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Les problèmes du développement de l'environnement

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par Elie LABORIEUX
Université des Antilles et de la Guyane - Science Economie et Gestion 2008
  

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B- Eco-Industrie



           L'existence du développement et de croissance sous entend la pollution. Le lien entre la pollution et la croissance économique étroitement lié, car il exprime une interaction permanente entre les activités humaines et le milieu naturel.

Cependant, il est évidemment trompeur d'imaginer qu'un niveau de vie élevé en d'autre terme un niveau de bien être et échapper à la pollution. Certes, on peut se mettre temporairement à l'abri de la pollution locale, mais comme la pollution ne connaît pas de frontière, les riches comme les pauvres sont confrontés à un destin commun.

Si aujourd'hui la protection de l'environnement renforce l'univers incertain dans lequel se prennent les décisions économiques à l'échelon international, elle ne pèse donc pas encore très lourdement face à des incertitudes proprement financières qui caractérisent l'ordre économique international.

Si nous acceptons la révolution mentale qui consiste à repenser l'économie en fonction de l'environnement, et non l'inverse, nous disposons dès aujourd'hui des moyens techniques nécessaires pour un développement durable.

Les nouvelles technologies, les énergies renouvelables et non polluantes, les politiques de la ville, la reforestation, entre autres, sont autant de pistes aujourd'hui connues, expérimentées et maîtrisées qui dessinent la route vers une éco-économie, une économie écologique et soutenable.

            Le fonds Demeter, lancé en novembre 2005, par la Caisse des dépôts, est le premier fonds de capital investissement européen, centré sur le développement durable. Doté de 100 millions d'euros, il a pour vocation d'investir dans des PME dont la production est orientée sur l'environnement, l'énergie, et la sécurité de cadre de vie. Ces secteurs existent au sein de grands groupes mais plus de 50 % de l'activité est réalisé par 2000 PME en France.  Si on trouve une présence significative du capital risque dans les éco-industries, le fonds Demeter permet d'y apporter du capital développement. L'objectif affiché est de constituer un portefeuille d'une vingtaine de PME indépendantes, non cotées et profitables, notamment en France, en Allemagne et en Espagne.

 

            En juin 2005, l'association EcoResp «Pour une économie responsable», avec le soutien de Corinne Lepage, ancienne ministre de l'environnement, lançait une initiative originale.

             Regroupant, via le Centre des Jeunes Dirigeants, des éco-entreprises françaises et des professionnels du secteur. EcoResp a proposé la réalisation d'un livre blanc sur le mode participatif, réalisé avec les analyses et propositions des différents acteurs des éco-industries.

 

             Objectif : identifier les freins et les leviers pour faciliter l'émergence d'une « éco-économie », déjà très développée aux Etats-Unis et dans plusieurs pays européens. Ce secteur en plein essor, grâce notamment aux nouvelles réglementations environnementales, rassemble de nombreuses activités-l'automobile, l'énergie, les transports, l'habitat, la chimie, le recyclage, les éco-produits...- intégrant des critères écologiques dans leurs modes de  production.

 

             L'ensemble des entreprises sur ces marchés est hétérogène, puisqu'on retrouve aussi bien les multinationales de la distribution d'eau et d'énergie, que des PME spécialisées sur les marchés de niche de l'éco-conception.

            D'où la nécessité de structurer, dans la mesure du possible, ce qui est en train de devenir un facteur de différenciation économique pour les pays industrialisés. 

            Comme le souligne Cécile Jolly dans son ouvrage intitulé « L'entreprise responsable »: l'éco-innovation crée de nouveaux marchés et peut même détrôner des produits presque aussi vieux que le monde, dont la pérennité semblait assurée.      L'auteure donne l'exemple de la fibre polaire, produite à partir du recyclage de bouteilles en plastique ce qui permet d'économiser le pétrole et la matière première dans le processus de fabrication.

 

            Autre exemple, celui du « pneu vert », dont la création a été initiée au début des années 90 par Rhodia et Michelin et qui est devenu, depuis, un standard du marché en Europe, au Japon et aux Etats-Unis.

           

En matière de déchet, la plupart des pays industrialisés possèdent une législation fondée sur le principe des «3R» : Réduire, Réutiliser, Recycler.

Si cette règle concerne la plupart des secteurs, son application concrète reste illusoire, les notions «Réduire» et «Réutiliser» étant en opposition totale avec le concept de croissance économique et une société de consommation très réceptive aux phénomènes de mode privilégiant le jetable ou le faiblement durable.

Mondialement, les pneumatiques sont un des biens qui illustrent le mieux les 3R. Les constructeurs se sont attachés depuis les années quatre vingt- dix à augmenter leur longévité, ce qui concourt à limiter les volumes.

Usés, les pneus peuvent avoir une seconde vie avec le rechapage, une technique qui permet de renouveler la bande de roulement avec l'apport d'une nouvelle couche de gomme; enfin, lorsque le rechapage n'est plus possible, ils sont transformés en une poudre de caoutchouc qui sert de matériaux dans la fabrication de chaussées, de sol d'aires de jeux, de murs antibruit, etc.

Ainsi l'utilisation des produits bios est fortement conseillée dans des grandes surfaces, car en Guyane la production des déchets est estimée à 100.000 tonnes par an. La seule zone du centre littoral regroupe près de 75 % de la population de la Guyane et génère par conséquent la plus grande partie des déchets. Si on ne fait rien pour enrayer cette progression, la production des déchets devrait augmenter de façon spectaculaire à proportion de l'évolution démographique et de la consommation des ménages, avec en perspective de graves perturbations dans le secteur de l'environnement et de la santé. Aussi, la gestion des déchets reste  un élément déterminant de notre politique environnementale qui s'inscrit dans le cadre du dispositif législatif mis en place par la loi du 13 juillet 1992. Il s'agit de prévenir et de réduire la quantité des déchets non récupérables, de développer la valorisation des déchets, de respecter le principe de proximité dans leur transport.

Nous constatons une condamnation par l'Union Européenne dans la manière dont la Guyane stocke ses déchets et la mise en valeur pour une réutilisation en vue de pratiquer un système de recyclage.

 

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"Il faut répondre au mal par la rectitude, au bien par le bien."   Confucius