les premières injections sont ainsi souvent l'occasion d'une démonstration de force, avec appel de renforts et résistance de la part du patient.

Les prescriptions médicales prévoient systématiquement ce mode d'administration " en cas de refus ".

Le traitement est à nouveau donné " per os " (en gouttes ou en comprimés) dès que l'opposition cesse.

7 VIOLENCE ET INSTITUTION

* 49 Wadeson, H./ Carpenter, W.T. (1976) Impact of the seclusion room experience. Journal of nervous and mental disease. vol. 163, n°5. p 318-328

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