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Développement Financier et Croissance Economique au Togo

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par Ayira Blaise KOREM
Université de Ouagadougou/ UFR/SEG - DEA / PTCI Macroéconomie Internationale, Monnaie-Finance- Banque 2007
  

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Université de Ouagadougou

Unité de Formation et de Recherche en Sciences
Economiques et de Gestion (UFR/SEG)

Approfondissement financier et croissance économique au Togo

Proposé par KOREM Ayira

Etudiant DEA/PTCI

Sous la direction du Professeur Souleymane SOULAMA

Chevalier de l,Ordre des Palmes Académiques

RE SUME

Cet article a pour objectif d'évaluer l'impact de l'approfondissement financier sur la mesure de la croissance économique togolaise à court et long terme de 1965 à 2002.

Les modèles de croissance endogènes précisent que l'approfondissement financier a un effet positif sur la croissance du secteur réel. Certaines analyses militent en faveur du sens bidirectionnel entre les deux secteurs d'une économie.

C'est pour donc vérifier la pertinence de ces affirmations dans le cas du Togo que ce document est rédigé.

L'analyse économétrique a permis de tester la positivité de la relation entre le développement financier et la croissance du secteur réel et l'existence d'une relation bidirectionnelle entre les deux secteurs de l'économie togolaise.

Partant des résultats économétriques, la présente analyse montre notamment qu'au Togo, l'approfondissement financier a un impact positif sur la croissance mais le sens de causalité entre les différentes variables financières et la mesure de la croissance économique reste mitigé.

Mots clés : Développement financier, approfondissement financier, microfinance, croissance économique.

1- Introduction

Au cours des quinze dernières années, l'étude de la croissance économique est devenue l'un des champs de recherche les plus actifs de la théorie macroéconomique. Les théories modernes de la croissance mettent l'accent sur des éléments d'explication différents quoique non exclusifs (Katheline, 2000).

Selon la définition classique de François Perroux, la croissance économique est : « l'augmentation soutenue pendant une période longue d'un indicateur de production en volume ». En pratique, l'indicateur utilisé pour la mesurer est le produit intérieur brut (PIB), et le taux de croissance est le taux de variation du PIB.

Le niveau de croissance que les économies développées et certaines économies en développement connaissent est dû en partie à une profonde mutation de leurs structures monétaires et financières. Etant donné que le secteur financier en est un des fondamentaux, il serait alors nécessaire sinon important de souligner la contribution de ce secteur dans l'économie.

La théorie économique a toujours été partagée entre deux courants de pensée sur l'importance du système financier dans la croissance économique. D'une part, il y a ceux qui, dans la lignée de Bagehot (1873) et Hicks (1969), parlent de son rôle actif dans le démarrage de l'industrialisation. D'autre part, il y a ceux qui ne croient pas à l'importance de la relation entre finance et croissance économique. Robinson (1952) et Lucas (1988) sont les principaux économistes de cette tendance.

Le développement financier augmente la croissance économique de multiples façons. La finance mobilise et rassemble l'épargne, produit de l'information sur les investissements possibles de sorte que les sources peuvent être canalisées vers leurs emplois les plus productifs, surveille l'emploi des fonds, favorise le négoce, la diversification et la gestion du risque, et facilite l'échange de biens et services (Levine, 1997 et 2004).

Au Togo, comme dans la plupart des pays d'Afrique Subsaharienne, le PIB a connu une faible
augmentation. Le taux de croissance annuel moyen du PIB de 2000 à 2005 se situe autour de

1,6% selon les indicateurs de la banque mondiale (2006). Il faut donc rehausser le niveau de croissance économique de ces pays en général et en particulier du Togo afin de converger vers une dynamique de croissance soutenue.

Les crises bancaires des années 80 qui se sont soldées par des faillites bancaires dans les pays en développement et surtout en Afrique au sud du Sahara, ont contraint les pays de l'UEMOA dont fait partie le Togo à s'engager dans le processus de la libéralisation financière, réforme préconisée par les tenants de libéralisation comme solution. Cette libéralisation devait permettre une relance de l'activité bancaire et financière et de facto propulser la croissance du secteur réel. Mais selon Igué (2006) cette libéralisation financière au sein de l'UEMOA ne s'est pas soldée par une véritable concurrence sur les marchés bancaires car le système bancaire est caractérisé par une forte concentration et les marges d'intermédiation bancaires demeurent élevées. L'auteur constate enfin que le monopole autrefois détenu par l'Etat existe encore mais cette fois-ci détenu par le privé et que cette situation est l'une des causes de la surliquidité des banques de cette zone monétaire qui peut influencer négativement l'efficacité bancaire.

L'objectif de cette étude est d'évaluer l'impact du développement financier sur la croissance de l'économie togolaise à court et long terme sur la période 1965-2002.

La plupart des analyses empiriques menées sur ce thème concerne à la fois plusieurs pays et rarement le sens de causalité est clairement mis en évidence. Ces études empiriques n'ont pas intégré pour la plupart du temps la microfinance comme variable financière, ni de variable spécifique du secteur informel compte tenu du dualisme de ce secteur en Afrique subsaharienne d'où l'intérêt de cette étude.

On essayera de dégager une relation de long terme entre les indicateurs de développement financier et la croissance du secteur réel sur la période 1965-2002.

Les données de cette étude proviennent essentiellement du Ministère de l'Economie et des Finances togolais et de la base de données de la Banque Mondiale (2004).

La suite de l'étude sera structurée en trois parties. Dans une première section sera présenté les analyses théorique et empirique sur l'intermédiation financière et la croissance économique. La deuxième section concernera la description du système financier au Togo et enfin la dernière section sera réservée à la validation empirique dans le cas du Togo de la relation finance et croissance.

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