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Solution du problème de valeurs aux limites géodésique théorie de Stokes-Helmert

( Télécharger le fichier original )
par Nesrine ZEKKOUR
Centre des techniques spatiales  - Magister en techniques spatiales et applications 2008
  

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Centre des Techniques Spatiales ÉíÆÇÖáÇ ÊÇíäÞÊáÇ ÒÂÑã

MEMOIRE DE MAGISTER EN
TECHNIQUES SPATIALES ET APPLICATIONS

Option: Géodésie
Présenté par : ZEKKOUR Nesrine
Intitulé de sujet

 

SOLUTION DU PROBLEME
DE VALEURS AUX LIMITES GEODESIQUE :
THEORIE DE STOKES-HELMERT

 

Soutenu en Juin 2008, devant le jury composé de:

Mr. BENYETTOU Mohamed /Professeur (USTO) Président

Mr. ECHERIF Ahmed /Maître de conférence (USTO) Examinateur

Mr. KAHLOUCHE Salem /Directeur de recherche (CTS) Examinateur

Mr. ZEGGAÏ Ali /Chargé de recherche (CTS) Examinateur

Mr. AARIZOU Madani /Chargé de recherche (CTS) Promoteur

A celui qui m'a indiqué la bonne voie en me rappelant que la volonté fait
toujours les grandes personnes...

A mon Père,
A celle qui a attendu avec patience les fruits de sa bonne éducation, qui a
fait grandir en moi cette soif d'apprendre, qui m'a couverte d'affection et a
consenti tant de sacrifices toutes ces longues années...

A ma Mère,
A mon frère Brahim,
A mes soeurs Kenza, Zahra, Asmaa
& Hiba,

A mes amies,

Je dédie ce mémoire.

Je voudrais tout d'abord remercier mon promoteur Monsieur Madani AARIZOU, directeur du Centre des Techniques Spatiales et chargé de recherche, d'avoir accepté de travailler avec moi en me proposant le sujet de magister. Merci pour les conseils avisés qu'il a su me prodiguer pour guider mes recherches, pour son optimisme et la confiance qu'il m'a accordée au cours de ces années.

Je tiens à exprimer ma profonde reconnaissance à Monsieur Salem KAHLOUCHE, directeur de recherche et responsable de la division de Géodésie, de m'avoir accueillie au sein de la division. Qu'il trouve ici l'expression de ma gratitude pour ses encouragements ainsi que l'aide tant morale que matérielle qu'il m'a apportée durant toute cette période, et d'avoir accepté d'examiner mon travail.

Je remercie le professeur Mohamed BENYETTOU, professeur à l'université Mohamed BOUDIAF (USTO), de m'avoir fait l'honneur d'accepter de présider ce mémoire.

Je remercie Messieurs Ahmed ECHERIF, maître de conférence à l'université Mohamed BOUDIAF (USTO), Ali ZEGGAÏ, chargé de recherche à la division de Géodésie, d'avoir accepté d'examiner mon travail.

Je remercie tout particulièrement Messieurs Dr. Pavel Novak, Dr. Marcelo Santos, Dr. Artu Ellmann, Dr. Petr Vaniçek, et mesdames Dr. NACHI et Dr. MILOUDI pour leur aide constructive ainsi que pour leur soutien qui m'ont permis de mener à bien ce projet.

Il ne m'est pas permis de passer sous silence l'apport scientifique de Mme RABEHI Nadjet dans la réalisation de ce travail. Merci Nadjet pour ton amitié, ta compétence et le temps que tu as bien voulu m'accorder.

Sans oublier les membres de la division de Géodésie et mes collègues. Parmi eux, je voudrais tout particulièrement mettre en évidence Messieurs: Ayouaz, Ghezali, Gourine, Hasni, Khelifa, Mejahed, Rami, Touati, Touam Mesdemoiselles Benghanam, Berrahi, Naamaoui, Tabeti, et Mme Benaraba, Mme Benahmed pour leur soutien permanent et pour avoir pris le temps de répondre à mes nombreuses questions.

J'inclus ici une liste d'amis(es), qui ont beaucoup compté pour moi ces dernières années: Mme Bouhara kheira, Mme Brachemi et Mr Chadli. Si Marcel Proust ne croyait pas en l'amitié, c'est parce qu'il n'a pas connu les miens.

Je voudrais enfin rendre hommage à toute ma famille, pour son soutien constant, quelles que soient les circonstances. Un grand merci pour toutes les personnes ayant contribué de prés ou de loin à l'élaboration de ce mémoire.

Résumé

Il existe différentes méthodes de détermination du géoïde qui sont utilisées à travers le monde ; l'une de ces méthodes, des plus avantageuses, est l'approche de Stokes-Helmert développée à l'université du New Brunswick (UNB) au Canada. Dans la théorie de Stokes, le problème de valeurs aux limites géodésiques de troisième espèce est formulé sous les conditions d'harmonicité du potentiel perturbateur et d'absence de masses topographiques à l'extérieur de la surface limite qui est le géoïde. Or, en pratique, ces conditions ne peuvent être satisfaites et, de ce fait, des hypothèses simplificatrices sur la densité des masses topographiques et sur l'analycité de l'intégrale de Poisson sont émises pour obtenir une solution du problème. La reformulation du problème de valeurs aux limites dans l'espace de «Helmert» permet une meilleure modélisation de la topographie et mène ainsi à une estimation plus précise de la solution. L'objectif de ce mémoire consiste à utiliser le schéma de Stokes-Helmert pour définir le problème de valeurs aux limites et exprimer les anomalies de gravité dans l'espace d'Helmert. Dans ce contexte nous tiendrons compte, dans la détermination de la solution, des effets directs topographiques et atmosphériques sur le potentiel de pesanteur, des corrections ellipsoïdales et du prolongement descendant des anomalies de pesanteur.

Mots dlés: Anomalie de pesanteur - Effet atmosphérique - Effet topographique - Géoïde - Potentiel gravitationnel - Problème de valeurs aux limites géodésique.

TABLE DES MATIERES

DEDICACE i

REMERCIEMENTS ii

RESUME iv

TABLE DES MATIERES v

LISTE DES FIGURES & TABLEAUX .. viii

INTRODUCTION 2

CHAPITRE I: Notions fondamentales de la géodésie Physique 6

I.1. Potentiel de pesanteur Terrestre 6

I.2. Champ de pesanteur normal 7

I.3. Potentiel perturbateur 9

I.4. Problème de valeur aux limites géodésique 10

CHAPITRE II : Théorie de Stokes-Helmert 14

II.1. Potentiel perturbateur de Helmert 14

II.2. Méthode de Stokes-Helmert . 15

II.2.1. L'espace de Stokes-Helmert . 15

II.2.2. les anomalies de pesanteurs dans l'espace de Helmert 17

II.3. La réduction de pesanteur de Helmert . 20

II.3.1. Effets des masses topographiques sur le potentiel 20

II.3.1.1. Effet topographique direct 24

II.3.1.2. Effet topographique secondaire indirect 24

II.3.2. Effet des masses atmosphériques sur l'attraction de la gravité 25

II.3.2.1. Potentiel gravitationnel résiduel des masses atmosphériques... 25

II.3.2.2. Effet atmosphérique direct 26

II.3.2.3. Effet atmosphérique secondaire indirect . 28

II.3.3. Prolongement descendant des anomalies de pesanteur de Helmert . 28

II.3.4. Les corrections ellipsoïdales 32

CHAPITRE III : Problème de valeurs aux limites de Stokes dans l'espace

de Helmert 35

III.1. Potentiel de pesanteur de référence 35

III.1.1. Potentiel résiduel de référence des masses topographiques 36

III.1.2. Potentiel résiduel de référence des masses atmosphériques .. 37

III.1.3. Potentiel de pesanteur de référence dans l'espace de Helmert .. 39

III.1.4. L'anomalie de pesanteur de référence et le sphéroïde de référence

39

dans l'espace de Helmert .

III.2. Problème de valeurs aux limites de Stokes dans l'espace de Helmert 40

III.2.1. Fonction sphéroïde de Stokes 40

III.2.2. Fonction sphéroïde modifiée de Stokes .. 41

III.2.3. Contribution de la zone proche à haute fréquence au co-géoïde 43

III.2.4. Contribution de la zone éloignée à haute fréquence au co-géoïde . 43

III.3. Effet indirect primaire 43

III.3.1. Effet topographique indirect primaire 44

III.3.2. Effet atmosphérique indirect primaire 45

CHAPITRE IV : Application 48

IV.1 Introduction 48

IV.2 Données utilisées 48

IV.3 Principaux programmes utilisés 52

IV.4 Résultats numériques 53

CONCLUSION 65

BIBLIOGRAPHIE 67

LISTE DES FIGURES

I.1 Altitude orthométrique 07

I.2 Hauteur du géoïde N et anomalie de hauteur æ 08

II.1 Des quantités impliqués dans l'espace Réel et l'espace de Helmert .. 16

II.2 Schéma standard des deux espaces .. 31

IV.A Domaine de calcul du géoïde gravimétrique et répartition géographique des données gravimétriques . 49

IV. B Secteur du MNT englobant l'Algérie 50

IV.C Découpage du modèle numérique GTOPO30 51

IV.1 Modèle numérique de terrain (30"x30") . 51

IV.2 Modèle numérique de terrain (5'x5') 52

IV.3.1 Contribution des zones proches au terrain topographique 54

IV.3.2 Contribution des zones proches au terrain topographique condensé 55

IV.3.3 Contribution des zones proches aux effets topographiques directs sur la 55 pesanteur .

IV.3.4 Contribution des zones proches aux effets topographiques indirects 56 secondaires sur la pesanteur

IV.4.1 Contributions des zones éloignées au terrain topographique 57

IV.4.2 Contribution des zones éloignées au terrain topographique condensé 57

IV.4.3 Contribution des zones éloignées aux effets topographiques directs sur la 58 pesanteur .

IV.4.4 Contribution des zones éloignées aux effets topographiques secondaires 58 indirects sur la pesanteur

IV.4.5 Contribution des zones proches aux effets topographiques indirects primaires 59 sur l'ondulation du géoïde .

IV.5.1 Contribution des zones proches aux effets topographiques primaires indirects 59 sur l'ondulation du géoïde

IV.5.1 Contribution de la zone éloignée aux effets topographiques primaires 60 indirects sur l'ondulation du géoïde

IV.6.1 L'effet atmosphérique sur la pesanteur 60

IV.6.2 L'accélération du plateau sphérique condensé . 61

IV.6.3 L'accélération résiduelle de l'atmosphère accidenté 61

IV.7 Ondulation du co-géoïde 62

IV.8 Ondulation du géoïde 63

LISTE DES TABLEAUX

VI.1 Effets topographiques de pesanteur <<zone proche» - zone étude sur 53

l'Algérie-

VI.2 Effets topographiques de pesanteur <<zone éloignée» -zone étude sur 53
l'Algérie-

VI.3 Effet atmosphérique de pesanteur - zone étude sur l'Algérie . 54

VI.4 Statistiques des ondulations du géoïde et du co-géoïde . 62

INTRODUCTION

Le but principal de la géodésie physique est la détermination du champ de pesanteur terrestre et par suite du géoïde qui représente sa surface de référence. Le processus le plus adéquat à la définition de la forme réelle de la Terre se base sur la méthode gravimétrique du "troisième problème de valeurs aux limites". Ce problème dans la théorie du potentiel gravitationnel consiste à déterminer une fonction harmonique (potentiel perturbateur) sur une superficie limite (le géoïde) par l'intermédiaire d'une combinaison linéaire de cette fonction ainsi que de ses dérivées normales.

Dans la théorie de Stokes, le problème de valeurs aux limites géodésiques de troisième espèce est formulé sous les conditions d'harmonicité du potentiel perturbateur et d'absence de masse topographique à l'extérieur de la surface limite qui est le géoïde. Or, en pratique, ces conditions ne peuvent pas être remplies et, de ce fait, des hypothèses simplificatrices sur la densité des masses topographiques et sur l'analycité de l'intégrale de Poisson sont introduites pour arriver à une solution du problème.

Dans sa première méthode de condensation, Helmert a proposé une redistribution des masses topographiques sur une surface interne parallèle au géoïde, située à une profondeur de 21 kilomètres au-dessus du géoïde. Cette profondeur est équivalente à la différence dans les longueurs des demi-petit axe et demi-grand axe de l'ellipsoïde de la Terre. Elle a été choisie afin de décaler les masses topographiques au-dessous de la sphère de Bjerhammar, le corps sphérique le mieux adapté au géoïde.

Dans la deuxième méthode, les masses sont reconstituées sur le géoïde lui-même. La redistribution des masses topographiques est effectuée suivant un procédé local de condensation, c'est à dire, la compression d'une colonne topographique au dessus d'une base de surface de condensation infinitésimale. Seulement, l'approximation plane du procédé, négligeant la courbure du géoïde, a été développée en détail par Helmert, appliquant d'autres approximations telles que le calcul de l'effet topographique sur la pesanteur de la Terre tout en évaluant l'effet de condensation au niveau de la mer.

La théorie de Stokes-Helmert présentée dans ce travail étudie en détails la méthode de condensation de Helmert pour une détermination précise du géoïde. Dans ce contexte, le 3éme problème de valeurs aux limites géodésiques est ramené au 1er problème de valeur aux limites géodésique qui est résolu dans l'espace de Helmert. La solution est obtenue alors sur le cogéoïde et sera de nouveau transformée dans l'espace réel (géoïde) par l'évaluation précise de l'effet topographique indirect primaire.

Le but principal de la méthode de Stokes-Helmert est de fournir une théorie assez précise pour le calcul du géoïde. Ce but sera atteint dans le cas où toutes les corrections et les transformations de l'anomalie de pesanteur observée dans l'espace de Helmert sont effectuées à une précision de 10 uGal [Vaniçek et Martinet, 1994]. Cela implique a priori que n'importe quel effet sur la pesanteur, pendant les transformations, supérieur à 10 uGal doit être étudié et pris en considération.

Cette étude sera présentée en quatre étapes :

1. La transformation de l'anomalie de pesanteur observée à la surface de la Terre en une anomalie de pesanteur de Helmert , rapportée à la même surface,

2. Prolongement vers le bas des anomalies de pesanteur de Helmert au co-géoïde de Helmert,

3. Résolution du problème de valeurs aux limites géodésique dans l'espace de Helmert,

4. Transformation du co-géoïde au géoïde en évaluant l'effet topographique indirect primaire.

Ces étapes sont détaillées dans les différents chapitres contenus dans ce mémoire. Le chapitre I présente les notions fondamentales de la théorie du potentiel, et le problème de valeur aux limites géodésiques.

La définition générale de l'espace de Helmert, les effets topographiques et atmosphériques directs et indirects, le prolongement vers le bas des anomalies de Helmert ainsi que la correction ellipsoïdales sont décrits dans le chapitre II.

Le chapitre III fait l'objet de la résolution du problème de valeurs aux limites géodésiques dans l'espace de Stokes-Helmert. Nous développerons, également dans ce chapitre, une méthode de détermination du co-géoïde de Helmert en introduisant : le potentiel et l'anomalie de pesanteur de Helmert de référence, le noyau modifié de Stokes, et l'étude des effets primaires topographiques et atmosphériques sur l'ondulation géoidale.

Enfin, le chapitre IV présente les problèmes pratiques et une application de calcul du géoïde. Les données gravimétriques terrestres provenant du fichier (EOL), le modèle géopotentiel globale (EGM 96), et un modèle numérique de terrain en tenant compte des effets topographiques et atmosphériques directs et indirects sont utilisées. En conclusion, on compare les différents résultats obtenus.

Bien que la pesanteur soit la force la plus faible de la nature, son action insidieuse et
cumulative sert à determiner le destin final non seulement de differents objets
astronomiques mais du cosmos entier...(Paul Davies, 1994)

CHAPITRE I

Notions fondamentales de géodésie physique

Le problème fondamental de la géodésie physique est de déterminer la surface équipotentielle du champ de pesanteur terrestre coïncidant avec le niveau moyen des mers et servant de référence pour la définition des différents systèmes d'altitudes utilisés lors de levés géodésiques. Cette surface est connue sous le nom de géoïde. Son comportement dépend des caractéristiques du champ de pesanteur dont les déformations sont causées par l'existence de masses internes de différentes densités.

I.1 Potentiel de pesanteur terrestre

On considère le système fondamental terrestre orthonormé (XYZ) d'origine O, confondue avec le centre de gravité de la Terre (géocentre), dont l'axe OZ coïncide avec l'axe moyen de la rotation de la Terre dirigé vers le pôle nord. L'axe OX est contenu dans le plan méridien de Greenwich et l'axe OY est orienté de manière à ce que le système (XYZ) soit orthonormé et direct.

Une quantité de base décrivant le champ de pesanteur terrestre est le potentiel de pesanteur W (rt). Ce potentiel est défini comme suit :

W(rt) = V(rt)+t7i(rt) (1.1)

V(rt) est le potentiel gravitationnel.

t7i(rt) est le potentiel centrifuge.

rt est le rayon géocentrique de la Terre.

Le potentiel de pesanteur W(rt) satisfait aux relations suivantes :

2w2 à l'extérieur de SE

AW(rt) =

-4vGp + 2w2 à l'intérieur de SE

A : opérateur Laplacien ;

SE : surface topographique ;

w : vitesse angulaire de la Terre ;

ñ : densité de masse de la Terre ;

G : constante de la gravité newtonienne (G = 6.672 x10-11m3s-2kg-1).

Le vecteur pesanteur ?g est défini dans le système (O, XYZ), par le gradient de W(rt), tel que :

? = W= t r?W ? W ?W)

g grad "

l?X , ?Y , ?Z ),

t ??W ?W ? W ?

avec ?

? , , représentant la transposée du vecteur ligne ? ? W ? W ? ?

W .

? ? X ? Y ? Z , ,

? ? ?

? ? x ? y ??

z

Les surfaces dont le potentiel W(rt) est constant (W(rt)=Const.) sont appelées "surfaces équipotentielles" ou "surfaces de niveau". Elles sont, en tout point, orthogonales au vecteur

pesanteur ?g . Le géoïde Sg dont le potentiel W(X, Y, Z)=W0=Const. est considéré comme la
surface de référence de ces surfaces ; il représente, physiquement,la surface moyenne des océans.

Soit P un point à la surface SE, la distance de ce point au géoïde Sg, le long de la verticale, est l'altitude orthométrique To du point P (Fig I.1).

P

SE (surf. Topographique)

n

Ho

Sg (surf. Géoïde)

P0

Figure I .1 : Altitude orthométrique Ho.

I.2 Champ de pesanteur normal

Le champ de pesanteur normal représente un modèle théorique du champ de pesanteur réel ; il est généré par un ellipsoïde de révolution, dont les dimensions, la masse et la vitesse de rotation sont respectivement, proches des dimensions, de la masse et de la vitesse de rotation de la Terre. Il est choisi tel que son centre coïncide avec le centre de gravité de la Terre, cet ellipsoïde est appelé ellipsoïde de référence.

Il existe plusieurs ellipsoïdes de références. Le plus répandu est l'ellipsoïde WGS-84 et il est défini à l'aide des paramètres suivants :

Le demi-grand axe ae = 6378137 m. Le demi-petit axe be = 6356752 m. La vitesse angulaire ù = 7292115x10-11 rad s-1.

La valeur du potentiel de pesanteur théorique de l'ellipsoïde de référence WGS84 est: U0=62636860.8497m2s-2.

Un autre paramètre important est la première excentricité "e" définie par :

1

e = ?

b 2 2

? - ?

e

? 1

? a 2 e ?

L'évaluation du potentiel de pesanteur normal U(rt) et de la pesanteur normale ã à l'extérieur de l'ellipsoïde de référence dépend de la connaissance de ces quatre quantités ae, be,ù et U0 [Heiskanen et al., 1967].

U satisfait : ?U(rt) =

2 à l'extérieur de Se

-4ðGñN + 2ù2 à l'intérieur de Se

oil Se est la surface de l'ellipsoïde de référence et ñN est la densité normale.

Les surfaces U(rt) = Const. sont les surfaces de niveau normales et la direction normale est déterminée par la direction de pesanteur normale ãr . La distance h, compté le long de la

normale à l'ellipsoïde et passant par P, entre le point P et l'ellipsoïde de référence est appelée « altitude ellipsoïdale », (Fig.I.2).

Le telluroïde St, surface géométriquement proche de la surface topographique est définie par l'ensemble des points Q obtenus par la projection des points P situés sur la surface topographique le long de la direction normale (Fig. 1.2).

SE (Topographique)

P


·

Ho

Sg (Géoïde)

h

N

Se (Ellipsoïde)

Se


·


·

SE (Topographique)

P

St (Telluroïde)

Se (Ellipsoïde)


·

æ

Q

h

H


·


·

Figure I.2 : ondulation du géoïde N et anomalie de hauteur æ

La distance d'un point sur la surface St à l'ellipsoïde Se le long de la normale à l'ellipsoïde de révolution est l'altitude normale HN du point P correspondant (Fig. 1.2).

La distance géométrique séparant le géoïde et l'ellipsoïde, et comptée le long de la normale à l'ellipsoïde de référence est exprimée par la hauteur du géoïde (ou l'ondulation du géoïde) N (Fig. 1.2) ; elle est donnée par la formule de Bruns:

N = h - Ho = T( rt) (1.2)

ã

La différence géométrique, comptée le long de la normale à l'ellipsoïde de référence, entre la surface topographique et le telluroide est appelée « anomalie de hauteur æ ». (Fig. 1.2). Elle est exprimée par la formule :

æ = h - HN (1.3)

I.3 Potentiel perturbateur

Le potentiel perturbateur T(rt) est donné par la différence entre le potentiel de pesanteur W(rt) et le potentiel de pesanteur normal U(rt):

T(rt) = W(rt) - U(rt) (1.4)

Puisque la densité des masses à l'extérieur de la surface terrestre est supposée nulle, T(rt) satisfait à la condition d'harmonicité à l'extérieur de la surface topographique et vérifie, ainsi, l'équation de Laplace :

?T(rt) = 0 (1.5)

La différence entre la pesanteur réelle et la pesanteur normale peut être exprimée de deux façons différentes en fonction de la pesanteur normale:

La perturbation de pesanteur (äg) est donnée par la différence entre la pesanteur (gp) et la pesanteur normale au même point (ãp) :

äg(rt) = gp(rt)-ãp(rt) (1.6)

L'anomalie de pesanteur (?g) est définie par la différence entre la pesanteur au point P (gp) et la pesanteur normale (ãQ) au point Q (la projection du point P suivant la normale à l'ellipsoïde de référence sur le telleroïde) :

?g(rt)= gp(rt)-ãQ(rt) (1.7)

Les objectifs principaux de la géodésie physique sont la détermination du champ de pesanteur et du géoïde. Cependant le champ de pesanteur normal peut être directement évalué à partir d'expressions mathématiques simples ; les problèmes sont donc convertis en la détermination du potentiel perturbateur T(rt) et de la hauteur du géoïde N ou de l'anomalie de hauteur æ qui sont relativement petits. Les données utilisées sont les quantités du champ de pesanteur mesurées à la surface de la Terre. Le problème de base de la géodésie physique peut être exprimé par un problème de valeurs aux limites géodésiques

I.4 Problème de valeur aux limites géodésique

Le problème de valeur aux limites géodésique (BVP: Boundary Value Problem) joue un rôle fondamental dans la théorie du calcul du géoïde et de son application. On appelle Ó la surface limite. Un problème de valeur aux limites en géodésie physique peut être exprimé comme suit :

?T = 0 à l'extérieur de Ó

BT = f sur Ó

T = O(r-1) à l'infini

T est le potentiel perturbateur, B est un opérateur défini sur la surface limite Ó, et f est une fonction définie sur Ó et provient des différentes mesures gravimétriques, observation de nivellement, les systèmes de positionnement globaux (GPS), etc. ....

Généralement, Ó est l'ellipsoïde de référence, le géoïde ou la surface de la Terre, et B distingue les opérateurs de Dirichlet, Neumann ou le problème mixte selon la formulation du BVP convenant à l'étude [Zhiling Fei 2000].

Selon les différences des données, on énonce le problème de valeurs aux limites géodésiques sous diverses formes:

(1) Problème de 1ère espèce (Dirichlet):

?T = 0 à l'extérieur de Ó

T = W - U sur Ó

T = O(r-1) à l'infini

Les données de ce problème sont le potentiel de pesanteur terrestre W sur la surface Ó

(Ó= SE).

(2) Problème de 2ème espèce (Neumann):

?T = 0 à l'extérieur de Ó

?T sur Ó

? h

T = O(r-1) à l'infini

= - äg

où ?(.) représente la dérivée normale.

?h

Dans ce cas, les données sont la pesanteur g à la surface topographique SE, qui peut être obtenue par les mesures GPS et gravimétriques.

(3) Le problème de 3ème espèce (mixte) :

?T = 0 à l'extérieur de Ó

? T - 1 ?ã T = -?

g

?h ã ?h

sur Ó

T = O(r-1) à l'infini

Les données sont le potentiel de pesanteur W et la pesanteur g sur la surface SE, qui est obtenue à partir des mesures gravimétriques et nivellement. Ce problème représente le problème fondamental de la géodésie physique dont la formulation est donnée, selon l'approche de Stokes [Heiskanen et al.1967] par l'équation :

T (rt ) + ?g (rt ) 0

(1.8)
(1.9)

?T (rt ) 1 ?ã

?h ã ?h

T est le potentiel perturbateur et ?g est l'anomalie de pesanteur.

Une approximation sphérique à cette équation est donnée par :

? T (rt ) +

2 T r

( ) ( ) 0

+ ? g r =

?

r R

t t

R est le rayon moyen de la Terre défini par : R = 3 a2eb e et ae , be sont les demigrand axe et demi-petit axe, respectivement, de l'ellipsoïde de référence.

T (r t)

? - g(rt ) +ã(rt ) + å äg (rt ) = -äg(rt ) + åäg(rt) .

?

?r

(1.10)

åäg (rt) est la correction ellipsoïdale à la perturbation de pesanteur, due au remplacement de la dérivée normale par la dérivée radiale :

f ? T

åä g ( t ) sin 2

r = ? + Ï ( 2 )

R ? ?

f (1.11)

f est l'aplatissement géométrique donné par:

f

a b

-

a

La solution du 3éme problème consiste à déterminer le potentiel perturbateur T sur le géoïde par la résolution de l'équation de Laplace (1.5) sous la condition de la formule fondamentale (1.8) et en connaissant les valeurs des anomalies de pesanteur ?g sur le géoïde. Sous ces conditions, il peut être ramené à un problème de valeurs aux limites de première espèce de la théorie du potentiel (ou problème de Dirichlet) en considérant le géoïde comme surface de référence.

Toutefois nous relevons deux importantes objections à cette théorie. D'une part le manque de précision de la densité des masses topographiques entre le géoïde et la surface topographique ne permet pas au potentiel perturbateur de satisfaire à l'équation de Laplace. D'autre part, nous ne connaissons pas la valeur de la pesanteur au niveau du géoïde.

Rappelons que les mesures de pesanteur sont effectuées à la surface du sol ou à une certaine hauteur de celui-ci ; ce qui nous amène à utiliser une méthode de réduction pour le calcul de la pesanteur au géoïde. Cependant le manque d'informations précises sur la densité de la masse topographique ne permet pas de calculer correctement la pesanteur au niveau du géoïde. Pour pallier à ces inconvénients ; plusieurs approches ont été proposées dont la méthode de Helmert [Helmert, 1884] que nous décrirons en détails dans le chapitre qui suit.

CHAPITRE II

Théorie de STOKES-HELMERT

La deuxième méthode de condensation de Helmert est appliquée en même temps qu'à la théorie de Stokes comme étant la méthode la plus simple pour résoudre le Problème de valeurs aux limites géodésiques. La combinaison de ces deux méthodes est dite Théorie de "STOKES-HELMERT" qui a été développé par Vaniçek et Martinec en 1994. Cette théorie est basée d'une part, sur l'idée de condensation de Helmert pour la détermination précise du géoïde, et d'autre part sur les propriétés théoriques de la solution de Stokes dans l'espace de Helmert.

II.1 Potentiel perturbateur de Helmert

Le potentiel perturbateur T n'est pas harmonique à l'intérieur des masses topographiques oil le géoïde est souvent localisé. Par conséquent, afin d'établir l'harmonicité du potentiel perturbateur, les masses atmosphériques et topographiques doivent être enlevées ou remplacées. Ces opérations peuvent être réalisées en employant la deuxième méthode de condensation de Helmert.

Si les masses topographiques sont condensées en une couche située sur le géoïde, le champ de pesanteur terrestre changera légèrement. L'espace obtenu après une telle condensation est l'espace de Helmert. Les quantités indiquées dans cet espace seront dénotées par l'indice supérieur h. Le potentiel de pesanteur de Helmert est défini comme suit :

Wh(rt) = W(rt) - äV(rt) (2.1)

Ainsi, le potentiel perturbateur Th dans l'espace de Helmert devient :

Th(rt) = T(rt) - äV(rt) (2.2)

Avec

äV(rt) = äVt(rt) + äVa(rt) (2.3)

äVt est le potentiel topographique résiduel. Ce potentiel est la différence entre le potentiel des masses topographiques Vt et le potentiel des masses topographiques condensées

Vct :

äVt(rt)= Vt(rt)- Vct(rt) (2.4)

De même, äVa est le potentiel atmosphérique résiduel. Il est obtenu en soustrayant le potentiel de la couche atmosphérique condensée Vca du potentiel des masses atmosphériques Va:

äVa(rt)= Va(rt) - Vca(rt). (2.5)

Le géoïde décalé s'appelle le co-géoïde1. La fonction Th est harmonique en tout point à l'extérieur du co-géoïde. Ceci est évident du fait que la densité des masses au-dessus du géoïde est nulle partout, de sorte que l'équation de Laplace soit satisfaite à l'extérieur du géoïde:

? T ( r ) = 0

h r = r (2.6)

g

Avec rg est le rayon géocentrique du géoïde.

Le co-géoïde de Helmert est décalé de quelques mètres du géoïde sous l'effet indirect de condensation de Helmert. Ce dernier est connu sous le nom de l'effet topographique indirect primaire (PITE2) [Heiskanen et al. 1981]. Il représente la différence de la Terre modèle de

Helmert et de la Terre réelle, son expression est définie comme suit :

ä V R

t ( )

 
 
 

.

ã0

äVt est le potentiel topographique résiduel, R est le rayon moyen de la Terre et ã0 est la valeur de la pesanteur normale sur l'ellipsoïde de référence [Novak., 2000].

II.2 Méthode de Stokes-Helmert

II.2.1 L'espace de Stokes-Helmert

Plusieurs chercheurs se sont intéressés à la détermination précise du géoïde. Wichiencharoen [1982] et Wang et Rapp [1990] ont calculé, respectivement, l'effet topographique indirect et direct sur le géoïde. Heck [1992], a utilisé la deuxième méthode de condensation de Helmert. La théorie de Stokes-Helmert, présentée ci-dessous, est une recherche complète sur la méthode de condensation de Helmert pour une détermination précise du géoïde. Dans cette théorie le problème de valeurs aux limites géodésique est résolu dans l'espace de Helmert. La solution sur le co-géoïde de Helmert est alors transformée de

1 Géoïde dans l'espace de Helmert.

2 Primary Indirect Topographic Effect

nouveau dans l'espace réel (le géoïde) par l'évaluation précise de l'effet topographique indirect primaire.

Le but principal de la méthode de Stokes-Helmert est de fournir une théorie assez précise dans le calcul du géoïde. Cette précision peut atteindre 1cm sur une distance de 100 km ou 10cm sur une région plus importante. L'obtention de tels résultats nécessite une précision de 10 pGal [Vaniçek et al.1994] sur toutes les corrections et transformations de l'anomalie de pesanteur observée dans l'espace de Helmert. Ceci implique que n'importe quel effet sur la pesanteur, pendant les transformations, supérieur à 10 pGal doit être étudié et pris en considération.

Le potentiel résiduel äV(rt) est un moyen de passage de l'espace réel à l'espace de Helmert et inversement tel que c'est indiqué par les relations (2.2), (2.3) et (2.4). Or pour évaluer ce potentiel, on doit connaître la différence entre la densité des masses topographiques et celles des mêmes masses condensées. Cependant, en première approximation, la densité topographique est modélisée comme étant une distribution latérale de la densité de la surface topographique. Une connaissance approximative de cette distribution assurerait la précision exigée dans l'évaluation de äV(rt) et des transformations de pesanteur [Martinec et al., 1994].

La pesanteur de Helmert gh(rt) à la surface de la Terre est la somme de la pesanteur observée g(rt) à la surface de la Terre, de l'effet topographique direct äAt(rt) et de l'effet atmosphérique direct äAa(rt) référé à la surface de la Terre :

gh(rt) = g(rt) -äAt(rt) - äAa(rt) (2.7)

L'effet topographique direct (DTE3) sur la pesanteur est une quantité résiduelle. Cet effet, évalué à la surface de la Terre, est obtenu en soustrayant l'attraction gravitationnelle des masses topographiques condensées de l'attraction des masses topographiques. De façon analogue, l'effet atmosphérique direct (DAE4) sur la pesanteur est une différence entre l'attraction gravitationnelle de l'atmosphère entière et l'attraction gravitationnelle de l'atmosphère condensée. Chacun des deux effets est obtenu en considérant, respectivement, la dérivée radiale des potentiels topographiques résiduels et atmosphériques résiduels suivants:

t t

ä ? ?

A r

t ? V V V ct

ä ( ) = - = - + = A r A r

t ( ) ( ),

ct

- (2.8)

t t t

? r ? r ?r

a a ca

? ä ? ?

a V V V

( )

r a

= - = - ( ) ( ).

ca

ä A + = A r - A r (2.9)

t t t

? r ? r ? r

Plus de détails sur l'estimation de äAt(rt) et de äAa(rt) seront donnés dans les sections (II.3.1.1 & II.3.2.2).

II.2.2 les anomalies de pesanteur dans l'espace de Helmert
La perturbation de pesanteur de Helmert est définie par:

äg h( rt ) = - ?h + å ä g ( r t ) =g( rt ) - ã ( r t ) + åäg ( r t ) - äA t ( r t ) -äA a( rt). (2.10) ? r

La relation entre la perturbation de pesanteur et l'anomalie de pesanteur de Helmert ?gh peut être obtenue à partir de la condition au limite suivante :

3 Direct Topographical Effect.

4 Direct Atmospheric Effect.

T r

h

? ( )

= -

r r

+ ?ã (r)

= r t r r=rt

? g h ( r t)

Th (rt)

ã

.

(

2 . 1 1

)

?

+ å äg ( r t)

?

L'anomalie de pesanteur de Bouguer simple ( rt)

?g (pour la densité topographique

SB

moyenne pt0 ) est défini par [Heiskanen et al., 1967] :? ( ) = ( ) - ( ) - 2 0 ° ( ? )

g SB g r r ðñ t

r ã GH

t t Q t

(2.12)

ãQ (rt) est le prolongement ascendant de la pesanteur normale ã0 ( rt ) , calculé sur

l'ellipsoïde de référence, au telluroide tel que:

ã Q ( r t ) = ã 0 frt) + ?ã HN K2) + 1 ?2 ã [ HN K)r + 1 ?3ã [ HN KI )] 3 +L (2.13)

?n 2 ?n2 6 ?n 3

Notons que cette relation est en fonction de l'altitude normale HN. Or, dans ce type d'applications, ce sont les altitudes orthométriques qui sont habituellement employées. Une différence entre les altitudes orthométriques et normales sera estimée dans le but de transformer la relation (2.13) en une relation en fonction de l'altitude orthométrique [Heiskanen et al., 1967]:

( rt)

? g SB (r

H N ( ? ) - ° ? = ° ?

H ( ) H ( )

ã0

t) (2.14)

En substituant l'équation (2.14) dans l'équation (2.13) et en négligeant des limites non linéaires de la série de Taylor ; on obtient l'expression suivante :

SB

? ã ? ? g ( )

r ?

t

ã ( )

r = ã ( )

r + H ° ? +

( ) 1

? ? (2.15)

Q t t

0 ? n ã ( ) Ò

? ? r

0 t ÿ

En développant ã Q ( rt) , nous n'avons pris en considération que les termes linéaires de la

série de Taylor. Toutefois, cette simplification ne donne pas des résultats précis, et une approximation d'ordre supérieur est donc exigée. Dans ce cas nous tiendrons compte de la latitude ainsi que des effets d'altitude [Vanicek et al., 1994].

Sachant que l'anomalie de pesanteur à l'air libre vérifie la relation suivante [ibid.] :

?ã

?g FA r t g r t

( ) = ( ) -ã0 (rt)- H ° ( ?) (2.16)

? n

Alors l'équation (2.16) peut être réécrite sous la forme :

? ã ä V( rt ) ?ã Th ( r t) ?

= -

?n ã 0 ( r t )? n ã 0 ( rt)

T h ( rt ) ?äV( rt) ?n ?n

(2.17)

( rt ) - ã ?n H°(?)

?

?g FA

?g SB ( r t)

ã0 ( rt)

Le gradient vertical de la pesanteur normale est approximé par:

1 ?ã 2

ã ?n

= - R -ån (rt) (2.18)

ån(rt) est la petite correction ellipsoïdale pour l'approximation sphérique définie par :

?1 T ( )

rt

å ( ) 2

r ? m f

+ (cos 2 ? - ) , (2.19)

n t ?? 3 Òÿ R

m est le paramètre géodésique défini par[Torge 1989]

2

ù

a

m

(2.20)

e

( ? )

ã

oil a est le demi-grand axe, ù la vitesse de rotation de la Terre (considérée constante) et ãe la valeur de la pesanteur normale évaluée à l'équateur.

Par substitution de ces deux approximations dans l'équation (2.11), la forme sphérique de la pesanteur observée peut être écrite en termes d'anomalies de pesanteur de Helmert

?g h ( rt).

h ( ) ( ) ( )

FA t a

r = ? S r ( ) A r

t a

+

g r + S r + ä ( ) + ä A r

( ) + ä S r

?g

î

ä ä ( )

t t t t t t t

= -

2 ? T h

T h - + å g t

( ) ( ).

r - å n r t

ä

R ?r

(2.21)

Ici, l'effet topographique secondaire indirect (SITE5) sur la pesanteur s'écrit [Vaniçek et al., 1999] :

ä t 2 ä

S r

( ) = V ( r )

t (2.22)

t t

R

et quant à l'effet atmosphérique secondaire indirect sur la pesanteur (négligeable en calcul) s'écrit [ibid.] :

äS a ( r t ) = 2 R äVa (rt) (2.23)

Enfin, la correction du géoïde au quasi-géoïde est donnée par [ibid.] :

5 Secondary Indirect Topographical Effect.

2

î

ä S r

( ) H r g r

° t ?

( ) ( )

SB

t = (2.24)

t

R

L'anomalie de pesanteur de Helmert peut également être formulée en fonction de l'anomalie de pesanteur de Bouguer. L'anomalie complète de Bouguer ?gCB est définie telle que [Heiskanen et al., 1967] :

?

CB tc

( ) g r

SB FA

g r ( ) g r

( ) g r

( ) 2 G 0 H ° + ä g r

tc

= ? + ä = ? ð ñ

- ( ) .

t t t t t

(2.25)

ägtc(rt) est la correction de terrain.

La formule générale de l'anomalie de Helmert devient:

? g ( )

g r

CB tc

= ? ( ) 2 0 ( )

+ ð ñ

G H ° ? - ä g ( ) ( ) ( )

r + å ä r - å r +

t t t g t n t

t

+

?äV

( r)

?r

?ä V r

a ( ) 2 2 2

° ? ?

( ) ( )

SB + V r

t

+ a

H g r ä ( ) + ä V r

( ). (2.26)

t t t

? r R R RR H °

Pour l'évaluation de l'anomalie de pesanteur de Helmert (rt)

?g h sur la surface de la

Terre selon l'équation (2.26), on doit calculer les effets topographiques directs et secondaires indirects sur la pesanteur.

II.3 La réduction de pesanteur de Helmert

Les données gravimétriques requises pour la solution rigoureuse du problème de valeurs aux limites géodésiques sont décrites dans ce chapitre. La deuxième méthode de condensation de Helmert [Helmert, 1884 et Lambert, 1930], basée sur la substitution du potentiel gravitationnel des masses topographiques et atmosphériques par le potentiel gravitationnel d'une couche extérieure concrète sur le géoïde, est employée dans la réduction de la pesanteur [Vaniçek et al., 1999].

II.3.1 Effets des masses topographiques sur la pesanteur

Le potentiel résiduel de pesanteur äV , qui a été présenté pendant la "helmertisation" du champ de pesanteur de la Terre à l'extérieur du géoïde, peut être défini comme la somme des potentiels résiduels topographique et atmosphérique.

Le premier terme de la somme, appelé également l'effet topographique indirect sur la pesanteur, est la différence du potentiel gravimétrique des masses topographiques Vt et du potentiel gravimétrique topographique de la couche condensée Vct, tels que [Martinec et Vaniçek, 1994]:

( ) ( )

r t 3 '

?

= ?

ñ '

3 R 2

- 21 - (2.33)

-R

3

 
 
 

.

r g ( ? ')+ H ° ( ?

V t ( r) = G ?? ? ñ (r ', ?') N (r , r ' ) r '2 dr ' d ?' (2.27)

?

' ?? r r

' ( ')

= ?

0 g

et

V ct ( r) =G ??ó ( ?V (r , ø, rg( ?') )rg( ?')2 d?' (2.28)

? ??

'

0

Avec: ñ(r' , ?' ) est la densité des masses topographiques.

ó(?') est la densité de la couche topographique condensée.

H°(?') est l'altitude horthométrique.

N(r,ø, r') est la forme spatiale du noyau de Newton définie par: N(r,ø,r') = l-1(r,ø,r') ; l(r,ø,r') est la distance séparant le point de calcul (r,?) du point courant d'intégration (r',?') d'élément de surface d? .

1

l ( r , ø , r') = (r2 + r'2-2 rr ' cos ø )2

ø est l'angle entre r et r', peut être calculé de la façon suivante:

(2.29)

cos sin ' sin cos ' cos cos '

ø ö ö ö ö ( ë ë)

= + - (2.30)

rg(?') est le rayon géocentrique du géoïde.

? = (?,ë) l'angle solide où ? et ë sont les coordonnées géographiques géodésiques

?0 = { ? / ? ?[-ð/2, ð/2], ë?[0, 2ð]}.

Les potentiels Vt et Vct peuvent être simplifiés en utilisant l'approximation du géoïde par la sphère de référence de rayon R, et en utilisant un modèle simplifié de densité des masses topographiques ñ( r , ? ' ) ñ(?') et rg(?') R. L'approximation sphérique entraîne une erreur

dans la hauteur géoïdale [Martinec, 1993].

Les équations (2.27) et (2.28) peuvent donc être écrites, respectivement, comme suit :

R+H°

(?

')

V r G

t ( ) = ?? ( ) ?

ñ ? ' N(r , ø, r' ) P2 dr ' (2.31)

?

' ?

? 0

r'=R

V ct (r ) = GR2 ?? 4? ')* ,ø, Off (2.32)

? ' ?

? 0

La densité des masses topographiques condensées ó(?') est reliée à la densité des masses topographiques ñ (? ') par le principe de conservation des masses topographiques [Wichiencharoen, 1982];

ó ( ?' ) =ñ ( ?' ) R + H ° ?(')

r '2 dr ' = ñ ( ? ' ) H ' ) + H ° 2 ( ? + H ° 3 ( C22')

R 2 3 R

r ' = R ? ? ? ?

Le potentiel topographique résiduel des masses topographiques äVt devient :

R + H°(?')

äVt ( r ) = G ?? ñ( a) ? Í( r ,v,r ') r ' 2 ,53^' Al' - G if ñ(?' )r3 (a)- R3 Í ( , , ) '

? ??

' r ' =R ?'? ?

r R d

ø ? (2.34)

3

0 0

D'après Gradshteyn et Ryzhik [1980], l'intégrale de Newton est:

R+H°

(?')

1

r'-r

+

) r R

' =

cosø

N r r

( , , '

ø

(?')

R+H °

?

r '=R

N (r ,yi, P) r '2 dr'

( ' 3 cos ) r r

+ ø +

2 N r r

( , , '

ø

1

)

r2

2

(3 cos2 ø-1) ln

La singularité de l'intégrale de Newton peut se produire au point de calcul pour Ø=0.

Le potentiel topographique sur la surface topographique Vt(r) peut être décomposé en un potentiel topographique du plateau sphérique de Bouguer Vts(r) et en celui du terrain accidenté Vtr(r) [Martinec, 1993].

L'évaluation correcte de toutes ces intégrales exige une bonne connaissance de la densité topographique ñ(?). Celle-ci peut être remplacée par la somme suivante:

ñ(? ' ) = ñ0 + äñ (? ') (2.35)

ñ0=2.670 kg/m3 représente la densité topographique moyenne ; la forme générale du potentiel topographique devient :

? 2

H ° ( ? ) 1 ? ° ?

H ( ) ?

H ° ? +

( ) 1

? + ? ?

? R 3 ? R ?

?

R+H °

+0 ?? ? N(r ,yt, r') r '2 dr ' di

? ?

li

( ')

?

(2.36)

R2

(?)

V r

t ( ) 4

= ð G ñ 0

rt

(?)

r'=R +H °

? ? ?

' 0

R+H °

( ')

?

+ G ?? äñ(?') ? N(r ,v, r') r '2 dr ' cll.

? ? ?

' 0

r R

' =

Le premier terme de l'équation (2.36) est le potentiel gravitationnel du plateau sphérique de Bouguer (de densité topographique moyenne ño et d'épaisseur H°(?)).Le deuxième terme représente le potentiel gravitationnel du terrain accidenté et le troisième terme représente l'effet de la distribution de densité topographique äñ(?) sur le potentiel gravitationnel.

L'effet topographique direct des masses topographiques sur la pesanteur, créé en un point à la surface de la Terre, est donné par la dérivée radiale du potentiel des masses topographiques Vt [Martinec et al., 1994a]:

(?

?V

t

A

(rt

)

r

=R + H°

?0

(?)

(?)

r

=R +H

?N(r , r

?r

R+H°

G ?? ñ( ?') ?

r ' =R

r'2dr ' d?'

(2.37)

?r

Il prend la forme suivante:

°

( ?)

r =R +H

r = R +H

?N

( r ,y1, r')

?r

4ð R 2 Gp0 H ° p) L1 +i-p?()+ [ H121+G ñ fr JJ

r t ( ?)2 R 3 R2 0

? '??

t

? V

( r)

?r

R +H

0 r '=R + H° ( ?)

( ?')

r '2 dr '

( ?)

1

r '2 dr id?' . (2.38)

(

?

)

+

äñ

( ? )

R +H

r '=R

?° ( ?')

?r

?N

( r,y1, r

r = R +H

Un procédé semblable peut être appliqué au potentiel gravimétrique des masses topographiques condensées. Si on considère la décomposition de la densité topographique des masses topographiques condensées ó(?)=ó0 + äó(?), le potentiel des masses topographiques condensées s'exprime comme suit:

ct

V

( r ) = 4ðG ó + G ñ 00

(

)

?

R 2 r 3 ( ?') - r3 ( ?) ?? N ( r , R ) d ?'

3

äñ

? '? ?

+ G ??

? '? ?

3 3

( ? ') -

( ? ')r N r R d

( , , ) '.

ø ? (2.39)

3

2

2 rr' cosy-)

r2

+r'2-

=

'2dr'

r'2dr'

( ')

?

)

ct

A

(rt

R +

r)

r

V

ct

?r

Selon Martinec, 1993 nous avons:

( ')

? ? N r r

( , , ' )

ø ?r

=R ? r

2 ?? ó ( ?') ?N(

r

,v

, R?

)

GR

R H

+ °

H° ( ?) ?1 ?0

r

r

R+H °

r'=R

'

r

R + H°

(?)

R+H° (?'

r' =R

r - coSV

3

'.

d ?

1

'

)

N r r

( , ,

ø

(2.40)

(r '2 cosv + 3r 2 cosv +r?-6 rr' cos2 ø ) N( r , v, r ' ) + r(3 cos2 ø-1) ln

- 23 -

'

r-

cosy/

Ici, le premier terme de l'équation (2.39) est le potentiel gravitationnel du plateau sphérique condensé. Le deuxième terme représente le potentiel gravitationnel du terrain accidenté condensé. Enfin, le troisième terme décrit l'effet de la distribution de densité topographique condensée sur le potentiel gravitationnel.

L'effet topographique direct des masses topographiques condensées sur la pesanteur est représenté par la dérivée radiale du potentiel des masses topographiques condensées Vct. Cet effet est également comptée sur la surface de la Terre [Martinec et al., 1994a]:

II.3.1.1 Effet topographique direct

L'effet topographique direct sur la pesanteur est défini par la dérivée radiale du potentiel résiduel äAt des masses topographiques, référé à la surface de la Terre [Martinec, 1993 ; Martinec et al., 1994a].

R + H

( )

?

ä At(rt)

r

? (r)

8 V

?

r

? Vt(r)

?

r

r

=R+ H°(?)

V

ct

(r)

?

r

r

R + H ° (?)

(2.41)

En appliquant la décomposition des densités dans les équations (2.37) et (2.40); l'effet topographique direct sur la pesanteur prend finalement la forme suivante :

?N

??

? ,?0

r '2 dr W? '-

( ?)

r 3(?' ) - r X?) ?N

3

( r ,v, R)

?r

?r

° ( ? r r = R+H

r = R+ H°°( ?)

t

( r)

?äV

?r

r R H

= +

?? ?r

0

? a?0

d ?+

'

+ G 4)( ?
? a?0

r t

3 ( ?)' - R 3 ?N ( r ,V, R)

3 ?r

') r+ H° 7,R

( ?)

?N

 
 
 

r '2 dr ' d?'- G

??

4)( ?')

 
 

?r

 
 
 
 
 
 
 

( ?)

? ,?0

 
 
 
 
 
 
 
 

'.(2.42)

d?

R

r = +H( ? )°

II.3.1.2 Effet topographique secondaire indirect

L'application de la correction topographique à l'anomalie de pesanteur donne l'origine

de l'effet

2 2 R + H 0 ( a) 2 3 r ( a) -R3 topograp

ä Vt ( r) = G ?? ñ(? ' ) ? Nr ,v,r ')r '2 cii- ' di- G ?? ñ ( ?') Í ( , , ) '

; (?) t (?) ' ? P= R r(?) ? 3

r R d

ø ?

0 0

hique

indirect secondaire, cet effet atteint des valeurs significatives dans des régions montagneuses, où il peut atteindre 100 mGal.

L'effet topographique secondaire indirect sur la pesanteur, qui se rapporte à la surface de la Terre, est donné par l'équation [Martinec et Vanicek, 1994b].

2 2

( ?)

t rt ( ?) rt( ?) V t V

.

r

2

ct

(2.43)

Par suite, on obtient l'équation suivante:

R+H

r R d

ø ?

r (?) r ( ? ) r R

' = r ( ? ) 3

t t ' t

? ? ? ? ? ?

'

0(

2 2

? 2 r

30)

(2..44)

( r) = G ??ñ( a) ? Nr ,v,r ') r WAY- G ?? ñ( ?') -R3 Í ( , , ) '

0 0

II.3.2 Effet des masses atmosphériques sur la pesanteur

Transformons le problème de valeurs aux limites géodésiques formulé dans l'espace réel par l'équation (2.11), dans l'espace de Helmert selon l'équation (2.21). L'effet des masses atmosphériques sur la pesanteur est représenté par les effets atmosphériques directs et les effets atmosphériques secondaires indirects.

II.3.2.1 Potentiel gravitationnel résiduel des masses atmosphériques

Identiquement au potentiel gravitationnel résiduel des masses topographiques, "le potentiel gravitationnel résiduel des masses atmosphériques" äVa(r) est donné par la différence du potentiel gravitationnel Va(r) des masses atmosphériques et Vca(r) le potentiel gravitationnel des masses atmosphériques condensées (selon la deuxième méthode de condensation de Helmert) sur le géoïde [Vanícek et al., 1999].

äV a ( r ) = Va (r ) - Vca (r) . (2.45)

Sous l'approximation sphérique du géoïde, le potentiel gravitationnel des masses atmosphériques Va(r) est :

rlim

V a ( r ) = G ?? ? ña( ?' )N ( r , ø , r ') r '2 dr ' AY,

??0 r ' = R + H° ( ?')

(2.46)

ña(?') est la densité atmosphérique réelle et rlim est la limite supérieure de l'atmosphère oil la densité atmosphérique devient négligeable.

Le potentiel gravitationnel des masses atmosphériques condensées Vca s'exprime par:

V ca ( r ) = GR 2 óa ( ?)'N ( r , ø, R ) d?', (2.47)

? ??
'

0

Avec óa(?) comme densité extérieure des masses atmosphériques condensées.

Selon le principe de conservation des masses, la densité des masses atmosphériques condensée est définie par:

óa ( ? ) 1 r?

R 2 ña ( r ) r 2 dr , (2.48)

r = R + H.( ?)

Par substitution de l'équation (2.48) de la densité extérieure atmosphérique óa(?) dans l'équation (2.47) ; le potentiel gravitationnel Vca(r) des masses atmosphériques condensées prend la forme suivante:

rlim

V ca ( r )= G ?? ña ( ON ( r ø , R ) r '2 dr ' d?'.(2.49)

? ' ?? 0 r '= R + H ° ( ?')

Formellement, les masses atmosphériques de la Terre peuvent être décomposées en :

- Plateau sphérique dont le rayon est compris entre la limite supérieure de la

surface topographique (R +Hlim, Hlim = max H°) et la limite supérieure de l'atmosphère rlim (50 km);

- L'atmosphère accidenté délimité par la surface de la terre (R +H°) et sa

limite supèrieure.

Le potentiel gravitationnel Va(r) des masses atmosphériques peut alors être décrit par [Novák, 2000] :

R+H lim r lim

V r G

a a

( ) = ?? ? ñ (r' ) N ( r ,v, P) P2 d? + G ?? ? ña ( ' ) ( , ,

r N r ø

r' ) r '2 dr ' ' .

?

(2.50)

??0 r'=R + H ° (?')

?? ? = +

' 0 r R H

' lim

Décomposons également le domaine d'intégration de la densité atmosphérique extérieure óa (?) dans l'équation (2.48) comme suit:

R+ Hlim 1 rlim

óa (?) ? ña (r) r 2 dr + ? ña (r) dr (2.51)

R2 r= R + H° (?) R2 r=R + Hlim

Le potentiel gravitationnel Vca des masses atmosphériques condensées devient [Novák, 2000] :

R+

H

lim m

V ca (r ) = G ?? ? ñ a (r' ) N ( r , ø , R) r'2 dr ' d ?' rli

+G ff ? ña (r' ) N ( r , ø , R) r '2 dr ' d?' . (2.52)

?' ? ?0 r'=R+H°(?' ) ? ' ? ? 0 r'=R+ H lim

II.3.2.2 Effet atmosphérique direct

L'effet atmosphérique direct sur la pesanteur est défini comme étant la dérivée radial du potentiel gravitationnel résiduel äVa des masses atmosphériques rapporté à la surface terrestre [Vaniçek et al., 1999 e tNovák, 2000]:

?

ä V a

(r

)

r

 
 
 

=

?V a

(

r

)

r

 
 

?V ca

(r

)

r

 
 
 

(2.53)

 

?r

 
 

=

R + H°

( ?)

?r

 
 
 

=R+ H°

(?)

?r

 

=R+ H°

(?)

.

Chapitre II Théorie de Stokes-Helmert

Puisque l'effet atmosphérique direct du plateau sphérique sur la pesanteur (liée par les rayons géocentriques des limites supérieures de la topographie Hlim et de l'atmosphère rlim) au point intérieur, r< R +Hlim, est nul [Mac Millan, 1930]

?r <R+ Thim : G ?? rr pa (r ' ) ?N(r ? r'2dr ' dff= 0, (2.54)

? ? ? 0r '= R+

r

r

H lim

La limite de rugosité, qui représente l'effet atmosphérique direct sur la pesanteur entre la topographie (r = R + H°) et la limite supérieure de la topographie (r = R + Hlim), est donnée par [Novàk, 2000] :

°

=

)

r

(?)

R +H

)

'

R+Hlim

G

a(

r'=R + H° (?')

( , ,

r r

ø

?r

?N

'

ñ

(

r

?V a

?r

°

=

)

r

R +H

( ?)

r'2dr ' d?'.

(2.55)

Comme l'effet atmosphérique direct du plateau sphérique de condensation sur la pesanteur avec la densité atmosphérique extérieure óa(?) au point externe au-dessus de la couche de condensation r>R est égale à une constante [Mac Millan, 1930] :

rlim KR)

G??? ña(r' ) r '2di ?N(r '

a?? 0 r '=R +fihm ?r

R2 rim

d ? =

'

ña

(r) r '2dr' ,

-4ðG

?

(2.56)

r

r 2

r R

' = + H lim

L'effet atmosphérique direct sur la pesanteur des masses atmosphériques condensées devient :

= - 4 ð G rt( ?) ? ña ( r ')r ' 2 dr ' +

lim

r '= R +H lim

ca

? V

r

( r)

°

?

( )

?

r = R +H

lim

R + H

? N ( r ,ø ,R)

G ?? ? ñ a( r ')r ' 2 dr ' d ? '. (2.57)

?' ??0 r ' = R + H ° ( ?') ?r r =R + H°

Par substitution de (2.55) et l'équation (2.57) dans l'équation (2.53) ; l'effet atmosphérique direct sur la pesanteur prend la forme suivante :

R + Hlim

?äV a ( r)
? r

?N ( r , , r')

2 rlim

R

G ?? ?

a

( r ')

r '2 dr d?' +4ð G ? ña ( r ')r ' 2 dr '

r ' = R + H° ( ?') ?rr t

lim

r = R + H° ( ?) ? ' ? ?0 r = R + H° ( ?) r ' = R + H

ñ

R + Hlim

G ?? ? ña ( r ')r '2dr

?'? ? 0 r '= R + H° ( ?')

'. (2.58)

?N

d?

( r ø, R)

°

'

?r

r =R +H

( ?)

II.3.2.3 Effet atmosphérique secondaire indirect

L'effet atmosphérique secondaire indirect sur la pesanteur définie sur la surface de la Terre, peut être décrit par l'expression suivante [Novák, 2000] :

2 Va (r) = 2 Va (r) - 2V ca(r) . (2.59)

r t rt rt

Si on considère les équations (2.50) et (2.52), le potentiel de la gravité résiduel äVa dans l'équation (2.59) prend la forme suivante:

r lim R2 r lim

äV a ( r) = 4ðG ? ñ a ( r ') r ' dr ' - 4ðG ? ña ( r ') r '2 dr '+

r t r R

' = + H limr ' = R+Hlim

R + H lim R+Hlim

G ?? ? ñ

a a

( )

r N r r dr d G

' ( , , ') '

ø ?- ?? ? ñ ( r '

)r '2 dr ' N ( r , ø , R ) d? '.(2.60)

??? = + ° ?

' r R H

' ( ') ? ?? = + ° ?

' r R H

' ( ')

0 0

II.3.3 Prolongement descendant des anomalies de pesanteur de Helmert

Dans la formulation standard du problème de valeurs aux limites géodésique de Stokes, la solution (le potentiel perturbateur T) est déterminée au-dessus de la surface limite, le géoïde, alors que les observations (les valeurs de pesanteur g) sont mesurées à la surface de la Terre. Pour obtenir ces valeurs aux limites, les observations doivent être réduites de la surface terrestre au géoïde. Cette réduction est appelée le prolongement descendant d'anomalie de pesanteur.

Le prolongement descendant peut être appliqué aux valeurs observées g, les perturbations de pesanteur äg, le potentiel perturbateur T, ou n'importe quelle combinaison de ces quantités. Une fois qu'on peut prolonger T vers le bas, le prolongement descendant des autres quantités peut être également déterminé.

Maintenant exprimons ce problème du point de vue mathématique. Il y a deux classes du prolongement descendant pour déterminer le géoïde: le prolongement descendant de Poisson basé sur la formule intégrale de Poisson. La deuxième catégorie est nommée : le prolongement descendant analytique qui est basé sur la série de Taylor. Or le problème rencontré réside dans la divergence de la série de Taylor quand le point d'intégration est proche du point de calcul. L'outil mathématique standard utilisé en étudiant le prolongement descendant aussi bien que le prolongement ascendant est le théorème de Poisson. Le théorème de Poisson assure cela par une fonction f, connue sur une sphère de rayon R et harmonique en

dehors de cette sphère. Nous pouvons calculer les valeurs de la fonction f(r,???) sur n'importe quel point à l'extérieur de la sphère (r >R) par l'intégrale de Poisson selon [Kellogg ; MacMillan, 1930] :

f (r , ?) =

? ?

f R K r R d
( , ' ) ( , , )

ø ?

?'

(2.64)

'

,

1

4

ð

OA K est le Noyau de l'intégral de Poisson défini par [Sun et al., 1998] :

K(r t, ø,R

)

8? R

? (2 1)

n + ??

n=2 rÒÿ

t

n

+

1

Pn

(cos )

ø

(2.65)

t

2 - R2

r

,

R

=

l3 (r t, ø, R)

Une expression semblable à l'équation (2.64) peut être déterminée également pour le calcul de la dérivée radiale d'une fonction harmonique f [Heiskanen et al., 1967].

)

?f

=

R

'.

d?

(2.66)

K(r , ø,R

'

?r

?

? ?f ?' ?r

4ðr

r ,

R,?

Puisque les masses topographiques et atmosphériques sont condensées sur le géoïde, l'espace de Helmert au-dessus du géoïde (rapproché par la sphère géocentrique de rayon R (rgR)), est harmonique. L'anomalie de pesanteur de Helmert Agh multiplié par le rayon géocentrique de la surface terrestre rt satisfait l'équation de Laplace au-dessus du géoïde,

r t fR: ?2[rt?g h ( rt)]= 0 , [Vaniçek et al; 1996]. L'intégrale de poisson pour ?gh est donnée par la formule suivante [kellogg, 1929] :

R

h

? = ?? K r R g R d

h

g r

( ) ( , , ) ( )

ø ?

t ?

t

4 ð

rt

? '? ? 0

'

,

(2.67)

OA ?gh(rt) est le vecteur des anomalies de pesanteur de Helmert sur la surface de la Terre et ?gh(R) est le vecteur des anomalies de la pesanteur de Helmert sur le Co-géoïde (rapprochée encore par la sphère de référence de rayon R).

La forme discrète de l'équation de l'intégrale de Poisson dont la forme générale est l'équation de l'intégrale de Fredholm de première espèce, peut être exprimée comme suit [Martinec, 1996] et [Huang, 2002] :

? h g ( r t ) = K (rt, ø , R) ? gh(R ), (2.68)

Selon l'itération approchée de Jacobi [Ralston, 1965] pour la solution d'un système d'équations algébriques linéaires, la matrice K(rt, w,R) , peut être exprimée sous la forme :

K ( rt ,ø , R) = I - B (rt,ø, R) , (2.69)

I est la matrice unité et B est la matrice creuse déduite de la matrice K par suppression des termes de la diagonale. En substituant l'équation (2.69) dans l'équation (2.68), on obtient le système d'équations algébriques suivant [Martinec, 1996] :

? h =? h + ø ?

g ( R ) g ( r ) B ( r , , R ) g h ( R ).

t t (2.70)

Le système d'équation (2.70) peut être résolu itérativement. On commence par le vecteur d'anomalies à l'air libre de pesanteur à la surface terrestre ?gFA (parce que ces dernières sont semblables aux anomalies de pesanteur de Helmert sur le géoïde)

? g

h

(

R

FA

)

0 ? g (r t) .

(2.71)

La kième étape d'itération (k >0) ?gh(R)1k, est effectuée selon l'équation suivante [Martinec, 1996] :

? g h ( R ) = B (r tø , R) ? gh (R) +?

g

h

( )

r (2.72)

t

k k

-

1

Ainsi, lorsque la différence des résultats de deux itérations??gh(R)1k - ?gh(R)1k-11est inférieure à la tolérance 6, le processus des itératifs s'arrête. Le résultat de cette opération est la solution de l'équation (2.68), [Martinec, 1996]

k

? g h ( R) = ? gh (r t) + ??gh(R)k

k =1

,

(2.73)

k est la valeur de la dernière itération.

Figure II.2 Schéma standard des deux espaces

Le prolongement vers le bas, basé sur la formule d'intégrale de Poisson, est connu pour être un problème instable, ce problème de stabilité été étudié par Martinec (1996). En raison de l'instabilité, les erreurs existantes dans l'expression de ?gh(rt) peuvent influer sur la solution. Cependant, quand les valeurs moyennes sont employées au lieu des valeurs discrètes, ce problème est légèrement allégé, car les valeurs moyennes ne montrent pas les fréquences les plus élevées.

II.3.4 Les corrections ellipsoïdales

Pour résoudre le problème de valeurs aux limites de Stokes, les anomalies de pesanteurs rapportées à la surface de la Terre doivent être prolongées vers la surface du géoïde. Pour cette raison, le potentiel gravitationnel au-dessus du géoïde doit être harmonique.

Dans l'espace de Helmert la fonction r?gh est harmonique [Vanicek et Martinec, 1994] ; Noter la présence des deux corrections ellipsoïdales dans les expressions (2.22) et (2.27).

Wong [2001] a prouvé que les corrections ellipsoïdales sont harmoniques. D'ailleurs, si la forme ellipsoïdale d'une fonction est harmonique alors sa forme sphérique l'est aussi. Ainsi, par convention, le prolongement vers le bas peut être traité avec les anomalies «sphériques» de Helmert, en d'autres termes sans considérer les corrections ellipsoïdales åäg et ån. Cela signifie que les anomalies de pesanteur de Helmert ne doivent pas être corrigées pour la correction ellipsoïdale avant le prolongement vers le bas. Les corrections ellipsoïdales appropriées sont ajoutées aux anomalies de Helmert seulement au niveau du géoïde. Rappelons que ceci est appliqué dans l'espace de Helmert plutôt que dans l'espace réel.

h

2

T

h ( )

R

? T

?r

R

Comme déjà mentionné, selon les investigations de Wong [2001] on peut ajouter la correction ellipsoïdale au niveau du géoïde. Afin d'obtenir des anomalies ellipsoïdales du type d'anomalies sphérique (toutes les deux sont rapportées au niveau du géoïde) l'expression suivante peut être employée :

å R - R

n å ä g

R = ? g R

h +

( ) ( ) ( ) ( )

e 2

g R

h ( ) (3 cos 2 2 ) ( )

è - T R

h

= ? -

R

e 2

+ cos

R

è è

sin

)

? T

h ( )

R

?r

(2 . 74

Avec : è est la co-latitude géocentrique.

e2 est l'excentricité de l'ellipsoïde de référence.

åä g

e 2

( )

R = - (3 cos 2 2) ( )

è - T R

h

R

h

e 2 ? T R

( )

å ( )

R = - cos sin

è è

n R ? r

Le potentiel perturbateur T(rt) (en dehors des masses topographiques) peut être estimé à partir des modèles géopotentiels sphériques harmoniques:

n

GM 8 ? a I n

T r

H ( ) =

t ? ?] ?

??

r t n = 2 r t m=0

[ cos

n T m m ë S sin ] (sin )

C + n T m m ë P ö ( 2 . 75 )

, , n m

,

Analogiquement, la première dérivée du potentiel perturbateur peut être estimée par l'intermédiaire de la première dérivée des fonctions de Legendre associées, comme suit :

H n

? T R GM

( ) 8 [ a 1 n P (sin ö )

,

[ C T cos m S T n m

ë sin ë ] ?

= ? IJ ? + m (2 . 76)

, ,

? ö n 2 ?? n m n m

R = R m = 0 ?ö

Dans l'équation (2.75), on note par TH le potentiel perturbateur "Helmertisé" (c.-à-d., le potentiel perturbateur T correspond au niveau du géoïde avec la contribution des masses topographiques et l'évaluation du prolongement vers le bas). Pour la "Helmertisation" les coefficients harmoniques sphériques des altitudes topographiques peuvent être employés (pour plus de détails voir le chapitre III).

CHAPITRE III

Problème de valeurs aux limites de Stokes dans l'espace de

Helmert

III.1 Potentiel de pesanteur de référence

Les anomalies de pesanteur au-dessus de la surface limite sont exigées pour résoudre le problème de valeurs aux limites de Stokes. Pour réduire les erreurs de troncature, c.-à-d., la contribution des zones éloignées dans l'intégration de Stokes, on définit des parties à haute et basse fréquence du champ de pesanteur de Helmert [Vanícek et al., 1991].

Le potentiel de pesanteur de référence de degré n , Wref (r), peut être exprimé par [Vanícek et al., 1995] :

,1
ü

(3.1)

n + 1

GM ? n ? a ? n

? ? ? ?

0

r r W r

= : ( ) = 1 + ? W Y

t ref n m n m

, ,

r ? ? n = 2 ?r m =-n

Wn,m représente les coefficients géopotentiels du développement harmonique du potentiel terrestre. Yn,m sont les fonctions sphériques normales de degré n et d'ordre m. a0 est le paramètre arbitraire de longueur (on considère d'habitude le demi-grand axe principal de

l'ellipsoïde de référence), et n est le degré maximal d'harmonicité maintenu par rapport au
modèle géopotentiel utilisé. Dans l'espace de Helmert le potentiel de pesanteur de référence

W h (r)

ref vérifie la relation suivante :

r ? IR+ : Wrh ef (r) = Wref -ä Vref(r ) -ä Vef(r) (3.2)

ä ref et V a (r)

Vt (r) ä ref sont les potentiels gravitationnels résiduels de référence des masses topographiques et atmosphériques, respectivement.

III.1.1 Potentiel résiduel de référence des masses topographiques

Selon l'équation (2.34) le potentiel résiduel de référence des masses topographiques ävtref peut être défini comme la différence du potentiel de référence des masses topographiques Vtref, [vaniçek et al ; 1995],

'

(3 . 3)

r-

if Ho )1n(

R+ H : Vfef (r ) G ñ0 11 ?P ? R+ H' Pn(cosø)( R + H')2 dH'

H'= 0 rn=0r ?

0

et le potentiel de référence des masses topographiques condensées Vctref, [Novák, 2000]

r f R V crtef ( r ) GR

?? ó

? ? ?

' 0

n+1

')? Pn (cosø ) d?' (3 . 4 )

n
· r
NnR

Pour les points dont r > R+Hlim situés à l'extérieur de la sphère de Brillouin1, le potentiel de référence Vt ref(r) des masses topographiques donné dans l'équation (3.3) prend la forme suivante [Vanícek et al., 1995] :

r > R

D + 1

n+3 H° (Cnik

(r ) = G ñ 0 R2 i(ln 1 ? C r3 n Pn (cos ø) d?' ( 3 . 5 )

n=0 r n + 3 k= 1 j 0

Le potentiel gravitationnel résiduel de référence des masses topographiques devient [Novák, 2000] :

r > R +

Hlim :äV tref (r ) ? G

irT3

E ' F

1,1+3 if H°((nrik

R Pn(cosø)d?

2 R+1 [ 1 n+

n = 0L r 3 k= 1 ?' ? ?0L R

'

?? ° ?

H ( ' ) ?

??

0

?' ? ?

R

3R 2 )121 _11 P n(cosø) d?i S2'

+ [

H°(?' )

1

+

 

R

(3 . 6)

Puisque H° <<R le développement converge rapidement [Vaniçek et al; 1995] et l'équation (3.6) peut être réécrite sous la forme suivante :

2

r > R +

t

H : ä V ( )

r ? G ñ R

lim ref 0

nR

? ?
?? ??

1 2 r

?

? [ H °(?

?? P n (cos ø) d ?

?' ? ?0 R2

1

n

n

+

n

=

°(? ) ] 3

?

P (cos ) ' .

ø d ? ( 3 . 7 )

n

3

R

0 ?

3

+

n

+

' ?

3

?

??

?

1 Sphère géocentrique minimale contenant la masse entière de la Terre

Exprimons les surfaces harmoniques des altitudes orthometriques par [Kellogg,

1929] :

(3 . 8)

4 ð n

?? H° Pn (cos ø ) d?' = ? H Yn,m

m=-n

?ti 2 n +1

0

Le potentiel résiduel de référence des masses topographiques devient alors [Novàk,

2000] :

(R )n

r

Hv. n, m Yn:m

n

n

n

2 n + 1

0

n

m

r > R +H : ä V t ( ) 2

r ? ð G

lim ref

n(n

n

3

2ð

(3 . 9

G

)

0

3

2 n + 1

R

m

n

H Y

3

n m n m
, :

n

III.1.2 Potentiel résiduel de référence des masses atmosphériques

Le potentiel gravitationnel de référence des masses atmosphériques Varef(r) prend la forme suivante [Novàk, 2000] :

r

rlim

: Va (r ) = G? ?? P n (cosø) ? ña (r' ) r 'n+2

?' ? ?0 r'=R + H° (?')

r > r lim

1

ef

n = 0 rn+ 1

dr

' '

d ?

(3 . 1 0)

Pour définir le potentiel gravitationnel résiduel de référence des masses atmosphériques V a (r)

ä ref , la densité atmosphérique ña(?) peut être remplacée par un modèle de densité latéralement symétrique [Sjöberg, 1998] et [Novák, 2000]

í

(

3 . 1 1

)

R

, , 2 : ( )

a ?

a

r R H r

? + ° > ? ? Æ +

í í ñ r = ñ

lim 0 ??

R + H°L1

ña0 est la densité atmosphérique au niveau de la mer, et le nombre entier positif

constant í?Z+ détermine la densité atmosphérique modèle de distribution.

Si l'intégration au-dessus du rayon géocentrique r à partir de la surface de la Terre rt à la limite supérieure de l'atmosphère rlim est évaluée en employant la densité atmosphérique modèle de l'équation (3.11); alors le potentiel gravitationnel de référence des masses atmosphériques peut être écrit comme selon la relation (3.13) [Novàk, 2000] :

Chapitre III Problème de valeurs aux limites de Stokes dans l'espace de Helmert

1

'

d ?

Pn

ø

)

(cos

??

?' ?

 
 
 
 

r r í

lim lim ? R ?

a + 2 2

,

( 3 . 12)

> ? ? Æ+ =

2 í , 1,2, . . . , :

n n ( )

r r dr

n a r dr

n +

?

í =

ñ ñ 0 ? ??

??

r= R + H ° r=R + H°r

Ainsi:

,

> 2 ?

r

í

í ?

> r

lim

?

n

 

í

 

3

3

í

n

r

n = 0 rn+1

rlim

°

r'=R+H

3

í

3

+

C nk

1

=

k

í + 3

Pn (cos ø) d? ' (3 . 1 3 )

k

í

GR

a

ñ

a

ñ

?

V r G R

a ( ) ?

ref

V

í

r

1

 
 

?'? ?

0

n

( ) [ ]

k k

r R

- - °

H

í + 3 lim

R

Le potentiel gravitationnel de référence des masses atmosphériques condensées V:f (r) prend la forme suivante :

Æ +

r>r,í > 2 ? í ?lim

Appliquons le théorème binomial à l'évaluation de la densité de surface atmosphérique

óa(?);

R R 3-í 3-í

í> 2 ?í + : óa( ?)= ñ 0 r2 dr=ñ O3 ?Ckí

R 2 r=R + H°(?' ) r - V k=1

( ) [ ] (3 . 1 4)

k k

r R H

lim - - ° )

R

'

°

)

d

ø

?

Pn

(cos

R 1

? 0(

?0 r;-3-íí

a

n+1

G ñ 0n R ??

ca ref

(r)

r lim

r'=R+H

3

-

í

R

() [ ] (cos ) ' ( 3 . 1 5 )

k k

- H °

3 r R -

- í lim P ø d ?

k k n )

3

- -- í k =1

R

n

0

í

R

a

G

ñ 0

=

??

3

-

í

?

C

n

+ a a

, 2

í > ? ?

í Æ : ä V ( ) 2

r = - ð G ñ 0 ?

ref

n ? R ?

? ?

? r ?

H Y

2

n m n m , , m

n

r > rlim

n

2 n + 1

-

+

n
n

=

-

1

)

-

n (n

2 í + 3

2 n + 1

n ? R ?

? ?

? r ?

H Y

3

n m n

, , ,

nn

2

1

n

+

n

=

m

)

( 3 . 16

n

a

ñ0

3

R

Le potentiel gravitationnel résiduel de référence des masses atmosphériques ä ref(r))est alors obtenu par la différence du potentiel gravitationnel de référence des massess
atmosphériquesVraef(r)) et du potentiel gravitationnel de référence des masses atmosphériques condenséesV ca (r)

ä ref )

?

h
g ref

( r g)

g

h

? T r

ref ( )

 

? r

 
 
 
 
 
 

III.1.3 Potentiel de pesanteur de référence dans l'espace de Helmert

Le potentiel de pesanteur de référence Wrhef(r) dans l'espace de Helmert (3.2) peut être exprimé par la formule suivante [Vanícek et al. 1995] :

r > R : W rh ef (r) = GM 1+?

r

n=2

( ) n + n

1

a ?

0 ?W n h

m Y n,mdj (3 . 1 7 )

r

m n

=

Le terme de sommation dans cette expression est fini. En d'autres termes ; cette relation est valable au niveau du co-géoïde. Comme cette surface est inconnue, l'approximation appropriée du géoïde (rg r0) peut être utilisée [Vaniçek et al., 1995].

Avec r g r 0 ? a ( 1 - f sin 2? )

Le potentiel de pesanteur de référence de Helmert au niveau du co-géoïde devient :

( 3 . 1 8 )

?n n -I

r > R : Whef (rd GM 1 + ?[ 1+( n+ 1 ) f sin2 ? ]?W!, m Yn,m1 (3 . 1 9 )

0 n= 2 m = -n ?LI

in+1

Tel que : n = 1 , 2 ,..., n : a 0 1 =1+ ( n +1 ) f sin 2 ? - ..., (3 . 20 )

r g 11

III.1.4 L'anomalie de pesanteur de référence et le sphéroïde de référence dans l'espace de Helmert

Selon la condition aux limites [Heiskanen et al., 1967], l'anomalie de pesanteur de référence de Helmert peut être exprimée comme suit :

2

(r

g

T rhef

+

R

) ( 3 . 2 1 )

r

=

r

0

Oil T rh ef( rg ) ?Trh ef( r0 ) = Wrhef (rg) -U0 (ö) décrit le potentiel perturbateur de référence

de Helmert. Le sphéroïde de référence est donné par l'ondulation co-géoïdale de référence Nh (?)

ref . L'application de la formule sphérique de Bruns [Bruns, 1878] au potentiel

perturbateur T rhef (rg), l'ondulation co-géoïdale de référence Nh (?)

ref peut être exprimée par la

formule suivante :

(3 . 22 )

T r

h ( ) ,

h ref g

N ref ? =

( )

ã 0 ( ö )

III.2 Problème de valeurs aux limites de Stokes dans l'espace de Helmert

La surface limite équipotentielle dans l'espace de Helmert est donnée par l'ondulation co-géoïdale Nh(?). Cette surface peut être évaluée à partir des anomalies de pesanteur de Helmert ?gh(R) rapportée à la sphère de référence de rayon R par l'application des formules de Stokes et Bruns dans l'équation suivante [Heiskanen et al., 1967] :

N h (?) = R

?? ? g R S d

h ( ) ( )

ø ?

4 ( )

ð ã ö ? ? ?

0 ' 0

'.

(

3 . 23

)

avec S(ø) étant la fonction sphérique homogène de Stokes donnée par :

S( ø )= 2n+ 1

? P n (cosy) = 1 + cosø - 6 sin ø - 5co w/ -3costyln(sin ø + sin2 ø ) (3 .24)

n=2 n- 1 2 2 2 2

Pour évaluer l'ondulation co-géoïdale Nh par une intégration extérieure selon l'intégrale de stokes dans l'équation (3.23), l'anomalie de pesanteur ?gh(R) doit être connue au-dessus de la Terre entière.

III.2.1 Fonction sphéroïde de Stokes

Dans la pratique, les anomalies de pesanteur au-dessus de la Terre entière ne sont pas disponibles. Pour cette raison Vanícek et Kleusberg (1987) ont présenté l'idée de séparer la sommation sur n dans la fonction de Stokes donnée par l'équation (3.24) en partie de degré bas et partie de degré haut :

n

8

S ( )

ø = ? ø ?

2 1

n + 2 1

n

n +

P (cos ) + P n (cos ).

ø ( 3 . 25 )

n - 1 n - 1

n = 2 n n

= + 1

Le deuxième terme dans l'équation (3.25) représente la fonction sphéroïde de Stokes Sn> n (ø), [Vanícek et al., 1987] et [Vanícek et al., 1998]

8 2 1

) (3 . 26 )

n +

S ( ø ) = ? P n ø

(cos

n=n +

1n

-

n n

> 1

Substituons la décomposition de la fonction sphérique de Stokes S(Ø) dans l'équation (3.23), le co-géoïde peut être décomposé en partie de basses et hautes fréquences [Martinec, 1993]

Nh

n

n +

h 2 1

R ? P n

n - 1

? n = 2

'

d?

ø)

R

g ( )

N h h

( )

? = ref ( )

? + N ( )

? = ?? ?

n n

0

? ' ?

> 4 ð ã

0

R

+ ?? ?

8

hg (R) ? 11 Pn

n=n+

2 nn

4 ð

? ' ? ? 0

d?

(cosø) (3 .27)

Le co-géoïde de référence2 de degré n est donné par les altitudes co-géoïdales de référence Nhref et Nhn>n . Notons que ces altitudes représentent le co-géoïde à haute fréquence [Novák et al., 2001]. Selon cette approche ; on assume le co-géoïde de référence, déterminé à partir des données satellitaires, [Vanícek et al., 1987]. La surface d'intégration par la formule de l'intégrale de Stokes est utilisée pour calculer la partie à haute fréquence du co-géoïde à partir des données de pesanteur terrestre.

III.2.2 Fonction sphéroïde modifiée de Stokes

Les valeurs de la fonction sphéroïde de Stokes S n >n (v) varient proportionnellement

par rapport à la distance sphérique T. Le domaine d'intégration ?0 de l'intégrale de Stokes peut être décomposé en deux domaines. L'un concerne les zones proches ?ø0 (ø?[0, ø0]) et l'autre les zones éloignées (ø? [ø0,R-]). [Vanícek et al., 1987] :

(cosd

= +

)

3 . 2 8

(

?? if ?? d?

CIE (-Ivo

?? ? 0 ?? ?0-?ø0

Les contributions des zones proche et éloignées, à haute fréquence, aux altitudes co-

géoïdales Nhn > n ,? ' ø 0 et Nh n > n , ? ' 0 - ? ' ø 0 sont données respectivement, par :

( )

ø

 
 

'

(

3 . 29

)

Nnn = 4 ð ã

?

'

d?

)

(3 . 3 0

(ø)

N n>0 (?) = 4

?? ? g (10 S n>n

ðã0 ?'??0 -?ø0

2 Sphéroïde.

(

)

3 . 3 1

?

ø ?

,ø) P n (cosø

)

(3 . 3 2

)

Chapitre III Problème de valeurs aux limites de Stokes dans l'espace de Helmert

Selon Molodensky (1960), Vanícek et Kleusberg (1987) ont proposé une modification de la fonction sphéroïde de Stokes S n >n (ø) afin de minimiser au sens des moindres carrés la

contribution de la zone éloignée (erreur de troncature) Nh . La fonction sphéroïde

n > n ,? '0 -?'ø 0

modifiée de Stokes S n >n (ø0 ,ø ) peut alors être exprimée comme suit :

?

0,

,

0,ø

ø

0

0ø=IL

(y/ , )

> n

S n

(),

ø

?

ø

0 ,ø

>n

Sn

0

et, le développement en série de polynômes de Legendre

Qn(ø0,ø) décrivent les coefficients de troncation pour la fonction sphéroïde modifié de Stokes S n >n (ø0 ,ø ) , le produit de (3.32) par les polynômes de Legendre Pm(cosø)

donne :

S n> n (V/ 0 = ? 2 n2+ 1 QA/ 0

1

8n=n+

? ø ? 0, ð: S nn> (v) P m (cos = ? 2 Qn 2 n +1Q_ (w0 , v) Pn (cosø) P m(cosø) (3 . 3 3)

n=n + 1

8

En intégrant, par la suite, le résultat obtenu sur l'intervalle ø?[0,ð ] on aura :

( 3 . 3 4 )

 

0

ø)sin ødø

(cos

Sn

>n

m

(w 0,ø) P

ð

Qn ?Pn

ø 0

(Y1 o ,

(cos

 
 
 

2 n +1

 
 
 
 

2

 

n=n+

 

=

ø) P m (cos ø ) sin ødø

En employant la propriété d'orthogonalité des polynômes de Legendre exprimées dans les relations suivantes :

(

)

3 . 3 5

(

)

3 . 3 6

0

ð

2

=

0,

ð

n

ø ]2 sin ø

?ø ?

(cos

m : ? [P n

0

2 n + 1

ð

? P

n (cos ø ) P m (cos ø ) sin ødø = 0

m

ð

n

0,

?ø ?

Et, en remplaçant S n >n (w0 ,ø) de l'équation (3.31), les coefficients de troncature Qn(ø0,ø) de la fonction sphéroïde modifié de Stokes deviennent [Molodensky et al., 1960].

ð
ð

0 ,ø) = ? S n> n (ø) P n(cos ø ) sin ødø (3.37)

n (ø 0 ,ø) = ? S n> n (ø) P n(cos ø ) sin ødø (3.37)

n (ø

ø =0
ø =0

III.2.3 Contribution de la zone proche à haute fréquence au co-géoïde

L'anomalie de pesanteur de Helmert rapportée au co-géoïde peut être divisée en anomalies de pesanteur de basses fréquences (de référence) ? g hn < n ( R ) = ? g rh ef(R) et anomalies de pesanteur de hautes fréquences (résiduelles) ? ghn >n(R) . L'anomalie de pesanteur de Helmert de basse fréquence ? grhef (R) est évaluée selon l'équation (3.21).

L'anomalie de pesanteur de Helmert à haute fréquence gh (R)

? est évaluée en

n >n

soustrayant l'anomalie de pesanteur de référence de l'anomalie de pesanteur de Helmert prolongée vers le bas au co-géoïde suivant l'équation (2.75). En tenant compte de l'équation (3.28) ; la contribution de la zone proche des anomalies de pesanteur à haute fréquence de Helmert à l'altitude co-géoïdale Nh peut être décrite par :

n > n ,? 'ø 0

'

d?)

)

3 . 38

)

(

R

N h ? g h

= ??( )

R S ( ø

n n , ' n n n n

>

> ? >

ø 0 4 ð ã 0 '

0

? ? ?

ø

III.2.4 Contribution de la zone éloignée à haute fréquence au co-géoïde

La contribution de la zone éloignée à haute fréquence des anomalies de pesanteur de Helmert A gh >n (R) à l'altitude co-gécalal Nh est donnée par :

n > n ,fr0 -?'ø0

' ( 3 . 39 )

R

h h

N ( )

? = ?? ? g ( ) ( , )

R S ø ?

n n

> , ? ?

- n n

> n n ø d

>

' ' 0

0 ø 0 4ð

?

ø 0

ã 0 ? ? -

'

?0

Si les anomalies de pesanteur ne sont pas disponibles au-dessus de la Terreentière,, le calculnumériquee peutêtree fait en employantl'équationn suivante

( 3 .40 )

R 8 n

h h

N ( )

? = ? Q ( , )

ø ø ? T ( )

r Y

n n

> , ? ?

- 0 , n m

,

' 0 ' 0 n n m

m =-nn

ø 2 n n

= + 1

III.3 Effet indirect primaire

Aprèssl'évaluationn duproblèmee de valeurs aux limites de Stokes dans l'espace de Helmert on obtient leco-géoïdee de Helmert. Pour trouver legéoïdee dansl'espaceeréel,, les effets topographiques et atmosphériques indirects primaires sur les ondulationsgéoïdaless sont

évalués. Le potentiel perturbateur de pesanteur de Helmert rapporté à la surface du géoïde (dans l'approximation sphérique) vérifie la relation suivante:

T h ( R ) = T (R ) - ä V t (R ) - ä V a (R ) ( 3 . 4 1 )

En appliquant la formule sphérique de Bruns aux potentiels perturbateurs T(R) et de Helmert Th(R) on obtient:

N

(?)

( 3 . 42 )

T(R)

ã0 (ö)

Th (R ) T

(R

ã0 (ö)

) -ä V t (R) -ä V a (R)

ã0 (ö)

N h (?)

( 3 . 43 )

La relation entre l'ondulation du géoïde N(Q) et l'ondulation du co-géoïde Nh(.0) est présentée par la formule suivante

Nh (?) T(R) Th (R ) ä Vt (R ) ä Va

ã0 (ö ) ã0 (ö ) ã0 (ö ) ã0(ö

(R)

)

(3 . 44

)

t
ä V (R)

ã0(ö)

représente l'effet topographique indirect primaire sur la hauteur géoïdale.

t

ä V (R)

ã0(ö)

représente l'effet atmosphérique indirect primaire sur la hauteur géoïdale.

III.3.1 Effet topographique indirect primaire

Vu la décomposition de la densité topographique latéralement variable ñ(Q) en densité topographique latéralement variable moyenne et en densité topographique « perturbatrice », (Eq. 2.36), et en retranchant la singularité faible de l'intégrale de Newton, le potentiel gravitationnel des masses topographiques Vt(R) (réduites sur le géoïde) peut être écrit comme suit [Martinec, 1993] :

V 4ðG ñ 0 H°(?) [ R + 2 H°(? )] + G ñ 0 ?? ? N (R , ø , r' ) r '2 dr ' d?

')

?

'

t

(R )

'

?

?

)

r'=R+H°(

?0

?? äñ (?' ) ?

'? ?0 r'=R

+ G

(3 . 45 )

(

N R , ø , r' r dr ' d?' ,
)

12

R+H

 
 

(

?

 

)

où le premier terme de la somme décrit le potentiel gravitationnel de la calotte sphérique de Bouguer rapporté au géoïde.

De même, le potentiel gravitationnel des masses topographiques condensées Vct(R) référé sur le géoïde peut être décrit comme suit [Martinec, 1993] :

3 3

V ct

'3 3

(R) =4ðG ñ r t 3 R R + G ?? 0 r t 3 -rt

N(R , ø , R)A2

?'??0

+ G ??äñ(?

?0

 
 

r '3 - R3

N (R , ø , R) d?' , (3 . 46

)

 

3

Le premier terme représente le potentiel gravitationnel de la couche sphérique de condensation.

Par substitution du potentiel gravitationnel des masses topographiques Vt (R) dans l'équation (3.45) et le potentiel gravitationnel des masses topographiques condensées Vct(R) dans l'équation (3.46), dans la formule du potentiel gravitationnel résiduel des masses topographiques äVt(R), l'effet topographique indirect primaire sur la hauteur géoïdale prend la forme suivante [Martinec, 1993] :

R)

R+H

 
 

?0

r'=R +H

 

ñ0 ?? ?

N(R , ø , r' ) r '2 dr '

G

RH

°

äV [ H° ]2 rt3 - R3 G

ã0 (ö) ã0 (ö) 4 ðñ0 2 3R ã0(ö)

R+H

'3 3

N R

r')r dr ' d?

, ø

12 '

ã0 (ö) r t - rt

ño ??

N(R , ø , R) d?'+ ?? äñ(? ' ) ?

?a? 0 3 ã0 (ö)?'? ? 0 r'=R

3

??

G

(ö)

ã0

 

(3 .47 )

(cr)- 3 R N(R , ø , R)d?

III.3.2 Effet atmosphérique indirect primaire

L'effet atmosphérique indirect primaire sur l'altitude géoïdale peut être décrit par la forme de base suivante [Novàk, 2000] :

äVa (R ) r(R)Vca (R)

ã 0 0 ã0 (() ã0(0)

( )

G

(3 .4 8)

?? ? ñ(r' ) N ( R ,v , r' ) r '2 dr ' ?? ? ña (r' ) N ( R ,v, R) r '2 dr ' d?'.

ã0

(0)

0r '= R + H

°( ST ) ã0 (ö)?'? P=R +H°(?')

L'ordre de grandeur de l'effet atmosphérique indirect primaire sur l'altitude géoïdale est relativement plus petit que l'effet topographique indirect primaire sur la hauteur géoïdale.

De ce fait il peut être évalué à un degré d'exactitude suffisant avec modèles atmosphériques existants [Novàk, 2000].

Une fois le potentiel perturbateur réel déterminé sur le géoïde, il peut être converti en hauteurs géoïdales par la formule de Bruns. Le potentiel perturbateur réel T(rt) à l'extérieur de l'atmosphère est obtenu à l'aide d'un prolongement continu de T(R). Le potentiel de pesanteur réel W, pour n'importe quel point donné, en dehors de l'atmosphère, est alors simplement obtenu à partir de l'équation (1.2).

Chapitre IV

Application

IV.1 Introduction

Cette partie consiste en la mise en application de la théorie développée dans les chapitres précédents à travers la détermination du géoïde et du quasi-géoïde1 ; leur calcul fait appel à un ensemble de méthodes établies depuis longtemps: Gauss (1828), Bessel (1837), Listing (1873), Stokes (1849) et, Helmert (1884).

Le géoïde est calculé à l'aide des programmes GRAVSOFT et d'autres programmes réalisés au LAREG (Laboratoire de Recherche en Géodésie de l'Institut Géographique National, Marne la Vallée) et à l'ESGT (École Supérieure des Géomètres et Topographes) [H. Duquenne, 2005], en tenant compte des noyaux modifiés de Stokes.

IV.2 Données utilisées

Les données utilisées sont une combinaison de données gravimétriques, du modèle géopotentiel et du modèle numérique de terrain.

Données gravimétriques

La zone choisie dans cette application s'étale de [32°, 37°] en latitude et [-3°, 5°] en longitude et contient 2064 points. Ces données sont acquises auprès du BGI (Bureau Gravimétrique International). Elles sont réparties sur le territoire Algérien et elles sont assemblées dans un fichier nommé EOL dont dispose le CTS. Ce choix est dû à la densité de points relativement élevée et à la nature du terrain dans cette région.

Un programme informatique est élaboré pour générer une grille gravimétrique quireprésente la zone d'étude d'espacement en latitude et en longitude (??,?ë) de (5'x5') à partir

d'un échantillon de données répartis aléatoirement sur la zone d'étude pour des données d'anomalies à l'air libre où on introduit les limites Nord, Sud et le pas en latitude, et Est, Ouest et le pas en longitude.

1 Surface permettant la conversion des hauteurs ellipsoïdales en altitudes normales.

Données du modèle géopotentiel

Le modèle géopotentiel utilisé est le modèle EGM96 (Earth Geopotential Model - 1996), développé jusqu'au degré et ordre 360. Il englobe les résultats définis à partir de l'analyse des orbites des satellites et les données gravimétriques de l'ancienne Union soviétique, l'Amérique du sud et l'Afrique. Il contient les coefficients harmoniques du potentiel et les erreurs moyennes correspondantes.

Le modèle global d'élévation TUG87 a été également utilisé, il contient la représentation harmonique sphérique de la topographie globale au degré et à l'ordre 180. Les coefficients pour la puissance de la topographie globale jusqu'au degré et à l'ordre 90 sont également disponibles pour l'évaluation des effets dus aux masses topographiques éloignées.

Figure IV. B : Secteur du modèle numérique de terrain englobant l'Algérie

(source).

Modèle numérique de terrain

Le calcul des effets de la topographie nécessite l'existence d'un modèle numérique de terrain de haute résolution. A cette fin et par manque d'un MNT précis sur l'Algérie, un modèle a été généré à partir des informations altimétriques liées aux observations gravimétriques fournies par le BGI; ceci signifie que ce MNT n'est pas plus homogène que la répartition des stations gravimétriques et comporte les mêmes lacunes. C'est bien évidemment un handicap pour une solution définitive de géoïde.

Le modèle numérique de terrain utilisé dans cette application est le modèle GTOPO30, c'est un modèle numérique global d'élévation. Il est le résultat d'une collaboration entre le personnel du centre de surveillance géologique EROS Data Center en 1996. GTOPO30 a été développé pour satisfaire au besoin d'utilisation des données géospatiales et des données topographiques à l'échelle régionale et continentale.

Figure IV.C : Découpage du modèle numérique GTOPO30

Deux modèles numériques de terrain ont été employés dans ces calculs numériques: le M.N.T large (5' x 5') pour les zones éloignées du point considéré et le M.N.T fin (30" x 30") pour les zones proches de ce même point. Les surfaces océaniques sont indiquées par les valeurs 9999. Ces deux MNT sont illustrés dans les figures suivantes (Fig.IV.1) et (Fig.IV.2)

Figure IV.1 : Modèle numérique de terrain (30»x30»)

Figure IV.2: Modèle numérique de terrain (5'x5') IV.3 Principaux programmes utilisés

Les différents programmes utilisés pour l'application de la détermination du géoïde gravimétrique sont :

GEOGRID (programme écrit par Tscherning et al., 1994)

Un programme informatique est élaboré pour générer une grille gravimétrique à partir d'un échantillon de données répartis aléatoirement.

Le calcul fait intervenir les routines suivantes :

DTE.f Ce programme calcule la contribution des zones proches à l'effet topographique direct sur la pesanteur.

DTF.f Ce programme calcule la contribution des zones éloignées à l'effet topographique direct sur la pesanteur.

DAE.f Ce programme calcule l'effet atmosphérique direct sur la pesanteur.

PTE.f Ce programme calcule la contribution des zones proches à l'effet topographique primaire direct sur l'ondulation du géoïde.

PTF.f Ce programme calcule la contribution des zones éloignées à l'effet topographique primaire direct sur l'ondulation du géoïde.

STE.f Ce programme calcule la contribution des zones proches à l'effet topographique secondaire indirect sur la pesanteur.

STF.f Ce programme calcule la contribution des zones éloignées à l'effet topographique secondaire indirect sur la pesanteur.

GIN.f Ce programme transforme les anomalies de pesanteur via la formule de Stokes-Helmert en ondulations géoïdales.

IV.4 Résultats numériques

Les valeurs statistiques des effets topographiques et atmosphériques de pesanteur, décrits au chapitre II, sont données dans les tableaux (IV.1), (IV.2) et (IV.3).

Paramètre

Min

Max

Moy

Dev-Std

Unite

Effet du terrain

-0,06

417,06

13.10

41,6

mGal

Effet du terrain

condense

-110,75

468,7

1.69

29,92

mGal

Effet direct

-166,99

387,03

11.41

36,17

mGal

Effet secondaire indirect

-0.4721

-0.0009

-0.0250

0.0519

mGal

Effet primaire indirect

-1,283

-0,003

-0,136

0,095

m

Tableau IV.1: Effets topographiques de pesanteur <<zones proches»
- zone étude sur l'Algérie-

Paramètre

Min

Max

Moy

Dev-Std

Unite

Effet du terrain

-31,38

117,136

60.938

36,529

mGal

Effet du terrain

condense

-31,43

117,424

61.039

36,628

mGal

Effet direct

-0,311

0,066

-0.101

0,105

mGal

Effet secondaire indirect

-0.059

0.068

-0.007

0.0256

mGal

Effet primaire indirect

-0,079

0,165

0,0615

0,0419

m

Tableau IV.2: Effets topographiques de pesanteur <<zone séloignées»
-zone étude sur l'Algérie-

Paramètre

Min

Max

Moy

Dev-Std

Unité

Effet atmosphérique direct

0,6603

0,9064

0,807

0,0295

mGal

Accélération du plateau sphérique condensé

-0,8692

-0,715

-0,787

0,032

mGal

Accélération résiduelle de l'atmosphère accidentée

-0,102

0,042

0,0127

-0,0063

mGal

Tableau IV.3: Effets atmosphériques de pesanteur - zone étude sur l'Algérie-

Les contributions des zones proches au terrain, au terrain condensé, aux effets topographiques directs, et aux effets topographiques secondaires indirects sur la pesanteur, calculées sur la topographie sont décrites dans les figures suivantes :

Latitude(degre)

37

36

35

34

33

32 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5

Longitude(degré)

Figure IV.3.1 Contribution des zones proches au terrain topographique (mgal)

37
36

Latitude(degre)

35
34

33

32 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5

Longitude(degré)

Figure IV.3.2 Contribution zones proches au terrain topographique condensé (mgal)

Latitude(degre)

37

36

35

34

33

32 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5

Longitude(degré)

Figure IV.3.3 Contribution des zones proches aux effets topographiques

directs sur la pesanteur (mgal)

Latitude(degre)

37

36

35

34

33

32 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5

Longitude(degré)

Figure IV.3.4 Contribution des zones proches aux effets topographiques secondaires
indirects sur la pesanteur (mgal)

Les intégrales de Newton ont été calculées en utilisant les altitudes de point de la grille 30"x30" dans un rectangle de 1°x1° centré au point de calcul. Les altitudes moyennes de 5'x5' ont été employées pour l'intégration au-dessus du reste du chapeau sphérique.

Les effets correspondants pour les zones éloignées, décrits également au chapitre II, sont illustrés par les figures (IV.4.1) et (IV.4.2) (IV.4.3). Quant aux valeurs de l'effet topographique secondaire indirect sur la pesanteur nous les avons représentées sur les figures (IV.4.4) et (IV.4.5).

37
36

Latitude(degre)

35

34
33

32 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5

Longitude(degré)

Figure IV.4.1: Contributions des zones éloignées au terrain topographique (mgal)

37
36

Latitude(degre)

35
34

33

32 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5

Longitude(degré)

Figure IV.4.2: Contribution des zones éloignées au terrain topographique condensé
(mgal)

37
36

Latitude(degre)

35
34

33

37
36

Latitude(degre)

35

34
33

32 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5

Longitude(degré)

Figure IV.4.3: Contribution des zones éloignées aux effets topographiques directs sur la pesanteur (mgal)

32 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5

Longitude(degré)

Figure IV.4.4: Contribution des zones éloignées aux effets topographiques secondaires indirects sur la pesanteur (mgal)

37
36

Latitude(decgre)

35

34
33

32 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5

Longitude(degré)

Figure IV.4.5: Contribution des zones proches aux effets topographiques

secondaires indirects sur la pesanteur (mgal)

Les résultats de la contribution des zones proches et les zones éloignées aux effets topographiques primaires indirects sur l'ondulation du géoïde sont représentés dans les figures suivantes:

37
36

Latitude(degre)

35
34

33

32 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5

Longitude(degré)

Figure IV.5.1: Contribution des zones proches aux effets topographiques primaires
indirects sur l'ondulation du géoïde (m)

37

36

Latitude(degre)

35

34

33

32

-2 -1 0 1 2 3 4

Longitude(degré)

Figure IV.5.2: Contribution des zones éloignées aux effets topographiques primaires
indirects sur l'ondulation du géoïde (m)

L'effet atmosphérique direct sur la pesanteur ainsi que l'accélération du plateau sphérique condensé et l'accélération résiduelle de l'atmosphère accidenté sont indiqués dans les figures (IV.6.1), (IV.6.2) et (IV.6.3)

37
36

Latitude(degre)

35
34

33

32 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5

Longitude(degré)

Figure IV.6.1 : Effet atmosphérique sur la pesanteur (mgal)

37

36

Latitude(degre)

35

34
33

32 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5

Longitude(degré)

Figure IV.6.2: Accélération du plateau sphérique condensé (mgal)

37

36

Latitude(degre)

35

34

33

32 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5

Longitude(degré)

Figure IV.6.3: Accélération résiduelle de l'atmosphère accidenté (mgal)

Les ondulations totales du géoïde N sont obtenues à l'aide de la formule (3.44) en

Vt R

ajoutant les effets topographiques indirects primaires sur la hauteur géoïdale ä ( ) et les

ã 0 ( ö )

Vt R

effets atmosphériques indirects primaires sur la hauteur géoïdale ä ( ) aux ondulations du

ã 0 ( ö )

co-géoïde Nh.

Le tableau (IV.4) présente les statistiques correspondant aux ondulations du co-géoïde Nh et les ondulations du géoïde N.

Paramètre

Min

Max

Moy

Dev-Std

Unité

Ondulation du co-géoïde

6.21

68.91

33,43

13,65

m

Ondulation du géoïde

5,61

68,69

33,20

13,96

m

Tableau IV.4: Statistiques des ondulations du géoïde et du co-géoïde

37
36

Laltitude(degre)

35
34

33

32 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5

Longitude(degré)

Figure IV.7 : Ondulation du co-géoïde Nh (m)

37
36

La ltitu d e(d eg re)

35
34

33

32 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5

Longitude(degré)

Figure IV.8: Ondulation du géoïde N (m)

Pour mettre en évidence la précision du modèle du géoïde gravimétrique déterminé, les hauteurs géoïdales calculées par voie gravimétrique sont comparées aux ondulations du géoïde dérivées à partir des observations GPS et de nivellement de précision (points GPS nivelés) tel que :

N (GPS/Nivellement) = he - H°

Où : he est la hauteur ellipsoïdique obtenue par GPS et est l'altitude orthométrique déterminée par nivellement. Ces trois quantités doivent correspondre au même ellipsoïde de référence et être de précision comparables.

Dans le cas de notre application, l'absence d'information quant à la précision des mesures gravimétriques, l'inexistence d'un modèle numérique de terrain réel ainsi que l'insuffisance des observations ne permettent pas d'effectuer une analyse de précision réelle et fiable.

CONCLUSION

La théorie de Stokes-Helmert consiste à résoudre l'intégrale de Stokes par la deuxième méthode de condensation de Helmert dans laquelle toutes les masses (topographie et atmosphère) se situant au-dessus du géoïde sont condensées en une mince couche sur le géoïde.

La résolution du problème de valeurs aux limites géodésiques dans l'espace de Helmert nécessite une évaluation des valeurs moyennes des anomalies de pesanteur de Helmert sur la surface de la Terre. Ces valeurs dépendent des valeurs moyennes des anomalies de pesanteur à l'air libre, des corrections ellipsoïdales à la perturbation de pesanteur, de la correction ellipsoïdale due à la l'approximation sphérique, des effets topographique et atmosphérique directs, des effets topographiques et atmosphériques indirects secondaires et de la correction du géoïde/quasi-géoïde.

Puisque les anomalies de pesanteur à l'air libre ne sont pas appropriées à l'interpolation, leurs valeurs moyennes sont calculées à partir des anomalies moyennes de Bouguer en soustrayant les valeurs moyennes de la correction gravimétrique du terrain et de la pesanteur du plateau de Bouguer avec la densité topographique moyenne.

Des valeurs moyennes des anomalies de Bouguer sont déterminées à l'aide de la moyenne d'un certain nombre de valeurs discrètes, qui sont prévues sur la grille régulière des anomalies de Bouguer complètes aux points d'observation.

Pour résoudre le problème de valeurs aux limites de Dirichlet, les anomalies moyennes de pesanteur de Helmert sont prolongées vers le géoïde en appliquant l'équation discrète de l'intégrale de Poisson.

Le prolongement descendant des anomalies de pesanteur dans l'espace de Helmert dans la grille de 5'x5' peut réduire en partie l'instabilité du mauvais effet. Pour cela l'espace sans topographie est plus approprié au prolongement descendant que l'espace de Helmert. Pour cette raison, seulement l'effet des masses topographiques sur la pesanteur peut être soustraite des anomalies de pesanteur sur la surface de la Terre. L'attraction universelle des masses topographiques condensées est alors ajoutée aux anomalies de pesanteur prolongées sur le géoïde.

Les anomalies de pesanteur de référence et le sphéroïde dans l'espace de Helmert sont évalués à partir des coefficients géopotentiels jusqu'au degré 20.

Pour obtenir le géoïde, le co-géoïde (donné par les hauteurs co-géoïdales discrètes) est transformé dans l'espace réel par l'évaluation des valeurs discrètes des effets

Conclusion

topographiques et atmosphériques indirects primaires. L'effet topographique indirect primaire peut être calculé à partir des formules mathématiques, tandis que l'effet atmosphérique indirect primaire peut être considéré constant.

Pour l'évaluation des effets topographiques et atmosphériques sur le potentiel, le domaine d'intégration est coupé en domaine des zones proches et celui des zones éloignées. Les contributions de la zone proche sont alors évaluées par l'intégration numérique au-dessus de la grille suffisamment dense des élévations du modèle numérique de terrain (particulièrement l'intégration numérique de l'effet topographique et l'effet topographique condensé exige une densité des données d'altitude au secteur intermédiaire entourant le point de calcul).

L'exactitude réelle de la détermination de géoïde est limitée tout d'abord par l'exactitude et la distribution spatiale des observations terrestres de pesanteur et des altitudes orthometriques. D'autres attributs importants son l'exactitude de la formulation théorique et l'exactitude des solutions numériques.

Les facteurs principaux limitant la théorie de détermination du géoïde sont l'approximation de la densité topographique réelle par la topographie de Stokes, la détermination des données de pesanteur pour le prolongement descendant, l'effet topographique direct primaire, et l'approximation sphérique du géoïde dans le cas de l'évaluation des effets topographiques.

Pour le cas de l'Algérie, on a utilisé les données gravimétriques du fichier EOL et sont au nombre de 12000 points pour tout le territoire Algérien. Ce nombre est très insuffisant pour espérer une bonne précision d'un modèle régional de géoïde ; d'où la nécessité de densifier le réseau gravimétrique Algérien.

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Abstract

There are several methods for the determination of the geoid and are in service around the world. One of the most advantageous methods is the approach of Stokes-Helmert developed at the University of New Brunswick (UNB) in Canada. In Stokes's theory, the geodetic boundary value problem (GBVP) of third kind is formulated under the conditions of harmonicity of the disturbing potential and absence of topographical masses outside the boundary surface which is the geoid. In practice, these conditions cannot be carried out exactly and, so of the simplifying assumptions on the density of topographical masses and the Poisson's integral are introduced for obtaining the solution of the problem. The reformulation of the GBVP in «Helmert's space» allows modeling better of topography and thus leads to a more precise estimate of the solution. The objective of this report consists in using the Stokes-Helmert scheme for the definition of the BVP and expressing the gravity anomaly in Helmert space. This will require holding account rigorously, in the determination of the solution, the direct topographic and atmospheric effect, the ellipsoidal corrections and the «downward continuation» of the gravity anomaly.

Key words: gravity Anomaly - atmospheric effect - topographic effect - Geoid - gravitational Potential - geodetic boundary value problem.

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