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Pouvoirs publics et crises des entreprises publiques congolaises. Cas de la Gecamines au Katanga

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par Jean-luc MALANGO KITUNGANO
Université de Lubumbashi, RDC - Licence en sciences administratives 2007
  

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I.2. Crise

Le Dictionnaire pratique de la langue française définit la crise selon plusieurs acceptions. Elle est définie, dans son acception médicale, comme le moment d'une maladie caractérisé par un changement décisif, en bien ou en mal (phase critique).

Par analogie, elle est aussi définie comme une phase grave dans l'évolution des choses, des événements, des idées, etc. La crise est comprise comme synonyme de marasme, de difficulté, de l'impasse, de la récession ou de la faillite.26(*)

Le Dictionnaire d'économie et de sciences sociales entend par crise, la période de dépression ou de stagnation durable de la conjoncture économique. Au sens strict : processus de retournement du cycle économique en son point le plus haut, qui interrompt la phase de l'expansion et précipite l'économie dans la dépression. Il peut s'agir aussi de l'altération du tout ou d'une partie du système financier. 27(*)

Selon Bertrand Robert, différents facteurs font varier la description et la compréhension du concept de crise dans une organisation28(*). Parmi les plus structurants, on retient une approche événementielle, la présentant comme un phénomène d'origine externe à apparition soudaine qui la décrypte comme un seuil franchi dans un processus de délitement des règles, des valeurs, des comportements. On peut, à ce niveau, se limiter aux conséquences mesurables (par exemple sur le plan économique ou en nombre de victimes) on peut également accorder une place prépondérante aux perceptions. Des facteurs culturels sont aussi à prendre en compte : la force, la cohésion et la manière dont le phénomène affecte le tissu social.

Etymologiquement, le mot crise vient du grec « krisis », lequel était doté de plusieurs sens : le premier sens de « krisis » est « moment de décision ». Les crises sont caractérisées comme des moments où les décisions lourdes doivent se prendre tout en étant le pire moment pour décider à cause de l'information imparfaite, pléthorique, douteuse ou inexistante ; énormité des enjeux ; pression temporelle ; urgence à agir ; pression des acteurs ; surprise (...)

Le mot qui évoquait, selon Bertrand Robert, la surprise en grec est « epilêptos ». Epilepsie, belle analogie avec les convulsions de l'institution ou de l'établissement sous le choc d'une surprise majeure : le cerveau de l'organisation est touché, des mouvements désordonnés sont observables, une chute brutale s'ensuit, on déplore une perte des commandes sur les fonctions basiques de l'organisation29(*).

Le deuxième sens de « krisis » est le « moment de vérité ». Les crises sont des révélateurs (notamment par le miroir que constituent les décisions prises ou non prises à l'occasion de la crise) de la consistance des organisations, de leurs dirigeants, des liens qui ont été ou pas établis avec l'environnement, de la réalité des pratiques et de la culture de l'organisation.

Le troisième sens de « krisis » est « l'accélération d'un dysfonctionnement organisation, vers la mort ou vers la guérison » : la crise est révélatrice, comme en médecine de l'accélération, soit de la mort, soit de la voie vers la guérison. La vie ou la mort de l'organisation est en jeu. Si la crise est traversée, elle peut être fondatrice d'un nouvel ordre. (« ktisis », mot suivant immédiatement « krisis » dans l'ordre alphabétique, signifie « fondations » d'une cité nouvelle).

La crise (comme le risque) n'est ni bonne ni mauvaise en soi mais possède un versant menace ou opportunité30(*).

La crise dont il est question dans notre travail est celle d'une entreprise publique , à savoir la Générale des Carrières et des Mines (GCM). La crise sera analysée à partir des rapports intra-entreprise (différentes fonctions opératoires de l'entreprise : la fonction de la gestion des ressources humaines, la fonction de la production, la fonction financière, la fonction commerciale) et entre l'entreprise et son environnement.31(*)

* 26 Op. cit., p. 450.

* 27 C-D, ECHAUDEMAISON, (sld.), op. cit , pp. 121-122.

* 28 B. ROBERT, La crise, quelle définition ? pp. 1-2. Version web : http : //communication.fhf.fr/pdf/La crise quelle définition. Argillos.pdf., site consulté le 22 janvier 2007.

* 29 B. ROBERT, Idem., p. 3.

* 30 B. ROBERT, Ibid., p. 5.

* 31 Dans La crise de l'Etat providence, Pierre Ronsavallon identifie trois éléments d'analyse mis en avant pour formuler un diagnostic de la crise. Ces éléments nous semblent pertinents aussi pour le diagnostic d'une entreprise publique : l'impasse financière, la décroissance de l'efficacité économique et sociale. P. RONSAVALLON, La crise de l'Etat providence, Paris, Seuil, 1981, p. 13.

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