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Population, facteur de développement en Afrique

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par Blaise AGUIDE AKOINA
Institut supérieur de philosophie et de sciences humaines Don Bosco, Lomé - Licence 2009
  

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V.3. La lutte contre la faim et la misère

La faim est une carence nutritionnelle chronique ou temporaire. La limite quantitative entre nutrition et malnutrition n'étant pas la même pour les experts et les organisations internationales, il s'ensuit des divergences dans leurs estimations du nombre des gens affamés et sous -alimentés en Afrique. Les plus prudents avaient calculé qu'n 1985, prés de un tiers de la population africaine (soit cent millions d'individus environs) souffrait de la famine et de malnutrition provenant d'une carence en protéines, mais des études récentes ont montré que pour la majorité consiste à absorber un bon nombre suffisant de calories de diverses origines.

Nous ne pouvons pas ignorés en ces derniers temps les rapports étroits entre la faim et la pauvreté. La faim et la malnutrition s'explique par une ou plusieurs raisons suivantes :

v La faible productivité de la main d'oeuvre familiale dans le cas de l'agriculture de substance

v La production fluctuante par suite de la sécheresse

v Les difficultés d'accès à la terre

v Insuffisances des revenus pour acheter la nourriture indispensable en temps voulu

La pauvreté qui sévit à travers toute l'Afrique, est la cause majeure de la faim parce qu'elle empêche les gens de se procurer une ration calorique adéquate. Les pauvres en Afrique sont, pour la plus part, des petits paysans qui pratiquent une agriculture de subsistance à un faible rendement de main-d'oeuvre. L'un des meilleurs moyens d'augmenter à court terme leurs revenus réels consiste à développer la productivité de leur activité principale qui est la production d'aliment de base. Cela peut permettre d'augmenter le volume de la production alimentaire nationale dont dispose la population, d'élever les ressources grâce à la vente de l'aliment de base ou de satisfaire les besoins alimentaires familiaux qui nécessiteront moins de terre et de main-d'oeuvre, dégageant ainsi les ressources pour d'autres activités génératrices de revenu comme la culture de coton vu le travail en dehors de la ferme.

Quelques états africains et certains donateurs préfèrent à la notion d'autosuffisance alimentaire de la population, certes séduisante mais propice à l'erreur, celle de sécurité alimentaire en tant qu'objectif stratégique du développement national.

V.4. Coopérations régionales

En plus d'efforts qu'ils doivent accomplir à leur propre niveau gouvernemental, les pays africains doivent aussi coopérer entre eux pour trouver des solutions aux problèmes de la population. Malheureusement ni l'organisation de l'unité africaine, ni la commission économique des nations unies pour l'Afrique, n'ont d'autorité dans ce domaine. Cependant des progrès ont été accomplis ces derniers temps touchant le recueil des données, le recensement des populations et la formation des démographes.

Ainsi les organisations régionales africaines pourraient envisager de s'associer et de commencer à jouer un rôle plus actif pour le soutien en faveur des programmes de la population et de santé en échangeant des informations, en apportant leur expérience et en définissant les programmes qui ont bien fonctionné en en donnant les raisons. Il faut chercher à connaître le véritable potentiel des communautés, c'est-à-dire les ressources humaines pouvant y être mobilisées. En dehors des efforts que chaque pays mène à son propre niveau gouvernemental, il serait important que les pays africains puissent se coopérer entre ceux pour trouver des solutions aux problèmes de population. C'est  à ce juste titre qu'on attend parler depuis quelques années du N.E P.A.D (Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique), présenté par les chefs d'Etats  comme une vision pour la renaissance de l'Afrique. Quel but assigne t- on à cet organisme ? Dans la perceptive des dirigeants, « le N E P AD est conçu pour s'occuper des défis actuels du continent africains. Le sous- développement et la marginalisation persistante de l'Afrique ont nécessité d'une intervention radicale » .Il faut que les organismes panafricains déjà existants comme la CEDAO, l'Union Africaine oeuvre ensembles pour le développement du continent.

    Il faut également que les donateurs internationaux  en premier lieu les Etats-Unis s'efforcent d'acquérir une meilleur compréhension des problèmes démographique et sanitaire de l'Afrique au niveau des différentes régions et au niveau de chaque pays. La compétence peut s'acquérir  en visitant les pays et les communautés concernés en organisant des séminaires et des stages où peuvent se rencontrer des experts américains et africains. Les dites réunions doivent permettre de cerner les réponses qui ont déjà été tentées  et se sont soldées par un échec. Il faut que la communauté scientifique américaine unisse ses efforts à ceux des chercheurs de l'Afrique qui travaillent dans ce sens.

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