WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Les effets de la dégradation des écosystèmes de mangroves dans la dynamique migratoire des populations des iles du Saloum: cas des villages de Bassoul et de Niodior

( Télécharger le fichier original )
par Mamadou SARR
Ecole Nationale d'Economie Appliquée-Université Cheikh Anta DIOP de Dakar - Diplôme d'ingénieur des Travaux d'Aménagement du Territoire et de la Gestion Urbaine 2009
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

IV.2. L'agriculture et l'élevage

Jusqu'à la fin des années 70, la culture du riz était la culture dominante dans les îles. Elle était organisée autour des concessions qui possédaient en commun des rizières mais chaque famille disposait de ses outils. Elle mobilisait toute la population (hommes et femmes adultes et jeunes) et rythmait les migrations saisonnières au niveau des villages. Elle était pratiquée au niveau des villages, mais aussi des superficies emblavées étaient localisées dans des îles de campagnes. On peut citer des îles comme Jimsaan, Fakawoul, Jisanoor, Gouk. Les récoltes permettaient de satisfaire la consommation en riz des villageois pendant une longue période de l'année.

Avec la pratique du riz sur billons, la culture participait à la protection des sols contre l'avancée de la mer qui les transformait en « tannes ».

La culture de l'arachide était également pratiquée sur les îles par quelques producteurs, généralement assez âgés.

Il y avait une très faible production de mil bien que le régime alimentaire soit basé sur cette céréale.

Mais avec la baisse de la pluviométrie, la culture ne bouclait plus son cycle ou n'offrait plus des rendements intéressants et l'agriculture est devenue une activité marginale au niveau des îles du Saloum. Seuls quelques producteurs s'activent dans les cultures du mil et de l'oseille (bissap ; par les femmes), pratiquées sur de petits lopins souvent non fertilisés ; ce qui ne favorise pas de bons rendements. La production de mil est autoconsommée. Quant à la production de bissap, elle est écoulée sur les marchés hebdomadaires des villes de Foundiougne et Sokone et principalement en Gambie.

Les insulaires pratiquent aussi l'élevage des bovins, des ovins et des caprins. Il revêt un caractère familial. Les effectifs des bovins sont plus importants que ceux des petits ruminants. La conduite des troupeaux de bovins est confiée à des peuls, définitivement installés dans les villages. D'une manière générale, c'est un élevage de prestige.

L'élevage des espèces équines et asines n'est pas pratiquée dans les îles du Saloum. L'aviculture se pratique traditionnellement et les poulaillers appartiennent souvent aux veilles femmes.

L'apiculture est marginale ; mais elle est pratiquée dans certaines îles telles que Diogane et Siwo, dans la communauté rurale de Bassoul (avec le miel de palétuvier).

IV.3. Les autres activités économiques

IV.3.1. La récolte des fruits forestiers

C'est une activité qui concerne principalement le fruit du Detarium senegalensis récolté dans les parcs arborés de certains villages. Les villageois récoltent ces fruits et les commercialisent pour la plupart dans les villes les plus proches comme Djifer, Banjul et Sokone. Le prix augmente d'année en année : la bassine pesant en moyenne 22 kg et contenant prés de 500 fruits, est passée de 1500 F CFA en 2001 à 3 000 F CFA en 2009 au niveau village. Cette activité permet ainsi aux populations de gagner des revenus additionnels.

Par ailleurs, le bois de ces espèces fruitières, est utilisé en vue de la consommation énergétique et de commercialisation. Cela constitue ainsi des atouts pour la réduction de la consommation du bois de mangrove.

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Piètre disciple, qui ne surpasse pas son maitre !"   Léonard de Vinci