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L'impact du partenariat Chine-Afrique sur la réalisation des droits économiques et sociaux au Tchad


par Aime MBAINDIGUIM GUEMDJE
Université Catholique d'Afrique Centrale, institut catholique de Yaounde - Master 2 2008
  

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INTRODUCTION GENERALE

Le monde connaît à l'heure actuelle des changements importants et profonds dont les plus marquants sont entre autres l'affirmation des pays africains et le développement fulgurant de la République populaire de Chine (RPC). En tant que forces montantes qui bousculent les puissances traditionnelles aussi bien sur le plan politique et économique qu'au plan international, la Chine en tant que le plus grand pays en développement, et l'Afrique le continent regroupant le plus grand nombre de pays en développement décident de renforcer et d'élargir leurs relations d'amitié et de coopération avec les avantages réciproques.

Très tôt, lors de la Conférence afro-asiatique de Bandoeng en 19551(*) qui a fait l'objet de la condamnation sans réserve du colonialisme, la République populaire de Chine avait manifesté un grand intérêt pour l'Afrique. Avec l'avènement des indépendances, les Etats africains ont à leur tour manifesté leur volonté de rétablir des relations diplomatiques avec l'Empire du Milieu.

Ces relations, à l'épreuve du temps et des bouleversements internationaux au cours des cinq dernières décennies, sont entrées dans une orbite stable de développement continu et constituent un partenariat dans plusieurs domaines et à différents niveaux.

La Chine et les pays de l'Afrique s'efforcent de développer ces relations de partenariat stratégique global baptisé « gagnant-gagnant ». Au cours de ces dernières années, les échanges de haut niveau sont devenus de plus en plus fréquents. A ce titre, on peut citer la tenue systématique des rencontres internationales, notamment les conférences ministérielles de Beijing et d'Addis-Abeba, et le Sommet de Beijing du Forum sur la coopération Chine-Afrique, en marge desquelles des accords bilatéraux de partenariat ont été conclus et signés, toutes choses qui renforcent les dialogues politiques et économiques entre la Chine et l'Afrique et prennent une ampleur élargie et approfondie. Le partenariat sino-africain s'est élargi dans plusieurs secteurs dont les prioritaires restent l'économique, le social et le commercial.

C'est dans cet ordre d'idées qu'au niveau bilatéral, la Chine et le Tchad, pays alliés depuis 1972, ont décidé de renouer les relations diplomatiques, après quelques soubresauts politico-militaires tchadiens qui ont infléchi la conduite desdites relations. La Chine représente, à elle seule, 20% de la population mondiale, et à ce titre, elle offre un marché potentiel de plus d'un milliard d'acheteurs et attire tous les hommes d'affaires, dans le cadre de la mondialisation. Selon les projections les plus réalistes, sauf si l'avenir apporte un démenti, la République populaire de Chine deviendra la première puissance économique mondiale vers 2050. L'Empire du Milieu, encore appelé le Centre du monde, est un pays avec un grand potentiel ne pouvant rester en dehors du champ diplomatique, politique et économique du "Coeur de l'Afrique", le Tchad. En effet, depuis octobre 2003 où il est devenu pays producteur et exportateur de l'or noir et son entrée dans l'Organisation des Pays Exportateurs du Pétrole (OPEP), le Coeur de l'Afrique ne cesse d'être l'objet de grandes offensives des puissances internationales en quête de cette ressource énergétique tant recherchée que convoitée, au rang desquelles figure en bonne et due forme la République populaire de Chine. Pour cette dernière, exclure le Tchad dans le cadre de son accord global de partenariat avec le continent africain serait un grand manque à gagner, car la Chine est un grand consommateur de l'or noir dont le Tchad est pays producteur et exportateur.

* 1 La conférence de Bandoeng demeure la conférence afro-asiatique des pays non-alignés. Elle s'est tenue, en effet, du 18 au 24 avril 1955 à Bandoeng sur l'île de Java en Indonésie. L'Indonésien Sukarno, le Yougoslave Tito, l'Egyptien Nasser et l'Indien Nehru, ce quarté revendique son appartenance à un tiers-monde neutraliste à égale distance des deux superpuissances, c'est-à-dire les blocs capitaliste et socialiste incarnés respectivement par les Etats-Unis d'Amérique et l'ex-Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS). Ces leaders tiers-mondistes prônent le rassemblement des pays pauvres, la lutte contre le colonialisme et la ségrégation raciale.

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