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Essai d'évaluation de la politique laitière en perspective de l'adhésion de lAlgérie à l'Organisation Mondiale du Commerce et à la Zone de Libre Echange avec l'Union Européenne


par KHERZAT Bahidja
Institut National Agronomique -ELHARRACH- - magister en sciences agronomiques 2007
  

Disponible en mode multipage

ÇáÌãåæÑíÉ ÇáÌÒÇÆÑíÉ ÇáÏíãÞÑÇØíÉ ÇáÔÚÈíÉ

République Algérienne Démocratique et Populaire

æÒÇÑÉ ÇáÊÚáíã ÇáÚÇáí æ ÇáÈÍË ÇáÚáãí

Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

ÇáãÚåÏ ÇáæØäí ááÚáæã ÇááÇÍíÉ - ÇáÍÑÇÔ -

Institut National Agronomique -ELHARRACH-

Mémoire

En vue de l'obtention du diplôme de magister en sciences agronomiques

Spécialité : Economie rurale

Option : Développement rural

Thème

Essai d'évaluation de la politique laitière en perspective de l'adhésion de l'Algérie à l'Organisation Mondiale du Commerce et à la Zone de Libre Echange avec l'Union Européenne

Présenté par :

Bahidja KHERZAT

Jury :

Président : Mr BEDRANI S, Professeur agrégé.

Directeur de recherche : Mr CHEHAT .F, Docteur, Maître de conférence.

Examinateurs : Mr BOUKELLA MOURAD, Professeur.

Examinateurs : Mr AMELLAL R, Chargée de cours.

Examinateurs : Melle BRABEZ.F, Docteur, Chargée de cours.

Année universitaire 2005 / 2006.

DEDICACES

A celle qui a fait énormément pour nous tous, avec sa gentillesse et sa sagesse, à celle qui a parfumé nos jours, à ma grand-mère adorée que Dieu l'accueille en son vaste Paradis.

A mon rayon de soleil, mon espoir, mes tendres filles adorées SADJAH et LAMIS, que Dieu vous protège et vous garde pour nous.

A mon mari, qui a su être présent tout le long de la réalisation de ce travail.

A mon symbole de noblesse, à l'homme tendre et affectueux, à celui qui a su me guider dans mon chemin, qui a su être présent à tout moment, à mon cher papa à qui je dois toute ma fierté.

A l'être le plus sensible dans mon entourage, à celle qui m'a guidée pour faire mes premiers pas et qui m'a appris mon premier mot, à celle qui a toujours été à mes côtés, qui a illuminé mes nuits sombres et a ensoleillé mes jours avec son inépuisable affection, à ma mère à qui je voue tous mes sentiments.

A mes beaux parents

A mes frères: Mohamed - Sid Ahmed - Mokhtar

A mes soeurs : Djamila - Samia -Ouahiba -Lynda

A Mes belles soeurs : Soraya - Samira - Nassima - Sissou - Nadia - Nabila.

A mes beaux frères : Sofiane - Lyes - Rafik - Abdelatif - Khalil - Redouane.

A mes petites nièces adorées : Sophia - Menel - Danna - Sara.

A mes petits neveux adorées : Mahmoud et Mohamed Nassim.

Je dédie ce mémoire.

Remerciements

En guise de reconnaissance, je veux remercier toutes les personnes qui, par leurs conseils, leur collaboration ou leur soutien moral et leur amitié, ont contribué à la réalisation et à l'achèvement de ce travail.

Monsieur CHEHAT. F, Docteur, Maître de conférence à l'Institut National Agronomique d'El - Harrach - Alger qui a bien voulu diriger ce travail.

Monsieur BEDRANI. S, Professeur à l'Institut National Agronomique d'El - Harrach - Alger qui nous a honoré en acceptant de présider le jury de ce mémoire.

Monsieur BOUKELLA. M, Professeur à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion, Université d'Alger et Mademoiselle BRABEZ. F, Docteur chargé de cours à l'Institut National Agronomique d'El - Harrach - Alger, ainsi que Monsieur AMELLAL. R chargé de cours à l'Institut National Agronomique d'El - Harrach - Alger qui ont accepté d'évaluer et d'examiner ce travail.

Je dois à Monsieur HACHEMI. L, Docteur, une grande reconnaissance pour nous avoir fait profiter de ses connaissances en matière d'analyse de données.

J'adresse l'expression de ma vive et respectueuse gratitude à Monsieur DJELLAB. S, Monsieur AMROUNE M. et Madame BEMIDOUNA N. qui nous ont fait bénéficier de leurs remarques pertinentes et leurs conseils très fructueux.

Je tiens à exprimer ma gratitude à Monsieur le subdivisionnaire de Azazga et Monsieur ZOUBAR. A de la subdivision de Fréha et plus particulièrement Monsieur FSEIL. A, contrôleur laitier de la wilaya de Tizi-Ouzou qui nous ont facilité le contact avec les éleveurs.

Je remercie fortement tous les éleveurs des wilayas de Boumerdes et de Tizi-Ouzou pour leur collaboration.

Comme je tiens à remercier le personnel de la bibliothèque de l'INA et de la direction des statistiques du Ministère de l'agriculture et toute personne ayant participé de près ou de loin pour la réalisation de ce mémoire.

SOMMAIRE

LISTE DES ABREVIATIONS 5

INTRODUCTION 6

PARTIE I

LA FILIERE LAITIERE EN ALGERIE

I.- INTRODUCTION 10

II.- PRESENTATION DE LA FILIERE LAIT EN ALGERIE  11

1- Structure de la filière 11

2. Importance de l'élevage 12

a.- Les zones de production laitière 

b.- Evolution du cheptel 

c.- Les systèmes d'élevage 

d- L'offre alimentaire pour le cheptel 

3 - La production laitière locale 19

4- Evolution de la collecte du lait cru  20

5- La transformation (industrie laitière)  23

6.- Le marché des matières premières pour la fabrication du lait 24

7- Flux du marché de consommation 25

8.- La distribution du lait et produits laitiers 26

9.- Besoin et consommation en lait 27

III.- CONCLUSION DE LA PARTIE I 29

PARTIE II

LES POLITIQUES LAITIERES

I.- INTRODUCTION 32

II.- L' HERITAGE DU PASSE 33

III.- PREMIERES ORIENTATIONS DES POLITIQUES LAITIERES 34

1.- Les actions au niveau de la ferme 34

2.- Les actions entreprises au niveau de la transformation 36

3.- La politique des prix 40

4.- L'encadrement de l'élevage bovin 41

a.- Les principales structures d'approvisionnement

b.- L'administration au service de l'élevage bovin

c.- Le système coopératif

IV.- LES NOUVELLES POLITIQUES LAITIERES 46

1.- Objectifs 46

2.- Les actions entreprises 46

3.- Les résultats du programme de réhabilitation 48

4.- La place de la filière dans le PNDA 51

5.- Résultats des actions engagées au cours du PNDA 52

6.- Les contraintes d'ordres économique et commercial 54

V.- LA POLITIQUE DES PRIX DU LAIT 55

1.- Le système d'encouragement à la production du lait 55

2.- Les prix à la consommation 55

3.- Le système de taxation à l'importation des produits laitiers 56

VI.- IMPORTANCE DU BUDGET ALLOUE A LA FILIERE 57

VII.- CONCLUSION DE LA PARTIE II 58

PARTIE III

ANALYSE DES POLITIQUES LAITIERES

I.- INTRODUCTION 60

II.- MATERIELS ET METHODES 60

1.- Objectifs 60

2.- Méthodologie 61

a.- Choix de la zone d'étude

b.- Echantillonnage des exploitations de l'étude

c.- Collecte de l'information

3.- Caractéristiques de la zone d'étude 64

a.- Nature et fertilité des sols

b.- Répartition des terres

c.- Systèmes d'élevage

d.- Production végétale

e.- L'environnement agro-industriel

4.- Caractéristiques de l'échantillon étudié 74

a.- Localisation des exploitations

b.- L'assiette foncière

c.- Sources d'alimentation du cheptel

d.- Composition du cheptel

e.- Les mouvements de stock du cheptel

f.- La production laitière

III.- DISCUSSION DES POLITIQUES LAITIERES 81

1.- Structure de la matrice d'analyse des politiques 81

2.- Evaluation des effets des politiques laitières sur la production laitière 83

a.- Au niveau de la ferme

b.- Au niveau de l'unité de transformation

IV.- CONCLUSION DE LA PARTIE III 91

PARTIE IV

TENTATIVE D'AJUSTEMENT DES POLITIQUES LAITIERES AUX REGLES DU COMMERCE INTERNATIONAL

I.- INTRODUCTION 94

II.- LE LAIT A L' ECHELLE MONDIALE 95

III.- LES REGLES DU COMMERCE INTERNATIONAL. 96

IV.- PROSPECTIVE D'AJUSTEMENT DES POLITIQUES LAITIERES 98

1.- Mode d'organisation au niveau de la ferme et de son environnement 98

2.- Attitude à prendre de l'unité de transformation face au libre échange 102

3.- Niveau des prix sur le marché local dans le contexte du libre échange 103

V.- CONCLUSION DE LA PARTIE IV 104

CONCLUSION GENERALE 105

BIBLIOGRAPHIE 109

LISTE DES TABLEAUX DANS LE TEXTE 112

LISTE DES FIGURES DANS LE TEXTE 114

RESUME 116

LISTE DES ABREVIATIONS

BLA : Bovin Laitier Amélioré.

BLL : Bovin Laitier Local.

BLM : Bovin Laitier Moderne.

DBK : Draa Ben Khedda.

DRDPA : Direction de la Régulation et de Développement de la Production Agricole.

EAC : Exploitation Agricole Collective.

EAI : Exploitation Agricole Individuelle.

FAO : Food and Agriculture Organization.

FNRDA : Fond National de Régulation et de Développement Agricole.

GATT: General Agreement on Tariffs and Trade.

GIPLAIT : Groupe Industriel des Productions Laitières.

MA : Ministère de l'Agriculture.

MADR : Ministère de l'Agriculture et du Développement Rural.

MAP : Matrice d'Analyse des Politiques.

MGLA : Matière Grasse de L ait Anhydre.

OCDE : Organisation Communautaire pour le Développement Economique.

OMC : Organisation Mondiale du Commerce.

ONS : Offices National des Statistiques.

PDL : Poudre de Lait.

PME : Petites et Moyennes Entreprises.

PMI : Petites et Moyennes Industries.

PNDA : Plan National de Développement Agricole.

UE : Union Européenne.

VL : Vache Laitière.

INTRODUCTION

L'agriculture algérienne a connu des changements considérables, au cours des deux dernières décennies. Ces changements économiques et sociaux font suite aux efforts de libéralisation du marché dans le cadre du Programme d'Ajustement Structurel. Ils ont été suivis depuis la fin du dernier siècle, par des réajustements successifs des politiques agricoles, notamment, le Plan National de Développement Agricole (PNDA) lancé depuis l'année 2000.

Dans ce contexte, l'objectif des pouvoirs publics demeure la sécurité alimentaire1 et l'augmentation de la production agricole pour les produits de base constituant la ration alimentaire de la famille algérienne, parmi lesquels figure, en bonne place, le lait. En effet la consommation en lait dépend fortement des importations en poudre de lait et lait instantané, mais il n'en demeure pas moins que la production nationale couvre, en partie, les besoins en zones rurales.

Face à cette dépendance vis à vis de l'extérieur et du faible niveau de contribution de la production nationale en lait notamment pour la couverture des besoins des populations urbaines, les pouvoirs publics tentent, à travers des actions d'interventions budgétaires et d'encadrement économique, d'améliorer la situation de l'élevage bovin.

Ces tentatives, menées dans le cadre du PNDA, coïncident avec les négociations d'accession de l'Algérie à l'Organisation Mondiale du Commerce. A travers l'accord spécifique sur l'agriculture, l'OMC propose avec fermeté des disciplines en termes de limitation du soutien interne et de libéralisation progressive du commerce extérieur.

1. La sécurité alimentaire a été définie comme : «  l'accés par tous, à tout moment, à assez de nourriture pour leur permettre une vie active et en bonne santé », (Banque Mondiale, 1986).

« Pour que la sécurité alimentaire de tous les ménages d'une même nation soit assurée, il importe que la sécurité alimentaire le soit au niveau national. Là, il s'agit essentiellement des conditions de l'approvisionnement, c'est-à-dire qu'il est essentiel que l'ensemble des besoins des ménages de la nation soit couvert par la production intérieure plus les importations, que celles-ci soient faites pour des raisons commerciales ou au titre d'aide alimentaire » (Michel Petit, Marie-Lajaunie dans Agroalimentaria N°2 juin 1996).

Compte tenu de ce qui précède, les questions fondamentales à l'origine de notre présent travail sont posées ci-après :

*L'Accord d'Association avec l'Union Européenne et l'adhésion prochaine à l'Organisation Mondiale du Commerce « OMC », constituent un tournant important pour l'économie algérienne. Ce qui nous amène à nous demander : Quel sera l'impact de ces accords sur la filière lait ?

* En évaluant la situation actuelle de la filière lait, quels types de recommandations efficaces peuvent être prévus pour asseoir convenablement de meilleures orientations techniques et économiques dans un souci de rentabilité et de compétitivité ?

Pour répondre à ces questions, nous nous sommes interrogés sur plusieurs points :

- Quelle est la problématique de la filière lait ?

- Quelles sont les politiques menées par l'Etat, particulièrement dans le domaine des prix et du soutien à l'investissement ?

- Quelle est la part d'influence de la politique de protection tarifaire sur les objectifs assignés à la filière lait ?

- Quelle est la marge de manoeuvre de la politique laitière actuelle par rapport aux disciplines de l'OMC ?

A partir de ces questions, nous avons formulé les hypothèses suivantes :

Hypothèse 1 : Le programme de développement de la production laitière n'a pas atteint les résultats escomptés. Les interventions de l'Etat en termes de soutien à l'investissement et de prix n'ont pas eu de conséquences significatives sur les niveaux de production laitière et de la collecte. Dans le contexte économique et social actuel, la filière n'est pas rentable et non compétitive ; elle subira les conséquences (l'augmentation des prix de la poudre de lait, la diminution de l'offre, etc.) du marché international, en zone de libre échange.

Hypothèse 2 : Le Plan National de Développement Agricole (PNDA) a permis d'orienter les soutiens vers l'investissement à la ferme. Cette nouvelle orientation est conforme aux disciplines de l'OMC puisque ce type de soutiens n'est pas soumis à des engagements de limitation et de réduction. D'autres types de soutiens à la production et à la collecte seront mis en place pour développer l'intégration de la production dans l'industrie agro-alimentaire. Le plafond toléré par l'OMC permettra un soutien important à la filière. Les résultats escomptés viseraient le moyen terme.

Hypothèse 3 : Toute politique d'intervention de l'Etat en matière de prix et de soutien à l'investissement ne peut obtenir les résultats escomptés sans une adaptation de la politique financière dans toute sa dimension d'appui au développement du pays, de participation à l'amélioration des ressources physiques et une capitalisation effective des moyens de production.

Pour confirmer ou infirmer ces hypothèses, nous avons choisi d'adopter la démarche suivante :

Dans une première étape, nous procédons à un état des lieux de la situation de la filière lait sur la base des données récoltées à partir de différentes sources, dans le but de faire ressortir les contraintes de développement de la filière lait. L'approche filière constitue la méthode la plus appropriée pour nous éclairer sur la situation de la filière.

Dans une deuxième étape, nous établissons une analyse des politiques laitières suivies pour répondre à la problématique de la filière lait.

Dans une troisième étape, nous effectuons une évaluation de la politique laitière en cours, en recourant à la méthode la moins complexe pour avoir des résultats objectifs en utilisant la Matrice d'Analyse des Politiques (MAP) développée par l'Institut d'Harvard pour le Développement International, qui permet d'évaluer le degré d'intervention de l'Etat (niveau de soutien et de protection) à partir d'une comparaison entre deux situations distinctes : une situation avec intervention de l'Etat et une autre sans intervention de l'Etat. Il s'agit de déterminer la marge de manoeuvre de la politique laitière actuelle par rapport aux disciplines de l'OMC.

Enfin, nous tenterons d'anticiper sur un éventuel changement de la politique d'intervention et ses effets sur les principaux acteurs de la filière tout en prenant en considération le nouveau contexte économique mondial par le processus d'intégration économique régionale (UE, UMA,...).

Le plan de travail sera organisé autour des quatre parties ci-après ;

Ø La première partie  traitera de la situation de la filière lait en Algérie.

Ø La deuxième partie  portera sur l'évolution des interventions de l'Etat

Ø La troisième partie sera un essai d'évaluation de la politique laitière

Ø La quatrième partie incitera à la prospection de nouvelles pistes pour un ajustement adéquat de la politique laitière en réponse aux nouvelles règles du commerce mondial.

Ø Et enfin, une conclusion générale regroupera les principales voies d'investigation d'avenir.

PARTIE I

LA FILIERE LAIT EN ALGERIE

1.- INTRODUCTION :

Pour le plus grand nombre de la population, le lait est un produit accessible par son prix. Il vient combler le déficit en protéines animales et assurer une ration alimentaire plus ou moins équilibrée. La demande en lait est importante en milieu urbain et couverte aux deux tiers (2/3) seulement des besoins exprimés dont 70% sont fournis par les importations. Tous les efforts menés jusqu'à présent par l'Etat pour améliorer la production se sont soldés par des fluctuations peu convaincantes et ne répondent que partiellement aux besoins croissants de la population.

La filière lait reste déstructurée avec un taux de collecte frôlant les 10% de la production nationale et un taux d'intégration dans le processus de transformation, avoisinant les 5% seulement. Cet état de fait ne peut s'expliquer que par l'analyse des différents segments de la filière lait.

De façon préliminaire, on peut considérer que le développement de l'agriculture en général et celui du bovin laitier en particulier, sont fortement liés à la politique de l'eau. Les insuffisances en matière de mobilisation et de distribution de ce facteur essentiel et la longueur des cycles de sécheresse depuis l'Indépendance ont fait que les efforts consentis en faveur de cette filière sont restés peu significatifs au regard des besoins à la consommation.

Dans cette première partie, en utilisant l'approche filière, nous tenterons de :

· expliquer la structure de la filière lait,

· étudier les grandes lignes de l'élevage laitier du pays,

· analyser l'évolution de la production laitière, la collecte et la transformation,

· évaluer la consommation, les prix et la distribution,

· établir le niveau des besoins en produits laitiers de la population.

II.- PRESENTATION DE LA FILIERE LAIT EN ALGERIE:

1.- Structure de la filière:

La filière lait est composée en amont par les agriculteurs, producteurs de fourrages et de graines, ainsi que les importateurs d'aliments du bétail :

- l'Office National des Aliments du Bétail (ONAB) ;

- l'Office Algérien Interprofessionnel des Céréales (OAIC) ;

- Les Entreprises Régionales des Industries Alimentaires et Dérivées (ERIAD).

La filière lait en Algérie peut être schématisée comme suit (2003)

Production agricole

Production végétale (fourrages céréales et protéagineux)

Importations :

Matériels

Semences fourragères

Autres produits

Cheptel Bovin laitier

997 060 têtes

1 660 millions de litres

Fourrages, pailles et s/produits

Matière organique

Privé

Cheptel

CNIAAG

Importations :

Matériels d'Insémination

artificielle

INSTITUTS

Matériels d'élevage et produits vétérinaires

Privé

ONAB

ER

I

AD

O

A

I

C

Importations

Blés

Mais

Orge

Tourteaux

Mais+Orge

+Issues de

meunerie

Importations :

Poudre de lait instantané

Lahda évaporé et concentré

Privé

87,124 millions de litres

Consommateurs

2361.124 millions de litres

Industrie laitière :

GIPLAIT : 19 usines

Privé 220 PME/PMI

721 millions de litres lait

Importations :

Poudre de lait

MGLA

Equipements

Ingrédients

Emballages

Collecte

107 millions de litres de lait cru

« La complexité du schéma ci-dessus élaboré sciemment de cette manière, reflète l'importance des contraintes d'organisation de la filière et indique combien il serait utile de reformuler les dispositifs et systèmes d'appui ainsi que les types de relations qu'ils entretiennent entre eux. »

- Les privés importateurs d'aliment et de cheptel...etc.

Le centre correspond à la production laitière et la transformation. Il est représenté par :

- Les éleveurs du bovin laitier disposant de 1,6 million de têtes dont environ 1 million de vaches laitières.

- L'importation des matières premières, confiée à une filiale spécialisée dénommée la `Milk Trade', qui assure une part importante de l'approvisionnement du marché local. La quantité qui reste est partagée entre un groupe de privés.

- La transformation assurée par le groupe GIPLAIT (composé de 19 filiales : d'une capacité de 1,4 milliard de litres/an), le secteur privé (220 PME/PMI dotées d'une capacité de transformation avoisinant les 200 millions de litres/an). (MADR, 2004.)

L'aval de la filière représenté par :

- Les consommateurs.

2.- L'importance de l'élevage :

a.- Les zones de production laitière :

Les zones de production laitière sont localisées au Nord du pays et plus précisément dans la frange du littoral et des plaines intérieures. Fortement liée à la production fourragère qui, elle-même, est dépendante du système de culture céréale / fourrage, l'implantation du bovin laitier n'a pas connu d'extension des zones occupées.

L'extension de l'élevage du bovin est restée limitée vers le Sud du pays par les isohyètes des 300 mm à 400mm. La création de nouveaux grands périmètres irrigués n'a pas encore eu d'effet significatif dans ce domaine d'activité.

En grande partie, la production laitière locale est assurée par le cheptel bovin (à plus de 80%). Le lait issu des élevages de l'ovin et caprin, demeure un résultat des systèmes d'élevage extensif localisés essentiellement dans les zones de montagnes et des hauts plateaux steppiques ; quant à la production laitière cameline elle reste très marginale.

Seule la production laitière bovine est à l'origine de manière essentielle du lait commercialisé.

b.- Evolution du cheptel : 

Le tableau ci-après reprend les effectifs depuis 1990. Toutefois, il est utile de souligner que le cheptel n'a pas connu le même type de croissance rapide que celui de la population humaine qui est passée de 25 à 33,2 millions d'habitants durant cette période (1990 - 2005).

Tableau N °01 : Evolution des effectifs (année 1990-2005).

Unité : Tête.

Année

Bovins

Caprins

Ovins

Camelin

1990

1392700

2471950

17697270

122450

1991

1300180

2484540

16891180

126270

1992

1341550

2775130

17722780

114300

1993

1313820

2683310

18664640

114380

1994

1269130

2543790

17841840

114120

1995

1266620

2779790

17301560

126350

1996

1227940

2894770

17565400

136000

1997

1255410

3121500

17387000

150870

1998

1317240

3256580

17948940

154310

1999

1579640

3061660

17988480

217370

2000

1595380

3026730

17615930

234220

2001

1613040

3129400

17298790

245490

2002

1551570

3280540

17587740

249690

2003

1560545

3324740

17502790

253050

2004

1613700

3450580

18293300

273140

2005

1586070

3589880

18909110

268560

Source : Annuaire statistique pour l'Afrique (Volume N°1-2000) « ONU » et Doc. Ministère de l'Agriculture (2001-2005).

Le cheptel est resté semblable à lui-même durant toute cette période et n'a que peu évolué si ce n'est les quelques actions de développement de ces dernières années. Ce sont des inventaires similaires à ceux que l'on trouve au cours des décennies soixante dix et quatre vingt.

En effet le cheptel bovin est passé de 865 700 têtes durant la période 1968-1970 à 1487 000 têtes entre 1983-1985 (H.. Yakhlef 1989) pour enregistrer un total de 1586 070 durant la période 2004-2005. La croissance est très faible, elle est la résultante des causes recensées et énumérées ci-après :

Ø Insuffisance des politiques de soutien à l'élevage et au développement des cultures fourragères.

Ø Insuffisance de la ressource en eau et du développement des périmètres irrigués.

Ø Insuffisances de la politique des prix du lait induisant le désintéressement des éleveurs pour la production laitière.

Ø Insuffisances dans la maîtrise de la conduite technique des élevages de manière intégrée.

Ø Longueur du cycle des sécheresses enregistrées ces dernières années.

Ø Apparition de plusieurs cas de maladies contagieuses (tuberculose...), ce qui a conduit parfois à des abattages forcés.

Ø Faiblesse de la vulgarisation agricole.

Ø absence sur le terrain d'associations actives dans le domaine de l'élevage.

0

200000

400000

600000

800000

1000000

1200000

1990

1991

1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

1999

2000

2001

2002

2003

2004

2005

Figure N°

01

:

Evolution de l

'

''effectif bovin laitier

(

BLM

-

BLA

)

(1990 - 2005)

BLM

BLA

Les quelques faibles variations des effectifs que l'on observe dans l'histogramme, s'expliquent plus par une politique d'importation de vaches laitières par à coups que par le soutien à l'accroissement des naissances et la conduite d'un élevage orienté vers la production laitière locale (Amroun M et al 2004).

Jusqu'en 1995, des importations plus ou moins régulières ont eu lieu (7000 génisses pleines en 1995). Les difficultés financières du pays à partir de 96, puis les interdictions à l'importation (de novembre 2000 à avril 2003) dues aux épidémies qui ont frappé le cheptel européen, principale source d'approvisionnement, ont conduit à une chute considérable du cheptel (13%). Ce n'est qu'à partir du début de 2004 que les importations ont repris (31000 têtes).

Le cheptel bovin se caractérise par la présence de trois types distincts dont deux sont orientés principalement vers la production laitière:

v Le Bovin Laitier de race importé dit « BLM » :

Hautement productif, conduit en intensif, dans les zones de plaines et dans les périmètres irrigués où la production fourragère est plus au moins importante, il est introduit principalement à partir d'Europe et comprend essentiellement les races Montbéliarde, Frisonne Pie Noire, Pie Rouge de l'Est, Tarentaise et Holstein. En l'an 2000, le BLM représentait 25, 69 % de l'effectif national et assurait environ 69,26 % de la production locale totale de lait de vache.

v Le Bovin Laitier Amélioré « BLA » :

C'est un ensemble constitué de croisements (non contrôlés) entre la race locale « Brune de l'Atlas » et des races introduites. Le BLA est localisé dans les zones de montagnes et forestières. Son alimentation est constituée par le pâturage d'herbe de prairies avec un complément de paille. En l'an 2000, le BLA représentait 74,31 % de l'effectif national et assurait environ 30,74 % de la production locale totale de lait de vache.

v Le Bovin Laitier Local « BLL » :

Le BLL est beaucoup plus orienté vers la production de viande, sa faiblesse dans la production de lait fait que cette dernière est surtout destinée à l'alimentation des jeunes animaux.

c.- Les systèmes d'élevage :

L'élevage bovin ne constitue pas un ensemble homogène. On peut distinguer trois systèmes :

v Le système intensif :

Il se caractérise par la présence d'étables de 50 VL (BLM) en moyenne dans les exploitations localisées dans des zones à haute potentialité qui regroupent en majeure partie les terres des plaines littorales et intérieures de l'ex-secteur colonial sur lesquelles se sont implantées les EAI et EAC à partir de 1988.

v Le système semi -intensif : 

Il est pratiqué en général par les exploitations n'ayant qu'une superficie limitée (-5ha), mais disposant d'un potentiel d'irrigation adéquat. Il s'agit de VL à haut potentiel dont la conduite est semi- mécanisée.

v Le système extensif :

Cet élevage est localisé dans les zones de montagnes et forestières, il concerne des ateliers de taille relativement réduite de 1 à 6 vaches. Le cheptel est issu de multiples croisements (non contrôlés) entre bovin local et bovin importé d'Europe.

d- L'offre alimentaire pour le cheptel :

Il y a deux types de fourrages : les fourrages naturels (les prairies naturelles et les jachères pâturées) et les fourrages cultivés (vesce avoine, luzerne,etc.).

Les superficies destinées à ces cultures restent très faibles par rapport aux besoins. Au cours de la dernière décennie, les superficies fourragères ont connu une fluctuation continue mais ne dépassent pas les 2% de la superficie agricole totale (SAT).

Tableau N°02: Evolution des superficies fourragères et de leur part dans la superficie agricole totale (1989-2005) (Unité : hectare).

Année

SAT

Fourrages

cultivés

Fourrages

naturels

total

Superficie

fourragère

totale/SAT (%)

1989

39 722 120

661 180

117 400

778 580

1,96

1990

39 592 860

504 090

97 340

601 430

1,51

1991

39 575 310

522 240

145 980

668 220

1,68

1992

39 813 960

529 680

145 270

674 950

1,69

1993

39 808 280

465 030

119 270

584 300

1,46

1994

40 596 730

494 850

115 450

610 300

1,50

1995

40 651 820

488 860

160 020

648 880

1,59

1996

40 541 000

412 150

169 160

581 310

1,43

1997

40 663 000

391 630

176 640

568 270

1,39

1998

40 547 370

368 130

163 000

531 130

1.30

1999

40 596 000

460 710

169 850

630 560

1.55

2000

40 888 100

458 050

127 850

585 900

1.43

2001

40 983 000

331 270

142 690

473 960

1.15

2002

40 735 920

395 840

101 030

496 870

1.22

2003

40 785 000

272 790

299 020

571 810

1,40

2004

42 209 600

461 589

175 634

516 810

1.22

2005

42 380 630

484 152

144 737

528 889

1.25

Moy

40 593 570

453 073

151 196

591 304

1.45

Source : Ministère de l'agriculture, revue des statistiques agricoles série A et B. * Source : Calculs

Malgré les aides et incitations initiées par l 'Etat à travers les différents programmes de développement, les superficies en fourrages cultivés connaissent une régression. Les causes sont peu évidentes devant l'intéressement nouveau des agriculteurs à l'élevage bovin (augmentation du nombre d'éleveurs). Mais l'on peut avancer que l'une des causes principales de cette régression de superficie est le résultat d'un ensemble de facteurs parmi lesquels l'extension d'autres cultures à forte plus value et l'accroissement des superficies irriguées destinées à l'arboriculture fruitière.

Tableau N°03 : Evolution des surfaces et des productions des prairies naturelles

et jachères fauchées en Algérie entre 1989 et 2005.

Année

Prairies naturelles

Jachères fauchées

Total

Surface (ha)

Produit (ql)

Surface (ha)

Produit, (ql)

Surface (ha)

Produit (ql)

1989

34 340

645 170

83 060

991 530

117 400

1 636 700

1990

26 060

318 140

71 280

612 050

97 340

930 190

1991

35 370

914 320

110 610

1 446 440

145 980

2 360 760

1992

32 050

450 870

113 220

1 952 380

145 270

2 403 250

1993

32 710

470 100

86 560

1 230 130

119 270

1 700 230

1994

36 940

567 080

78 510

984 110

115 450

1 551 190

1995

39 710

700 130

120 310

1 371 050

160 020

2 071 180

1996

40 440

941 370

128 720

2 309 630

169 160

3 251 000

1997

42 390

354 970

134 250

644 510

176 640

999 480

1998

42 060

635 860

120 940

1 775 580

163 000

2 411 440

1999

35 210

679 470

134 640

1 848 770

169 850

2 529240

2000

35 230

481 950

92 620

1 287 220

127 850

1 769 170

2001

30 900

655 890

111 790

1 879 650

142 690

2 535 540

2002

23 640

296 000

77 390

1 137 260

101 030

1 433 260

2003

25 950

566 300

273 070

4 364 580

299 020

4 930 880

2004

25 434

568 850

150 200

2 929 900

175 634

3 498 750

2005

26 070

601 860

118 667

2 254 120

144 737

2 855 980

Moy*

33 206

579 302

117 990

1 706 994

151 196

2 286 367

Source : Ministère de l'agriculture, revue des statistique agricole série A et B.

Source : calculs

Les prairies naturelles sont très limitées. Ce sont des parcelles de bas fonds souvent humides à proximité de cours d'eau. La tension sur les disponibilités en eau, ces dernières années, a fait que la superficie moyenne de 35 000 ha de prairies pâturées chaque année a tendance à la réduction ; en 2002 elle ne fut que de 23 000 ha.

En moyenne deux millions de quintaux de fourrages naturels sont disponibles chaque année. Les besoins sont de très loin beaucoup plus importants (en 2000 les besoins pour le cheptel étaient estimés à 7 680 770 000 UF ; les disponibilités fourragères et aliments de bétail ne représentaient que 6 862 665 782 UF soit un déficit de 818 104 218 UF) (OFLIVE 2001). La création de prairies pâturées est d'une importance primordiale pour le bovin laitier.

Les fourrages cultivés sont encore tributaires des aléas climatiques et peu maîtrisés. Ils ne sont disponibles que cinq mois dans l'année. Pour le reste, la ration est composée de vesce avoine et d'aliments concentrés (10 kg / VL / jour). Cet état de fait pénalise fortement la production laitière dans sa quantité et sa qualité.

Tableau N°04 : Evolution des fourrages cultivés en Algérie (1998-2005)

Unité : hectare

Année

Fourrage cultivé consommé en sec

Fourrage cultivé consommé en vert

Total

Vesce avoine

Luzerne

divers

total

1989

301 640

4430

214460

520 530

140 650

661 180

1990

223 190

4350

212430

439 970

64 120

504 090

1991

250 310

2960

186170

439 440

82 800

522 240

1992

177 920

360

239060

417 340

112 340

529 680

1993

153 200

5320

204620

363 140

101 890

465 030

1994

137 840

8860

243280

389 980

104 870

494 850

1995

108 740

16210

199750

324 700

164 160

488 860

1996

116 000

360

194880

311 240

100 910

412 150

1997

79 560

3850

225860

309 270

82 360

391 630

1998

91 740

2350

230570

324 660

43 470

368 130

1999

60 950

4190

302990

368 130

92 580

460 710

2000

74 390

980

108860

351 530

106 520

458 050

2001

65 240

1360

134500

243 520

87 750

331 270

2002

55 330

2950

155890

300 280

95 560

395 840

2003

59 610

1 450

211 730

272 790

0

272 790

2004

60 006

2 932

278 238

341 176

120 413

461 589

2005

47242

2203

345404

394849

89303

484152

Source : Ministère de l'agriculture, statistique série A et B. 2004,2005.

La superficie cultivée en fourrages a nettement régressée au cours des quinze dernières années ; de plus de 0,5 million d'hectares vers les années 1990, elle est descendue à moins de 300 000 hectares en 2003 (Stat M.A 2003).

En plus de la faiblesse de la disponibilité, la qualité du fourrage laisse à désirer et constitue une contrainte de taille pour l'élevage bovin laitier. La majeure partie du fourrage (70%) est composée par des espèces céréalières (orge, avoine...). La luzerne, le trèfle d'Alexandrie et le sorgho, n'occupent que très peu de surfaces. La faible pratique de l'ensilage contribue aussi à la médiocrité de la ration alimentaire du cheptel.

L'irrigation reste une option peu utilisée pour la production laitière. L'eau est souvent orientée vers les cultures à forte plus value, notamment dans les zones à hautes potentialités où se concentre effectivement le bovin laitier moderne. L'installation de nouvelles luzernières est très faiblement représentée au regard de l'importance du cheptel. Le taux d'affectation est d'environ 40 m² de luzernière par vache laitière.

L'irrigation demeure une option stratégique. La disponibilité de l'eau d'irrigation au niveau de l'exploitation constitue un avantage ainsi qu'un atout considérable pour le fourrage en vert. L'eau devient une nécessité stratégique.

3 - La production laitière locale :

Bien que la production laitière nationale enregistre une progression entre 1990 et 2005, elle demeure faible eu égard aux potentialités génétiques notamment du BLM (qui peut développer beaucoup plus que les 3000 litres annuellement) et à l'importance de la demande.

La progression observée sur le graphe ces dernières années, est le résultat direct de l'augmentation de l'effectif bovin par l'importation de génisses pleines et l'amélioration progressive des techniques de production. Par ailleurs on peut aussi constater sur le terrain les efforts de certains éleveurs pour une meilleure qualité du produit.

L'analyse de la production par espèce montre aussi, que le lait consommable est issu en majeure partie de l'espèce bovine (1, 22 milliards de litres en 2000).

4- Evolution de la collecte du lait cru :

La collecte demeure très faible par rapport aux besoins de consommation et aussi au regard de la disponibilité. Elle reste marquée par une évolution en dents de scie, passant de 29 millions en 1969 à 107 millions en 2003.

« Au cours de la décennie soixante dix, la quantité de lait collectée est de 30 à 40% du total en lait de vache produit. Ce taux tombe ensuite à 16% du total en 1980-1990 malgré une croissance réelle de la production enregistrée au cours de cette seconde période » (M. Boukella, 1996).

Les constatations faites par M. Boukella se confirment car les quantités collectées ont fortement progressé au cours de la première moitié de la décennie 2000. Elles ont été multipliées par 3,7 entre 1990 et 1996. Cela peut être dû à la forte amélioration des prix du lait cru qui est passé de 7 DA/L à 22 DA/L. Toutefois, elles ont décliné ensuite jusqu'à l'année 1999. Ce déclin résulte, d'une part, du délaissement partiel de l'activité de collecte par le groupe public GIPLAIT au profit de collecteurs privés, n'en gardant qu'une infime partie et d'autre part, des perturbations qui ont pesé sur le fonctionnement de la filière en particulier au plan de l'écoulement de la production en raison de l'absence de consensus sur le prix de cession du lait cru.

L'annonce officielle (circulaire du 24/02/99 n°103) du prix du lait à 22 DA/L déjà pratiqué depuis près de 10 ans et la longue période de sécheresse durant cette décennie qui a fortement influé sur l'augmentation substantielle du prix des fourrages, ont conduit l'industrie de transformation à se détourner de l'approvisionnement en lait cru.

A partir de cette date et durant les deux années qui suivirent, le lait cru, de manière générale, est cédé à la consommation directe et aux petits artisans à un prix variant entre 35 et 40 DA le litre.

A partir de 2001, un nouvel intérêt est suscité pour la collecte, résultant des incitations et aides pour l'ouverture de nouveaux centres d'une part et d'autre part de l'augmentation de la prime de collecte.

La collecte se situe autour de 107.millions de litres en 2003, acheminés vers les unités de transformation. Le reste du lait produit sera auto - consommé et / ou commercialisé de façon informelle à la ferme et ses alentours. La différence de prix entre le lait commercialisé à la ferme et le lait collecté par les usines, ainsi que les entraves liées à l'écoulement et à l'organisation de la collecte peuvent expliquer cet état des lieux. (Cherfaoui A)

Les moyens et infrastructures de collecte sont vétustes, ce qui engendre de fréquentes immobilisations. Le parc de collecte (citernes), totalisant une capacité/jour de 254.000 litres, ne peut permettre dans sa situation actuelle d'accroître le volume à collecter.

La part de chaque intervenant dans la collecte du lait, réalisée en 2000 pour le compte des filiales de GIPLAIT, se présente comme suit :

* Laiteries GIPLAIT : 45.8% ;

* Producteurs : 39.6% ;

* Collecteurs privés : 14.6%.

Il faut souligner que jusqu'à 1995, la collecte était assurée, à près de 100%, par les moyens des ex-unités GIPLAIT. En plus des moyens de transfert du lait, il existe 27 centres et sous-centres de collecte implantés à travers 18 Wilayas, gérés en majeure partie par les filiales de GIPLAIT (dont 13 en activité) , (03 centres sont gérés par les producteurs  et 05 gérés par les coopératives).

La capacité de stockage sous froid est évaluée à 168 700 litres/jour, (61.5 millions de litres/an). Selon une répartition zonale (répartition par zones de potentialités hydriques), les capacités des centres de collecte de lait cru sont les suivantes :

Tableau N°05 : Les capacités et la collecte par zone en 2000.

Unité : Million de litres

Désignation

Zone 1

Zone 2

Zone 3

Capacités des centres de collecte

44

16

1.5

Livraisons directes aux unités de transformation

17

14

3,3

Collecte/an totale

61

30

4.8

Source : Ministère de l'Agriculture.

Dans l'optique d'une réhabilitation de cette activité de collecte du lait cru, la dotation ou l'incitation à l'investissement en moyens de transport, de contrôle, de suivi et de stockage s'est imposée comme une nécessité absolue.

5- La transformation (industrie laitière) :

La restructuration a conduit à une organisation des entreprises en filiales dont le regroupement a donné naissance à GIPLAIT avec une capacité de 1,5 milliard de litres/an assurant ainsi la plus grande part d'approvisionnement du marché national particulièrement en lait pasteurisé. GIPLAIT assure 60% des besoins de consommation en grande partie par des importations (poudre de lait et matière grasse de lait anhydre « MGLA »). La production industrielle des laits et dérivés par le groupe GIPLAIT a connu une progression jusqu'à l'année 1993 (1.4 milliard de litres), pour régresser à 721 millions de litres pour l'année 2003.

L'industrie laitière (GIPLAIT) se caractérise par le fait qu'il s'agit d'un groupe d'entreprises dont le propriétaire est l'Etat. Elles occupent une position dominante, notamment en relation avec le segment du lait pasteurisé. Parallèlement, le marché des produits dérivés est fortement concurrentiel.

Le secteur privé composé de quelque 220 PME/PMI (MADR 2004), active particulièrement dans la fabrication de produits laitiers (80% contre seulement 20%, pour les laits de consommation) pour un volume global estimé à quelques 200 millions de litres équivalent lait. La production industrielle de ce secteur est basée essentiellement sur les importations de matières premières laitières ; l'intégration du lait produit localement y est insignifiante. De plus, ce secteur comprend plusieurs petites laiteries privées de faible capacité, réalisées avec le soutien du PNDA. Elles traitent annuellement 2 millions de litres de lait cru collecté (MADR 2004).

Le taux d'intégration du lait cru n'a pu enregistrer de progrès, bien au contraire il ne cesse de chuter depuis 1969. Il est resté inférieur à 10% sur toute la période 1980-1994, la hausse légère constatée à partir de 1995 s'explique plus par la baisse de la production industrielle que par la progression de la collecte auprès des étables constituées de BLM. Ce faible taux d'intégration est dû principalement aux insuffisances constatées à différents niveaux notamment ceux relatifs à:

Ø La stratégie d'investissement (en matière d'équipement) dans la collecte du lait du fait de l'intérêt économique comparé au coût de la poudre.

Ø L'exigence de performances et de résultats des entreprises publiques économiques.

Ø L'administration du prix du lait pasteurisé et du lait cru.

Ø L'organisation inadaptée des réseaux (le circuit) de collecte conformément aux bassins de production et autour des unités de transformation.

6.- Le marché des matières premières pour la fabrication du lait :

Le marché international du lait a une influence importante sur le fonctionnement des segments de la filière laitière. 70% des disponibilités sont issues de l'extérieur du pays. La valeur annuelle des importations est de l'ordre de 500 millions de dollars, ce que classe l'Algérie en deuxième position juste après le Mexique. Le total des importations des produits alimentaires est estimé à 2,51 milliards de dollars, les produits laitiers comptent pour environ 19,46% ce qui les met en deuxième position dans les importations algériennes de biens de consommation, juste après les céréales (39%, en 2002).

Tableau n° 06 : Importations de lait et produits laitiers de l'Algérie

Durant le premier trimestre 2006 les importations en lait et produits laitiers ont connu une évolution de 15,10% par rapport à la même période en 2005, représentant la valeur de 176,18 M$ au premier trimestre 2005 et 202,79 M$ à la même période 2006(ONS, 2006).

Tableau  N°07 : Evolution des importations de la poudre de lait et MGLA

(1990-2005). (Tonne)

Année

Poudre de lait (T)

MGLA(T)

Valeur (1000 dollars)

1990

113 500

26 196

234 376

1991

91 394

20 250

183 574

1992

119 421

31 172

273 822

1993

60 500

11 830

136 214

1994

36 452

5 500

71 420

1995

54 500

2 500

129 032

1996

101 778

13 224

252 956

1997

76 000

4 500

154 781

1998

100 882

5 500

187 262

1999

77 300

6 500

128 586

2000

188079

-

373599

2001

219067

-

460718

2002

235089

9886

448783

2003

210145

11498

468122

2004

249403

10736

928016

2005

235600

6070

675662

Source : Options méditerranéennes (N°32), Douane CNIS.

Durant toute la période de 1994 à 1999, la disponibilité a été en nette régression. Ceci est dû principalement aux insuffisances monétaires du pays. Des restrictions importantes ont été observées. A partir de l'année 2000, les importations substantielles de poudre de lait ont repris, le monopole de l'importation dans cette filière ayant été levé.

7- Flux du marché de consommation (GIPLAIT+ PRIVE) :

Les 2/3 de la satisfaction des besoins de consommation sont issus des importations sous forme de poudre de lait destinée à la recombinaison ou en lait instantanéisé « type LAHDA ». Les ventes de lait de l'opérateur public GIPLAIT ont diminué nettement notamment en matière de poudre de lait à 26% de MG. Par contre, les importations par les opérateurs privés n'ont cessé d'augmenter, passant de 15 625 tonnes en 1996 à 73 830 tonnes en 2000.

De manière générale, l'offre globale en lait s'améliore d'année en année, le flux du marché de la consommation est ainsi passé de 82 litres / habitant environ en 1996 à 93 litres / habitant en 2000.

Tableau N°08: Flux du marché de consommation (GIPLAIT+PRIVE).

DESIGNATION / ANNEE

1996

1997

1998

1999

2000

1- Ventes lait de consommation,

par GIPLAIT (millier de litres)

1211605

977069

933169

853000

859144

2- Poudre de lait 26% MG,

importée par GIPLAIT (tonnes)

36400

29000

48499

33500

14400

3- Importations globales,

poudre de lait 26% MG (tonnes)

52025

73094

96838

97981

88230

4- Production totale de lait cru

(millier de litres)

1100000

1050000

1200000

1500000

1650000

5- Collecte de lait cru par

GIPLAIT (millier de litres)

137596

112583

92016

93743

100783

6- Poudre de lait à 26% MG, importée

par d'autres opérateurs (tonnes) (3-2)

15625

44094

48339

64481

73830

7- Evolution de la population (Habitant)

28057337

28660565

29276767

29906217

30549200

8- Conversion PDL instantané importée en litre - équivalent (millier de litres)

125000

352752

386712

515848

590640

9- Lait cru non collecte par GIPLAIT

(en milliers de litres)(4-5)

962404

937417

1107984

1406257

1549217

10- Offre globale de lait

(millier litres) (1+8+9)

2299009

2267238

2427865

2775105

2849000

11- Disponibilité par habitant

81,94

79,11

82,93

92,79

93,26

Source : La collecte-integration, par MADR (2001).

8- La distribution du lait et des produits laitiers :

La distribution du lait et des produits laitiers se fait selon trois types de circuits :

q Le premier circuit est constitué par :

-la part de la production nationale destinée à l'autoconsommation et à la vente en l'état (lait cru) et produits laitiers fabriqués au niveau de la ferme de manière artisanale (Beurre, L'ben, ..).Une partie de cette production est aussi canalisée vers les centres de transformation et crémeries au niveau du privé.

q Le second circuit englobe :

-la production issue des entreprises de transformation (publiques et privées) via les distributeurs et détaillants ainsi que les produits importés pour être revendus en l'état (poudre de lait, farines lactées).

q Le troisième circuit concerne :

-les entreprises privées d'importation - distribution spécialisées dans le commerce en gros ayant récemment émergé, notamment pour la gamme de produits de longue conservation ( poudre de lait et lait infantile) ainsi que les fromages à pâtes dure, beurre, etc., assurant le relais dans ce segment d'activité des ex-entreprises du secteur public.

Besoins et consommation en lait :

La croissance démographique est l'un des facteurs principaux de l'accroissement de la demande en lait et dérivés. L'urbanisation qui s'est fortement accrue ces dernières années l'est aussi. La population totale est passée de 24 870 000 habitants en 1989 à 29 906 217 en 1999 soit une progression de 20,25%. Elle est de l'ordre de 33,2 millions en juillet 2005.

Les besoins en lait et en produits laitiers selon le Ministère de l'agriculture ne cessent d'augmenter et sont passés de 2 487 millions de litres en 1989 à 3 000 millions de litres en 1996, contrairement à la consommation qui, malgré une légère évolution demeure faible comparée avec certains pays développés où elle atteint 400 litres / habitant / an. le tableau suivant nous montre l'évolution des disponibilités en lait en Algérie.

Tableau N°09 : Evolution des disponibilités en lait en Algérie

Année

1985

1990

1995

2000

2001

2002

2003

2004

2005

Litre/ Habitant/ an

95

112

115

100

113

103

102

110

114

Source : MADR-DRDPA, 2006.

Toutefois, il faut préciser que les besoins en lait ne sont pas satisfaits intégralement, car le taux de couverture par la production laitière totale ne dépasse pas les 44%.

Aujourd'hui, on estime que 105 litres de lait et produits laitiers sont consommés par habitant et proviennent à raison de :

Ø 55 litres de la recombinaison en usine ;

Ø 15 litres de produits finis importés ;

Ø 35 litres de la production domestique.

Les importations couvraient donc, au total, les deux tiers de la consommation. » (F. Chehat, 2002).

La consommation ne devrait pas connaître une régression, même après suppression totale des subventions pour la simple raison que le lait constitue une matière protéique animale accessible à la majorité de la population, même si les fluctuations de prix sur les marchés extérieurs se sont nettement aggravés à partir de l'année 2000 générant une augmentation des coûts.

Tableau N°10: Evolution des prix à l'importions de PDL+MGLA

U : $/Tonne

ANNEE

1995

1996

1997

1998

1999

2000

2001

2002

2003

2004

PDL

2852

2161

1917

1741

1513

1986

2212

1850

2157

2300

MGLA

1795

2494

2019

2111

1785

2250

1550

1719

1871

1989

Source : Ministère de l'agriculture.

Les prix des produits connaîtront des fluctuations significatives au cours des prochaines années, notamment avec la mise en oeuvre de nouvelles règles de commerce international, régies par l'Organisation Mondiale du Commerce avec la réduction des subventions aux produits agricoles d'une part, la gestion et la régulation des stocks d'autre part. A cela s'ajoutent les fluctuations observées au cours des dernières années dues en partie aux contraintes sanitaires à la suite des graves perturbations qu'à connu le monde notamment avec des épidémies accentuées du cheptel bovin laitier, qui ont servi de tremplin à la création de nouvelles règles induisant des coûts plus élevés à la production.

« Les simulations effectuées par l'OCDE, la Banque Mondiale, la FAO, mettaient en avant un accroissement des prix du lait de près de 30 % sans le GATT et de 7% avec le GATT. » ( T. Ben Said, S. Boudiche, S. Triki, 2001). Effectivement un accroissement progressif du prix de la poudre de lait est observé à partir de 2003.

III.- CONCLUSION DE LA PARTIE I :

L'étude de la filière lait indique que la satisfaction des besoins de la population pour ce produit n'a pas encore été atteinte. La production locale est encore largement dépendante des besoins d'affouragement du cheptel laitier, peu disponibles du fait des insuffisances en eau de manière générale et par voie de conséquence des terres irriguées destinées à la production du vert.

La production locale de lait est fortement concurrencée sur les fourrages par la production de viande dont le prix est beaucoup plus rémunérateur d'une part et l'importante disponibilité en poudre de lait sur le marché international d'autre part.

La destination des fourrages se fait souvent au détriment du bovin laitier. La réservation des terres irriguées reçoit plus souvent des cultures à forte plus value plutôt que le fourrage vert. L'évolution du cheptel laitier en nombre et en couverture des espaces agricoles est restée limitée.

Les quelques sursauts observés ne sont dus qu'aux effets d'importations ponctuelles non planifiées. Jusqu'à l'année 1999, l'extension des surfaces irriguées propices au développement du bovin laitier est très faible (40 m² luzerne par vache laitière) et reflète les insuffisances observées dans ce domaine d'activité.

Les efforts consentis en matière d'incitations et aides pour l'élévation du taux d'intégration de la production locale dans les circuits de la transformation, restent peu convaincants et n'ont pas d'effet significatif. (Mezani H). Le niveau des 10% de collecte indique que les prix du lait cru pratiqués par les circuits ordinaires ne sont pas rémunérateurs, devant un besoin considérable à la consommation. Il indique aussi, que la capacité de transfert pour la transformation en vue d'une disponibilité au niveau urbain reste encore très insuffisante.

Toute tentative d'expansion de l'industrie de transformation du lait liée au degré d'urbanisation et de modernisation de la société, reste sous la dépendance de l'approvisionnement de l'extérieur du pays en matières premières et équipements.

Dans le contexte actuel du développement de la transformation, le constat montre que la pression suscitée par les besoins de consommation de la population conduit inévitablement à l'ouverture de plus en plus large aux produits laitiers transformés (lait infantiles et poudre de lait de consommation), directement consommables, à partir de l'importation.

La stratégie de développement de l'élevage laitier a montré ses limites. Il est utile de souligner que la consommation du lait et de ses dérivés (lben, smen...) est une tradition ancestrale en milieu rural. L'élevage du bovin pour le lait et la viande fait partie intégrante de l'activité des agriculteurs nationaux. Il est certain que c'est avec eux qu'il faudra composer, au niveau local, pour une éventuelle amélioration durable de la disponibilité en lait.

Figure n°08 : Représentation schématique des zones de concentration du bovin laitier dans le Nord de l'Algérie (2005)

NB : Le cheptel présent dans les Wilayas du Sud (Béchar, Ghardaia, El Oued et Ouargla ne figure pas ici : 3312 têtes.

ANNABA

MEDITERRANEE SKIKDA

ALGER

BEDJAIA

MOSTAGANEM

ORAN

MEDEA

SETIF

CONSTANTINE

TLEMCEN TIARET BATNA

DJELFA

NAAMA Tiaret, Djelfa, Laghouat, Naama, El Bayed

Oran, Ain Témouchent, Tlemcen, SBA, Saida, Mascara

Mostaganem, Relizane, Chlef, Ain Defla, Tissemsilt

Tipaza, Alger, Blida, Médéa, Bouira, Boumerdes, Tizi Ouzou

Bédjaia, Jijel, B. B A, Sétif, Mila

Skikda, Annaba, El Taarf, Gelma, Constantine, Souk Ahras

M'Sila, Biskra, Batna, Khenchela, Tébessa GHARDAIA NORD DE L'ALGERIE

118424

236987

173477

80660

67447

51446

80217

PARTIE II

LES POLITIQUES LAITIERES

I.- INTRODUCTION :

Dès les premières années d'indépendance, l'Algérie a amorcé quelques tentatives dans le but d'améliorer l'élevage laitier et assurer la consommation en lait du fait de l'apport consistant de protéines animales à moindre prix. Toutefois, les efforts déployés par l'Etat n'ont pas donné les résultats escomptés. L'Algérie reste un pays tributaire des importations ; les politiques de développement du bovin laitier, jusque-là engagées par l'Etat, certes ont contribué à maintenir une production locale, mais qui reste très en deçà des résultats attendus et des efforts consentis.

Dans les conditions socio-économiques de cette époque (les deux premières décennies de `l'après Indépendance'), l'Etat avait mis en place des industries de transformation du lait et dérivés et un système de distribution urbanisé de grande envergure de sorte que la population puisse être approvisionnée de manière uniforme. Ces grands ensembles de transformation et de distribution du lait fonctionnant presque à 100% sur la base d'une matière première importée, cette situation a conduit à une industrie extravertie. Le maintien en place de cette politique a été soutenu par des prix relativement bas sur les marchés extérieurs et des prix administrés à l'intérieur du pays dont les conséquences sont encore influentes de nos jours.

Cet état de fait a entraîné la filière lait vers une situation critique (l'augmentation des prix sur le marché international et la faiblesse de l'offre locale) nécessitant de manière impérative un programme de réhabilitation que l'Etat a engagé en 1995. Ce programme qui est une résultante du constat d'échec des politiques laitières depuis l'indépendance a été consolidé par le Plan National de Développement de l'Agriculture (PNDA) en vue de faire basculer la situation actuelle vers une meilleure tendance de la production locale, son intégration dans le circuit du marché de la consommation et de la transformation.

Dans cette seconde partie, nous tenterons de cerner, puis d'identifier les différentes actions entreprises depuis 1969 pour améliorer la filière lait et faire le point des politiques antérieures et leurs conséquences ainsi que les nouvelles depuis 1995 et leurs résultats. A partir de ce diagnostic des politiques laitières, nous essayerons de dégager les forces et les faiblesses qui ont été à l'origine de la situation actuelle, décrite dans notre première partie.

II.- L' HERITAGE DU PASSE :

Au lendemain de l'indépendance l'élevage existant, était constitué de deux races locales, la Brune de l'Atlas et la Guelmoise, et quelques races laitières d'Europe, importées par les colons de l'époque. C'était un élevage traditionnel, orienté vers la production de subsistance (pour subvenir aux besoins familiaux), localisé dans les plaines du nord et zones de montagne (S. Bedrani.).

Le recensement de 1966 puis l'enquête de consommation de 1967/1968 ont révélé la faible disponibilité en protéines animales « 7,8 grammes / habitant / jour ». Pourtant le pays était éleveur et l'élevage bovin ainsi que l'ovin, étaient concentrés entre les mains de la paysannerie locale.

L'élevage entièrement extensif, était révélateur de la faible intensification du secteur traditionnel. Le bilan disproportionné entre les besoins et la disponibilité en aliments fourragers, traduit la surcharge de ce cheptel sur le secteur, alors que la quasi-totalité des superficies fourragères est dans le secteur autogéré socialiste (S. Bedrani.).

L'industrie ne déroge pas à ce schéma puisque l'héritage reçu de la colonisation se résumait en trois coopératives de production à faible capacité, localisées à :

*Alger : Colaital 40 000 L/j,

*Constantine : Colac, 10 000 L/j,

*Oran : La Clo, 100 000 L/j.

Face à cette situation et dans un but de résorption du déficit protéique, le planificateur de l'époque, au moment de l'élaboration de la stratégie de développement, a choisi de favoriser la consommation du lait, pour ses qualités nutritionnelles et son faible prix comparé aux autres sources protéiques.

Dans cette optique, la reconstitution du cheptel bovin et l'extension des superficies fourragères s'imposaient pour le développement de la production laitière. Ainsi, dans le cadre du premier plan (triennal), les superficies fourragères ont connu un accroissement de 42% durant la période 1967/1969 passant de 69 000 Ha à 98 000 Ha, et le cheptel bovin a retrouvé le niveau de son effectif d'avant guerre pour atteindre 511 000 têtes en 1969 avec une augmentation de 7% durant le triennal.

Quant à la restructuration du cheptel bovin et au vu de la situation de l'élevage, l'orientation vers l'importation de vaches laitières était un objectif retenu. L'implantation de ce cheptel s'est faite selon une sélection zonale en fonction des disponibilités fourragères. Dans cette optique, une étude a été réalisée au début des années 1970 par le Ministère de l'Agriculture, l'objectif étant de déterminer les possibilités d'augmentation de la production animale et cela par zone écologique. Les recommandations pour les zones dites « arrosées » ont été les suivantes :

Ø Le développement d'un élevage laitier intensif en étables de 80 vaches laitières avec une place importante de l'aliment concentré.

Ø L'embouche à l'étable des jeunes de 0 à 16 mois avec création de centres d'engraissement de 50 à 200 têtes, à partir de veaux de 8 jours achetés et élevés au lait reconstitué puis engraissés, à l'aide d'une production fourragère intensive, au foin et à l'aliment concentré

C'est sur la base de cette étude que le planificateur de l'époque a conçu son plan de développement, que l'on retrouve aisément dans les orientations des plans quadriennaux de 1970 à 1977 (Boulahchiche N. 1997).

III- LES PREMIERES ORIENTATIONS DES POLITIQUES LAITIERES

1.- Les actions au niveau de la ferme :

Les faiblesses de la production de lait, celle des cultures fourragères, le manque d'infrastructure d'élevage et le peu de technicité disponible au cours de ces premières années de l'Indépendance ont été à l'origine des nouvelles orientations du plan quadriennal 70/73. Pour surmonter les difficultés rencontrées, on retrouve :

Ø La nécessité d'accroître le nombre de têtes bovines (peuplement des étables) par l'importation de 30 000 génisses.

Ø La construction d'infrastructures d'accueil pour le bétail.

Ø L'introduction de techniques modernes pour l'alimentation et la reproduction.

Ø La réduction de la jachère et son remplacement par un important développement de la production fourragère.

Les résultats du plan de repeuplement des étables se résument à :

Ø Une augmentation du cheptel de 16 000 vaches laitières importées ;

Ø La création d'infrastructures de logement pour 20 000 génisses ;

Quant aux autres objectifs de maîtrise des techniques d'alimentation et de résorption de la jachère, les résultats escomptés sont restés très limités. A partir de ces données les orientations du deuxième plan quadriennal (1973/1977) ont mis l'accent sur l'intensification de l'élevage bovin laitier dont les objectifs étaient les suivants pour la production laitière :

Ø La production laitière commercialisée en zone urbaine devait passer de 200 000 tonnes en 1973 à 280 000 tonnes en 1977 (production des vaches sélectionnées) ;

Ø La production laitière auto - consommée en zone rurale (vaches locales) devrait passer de 30 000 tonnes en 1973 à 380 000 tonnes en 1977.

Ø Les importations de lait devraient atteindre les 440 000 tonnes en 1977 par rapport aux 350 000 tonnes en 1973.

Les résultats de ce plan se sont soldés par une augmentation de l'effectif bovin, qui est passé de 872 000 têtes en 1973 à 1 130 160 têtes en 1977 (Boulahchiche.N 1997). Cette augmentation est en majeure partie due à l'accroissement des importations en aliments du bétail et en génisses pleines. Les autres objectifs sont restés très éloignés des résultats escomptés.

A partir de 1977 la population algérienne s'est fortement accrue ; les orientations vers l'importation pour combler le déficit alimentaire vont conduire à une forte dépendance en matière première incitant à de nouvelles orientations pour la réalisation des plans de 1980/1984 et 1985/1989.

Pour augmenter la production laitière et réduire la dépendance vis à vis de l'extérieur, de grands axes de développement ont été retenus pour le moyen terme. En matière de production

du lait, on peut noter :

Ø Le développement du cheptel bovin par la mise en place de structures d'accueil modernes au niveau des unités de production, la généralisation de l'insémination artificielle et l'importation de bovins à haut potentiel génétique.

Ø L'amélioration des conditions d'approvisionnement des producteurs en fourrages et aliments concentrés ainsi que l'assouplissement des procédures de commercialisation du lait.

Les résultats attendus pour 1984 étaient :

Ø 930 millions de litres de lait et dérivés, soit 30% de plus qu'en 1979 ;

Ø Prés de 900 millions d'unités fourragères pour l'alimentation du cheptel bovin laitier et bovin à viande.

Malgré les actions entreprises par l'Etat la dépendance s'accentue d'avantage (une demande solvable importante s'était installée durablement). L'amélioration de la production laitière est restée très insuffisante au regard des besoins de la population qui n'a cessé d'exprimer une demande de plus en plus, forte compte tenu de son modèle de consommation.

2- Les actions entreprises au niveau de la transformation :

Créé en 1969 l'ex-Office National du Lait (ONALAIT) qui avait hérité des trois coopératives de production opérant dans le secteur (Colaital Alger, Colac Constantine et La Clo Oran), a été chargé de :

Ø la collecte et le ramassage du lait ;

Ø la fabrication du lait et produits laitiers ;

Ø la distribution de ces produits jusqu'au détaillant.

Parallèlement, l'ONALAIT disposait du monopole sur l'importation de la matière première laitière pour combler l'insuffisance de la production laitière locale. Cette opportunité va l'entraîner, face à une demande croissante, à l'augmentation de plus en plus forte des importations si bien que son activité première qui fut la collecte et le ramassage du lait sera quelque peu délaissée. Le tableau-ci après donne un aperçu sur cet aspect qui a fortement marqué le devenir de l'entreprise.

Tableau N°11 : Evolution des quantités de lait traitées et transformées par l'ONALAIT

(Unité : litre)

Année

Lait en vrac importé

Lait recombiné avec la poudre et la MGLA

Lait ramassé localement

TOTAL

1969

10 626 000

0

29 066 000

39 682 000

1970

15 319 000

0

41 013 000

56 332 000

1971

23 303 000

0

34 252 000

57 555 000

1972

31 948 000

13 855 000

33 072 000

78 875 000

1973

35 994 000

78 836 000

32 612 000

14 744200

1974

24 104 000

133 045 000

33 160 000

190 309 000

1975

14 330 000

164 552 000

39 801 000

218 683 000

1976

 

210 668 000

59 600 000

270 268 000

1977

0

235 440 000

63 000 000

298 440 000

1978

0

253 152 000

56 000 000

309 152 000

1979

0

286 035 000

48 400 000

334 435 000

1980

0

378 500 000

43 500 000

422 000 000

Source : Industrie agro-alimentaire et dépendance envers les approvisionnements extérieurs :

le cas algérien. (Arif .S et Zga. K.)

On peut remarquer que les importations de lait en vrac ont été abandonnées à partir de 1975 pour laisser la place à la poudre de lait et MGLA qui de 13, 855 millions de litres équivalent en 1972 ont atteint 378, 5 millions de litres en 1980. En effet à partir de 1972, un changement de la politique laitière s'est opéré en faveur de la poudre de lait pour plusieurs raisons notables à l'époque notamment sur les gains en quantités transportées par la réduction des frais de transport maritime, une meilleure maniabilité de la poudre de lait et une réduction des risques d'avaries ou d'acidification.

Durant la même période, le ramassage du lait local n'a pas progressé. En 1980, avec 43,5 millions de litres ramassés, on se situait au même niveau que la moyenne de la décennie qui est de 44 millions de litres. Ce schéma de croissance privilégiât la logique importatrice par rapport à la recherche d'une dynamique productive interne.

« La mise en oeuvre d'une telle politique n'a pas manqué de déstructurer profondément les relations agriculture - industrie d'aval, en l'occurrence, ici, les relations entre l'industrie laitière et l'élevage bovin laitier. Elle a rendu illusoire toute possibilité de maîtriser la modernisation et l'intensification de l'élevage laitier local » (Boukella M. 1996).

Les unités de l'entreprise publique détenant le monopole de l'importation et agissant sous une tutelle étatique à planification centralisée, se sont désormais spécialisées dans l'importation et la transformation de la poudre de lait. S'agissant de reconstitution du lait, l'élargissement et l'accroissement des capacités de transformation des unités ont été opérés dans ce sens, délaissant ainsi les tâches à l'origine de la création de l'ONALAIT et sa mission première.

La chute du taux d'intégration du lait cru dans la production industrielle passant de 73% en 1969 à 7,6% en 1981, est hautement significative pour renseigner clairement sur l'extraversion des industries laitières publiques locales.

Pour remédier à cette situation une restructuration de la base industrielle algérienne laitière a été mise en oeuvre. Néanmoins elle ne répondait qu'au simple schéma de division des grandes entreprises de l'époque dans le contexte industriel du pays.

En faisant entrer l'industrie laitière au même titre que le reste du tissu industriel qu'il soit agro-alimentaire ou ayant toute autre vocation, de service ou de production, dans le schéma directeur de cette restructuration, les pouvoirs publics venaient de fermer de manière implicite l'accès à toute forme de développement de la filière dont les fondements sont en premier lieu agricoles et non pas industriels.

L'ONALAIT fut scindé (1983) en trois offices régionaux, dont l'activité principale sinon exclusive, restait la recombinaison à partir des importations de poudres de lait et la mise sur le marché de la consommation des quelques sous-produits obtenus. Les dix-sept unités de production en charge de cette activité sont ainsi réparties entre trois offices régionaux auxquels on avait assigné entre autres les missions de :

Figure N°09 : la restructuration de l'ONALAIT (1983)

ONALAIT

ORLAC

OROLAIT

ORELAIT

Restructuration

Unités de production : Unités de production : Unités de production :

(capacités : 100 000 (Capacité : 250 000 à (Capacités : 200 000 à

à 400 000 litres-jour) 500 000 litres-jour) 350 000 litres-jour)

Oran, Igli, Mascara, Birkhadem, Boudouaou, Annaba, Constantine,

Mostaganem, Tiaret, Draa ben khedda, Sétif, Batna

Saîda, Relizane, Tlemen Blida, les Arribs

Ø développer et gérer les industries de traitement et de transformation du lait et de ses dérivés ;

Ø assurer un approvisionnement régulier du marché par une répartition rationnelle et équilibrée du lait et des produits laitiers.

Ces missions confiées aux offices régionaux ont influé de manière décisive sur l'extension des capacités de transformation. Ainsi ; « Sous sa nouvelle forme d'office régional, l'industrie laitière a amélioré les capacités de production de ses usines qui sont passées de 682, 5 millions de litres en 1982 à 1 574, 6 millions de litres en 1992 (Boulahchiche N. 1997)

Parallèlement, les quelques efforts consentis pour l'amélioration de la production laitière locale au début du second plan quinquennal (1985/89) ont bien vite été estompés devant le formidable essor que la recombinaison du lait a connu. Ainsi « Les livraisons de lait produit localement aux trois offices qui étaient d'environ 82 millions de litres en 1987, sont tombées à environ 37, 1 millions de litres en 1990 (3,6% des achats) » (Boulahchiche N. 1997)).

Les offices régionaux dont la gestion autonome permettait de favoriser le déploiement d'actions d'envergure, relatives à la vulgarisation des techniques, visant l'intensification de la production laitière et la formation professionnelle du personnel chargé d'exploiter les installations de traite, tel que cela était inscrit dans leurs missions de rapprochement du terrain producteur, n'ont pas suivi.

Les insuffisances d'organisation et de coordination en amont et en aval des activités de transformation, le fonctionnement quasi-total sur la base d'une matière première importée, le manque d'intérêt accordé aux actions à entreprendre en concertation avec une administration technique locale chargée de veiller sur la nécessité d'accroître la production laitière en quantité et qualité avec peu de moyens efficaces, ont fait que les offices régionaux se sont renfermés sur l'obligation de résultats visibles sur le marché de la consommation abandonnant leur participation au développement de la production laitière.

La politique des prix :

La situation de désengagement délibéré des offices régionaux du développement de la production laitière locale, a été confortée par une politique de prix à la consommation d'un produit `stratégique' de base à l'alimentation, une disponibilité en devises fortes issues de la vente des hydrocarbures ainsi que la présence d'excédents importants en produits laitiers sur les marchés internationaux. « L'action fondamentale de l'Etat a été de développer la filière par le bas, c'est-à-dire en élargissant le marché » (Amellal R). 

De 1970 à 1985, le prix de cession du lait à la ferme est passé de 0,62 DA à 3 DA le litre. Durant la même période le prix de détail à la consommation est passé de 0,85 DA à 1,.30 DA le litre» (A. Bourbouze, A. Chouchen, A. Eddebbarh, J. Pluvinage, H. Yakhlef, 1989).

Cette disproportion entre les variations de prix de deux périodes, indique que des évènements profonds ont été enregistrés pour maintenir une situation paradoxale où le prix à la consommation qui était supérieur à celui de la ferme, est devenu quinze ans plus tard nettement inférieur de 2 fois et demi. La formation des coûts et leur administration ne répondaient plus à la logique économique. Cette situation ne peut s'expliquer (indirectement) que par le fait que les opérateurs économiques internationaux possédant des excédents en produits laitiers sur les marchés qu'ils détiennent, pour trouver acquéreur, ont influé sur le financement des investissements orientés vers l'installation d'infrastructures de transformation laitière, se créant ainsi un marché potentiel dans un pays hautement solvable et dont la production locale devrait rester à un niveau faible et peu développée.

La stratégie mise en place par ces opérateurs internationaux a tout de suite porté ses fruits. La consommation a très vite augmenté à l'intérieur du pays, provoquant une demande telle que seules des importations massives pouvaient satisfaire, surtout qu'à partir de la poudre de lait, on pouvait obtenir par reconstitution un lait très bon marché à un coût de moins de 1DA le litre en cette période.

La collecte du lait cru ayant ainsi été délaissée (la collecte de lait cru de1990 est inférieure à celle de 1970), les producteurs privés se sont tournés vers le marché informel d'autant plus que la vente se faisait sans peine à plus de 4 DA le litre. Toutefois cette tendance n'a pas permis pour autant un développement sensible de la production du lait cru, car la demande solvable pour ce produit est restée limitée du fait que la majorité des familles consommatrices de lait ne disposaient que d'un revenu faible les contraignant à s'orienter vers la production issue de l'industrie de transformation, vendue à un prix nettement plus bas.

Ainsi, on peut conclure sur cette période (de grande crédibilité d'une industrie industrialisante à l'aide d'usines clés en mains), que quelque part la politique des prix administrés n'est que le voile d'une stratégie inexorable que les mécanismes des marchés internationaux tendent à imposer de manière durable par la volonté, le savoir faire, la disponibilité, la qualité et le sérieux du service qui souvent ont fait défaut dans le suivi des orientations pour jeter les bases d'un développement durable de la production laitière locale.

4.- L'encadrement de l'élevage bovin :

a.- Les principales structures d'approvisionnement

- L'Office National des Aliment du Bétail (ONAB) :

Dans la logique du modèle de consommation prévu dès le triennal, fondé en majeure partie sur les apports protéiques du lait, et dans le but de satisfaire à la nécessité de modernisation d'un élevage bovin traditionnel dans toute sa dimension locale de l'époque, un organisme à caractère industriel et commercial a été crée en 1969 : l'Office National des Aliments du bétail (ONAB) chargé d'assurer :

Ø la production et la commercialisation des aliments composés ;

Ø la vulgarisation de l'emploi des aliments composés ;

Ø l'approvisionnement nécessaire aux programmes de production.

Ces missions s'élargissent à partir de 1970 à l'intégration de :

Ø la régulation des marchés des viandes rouges ;

Ø le développement de l'aviculture.

Mais l'office n'a pas mobilisé tous les efforts nécessaires à l'amélioration de l'alimentation destinée à l'élevage du bovin dont les insuffisances se situaient ailleurs, au niveau de la disponibilité du vert pour le lait. Ainsi, l'office s'est beaucoup plus orienté vers la satisfaction de l'alimentation avicole dont la majeure partie des composants était importée. Cette situation a conduit à une réduction substantielle de la part consacrée à l'alimentation du cheptel bovin pour ne représenter que 15% de la production totale de l'ONAB en 1992.

L'ONAB, entité de fabrication d'aliments composés, disposant d'une autorisation globale d'importation (AGI) des matières premières pour l'alimentation du cheptel national toutes espèces confondues, était devenu un opérateur important et particulier sur ce marché international. Les seules matières premières locales utilisées se résument au sel, au calcaire et à une partie de la production d'orge.

Dans cette situation, il était facile de fragiliser le système d'élevage local dans son ensemble et le rendre vulnérable et dépendant par son alimentation à partir d'une source puisant dans un marché international apparemment diversifié mais rigoureusement bien organisé. Ainsi l'on pouvait observer des approvisionnements parfois irréguliers et des ruptures de stocks, rendant la recherche de performances zootechniques (ITELV , INRAA) et même de tout progrès dans la production laitière locale, aléatoires.

La présence des organismes céréaliers, l'OAIC et ses CCLS (coopératives céréalières) d'une part et les ERIAD (issues de la restructuration de la SN SEMPAC) d'autre part, a souvent été mise à contribution pour la fourniture à l'ONAB et aux coopératives d'élevage du maïs et des issues de meunerie.

- L'Office National d'Approvisionnement et de Service Agricole (ONAPSA) :

L'ONAPSA, ayant succédé à la SAP (Société Agricole de Prévoyance) elle-même héritière de l'ex-SIP durant la colonisation (Société Indigène de Prévoyance), jouissant du monopole d'approvisionnement en intrants agricoles, s'est chargé de l'importation des produits et matériels vétérinaires, des équipements d'élevage, des semences fourragères et des animaux vivants. 

D'après Boulahchiche (1997) « l'ONAPSA contrôlait 80% du marché des produits vétérinaires, et importait 70% des génisses destinées au programme laitier ». Il n'en demeure pas moins, qu'intervenant dans la commercialisation de tous les intrants agricoles par le biais de ses CASAP, cet office se présentait beaucoup plus comme un organisme chargé de vendre au niveau du terrain tous les produits importés, que d'être une courroie de transmission du soutien à la production, mission pour laquelle il avait été établi.

Dès les premières mesures de libéralisation, l'ONAPSA ne pouvait plus supporter l'effet concurrentiel du secteur privé pour lequel le monopole des produits cités à l'importation constituait une entrave à son développement.

b.- L'administration au service de l'élevage bovin :

* L'administration agricole sur le terrain :

Le programme de développement de la production animale et en particulier de la production laitière établi par le Ministère de l'Agriculture visait notamment :

Ø la promotion des élevages (coordination des activités de développement, diffusion des techniques, contrôle de la production animale, ..) ;

Ø la protection sanitaire du cheptel ;

Ø Le contrôle et l'hygiène alimentaire.

La mise en oeuvre de ce programme fut confié aux Directions de l'agriculture de Wilaya auxquelles, était affecté un Inspecteur vétérinaire par Direction, chargé du suivi et de la coordination des opérations sanitaires à travers la Wilaya en collaboration avec les Wilayas limitrophes.

Jusqu'en 1990, peu de moyens ont été mis à la disposition de ces administrations, qu'il s'agisse de moyens de gestion technique, d'organisation des activités de terrain, ou financiers pour la réalisation des opérations de développement et d'accroissement de la production.

Certaines administrations de Wilaya ne disposaient même pas d'un moyen de déplacement approprié, ni de compétences nécessaires pour le relais, la planification et la projection des actions à entreprendre.

Cette situation a conduit ces administrations à un rôle qui s'est limité en matière de développement et de production au recueil et transmission de l'information et en matière sanitaire, au contrôle des abattoirs et à la surveillance épidémiologique.

A côté de cette structure administrative, au rôle limité en matière de développement de la production laitière, des institutions intervenant directement ou indirectement, ont été créées au fur et à mesure que le besoin s'est fait sentir ou que de nouvelles alternatives sont apparues. Ces structures sont :

* Les institutions techniques d'appui :

- Le Centre National d'Insémination Artificielle et d'Amélioration Génétique (CNIAAG) :

Ø Amélioration génétique.

Ø Développement et diffusion de l'insémination artificielle.

Ø Formation des agents d'intervention en appui aux instituts et coopératives spécialisées d'élevage de wilaya...

- L'Institut Technique d'Elevage Bovin et Ovin (ITEBO) :

Ø Amélioration du cheptel bovin par introduction de la productivité (développement des performances zootechniques).

Ø Amélioration des techniques d'élevage.

Ø Mise en place de réseaux de suivi et contrôle laitier.

- L'Institut National de la Santé Animale (INSA puis INMV) :

Ø Réseau d'observation et de détection des diverses épidémies éventuelles.

Ø Campagne de prévention (vaccination) : Conception et organisation.

Ø Homologation des produits vétérinaires.

Ø Vulgarisation de l'utilisation de nouveaux produits vétérinaires introduits.

* Les structures de recherche et de vulgarisation :

Le Centre National de la Recherche Zootechnique (CNRZ) dépendant de l'Institut National de la Recherche Agronomique (INRA) créé .en 1966, a eu pour mission de :

Ø Gérer les inventaires en ressources génétiques pour l'alimentation et la détermination de leur valeur alimentaire.

Ø Proposer les possibilités d'amélioration des systèmes et conduites de l'élevage.

Ø Etudier et améliorer la productivité du bovin de race locale.

Ø Proposer les voies d'implantation de races spécialisées pour le lait et la viande.

Toutefois, dès les premières années de la décennie 80, la création d'Instituts techniques spécialisés a entraîné le transfert de certaines stations de l'INRA vers ces Instituts. L'interruption des programmes de recherche menés par le CNRZ en 1976 et la reprise des activités expérimentales par de jeunes équipes d'ingénieurs au niveau des nouvelles institutions techniques a été à l'origine d'une perte de temps précieux. Par ailleurs l'absence d'un système de communication et de vulgarisation performant au niveau du terrain a fait que :

Ø La circulation de l'information était insuffisante.

Ø La productivité des ressources (financières et humaines) mises en oeuvre était faible.

Ø La refonte des programmes de recherche et de communication n'a pas été à la hauteur des résultats attendus.

Ainsi, il a été créé des Chambres d'agriculture avec pour objectif de faciliter le contact avec les producteurs et pouvoir identifier leurs contraintes en vue de mieux répondre à leurs attentes. Toutefois ces Chambres ont vite été vidées de leur sens et de leur moyens d'actions du fait qu'elles furent encadrées essentiellement par des représentants permanents de l'administration agricole et d'organisation de masse qui, jouissant d'un poids de décision considérable, évacuaient toute forme de proposition nouvelle ou d'expression d'une méthode d'approche introduisant le débat sur les objectifs arrêtés par la politique laitière mise en place. Plus tard, ces Chambres renaîtront avec d'autres objectifs dans d'autres circonstances

c.- Le système coopératif :

Mis en place par les pouvoirs publics pour asseoir la politique agricole, ce schéma d'organisation n'a pas pu apporter le développement attendu de la production laitière pour répondre à la demande sans cesse croissante sur le marché interne. L'accumulation des pratiques et des décisions inadéquates ont porté préjudice à la filière lait, accusant ainsi un retard considérable dans son développement qui s'est traduit, dès l'apparition d'insuffisances financières du pays en 1986, par des contraintes économiques majeures qui ont ébranlé fortement le fonctionnement de tout le système d'élevage du bovin et de la transformation du lait.

Les coopératives d'élevage, d'une part, et les structures liées à la transformation d'autre part, ont vu ainsi naître des contraintes conduisant à :

Ø une réduction des capacités de développement de la production nationale de lait ;

Ø l'abandon de l'élevage laitier par l'agriculteur au profit de spéculations plus rémunératrices

Ø un découvert bancaire des entreprises de transformation qui ont eu par ailleurs de plus en plus recours aux importations de lait en poudre au détriment du lait local ;

Ø Un endettement accru dû à des demandes d'augmentations importantes des enveloppes financières consacrées aux importations et aux subventions.

IV- LES NOUVELLES POLITIQUES LAITIERES:

A partir de 1992 et dans le cadre de la consultation nationale sur le développement de l'agriculture, un desserrement relativement complet de la situation de la production laitière nationale a été appréhendé dans le cadre global de la politique alimentaire sous une démarche filière. Ceci a permis l'examen des différents segments, marquant ainsi une rupture, avec les anciennes pratiques.

Cette démarche a été suivie par la création au niveau du Ministère de l'agriculture et de la pêche en 1994, d'une Commission chargée de promouvoir le développement de la production laitière.

Ainsi, en juin 1995, a été promulgué une Instruction ministérielle portant programme de réhabilitation de la production laitière. Par ce programme, une nouvelle phase s'ouvre pour la filière lait.

1- Les objectifs :

Trois points ont été retenus :

a- Augmenter la production nationale du lait cru, par l'atteinte à terme (5 ans) de l'objectif de 500 000 VL (BLM) et d'en améliorer la productivité en passant de 3 000 à 4 000 litre/VL, soit 2 milliards de litres.

b- Rechercher le taux d'intégration le plus élevé possible de la production nationale du lait cru et permettre ainsi la réhabilitation de l'industrie laitière dans sa fonction fondamentale économique, il s'agit d'atteindre un taux d'intégration à moyen terme de 25 à 30 %.

c- Augmenter la collecte du lait cru pour atteindre à moyen terme 400 millions de litres.

2.- Les actions entreprises :

Pour réaliser ces objectifs, des enveloppes financières ont été dégagées en conséquence depuis 1995. En matière de production, d'intégration et collecte du lait cru, l'enveloppe allouée à cette rubrique a été de 4 milliards de DA (+ 500 millions accordés en 2000).

Tableau N°12 : Répartition des dotations par rubrique

d'investissements (1995/1999).

Rubriques d'investissements

Dotations (millions DA)

Investissement à la ferme

Insémination artificielle

Laiteries

Centres de collecte

Citernes de transport

Production de reproducteur

794, 5

20, 0

240, 0

15, 0

20, 5

85, 0

Total rubrique

1 175, 0

Source : Ministère de l'agriculture.

La politique de réhabilitation de la production laitière nationale s'articulait autour de trois principaux programmes :

Ø La promotion de la collecte du lait cru :

par une prime d'incitation de 4 DA/litre, octroyée à l'éleveur qui livre son lait à la transformation à titre d'encouragement à la collecte ainsi qu'une aide complémentaire de 2 DA pour chaque litre de lait collecté et livré.

Ø L'incitation à la réalisation de mini - laiteries :

Un financement de 40 % de l'équipement d'une mini-laiterie d'une capacité de 5 000 à 10 000 litres est octroyé. Lorsque les investissements sont réalisés par des producteurs organisés en coopérative, ce financement est porté à 60% .

Ø Le développement de la production du lait :

Les éleveurs disposant de douze vaches laitières et plus et de 6 Ha de terre peuvent bénéficier d'un financement à concours de 50 % des installations d'étables, des équipements d'irrigation et de matériels de récolte, ainsi qu'à 30 % pour les matériels laitiers.

Pour la réalisation de ce programme il y a eu la création d'un Conseil National Interprofessionnel du lait et d'un Office Interprofessionnel du lait.

Ø La création du Conseil marque la rupture avec les politiques antérieures et l'enclenchement d'une nouvelle ère de concertation par l'intervention de l'ensemble des opérateurs de la filière.

Ø L'Office Interprofessionnel du lait : regroupe les représentants des partenaires de la filière y compris les consommateurs et l'administration publique (Agriculture, Finance, Commerce, Industrie). Il prend en charge la responsabilité de l'organisation des marchés agricoles du lait et produits laitiers et en partie les politiques d'incitation au développement. Ainsi, sur la base des stratégies arrêtées au niveau national, les politiques d'aides publiques, de protection des revenus, de stockage stratégique, seront exécutées par les professionnels.

3.- Les résultats du programme de réhabilitation de la production laitière :

a- Analyse du contenu du programme :

Ce programme initié par le Ministère de l'agriculture, rend l'intervention d'autres acteurs institutionnels concernés, tels que les structures du Commerce, des Finances ou du Holding alimentaire de base, peu perceptibles. (Amroun M.et al).

La définition des tâches et des responsabilités accordées à ces différentes structures n'est que peu apparente, si ce n'est qu'à travers les prérogatives spécifiques à leurs fonctions. Mis à part le fait que plusieurs intervenants peuvent créer une confusion en l'absence d'un système d'organisation efficace, ces structures par leur participation active auraient pu assurer une meilleure pertinence des mesures arrêtées et même faciliter leur mise en oeuvre.

La réhabilitation implique explicitement un constat d'échec de ce qui a précédé après avoir atteint un certain niveau de développement auparavant. Dans la réalité concrète du terrain, aucun programme de développement et d'intensification de la production laitière initié jusque là n'a pu atteindre les objectifs fixés tout à fait au début du système de planification. De même, le constat de la situation de la filière remettait en cause les politiques antérieures et la politique des prix alors que celles-ci répondaient à des impératifs du moment qui induisait une logique à tort ou à raison dans le cadre d'un système socio-économique particulier.

Le choix du module de 12 vaches laitières au minimum pour pouvoir bénéficier des aides et la mise à l'écart des éleveurs hors sol par l'exigence de la disponibilité de 6 Ha de terres, indique qu'il s'agit d'un tâtonnement et non pas d'une étude rigoureuse fondée sur des principes de gestion et d'organisation modernes. Le peu de fiabilité accordée aux données recueillies serait à l'origine de cette faiblesse...

b- Analyse par rapport aux réalisations :

Figure n°10 : Collecte annuelle du lait cru livré à GIPLAIT

(En m3  de 1996 à 2001)

140 000

130 000

120 000

110 000

100 000

90 000

80 000

70 000

60 000

50 000

40 000

30 000

20 000

10 000

1996 1997 1998 1999 2000 2001

Total GIPLAIT

Zone Centre

Zone Est

Zone Ouest

La promotion de la production et de la collecte de lait cru attendue à travers l'instauration des mesures incitatrices du programme de réhabilitation mis en place dès la fin de l'année 1995 n'a pas eu lieu. GIPLAIT seul opérateur public sur la place, n'a atteint que 25 % des objectifs arrêtés pour l'année 2000, (100, 8 millions de litres ou lieu des 400 millions de litres attendus).

En fait la collecte de lait a régressé de manière générale dans les trois zones de production (BLM). De 137, 6 millions de litres, elle est descendue à 91, 4 millions de litres en 2001.

On peut remarquer à titre indicatif que la zone Est qui concentre 5 fois plus de cheptel BLM que la zone Ouest n'a permis une collecte à partir de 1997 que de près de la moitié de celle de zone Ouest. Cette situation s'expliquerait essentiellement par un marché informel de consommation de lait cru très actif à l'Est du pays. Par contre, à l'Ouest, malgré la longue période de sécheresse qui a prévalu durant cette période le niveau de collecte s'est maintenu aux deux tiers de celui de l'année de départ du programme.

Les investissements réalisés au cours de cette période sont restés faibles et peu significatifs devant l'ampleur de la tâche assignée. Dès la mise en oeuvre du programme les fortes turbulences socio économiques du moment, la lourdeur du mécanisme de l'octroi du soutien, l'implantation insuffisante et inefficace des structures de suivi et la pratique de la culture a forte plus value au détriment des cultures fourragères ont achevés de le rendre sans résultats probants. Le tableau ci-après regroupe, parmi les principales actions engagées et quelques résultats significatifs, les faiblesses dans la réalisation des objectifs retenus par le programme

Tableau N°13: Inventaire des faiblesses de réalisation du programme de réhabilitation

(Arrêté au 31/12/2000).

Rubrique

Objectif

(unité)

Réalisation (unité)

Taux (%) réalisation

Wilayas

concernées

Insémination

artificielle

30 000

2 211

7,37

-

Production génisses *

1 000

140

14

-

Laiteries

58

5

8,62

Bejaia, Blida, Bouira M'Sila, Ghardaia

Centres collecte

50

3

6

Médéa M'Sila

Citernes transport

40

7

17,5

Blida , SBA, M'Sila

Source : Ministère de l'Agriculture.

* Il s'agit de l'année 2000 uniquement

Malgré les efforts consentis dans ce programme de développement de la production laitière le constat reste le même : objectif fixé non atteint. L'intervention de l'Etat s'est soldée par des résultats peu significatifs sur les niveaux de production laitière et de collecte.

Tableau N°14: Consommation des crédits accordés dans le cadre de la politique de réhabilitation de la production laitière (1995/2000).

Unité : millions DA

Rubrique

Montant accordé

Consommé

1995 à 99

Taux

%

Consommé

du 1/1/2000

au 31/12/2000

Total au

31/12/2000

Taux %

cumulé

Collecte de lait

Investis à la ferme

Laiteries

Product. génisses

Citernes

Ins. Artificielle

Centre collecte

Total

4000,0

794,5

240,0

85,0

20,0

20,0

15,0

5174,5

1562,81

227,30

8,00

0,12

3,16

3,39

1,88

1806,66

39,07

28,01

3,33

0,14

15,41

16,95

12,53

34,91

868,06

48,0

20,00

0,80

3,20

2,83

0,60

943,49

2431

275,33

28,00

0,94

6,36

6,22

2,48

2750,33

54,00

34,60

11,60

1,10

31,00

31,00

16,50

53,15

Source : Ministère de l'agriculture.

Il n'en demeure pas moins que la consommation des crédits accordés a été largement entamée et a dépassé la moitié des prévisions.

4.- la place de la filière lait dans le PNDA :

La situation peu reluisante de l'agriculture à la fin des années 90 a induit la nécessité de s'engager sur des solutions durables en évitant le saupoudrage. Le Plan National de Développement de l'Agriculture est venu en réponse à l'attente des agriculteurs et des professionnels de ce secteur.

Les objectifs arrêtés par ce plan sont le résultat d'une analyse détaillée de la situation de l'agriculture avec une prise en charge des insuffisances constatées au niveau des programmes issus des politiques antérieures. Ainsi, la filière a pu bénéficier d'un accroissement substantiel des aides prévues par le programme antérieur de réhabilitation et une amélioration du contenu et du suivi des actions prévues.

Durant ce plan, de nouvelles données sont apparues au niveau économique et social. Avec la confirmation globale de l'ouverture du marché, la libre entreprise réelle venait de naître. L'agriculture, premier jalon de l'économie de marché, devait connaître une mutation profonde notamment en matière de comportement vis-à-vis de l'entreprise publique et des partenaires sociaux. .

5.- Résultats des actions engagées au cours du PNDA :

Tableau N°15: Réalisations physiques des investissements à la ferme, (2000-2003)

Désignation

2000

2001

2002

2003

Vaches Laitières inséminées

41200

47 000

58 000

63 000

dont V L inséminées primées

2 200

47 000

58 000

63 000

Nombre de reproducteurs

140

241

418

553

Investis à la ferme

Nombre de modules créés (unité)

120

78

167

221

Surface fourragère en vert (Ha)

9 000

12000

16 000

22 350

Source : M. Agriculture, la relance de la filière lait (octobre 2004).

Devant l'ampleur des besoins, et malgré la cadence soutenue, l'investissement à la ferme n'a que peu évolué et demeure peu significatif bien que certains éleveurs aient pu bénéficier d'incitations au titre d'autres programmes orientés vers le développement rural (comme le PNDAR).

Tableau N°16: Evolution de la collecte, du nombre d'éleveurs et collecteurs de lait

(2000-2003)

Désignation

2000

2001

2002

2003

Production Nationale

(m3 )

1 583 594

1 637 211

1 541 000

1 660 653

Collecte (m3)

100 700

93 500

129 500

107 471

dont collecte primée (m3)

100 600

86 000

94 000

89 600

Nombre d'éleveurs

6 155

6 974

8 564

12 873

Nombre de collecteurs

436

257

301

652

Source : MADR, La relance de la filière lait (octobre 2004).

Malgré les efforts déployés depuis l'année 2000, les réalisations certes ont augmenté par rapport à la période 1995/1999, mais elles restent très faibles. Certaines rubriques ont connu une amélioration significative comme le déploiement des activités d'insémination artificielle suite à leur prise en charge totale par le plan.

La collecte n'a pas connu l'essor attendu, même si la production ainsi que le nombre des collecteurs connaissent une augmentation. Cette situation peut être le résultat de la faiblesse voire l'absence de réalisation des centres de collecte (aucun centre de collecte réalisé en 2003). Ce qui induit forcément une cassure précoce dans la filière avec des répercussions sur tout le reste de la chaîne. Le centre de collecte reste donc un maillon faible de la filière.

Plusieurs contraintes sont à l'origine de ces faibles résultats :

v Contraintes techniques liées aux systèmes d'élevage et de production du lait :

Tableau n° 17 : Structure des systèmes d'élevage

Type d'élevage

Effectif en % de l'effectif national

% de vaches reproductrices

Taille moyenne / VL / exploitation

Familial

85,9

57,4

2

Traditionnel

13,1

31

9

Moderne

0,9

9,1

45

Industriel

0,1

2,5

171

Source : M. Agriculture, la relance de la filière lait (octobre 2004).

L'analyse du tableau ci-dessus indique que la dominance des systèmes d'élevage à caractères familial et traditionnel où les troupeaux sont de faibles tailles, rend l'encadrement technique rapproché difficile à mettre en place et l'introduction de l'innovation technique, imperceptible dans l'immédiat.

La pratique ancestrale d'un élevage de type familial, (85,9%) avec deux vaches en moyenne par exploitation pour 57,4% de l'effectif des reproductrices, constitue une entrave majeure quant à la modernisation et l'intensification de la production laitière.

Par ailleurs, la faiblesse de technicité chez les éleveurs dans la maîtrise et la rigueur de la conduite du troupeau, la rationalisation de l'alimentation, l'exploitation des techniques de reproduction, fait que les progrès enregistrés restent limités.

Cette situation se traduit ainsi sur le terrain par une très faible participation aux actions de développement, qui n'offrent que de très rares possibilités d'organisation des éleveurs, et par conséquent l'absence d'un potentiel de négociation face aux acteurs des autres segments de la filière notamment au niveau du marché et de l'approvisionnement.

6.- Contraintes d'ordre économique et commercial :

En plus du fait que l'élevage semble se renfermer sur lui-même de plus en plus, d'autres types de contraintes de poids viennent s'ajouter à ses difficultés notamment aux plans économique et commercial.

L'éleveur ne maîtrise aucun prix (bien qu'il possède la liberté de négocier le prix de son produit au niveau de la livraison), et ne fait partie ni ne participe à aucune structure de formulation des prix au niveau des intrants. Cette situation fait qu'il subit le renchérissement incessant sur les approvisionnements en le poussant vers le marché informel dans toute sa précarité.

Cette capacité de nuisance à l'organisation et à la mise en oeuvre de mécanismes capables de soutenir la lutte contre la déperdition et la dégradation du système d'élevage en le maintenant dans un état de faiblesse accentuée, est due principalement à un déséquilibre dans l'organisation et la gestion des différents segments de la filière.

% d'intégration du lait cru

30

25

20

15

10

5

//

1975 76 77 78 79 80 96 97 * 98 99 00 01 02 03 04 année

Figure n°11 : Evolution du taux d'intégration de la collecte de lait à la transformation

Source : Reconstitution à partir de collecte de données.

*1997 : les données des filiales GIPLAIT du centre ne sont pas disponibles pour la poudre de lait

En effet il n'existe aucune relation de gestion technique et organisationnelle entre l'approvisionnement en matières premières pour la fabrication du lait et l'approvisionnement en intrants pour la production de lait.

L'intégration est uniquement estimée au niveau des structures de transformation en fonction de la collecte maintenue aux environs du dixième de la production depuis deux décennies comme suite au déclin des années 80, pour n'avoir aucun effet sur le marché de la poudre de lait.

L'élevage ne possède pas les facteurs d'organisation en mesure de rompre cette barrière intérieure. Il reste éloigné de l'amélioration des moyens de production par la mise en valeur des terres, l'irrigation, la fertilité, le financement et le partage du risque.

V- LA POLITIQUE DES PRIX DU LAIT:

1.- Le système d'encouragement à la production du lait :

A partir de la fin de la période de dévaluation vertigineuse du DA (années 1990), les prix des produits n'ont cessé d'augmenter. Les intrants, les équipements et les produits agricoles ont vu la disparition des soutiens dont ils bénéficiaient antérieurement.

Toutefois, le lait continue de bénéficier d'un encouragement sous forme de prime versée au producteur qui accepte de livrer son lait aux usines de transformation. Cette prime d'encouragement est passée de 3 à 7 DA/litre entre 1995 et 2005. En outre, pour susciter la prise en charge de la collecte, une prime de 4 DA le litre livré à l'usine est assurée pour les collecteurs livreurs, ainsi qu'une prime de 2 DA le litre est versée aux usines laitières à la réception du lait crû local. Enfin, pour inciter les producteurs à améliorer la qualité du lait livré aux usines de transformation, une réfaction ou bonification, de 0,50 DA par gramme de matière grasse, est appliquée à partir de 34 grammes par litre.

2.- Les prix à la consommation du lait :

Quant aux prix à la consommation, seul celui du litre de lait pasteurisé en sachet pour la grande consommation reste sous la surveillance des pouvoirs publics. Ainsi les négociations du 5 février 2001 avaient abouti à l'augmentation du prix du sachet de lait pasteurisé, de 20 à 25 DA/ litre et le 15 du même mois on assistait à une libéralisation complète des prix du lait conditionné en bouteille et en carton `Tétra Pack'.

Finalement, la politique des prix qui semblait pendant longtemps porter préjudice à la filière lait, s'efface progressivement pour permettre l'établissement des prix réels, fixés par les cours du marché international. Ainsi la politique des prix tendant à s'effacer ne constitue plus une entrave majeure au développement de la filière lait.

Il est utile de souligner que dans les pays de l'UE, gros producteurs de lait et de leurs dérivés, pourvoyeurs partiels en produits laitiers de l'Algérie, le prix du litre de lait pasteurisé à l'étalage est de 0,55 Euro en moyenne, soit l'équivalent toutes choses égales par ailleurs de 55 DA, ce qui représente un peu plus du double du prix actuel du sachet de lait pasteurisé et un peu plus cher de 11 DA environ le litre de lait sous emballage longue durée `Tétra Pack'.

3.- Le système de taxation à l'importation des produits laitiers :

Tableau N°18: Evolution du droit de douane en Algérie (1980-2004)

Produit

1980-1985

1992-1995

1996

1997-1998

1999-2000

2001-2004

DD%

TUGP%

DD%

TVA%

DD%

TVA%

DD%

TVA%

DD%

TVA%

DD%

TVA%

Lait frais

Ex

Ex

/

/

/

/

/

/

/

/

/

/

Lait et crème

 

Ex

3

Ex

3

Ex

5

Ex

25

Ex

30

Ex

Poudre de lait

3

Ex

3

Ex

3

Ex

5

Ex

5

Ex

5

Ex

Yaourt

/

/

25

13

25

13

25

21

25

21

30

17

Beurre

3

7.25

25

13

25

13

25

21

25

21

30

17

Fromage

25

11.11

60

13

60

13

45

21

45

21

30

17

Fromage fonte de transformation

25

11.1

60

13

25

13

25

21

45

21

30

17

MGLA

-

-

-

-

-

-

-

-

5

21

5

17

Source : Service de la Douane CNIS.

On peut constater que le lait, les crèmes et la poudre de lait, sont pratiquement exonérés des taxes sur la valeur ajoutée (TVA). Les droits de douanes (DD) sur le lait et crèmes qui ont évolué à partir de 1999 pour atteindre 30% en 2001 (et maintenu ainsi) à l'importation ne l'ont pas été pour la poudre de lait qui reste au niveau des 5%. Il est vrai que les importations de lait frais, pasteurisé et des crèmes sont très limitées, par contre la poudre de lait représente 95% des importations de produits laitiers depuis une dizaine d'années.

L'absence de protectionnisme sur ce produit laitier, imposée par les conditions sociales du pays a influé sur la faiblesse d'intégration de la production laitière locale et partant sur les systèmes d'élevages à adopter.

VI- IMPORTANCE DU BUDGET ALLOUE A LA FILIERE :

L'analyse de tableau des budgets montre qu'au même titre que le budget global de l'agriculture (qui a évolué de 27 à 70 milliards de DA entre 1996 et 2003), les Fonds de soutien alloués à l'agriculture ont connu le même type d'évolution (de 9 à 50 milliards de DA). Mis à part l'année 1997 (qui est une exception en matière de disponibilités financières dans l'histoire de l'Algérie où la part du fonds de soutien n'a représenté que 4,13% du budget global de l'agriculture) le soutien accordé à l'agriculture à doublé durant cette période passant de 36% en 1996 à 72 % en 2003.

Tableau n°19 : Evolution des Budgets agriculture / filière lait et part dans les fonds de soutiens (1996-2003).

Unité : Million de DA

Budget/ an

1996

1997

1998

1999

2000

2001

2002

2003

BTA

27 478

45 990

38 469

32 334

31 001

43 276

44 831

69 625

BFS

9 900

1 900

10 400

8 900

9 900

26 570

27 110

50 710

BFS / BTA en %

36, 03

4, 13

27, .03

27, 52

31, 93

61, 39

60, 47

72, 83

BCFL

451, 67

451, 67

451, 67

451, 67

943, 43

753, 04*

1524, 99

1521, 18*

BCFL/ BFS en %

4, 56

23, 77

4, 34

5.07

9.52

2, 83

5, 62

3, 33

Source : MADR.

BTA : Budget Total Agriculture.

BFS : Budget Fonds de Soutien.

BCFL : Budget de Consommation de la Filière Lait.

* La prime à la collecte calculée à partir des quantités primées.

Par ailleurs, le budget de consommation alloué à la filière lait a nettement évolué notamment à partir de l'année 2002 pour atteindre 1, 5 milliard de DA. Néanmoins, il ne représente que 5% du fonds de soutien global de l'agriculture. L'augmentation des dotations de la filière lait reste très faible par rapport à ses besoins réels pour la mise en place d'un programme de politique laitière structuré et organisé de manière à répondre à des actions visées pour le moyen et long termes dans une optique de production locale rentable et compétitive sur le marché international.

Le bovin laitier est une activité prioritaire dans cet environnement. Il est lié à la structure de l'éco - système au même titre que les céréales, les forêts ou les légumineuses alimentaires. C'est une source de mise en valeur et de développement perpétuel, attachée à la personnalité et au comportement de l'agriculteur algérien. L'importance qui est accordée à cette dimension reflète le degré d'intérêt et d'attachement à l'agriculture et sa paysannerie.

VII.- CONCLUSION DE LA SECONDE PARTIE 

Dans cette seconde partie, l'inventaire des étapes traversées par l'élevage bovin laitier a été réalisé. Cet inventaire fait le point sur les politiques laitières menées et les résultats obtenus. Une analyse fondée sur les données disponibles à chaque étape a permis de constater que beaucoup d'insuffisances subsistent notamment en matière d'actions visant le développement réel de l'élevage laitier.

L'idée maîtresse autour de laquelle a été fondée toute l'industrie de transformation par l'installation d'usines « clés en mains » fonctionnant sur la base d'importations de poudre de lait a - t - elle encore cours de nos jours, à l'entrée imminente dans la zone de libre échange ? Le lait comme source de protéines à moindre prix est - il encore un produit stratégique au sens d'un produit de base indispensable pour l'alimentation de la population sans autre alternative ?

Il est indéniable que l'Etat a déployé des efforts considérables compte tenu de la situation socio-économique du pays. Néanmoins, les résultats de développement du bovin laitier sont restés souvent imperceptibles, parce que les habitudes de consommation de ce produit font partie du quotidien qu'il est difficile de changer, au même titre que la facilité d'importation et de transformation.

L'Algérie produisait environ 200 millions de litres (dont 40 millions étaient livrés aux centrales laitières existantes) et importait 15 millions de litres de lait cru, soit 21,5 litres par habitant pour les 10 millions d'Algériens de l'époque. Aujourd'hui il est mis sur le marché 1,66 milliard de litres dont environ les deux - tiers sont produits sur place et à partir desquels, il est collecté environ 110 millions de litres pour la transformation qui réalise environ 1 milliard de litres.

L'Algérie consomme environ 105 litres de lait / habitant et par an, aujourd'hui.

Devant les termes de cette équation, il est inopportun de dire que peu de choses ont été réalisées. Toutefois, il reste un tiers de la consommation en lait qui n'est pas produit par le bovin laitier local qu'il faudrait combler dans les conditions actuelles.

Plus le temps passe, plus il faudra intégrer de nouveaux paramètres d'incertitude, la vitesse d'urbanisation, l'amélioration du niveau de consommation, le pouvoir d'achat, qui, au fur et à mesure influeront de manière décisive sur la nature et le contenu des politiques laitières à entreprendre.

C'est au niveau du volume de production du bovin laitier local qu'il faudrait réfléchir dorénavant. Les surfaces en vert qui lui sont réservées sont passées de 40 m² équivalent luzerne/ vache laitière à 200 m², aujourd'hui. Il en faudra 10 fois plus au moins pour satisfaire les besoins de l'alimentation animale laitière et partant la consommation en lait humaine à un niveau de développement moyen.

Ceci se traduit par la mise en valeur à l'irrigué d'une surface de 220 000 hectares à réserver au bovin laitier. Comme cette activité est déterminante des systèmes de cultures des exploitations lorsqu'elle devient présente, l'intensification de la production laitière au niveau de ces exploitations, ne peut s'effectuer que par la création ou l'extension de périmètres irrigués et des superficies fourragères, l'encadrement technique des éleveurs et l'appui financier adéquat par un système de crédits efficient.

Le programme de réhabilitation de la filière lait initié à partir de 1995 constitue un premier jalon ; les améliorations apportées à partir du début de ce millénaire sont intéressantes à plus d'un titre mais restent insuffisantes. La profession considère que l'appui physique et financier est trop limité qu'il s'agisse de mise en valeur, d'acquisition de cheptel ou d'équipements. La vitesse de réalisation est très faible pour résorber le retard considérable accumulé depuis l'Indépendance dans ce domaine d'activité. Des efforts considérables restent à déployer pour agencer les besoins réels de la filière aux objectifs de consommation.

PARTIE III

ANALYSE DES POLITIQUES LAITIERES

I.- INTRODUCTION :

Dans les deux premières parties de l'étude le diagnostic de la situation de l'élevage bovin et de la production laitière, le descriptif des politiques antérieures et nouvelles et le mode de perception des effets du marché international ont conduit à l'identification d'insuffisances à différents niveaux. Ces insuffisances se traduisent auprès de l'exploitation par un manque à produire et par conséquent à gagner significatif dans la mesure où les objectifs retenus n'ont jamais pu être atteints malgré les différentes formes de soutien et d'encouragement initiées.

Dans la partie II, il est souligné que le modèle d'approche introduit par le principe du renforcement des investissements à la ferme et l'implication des services d'appui à la filière a eu des effets sensibles mais encore insuffisants. La vitesse de réalisation est un paramètre incontournable dont il sera nécessaire de tenir compte à l'avenir pour mesurer le degré de progression dans le développement de l'élevage laitier.

La perception des effets dus à cette vitesse de réalisation des actions liées aux politiques laitières engagées; ne peut avoir lieu qu'au niveau de l'exploitation ; c'est là, qu'il est utile de la mesurer et d'analyser les incidences sur le revenu, son environnement socio-économique et notamment sur les perspectives du marché de la consommation.

II.- MATERIELS ET METHODES :

1.- Objectif :

Il s'agit de déterminer l'incidence des effets des politiques laitières à travers un échantillon d'exploitations pratiquant l'élevage en vue de la production laitière comme activité principale.

Pour réaliser cet objectif, les coûts de production des produits laitiers et la prise en compte des aides de l'Etat constituent les éléments - clés sur lesquels s'appuie tout le dispositif de détermination et d'analyse.

Pour la conduite des analyses des politiques laitières engagées, on a eu recours à l'utilisation de la Matrice d'Analyse des Politiques (MAP) développée par l'Institut Harvard pour le Développement International.

2.- Méthodologie :

La méthodologie de travail est fondée sur des critères de choix de la zone d'étude et de confection d'un échantillon d'exploitations retenues à cet effet. En matière de choix de la zone d'étude, la représentativité de la distribution géographique et de la concentration de l'élevage bovin laitier dans la partie Nord du pays constitue le critère fondamental. En ce qui concerne la structure de l'échantillon, les différents types d'exploitations d'élevage rencontrés ont guidé la composition de l'échantillon.

a) Choix de la zone d'étude :

L'étude a été menée durant les années 2003 et 2004 dans la zone géographique formée par les Wilayas de Boumerdes et de Tizi -Ouzou. La superficie totale est de 395 747 ha, pour une population estimée à 1 767 521 habitants au 31/ 12 / 99 et regroupant 99 Communes ainsi que 29 Dairas. La zone d'étude est limitée à l'Ouest vers Alger par la plaine de la Mitidja, à l'Est vers Béjaïa par la plaine de la Soummam, au Nord par la mer Méditerranée sur environ 200 Km et au Sud, vers Bouira, par la chaîne des Bibans. Elle se caractérise par cinq types de formations morphologiques distinctes :

- L'alternance de coteaux et de collines le long de la partie maritime de la zone d'étude avec une pluviométrie élevée de plus de 750 mm. (Boumerdes - Tigzirt)

- Les massifs montagneux souvent enneigés, culminants parfois à plus de 2000 m d'altitude avec des pentes supérieures à 12% vers la partie Est et Sud de la zone d'étude. (Djurdjura)

- Les dépressions vallonnées et vallons intérieurs le long des réseaux hydrographiques dans la partie centrale de la zone d'étude. (Dra El Mizan)

- Les piémonts forestiers et arboricoles avec quelques espaces pentus de pâturages naturels entre 500 et 1500 m d'altitude (Yakouren).

- Les plaines de l'Oued Isser et du Sébaou. On retrouve ces cinq types de formations morphologiques dans toutes les zones de concentration de l'élevage laitier dans la partie Nord du pays.

La zone d'étude regroupe 61 700 têtes de bovins qui représentent environ 7% de l'effectif national.

b) .- Echantillonnage des exploitations d'étude

L'échantillonnage de type aléatoire a été réalisé au début de l'année 2003, parmi 277 éleveurs, fondé sur des enquêtes auprès de ses derniers, de la zone d'étude et de l'industrie de transformation (DBK) qui réceptionne leur production laitière. Le choix retenu a donc porté sur 20 exploitations, totalisant un effectif de 910 têtes, dont 366 vaches laitières. Toutes les exploitations retenues ont la particularité d'adhérer au contrôle laitier, ce qui permet une double vérification des données recueillies et de leur niveau de fiabilité.

Vingt exploitations à dominance élevage laitier ont été retenues. Les critères de base sont :

* L'accord de l'éleveur.

* Le cheptel sain et son appartenance à la catégorie de bovin laitier.

* La possibilité d'accès, de mesure et de suivi du troupeau laitier.

* La position géographique de l'exploitation par rapport aux formations morphologiques décrites.

* La nature juridique et l'importance de l'exploitation.

c).- Collecte de l'information :

La collecte des données a été effectuée à l'aide d'enquêtes auprès des éleveurs sur la base d'un questionnaire (annexé à l'étude) et d'interviews répétés grâce auxquels la traduction en termes économiques des informations obtenues a été possible.

Auprès de l'industrie de transformation, il a été possible d'obtenir les informations retraçant son activité durant la période d'étude et l'évolution de la collecte auprès de l'usine du Groupe GIPLAIT de Draa Ben Khedda qui réceptionne contractuellement la production laitière de la zone et partant des éleveurs concernés par l'étude.

3.- Caractéristiques de la zone d'étude :

a.- Nature et fertilité des sols:

* Dans les plaines côtières, celles de l'Isser, Djemaa et Sébaou, ainsi que les vallées intérieures et la dépression de Dra El Mizan, il s'agit de sols profonds du type soblo-limono--argileux, souvent fertiles à très fertiles, propices à la diversité des cultures intensives et l'implantation de luzernières entre-autres, dans les périmètres et bas fonds où l'appoint d'irrigation est possible pour éviter le dessèchement total durant la période des fortes chaleurs estivales qui s'installent chaque année dans ces cuvettes, notamment celles vers Tizi Ouzou.

* Dans les parties constituées de coteaux, et de piémonts, ce sont généralement des sols limono-argileux avec souvent une prédominance de l'argile. Ce sont des sols assez fertiles qui conviennent à la culture des céréales et des fourrages pour le foin. L'arboriculture rustique est présente. On y rencontre, notamment, l'olivier et le figuier. La jachère est pâturée, l'eau est réservée à l'abreuvement, et à la conduite de quelques cultures maraîchères et spéculatives comme le melon et la pastèque.

* Dans la partie montagneuse de la zone d'étude, hormis les forêts et les flancs érodés, les sols cultivés sont du type argilo-calcaire souvent n'acceptant que de maigres cultures céréalières et fourragères. Sur les hauteurs à plus de 1000 m, l'herbe de printemps lorsqu'elle se présente à la fin de la période du grand froid et des grosses précipitations, juste après la fonte des neiges, est pâturée jusqu'à l'automne.

b.- Répartition des terres :

La superficie agricole totale de la région d'étude est estimée à 243 208 ha en 2002, la superficie agricole utile représente 66,65% de cette dernière soit 144 000 ha. Le reste est constitué par les pacages et parcours 19,14%, propices à l'élevage souvent extensif ainsi que les terres incultes des exploitations (14, 20%).

On peut remarquer d'après le tableau ci après, que la surface irriguée est très faible, elle représente moins de 9% de la SAU. En effet, malgré les potentialités hydriques, il apparaît nettement que très peu d'opportunités et de sites pour la conservation et l'acheminement des eaux vers les terres irrigables ont été exploités.

Tableau N°20 : Répartition générale des terres agricoles de la zone d'étude.

Nature des terres /Wilaya

Année

Boumerdes

Tizi-Ouzou

Total

a- Surface agricole totale (Ha)

2002

2004

99 955

99 844

143 253

143 252

243 208

243 096

b- Surface agricole utile (Ha)

2002

2004

65 755

65 989

96 353

96 848

162 108

162 837

c-Surface agricole irriguée (Ha)

2002

2004

9 000

10 450

5 400

4 665

14 400

15 115

d- Pacages et parcours (Ha)

2002

2004

18 700

18 360

27 860

27 364

46 560

45 724

e- Terres incultes (Ha)

2002

2004

15 500

15 495

19 040

19 040

34 540

34 535

f- Fourrages à l'irriguer (Ha)

2002

2004

40

-

770

-

810

-

Ratios en %

b / a

2002

2004

65,8

66 ,1

67,3

67,6

66,65

66,98

c / a

2002

2004

9,00

10,47

3,77

3,26

5,92

6,22

d / a

2002

2004

18,7

18,4

19,4

19,1

19,14

18,81

e / a

2002

2004

15,5

15,5

13,3

13,3

14,21

14,22

f / a

2002

2004

0,04

-

0,54

-

0,33

-

Source : Statistique agricole série B 2003, série B 2004.

La part du fourrage vert cultivé reste négligeable notamment dans sa partie la plus favorable à l'extension dans la zone d'étude où elle ne représente que 0,04 % alors que la moyenne nationale est de 0,25%. Cette situation va à l'encontre du développement de l'élevage pour la production laitière.

Les parcours et pacages exploités détiennent une superficie non négligeable, près du cinquième de la superficie totale de la zone d'étude, indiquant que l'élevage traditionnel orienté vers la production de viande est encore dominant.

c.- Système d'élevage:

Différentes espèces coexistent dans la zone d'étude, mais il ressort que l'élevage bovin occupe la place la plus importante en termes d'unités zootechniques présentes du fait de la tradition alimentaire de la région, forte consommatrice de viande bovine.

La conduite des élevages se fait selon deux systèmes : extensif (le plus répandu composé généralement de la race locale, croisée au BLM) et semi- intensif, localisé dans les vallées et plaines, composé de BLM Pie rouge, Pie noire et de croisements intermédiaires (type BLM/BLL) à des fins mixtes (viande et lait).

Tableau N°21 : Effectifs des différentes espèces d'animaux

Espèces

Bovin

ovin

caprin

Equin

Nombre de têtes

100 745

148 965

40 824

164

Source : Ministère de l'agriculture série « B » 2001.

Le bovin est fortement concentré dans la zone d'étude par rapport à la moyenne nationale toutefois, avec un taux d'occupation des sols de l,5%, il reste dans les limites de la représentativité des autres zones de production où le taux d'occupation est variable entre 0,5% (Tlemcen - Ain Témouchent) et 2% (Mila - Jijel).

d.- Production végétale :

La prédominance des cultures maraîchères est due principalement à leur forte valeur ajoutée. De manière générale, l'eau est réservée au maraîchage et à la tomate industrielle ; certaines cultures maraîchères de saison (carottes, navets,..) sont, même conduites en sec, suivies par la culture des céréales d'hiver dont l'intérêt vient surtout des différentes aides dont peut bénéficier l'exploitant et de la disponibilité de la paille et du pacage des chaumes durant la saison estivale.

Les plantations, notamment les arbres à noyaux et la vigne, ont connu une forte extension ces dernières années pour occuper plus du tiers de la superficie agricole utile. Souvent les plantations ont lieu sur les versants peu propices aux cultures herbacées exigeantes en labours et façons superficielles du sol, favorisant ainsi la lutte contre l'érosion pluviale et éolienne.

Les surfaces réservées aux cultures fourragères sont restées limitées. La culture traditionnelle de la vesce avoine n'a pas connu l'extension qui lui est due vis-à-vis de l'importance du cheptel de la zone à cause de l'insuffisance en terres labourables. Souvent la jachère est pâturée plusieurs années de suite avant qu'une culture céréalière, ou une plantation lorsque le terrain est pentu, ne vienne interrompre le cycle.

Tableau N°22 : Répartition des différentes cultures 2004.

Cultures/ Wilaya

Boumerdes

Tizi -Ouzou

Total

Unité

Ha

Ql

Ha

Ql

Ha

Ql

Céréales d'hivers

9 833

143 200

10 703

193 500

20 536

336 700

Légumes secs

700

8 400

1 226

12 150

1 926

20 550

Cultures industrielles

250

75 000

25

16 000

275

91 000

Cultures maraîchères

22 600

4 247 100

7 371

1 032 960

29 971

5 280 060

Fourrage foin

5 367

131 100

7 585

221 300

12 952

352 400

F. fauché en vert

760

76 800

3 356

728 500

4 116

805 300

Plantations

13 867

-

44 731

-

58598

-

Vigne

8 005

-

11 372

-

19377

-

Source : Statistiques agricoles série B 2004.

e.- L'environnement agro industriel laitier de la zone d'étude

* Le descriptif de l'environnement agro-industriel de l'élevage laitier de la zone d'étude, est constitué principalement par la laiterie de Draâ Ben Khedda (DBK) et les services annexes qu'elle induit par sa présence.

Aujourd'hui, filiale du groupe industriel des productions laitières « GIPLAIT », créée en novembre 1975, DBK est dotée d'un capital de 200 millions de DA. A sa création sa mission était d'assurer l'approvisionnement de la population de sa région d'implantation en lait de consommation et en produits dérivés tels que les fromages à pâtes molles. Avec le passage à l'économie de marché et la disparition du monopole de l'Etat, de nouvelles orientations se sont inscrites où la rentabilité et la sauvegarde ainsi que l'acquisition de part de marché sont devenues les mots d'ordre pour la pérennité de l'entreprise.

L'usine est située sur un important axe routier, à proximité de la ville de Draâ Ben Khedda, à 80 Km à l'Est d'Alger. Le réseau de distribution est très étendu : il couvre en partie la zone d'étude et certaines communes limitrophes de la Wilaya de Bouira pour une population ciblée de 2 millions d'habitants.

* L'effectif de cette Entreprise au 31/12/2004 s'élève à 348 agents permanents répartis comme suit :

Ø Production : 159

Ø Maintenance industrielle : 25

Ø Commercial : 24

Ø Finance/comptabilité : 17

Ø Administration : 39

Ø Sécurité : 39

Ø Approvisionnements : 21

Ø Laboratoire : 09

* Les capacités de production sont présentées ci-après. Le tableau suivant donne la gamme des produits fabriqués, et les potentialités annuelles de production. L'essentiel de l'activité est le lait de consommation. Les investissements réalisés ces dernières années, ont conduit à une augmentation des capacités de production des produits laitiers entre 2002 et 2003. Toutefois, ces dernières ne représentent qu'un peu moins de 8% du Groupe GIPLAIT.

Tableau N°23 : Evolution des capacités de production de DBK 2002-2004.

Unité : 1000 litres

Année /

Activité

2002

2003

2004

Litre

%

Litre

%

Litre

%

Lait de consommation

140 263

95, 15

103 600

92, 76

93 509

92, 04

Produits laitiers

7 140

4, 85

8 088

7, 24

8 088

7, 96

Total

147 403

100

111 688

100

101 597

100

Source : GIPLAIT 2005.

* L'étude de l'évolution de la production indique que la laiterie de DBK a connu une croissance constante, avec une augmentation importante de l'activité en 2004, La laiterie de DBK est une entreprise en pleine croissance avec un marché de consommation existant fortement lié au déploiement fulgurant du commerce et de l'investissement dans la zone d'étude comme suite à la libéralisation vers l'économie de marché.

Le taux de réalisation de la production de l'usine est estimé en nette croissance par rapport aux objectifs de production annuelle, il est passé de 101,9 % en 2002 à 118,86 % en 2004. L'augmentation du taux d'utilisation des capacités de production s'explique plus par leurs chutes (matériels réformés).

Tableau N°23 bis: Evolution des capacités de production et du taux d'utilisation des capacités réelles de DBK 2002 - 2004.

Unité : 1000 litres

Année

Activité

2002

2003

2004

Litre

%

Litre

%

Litre

%

Lait de consommation

66876

47,68

67444

65,10

74515

79,69

Produits laitiers

5108

71,54

5640

69,73

6452

79,77

Source : GIPLAIT 2005.

Le volume traité en 2004 a été de 81, 125 millions de litres progressant de 12,7 % à partir de 2002. Néanmoins le volume traité à partir de la collecte est resté faible. Il n'a progressé que de 1,5 million de litres durant cette période.

La diversification par la mise sur le marché de nouvelles gammes de produits laitiers a été significative ; l'implantation d'autres unités privées de transformation et de fromageries dans la frange limitrophe à son rayon d'action a aussi influé de manière positive sur l'essor de cette Entreprise (l'installation de l'esprit de concurrence).

Tableau N°24: Evolution de la production physique de DBK entre 2002 et 2004

Produits

Unité

2002

2003

2004

Taux de réalisation/objectif

2002

2003

2004

Lait pasteurisé

Litre

66 591 516

66 656 856

73 350 139

89.78

79.94

104.80

Lait fermenté

Litre

284 232

781 560

531 801

28.37

68.04

164.37

Lait de vache pasteurisé

Litre

-

255 260

176 300

-

-

-

Sous-Total lait consommation

Litre

66 875 748

67 443 917

74 514 621

88.96

80.13

105.55

Fromage Pâtes molles*

Litre équiv

4 931 876

5 514 913

6 451 991

98.39

91.69

116.01

Crème fraîche

Litre équiv

175 700

124 940

158 610

-

-

-

Sous-Total produits laitiers

Litre

5 107 576

5 639 853

6 610 601

101.90

93.76

118.86

Total général lait

Litre

71 983 324

73 083 770

81 125 222

89.77

81.04

106.53

Source : laiterie DBK 2005.

* Les fromages se mesurent au poids Ainsi, on a utilisé le volume en lait nécessaire pour la fabrication d'un kilogramme de fromage et mesuré les quantités en litre équivalent.

* L'analyse des pertes à la production renseigne de manière significative sur le degré de maîtrise de l'organisation et la rigueur de gestion de l'Entreprise. Au cours de ces deux dernières années (2003 et 2004) une nette amélioration semble avoir été observée. Cependant il reste beaucoup à faire notamment en matière de formation et qualification du personnel.

La norme internationale adoptée en matière d'avarie et pertes est de 0.02%. Au niveau de l'usine le seuil de 0.07% a été atteint, ce qui dénote que les efforts déployés dans ce sens, .ont été considérables.

Un objectif annuel d'avaries et pertes est fixé en régression chaque année de manière à le rendre coutumier. Les avaries et pertes liées à la production ont atteint 38,43% de l'objectif retenu en 2004.

Tableau N°25 : Evolution des pertes à la production

Produits

2002

litre

2003

litre

2004

litre

Taux de pertes

2002

2003

2004

Lait pasteurisé

38 739

34 366

45 410

0.06

0.05

0.06

Lait fermenté

143

1 481

3 789

0.05

0.28

0.38

Total lait consommation

38 882

36 485

49 199

0.06

0.05

0.06

Pâtes molles

18 178

12 652

10 406

0.36

0.23

0.16

Total

57 060

49 137

59 605

0.08

0.07

0.07

Source : laiterie DBK 2005.

Les efforts observés concernent particulièrement le taux relatif aux avaries et pertes en fromage à pâte molle qui est passé de 0,36 % en 2002 à 0,16% en 2004, indiquant que le niveau de maîtrise a connu une nette amélioration.

* La fonction approvisionnement a pour but de mettre à la disposition de l'unité les facteurs de production indispensables : la poudre de lait, le lait collecté auprès des exploitations, les emballages, ingrédients et tout autre produit nécessaire à l'activité de production de l'Entreprise ...

** La collecte de lait cru :

La collecte au niveau de la laiterie a connu en général une baisse par rapport à 1996. Mais depuis, 2002 elle enregistre une évolution légère mais constante. La baisse de collecte dans les années 1990 confirme l'abandon à titre partiel et temporaire de cette activité par le groupe GIPLAIT.

L'amélioration de la collecte du lait cru à partir de 2000 est le résultat de l'intérêt nouveau à la filière lait et l'apparition ainsi que l'augmentation du nombre de collecteurs privés. La part de la laiterie dans la collecte totale du Groupe reste très faible, malgré les potentialités de la zone d'implantation (une production laitière de 49500 litre en 2002).

Tableau N°26 : Evolution de la collecte de DBK par rapport à la collecte totale de GIPLAIT 1996-2004

Unité : 1000 litres

Année

1996

1997

1998

1999

2000

2001

2002

2003

2004

DBK

7 193

5 561

4 712

4 622

6 111

6 296

5 614

5 642

5 860

GIPLAIT

137 596

112 583

92 020

92 980

100 783

91 393

86 303

76 209

91794

%

5.23

4.94

5.12

4.94

6.06

6.89

6.50

7.40

6.38

Source : GIPLAIT 2005.

Toutefois il apparaît nettement que le niveau de concentration du cheptel bovin laitier dans la partie centrale du pays par rapport aux autres zones de production est resté tout à fait moyen.

En effet, il est utile de souligner, une fois de plus, que la plus forte concentration du cheptel est à l'Est du pays et que les plus forts taux de collecte sont à l'Ouest du pays, la partie centrale du pays est intermédiaire pour la concentration et la collecte.

Tableau N°27 : Evolution de la collecte de lait cru de la laiterie de DBK par wilaya 2002-2004.

wilaya

2002

2003

2004

Taux de réalisation des objectifs retenus

litre

%

litre

%

litre

%

%

%

%

Tizi-Ouzou

4 603 380

82.00

4298 940

77.55

4 158572

70.50

107.31

87.46

96.61

Boumerdes

200 605

3.57

496 618

8.96

935 534

15.86

62.06

150.00

136.28

Bouira +

810 356

14.43

748052

13.49

804 594

13.64

42.34

58.81

79.78

Total

5 614 341

100

5 543610

100

5 899000

100

86.37

85.37

98.32

Source : laiterie DBK 2005.

Tizi-Ouzou est le fournisseur le plus important en lait cru, malgré le recul de la collecte. Une augmentation importante de la collecte pour la wilaya de Boumerdes a été enregistrée.

La Wilaya de Boumerdes livre aussi au niveau de l'unité de Boudouaou, mais l'ensemble de la collecte de cette dernière (en 2004 la collecte de Boudouaou est de 1,9 million de litres) ne représente que moins de la moitié de ce que fourni la Wilaya de Tizi-Ouzou pour DBK.

Par ailleurs, au cours de ces dernières années, il a pu être observé que d'autres causes directes sont à l'origine des difficultés que connaît la collecte vers DBK, notamment à partir de la Wilaya de Tizi-Ouzou.

En effet l'implantation de nouvelles structures de transformation (DANONE, TIFRALAIT,..) a fait que les livraisons se sont orientées vers ces dernières, compte tenu de meilleurs prix offerts et des facilités de collecte mises à disposition. Cet état de fait a contribué de manière effective à l'évasion de nombre de producteurs vers ces structures.

Tableau N°28 : Evolution du nombre des producteurs livreurs par wilaya 2002-2004.

Wilaya

2002

2003

2004

Ecart 2004/2003

Tizi-Ouzou

291

236

189

- 47

Boumerdes

14

41

46

+05

Bouira

65

53

53

0

Total

370

330

288

- 42

Source : laiterie DBK 2005.

Malgré la perte de 42 producteurs livreurs (12, 73%) de lait cru qui se sont orientés vers d'autres entreprises, DBK a connu une amélioration dans sa collecte et a enregistré une évolution de 6,41% par rapport à 2003 et 5, 07% par rapport à 2002 avec un écart positif de 355 390 litres et 284 659 litres respectivement. On peut lier cette amélioration au dynamisme de l'entreprise et aux relations de confiance qu'elle instaure de plus en plus avec les producteurs anciens et nouveaux.

Néanmoins, on peut considérer que les structures de transformation nouvellement installées sont intéressées fortement par la réalisation d'une meilleure plus value sur les produits collectés et nécessairement une application impartiale des normes de qualité du lait en vue de son intégration dans la fabrication des fromages et produits dérivés.

La qualité du lait collecté reste moyenne (dans la catégorie 100 000 germes). Cette situation fait que le taux enregistrés dans ce domaine demeure faible soit 44,60% et l'opportunité de forte amélioration de la plus value du lait cru par la transformation en fromage reste encore limitée.

Tableau N°29 : Evolution du lait cru au niveau de la laiterie de DBK 2002-2004

Utilisation

2002

2003

2004

Quantité

Taux

Quantité

Taux

Quantité

Taux

Quantité collectée

5 614 341

100

5 543 610

100

5 899 000

100

Utilisation fromagerie

2 136 966

38,06

2 234 000

40,30

2 630 850

44,60

Utilisation crème fraîche

175 700

3,13

124 940

2,25

158 610

2,69

Utilisation laiterie

3 273 807

58,31

2 929 410

52,85

2 933 240

49,72

Utilisation lait de vache

-

-

255 260

4,60

176 300

2,99

Transfert vers Birkhadem

27 868

0,50

-

-

-

-

Source : laiterie DBK 2005.

4. - Caractéristiques de l'échantillon étudié :

Notre échantillon a été réalisé sur la base de données obtenues aux niveau de la laiterie de Draâ Ben Khedda qui a bien voulu nous ouvrir ses portes, en nous fournissant les informations nécessaires pour notre étude, avec l'aide précieuse du Contrôleur laitier de la région (membre du CIZ de ITELV), ainsi que des agents des subdivisions agricoles. Ce choix résulte des difficultés rencontrées sur le terrain durant l'enquête quant à la disponibilité d'informations fiables concernant les structures d'élevages, la répartition des éleveurs etc., pour pouvoir établir un échantillon représentatif de la région d'étude de manière adéquate. Par ailleurs les difficultés quant à l'obtention de l'accord de l'éleveur et des industries privées n'ont pas été des moindres à surmonter.

a.- Localisation des exploitations :

Pour disposer d'une bonne fiabilité des données à recueillir, l'échantillonnage des exploitations s'appuie sur un circuit de contrôle laitier faisant partie d'un système mis en place par l'ITELV pour le suivi zootechnique.

Deux pôles centraux ont été identifiés pour les besoins de l'étude et comme point de départ et de ralliement pour des interventions de terrain durant la période de suivi. Dans les Dairas d'Azazga et d'Ouguenoun au niveau des Communes respectivement de Fréha (avec 86 éleveurs en 2003) et de Timizart, la production laitière est fortement concentrée. Ces deux communes ont constitué les deux pôles d'intervention centraux durant l'étude.

Tableau N°30 : Répartition des exploitations par région et par statut juridique.

Wilaya

Daira

Commune

Statut juridique/Exploitation

Total

Tizi-Ouzou

Draâ Ben Khedda

Draâ Ben Khedda

Ferme pilote de DBK

18

Azazga

Freha

5 Fermes privées :

B.Chitti, H.Bouali, R.Arezki, M.Kaci, A.Arezki

Azazga

3 Fermes privées :

M.Saghi, L.Saadoudi, S.Zaidat

Ouguenoun

Ouguenoun

1 Ferme privée :

A.Ouchilli

Timizart

5 Ferme privées :

M .Ait Amar, N. Hannachi, A. Ounouh, S. Auguemat, H. Iamerache

Tigzirt

Mizrana

1 Ferme privée :

A.Sidhoum

Aghribs

1Ferme privée:

D.Ouguenoun

Sidi Naâman

1 Ferme privée :

A.Abdelrahmane

Boumerdes

Naciria

Naciria

1Ferme privée :

H.Moussaoui

2

Bordj-Ménael

Bordj-Ménael

1 EAC Benghriche

L'échantillon retenu pour les besoins de l'étude des élevages bovins laitiers comprend :

- Une ferme pilote ;

- Une exploitation agricole collective (EAC) ;

- 18 fermes privées.

b.- L'assiette foncière :

L'insuffisance de disponibilité en terres se pose avec acuité pour les exploitants de l'échantillon retenu. Cette situation est aussi valable pour l'ensemble de la zone d'étude. Elle l'est aussi au niveau national où l'on observe parfois des élevages hors sol et souvent des éleveurs obligés de limiter le troupeau en fonction de la disponibilité des terres fertiles et de l'eau.

Tableau N°31 : Répartition des terres de l'échantillon

Désignation

Assiette

foncière

Surface louée en plus

Surface en fourrages

Surface en céréales

Surface fourragère irriguée

Surface pour autres cultures

Hectares

771, 24

199

432, 04

104

122, 80

39, 20

Sur les 20 exploitations, seulement 4 dépassent 30 hectares (parmi lesquelles la ferme pilote et l'EAC), 8 ont moins de 10 hectares, sept (7) sont des fermes de taille moyenne entre (10 et 30 ha) et enfin l'un des exploitants laitier retenu ne possède pas de terre.

Souvent les exploitants sont contraints de se rabattre sur la location pour combler leur déficit, palier aux fluctuations de la disponibilité de l'aliment et sa cherté sur le marché. Tous les éleveurs enquêtés s'accordent sur les contraintes de disponibilité des terres, la difficulté à trouver des terres à louer et le nombre d'hectares désiré au moment voulu, (premier arrivé premier servi).

Le fourrage occupe dans la plupart des exploitations plus de 40% de leur superficie (sauf pour trois d'entre elles). Près de la moitié des exploitations (9) pratiquent la polyculture où l'arboriculture, le maraîchage et la vigne à côté de l'élevage, occupent de bonnes places dans le revenu de l'exploitant

c.- Sources d'alimentation du cheptel :

Sur les 970 ha (constituant l'assiette foncière de l'échantillon y compris les terres en location), 550 ha sont réservés annuellement aux cultures fourragères soit plus de la moitié dont un peu plus des deux tiers sont destinés à l'affourragement en vert pour la production laitière principalement. Le foin sec récolté au printemps est composé essentiellement d'avoine et parfois en mélange avec le pois et ou la vesce lorsqu'ils sont disponibles sur le marché des semences.

Tableau N°32 : L'assolement fourrager des exploitations de l'échantillon.

Culture

Avoine

Sorgho

Trèfle

Orge

Ray gras

Luzerne

Total

Surface (Ha)

196

115.8

30

42.24

39

9

432.04

% du Total

45, 37

26,80

6.95

9,78

9.02

2,08

100

Le sorgho, le trèfle, l'orge, le ray gras et la luzerne sont pratiqués pour une récolte en vert. L'orge est souvent pâturée vers la fin de l'automne et pendant la période hivernale. Le sorgho et la luzerne sont conduits à l'irriguer. La luzerne permet souvent de réaliser au moins trois coupes et parfois quatre espacées de 75 à 100 jours.

Si le rendement laitier est fortement lié aux disponibilités fourragères, il n'en demeure pas moins que la ration alimentaire distribuée quotidiennement est renforcée par le concentré qui occupe une place plus ou moins importante selon l'état des vaches et des saisons, (entre 1,5 à 15 kg par jour de `VL 15' et 4 à 20 kg par jour de son gros). Ce choix d'utilisation du concentré s'explique en partie par la faiblesse des surfaces fourragères et leur rendement médiocre mais aussi par la nécessité de croissance et du poids recherché des animaux.

L'abreuvement des animaux est un facteur de préoccupation du fait que souvent dans les élevages laitiers enquêtés la disponibilité de l'eau est disparate et très variable. On utilise des puits, de l'eau du robinet, des sources, des retenues collinaires et des oueds ; on achète aussi de l'eau en citerne...

L'abreuvement périodique semble être la règle (60%), il varie de 1 à 2 fois par jour en hiver et 3 à 4 fois par jour en été. Il se fait à l'aide d'un bassin collectif dont la propreté laisse à désirer. L'abreuvement automatique est très peu utilisé. On le trouve dans les deux exploitations les plus modernisées : la ferme pilote et l'EAC.

Cette conjoncture est surtout le résultat d'une insuffisance de réalisation dans les investissements publics octroyés au niveau rural pour la mobilisation de l'eau et l'extension des surfaces irriguées ou du moins pour l'abreuvement du cheptel au même titre que l'eau potable pour la population. Cette dimension du développement rural ne peut être ignorée ; elle conditionne la maîtrise du secteur et de son environnement.

d.- Composition du cheptel de l'échantillon :

Tableau N°33 : La répartition du cheptel de l'enquête

Catégorie

Vache laitière

Génisse

Génisse pleine

Veau

Velle

Taurillon

Taureau

total

Nombre de têtes

366

156

103

68

94

92

31

910

% du total

40, 2

17,1

11,3

7,5

10,4

10,1

3,4

100

Le cheptel de l'échantillon est essentiellement constitué à partir des races introduites Pie noire et Pie rouge. Cependant, quelques traces du patrimoine local restent parfois observables chez quelques descendants. Le renouvellement s'effectue par la reproduction. Cette option a été fortement sollicitée au cours des dernières années notamment suite à l'interdiction de l'importation du cheptel bovin pour prévenir contre les épidémies (USB) qui ont ravagé le cheptel en Europe.

La ferme pilote détient 22,64 % du total cheptel et 21,04 % des vaches laitières. Dans les fermes privées, la taille moyenne des élevages est de 15 têtes. Cette faiblesse de l'effectif est expliquée par les éleveurs comme le résultat du manque crucial de terre et d'eau. Ces deux facteurs contribuent fortement à la limitation du développement de l'élevage bovin. A partir de ce niveau (15 têtes), la rentabilité du cheptel devient dés lors peu intéressante pour l'éleveur. Il se sentira obligé d'associer d'autres spéculations à fortes plus values pour combler cette faiblesse et assurer un revenu décent à sa famille.

La plupart des éleveurs sont convaincus qu'un accroissement des surfaces agricoles et une meilleure disponibilité en eau, contribueront à une croissance irréversible de l'élevage aux conditions actuelles d'activité énoncées au préalable. Il leur permettrait d'assurer un revenu satisfaisant et de pérenniser l'élevage laitier.

Le niveau de 15 têtes indique que l'éleveur devra posséder un minimum de 7 vaches laitières en lactation et leurs descendances qui lui assurent chaque année au moins la vente de 2 taurillons et une vache réformée, le renouvellement du cheptel et la réforme ainsi que 10 000 litres de lait. Cette situation lui permettrait d'enregistrer une recette évaluée à 450 000 DA annuellement1 sur laquelle il dépenserait au moins 250 000 DA pour l'alimentation de son cheptel et les soins vétérinaires2, le reste pour sa famille et la maintenance de son patrimoine.

e.- Les mouvements de stocks du cheptel bovin de l'échantillon :

La variation annuelle de stock du cheptel représente environ le tiers de l'effectif en place. Les réformes concernent en moyenne le 1/7 des vaches laitières. Cet état de fait indique que lorsque l'âge de la reproduction devient légèrement aléatoire, les vaches laitières sont réformées. La réforme des vaches (9 - 10 ans) indique aussi que la carcasse est fortement rémunératrice. Durant la période de l'enquête, les réformes ont concerné 57 vaches laitières annuellement. Il semble que ce chiffre aurait été inférieur avant l'enquête.

Tableau N°34 : la répartition des réformes et ventes d'animaux

Catégorie

Veau

Velle

Taurillon

Taureau

Vache

total

Nombre de têtes

49

30

108

73

57

317

Les ventes d'animaux concernent les mâles principalement ; les femelles sont généralement placées dès leur naissance au niveau de l'exploitation ou celle des proches et voisins pour le renouvellement des stocks en production et leur accroissement.

L'effectif mis sur le marché pour la vente et l'achat est fortement lié à la pureté de la race de la mère, au gabarit et à l'héritage génétique de la mère alors que dans les structures de suivi, il s'agit de descendance du père...

1. Recettes =2 taurillons + vache réformée + production lait

450 000 DA= (2*70 000DA) + 90 000DA + (10 000 litres*22 DA/Litre).

2. Sur les 250 000 DA de dépenses : 50% concernent la production de fourrages, 34,5% les compléments en aliments de bétail, 5,5% en soins vétérinaires et 10% pour l'eau et l'énergie.

f.- La production laitière de l'échantillon retenu:

La production laitière est soumise à des fluctuations tout au long de l'année. L'hiver, la lactation moyenne pour les vaches de l'échantillon varie de 6 à 10 litres. Les meilleurs rendements sont obtenus pendant la période de printemps avec la venue de la production fourragère en vert, la lactation moyenne, varie entre 11 et 19 litres par vache laitière traitée. La durée moyenne de production de lait, varie d'une vache à l'autre ; elle a été de 180 jours pour les plus faibles à 335 jours pour les plus fortes. Par contre la durée moyenne de lactation par exploitation est plus ramassée, elle est variable entre 9 et 10 mois (entre 265 à 300 jours plus exactement).

Tableau N°35 : La production laitière annuelle par exploitation.

Exploitation

Nombre de vaches laitières

Production laitière (litre/an)

Moyenne par vache

(litre / an)

01

77

259 706

3372, 80

02

14

25 550

1825, 00

03

33

40 280

1220, 60

04

12

23 475

1956, 25

05

16

55 825

3489, 06

06

15

43 300

2886, 66

07

10

36 725

3672, 50

08

30

94 170

3139, 00

09

11

40 550

3686, 36

10

5

18 000

3600, 00

11

14

51 350

3667, 86

12

15

91 145

3645, 80

13

10

36 610

3661, 00

14

16

60 750

3796, 87

15

8

26 325

3290, 62

16

10

35 420

3542, 00

17

9

28 490

3165, 55

18

19

67 825

3569, 73

19

17

61 300

3605, 88

20

15

55 180

3678, 66

TOTAL

366

1 151 976

3147, 47

16 Exploitations sur les 20 retenues ont une moyenne de production supérieure à 3000 litres par an parmi lesquelles 11 dépassent les 3500 litres / an. Ceci indique qu'un intérêt particulier est accordé à cette activité. Pratiquement toutes les exploitations sont à un niveau de production laitière appréciable.

III- DISCUSSION DES POLITIQUES LAITIERES :

1.- Structure de la Matrice d'analyse des politiques :

Comme il a été présenté précédemment, l'utilisation d'une Matrice d'Analyse des Politiques (MAP) permet de discuter les objectifs et perspectives des politiques laitières retenues par rapport aux résultats escomptés et obtenus. Elle permet, par ailleurs, de projeter les actions futures à engager dans le but de promouvoir toute forme de développement de la disponibilité en lait et produits laitiers nécessaires à la consommation de la population.

« La MAP est conçue pour traiter spécifiquement de la mesure d'impact des politiques sur les secteurs productifs. Comme les politiques peuvent avoir un impact tant sur les marchés de produits finaux que sur les marchés de consommations intermédiaires, la MAP constitue un moyen utile d'identifier les sources de transferts liées aux politiques appliquées, ainsi que l'origine d'inefficiences dans l'allocation des ressources, et de mesurer leurs effets cumulatifs sur une filière de produit donnée » (R.H.Goldman, C.Grodzins et Charles Mann, 1992).

L'évaluation de l'impact des politiques s'effectue par une évaluation des distorsions entre deux situations :

Ø une situation sans l'intervention gouvernementale : le prix reflète réellement les coûts ainsi que le bénéfice au point d'efficience ;

Ø une situation avec l'intervention gouvernementale, où des mécanismes de régulation sont appliqués par les pouvoirs publics afin d'atteindre des objectifs fixés par ces derniers.

L'analyse fondée sur la variation des prix, peut être effectuée le long de la filière. Dans le présent travail l'analyse concernera la production ainsi que la transformation.

La MAP va fournir un cadre comptable ordonné pour repérer les effets d'intervention spécifiques au fur et à mesure qu'ils s'accumulent aux différents stades de la filière. Les données chiffrées de la MAP peuvent être aisément maniées pour fournir des mesures adéquates et simples de l'impact des politiques sur l'efficience économique et d'autres objectifs.

Ces données chiffrées correspondent aux :

Ø prix financier ou prix du marché, prix que les acteurs économiques rencontrent effectivement dans leurs activités et dans lesquels les subventions et taxes sont comprises ;

Ø prix économique où prix de référence : prix sur les marchés internationaux.

La différence entre les deux types de prix représente les transferts qui vont informer sur le degré d'influence de l'intervention gouvernementale. Les données chiffrées sont représentées dans la matrice sous forme de tableau comme suit :

Tableau N°36 : Représentation de la Matrice d'Analyse des Politiques.

Données

Recette

Intrants échangeables

Ressources domestiques

Bénéfice

Prix du marché

A

B

C

D

Prix de référence

E

F

G

H

Transferts

I

J

K

L

Source : Analyse économique des politiques agricoles 1992.

La MAP est fondée sur le principe de «  Bénéfice = Recettes - Dépenses ». Pour la formation des prix, en matière de dépenses lors de l'analyse, on fait la distinction entre les Biens échangeables (BE) composés de l'ensemble des intrants comme l'énergie, les charges liées à l'entretien, l'alimentation et la santé du cheptel et, les Biens non échangeables (BNE) où l'on retrouve les ressources de base telles que la terre, la main d'oeuvre, la maintenance des infrastructures et leurs amortissements.

Les différentes soustractions effectuées seront utilisées pour mesurer le bénéfice en termes de prix de marché et de prix de référence. Elles permettent d'apprécier aussi l'impact net des politiques sur les prix des produits et intrants, ainsi que le bénéfice de référence net.

Les éléments de la MAP peuvent être utilisés aussi pour calculer des coefficients, qui mesurent l'impact des politiques sur les prix et sur l'efficience dans l'utilisation des ressources. Trois de ces coefficients sont les plus importants pour une évaluation des effets de politiques sur un ou plusieurs produits.

Définition :

Ø Le coefficient de protection nominale (CPN) : mesure l'impact des politiques sur les prix des produits. C'est le rapport entre le prix interne d'un produit et son prix de référence (prix CAF plus mise à disposition hors droits de douane au prix FOB à l'exportation) : CPN = A / E

Ø Le coefficient de protection effective (CPE) : compare les valeurs ajoutées mesurées aux prix de référence et aux prix aux termes du marché. C'est une mesure plus complète de l'impact des politiques, puisqu'elle comprend l'effet total des politiques, sur les produits et sur les intrants : CPE = (A - B) / (E - F)

Ø Le coefficient de coût en ressources domestiques (CRD) : compare le coût de référence des ressources domestiques utilisées avec la valeur nette des devises étrangères ainsi obtenues ; le CRD mesure l'efficience globale de la filière de production : CRD = G / (E - F)

2.- Evaluation des effets des politiques sur la production laitière :

a) Au niveau de la ferme :

A ce niveau d'analyse, il est utile de fixer au départ la réalité économique : le lait cru est cédé au niveau de la ferme au prix calculé sur la base de l'échantillon d'exploitations retenues à 27, 59 DA le litre plus une prime moyenne de 6,5 DA le litre calculée, (voir calcul en annexe).

Le prix de revient est calculé à partir de l'échantillon des exploitations retenues par la méthode d'Oscarsson (1971) tel que :

Prix de revient du litre de lait = (Total des charges - Produits annexes) / Quantité de lait produite par l'exploitation. Il est de 24,16 DA le litre.

Cette situation confirme que le soutien n'a pour but que de compenser les incohérences et insuffisances de disponibilités des intrants, supportées par le producteur. Ainsi, on peut qualifier le soutien de prime compensatoire.

On peut observer au niveau des exploitations n° 3, 4 et 13 que le coût est négatif ce qui signifie que les produits annexes qui ne sont autres que la vente des veaux, du fumier, etc..., couvrent la totalité des charges d'élevage dont l'activité principale est le lait.

Par contre pour les exploitations n° 10, 17, 19 et 20, le prix de revient est très élevé ce qui signifie que les charges d'exploitation de l'élevage sont très élevées par rapport aux produits annexes et à la quantité de lait produite. La cause principale de cette situation est, notamment pour les exploitations n° 10 et 17, la faiblesse du nombre de têtes de l'exploitation (5 et 9 VL respectivement). Pour les exploitations 19 et 20, il s'agit d'insuffisance dans la gestion sanitaire du cheptel.

Tableau N°37 : Prix de revient du litre de lait (Exploitations de l'échantillon) 2003/2004

(Unité : Dinar Algérien (DA)

EXP

Charges totales d'élevage

production annexe

production laitière en litres

Coût du litre lait

EXP01

17 966 326

10 172 215

259 706

30, 01

EXP02

1 791 150

1 040 000

25 550

29, 40

EXP03

1 973 930

2 180 000

40 280

-5, 12

EXP04

1 895 500

2 780 000

23 475

-37, 68

EXP05

1 901 550

580 000

55 825

23 ,67

EXP06

2 400 100

900 000

43 300

34, 64

EXP07

2 661 400

2 200 000

36 725

12, 56

EXP08

3 861 340

1 280 000

94 170

27, 41

EXP09

1 448 840

1 138 000

40 550

7, 67

EXP10

1 479 925

130 000

18 000

75, 00

EXP11

3 225 700

2 400 000

51350

16, 08

EXP12

3 477 500

1 840 000

91 175

17, 96

EXP13

1 744 000

2 040 000

36 610

-8, 09

EXP14

1 313 100

488 000

60 750

13,58

EXP15

1 277 627

140 000

26 325

43, 21

EXP16

1 726 800

730 000

35 420

28, 14

EXP17

1 994 770

230 000

28 490

61, 94

EXP18

2 195 200

1 000 000

67 825

17, 62

EXP19

3 782 800

1 520 000

61 300

36, 91

EXP20

2 872 100

372 000

55 180

45, 31

MOYENNE

3 049 483

1 658 010,77

57 600,3

24, 16

Ces résultats mettent en évidence la réalité de l'élevage en Algérie : une faible maîtrise des techniques d'élevage (OFLIVE 2001) conduisant à des dépenses de plus en plus importantes, que les ventes de produits sont parfois incapables de couvrir.

Pour procéder à l'analyse des effets des politiques laitières au niveau de l'exploitation, il a été retenu comme prix financier, le prix moyen de cession calculé à partir de notre échantillon et comme prix économique, le prix établi à partir d'une moyenne des prix à la ferme de quelques pays européens comme référence (Hollande, Allemagne, France, Portugal). Ce prix économique est obtenu aux termes d'un taux de change retenu pour les besoins de l'analyse à 1 Euro = 100 DA(1 Euro=1.32 $, 1$=75 DA), et de la prise en compte des aides de l'Etat dans les pays européens comme incluses dans le prix de référence. (Veerman C.)

Tableau N°38 : Analyse des coûts du lait cru : Base Exploitations de l'échantillon.

Unité : DA/Litre

Rubrique

Structure

Prix financier

Prix économique

Transfert

Produits

Prix du litre de lait

Aide par litre de lait

27.59

6.50

32,00

-

-4.41

6.50

Sous total 1

Prix Produit

 

34,09

32,00

2,09

Biens échangeables (BE)

Energie

Produits vétérinaires

Charges alimentaires

Charges diverses

Produits d'entretien

1.88

0.46

10,00

0.34

0.15

2.17

0.52

11.6

0.39

0.17

-0.29

-0.06

-1.60

-0.05

-0.02

Sous total 2

(BE)

 

12,83

14,85

-2,02

Biens non échangeables (BNE)

Terre

Main d'oeuvre

Maintenance

Amortissement

0.54

8.17

0.69

1.43

0.63

9.48

0.69

1.43

-0.09

-1.31

0

0

Ss total 3

(BNE)

 

10,83

12,23

-1,40

Sous total 4 =(BE+BNE)

23,66

27.08

-2.93

Autres charges (5)

0,49

-

-

Profit = 1 - ( 4 + 5)

9.94

4.92

5.02

A partir de ce tableau de l'analyse des coûts, on peut déduire que le prix financier du lait cru sur le marché local est supérieur au prix économique sur le marché international d'environ 7%. Néanmoins les biens échangeables (BE) sur le marché local ont un coût inférieur à celui du marché international de 15% ainsi que les biens non échangeables (BNE) de 13%.

En d'autres termes, les dépenses relatives aux consommations d'énergie, de l'alimentation du cheptel et son entretien et les coûts liés à la propriété de la terre, la main d'oeuvre, la maintenance des infrastructures et leurs amortissements sont moins élevés localement que sur le marché international.

Cet état de fait conduit à un profit supérieur localement pour la production du lait cru que sur le marché international. Le profit moyen réalisé sur le marché local est d'environ 30% par contre sur le marché international le profit moyen n'est que de 15% environ

Tableau N°39 : Matrice d'analyse de la politique du lait cru.

Unité : DA/Litre

Rubrique

Recettes

BE

BNE

Impôts, taxes, assurances

profit

PF

34,09

12,83

10,83

0,49

9,94

PE

32,00

14,85

12,23

inclus

4,92

Transferts

2,09

-2,02

-1,40

0,49

5,02

CPN

1,06

La détermination du coefficient de protection nominale qui est le rapport entre le prix du marché local et celui du marché international permet de connaître le niveau de l'intervention gouvernementale. Lorsque ce coefficient est supérieur à 1, il indique que le producteur de lait cru réalise un profit supérieur à celui qu'il pourrait réaliser en l'absence de l'intervention gouvernementale. Dans le cas présent l'effet net de l'intervention est une protection positive. En réalité c'est plus une compensation pour résorber le déficit engendré par le prix de vente administré durant de longues années et la lenteur de sa croissance.

En appliquant une marge bénéficiaire de 15% (celle du marché international) au prix de revient du lait cru produit localement (24,16 DA/litre) et sans l'aide de l'Etat, le prix du marché local serait au même niveau que celui du marché international lorsque l'on déduit les subventions aux producteurs des pays européens (estimées à environ 10%). Ce prix que l'on pourrait appeler un prix d'équilibre, est de 28, 26 DA/litre à la porte de la ferme. Ce prix constitue une base de négociation non négligeable lorsqu'il s'agira de faire partie d'une zone de libre échange.

CPE

1,24

Le coefficient de protection effective (CPE) est nettement positif et supérieur à 1, il montre que les coûts d'utilisation des Biens Echangeables (intrants) locaux sont faibles par rapport à ceux du marché international et qu'il existe une marge d'amélioration importante. Plus ce rapport est important plus il indique l'ampleur des marges de manoeuvre pour une grande efficience dans l'utilisation des moyens de production locaux..

Il indique par ailleurs que le gain sur le litre de lait produit localement est supérieur à celui obtenu sur le marché international. Il n'en demeure pas moins que l'aide gouvernementale a un effet réel, dans la mesure où sa suppression conduit irrémédiablement à un gain nettement inférieur à celui que l'on obtient sur le marché international. Cette situation est principalement due à la faiblesse de la production laitière par unité de mesure.

CRD

0.71

L'efficience de la filière production laitière est faible, d'autant que l'utilisation des ressources domestiques n'est pas optimisée, ce qui laisse une marge de manoeuvre qui peut générer plus de profit. Par rapport au niveau économique international, l'optimisation de la filière (0,71) se situe juste au dessous des ¾ de 1 (qui est l'optimum) indiquant que les réserves d'amélioration sont loin d'être épuisées. Comparée à la situation locale, ce rapport implique que la filière lait locale est fortement affectée sur le double plan de son efficience interne (0,50) et de celle du niveau économique.

b) Au niveau de l'unité de transformation :

A ce niveau d'analyse, il est utile de souligner que la participation du lait cru local est très faible. Elle s'exprime sous forme de rapport entre les volumes utilisés pour la satisfaction des besoins à la consommation, sortie de la transformation.

Le prix réel de cession du lait pasteurisé, sortie de l'usine est de 23, 35 DA / litre, il est à l'échelle internationale l'équivalent de 35 DA / litre.

Au stade de la transformation, la matière première est composée des produits en approvisionnement (poudre de lait, MGLA) et de lait cru. L'ensemble Biens Echangeables (BE) est la somme des coûts des produits relatifs à la matière première utilisée, des produits nécessaires aux opérations de conditionnement (emballage) et d'entretien de l'unité de transformation (produits de nettoyage, etc.).

L'ensemble Biens Non Echangeables (BNE) est la somme des coûts relatifs aux services, (réception, pasteurisation, conditionnement), l'amortissement des équipements et la main d'oeuvre.

Tableau N°40 : Analyse des coûts du lait en sachet de la laiterie de DBK.

Unité : DA/Litre

Rubrique

Prix en DA/L

Prix financier

Prix économique

Transfert

Produit

Prix de vente/litre

23.35

35

-11.65

BE

Matières premières (poudre lait, MGLA)

Lait cru

Emballage

Produits de nettoyage

Autres consommations

15.65

0.95

1.09

0.06

0.44

15.65

1.28

1.09

0.06

0.88

0

-0.33

0

0

-0.44

BNE

Services

Dotation / amortissement

Frais du personnel

0.15

0.43

1.88

0.55

0.43

2.88

-0.4

0

-1

Autres charges

Impôts et taxe

Frais financiers

1.93

0.01

-

-

1.93

0.01

BE+BNE + Autres charges

22.59

22.82

-0.23

Profits

0.76

12.18

-11.42

Tableau N°41 : Matrice d'analyse de la politique du lait pasteurisé conditionné en sachet

Unité : DA/Litre

Rubriques

Recette

BE

BNE

Impôt, taxes, assurances

Profit

PF

23.35

18.19

2.46

1.94

0.76

PE

35

18.96

3.86

-

12.18

Transfert

-11.65

-0.77

-1.4

1.94

-11.42

CPN

0.66

Le rapport entre le prix du marché local et celui du niveau international est en défaveur de la transformation: il est nettement inférieur à 1. Ceci indique que l'effet net de l'intervention de l'Etat est une protection négative vis-à-vis du producteur transformateur du lait pasteurisé et conditionné en sachet. Ce producteur reçoit un prix inférieur à celui qu'il recevrait dans une situation sans intervention gouvernementale. L'effet de taxation à la production en faveur de la consommation pénalise fortement la transformation et le conditionnement Cette pénalité est de l'ordre de 21% du prix du marché, elle s'exprime par la différence entre le prix de revient du lait (23,35) prévu à la transformation et le prix d'équilibre (28,26). Elle est encore plus fortement ressentie (environ 50%) par rapport au prix du marché international au vu des quantités transférables (-11, 42).

Sans l'intervention gouvernementale le prix du litre de lait pasteurisé et conditionné en sachet coûterait environ 34,77 DA le litre.

CPE

0.32

Dans la mesure où les coûts des biens échangeables sont à peu de choses près les mêmes au niveau du marché local et international pour la transformation et le conditionnement du lait pasteurisé, la forte faiblesse du coefficient de protection effective provient du fait que l'intervention de l'Etat se situe au niveau de l'absence de profit. En effet le coût des transferts compenserait totalement les profits qui auraient dus être ajoutés au prix de vente à la porte de l'usine. En d'autres termes l'activité de production de lait pasteurisé et conditionné en sachet est maintenue par l'intervention gouvernementale au stade de la suppression quasi-totale du profit. Le gain obtenu par l'activité de transformation dans ces conditions est presque nul, il est de l'ordre de 0,76 DA par litre cédé à 23, 35 DA à la porte de l'usine.

CRD

0.24

La filière de la pasteurisation et conditionnement du lait au plan international est loin d'être à son niveau optimal. De grandes possibilités subsistent encore en l'état, du fait de l'existence d'un potentiel considérable en ressources non échangeables. Les niveaux de production bien maîtrisés par rapport au marché, ont fait que l'utilisation de ces ressources est restée faible au niveau international. Comparée au niveau local dont l'efficience se situe aux environs des 50%, cette situation reste dominante par la marge de manoeuvre dont elle dispose. Dans le cas de l'ouverture plus grande du marché local avec l'absence de l'intervention gouvernementale et la participation au libre échange, le lait pasteurisé et conditionné provenant de l'extérieur risque d'être concurrentiel à plus d'un titre : outre la qualité, la réduction des niveaux de profits et la compensation à l'exportation d'une partie des coûts en biens échangeables et non échangeables.

Tableau N°42 : Analyse des coûts de production du fromage à pâte molle

(En équivalant litre de lait de la laiterie de DBK).

Unité : DA/Litre

Rubriques

Prix en DA/L

Prix financier

Prix économique

Transfert

Produits

A la vente

38.66

50

-11.34

BE

M. Première (poudre de lait, MGLA)

Lait cru

Emballage

Ferments ingrédients

Produits de nettoyages

Autres consommations

9.83

9.64

3.55

1.54

0.04

0.26

9.83

13.05

3.55

1.54

0.04

0.53

0

-3.41

0

0

0

0.27

BNE

Services

Dot. amortissements

Frais du personnel

0.15

0.43

1.88

0.55

0.43

2.88

-0.4

0

-1

Autres charges

Impôts et taxes

Frais financiers

1.93

0.01

-

-

1.93

0.01

BE+BNE+ autres charges

27.32

32.4

-5.08

Profits

11.34

17.6

-6.26

Lorsque le lait est transformé pour en faire du fromage, l'équivalent du litre de lait à ce stade acquiert une valeur plus élevée. Elle est nettement plus importante sur le marché international que local. La différence est de l'ordre de 30 % environ. En d'autres termes la fabrication du fromage au niveau local étant moins coûteuse qu'au plan international, il serait avantageux de le céder dans ce cadre à son prix concurrentiel.

Le profit envisageable sera d'autant plus important que la stabilité de la contribution du lait cru et des frais du personnel seront maintenus à leur niveau actuel d'une part et, d'autre part la suppression de la taxation à l'exportation sera réelle et les frais financiers pratiquement nuls. Il apparaît nettement à ce stade de la filière que la capacité de commercialisation d'un produit de qualité est la préoccupation majeure de toute activité de transformation.

L'implantation sur le marché de l'exportation devient le moyen le plus sûr de développer cette activité.

Tableau N°43 : Matrice d'analyse de la politique de fromagerie.

Unité : DA/Litre

Rubriques

Recettes

BE

BNE

Impôt, taxes, assurances

Profit

PF

38.66

24.86

2.46

1.94

11.34

PE

50

28.54

3.86

-

17.6

Transfert

-11.34

-3.68

-1.4

1.94

-6.26

CPN

0..77

La différence entre les prix sur le marché local et international indiquant un écart important, conduirait à dire que l'introduction de fromages à pâte molle non subventionnés de l'extérieur aura peu de chances de supplanter la production locale au regard du prix. Toutefois le rapport prix / qualité (label) constitue un autre paramètre dont il serait fortement nécessaire de tenir compte dans la réalité du marché.

Le rapport entre les deux prix, financier et économique nettement inférieur à 1 montre qu'il existe une grande marge de manoeuvre pour atteindre un niveau d'équivalence qu'il serait judicieux de mettre à profit pour améliorer la qualité des produits de telle sorte qu'ils soient indéniablement concurrentiels.

CPE

0.64

L'importance de l'équivalent relatif au prix économique (50) au plan international se justifie certainement par le niveau de vie et par conséquent reflète le pouvoir d'achat des populations pour ce type de produit maintenu fortement élevé par rapport à celui du marché local (38,66).

Le coefficient de protection effective qui n'atteint que les deux tiers (2/3) de l'optimum révèle que les conditions sont réunies pour une meilleure gestion des capacités de fabrication des fromages afin d'atteindre des niveaux de qualité capables d'enraciner cette activité localement.

CRD

0.18

L'activité de fromagerie n'utilise pas l'ensemble de ses ressources domestiques ; elle n'utilise qu'environ 20% de son potentiel. Il est vrai qu'au sens du prix économique c'est-à-dire le marché international, la recherche de la qualité est fortement influente ce qui explique le niveau de prix d'une part et d'autre part l'utilisation limitée du potentiel existant.

Il est utile de souligner que l'activité fromagerie possède un aspect traditionnel fortement incrusté qui contribue aussi à orienter vers la recherche d'une qualité (label) difficile à concurrencer.

IV.- CONCLUSION DE LA PARTIE III :

Au terme de cette analyse des politiques laitières, il apparaît nettement que de graves lacunes subsistent à toutes les étapes, partant de la conception de ces politiques aux systèmes mis en place pour compenser les insuffisances observées tout au long de la trajectoire que suit le lait, de sa production à sa transformation.

Dans cette partie, nous avons présenté la zone d'étude dans laquelle ont eu lieu l'ensemble des travaux de terrain qui ont été menés pour déterminer les caractéristiques de ces politiques laitières et les paramètres d'analyse y afférents. Nous avons montré que cette zone d'étude de par ses critères socio-économiques, géographiques et climatiques, est représentative de l'élevage bovin laitier que l'on peut rencontrer à travers le territoire national. Elle est à la moyenne des niveaux de concentration du cheptel et des systèmes d'élevage existants.

L'échantillon d'exploitations agricoles, retenu reflète la structure des systèmes de production des zones laitières du pays. Les données recueillies, ont été obtenues à partir d'une collecte de terrain et d'interviews souvent difficiles à effectuer tant les contraintes indépendantes de notre volonté étaient présentes, de l'exploitation d'une documentation souvent partielle qu'il a fallu reconstituer tout au long des travaux et enfin d'une étude de ces données en utilisant un modèle de matrice d'analyse des politiques.

Nous avons pu déterminer le coût moyen du litre de lait cru à la porte de la ferme, le coût moyen du litre de lait pasteurisé et conditionné à la porte de l'usine et le coût moyen du litre équivalent transformé en fromage. L'analyse de ces coûts rapportés aux prix pratiqués à la consommation a permis de comprendre l'ampleur des difficultés rencontrées par la production laitière nationale.

On peut avancer que sans le soutien économique et financier de l'Etat, la production de lait cru est vouée à l'échec dans les conditions actuelles malgré les efforts consentis par les producteurs pour atteindre des niveaux de production appréciables. Souvent, on observe que ce sont les produits de la ferme, autres que le lait qui, de loin, sont à l'origine de la couverture des dépenses. Le lait intervient dans ce cas comme un appoint sur lequel il serait hasardeux de compter pour pouvoir subvenir aux besoins familiaux.

Ainsi l'auto consommation du lait cru est courante. Elle indique que l'agriculture de subsistance est encore fortement présente dans les zones d'élevage.

La production laitière est fortement subordonnée à la production de viande et non pas le contraire. Pour pouvoir inverser cet état de fait, des efforts considérables restent à consentir. Il s'agit d'investissements de développement dans les zones à haut potentiel mais dépourvues des moyens appropriés, en vue de démultiplier leurs capacités de production. La rareté des terres irriguées est une dimension dont il est nécessaire de tenir compte.

Le niveau de concentration du cheptel en est une autre. L'élevage laitier au même titre que le reste des spéculations exigeantes, demande par sa présence l'introduction et l'application de critères d'équilibre des systèmes de production et la mise en oeuvre d'une politique d'aménagement agricole en adéquation avec les potentialités inventoriées.

Dans cette troisième partie nous avons analysé aussi les politiques laitières sous l'aspect de l'intervention gouvernementale. On s'aperçoit nettement que la production du lait pasteurisé et conditionné en sachet sur la base d'importations massives de poudre de lait est, une activité qui a créé de l'emploi et a permis de satisfaire les besoins en lait d'une population croissante.

En l'absence de l'intervention gouvernementale dans le cadre d'un libre échange, la suppression du profit observé jusqu'alors au niveau de cette activité disparaîtra, le prix du litre de lait pasteurisé et conditionné en sachet augmentera d'environ 30% par rapport à son prix actuel à l'étalage.

Malgré le fait que les coûts des biens non échangeables (infrastructures de base, main d'oeuvre, etc.), soient inférieurs localement à ceux du niveau international, il n'en demeure pas moins que des efforts considérables devront être déployés pour atteindre la satisfaction en qualité notamment. Le produit local, pour être concurrentiel, devra aussi être en mesure de couvrir et maîtriser le marché, ce qui demanderait la mise en oeuvre de nouvelles politiques de commercialisation jusqu'alors imperceptibles parmi lesquelles, par exemple le marketing.

Cette situation au point de passage à l'économie de marché est paradoxale du fait du maintien d'un état de dépendance accru en approvisionnement, pour un produit comme le lait, de large consommation avec une intervention gouvernementale fortement présente.

La transformation du lait cru en fromage reste dans ce contexte une voie de prospection assez viable avec l'acquisition de l'expérience dans le domaine de la qualité dans la mesure, où mis à part l'aspect label au niveau international, le produit local est concurrentiel sur le marché local. Il peut le devenir sur le marché international dans les mêmes conditions de soutien et de prix. La recherche d'une qualité (label) se justifie dans ce sens par l'introduction de la notion de fromage de terroir et la dimension traditionnelle au niveau du marketing pour la consommation.

Cette troisième partie a permis de montrer que malgré les efforts des producteurs et de l'Etat d'une part et la volonté affichée de satisfaction des besoins de la population pour ce produit fortement incrusté dans le modèle de consommation, l'intervention gouvernementale ne pourra à elle seule contrecarrer les réalités du libre échange dont les conditions sont liées à la présence d'un marché porteur.

Quel que soit le niveau de soutien dans le cadre légal du libre échange, il sera difficile pour l'élevage local de s'élever au rang de producteur laitier, sans la mise en oeuvre de projections à long terme impliquant d'une part l'accumulation des ressources par la valorisation des potentialités et d'autre part l'application des conditions d'approche du marché.

Ces conditions d'approche s'identifient aux formes de participation au développement de l'élevage par l'intégration effective de la production de lait dans la filière et la construction de fonctions : production de lait cru, production de lait pasteurisé et conditionné, production de fromages ou tout autre dérivé, dont la viabilité est directement liée au marché de la consommation. En d'autres termes, il s'agit de construire de façon concrète la filière lait, dans laquelle chaque maillon devrait être dépendant du reste.

PARTIE IV

TENTATIVE D'AJUSTEMENT DES POLITIQUES LAITIERES AUX REGLES DU COMMERCE INTERNATIONAL

I.- INTRODUCTION :

A la veille de l'entrée du pays dans le domaine du libre échange global, en adhérant à l'Organisation Mondiale du Commerce et en mettant en application les protocoles d'Accords avec l'Union Européenne dont l'entrée en vigueur date de septembre 2005, les questions fondamentales auxquelles les politiques laitières seront confrontées à l'avenir, dans ce contexte, sont fortement liées à la part d'influence de la politique de protection tarifaire qui n'existera plus.

La marge de manoeuvre de la politique laitière actuelle par rapport aux disciplines de l'OMC reste très limitée. Les formes d'intervention de l'Etat en matière de prix et de soutien à l'investissement au profit de la filière lait n'ont pas permis d'obtenir les résultats escomptés. Cet état de fait conduit nécessairement les pouvoirs publics à une réadaptation de la politique financière dans toute sa dimension d'appui au développement du pays. La participation à l'amélioration des ressources physiques par la capitalisation effective des moyens de production constitue une des voies classiques de reformulation du système et du dispositif d'appui économique et financier à la filière. Toutefois, d'autres voies seraient à prospecter.

Dans cette quatrième partie de notre étude, nous tenterons de cerner les possibilités éventuelles de changement de la politique d'intervention et d'évaluer les effets sur les principaux acteurs de la filière dans le cadre du nouveau contexte économique mondial accéléré par le processus d'intégration économique régionale.

Nous essayerons, sur la base d'un aperçu analytique de la production mondiale de lait et des mécanismes qui la régissent, d'une part, et d'autre part l'impact des règles du commerce international sur la production locale, de proposer des voies à prospecter en vue d'asseoir une politique laitière appropriée aux besoins du moment et dotée de dispositifs de régulation lui permettant de s'adapter au aléas du commerce international.

II.- LE LAIT A L' ECHELLE MONDIALE :

La production mondiale de lait est en accroissement constant ; elle a été de 557 millions de tonnes en 1998, et se situe en fin 2004 aux environs de 600 millions de tonnes (FAO Last Reviewed 24/05/2005). Elle est structurée de manière simple :

-Lait de Vaches : 85 %

-Lait de Bufflonnes: 11%

-Lait de Brebis : 2%

-Lait de Chèvres : 2%

Les pôles les plus importants de la production laitière, en fin 2004, sont les Etats-Unis, (premier pays producteur mondial de lait de vache avec 77,2 millions de tonnes) et l'Union Européenne (des 15) avec 130,4 millions de tonnes (regroupant les zones les plus intensives de production et de concentration du cheptel bovin laitier telles que la Hollande, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Italie où l'on rencontre souvent des moyennes journalières de lactation supérieures à 40 litres / vache).

Avec les nouvelles intégrations en cours des pays de l'Europe de l'Est (10 pays) dans la «  Zone Euro », la reprise après le fléchissement des années 90 de la production laitière dans cette région a favorisé la recherche de nouveaux modèles d'organisation et l'élaboration de stratégies en mesure de maintenir à moyen terme la prédominance de l'UE sur le marché international du lait. Toutefois de nouveaux pôles de développement de la production laitière à croissance rapide (supérieure à 5% /an) ont fait jour, notamment le Brésil (passant de 10 à 23,5 Mt entre 1990 et 2004) et l'Inde (de 40 à 88 Mt durant cette période en incluant le lait des bufflonnes).

Les volumes en équivalent lait faisant l'objet de transactions dans le commerce international ne représentent qu'une petite fraction de la production mondiale (environ 7% en 2004) mais constituent, par la diversité des zones d'importation, un facteur d'équilibre essentiel pour le maintien de l'activité socio-économique des pays exportateurs (USA, UE et notamment l'Océanie qui avec une production de 25 Mt contrôle le tiers du commerce international du lait). D'autres pays producteurs de lait, capables de modifier l'équilibre établi sur le marché international, tel le Canada, tentent de s'introduire à travers les cloisonnements réglementaires défendus par d'autres pays détenteurs de parts de marché tels les USA et la Nouvelle Zélande.

Les principales zones d'importation sont l'Afrique du Nord, le Proche et Moyen Orient (20%), l'Amérique latine (33%), l'Asie du Sud Est (33%) ; le reste concerne les pays de l'Afrique Sub-saharienne.

Les prix au titre des transactions commerciales du lait, ont augmenté au cours de ces dernières années. Cet état de fait est dû essentiellement à l'influence des augmentations successives des prix des hydrocarbures, du fléchissement du dollar US et de la réduction des subventions accordées par l'UE à l'exportation. Ce dernier aspect qui a une influence importante sur la stabilisation du marché à l'exportation, fait l'objet d'âpres négociations entre les Membres de l'UE pour arriver à une solution en conformité avec les règles de l'OMC. A titre indicatif, la réduction des restitutions à l'exportation les a portés de 640 $US la tonne en 2000 à 150 $US en 2005.

Le prix de la tonne métrique de poudre de lait est passé de 1500 $ US en 2000 à 2300 $ US en 2005 (Smati S.).

III.- LES REGLES DU COMMERCE INTERNATIONAL :

Les règles fondamentales auxquelles s'astreignent les Membres de l'Organisation Mondiale du Commerce au titre de la réglementation se résument en quatre points essentiels :

· Non - discrimination, plus connue sous les initiales de traitement NPF (Nation la Plus Favorisée)

· Absence de restrictions quantitatives.

· Préservation de la valeur des concessions tarifaires.

· Transparence.

L'Algérie, qui incessamment deviendra Membre à part entière aura pour contrainte de développement de la filière laitière, la nécessité d'assurer :

· Les grands équilibres entre le milieu urbain et rural et les revenus de leurs populations, où la disparité présente une tendance à la croissance.

· La nécessité de conserver la stabilité sociale.

· La nécessité d'augmenter les emplois et la productivité.

· Les changements qualitatifs dus à la demande alimentaire.

Elle aura à mettre en place des politiques laitières innovantes au plan technique et audacieuses dans l'utilisation de plus en plus efficace de la ressource naturelle souvent limitée comme nous l'avons souligné dans la partie précédente (Partie III)

Elle accordera, en outre, à l'agriculture une attention des plus particulières notamment dans les changements structuraux d'exploitation face à l'ouverture vers une concurrence étrangère sans merci au cours des prochaines années.

Des efforts considérables ont été consentis pour parvenir à la satisfaction de pouvoir adhérer à l'OMC. Ces efforts s'articulent autour de :

* La suppression des mesures administratives d'encadrement du commerce extérieur (AGI, licences d'importation,..)

* Le démantèlement du système de protection non tarifaire.

* La réhabilitation de la protection tarifaire en même temps que la réduction et diminution des niveaux de taux de droits de douanes.

Ces actions ont visé la levée du monopole de l'Etat sur le commerce extérieur ayant abouti dans le cadre du Programme d'Ajustement Structurel à la convertibilité du Dinar algérien pour les transactions commerciales et le libre accès à la devise pour les opérateurs économiques.

Pour pouvoir maîtriser le système de gestion de la dynamique du commerce, les seules dispositions législatives actuelles relevant du Code des douanes restent insuffisantes. Des contraintes subsistent. Elles concernent la cohérence des textes, l'application, l'accès à l'information...etc. La réforme tarifaire engagée en août 2001 a rendu cette nécessité de mise à niveau évidente, son aboutissement est prévu pour 2006.

L'Algérie est actuellement en cours de finalisation des négociations avec l'OMC. On peut d'ores et déjà considérer qu'à la fin de 2006, l'ensemble des monopoles sur les biens et services auront été levés. L'accès aux marchés des pays Membres et à tout type de produit loyal et marchand sera ouvert. Cette règle s'appliquera au commerce des poudres de lait et MGLA au même titre que le reste des produits d'origine agricole.

Au sens des accords avec l'UE (voir extrait annexe 14) et de la future adhésion à l'OMC, l'Algérie a simplifié ses tarifs douaniers en réduisant les taux pour les produits agricoles et alimentaires. A partir de la loi de finances de 2001 qui avait prévu un taux de droit de douane maximum de 30% (alors qu'il était jusqu'alors de 45% pour plus de la moitié des produits d'origine agricole) la réduction des droits de douanes venait de s'enclencher.

La TVA sur les produits importés conservera globalement les mêmes taux sauf les viandes fraîches ou congelées, les poudres de lait, les farines et semoules pour protéger la production nationale. La loi a instauré une taxe spécifique additionnelle «sur 151 produits (18% du total des produits), taxe variant de 10 à 100% et un droit additionnel provisoire de 48% touchant 106 produits (12.5% des 848 produits de la nomenclature douanière) ; ce taux devant baisser progressivement pour devenir nul en six ans. (Benmihoub et Bedrani S.).

A la fin de 2006 le droit additionnel provisoire n'existera plus que pour quelques produits, la taxe spécifique additionnelle aussi.

IV.- PROSPECTIVE D'AJUSTEMENT DES POLITIQUES LAITIERES :

L'intervention gouvernementale s'est située principalement aux deux niveaux distincts que nous avons étudiés dans la partie précédente, la ferme et l'unité de transformation. C'est à ces deux niveaux de concrétisation directe, qu'il est nécessaire de s'attacher.

1.- Mode d'organisation au niveau de la ferme et de son environnement :

Le diagnostic de la situation de l'élevage bovin dans la zone d'étude reflétant l'impact des politiques antérieures et nouvelles et le mode de perception des effets du marché international ont conduit à l'identification des éléments permettant de comprendre les raisons de l'insuffisance de production et le manque à gagner significatif malgré les différentes formes de soutien et d'encouragement initiées.

La politique de renforcement des investissements à la ferme et l'implication des services d'appui a eu des effets sensibles mais encore insuffisants. La vitesse de croissance de la production laitière est restée peu significative, les progrès réalisés dans le cadre du développement du bovin laitier au niveau de la ferme, sont encore faibles.

Des caractéristiques d'évidence de la faiblesse de la production laitière au niveau de la ferme ont été relevées, il s'agit de :

- La taille limitée des fermes d'élevage.

- La faiblesse de la ressource en eau pour l'abreuvement et l'irrigation.

- Le nombre réduit de vaches laitières par ferme, dû essentiellement aux deux causes précédentes.

- La médiocrité des rations alimentaires.

- L'insuffisance du suivi technique.

- La faiblesse des systèmes d'organisation de la production et de la collecte.

- L'absence de cohésion entre l'approvisionnement et la production.

- L'insuffisance du suivi et de l'intérêt accordé au marché du bovin laitier.

Ces contraintes contiennent des éléments qui ont une incidence directe sur la faiblesse de la production. L'amélioration passe obligatoirement par la mise en place de moyens capables de lever ces contraintes et de modifier positivement le contenu de la production sans être à l'origine de difficultés nouvelles perturbatrices de l'environnement socio - économique de la ferme .

Pour cerner de manière efficace la mise en place de ces moyens, il y aurait lieu de définir et d'identifier l'unité d'organisation élémentaire en mesure de maîtriser les dispositifs et instruments à mettre en place et par laquelle transite l'ensemble des formes de soutien, d'encouragement, d'incitation et de sauvegarde des intérêts des producteurs. Il s'agit par ailleurs de caractériser la place qu'occupe l'exploitation agricole dans la chaîne de production laitière et de définir les relations qu'elle se charge d'entretenir avec les acteurs de son environnement. Il s'agit de l'élaboration d'un cahier de charges que chacun devra respecter.

Sur la base de ces éléments d'approche, il serait nécessaire de mettre en place un dispositif concret d'inventaire, de suivi et d'évaluation permettant d'engager des travaux de planification et de projections à concrétiser au fur et à mesure de la mise en place des actions de développement à l'échelle globale de l'aménagement du territoire. Initiées par l'intervention gouvernementale, ces actions de développement sont fortement appréciées au niveau de la ferme, notamment l'appui à la mise valeur, l'amélioration des systèmes de mobilisation et d'adduction d'eau, le renforcement des voies d'accès, l'extension des sources d'énergie et l'acquisition d'équipements modernes de production. Il est utile de souligner chaque fois qu'il sera nécessaire que la libéralisation ne pourrait en aucune façon devenir synonyme d'anarchie et que l'obligation de planification et de cohérence de l'économie à l'échelle de la ferme est d'une importance capitale.

Les critères d'établissement de l'unité d'organisation élémentaire doivent être fondés sur la nécessité de permettre un suivi personnalisé de la ferme dans toutes ses activités de production et d'existence dans le tissu socio-économique de sa zone d'intervention. L'étude a permis d'entrevoir qu'une unité d'organisation élémentaire ne pourrait suivre de manière appropriée plus d'un millier de vaches laitières appartenant à plus d'une soixantaine de producteurs. Il est nécessaire de tenir compte aussi d'autres critères tels que l'accès, la proximité, l'homogénéité de la zone, les moyens de production et l'environnement socio-économique. Par ailleurs, cette forme d'organisation n'obtiendra les résultats escomptés qu'avec au moins une quinzaine de producteurs pour pouvoir répondre aux critères administratifs et juridiques qui régissent les modes d'organisation actuels des acteurs socio-économiques soucieux de bénéficier de la protection et du soutien de l'Etat.

En matière de production, il est utile d'instaurer le raisonnement en fonction de la vache laitière et l'espace vital normalisé qui lui est nécessaire. Les critères de rationalité exprimés sous cette forme engagent la réalisation d'investissements nouveaux tels que le volume de fourrage vert et implicitement les besoins en eau et la surface à l'irrigué, le dimensionnement des étables et des équipements d'exploitation. L'exemple de Dina Integrated Farm, dans le désert égyptien, illustre bien la richesse des possibilités que peut développer un pays. Cette ferme de 7000 ha, 5000 VL Holstein et 150 puits creusés jusqu'à 120 mètres de profondeur emploie 1000 personnes environ et produit 7000L/an/vache en moyenne. Ce type d'expérience d'envergure, l'Algérie ne l'a pas encore tenté, mais il est peu probable qu'elle échapperait à la règle, car l'objectif de développement de la production laitière est incrusté, et des tentatives de taille plus modeste ont été enclenchées, à titre d'exemple : l'exploitation de GEP Kherfi Fréres de Guerrara fondée en 1988, 230 hectares, un forage de 1200 m de profondeur avec 110 Holstein et une moyenne de 25 litre / jour / vache. (Agroligne n°3, 2000)

Par ailleurs, la mise en place des programmes de santé animale implique nécessairement l'application de systèmes d'alimentation contrôlés avec une définition exacte des rations alimentaires par phase et gabarit. Dans ce sens, la gestion appropriée d'un programme de formation par étapes aux techniques modernes de conduite d'élevage laitier est une condition incontournable dans la prise en charge du développement des productions du lait et de la viande, fortement liées entre-elles dans leurs aspects technique et socio-économique.

Le lait, dans la situation actuelle de sa production locale est peu rentable, il est fortement lié à la viande dont la rentabilité dans ces mêmes conditions est intéressante pour les producteurs, il ne peut en être dissocié. Le développement de la production de viande bovine entraîne nécessairement une croissance de la production du lait.

L'étude (3eme partie) a montré que le niveau de rentabilité de l'exploitation d'élevage, à son seuil minimum dans le contexte actuel, se situe aux environs de la disponibilité de 7 vaches en lactation sur 300 jours à 3 500 litres au moins et une mise bas tous les 24 mois. Ainsi l'exploitation devra posséder au moins une quinzaine de vaches laitières et leurs descendances ce qui indique que la surface minimum devrait être de 11,25 ha dont 2,75 ha à l'irrigué. Beaucoup d'exploitations n'atteignent pas ce seuil minimum. C'est vers ce type d'objectif qu'il est nécessaire de s'orienter en réunissant les conditions rationnelles de cessions, de locations et de mises en valeur, pour permettre aux éleveurs faisant partie d'une même unité d'organisation élémentaire d'évoluer progressivement vers ce seuil minimum qui serait celui d'éleveur laitier. Par contre, en deçà, il s'agirait beaucoup plus d'éleveurs pour la viande. Le passage de la fonction de producteur de viande à producteur de lait est un progrès qui nécessite un accompagnement de gestion que l'unité devra prendre en charge.

L'unité d'organisation élémentaire est un maillon d'une importance primordiale mais inexistant dans la situation actuelle. Ses fonctions sont remplies par un ensemble éparse d'acteurs cloisonnés entre eux, assurant tant bien que mal une part de la collecte, la santé, l'administration, le financement lorsqu'il existe, etc. Il s'agit de regrouper au sein d'une structure l'ensemble de ces services d'appui à la production que les producteurs animeront au sein de leur unité d'organisation élémentaire qui agira en leur nom avec le soutien et la participation de l'Etat comme organe de suivi, d'encouragement et de régulation vis-à-vis de l'environnement. Cette structure pourra se charger d'assurer la collecte du lait au profit des producteurs par l'acquisition de ses propres moyens de transport et de stockage, de veiller à la santé des animaux et leur généalogie par le suivi, l'enregistrement et la gestion du marché du BLM, d'entreprendre les démarches nécessaires pour les approvisionnements réguliers en intrants et de contribuer en participant à l'identification, la planification et la mise en oeuvre des actions d'aménagement et d'investissements de l'Etat dans la zone qui la concerne. C'est à ce niveau que l'intervention gouvernementale est la plus efficace et qu'elle s'exprime sous forme de renforcement d'actions de développement et non pas de subvention à la production.

2.- Attitude de l'unité de transformation face au libre échange :

Avec la libéralisation totale du marché, vers la fin de l'année 2006, l'unité de transformation sera soumise au même titre que l'ensemble des entreprises à la concurrence du marché international.

L'étude a montré qu'il est nécessaire de prendre en compte les caractéristiques suivantes pour toute forme de développement de l'industrie de transformation du lait :

- La production laitière sur le marché international est excédentaire, ses possibilités de croissance sont énormes, son système de régulation obéit beaucoup plus aux conditions socio-économiques des pays exportateurs liés à leur stabilité qu'aux exigences des transactions commerciales. Le lait est un produit de large consommation à travers le monde, qui entre souvent dans le contexte d'accords régionaux du type préférentiel que l'OMC tente de réguler.

- La transformation du lait au plan international, qu'il s'agisse de fabrication de poudres, MGLA ou de pasteurisation et conditionnement, est performante et possède la capacité de réduire fortement les prix de revient conduisant à des niveaux de profits élevés et variables en fonction du marché.

- La recombinaison du lait à partir des importations en poudres et MGLA, au niveau local est soumise dans la situation actuelle à la restriction du prix administré à la consommation avec une absence de profit à la porte de l'usine.

- La pasteurisation et le conditionnement du lait cru pour la consommation sont rares. Lorsqu'il est commercialisé sous cette forme, le prix du lait est égal en équivalent DA au prix à l'étalage du marché international.

- La transformation du lait cru pour la fabrication de fromage est de loin avantageuse dans le rapport des prix entre le local et l'international. Toutefois il serait utile de tenir compte de l'équation des rapports prix / qualité (label) pour toute suggestion.

- La consommation locale, de manière globale, se situe autour de 3 Mt, (M.A.Nedjai 2005) la production nationale assure environ 2 Mt consommés au niveau des zones rurales. Le déficit de 1 Mt pour l'approvisionnement des zones urbaines principalement, est couvert à concurrence de 70 % par des importations sur le marché international sous forme de poudres, MGLA et autres produits laitiers.

A partir de cet ensemble d'éléments, force est de souligner que la transformation est directement liée à l'assurance de la disponibilité réelle d'un produit de large consommation sur le marché. Pour que la transformation puisse maintenir son activité, dans le contexte de l'économie de marché, il serait nécessaire de l'élever au rang d'activité stratégique de base de l'alimentation de la population au même titre que la minoterie par exemple et de lui assurer un niveau de profit à moyen terme capable de faciliter son développement.

L'intérêt porté par la production laitière dominante du marché international à l'outil de transformation local est indéniable, le maintien de son activité signifie que l'exportation vers ce marché local est encore viable et par conséquent prise en compte dans le système de régulation internationale des excédents.

3.- Le niveau des prix attendu sur le marché local dans le contexte du libre échange :

Actuellement le prix de cession du lait à la porte de l'usine locale étant de 23, 35 DA le litre avec un prix de revient calculé de 22,59 DA le litre, alors qu'au plan international le prix équivalent de cession est de 35 DA le litre avec un prix de revient de 22, 82 DA le litre. Le maintien de l'activité de l'usine locale impliquerait la nécessité d'autoriser une marge bénéficiaire de l'ordre de 35 - 22.59 = 12.71 DA par litre au même titre que celle prélevée au niveau international. Toutefois, il serait contraignant de faire supporter par la consommation de manière brutale, le poids du retard accumulé dans la gestion du pouvoir d'achat de la population.

Dans une situation intermédiaire, la réduction totale de la taxation au niveau local pour ce produit, permettrait toutes choses égales par ailleurs une marge bénéficiaire de l'ordre de 2,69 DA par litre au profit de l'usine, soit 11,52 %. La concrétisation de cette situation permettrait à la transformation de maintenir son activité et d'assurer en partie la régulation du marché durant une période transitoire de nivellement des prix sur l'index du marché international.

V.- CONCLUSION DE LA PARTIE IV :

Il est difficile dans le contexte de la filière lait soutenue dans l'intégralité de ses maillons de pouvoir prédire son devenir dans le cadre d'une libéralisation totale du marché. Toutefois, il est certain que les changements qui auront lieu à cet effet ne modifieront en rien pour la population, dans l'immédiat, les traditions de large consommation du lait.

Il est fortement probable, face à une augmentation brutale du prix du lait d'observer une chute de consommation temporaire au niveau des centres urbains à forte densité. Cette situation que les pouvoirs publics tentent d'éviter par le jeu de la régulation au niveau de la transformation ne pourrait s'estomper que par l'amélioration de la qualité du produit dans son contenu et sa présentation en atteignant un niveau concurrentiel par rapport aux disponibilités sur le marché international.

La filière lait nationale, au même titre que les filières lait d'autres pays, connaîtra une amélioration certaine dans la mesure où les efforts de développement de la production agricole connaissent une accélération soutenue notamment par la mise en valeur à l'irrigué et l'organisation de plus en plus précise des systèmes de gestion et d'exploitation.

Au niveau de la ferme, l'accompagnement du processus de production est une condition incontournable ; elle l'est, dans l'ensemble des pays (sauf en N. Zélande où la filière est fondée sur le pâturage exclusivement sans intervention de l'Etat). Cet accompagnement s'identifie à la réunion des conditions d'amélioration des moyens de production d'une part et d'autre part à la création d'un potentiel d'organisation réel.

Au niveau de la transformation, il s'agit d'être présent sur le marché et d'en faire partie. Le fait d'être Membre de l'Organisation Mondiale du Commerce permet aux autres Membres d'accéder au marché local, comme au nouveau Membre d'accéder aux marchés des autres Membres. Dans ce libre échange il s'agira en premier lieu d'acquérir l'expérience nécessaire pour la maîtrise des mécanismes d'adaptation de toute nouvelle politique laitière.

CONCLUSION GENERALE

Notre essai d'évaluation de la politique laitière en perspective de l'adhésion à l'Organisation Mondiale du Commerce et l'intégration à la Zone de libre échange a permis d'établir un diagnostic de la filière lait et de comprendre les actions entreprises en sa faveur dans le cadre du développement du pays et en particulier celui de l'élevage bovin.

On peut d'ores et déjà conclure que la contribution des programmes antérieurs de développement dans leur ensemble, visant une augmentation effective de la production laitière, n'a pas été significative au point de créer les conditions réelles d'une croissance permettant d'espérer à terme la couverture de l'ensemble des besoins. Les interventions de l'Etat en termes de soutien aux prix et à l'investissement n'ont eu que des résultats limités. Dans sa structuration actuelle, la filière n'est pas rentable et non compétitive ; elle subirait fortement les conséquences du marché international, en zone de libre échange.

Les hypothèses de travail de l'essai se vérifient d'elles- mêmes, et l'on peut avancer que les actions contenues dans le dernier plan de développement (PNDA) constituaient un point de départ significatif dans la mesure où elles ont été orientées spécifiquement vers la ferme. Leur renforcement est fortement pressenti car elles concordent avec les disciplines exigées par le libre échange en ce qui concerne le lait en particulier. Toutefois les résultats attendus ne peuvent être significatifs qu'à moyen terme avec un appui soutenu et sans cesse croissant au développement.

Il peut être aussi affirmé que les politiques d'intervention gouvernementale sur les prix et le soutien à l'investissement, vont connaître des adaptations successives aux différents contextes nouveaux tels qu'ils se présenteront dans le cadre d'une intégration au libre échange. Ce sont des politiques qui viseraient le moyen terme dans une première phase jusqu'à la fin de la période transitoire (12 ans) qui verra disparaître l'ensemble des taxations et impositions. Ces politiques, au risque de créer des distorsions entre les différents segments de la filière, s'orienteront de manière irréversible vers l'appui au développement du pays et la participation à l'amélioration des ressources physiques et la meilleure maîtrise des moyens de production.

Notre diagnostic montre que la filière n'est pas structurée pour pouvoir affronter le marché et encore moins le libre échange. Elle est constituée d'un ensemble de maillons de nature éparse sans relations perceptibles d'intérêts économique et social. Ce sont des agriculteurs, des producteurs de fourrages, des importateurs d'aliments du bétail, des unités de transformation aussi, des structures administratives et financières, des organismes de conseil au niveau régional et national sans incidences effectives sur le devenir immédiat et concret de l'évolution à imprimer à la filière.

La demande en lait au niveau national s'est fortement accrue ; elle pourrait être de l'ordre de 4,5 Mt et n'est couverte qu'aux deux tiers (2/3) seulement dont 70% sont fournis par les importations. Tous les efforts menés jusqu'à présent par l'Etat pour améliorer la production se sont soldés par des fluctuations peut convaincantes et ne répondent pas aux besoins croissants de la population. La filière lait reste déstructurée avec un taux de collecte frôlant les 10% ; et d'intégration dans le processus de transformation de 5% seulement. L'absence d'organisation à la base de la filière fait que, quel que soit le type de soutien, il sera totalement absorbé sans résultat visible.

Le renforcement des maillons de base par la mise place de formes d'organisation susceptibles d'agir pour le compte et au nom des producteurs, avec la capacité de gérer, l'amont et l'aval de la ferme constituera un progrès indéniable en mesure de faciliter la structuration logique de la filière dans un contexte de libre échange. L'unité d'organisation élémentaire est un maillon de base nécessaire à la prise en charge des actions de développement, de négociation et de démarches administratives et juridiques portant sur l'intérêt des producteurs.

Le développement de l'agriculture en général et celui du bovin en particulier, sont fortement liés à la politique de l'eau. Les insuffisances en matière de mobilisation et de distribution ainsi que les cycles de sécheresse subis depuis l'indépendance ont fait que les efforts consentis sont restés peu significatifs au regard des besoins à la consommation. Aujourd'hui, l'agriculture et l'élevage sont engagés dans un double processus de négociations et de reformes qui déterminera leur devenir.

Le nouvel environnement socio- économique qui se crée va-t- il contribuer à leur essor ou bien les précipiter dans un tourbillon duquel il leur serait difficile de sortir ? Cette question qui relève de la pertinence des arguments avancés lors des négociations en matière de possibilités de protection d'une agriculture ne disposant pas de moyens pour se mesurer à celles qui dominent le marché international, est d'une importance capitale. Elle permet de définir les niveaux de soutien concédés dans le temps et l'espace pour la réalisation d'objectifs permettant de sortir du cycle de sécurisation alimentaire à partir du marché international, à celui de la satisfaction des besoins par l'auto- suffisance et garantir le libre échange dans un contexte de concurrence et d'égalité des chances sur le marché.

Bien que le modèle de croissance local ait fortement accentué la logique d'importation par rapport à la recherche d'une dynamique productive interne fondée sur la construction d'un patrimoine de connaissances technologiques, il n'en demeure pas moins qu'il dispose de ressources suffisantes capables d'organiser le secteur productif agricole et d'élevage en particulier, et de les rendre performants au point de pouvoir négocier chaque étape de développement du libre échange, en tenant compte de ses propres insuffisances.

Il est certain que les prix des produits connaîtront des fluctuations significatives au cours des prochaines années. L'application de nouvelles règles de commerce international, en conformité avec les règles de la Zone de libre échange avec l'Union Européenne et celles régies par l'Organisation Mondiale du Commerce vont entraîner une modification progressive mais soutenue de la structure des prix. Ces règles sont exigeantes dans la réduction de tout système de protection d'une part mais elles présentent des faiblesses dans la capacité de gérer de manière rigoureuse le jeu des subventions aux produits agricoles des agricultures dominatrices du marché international et leur organisation de la régulation des stocks d'autre part.

Notre essai a permis d'identifier une zone d'étude dans laquelle un échantillon de fermes s'adonnant à l'élevage a été retenu. Une analyse des politiques laitières au travers de l'intervention gouvernementale a été réalisée. Elle montre que le prix de revient du lait cru à la porte de la ferme (24,16 DA / litre) est nettement inférieur à celui (28,26 DA/ litre) de la ferme qui assure la fourniture du marché international dans le contexte d'une absence totale de subvention à l'exportation. L'intervention gouvernementale locale est une protection positive négociable dans un cadre global de transfert. Elle montre aussi que l'efficience de la filière locale est faible par rapport à celle du niveau international qui possède un énorme potentiel encore peu exploité.

Notre étude indique que l'intégration dans la Zone de libre échange de la filière lait va être à l'origine d'effets positifs pour l'unité de transformation par la nécessité de libéralisation des prix administrés et par conséquent la possibilité d'enregistrer un profit, jusque là pratiquement absent. Ce profit proviendra de l'élimination des taxations d'une part et d'autre part du calcul d'un prix de vente réel à la porte de l'usine.

L'élevage du bovin pour le lait est un système peu rentable dans le contexte actuel de l'agriculture mais intimement lié à celui de la viande qui lui permet la couverture de l'ensemble des dépenses de la ferme. Il est difficile de les dissocier. Par contre, il est hautement significatif de les rendre complémentaires par la définition des seuils à partir desquels la nature et les formes de soutien se différencient dans l'un et l'autre des systèmes. Au dessous d'une surface de 11, 5 ha dont 2,75 ha à l'irrigué pour le vert, il s'agit de ferme d'élevage entrant dans le cadre de la production de viande et faisant partie d'un système d'élevage de subsistance à caractère familial où les troupeaux sont de faibles tailles, rendant l'encadrement technique rapproché difficile à mettre en place et l'introduction de l'innovation technique, imperceptible dans l'immédiat et constituant une entrave majeure quand à la modernisation et l'intensification de la production laitière. Pour cette forme d'élevage, la caractéristique essentielle est le soutien nécessaire pour l'acquisition de nouvelles surfaces en mesure d'être exploitées pour atteindre le seuil de producteur de lait.

Parallèlement, la faiblesse de technicité chez les éleveurs dans la maîtrise et la rigueur de la conduite du troupeau, la rationalisation de l'alimentation, l'exploitation des techniques de reproduction, incite à une révision globale des systèmes de formation et d'acquisition des données qui n'offrent aucune possibilité d'organisation des éleveurs, et par conséquent l'absence d'un potentiel de négociation face aux acteurs des autres segments de la filière notamment au niveau du marché et de l'approvisionnement. C'est de la capacité de pouvoir s'organiser que dépendra de loin la vitesse de croissance de la filière et de l'établissement de politiques adéquates dans un cadre de libre échange.

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LISTE DES TABLEAUX DANS LE TEXTE

Tableau N°1 : Evolution des effectifs (1990-2005) 13

Tableau N°2 : Evolution des superficies fourragères et leur part dans

la superficie agricole totale 1989-2005 16

Tableau N°3 : Evolution des surfaces et des productions des prairies

naturelles et jachères fauchées entre 1989 et 2005 17

Tableau N°4 : Evolution des fourrages cultivés en Algérie 1989- 2005 18

Tableau N°5 : Les capacités et la collecte par zone en 2000 22

Tableau N°6 : Importations de lait et produits laitiers de l'Algérie 24

Tableau N°7 : Evolution des importations de la poudre de lait et MGLA 25

Tableau N°8 : Flux du marché de consommation 26

Tableau N°9 : Evolution des disponibilités en lait en Algérie 27

Tableau N°10 : Evolution des prix à l'importation PDL + MGLA 28

Tableau N°11 : Evolution des quantités de lait traitées et transformées

par l'ONALAIT 37

Tableau N°12 : Répartition des dotations par rubrique d'investissement 47

1995-1999

Tableau N°13 : Inventaires des faiblesses du programme de réhabilitation 2000 50

Tableau N°14 : Consommation des crédits accordés dans le cadre de

la politique de réhabilitation de la production laitière 1995-2000 51

Tableau N°15 : Réalisations physiques / investissements à la ferme 2000-2003 52

Tableau N°16 : Evolution de la collecte, du nombre d'éleveurs et

collecteurs de lait 52

Tableau N°17 : Structure des systèmes d'élevage 53

Tableau N°18 : Evolution des droits de douanes en Algérie 56

Tableau N°19 : Evolution du Budgets agriculture / filière lait et

part des fonds de soutien 57

Tableau N°20 : Répartition générale des terres agricoles de la zone d'étude 65

Tableau N°21 : Effectifs des différentes espèces d'animaux 66

Tableau N°22 : Répartition des différentes cultures 67

Tableau N°23 : Evolution des capacités de production de DBK 2002-2004 68

Tableau N°23 bis : Evolution des capacités de production et le taux d'utilisation 69

des capacités réelles de DBK 2002-2004

Tableau N°24 : Evolution de la production physique de DBK 2002-2004 70

Tableau N°25 : Evolution des pertes à la production 71

Tableau N°26 : Evolution de la collecte de DBK / GIPLAIT 1996-2004 72

Tableau N°27 : Evolution de la collecte du lait cru par Wilaya

de la laiterie de DBK 200-2004 72

Tableau N°28 : Evolution du nombre de producteurs livreurs par

Wilaya 2002-2004 73

Tableau N°29 : Evolution du lait cru au niveau de la laiterie de DBK 2002-2004 74

Tableau N°30 : Répartition des exploitations par région et statut juridique 75

Tableau N°31 : Répartition des terres de l'échantillon 76

Tableau N°32 : L'assolement fourrager des exploitations de l'échantillon 77

Tableau N°33 : La répartition du cheptel de l'enquête 78

Tableau N°34 : La répartition des réformes et ventes d'animaux 79

Tableau N°35 : La production laitière annuelle par exploitation 80

Tableau N°36 : représentation de la Matrice d'analyse des politiques 82

Tableau N°37 : Prix de revient du litre de lait 2003-2004 84

Tableau N°38 : Analyse des coûts du lait cru : Exploitations de l'échantillon 85

Tableau N°39 : Matrice d'analyse de la politique du lait cru 86

Tableau N°40 : Analyse des coûts du lait en sachet de la laiterie de DBK 87

Tableau N°41 : Matrice d'analyse de la politique du lait pasteurisé et

Conditionné en sachet 88

Tableau N°42 : Analyse des coûts de production du fromage à patte molle 89

Tableau N°43 : Matrice d'analyse de la politique de fromagerie 90 

LISTE DES FIGURES DANS LE TEXTE

Figure N°1 : Evolution de l'effectif bovin laitier 1990 - 2005 14 

Figure N°2 : Evolution de la production locale en lait 1989- 2005 19

Figure N°3 : Evolution de la production laitière 1990- 2000 19

Figure N°4 : Evolution de la collecte du lait cru 1969- 2004 20

Figure N°5 : Evolution de la part de la collecte du lait cru dans

la production laitière nationale 21

Figure N°6 : Structure et répartition de la collecte de lait cru

en million de litres en 2000 22

Figure N°7 : Evolution du taux d'intégration du lait cru dans

la transformation industrielle 1969-2003 23

Figure N°8 : Représentation schématique du bovin laitier dans

le Nord de l'Algérie 31

Figure N°9 : Restructuration de l'ONALAIT 1983 38

Figure N°10 : Collecte du lait cru livré à GIPLAIT 1996-2001 49

Figure N°11 : Evolution du taux d'intégration de la collecte de lait

à la transformation 54

Carte de situation géographique de la zone d'étude 62

ABSRACT

Evolution of the milk channel remain under the pressure of articulation difficulties linked with the divers components segmentation. This situation is the result of the great number of intervenings structures and bodies with divergent interests.

The public efforts, granted from the independance période to achieve the ambicious challenges fixed for the global improvment of the dairy channel were not enough the reach the result projected .

Among the recorded causes, financial models and there heavy applicated systeme are on the preponderant place.

The milk industry is at the critical phase as regading the insufficiency local production aggravated by the very limited collect mean and an international market of raw materials who escape any form of price control.

This work indicates that probably economic recovery of the chanel will move on the way with implementation of actions who can improve organization, normalisation, economical and financial follow, periodical evaluation of the divers segments under a control and regulation organism into the logical space of concurential opening.

Key words : channel, dairy channel, milk industry, regional integration, mondialisation.

RESUME

En Algérie, la filière lait connaît des difficultés d'articulation entre ses différents segments. Cette situation est le résultat de la présence d'un grand nombre d'intervenants dont les intérêts sont souvent divergents.

Tous les efforts consentis par la Puissance publique depuis l'Indépendance n'ont pu atteindre les résultats escomptés. La cause principale revient aux financements inadéquats par rapport aux objectifs finaux et aux besoins réels de la filière.

L'industrie du lait, quand à elle se trouve dans une phase critique, face à une production locale insuffisante, aggravée par un taux de collecte dérisoire, et une augmentation des prix de la matière première sur les marché internationaux.

Ce travail confirme l'absence d'un organe de régulation effectif qui permet d'étudier et d'instaurer des solutions durables aux problèmes rencontrés par les différents acteurs de la filière.

Mots clé : Filière, élevage, industrie laitière, intégration régionale, mondialisation.

ANNEXES

ANNEXE 01

Tableau N°01 : Evolution de l'effectif bovin laitier BLM, BLA (1990-2005).

Unité : Tête

ANNEE

1990

1991

1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

1999

2000

2001

2002

2003

2004

2005

BLM

168500

165986

175613

188101

198000

206090

214000

114740

120600

247100

260000

265650

223055

192824

243290

204240

BLA

628910

567964

602967

564749

515990

492560

462720

520920

555130

740620

752000

741580

681870

640860

630468

624590

Total VL

797410

733950

778580

752850

713990

698650

676720

635660

675730

987720

1012000

1007230

904925

833684

873758

828830

Source : Ministère de l'agriculture Oct. 2006.

Tableau N°02 : Evolution de la production locale en lait cru, de la collecte et le taux de collecte (1989-2004).

Année

1989

1990

1991

1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

1999

2000

2001

2002

2003

2004

P,NA 1000L

970000

900000

944000

980000

1016000

1057000

1050000

1100000

1050000

1180000

1550000

1585594

1637211

1541000

1660653

1915000

Collecte 1000L

45156

37062

38593

63918

78095

81511

125011

137634

114000

96000

97000

100700

93500

129500

107471

108000

TAUX Coll%

4,66

4,12

4,09

6,52

7,69

7,71

11,9

12,51

10,86

8,14

6,26

6,35

5,71

8,40

6,47

5,64

Source : Ministère de l'agriculture 2005.

Tableau N°03 : Evolution de la production locale en lait cru du BLM et BLA (1990-2000).

Unité : 1000 L

Année

1990

1991

1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

1999

2000

BLM

331000

414000

439000

465000

498000

515000

535000

500000

575000

680000

845000

BLA

369000

330000

341000

351000

362000

365000

369000

360000

360000

430000

375000

AUTRES

200000

200000

200000

200000

197000

170000

196000

190000

245000

290000

363000

Source : Mémoire d'ingénieur par Melle Zerrouki Anissa 1999-2000.

Annexe N°02

Tableau N°04 : Evolution de la collecte du lait cru (1000L) et le taux d'intégration du lait cru dans la transformation 1969-2003.

Année

Pro Indus 1000L

Collecte 1000L

TAUX INTEGRATION %

1969

39816

29066

73

1970

56182

41013

73

1971

57087

34252

60

1972

78743

33072

42

1973

148236

32612

22

1974

195065

33161

17

1975

221117

39801

18

1976

270914

59601

22

1977

300000

63000

21

1978

311111

56000

18

1979

345714

48400

14

1980

435000

43500

10

1981

460526

35000

7,6

1982

504053

28731

5,7

1983

531700

31902

6

1984

559083

33545

6

1985

630185

40962

6,5

1986

756296

53697

7,1

1987

809870

80987

10

1988

858421

65240

7,6

1989

940750

45156

4,8

1990

639000

37062

5,8

1991

1043054

38593

3,7

1992

1183667

63918

5,4

1993

1259597

78095

6,2

1994

1293825

81511

6,3

1995

1188550

125011

10,5

1996

1186287

137634

11,6

1997

1042696

112745

10,8

1998

1020000

92020

9

1999

980000

92900

9,5

2000

900000

100700

11,2

2001

850000

93500

11

2002

786000

129500

16,5

2003

721000

107471

14,9

Source: Master of Science par Cherfaoui A 2002, Ministère de l'agriculture, GIPLAIT. 

ANNEXE 03

Tableau N°05 : Evolution de la collecte et du taux d'intégration de GIPLAIT 1996-2004

Unité : 103

Région

Paramètre

1996

1997

1998

1999

2000

2001

2002

2003

2004

Région Centre

collecte

23425

18253

16749

18972

24494

23519

22609

21404

26889

taux%

4

 

3

4

5

5

5,74

6,38

8,87

Région Est

collecte

50794

33400

29269

30036

30938

25456

22900

18128

22544

taux%

15

 

10

11

12

11

11,22

10,28

14,11

Région Ouest

collecte

63377

60930

45998

43971

45351

42418

40794

36677

421361

taux%

21

 

23

21

22

26

27,58

29,83

4138

Total GIPLAIT

collecte

137596

112583

92016

92980

100783

91363

86303

76209

91790

taux%

11

 

9,5

10

11

11

11,58

12

16,21

Source : GIPLAIT 2005.

ANNEXE 04

Tableau N°06 : Répartition des terres de l'échantillon.

EXP

Surface totale

Dont surface louée

Surface en fourrages

Surface en céréales

Surface fourragère irriguée

 

HA

HA

% de ST

HA

% de ST

HA

% de ST

HA

% de SF

1

235,74

0

0

137,24

58,21

42

17,81

51

37,16

2

16

10

62,5

16

100

0

0

4

25

3

25

0

0

23

92

0

0

15

65,22

4

25

20

80

11

44

4

16

4

36,36

5

39

0

0

16

41,02

0

0

4

25

6

30

0

0

20

66,66

6

20

6

30

7

32

15

46,87

7

21,87

0

0

2

28,57

8

50

50

100

35

70

5

10

15

42,86

9

22

0

0

10

45,45

0

0

1

10

10

16,5

5

30,3

7

42,42

6

36,36

0

0

11

22

20

90,91

20

90,9

2

9,09

0

0

12

30

20

66,66

28

93,33

0

0

0

0

13

9

4

44,44

9

100

0

0

3

33,33

14

15

11

73,33

14

93,33

0

0

0

0

15

12

8

66,66

10

83,33

0

0

0

0

16

2

0

0

0,8

40

0

0

0,8

100

17

10

6

60

10

100

0

0

0

0

18

42

30

71,43

15

35,71

0

0

4

26,66

19

60

0

0

7

11,66

14

23,33

1

14,58

20

78

0

0

33

42,31

25

32,05

6

18,18

TOT

771,24

199

25,8

429,04

55,63

104

13,48

116,8

27,22

ANNEXE 05

Tableau N°07 : L'assolement fourrager des exploitations de l'échantillon.

EXP n°

AVOINE

ORGE

TREFLE

LUSERNE

SORGO

REA GRAS

TOTAL

1

15

27,24

 

6

51

38

137,24

2

11

2

1

 

2

 

16

3

8

 

3

 

12

 

23

4

6

 

1

 

4

 

11

5

12

 

 

 

4

 

16

6

14

 

 

 

6

 

20

7

7

 

1

 

1

1

10

8

10

 

10

 

15

 

35

9

6

 

1

1

2

 

10

10

5

2

 

 

 

 

7

11

18

 

1

 

1

 

20

12

18

3

3

 

4

 

28

13

6

 

1

 

2

 

9

14

11

 

1

 

2

 

14

15

8

 

1

 

1

 

10

16

 

 

 

 

0,8

 

0,8

17

4

3

3

 

 

 

10

18

11

 

 

 

4

 

15

19

3

 

2

 

2

 

7

20

23

5

1

2

2

 

33

TOTAL

196

42,24

30

9

115,8

39

432,04

ANNEXE 06

Tableau N°08 : Répartition du cheptel de l'enquête.

Catégorie

Vache laitière

Génisse

Génisse pleine

Veau

Velle

Taurillon

Taureau

Total

EXP n°

nbr tête

nbr tête

nbr tête

nbr tête

nbr tête

nbr tête

nbr tête

nbr tête

1

77

54

14

10

14

31

6

206

2

14

10

6

2

4

8

2

46

3

33

9

11

5

5

 

6

69

4

12

7

2

 
 

5

6

32

5

16

10

6

 

1

 

1

34

6

15

5

3

4

11

3

1

42

7

10

 

9

2

4

 
 

25

8

30

5

4

4

17

14

1

75

9

11

5

4

4

4

4

 

32

10

5

2

1

 
 

3

 

11

11

14

 

8

6

4

11

 

43

12

25

12

12

3

15

4

 

71

13

10

4

10

6

 
 
 

30

14

16

6

3

2

5

 
 

32

15

8

5

2

1

2

 
 

18

16

10

5

2

3

1

3

3

27

17

9

7

2

1

4

1

3

27

18

19

10

4

15

3

5

1

57

19

17

 
 
 
 
 
 

17

20

15

 
 
 
 
 

1

16

TOTAL

366

156

103

68

94

92

31

910

ANNEXE 07

Tableau N°09 : La répartition des réforme et vente d'animaux de l'échantillon.

Catégorie

Veau

Velle

Taurillon

Taureau

Vache

Total

EXP

nbr tête

nbr tête

nbr tête

nbr tête

nbr tête

nbr tête

1

 
 

79

1

28

108

2

6

 
 

6

1

13

3

 
 
 

10

2

12

4

 

2

 

7

2

11

5

6

 
 
 

2

8

6

4

 

6

2

 

12

7

 
 
 

15

1

16

8

 
 

10

 

1

11

9

 

4

 

5

6

15

10

 
 

1

 
 

1

11

6

4

12

1

3

26

12

 
 
 

6

5

11

13

5

6

 

7

2

20

14

 
 
 

4

 

4

15

2

 
 
 
 

2

16

 

4

 

3

3

10

17

 

2

 

1

 

3

18

 
 
 

5

 

5

19

10

6

 
 

1

17

20

12

 
 
 
 

12

TOTAL

51

28

108

73

57

317

ANNEXE 08

Tableau N°10 : Vente de production annexe de l'échantillon.

EXP

Taurillon

Vache réformée

Taureaux

Velle

Veau

location tracteur

avoine

paille

T prod anxe

prix DA

prix DA

prix DA

prix DA

prix DA

DA

nbr bote

prix DA

nbr bote

prix DA

DA

EXP01

7849887

2177328

145000

 

 

 

 

 

 

 

10172215

EXP02

 

80000

780000

 

180000

 

 

 

 

 

1040000

EXP03

 

180000

1400000

 

 

 

2000

600000

 

 

2180000

EXP04

 

200000

910000

120000

 

 

5000

1250000

2000

300000

2780000

EXP05

 

160000

 

 

420000

 

 

 

 

 

580000

EXP06

540000

 

240000

 

120000

 

 

 

 

 

900000

EXP07

 

100000

2100000

 

 

 

 

 

 

 

2200000

EXP08

1200000

80000

 

 

 

 

 

 

 

 

1280000

EXP09

 

450000

600000

88000

 

 

 

 

 

 

1138000

EXP10

130000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

130000

EXP11

1510000

240000

150000

200000

300000

 

 

 

 

 

2400000

EXP12

 

680000

1160000

 

 

 

 

 

 

 

1840000

EXP13

 

180000

1050000

420000

390000

 

 

 

 

 

2040000

EXP14

 

 

440000

 

 

 

 

 

400

48000

488000

EXP15

 

 

 

 

140000

 

 

 

 

 

140000

EXP16

 

220000

390000

120000

 

 

 

 

 

 

730000

EXP17

 

 

130000

100000

 

 

 

 

 

 

230000

EXP18

 

 

1000000

 

 

 

 

 

 

 

1000000

EXP19

 

80000

 

300000

900000

240000

 

 

 

 

1520000

EXP20

 

 

 

 

372000

 

 

 

 

 

372000

TOTAL

11229887

4827328

10495000

1348000

2822000

240000

7000

1850000

2400

348000

33160215

MOY

561494.37

241366,4

524750

67400

141100

12000

350

92500

120

17400

1658010.77

ANNEXE 09

Tableau N°11 : les charges alimentaires de l'échantillon.

Exp

Avoin

Orge

Trèfle

Sorgho

Blé

Paille

VL15

Concentré engraissement

Son

Luserne

Eau

pierre à lécher

Total alime

sem qx

prix DA

nbr bote

prix DA

sem qx

prix DA

sem qx

prix DA

sem qx

prix DA

sem qx

prix DA

nbr bote

prix DA

Qté qx

prix DA

Qté qx

prix DA

Qté qx

prix DA

Qté qx

prix DA

prix DA

nbr

prix DA

prix DA

EXP01

6

12000

0

0

32

32000

0

0

20

200000

51

102000

0

0

6002534,2

0

0

3

0

87889

100

65000

6501423

EXP02

12

33600

0

0

3

3600

0,25

4500

0,6

7200

0

0

515

103000

210

441000

150

315000

0

0

0

0

0

10

3000

910900

EXP03

20

56000

0

0

5

6000

2

36000

7

84000

0

0

500

100000

10

18000

17,5

31500

0

0

0

0

0

45

22500

354000

EXP04

20

60000

0

0

0

0

1

15000

4

41600

5

10000

0

0

316

600400

120

228000

0

0

0

0

0

28

14000

969000

EXP05

20

56000

0

0

0

0

0

0

2

24000

0

0

500

125000

360

684000

100

198500

0

0

0

0

0

64

32000

1119500

EXP06

21

58800

0

0

0

0

0

0

2

24000

9

18000

600

150000

180

378000

85

178500

360

396000

0

0

0

35

10500

1213800

EXP07

30

150000

0

0

0

0

0,5

9000

0,5

30000

1,62

3237

0

0

40

84000

65

130000

600

720000

0

0

0

20

10000

1136237

EXP08

15

42000

0

0

30

57000

5

90000

7

84000

8

16000

0

0

210

420000

0

0

1200

1440000

0

0

0

40

20000

2169000

EXP09

25

107500

0

0

0

0

0,5

10000

2

40000

0

0

1260

378000

1

2000

10

20000

0

0

0,5

14000

0

30

15000

586500

EXP10

7

19600

0

0

0,6

720

0

0

0

0

9

18000

0

0

100

200000

30

60000

100

120000

0

0

0

0

0

418320

EXP11

30

90000

0

0

10

20000

0,5

10000

1

9290

0

0

2000

500000

60

126000

40

84000

0

0

0

0

46500

45

22500

908290

EXP12

35

105000

0

0

1,5

1800

0

0

2

24000

0

0

1650

445500

720

1299650

240

432000

0

0

0

0

0

33

16500

2324450

EXP13

10

29000

0

0

0

0

0,5

9000

0,5

7500

5

10000

0

0

360

360000

120

192000

0

0

0

0

0

8

8000

615500

EXP14

16

48000

0

0

0

0

0,5

9500

0,6

11100

0

0

0

0

30

60000

80

152000

25

22500

0

0

0

30

10500

313600

EXP15

10

12000

0

0

0

0

0,5

9000

0,5

7500

0

0

50

30000

180

288000

10

20000

27

21600

0

0

0

24

12000

400100

EXP16

0

0

1600

400000

0

0

0

0

0,25

2500

0

0

300

39000

0

0

54

108000

360

432000

0

0

0

40

12000

993500

EXP17

5

6000

175

43750

4,5

5400

1,5

27000

0

0

0

0

83

41500

182

396760

146

325580

96

124800

0

0

0

35

10500

981290

EXP18

25

85000

0

0

0

0

0

0

3

27000

0

0

0

0

30

54000

30

54000

100

90000

0

0

0

120

36000

346000

EXP19

14

56000

0

0

0

0

2

160000

1

80000

21

42000

0

0

0

0

0

0

1335

1335774

0

0

20000

40

20000

1713774

EXP20

30

84000

0

0

8

9600

0,2

3600

2

24000

38

76000

0

0

0

0

0

0

1320

1080454

0

0

0

24

12000

1289654

ANNEXE 10

Tableau N°12 : Total charges de main d'oeuvre de l'échantillon.

EXP

saisonniers

permanents

emploi familial

chef d'exp

total

nbr

salaire DA

nbr

salaire DA

nbr

salaire DA

salaire DA

DA

EXP01

 

 

 

 

 

 

 

7500000

EXP02

4

50000

1

120000

2

100000

180000

450000

EXP03

 

 

4

646000

 

 

240000

886000

EXP04

 

 

2

204000

3

30000

144000

378000

EXP05

3

45000

1

120000

1

15300

220000

400300

EXP06

2

72000

 

 

2

250000

180000

502000

EXP07

5

182463

1

120000

1

144000

160000

606463

EXP08

1

6101

3

360000

2

288000

144000

798101

EXP09

 

 

2

180000

2

60000

144000

384000

EXP10

 

 

 

 

3

540000

240000

780000

EXP11

 

 

3

540000

2

480000

240000

1260000

EXP12

 

 

3

360000

2

240000

200000

800000

EXP13

3

79000

2

240000

2

240000

180000

739000

EXP14

1

4200

 

 

2

360000

200000

564200

EXP15

1

9405

3

324000

 

 

164000

497405

EXP16

 

 

2

288000

 

 

210000

498000

EXP17

4

60000

 

 

3

394204

180000

634204

EXP18

 

 

3

360000

4

576000

158500

1094500

EXP19

5

540000

 

 

2

360000

180000

1080000

EXP20

4

75827

6

720000

 

 

 

795827

TOTAL

33

1123996

36

4582000

33

4077504

3364500

20648000

MOY

1,65

56199,8

1,8

229100

1,65

203875,2

168225

1032400

ANNEXE 11

Tableau N°13 : Les amortissements des moyens matériels des exploitations de l'échantillon.

Exp

Cuve de stockage du lait

charrue à disque

cover croop

faucheuse

ensileuse

prix DA

amorti DA

aide de l'etat

prix DA

amorti DA

prix DA

amorti DA

prix DA

amorti DA

aide de l'etat

prix DA

amorti DA

aide de l'état

EXP01

264923

26492

 

106860

10686

105074

10507

125600

12560

 

69800

6980

 

EXP02

240000

24000

120000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EXP03

240000

24000

120000

 

 

 

 

 

 

 

69800

6980

3490

EXP04

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

62000

6200

18600

EXP05

270000

27000

 

 

 

 

 

 

 

 

65000

6500

32500

EXP06

240000

24000

96000

 

 

 

 

70000

7000

 

60000

6000

 

EXP07

 

 

 

 

 

 

 

130000

13000

 

50000

5000

25000

EXP08

269999

26999

120000

 

 

 

 

72979

7298

40000

81172,79

8117

40000

EXP09

260000

26000

120000

 

 

 

 

86000

8600

30000

 

 

 

EXP10

 

 

 

 

 

 

 

75000

7500

 

 

 

 

EXP11

210000

21000

12000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EXP12

340000

34000

170000

 

 

 

 

50000

5000

25000

50000

5000

25000

EXP13

 

 

 

 

 

 

 

30000

3000

15000

 

 

 

EXP14

240000

24000

12000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EXP15

230000

23000

115000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EXP16

120000

12000

120000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EXP17

23600

23600

118000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EXP18

 

 

 

 

 

 

 

13000

1300

 

 

 

 

EXP19

270000

27000

 

 

 

 

 

 

 

 

65000

6500

 

EXP20

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

80000

8000

40000

ANNEXE 11

Tableau N°13 : Les amortissements des moyens matériels des exploitations de l'échantillon.

rateau faneur

groupe électrogène

tracteur pneumatique

forrage opérationnel

chariot trayeur

prix DA

amorti DA

aide de l'etat

prix

amorti DA

prix

amorti DA

prix DA

amorti DA

aide de l'état

prix DA

amorti DA

aide de l'état

108967

10897

 

131969

26394

2245620

224562

247087

12354

 

 

 

 

 

 

 

 

 

400000

40000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

80000

4000

40000

130000

26000

65000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

130000

26000

39000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

120000

24000

 

68000

6800

 

 

 

 

 

 

 

 

85000

17000

42500

49000

4900

24500

 

 

1490000

149000

140000

7000

50000

120000

24000

 

62264

6226

30000

 

 

400000

40000

 

 

 

285988

28599

30000

 

 

 

 

 

 

 

80000

4000

 

120000

12000

80000

 

 

 

 

 

260000

26000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

120000

24000

80000

54000

5400

27000

 

 

 

 

 

 

 

125000

12500

62500

35000

3500

15500

 

 

500000

50000

 

 

 

140000

14000

70000

 

 

 

35000

7000

400000

40000

 

 

 

175000

17500

62500

 

 

 

 

 

720000

72000

 

 

 

140000

28000

120000

 

 

 

 

 

 

 

80000

4000

40000

83000

8300

 

 

 

 

 

 

370000

37000

 

 

 

120000

24000

60000

 

 

 

45000

9000

750000

75000

 

 

 

45000

4500

 

100000

10000

 

 

 

 

 

 

 

 

120000

12000

 

 

 

 

 

 

 

 

270000

13500

270000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ANNEXE 11

Tableau N°13 : Les amortissements des moyens matériels des exploitations de l'échantillon.

nouvelle étable

hangar de stockage

motopompe

pulvérisateur

cultivateur

charrue à socs et à disques

ramasseuse presse

véhicule utilitaire

prix DA

amorti DA

prix DA

amorti DA

prix DA

amorti DA

aide de l'état

prix DA

amorti DA

prix DA

amorti DA

prix DA

amorti DA

prix DA

amorti DA

aide de l'état

prix DA

amorti DA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4176820

167072,8

13000000

65000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

150000

7500

240000

24500

160000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

100000

5000

450000

22500

 

 

 

50000

5000

18000

1800

90000

9000

100000

10000

 

800000

80000

2500000

125000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

700000

35000

100000

10000

 

 

 

 

 

42000

4200

 

 

 

 

 

2000000

200000

 

 

 

 

 

 

 

20000

2000

50000

5000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

480000

48000

 

 

 

700000

35000

130000

6500

220000

22000

160000

 

 

 

 

 

 

490000

49000

19000

1100000

110000

600000

30000

300000

15000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2500000

125000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

800000

80000

 

 

300000

15000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

200000

20000

100000

 

 

600000

30000

300000

15000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

100000

10000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

650000

65000

550000

27500

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1400000

70000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1400000

70000

120000

6000

 

 

 

30000

3000

20000

2000

20000

2000

 

 

 

 

 

700000

35000

200000

1000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

45000

4500

 

 

 

1477520

73876

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

ANNEXE 11

Tableau N°13 : Les amortissements des moyens matériels des exploitations de l'échantillon.

bidons a lait

citerne a eau

Râteau herse

Epandeur d'engrais

Pulvérisateur à dos

magasin de stockage engrais

salle de nourissage

Remorque

TOTAL amorti

prix DA

amorti DA

prix DA

amorti DA

prix DA

amorti DA

aide de l'état

prix DA

amorti DA

prix DA

amorti DA

prix DA

amorti DA

prix DA

amorti DA

prix DA

amorti DA

DA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

508505

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

129000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

92980

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

165500

5250

1050

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

183550

 

 

30000

3000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

317900

 

 

 

 

49000

4900

24500

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

209900

 

 

 

 

 

 

 

90000

9000

 

 

 

 

 

 

 

 

174239

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7200

1440

1000000

10000

 

 

 

 

284540

5000

500

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

79000

30000

3000

 

 

 

 

 

 

 

4000

400

 

 

1500000

75000

 

 

328400

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4000

800

 

 

 

 

 

 

97700

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

150000

7500

140000

14000

137000

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4000

800

 

 

 

 

40000

4000

168300

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

150500

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

94300

24900

4980

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

200000

10000

30000

3000

185580

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

80000

8000

138300

5250

1050

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

130426

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

21500

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3597120

ANNEXE 12

Tableau N°14 : Les charges diverses et d'énergie des exploitations de l'échantillon.

Exploitation

Electricité A

Lubrifiants B

Carburant C

Energie(A+B+C)

Fil de fer D

Outil de travail E

Charge divers(D+E)

prix DA

prix DA

prix DA

prix DA

prix DA

prix DA

prix DA

EXP01

182104

250570

746375

1179049

80000

30000

110000

EXP02

20000

12000

58000

90000

34000

13050

47050

EXP03

56000

70000

190950

316950

44000

18000

62000

EXP04

17000

10000

70000

97000

40000

3000

43000

EXP05

36000

24000

70500

130500

30000

8000

38000

EXP06

20000

25000

200000

245000

30000

4000

34000

EXP07

90000

48000

206500

344500

50000

10000

60000

EXP08

52000

50000

200000

302000

45000

5000

50000

EXP09

36000

20000

80000

136000

11000

1200

12200

EXP10

20000

24000

36000

80000

27709

10000

37709

EXP11

35000

34510

219500

289010

70000

15000

85000

EXP12

30000

18000

62400

110400

6000

3750

9750

EXP13

16500

24000

48000

88500

2000

3000

5000

EXP14

18000

12000

67000

97000

48000

1000

49000

EXP15

36000

4400

53627

94027

0

8000

8000

EXP16

32000

2400

29000

63400

0

10000

10000

EXP17

30996

2400

36500

69896

0

6800

6800

EXP18

36000

24000

60000

120000

50000

10000

60000

EXP19

80000

33000

350000

463000

23600

20000

43600

EXP20

130000

50000

242028

422028

72291

15000

87291

Total

973600

738280

3026380

4738260

663600

194800

858400

ANNEXE 13

Tableau N°15 : Les charges totales d'élevages des exploitations de l'échantillon.

Exp

Energie

Charges diverses

Produits d'entretien

produits vétérinaires

Main d'oeuvre

Aliment

Terre louée

Amortis

Assurance

maintenance

Total charges

prix DA

prix DA

prix DA

prix DA

prix DA

prix DA

prix DA

prix DA

prix DA

prix DA

prix DA

EXP01

1179049

110000

172260

369460

7500000

6501423

0

508505

587525

1038104

17966326

EXP02

90000

47050

1600

4600

450000

910900

85000

129000

43000

30000

1791150

EXP03

316950

62000

8000

127200

886000

354000

0

92980

26800

100000

1973930

EXP04

97000

43000

6000

10000

378000

969000

200000

165500

7000

20000

1895500

EXP05

130500

38000

2300

15000

400300

1119500

0

183550

10000

2400

1901550

EXP06

245000

34000

2100

10200

502000

1213800

0

313000

50000

30000

2400100

EXP07

344500

60000

14400

80000

606463

1136237

150000

214800

15000

40000

2661400

EXP08

302000

50000

18000

100000

798101

2169000

200000

174239

10000

40000

3861340

EXP09

136000

12200

2600

20000

384000

586500

0

284540

13000

10000

1448840

EXP10

80000

37709

2300

25000

780000

418320

25000

79000

10000

22596

1479925

EXP11

289010

85000

20000

90000

1260000

908290

120000

328400

45000

80000

3225700

EXP12

110400

9750

2800

12400

800000

2324450

80000

97700

10000

30000

3477500

EXP13

88500

5000

36000

3000

739000

615500

20000

137000

50000

50000

1744000

EXP14

97000

49000

24000

10000

564200

313600

66000

168300

15000

6000

1313100

EXP15

94027

8000

3000

5000

497405

400100

80000

150500

9595

30000

1277627

EXP16

63400

10000

9600

28000

498000

993500

0

94300

20000

10000

1726800

EXP17

69896

6800

5000

20000

634204

981290

37000

185580

5000

50000

1994770

EXP18

120000

60000

8400

60000

1094500

346000

300000

138300

38000

30000

2195200

EXP19

463000

43600

12000

90000

1080000

1713774

0

130426

200000

50000

3782800

EXP20

422028

87291

30000

65800

795827

1289654

0

21500

80000

80000

2872100

Total

4738260

858400

380360

1145660

20648000

25264838

1363000

3597120

1244920

1749100

60989658

Moy

236913

42920

19018

57283

1032400

1263242

68150

179856

62246

87455

3049483

ANNEXE 14

Protocole N°2 : Relatif au régime applicable à l'importation en Algérie des produits agricoles originaires de la Communauté.

Article unique :

Pour les produits originaires de la Communauté énumérés ci-après, les droits de douane à l'importation en Algérie ne sont pas supérieurs à ceux indiqués à la colonne a) réduits dans les proportions indiquées dans la colonne b) et dans les limites des contingents tarifaires indiqués à la colonne c).

NC

Désignation des marchandises

Droits de douane appliqués (%)

Réduction des droits de douanes (%)

Contingents tarifaires préférentiels (tonnes)

 
 

a)

b)

c)

0402 10

Lait et crème de lait, concentrés ou additionnés de sucre ou d'autres édulcorants, en poudre, en granulés ou sous d'autres formes solides, d'une teneur en poids de matières grasse n'excédant pas 1.5%.

5

100

30 000

0402 21

Lait et crème de lait, sans addition de sucre ou d'autres édulcorants, en poudre, en granulés ou sous d'autres formes solides, d'une teneur en poids de matières grasse excédant 1.5%

5

100

40 000

0406 90 20

Fromages de fonte pour la transformation

30

50

2 500

0406 90 10

0406 90 90

Autres fromages à pâte molle non cuite ou pressée demi-cuite ou cuite

Autres (de type italien et gouda)

30

30

100

100

800

Concessions différées (article 15 de l'Accord):

Article 13 :

La Communauté et l'Algérie mettent en oeuvre de manière progressive une plus grande libération de leurs échanges réciproques de produits agricoles, de produits de la pêche et de produits agricoles transformés présentant un intérêt pour les deux Parties.

Article 15 :

1. Dans un délai de cinq ans à compter de l'entrée en vigueur du présent Accord, la Communauté et l'Algérie examineront la situation en vue de fixer les mesures de libéralisation à appliquer par la Communauté et l'Algérie après la sixième année suivant l'entrée en vigueur du présent Accord, conformément à l'objectif énoncé à l'article 13.

2. Sans préjudice des dispositions prévues au paragraphe 1 et en tenant compte des courants d'échange pour les produits agricoles, les produits de la pêche et les produits agricoles transformés entre les Parties, ainsi que de la sensibilité particulière de ces produits, la Communauté et l'Algérie examineront au sein du Conseil d'association, produit par produit, et sur une base réciproque, la possibilité de s'accorder de nouvelles concessions.

ANNEXE 14

Liste 2 : Concessions différées (article 15 de l'accord).

Nomenclature

Algérienne

Code NC

équivalent

Description

0403

0403

Babeurre, lait et crème caillés, yoghourt, Képhir et autres laits et crèmes fermentés ou acidifiés, même concentrés ou additionnés de sucre ou d'autres édulcorants ou aromatisés ou additionnés de fruits de cacao :

0403 10

0403 10 00

0403 10

0403 10 51

0403 10 53

0403 10 59

0403 10 91

0403 10 93

0403 10 99

-Yoghourts :

--Aromatisés ou additionnés de fruits ou de cacao :

--- En poudre, en granulés ou sous d'autres formes solides, d'une teneur en poids de matières grasses provenant du lait :

---- N'excédant pas 1.5%

---- Excédant 1.5% mais n'excédent pas 27%

---- Excédant 27%

--- Autres, d'une teneur en poids de matières grasses provenant du lait :

---- Excédant 3% n'excédant pas 6%

---- Excédant 6%

0403 90

0403 90 00

0403 90

0403 90 71

0403 90 73

0403 90 79

0403 90 91

0403 90 93

0403 90 99

- Autres :

--Aromatisés ou additionnés de fruits ou de cacao :

--- En poudre, en granulés ou sous d'autres formes solides, d'une teneur en poids de matières grasses provenant du lait :

---- N'excédant pas 1.5%

---- Excédant 1.5% mais n'excédent pas 27%

---- Excédant 27%

--- Autres, d'une teneur en poids de matières grasses provenant du lait :

---- Excédant pas 3%

---- Excédant 3% n'excédant pas 6%

---- Excédant 6%

0405

0405

Beurre et autres matières grasses provenant du lait ; pâtes à tartiner laitières :

0405 20

0405 20 00

0405 20

0405 20 10

0405 20 30

Pâtes à tartiner laitières :

-- d'une teneur en poids de matières grasses égale ou supérieure à 39% mais inférieure à 60%

-- d'une teneur en poids de matières grasses égale ou supérieure à 60% mais inférieure à 75%

Source : Extrait de l'Accord Euro-Méditerraneen établissant une Association entre la République Algérienne Démocratique et Populaire d'une part, et la Communauté Européenne et ses Etats Membres, d'autre part.

ANNEXE 15

Tableau N° 16 : Extrait du TCR de l'exercice 2004 de DBK.

Unité : DA

Désignation

2004

61- Matières et fournitures consommées

1 519 252 451.47

62- Services

11 885 664.05

63- Frais de personnel

152 814 300.68

64- Impôts et taxes

7 702 300.21

65- Frais financiers

560 626.45

66- Frais divers

3 981 262.60

68- Dotations aux amortissements et provisions

35 126 233.87

69- Charges hors exploitation

129 756 351.84

889- Impôts sur le bénéfice

84 483 794.69

Source : Laiterie DBK 2005

ANNEXE 16

Tableau N°16: La production laitière des exploitations

EXP

lait vendu DBK

lait vendu au privé

lait autoconsommé

produc laitière

total

Qté litre

prix DA

subvention DA

Qté litre

prix DA

subvention DA

Qté litre

Qté litre

DA

EXP01

243066

5833584

1701462

16640

499200

116480

 

259706

8150726

EXP02

18250

419750

127750

 

 

 

7300

25550

547500

EXP03

36630

805860

256410

 

 

 

3650

40280

1062270

EXP04

18000

396000

126000

 

 

 

5475

23475

522000

EXP05

54000

118800

378000

 

 

 

1825

55825

496800

EXP06

36000

828000

252000

 

 

 

7300

43300

1080000

EXP07

31250

687500

218750

3650

109500

 

1825

36725

1015750

EXP08

91250

2007500

638750

 

 

 

2920

94170

2646250

EXP09

36900

811800

258300

 

 

 

3650

40550

1070100

EXP10

16560

380880

115920

1440

50400

 

 

18000

547200

EXP11

47700

1049400

333900

 

 

 

3650

51350

1383300

EXP12

82050

1887150

574350

 

 

 

9125

91175

2461500

EXP13

32960

758080

230720

1095

32850

 

2555

36610

1021650

EXP14

58925

1355275

412475

 

 

 

1825

60750

1767750

EXP15

24500

563500

171500

 

 

 

1825

26325

735000

EXP16

33595

806280

235165

 

 

 

1825

35420

1041445

EXP17

24000

600000

168000

840

29400

 

3650

28490

797400

EXP18

66000

1518000

462000

 

 

 

1825

67825

1980000

EXP19

54000

1566000

378000

 

 

 

7300

61300

1944000

EXP20

47930

1054460

335510

3650

127750

 

3600

55180

1517720

TOTAL

1053566

23447819

7374962

27315

849100

116480

71125

1152006

31788361

MOY

52678

1172391

368748

1366

42455

5824

3556

57600

1589418

CALCUL

Total/ produc laitière=27.59 DA

Subvention DA/ produc laitière=6.50 DA

FONCTIONNEMENT ET STRUCTURES DES COÛTS DE PRODUCTION

DES ÉLEVAGES BOVINS LAITIERS

QUESTIONNAIRE

Date de l'enquête :

Enquêteur :

Wilaya :

Commune :

Numéro du questionnaire :

1°- IDENTIFICATION :

Nom et prénom de l'exploitant : ...............................................

Adresse : ..........................................................................

Commune : ..............................................................

Wilaya : ..................................................................

Localisation géographique :

Plaines littorales

Montagnes

Plateaux steppiques

Piedmonts

Plaines intérieures

Oasis

2°- aspects juridiques :

Statut juridique de l'exploitation agricole :

EAC

EAI

Ferme privée

Ferme pilote

Statut juridique des terres :

Propriété privée :

Melk

Indivision

Location:

Prend en location nombre d'hectare /An : prix :

Donne en location nombre d'hectare /An : prix :

Terres communales

Propriété de l'Etat

3°- STRUCTURE DE L'EXPLOITATION.

Surface totale :.................. Ha

Surface agricole utile..................Ha

Dont irrigués.......................Ha

Parcours et prairies ....................Ha

Terres incultes.........................Ha

Structure de la SAU

Céréaliculture.............................Ha

Jachère.....................................Ha

Cultures maraîchères.................... .Ha

Arboriculture..............................Ha

Cultures industrielles................... Ha

Légumes secs..............................Ha

Cultures fourragères................. ... Ha

Fourrages irrigués........................Ha

Fourrages non irrigués...................Ha

4°- SYSTÈMES DE PRODUCTION DOMINANT AU SEIN DE L'EXPLOITATION

Polyculture -Elevage

Arboriculture 

Céréaliculture - Elevage 

Maraîchage 

Palmeraies

Elevage (Spécialisation) 

5°- L'ÉLEVAGE AU SEIN DE L'EXPLOITATION.

Types d'élevages

présents sur l'exploitation

Catégories

d'animaux (Nombre)

Bovins

Effectif total :

Vaches :

Génisses :

Génisses plaines :

Velles :

Veaux :

Taurillons à l'engrais :

Taureaux :

Ovins

Effectif total :

Béliers :

Brebis :

Antenais :

Antenaise :

Agneau :

Agnelle :

Caprins

Effectif total :

Boucs :

Chèvres :

Chevreaux :

Chevreaux non sevrer :

Chevrettes sevrer :

Chevrettes non sevrer :

Camelins

Effectif total :

Chamelles :

Chameaux :

Chamelons :

Apiculture

Nombre de ruches pleines :

Cuniculture

Nombre de mères lapines :

Aviculture

Capacité instantanée

Poulet de chair :

Pondeuses :

Reproductrices chair :

Poulettes :

Dindes :

6°-NIVEAU D'ÉQUIPEMENT DE L'EXPLOITATION.

Electrification

Non

Oui

Depuis (Année) :

Coût d'installation :

Amortissement :

Groupes électrogènes

Non

Oui

Depuis (Année) :

Mode d'acquisition

o Achat sur fonds propres

o Achat sur crédits bancaires

o Achat avec aide de l'Etat (FNRDA)

o Achats sur crédits informels

o Location

o Emprunt

Année d'acquisition :

Coût d'acquisition :

Amortissement :

Consommation de carburant/an : coût total :

Forages opérationnels (avec motopompe).

Non

Oui

· Date d'installation du forage :

· Capacité d'irrigation :?????.Ha

· Mode d'acquisition

o Achat sur fonds propres

o Achat sur crédits bancaires

o Achat avec aide de l'Etat (FNRDA)

o Achats sur crédits informels

o Location

o Emprunt

Date d'acquisition :

Coût total d'acquisition (Achat + Installation) :

Amortissement :

Consommation eau /jour :

Tracteurs

Non

Oui Nombre :

o Mode d'acquisition

- Achat sur fonds propres

- Achat sur crédits bancaires

- Achat avec aide de l'Etat

- Achats sur crédits informels

- Location Prix de location /An :

- Emprunt

Tracteurs pneumatiques

Nombre :

Année d'acquisition :

Prix d'achat :

Amortissement :

Tracteurs à chenille

Nombre :

Année d'acquisition :

Prix d'achat :

Amortissement 

Camions

Non

Oui Nombre : ?????

o Depuis (Année) :

o Mode d'acquisition

- Achat sur fonds propres

- Achat sur crédits bancaires

- Achat avec aide de l'Etat

- Achats sur crédits informels

- Location

- Emprunt

Prix d'achat :

Amortissement :

Remorques :

Non

Oui Nombre :

o Depuis (Année) :

o Mode d'acquisition

- Achat sur fonds propres

- Achat sur crédits bancaires

- Achat avec aide de l'Etat

- Achats sur crédits informels

- Location

- Emprunt

Prix d'achat :

Amortissement :

Matériel de récolte des fourrages.

Matériel

Non

Oui

Année, mode et prix d'acquisition

Ensileuse

 

Nombre :

Prix d'achat :

Depuis (Année) :

- Achat sur fonds propres Prix :...........

- Achat sur crédits bancaires Montant crédits :

- Achat avec aide de l'Etat Montant aide

- Achat sur crédits informels

- Location Coût :

- Emprunt

Râteau faneur

 

Nombre :

Prix d'achat :

- Depuis (Année) :

- Achat sur fonds propres Prix :

- Achat sur crédits bancaires Montant crédits 

- Achat avec aide de l'Etat Montant aide

- Achat sur crédits informels

- Location Coût 

- Emprunt

Ramasseuse presse

 

Nombre :

Prix d'achat :

- Depuis (Année) :

- Achat sur fonds propres Prix :

- Achat sur crédits bancaires Montant crédits 

- Achat avec aide de l'Etat Montant aide

- Achat sur crédits informels

- Location Coût 

- Emprunt

Faucheuse

 

Nombre :

Prix d'achat :

- Depuis (Année) :

- Achat sur fonds propres Prix :

- Achat sur crédits bancaires Montant crédits 

- Achat avec aide de l'Etat Montant aide

- Achat sur crédits informels

- Location Coût 

- Emprunt

Broyeur mélangeur

 

Nombre :

Prix d'achat :

- Depuis (Année) :

- Achat sur fonds propres Prix :

- Achat sur crédits bancaires Montant crédits 

- Achat avec aide de l'Etat Montant aide

- Achat sur crédits informels

- Location Coût 

- Emprunt

Cover Crop

 

Nombre :

Prix d'achat :

- Depuis (Année) :

- Achat sur fonds propres Prix :

- Achat sur crédits bancaires Montant crédits 

- Achat avec aide de l'Etat Montant aide

- Achat sur crédits informels

- Location Coût 

- Emprunt

Charrue à socs et à disques

 

Nombre :

Prix d'achat :

- Depuis (Année) :

- Achat sur fonds propres Prix :

- Achat sur crédits bancaires Montant crédits 

- Achat avec aide de l'Etat Montant aide

- Achat sur crédits informels

- Location Coût 

- Emprunt

Cultivateur

 

Nombre :

Prix d'achat :

- Depuis (Année) :

- Achat sur fonds propres Prix :

- Achat sur crédits bancaires Montant crédits 

- Achat avec aide de l'Etat Montant aide

- Achat sur crédits informels

- Location Coût 

- Emprunt

Râteau herse

 

Nombre :

Prix d'achat :

- Depuis (Année) :

- Achat sur fonds propres Prix :

- Achat sur crédits bancaires Montant crédits 

- Achat avec aide de l'Etat Montant aide

- Achat sur crédits informels

- Location Coût 

- Emprunt

Bineuse

 

Nombre :

Prix d'achat :

- Depuis (Année) :

- Achat sur fonds propres Prix :

- Achat sur crédits bancaires Montant crédits 

- Achat avec aide de l'Etat Montant aide

- Achat sur crédits informels

- Location Coût 

- Emprunt

Autres matériels :

Matériel

Non

Oui

Année et mode d'acquisition

Pulvérisateur

 

Nombre :

Prix d'achat :

- Depuis (Année) :

- Achat sur fonds propres Prix :

- Achat sur crédits bancaires Montant crédits 

- Achat avec aide de l'Etat Montant aide

- Achat sur crédits informels

- Location Coût 

- Emprunt

Botteleuses

 

Nombre :

Prix d'achat :

- Depuis (Année) :

- Achat sur fonds propres Prix :

- Achat sur crédits bancaires Montant crédits 

- Achat avec aide de l'Etat Montant aide

- Achat sur crédits informels

- Location Coût 

- Emprunt

Pulvérisateur à dos

 

Nombre :

Prix d'achat :

- Depuis (Année) :

- Achat sur fonds propres Prix :

- Achat sur crédits bancaires Montant crédits 

- Achat avec aide de l'Etat Montant aide

- Achat sur crédits informels

- Location Coût 

- Emprunt

Epandeur d'engrais

 

Nombre :

Prix d'achat :

- Depuis (Année) :

- Achat sur fonds propres Prix :

- Achat sur crédits bancaires Montant crédits 

- Achat avec aide de l'Etat Montant aide

- Achat sur crédits informels

- Location Coût 

- Emprunt

Autres matériels :

Matériels

Nombre

Année d'acquisition

Prix d'achat

Aide de l'Etat

Bidons à lait

 
 
 
 

Cuve de stockage du lait (Tanks)

 
 
 
 

Chambre froide

 
 
 
 

Citernes à eau

 
 
 
 

Citernes isothermes (Lait)

 
 
 
 

Chariots trayeurs

 
 
 
 

Lactoducs

 
 
 
 

Bâtiments et infrastructures au sein de l'exploitation

Catégories

Non

Oui

Année et mode d'acquisition

Etables

 

Nombre :

Capacité :

Coût construction :

- Depuis (Année) :

- Construction sur fonds propres Coût :

- Construction sur crédits bancaires Montant crédits 

- Construction avec aide de l'Etat Montant aide

- Construction sur crédits informels

- Location Coût 

Logement de l'éleveur

 

Nombre :

Depuis (Année) :

Zriba

 

Nombre :

Depuis (Année) :

Sale de nourrissage (Nureserie)

 

Nombre :

Capacité :

Coût construction :

- Depuis (Année) :

- Construction sur fonds propres Coût :

- Construction sur crédits bancaires Montant crédits 

- Construction avec aide de l'Etat Montant aide

- Construction sur crédits informels

- Location Coût 

Salle de vêlage

 

Nombre :

Capacité :

Coût construction :

- Depuis (Année) :

- Construction sur fonds propres Coût :

- Construction sur crédits bancaires Montant crédits 

- Construction avec aide de l'Etat Montant aide

- Construction sur crédits informels

- Location Coût 

Bâtisses et hangars désaffectées

 

Nombre :

Capacité :

Coût construction :

- Depuis (Année) :

- Construction sur fonds propres Coût :

- Construction sur crédits bancaires Montant crédits 

- Construction avec aide de l'Etat Montant aide

- Construction sur crédits informels

- Location Coût 

Hangar de stockage du fourrage

 

Nombre :

Capacité :

Coût construction :

- Depuis (Année) :

- Construction sur fonds propres Coût :

- Construction sur crédits bancaires Montant crédits 

- Construction avec aide de l'Etat Montant aide

- Construction sur crédits informels

- Location Coût 

Hangar de stockage d'ensilage

 

Nombre :

Capacité stockage

/An: ...... Qx

Coût de construction :

- Depuis (Année) :

- Construction sur fonds propres Coût :

- Construction sur crédits bancaires Montant crédits 

- Construction avec aide de l'Etat Montant aide

- Construction sur crédits informels

- Location Coût 

Salle de traite

 

Nombre :

Capacité:

coût construction :

- Depuis (Année) :

- Construction sur fonds propres Coût :

- Construction sur crédits bancaires Montant crédits 

- Construction avec aide de l'Etat Montant aide

- Construction sur crédits informels

- Location Coût 

Magasin (stockage d'engrais)

 

Nombre :

Coût construction :

- Depuis (Année) :

- Construction sur fonds propres Coût :

- Construction sur crédits bancaires Montant crédits 

- Construction avec aide de l'Etat Montant aide

- Construction sur crédits informels

- Location Coût 

7°- CONSOMMATIONS INTÉRMÉDIAIRES :

Produit d'entretien (désinfection et nettoyage)

Quantité : coût/an :

Carburant (Mazout et essence) :

Quantité:

Coût/an :

Lubrifiants

Quantité:

Coût/an :

Assurance

Quantité:

Coût/an :

Produits vétérinaires (élevage bovin)

Coût/an :

Maintenance (réparation)

Coût/an :

Fil de fer

Quantité:

Coût/an :

Les outils de travail

Coût/an :

Eau (Irrigation des fourrages, abreuvement des animaux)

Quantité:

Coût/an :

Electricité

Quantité:

Coût/an :

Utilisation de la pierre à lécher :

Quantité:

Coût/an :

8°- LA FORCE DE TRAVAIL DANS L'EXPLOITATION.

Le chef de l `exploitation agricole :

o Age :

Moins de 20 ans

21-40 ans

40-60 ans

Plus de 60 ans

o Situation familiale

Célibataire

Marié

Nombre d'enfants : ?????

o Niveau d'instruction du chef d'exploitation

Primaire Moyen Secondaire Universitaire

o Formation professionnelle du chef d'exploitation (Diplômes)

Oui Non

o Exerce l'activité agricole depuis

Années 60 Années 70 Années 90 Récemment

o Exerce l'activité d'élevage bovin depuis

Années 60 Années 70 Années 90 Récemment

o Le chef d'exploitation exerce t-il une autre activité en dehors de son exploitation ?

Non

Oui

- Hors de l'agriculture (Industrie, commerce, fonction publique) :

- Dans l'agriculture 

- salaire du chef de l'exploitation :

Emploi de la force de travail salariée 

Non

Oui

Nombre

Permanents :  ????? Dont affectée à l'atelier bovin : ????? Salaire /mois :

Saisonniers : ????? Dont affectée à l'atelier bovin : ????? Salaire /mois : duré :

Emploi de la force de travail Familiale 

Non

Oui

Nombre

Permanents :?????  Dont affectée à l'atelier bovin :?????

Salaire /mois :

Saisonniers : ????? Dont affectée à l'atelier bovin :?????

Salaire /mois : duré :

9°- Structure du cheptel bovin de l'exploitation :

Catégories

Effectif (Nombre)

Age moyen

Pie Noir

Pie Rouge

Race locale

Autres

Vaches laitières

 
 
 
 
 

Génisses

 
 
 
 
 

Veaux

 
 
 
 
 

Velles

 
 
 
 
 

Taurillons

 
 
 
 
 

Taureaux

 
 
 
 
 

Acquisition nouvelle de vaches ou génisses ou autres :

Oui nombre : prix :

Non pour quel raison :

10°- IMPORTANCE DE LA PRODUCTION DU LAIT AU SEIN DE L'EXPLOITATION SELON L'ÉLEVEUR.

Très Importante

Importante

Secondaire

Aucune importance

11°-LES CONDITIONS D'APPROVISIONNEMENT.

Le cheptel

o Mode d'acquisition

- Importé

- Acheté localement

- Si l'achat se fait localement :

Sur marchés a bestiaux

Chez des particuliers

Coopérative

Issus de la reproduction interne

Location (Taureaux) Coût :

o Qualité

Bonne

Mauvaise

Moyenne

Les aliments concentrés

o Mode d'acquisition

- Importés

- Acheté localement

- Si achat localement

ONAB

Fabricants privés

Coopérative d'élevage

Marchés libres de l'aliment

Fabriqués dans l'exploitation

Autres

o Qualité

Bonne

Mauvaise

Moyenne

o Régularité des approvisionnements

Réguliers

Irréguliers

o Les prix moyens d'acquisition pour l'année en cours

Fourrages

Quantités moyennes achetées pour l'année en cours (Qx)

Prix Maximum

DA/Quintal

Prix

Minimum

DA/Quintal

VL 15

 
 
 

Orge en grain

 
 
 

Concentré engraissement

 
 
 

Son

 
 
 

Les fourrages

o Mode d'acquisition

- Cultivés au sein de l'exploitation

- Achetés au prés d'une autre exploitation

- Achetés sur le marché libre

o Qualité

Bonne

Mauvaise

Moyenne

o Régularité des approvisionnements

Réguliers

Irréguliers

o Les prix moyens d'acquisition pour l'année en cours

Fourrages

Quantités moyennes achetées pour l'année en cours (Qx)

Prix Maximum

DA/Quintal

Prix

Minimum

DA/Quintal

Foin Vesce avoine

 
 
 

Orge Vert

 
 
 

Bersim

 
 
 

Trèfle

 
 
 

Sorgho

 
 
 

Mais fourrager

 
 
 

Paille

 
 
 

Autres

 
 
 

12°- Le processus de production au sein de l'exploitation :

Dynamique et conduite du troupeau.

o Type de stabulation

- Entravée

- Libre Nbr d'heur :

- Semis libre Nbr d'heur :

o La reproduction

- Quel est le mode de reproduction suivi ?

Monte libre
Monte en main
Insémination artificielle coût /An :

- Est -ce que vous détectez les chaleurs ?

Oui

Non

- D'où provient le taureau reproducteur ?

Du troupeau même

Achat

Prêt

Location coût de location/an

- Quels sont les critères de choix des reproducteurs ?

Disponibili

Gabarit

Production laitière de la mère

Race

Aspect externe (Couleur)

- Pratiquez- vous des croisements ?

Non

Oui

- Si oui dans quel but ?

-

-

-

- Le moment de la mise ou de la remise à la reproduction est fonction du:

Moment voulu pour le vêlage

Retour ou l'apparition des chaleurs

- De quoi tenez - vous compte pour la première saillie ?

Age de la génisse

Poids de la génisse

Apparition des chaleurs

- Faites-vous le diagnostic de gestation ?

Non Oui

- Qui le fait le diagnostic de gestation ?

L'éleveur Le vétérinaire Autres

- Avez -vous eu des avortements ?

Non

Oui

Si oui à quel stade (Mois) ? ?????

- Fréquence des avortements

Très fréquents

Fréquents

Rares

Alimentation

o de la naissance au sevrage

- Est-ce que le colostrum est réservé pour le nouveau - né ?

Oui

Non

- Si non il est utilisé pour :

La consommation humaine

Les autres jeunes animaux

Autres à préciser

- Avant la phase colostrale, le veau consomme :

Le lait artificiel quantité/an : coût/an :

Le lait maternel

Les deux

- Quel est l'âge au sevrage ?

2 Mois

4 Mois

5 Mois

6 Mois

Pas de sevrage

- Si le veau est mis au pâturage, préciser l'âge

Chez les adultes

- La ration alimentaire est -elle la même pour tous vos animaux bovins ?

Oui Non

- Classez par ordre d'importance les aliments qui entrent dans l'alimentation de votre cheptel  bovin ?

Aliments

Saisons

Vaches laitières

Veaux à l'engrais

Vaches taries

A

H

P

E

A

H

P

E

A

H

P

E

Foins (Sec)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Fourrages vert cultivé

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Fourrages verts

naturels fauchés

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Arbres fourragers

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Concentrés VL 15

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Son

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Parcours et pâturages

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Paille

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Sous produits divers

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Remarques

Classer de 1 à 9 selon l'importance de la fréquence d'utilisation par catégorie d'animaux

A: Automne, H: Hiver, P: Printemps, E: Eté.

Ration alimentaire (composition, quantité/jour/vache ou autre) :

Aliments

Saisons

Vaches laitières

Veaux à l'engrais

Vaches taries

A

H

P

E

A

H

P

E

A

H

P

E

Foins (Sec)

Types

Vesce avoine

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Fourrages vert cultivé :

Types

Orge en vert

Ray gras

Bersim

Sorgho

Maïs fourrager

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Fourrages verts

naturels fauchés

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Concentrés VL 15

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Concentrés engrais...

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Son

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Parcours et pâturages

Types de surfaces pâturées

Temps de pâturage

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Paille

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Sous produits divers

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Abreuvement :

o Origine de l'eau utilisée pour l'élevage ?

Puits appartenant à l'éleveur Quantités/an :

Alimentation Eau potable Quantités/an : coût/an :

Achat de citerne Quantités/an : coût/an :

Point d'eau collectif

o Régularité de la disponibilité en eau ?

Régulière

Irrégulière

o Distribution de l'eau pour les animaux ?

A volonté

Périodique

Selon les disponibilités

Santé et prophylaxie médico-sanitaire

o Visites du vétérinaires au cours de l'année

Aucune

Selon problèmes

Régulières

Nbr de visite/an : coût/an :

o Types d'interventions faites

- Insémination artificielle

- Prescription de médicaments

- Conseil de conduite de l'élevage

- Intervention directe (Actes) 

(Petites chirurgie, mises bas, vaccins, injections)

- Certificats de réforme-abattage

o Enumérer les pathologies fréquentes rencontrées

-

-

-

-

La traite

o Manuelle

o Automatique

- Chariot trayeur Nbr :

- Année d'acquisition : Prix d'achat :

- Lactoduc Nbr :

- Année d'acquisition : Prix d'achat 

13°-Commercialisation et utilisation des produits de la ferme :

Les produits commercialisés par l'exploitation au cours de l'année :

Produits

Non

Oui

Quantités par an

Prix de vente à l'unité

Lait

 
 

Litres

DA/Litre

Veaux

 
 

Sujets

DA/Sujet

Velles

 
 

Sujets

DA/Sujet

Génisses

 
 

Sujets

DA/Sujet

Taurillons

 
 

Sujets

DA/Sujet

Taureaux

 
 

Sujets

DA/Sujet

Vaches réformées

 
 

Sujets

DA/Sujet

Fourrages

 
 
 
 

Fumier

 
 
 

DA/Quintal

Destination fréquente du lait produit (selon périodicité à arrêter)

o Autoconsommation humaine

Quantités : ????? Litres de lait/ Jour/

o Vente

Quantités : ????? Litres de lait/ Jour/

Destination du lait vendu (% ou quantités)

GIPLAIT Prix de vente moyen : ?????DA / Litre

Centres de collecte Prix de vente moyen : ?????DA / Litre

Coopératives Prix de vente moyen : ?????DA / Litre

Crémiers privés Prix de vente moyen : ?????DA / Litre

Industriel privées Prix de vente moyen : ?????DA / Litre

Vente directe (Lait au consommateur) Prix de vente moyen : ?????DA / Litre

Vente directe (L'ben au consommateur) Prix de vente moyen : ?????DA / Litre

Problèmes majeurs posés par la commercialisation du lait.

Difficultés de transport du produit vers les unités.

Problèmes de conservation du lait au niveau de l'exploitation.

Absence ou activité irrégulière des collecteurs privés.

Absence ou activité irrégulière des collecteurs publics (GIPLAIT).

Lait refusé par les usines.

§ Problèmes de qualité (microbiologie)

§ Problèmes de composition de MG

§ Prix peu intéressants

Valorisation des produits de l'exploitation.

Libellé

Oui

Non

Nbre

prix

Vente des fourrages

 
 
 
 

Vente de fumier

 
 
 
 

Location des reproducteurs

 
 
 
 

Ventes de vaches réformées

 
 
 
 

Ventes de veaux

 
 
 
 

Vente des sous produits

 
 
 
 

Fabrication d'aliments à partir des produits de l'exploitation

 
 
 
 

14°- LES AIDES PUBLIQUES

Est -ce que vous percevez une aide de l'Etat ?

Oui   Non

Si oui en quoi consiste-t-elle ?

Types d'aides

Réponse

Participation (%) de l'Etat

Coût total

Développement de la production et de la productivité
 
 
 

Prime à la production et la collecte du lait

 
 
 

Acquisition des moyens de transport spécifiques du lait

 
 
 

Acquisition de cheptel

 
 
 

Acquisition de semences et engrais pour cultures fourragères

 
 
 

Acquisition du matériel de récolte et de traitement des fourrages

 
 
 

Acquisition matériel et équipement pour l'élevage laitier

 
 
 

Construction et aménagement d'étables

 
 
 
Valorisation de la production agricole
 
 
 

Acquisition de tanks ou cuves frigorifiques

 
 
 

Commercialisation, stockage et conditionnement

 
 
 

Réalisation de silos pour l'ensilage

 
 
 
Développement de l'irrigation
 
 
 

Réalisation de forages de puits

 
 
 

Electrification

 
 
 

Stockage de l'eau

 
 
 

Equipement d'irrigation et de pompage

 
 
 
Développement des ressources génétiques
 
 
 

Primes à la production de géniteurs

 
 
 

Insémination artificielle

 
 
 

Protection des revenus

 
 
 

Développement des activités agricoles complémentaires (apiculture, aviculture) (dans le cadre de la reconversion)

 
 
 

Bonification des taux d'intérêt (Crédits d'investissement)

 
 
 

Bâtiment d'élevage (Rénovation ou construction)

 
 
 

Achat matériel et Equipement (Elevage , cultures fourragères).

 
 
 

Achat de géniteurs (bovins)

 
 
 

Equipement de valorisation et de transformation des sous produits végétaux et animaux (agricoles ou agro alimentaires)

 
 
 

Bonification des taux d'intérêt (Crédits de fonctionnement)

 
 
 

Elevage laitier

 
 
 

Apiculture

 
 
 

Cuniculture

 
 
 

Aviculture

 
 
 

Production de semences fourragères

 
 
 

Production de géniteurs bovins

 
 
 

Transformation et valorisation des produits

 
 
 

Selon vous les aides publiques sont elles efficaces ?

Oui Non

Si Non, pourquoi ?

Aide Insuffisante Aide Inadaptée à vos besoins Trop de Bureaucratie

15°- APPRECIATIONS GENERALE DE L'ELEVEUR

Pourquoi avoir développer l'élevage bovin ?

o Produire du lait et dégager des revenus pour la famille

o Produire de la viande et dégager des revenus pour la famille

o Valoriser des infrastructures existantes

o Valoriser des terres improductives ou inutilisées au sein de l'exploitation

o Car soutenu par l'État

o Valoriser la main d'oeuvre familiale inoccupée

o autre

Dans les prochaines 05 années ,vous envisagez de maintenir ou de développer davantage l'élevage bovin laitier dans votre exploitation ?

o Le maintenir tel quel

o Le développer

o L'éliminer

Si vous pensez l'éliminer, pour quelles raisons?

Raisons invoquées

Réponses

Problèmes liés aux Ressources alimentaires

Faiblesse des disponibilités des fourrages

 

Coût élevé des fourrages et des concentrés

 

Demande du lait faible ou irrégulière

 

Faiblesse des prix de vente du lait

 

Problèmes techniques (Mauvais rendement laitier et problèmes de conduite)

 

Contraintes climatiques

 

Elevage coûteux, Faiblesse de la capacité de financement

 

Elevage fort exigeant en main d'oeuvre

 

Problèmes d'écoulement de la production (collecte)

 

Réserver les moyens, les terres et la force de travail pour d'autres usages.

 

Autres (Préciser) :