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L'impact des communications modernes et traditionnelles sur les relations sociales dans le secteur Gisenyi (1998-2010)

( Télécharger le fichier original )
par Pascal BIZIMANA
Université libre de Kigali campus de Gisenyi - Licence 2010
  

Disponible en mode multipage

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    DEDICACE

    A nos chers défunts parents BWISISI Stanislas et URUBERA Cansilde ;

    A notre soeur UTEYIMBABAZI Assoumpta

    A mes cousins, cousines, tantes et oncles

    A tous nos amis et camarades de classe.

    REMERCIEMENTS

    Nos tous premiers remerciements s'adressent à l'Eternel tout puissant qui, sans sa bonté et grâce nous ne serions pas qui nous sommes aujourd'hui.

    Si nous avons pu mener à terme cette étude sur «L'impact des communications traditionnelle et moderne sur les relations sociales dans le secteur de Gisenyi (1998-2010)», ce pour une large part grâce au Professeur NZABANDORA Joseph qui a su comprendre, orienter et préciser les objectifs de notre ambition.

    Nous tenons aussi à remercier UTEYIMBABAZI Assoumpta, la famille KAYITARE Jérôme, famille NTAGARA Gemma, sans l'aide financière, matérielle et le soutien morale desquels, nous n'aurions certainement pas pu réaliser ce travail.

    Aux enseignants du département de sociologie et à tous ceux dont les noms n'ont pu être consignés sur cette page, toute notre reconnaissance.

    BIZIMANA Pascal

    SIGLES ET ABREVIATIONS

    AC : African connection

    UAT : Union africaine de télécommunication

    WWW : World Wide Web

    NTIC : Nouvelles technologies d'information et de communication

    TIC  : Technologies d'information et de communication

    ICT  : Information communication and technology

    ONG  : Organisations non gouvernementales

    %  : Pourcentage

    UNESCO  : United nations educational, scientific and cultural organization

    UIT  : Union internationale de télécommunication

    RURA : Rwanda utilities regulatory agency

    FAO : Food agriculture organization

    OMS : Organisation mondiale de la santé

    SMSI  : Sommet mondial sur la société de l'information

    BM  : Banque mondiale

    LISTE DES TABLEAUX

    Tableau 1: Répartition des enquêtés selon le sexe et par cellule 43

    Tableau 2: Structure par Age 43

    Tableau 3: Structure selon le niveau d'étude 44

    Tableau 4: Structure suivant la profession 45

    Tableau 5: Répartition des enquêtés selon l'état matrimonial 45

    Tableau 6: Les moyens modernes de communication utilisés fréquemment pour communiquer à distance 46

    Tableau 7: Moyens de communication traditionnelle ayant une place prépondérante dans la société 48

    Tableau 8: Moyens de communication moderne ayant une place prépondérante dans la société 50

    Tableau 9: Degré d'efficacité des outils traditionnels de communication 53

    Tableau 10: Degrés d'efficacité des outils modernes de communication 55

    Tableau 11: Le rôle social et économique des moyens traditionnels de communication 57

    Tableau 12: Le rôle social et économique de la communication moderne. 59

    Tableau 13: Pertinence des canaux traditionnels de communication dans les relations sociales 62

    Tableau 14: Nécessité d'une formation adéquate aux TIC 64

    Tableau 15: Accès aux moyens de communication moderne 70

    Tableau 16: Les difficultés rencontrées dans la communication traditionnelle 72

    Tableau 17: Les difficultés rencontrées dans l'usage des outils modernes de communication. 74

    Tableau 18: Avis des enquêtés sur leurs aspirations face aux outils modernes de communication 76

    Tableau 19: Les canaux utilisés dans la communication intergénérationnelle et groupale 78

    Tableau 20: Le niveau d'efficacité de la communication intergénérationnelle et groupale au sein de la société. 80

    Tableau 21: Abandon des moyens traditionnels de communication au profit des moyens modernes 82

    Tableau 22: Méfaits des moyens modernes de communication 85

    Tableau 23: Opinion sur la société informationnelle moderne 86

    TABLE DES MATIERES

    DEDICACE i

    REMERCIEMENTS ii

    SIGLES ET ABREVIATIONS iii

    LISTE DES TABLEAUX iv

    TABLE DES MATIERES vi

    INTRODUCTION GENERALE 1

    1. CHOIX ET INTERET DU SUJET 1

    1.1. Intérêt personnel 1

    1.2. Intérêt scientifique 1

    1.3. Intérêt social 2

    1.4. Intérêt académique 2

    2. DELIMITATION DU SUJET 2

    3. PROBLEMATIQUE 3

    4. HYPOTHESES DU TRAVAIL 5

    5. OBJECTIF DE LA RECHERCHE 5

    5.1. Objectif général 6

    5.2. Objectifs spécifiques 6

    6. TECHNIQUES ET METHODES 6

    6.1. Techniques 6

    6.1.1. Technique documentaire 7

    6.1.2. Technique d'interview 7

    6.1.3. Technique d'observation 7

    6.1.4. Technique de questionnaire 8

    6.2. Méthodes d'analyse 9

    6.2.1 Méthode historique 9

    6.2.2. Méthode statistique 9

    6.2.3. Méthode analytico-synthétique 9

    7. SUBDIVISION DU TRAVAIL 10

    CHAPITRE I. CADRE THEORIQUE ET CONCEPTUEL 11

    I.1. DEFINITION DES CONCEPTS 11

    I.1.1. Impact 11

    I.1.2. Information 11

    I.1.3. La communication 12

    I.2. REVUE DE LA LITTERATURE 15

    I.2.1. Notions sur la communication 15

    I.2.1.1. La science de la communication 15

    I.2.1.2. Un processus de communication 15

    I.2.1.3 Les voies de communication 16

    I.2.2. Les principaux types de communication 16

    I.2.2.1. La communication interpersonnelle 16

    I.2.2.2. La communication de masse 17

    I.2.2.3. La communication de groupe 18

    I.2.3. La communication verbale 18

    I.2.4. La communication non verbale 19

    I.2.5. La communication sociale 20

    I.2.6. La communication sociétale 21

    I.2.7. La communication traditionnelle 21

    I.2.7.1. Le tambour 22

    I.2.7.1.1. Le langage tambouriné 22

    I.2.7.2. Devinette 23

    I.2.7.3. Le chant 23

    I.2.7.4. Le proverbe 24

    I.2.7.5. La corne d'antilope 24

    I.2.8. La communication moderne 24

    I.2.8.1. Bref aperçu sur le NTIC 25

    I.2.8.2. Quelques moyens de communication moderne 26

    I.2.8.2.1. Internet 26

    I.2.8.2.2. La téléphonie 28

    I.2.8.2.3. Les medias 29

    I.2.9. Les critiques africaines face à la communication moderne 32

    I.3. THEORIES DE LA COMMUNICATION 34

    I.3.1. Modèle de Shannon et Weaver 34

    I.3.2. Modèle de H.D LASSWELL 37

    I.3.3. Modèle de John White Riley et Matilda White Riley 38

    I.3.4. Modèle de Newcomb 38

    I.3.5. Modèle de Gerbner 39

    CONCLUSION PARTIELLE 41

    CHAPITRE 2. AVANTAGES DES COMMUNICATIONS TRADITIONNELLE ET MODERNE DANS LES RELATIONS SOCIALES AU SEIN DU SECTEUR GISENYI 42

    2.1. DESCRIPTION DU MILIEU D'ETUDE 42

    2.2. IDENTIFICATION DES ENQUETES 42

    2.2.1. Répartition des enquêtés selon le sexe et la cellule 43

    2.2.2. Répartition des enquêtés selon l'âge 43

    2.2.3. Répartition des enquêtés selon le niveau d'étude 44

    2.2.4. Repartions de enquêtés selon la profession 45

    2.2.5. Répartition des enquêtés selon l'état matrimonial 45

    2.3 MOYENS UTILISES FREQUEMMENT PAR LES ENQUETES POUR COMMUNIQUER 46

    2.4. LA PLACE DE LA COMMUNICATION TRADITIONNELLE DANS LA SOCIETE 47

    2.5. LA PLACE DE LA COMMUNICATION MODERNE DANS LA SOCIETE 50

    2.6. EFFICACITE DES OUTILS TRADITIONNELS DE COMMUNICATION 52

    2.7. EFFICACITE DES OUTILS MODERNES DE COMMUNICATION 54

    2.8. LE ROLE SOCIAL ET ECONOMIQUE JOUE PAR LA COMMUNICATION TRADITIONNELLE 56

    2.8.1. Impact social 58

    2.8.2. Impact économique 58

    2.9. LE ROLE SOCIAL ET ECONOMIQUE JOUE PAR LA COMMUNICATION MODERNE 59

    2.9.1 Impact social 60

    2.9.2. Impact économique 61

    2.10. LA PERTINENCE DES CANAUX TRADITIONNELS DANS LES RELATIONS SOCIALES 62

    2.11. NECESSITE D'UNE FORMATION FACE A L'INTRODUCTION DES NOUVELLES TECHNOLOGIES DANS LA SOCIETE 64

    CHAPITRE 3. LES LIMITES DES COMMUNICATIONS TRADITIONNELLE ET MODERNE DANS LES RELATIONS SOCIALES AU SEIN DU SECTEUR GISENYI 69

    3.1. L'ACCESSIBILITE DES MOYENS MODERNES DE COMMUNICATION 69

    3.2. DIFFICULTES RENCONTREES DANS L'USAGE DES VOIES TRADITIONNELLES DE LA COMMUNICATION 72

    3.3. LES DIFFICULTES RENCONTREES DANS LA COMMUNICATION MODERNE 73

    3.4. LES ASPIRATIONS DE LA COMMUNAUTE DE GISENYI FACE AUX OUTILS MODERNES DE COMMUNICATION 76

    3.5. LES CANAUX UTILISES DANS LA COMMUNICATION INTERGENERATIONNELLE ET GROUPALE 77

    3.6. LE NIVEAU D'EFFICACITE DE LA COMMUNICATION INTERGENERATIONNELLE ET GROUPALE AU SEIN DE LA SOCIETE DU SECTEUR GISENYI 80

    3.7. ABANDON DE LA COMMUNICATION TRADITIONNELLE AU PROFIT DE LA COMMUNICATION MODERNE 82

    3.7.1. Influence de la mondialisation 83

    3.7.2. Insuffisance des ressources potentielles 84

    3.8. LES MEFAITS DES MOYENS MODERNES DE COMMUNICATION 84

    3.9. CRITIQUES FACE A LA SOCIETE INFORMATIONNELLE MODERNE 86

    CONCLUSION PARTIELLE 89

    CONCLUSION GENERALE 90

    SUGGESTIONS 91

    RECOMMANDATIONS 92

    BIBLIOGRAPHIE 93

    ANNEXES 96

    INTRODUCTION GENERALE

    1. CHOIX ET INTERET DU SUJET

    1.1. Intérêt personnel

    Personnellement, étant préoccupé par la question d'une bonne communication au sein de notre société ainsi que l'importance qu'elle manifeste dans les relations sociales via les différentes interventions dues à l'introduction des nouvelles technologies d'information et de communication ainsi que sa place au sein même de la société, nous nous sommes intéressé au rôle joué par les communications dite traditionnelle et moderne dans les relations sociales au sein de notre société. Nous essayerons aussi d'expliquer et de crédibiliser les différentes manières ou sortes de communiquer afin de promouvoir les relations sociales. En outre, ce travail nous a permis de renforcer nos capacités intellectuelles d'analyse et d'interprétation de la réalité grâce à des théories acquises, au moyen des techniques et méthodes de recherche appropriées.

    1.2. Intérêt scientifique

    Au point de vue scientifique, nous pensons apporter notre modeste contribution à l'avancement et à l'évolution du système de communication et de l'information dans les relations sociales en particulier et au développement du pays en général. Ce travail constitue un nouveau dossier que nous versons dans le débat scientifique sur l'impact des communications traditionnelle et moderne sur les relations sociales dans les pays en voie de développement. De ce fait, il servira de référence aux futurs chercheurs intéressés par ce sujet.

    1.3. Intérêt social

    Au point de vue social et pratique, le présent travail nous a permis de revoir socialement le système communicationnel aussi bien de la famille restreinte que large, tant au niveau interne qu'externe de celle-ci dans le souci de consolider la cohésion sociale jugée capitale ou importante pour toute société.

    1.4. Intérêt académique

    La réalisation et la présentation d'un mémoire est une activité purement intellectuelle et indispensable rentrant dans le contenu du programme pour tout étudiant finaliste en vue de l'obtention d'un grade universitaire, en ce qui nous concerne, celui de licencié en sociologie. Ce travail répond à cette exigence.

    2. DELIMITATION DU SUJET

    Dans le temps, notre travail couvre la période allant de 1998 à 2010 soit 11ans et cela pour des raisons suivantes :

    L'année 1998 a été choisie parce qu'elle correspond à l'année où on a implanté le premier réseau téléphonique mobile et l'usage courant de l'internet et autres moyens de communication moderne par la masse populaire rwandaise. L'année 2010 a été choisie parce qu'elle correspond à la période de nos recherches sur terrain.

    Dans l'espace, notre étude est délimitée dans le secteur Gisenyi. Nous avons opté de travailler dans ce secteur parce que c'est l'endroit où nous avons évolué jusqu'à ce jour.

    Dans le domaine, notre sujet nous permet d'entrer profondément dans la sociologie de l'information et de la communication sociale.

    3. PROBLEMATIQUE

    La communication est au coeur de toute sociabilité. Tout au long de son histoire, l'homme cherche à communiquer ses sentiments, ses idées, ses émotions, ses messages, à améliorer sa vie socio-économique. Il élabore, ainsi, à partir des codes gestuels, une série de moyens non verbaux de transmission de messages : tambours, cornes, sifflets, cloches, dessins et autres formes de symboles graphiques donnant naissance au pictogramme, puis à l'idéogramme. C'est le développement du langage qui explique la position prééminente de l'homme dans le monde animal et donne à la communication humaine son étendue et sa précision.

    Certaines personnes encore conservatrices de la culture pensent encore que la communication dite traditionnelle, notamment le message tambouriné, les signaux des feux et autres, plus efficace en terme relationnel par rapport à ce que la technologie nous offre notamment le téléphone et autres, puisqu'elles pensent qu'à cette période où l'homme se servait de ces voies dite traditionnelles, qu'il était plus expressif, efficace et honnête à cause du rapprochement ou du contact physique.

    Le gouvernement rwandais comme tant d'autres pays africains, met un accent particulier sur le développement des nouvelles technologies d'information et de communication considérées comme le moteur du développement ainsi promeut son accès à tous. Pour promouvoir un développement durable tant dans le domaine social qu'économique, «nous sommes convaincus que la mise en place de la société de l'information stimule la croissance et procure de nouvelles opportunités dans le domaine de l'éducation, du commerce, de la sécurité alimentaire, aidant ainsi des pays à se développer rapidement et à augmenter leur niveau de vie», souligne l'Union Africaine(Le courrier ACP-UE, 2002 :40).

    Dans son plan d'action quinquennal couramment appelé African Connection (AC) de l'Union Africaine des télécommunications(UAT) réunissant 44 ministres africains des communications désireux de concevoir une stratégie qui permettra au continent de participer à la société planétaire de l'information et de la communication et d'en bénéficier, s'était fixée comme objectifs principaux : L'amélioration des infrastructures de télécommunication, de radio diffusion et d'information en Afrique dont le lancement du projet débuta en 1998 ( www.africanconnection.org consulté le 21/04/2010).


    Mais nous nous posons la question de savoir si l'introduction de ces nouvelles technologies dans notre société rwandaise ne constitue pas un danger pour les relations sociales, notamment la vie publique qui sera mise sur le tapis comme la vie privée où la communion sera brisée, ou l'absence d'une chaleur humaine suite à un manque de contact physique.

    La question de l'authenticité de l'information se pose aussi «Le problème de dialogue et de communication dans une société où les rapports sociaux semblent très marqués par l'importance des considérations de l'hiérarchie, d'autorité d'étiquette de référence.

    Comment maintenir de tels principes sans pour autant entraver les possibilités d'un dialogue efficace et d'une communication authentique? Souligne Mgr BIGIRUMWAMI (MINEPRISEC, 1987:38).

    Effectivement l'exiguïté de notre pays, l'unicité de sa langue et de sa culture, sont autant d'éléments favorables au développement social des communications facile entre les membres de la société d'un bout à l'autre du Rwanda. Que nous réserve la société future dans le domaine des nouvelles technologies d'information et de communication ?

    De cela, nous nous sommes posé deux questions :

    · Existe-t-il des possibilités ou des avantages des communications traditionnelle et moderne dans les relations sociales au Rwanda en général et le secteur de Gisenyi en particulier ?

    · Existe-t-il des limites ou des inconvénients des communications traditionnelle et moderne sur les relations sociales au Rwanda en général et le secteur de Gisenyi en particulier ? 

    4. HYPOTHESES DU TRAVAIL

    · Il existe encore des possibilités ou des avantages des communications traditionnelle et moderne dans les relations sociales au sein du secteur Gisenyi.

    · Il existe des limites ou inconvénients des communications traditionnelle et moderne dans les relations sociales au sein du secteur Gisenyi.

    5. OBJECTIF DE LA RECHERCHE

    L'objectif de cette étude est de montrer qu'il existe des problèmes ou des conflits de communication sociale au sein de notre société, qui se situent au niveau des relations sociales et qui sont dus à l'usage inadéquate des nouvelles technologies d'information et de communication dans la société et qui, pour les uns empêcheraient la cohésion sociale. Outre les problèmes de la promotion sociale, nous montrerons que l'introduction de ces nouvelles technologies est motrice du développement du pays.

    Notre travail répondra à deux objectifs :

    5.1. Objectif général

    Notre objectif général consiste à montrer l'impact qu'ont les communications traditionnelle et moderne sur les relations sociales dans le secteur Gisenyi.

    5.2. Objectifs spécifiques

    Notre travail répond à trois objectifs spécifiques ci-après :

    · Montrer qu'il existe des possibilités ou des avantages des communications traditionnelle et moderne dans les relations sociales au sein du secteur Gisenyi.

    · Montrer qu'il existe des limites ou inconvénients des communications traditionnelle et moderne dans les relations sociales au sein du secteur Gisenyi.

    · Proposer des suggestions pour l'éradication des obstacles freinant la cohésion sociale ainsi que des recommandations pour les futurs chercheurs qui s'intéresseront au même domaine.

    6. TECHNIQUES ET METHODES

    Selon les normes scientifiques, tout travail de recherche scientifique doit être basée sur les méthodes et techniques appropriées. Raison pour laquelle notre travail a fait recours à quelques méthodes et techniques qu'il est important de présenter brièvement.

    6.1. Techniques

    Selon GRAWITZ (1996 :288), les techniques se définissent comme «l'ensemble des moyens et des procédés qui permettent au chercheur de rassembler des données et des informations relatives à son sujet de recherche». Ce sont les instruments de collecte des données au service des méthodes.

    6.1.1. Technique documentaire

    Selon HABIMANA, G (2002 :23) «la technique documentaire est celle qui est orientée vers une fouille systématique de tout ce qui est écrit ayant une liaison avec le domaine de recherche».

    C`est ainsi que nous avons lu des ouvrages, des articles, des mémoires, des rapports et d'autres publications ayant trait à notre objet de recherche. C'est grâce à cette technique que nous avons élaboré le cadre théorique et conceptuel de notre travail.

    6.1.2. Technique d'interview

    Pour GRAWITZ (1996 :237), la technique d'interview «est un procédé d'investigation scientifique utilisant un processus de communication verbale pour recueillir des informations en relation avec le but fixé». Cette technique consiste à avoir un contact direct avec les enquêtés. Elle nous a permis de mener des entretiens avec les sujets enquêtés du secteur de Gisenyi. En outre, les informations que les questionnaires n'ont pas apportées, ont été recueillies à l'aide de l'interview.

    6.1.3. Technique d'observation

    Pour GRAWITZ (1996 :297), la technique d'observation «consiste à une constatation exacte d'un fait à l'aide des moyens d'investigation et d'étude appropriées à cette constatation». L'observation participante nous a permis d'observer le degré de communication interindividuelle, en groupe ainsi que l'importance qui lui est accordée.

    6.1.4. Technique de questionnaire

    Pour GRAWITZ (1996 :338), «un questionnaire est un ensemble des questions posées oralement ou par écrit». Cette technique a une très grande importance parce qu'elle recueille des opinions et des commentaires des personnes interrogées et elle a permis de collecter des données relatives à la compréhension et à l'explication de notre objet de travail.

    6.1.5. Technique d'échantillonnage

    L'échantillon selon GRAWITZ (1996 :136), «est un sous ensemble caractéristique d'une population ou d'un domaine d'activité». Idéalement, c'est toute la population de l'étude qui devrait être utilisée pour obtenir des informations beaucoup plus riches dont le chercheur a besoin, mais souvent les contraintes matérielles et temporelles n'offrent pas la possibilité d'étendre les recherches sur toute la population. Cette technique nous a permis de mener nos recherches sur une population bien déterminée et précise.

    Notre population mère étant tellement nombreuse, nous avons opté pour l'utilisation de la formule d'Alain BOUCHARD qui nous a permis de déterminer un échantillon correspondant à 95 enquêtés, mais seul 85 enquêtés ont répondu à la grille du questionnaire (BOUCHARD, A., 1992).

    Ø explication de la formule

    NC= taille de l'échantillon

    N= taille de l'univers

    n= taille pour une population infinie ainsi l'échantillon correspond à :

    6.2. Méthodes d'analyse

    Selon GRAWITZ (1996 :274), «une méthode est un ensemble des règles ou des procédés pour atteindre dans des meilleures conditions (temps, argent,...), un objectif». Au sens philosophique, une méthode est un ensemble des opérations intellectuelles par lesquelles une discipline cherche à atteindre une certaine fin, découverte ou preuve d'une vérité. Dans notre travail, nous avons fait recours aux méthodes ci-après :

    6.2.1 Méthode historique

    Cette méthode permet de bien saisir et d'interpréter les faits passés afin de mieux comprendre les faits présents, et d'envisager les perspectives d'avenir pour les faits futurs (NZABANDORA, J : 2004). Cette méthode nous a aidé à parler de la communication traditionnelle au Rwanda et son évolution vers une communication moderne.

    6.2.2. Méthode statistique

    Pour GRAWITZ (1996 :382), «la méthode statistique est un ensemble des procédures tendant à une évolution numérique et une analyse des données permettant un certain type de description de leurs caractéristiques et l'élaboration ou la vérification d'hypothèses». Elle est aussi appelée méthode quantitative. Elle analyse et synthétise les données récoltées par questionnaire. Cette méthode nous a permis d'analyser, de traiter, d'interpréter les données recueillies et de les présenter sous forme de tableaux.

    6.2.3. Méthode analytico-synthétique

    Selon GRAWITZ (1996 :390), «la méthode analytico-synthétique est une opération allant du simple au complexe ; opération inverse de l'analyse». Par méthode synthétique, nous synthétisons c'est-à-dire globalisons les informations et données recueillies dans l'ensemble cohérant. C'est-à-dire que nous synthétisons les résultats recueillis en vue de faciliter la tâche au lecteur de ce travail.

    7. SUBDIVISION DU TRAVAIL

    Notre travail sera subdivisé en trois chapitres hormis l'introduction et la conclusion générale.

    · Le premier chapitre élucide les concepts clés de notre travail et passe en revue la littérature les éléments ayant trait avec le sujet de notre recherche. Ensuite présente certaines théories en rapport avec notre sujet de recherche.

    · Le deuxième chapitre consiste à montrer qu'il existe encore des possibilités ou des avantages des communications traditionnelle et moderne dans les relations sociales dans le secteur Gisenyi.

    · Le troisième et dernier consiste à montrer qu'il existe des limites ou inconvénients des communications traditionnelle et moderne dans les relations sociales dans le secteur Gisenyi.

    CHAPITRE I. CADRE THEORIQUE ET CONCEPTUEL

    Le présent chapitre s'articule autour de deux principaux points. Tout d'abord il présente le cadre théorique et conceptuel du sujet en mettant en relief ses principaux termes. Ensuite, il esquisse quelques aspects historiques de la communication.

    I.1. DEFINITION DES CONCEPTS

    I.1.1. Impact

    Dans un sens général, l'impact est un choc, une collision, un heurt. Il désigne aussi un effet produit sur l'opinion de quelque chose. Appliqué à la communication, l'impact est effet relatif à la puissance de la communication, c'est-à-dire les traces qu'elle laisse à celui à qui elle est adressée et suivant le but poursuivi par cette action (sensibilisation, formation, attitude) (NYIRAMUHIMBO, 2003 :16).

    I.1.2. Information

    Le Petit Larousse (1998 :546) définit l'information comme tout renseignement qu'on porte à la connaissance d'une personne, d'un public. Pour NZABANDORA, J (2005) cité par NDIMUBANZI F. (2006 :15) «la communication est impensable sans informations ou des messages contenant des informations. Les informations sont donc des produits véhiculés, transportés par la communication». Il continue en disant que l'information signifie au sens journalistique du terme, une nouvelle très récente, communiquée par les moyens de communication de masse (radio, télévision, journal, affiche, Internet, etc.). La nouvelle c'est ce que l'on porte à la connaissance d'une personne pour la première fois.

    ALBERT (1988 :22) définit le mot «information» comme étant, non seulement la transmission, l'explication des nouvelles de grande et de petite actualité, d'éléments de connaissances et de renseignements mais aussi l'expression des jugements, des idées et des opinions.

    I.1.3. La communication

    La communication est un processus de transmission d'information. Ce terme provient du latin «communicare» qui signifie «mettre en commun». La communication peut être donc considérée comme un processus pour la mise en commun d'informations et des connaissances, elle est aussi la transmission d'informations d'un émetteur à un récepteur comme bon nombre d'auteurs le disent (Http// www.techno-science.net/communication consulté le 12/10/2009).

    D'après les spécialistes de la communication, «communiquer» et «communication signifient, la mise en relation des esprits humains, plus précisément des cerveaux humains» (NZABANDORA, 2005 :20).

    D'après LENET (1988 :10) «l'homme s'exprime pour convaincre, c'est-à-dire pour modifier les connaissances, les opinions et les comportements d'autrui».

    Pour le sociologue américain COOLEY, C, que cite KARAMIRA (2004 :14), «la communication est perçue comme le mécanisme par le quel les relations humaines existent et se développent».


    L'effet de communication ne peut se comprendre que dans une optique de confiance et de réciprocité. C'est au cours des relations dites «primaires» qu'une personne (émetteur) entre en contact avec une autre personne (récepteur) ou, éventuellement, avec un petit nombre d'entre elles, par l'intermédiaire d'un lien physique et au moyen d'un système symbolique (langage), dont ils possèdent l'un et l'autre la clef.

    Ce message a ainsi pour première condition l'existence des sociétés dont il est l'instrument indispensable et constamment employé. La communication est immédiate si le processus fonctionne normalement, réciproque. En effet, le retour sur la source ou réponse (que les théoriciens de la communication appellent le feed-back) est lui-même immédiat, puisque le système peut, dans l'instant s'inverser, l'émetteur devenant récepteur et vice versa de telle sorte qu'il s'établit un échange continu et sans intermédiaire : un dialogue ou une conversation, souligne VOYENNE, B (1962 :11)

    Dans son cours de sociologie de la communication et de l'information sociale, SHYAKA, A (2001 :18) affirme que communiquer consiste aussi à faire passer des informations sur ce que l'on a dans l'esprit. La communication et avant tout un phénomène cognitif. Lorsque des technologies de télécommunication sont employées, la communication doit s'appuyer sur des fonctions complexes (protocoles, normes, etc.). (Http// www.techno-sciences.net consulté le 12/09/2009).

    La communication concerne bien l'homme (la communication intrapsychique, interpersonnelle, groupale,...) que l'animal (la communication intra ou inter espèces) ou la machine (télécommunication, nouvelles technologies,...), ainsi que leurs croisements : homme-animal ; homme-technologie... De ce fait, c'est un objet d'étude partagé par plusieurs disciplines qui ne répond pas à une définition unique.

    Et tout le monde s'accorde pour la définir comme un processus, le point de vue divergent lorsqu'il s'agit de qualifier ce processus.

    Ø Un premier courant de pensée, regroupé derrière les sciences de l'information et de la communication propose une approche de communication plus centrée sur la transmission d'informations. Il s'intéresse aussi bien à l'information l'homme-machine qu'au processus psychique de la transmission de connaissances (avec l'appui des sciences cognitives).

    Ø Un second courant, porté par la psychosociologie, s'intéresse essentiellement à la communication interpersonnelle (duelle, triadique ou groupale). La communication est alors considérée comme un système complexe qui prend en compte tout ce qui se passe lorsque des individus entrent en interaction et fait intervenir à la fois des processus cognitifs, affectifs et inconscients. Dans cette optique, on considère que les informations transmises sont toujours multiples, que la transmission d'informations n'est qu'une partie du processus de communication et que différents niveaux de sens circulent simultanément.

    Ø En fin, un troisième courant issu de la psychanalyse, traite de la communication «intrapsychique».

    Dans son approche psychologique, il est important de souligner que la communication et la relation interpersonnelle sont deux termes proches. La relation désigne la forme et la nature du lieu (familial, de voisinage, professionnel,...) qui unit deux personnes tandis que la communication est le rapport d'interaction qui s'établit lorsque les partenaires sont en présence.

    Ce rapport s'analyse à trois niveaux : intrapsychique (les dimensions de la personnalité de chacun des protagonistes), interactionnel (la structure relationnelle et sa dynamique) et social (le contexte culturel avec ses normes, ses valeurs et ses rituels dans le quel il se place). (PICARD, D et al, 1983 :64).

    I.2. REVUE DE LA LITTERATURE

    I.2.1. Notions sur la communication

    I.2.1.1. La science de la communication

    Cherchant à conceptualiser et rationnaliser des processus de transmission entre être, machine, groupes ou entité. On préférera d'utiliser le terme «science de communication» ou plus simplement la «communication». La communication est issue de la réunion et de mise en commun des connaissances de plusieurs sciences : notamment la linguistique, la télégraphie, la téléphonie, la psychologie, la sociologie, la politique et l'anthropologie. Certains spécialistes du domaine catégorisent cette science comme étant aussi l'étude du mouvement de l'information ; liée à la théorie de l'information.

    I.2.1.2. Un processus de communication

    Il peut être décrit comme étant le processus de transmission d'un message d'un émetteur à un ou plusieurs à travers un media subissant des interférences sous condition de message de rétroaction ou feedback. Cela associe un acte au message et la médiation qui y sont liés. C'est le contexte qui donne le sens de l'échange.

    On préférera alors le terme de «processus de communication» ou tout simplement «une communication ». Nous verrons plus bas qu'il existe différentes façons d'aborder ce qu'est une communication selon les facteurs en compte.

    I.2.1.3 Les voies de communication

    Nous entendons par voies de communication tout ce qui représente les différents moyens de communication et de transport, notamment la télécommunication, les voies routières et ferroviaires, les entreprises de communication,... bref tout ce qui est lié à la médiatisation de message, dans le secteur industriel, publicitaire ou technologique.

    Autrefois théorisées et utilisées par le secteur industriel, tertiaire notamment dans les services, dans la publicité ou dans des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC), la notion a été adoptée et utilisée dans les sciences sociales pour désigner ou montrer les moyens utilisés par les personnes pour véhiculer le message de l'émetteur au récepteur.

    I.2.2. Les principaux types de communication

    La science de la communication englobe un champ très vaste que l'on peut diviser en plusieurs niveaux. En 1987  McQuail (1987 :71), fait une proposition pyramidale de ces niveaux :

    Chaque niveau englobe ceux qui se situent en dessous de lui. Ainsi la communication de masse est le niveau qui est au sommet de cette pyramide et concerne donc tous les autres niveaux. Elle se rapporte à plus de personnes dans le temps et l'espace que les autres et traite tous les niveaux inférieurs. D'où selon McQuail, il existe une certaine prédominance de la recherche pour la communication de masse.

    I.2.2.1. La communication interpersonnelle

    La  communication interpersonnelle est basée sur l' échange 1 émetteur - 1  récepteur.

    Entre humains, c'est la base de la vie en  société. C'est là en général que la compréhension est la meilleure, mais le nombre de  récepteurs est limité à une seule personne. La  rétroaction est quasi systématique. Il y a notamment le  téléphone, la  conversation orale... Mais la communication n'est pas qu'orale. Elle est aussi non verbale (SFEZ, L, 1993 :89).

    I.2.2.2. La communication de masse

    La  communication de masse c'est un émetteur (ou un ensemble d'émetteurs liés entre eux) s'adressant à tous les  récepteurs disponibles. Là, la compréhension est considérée comme la moins bonne, car le bruit est fort, mais les  récepteurs bien plus nombreux. Elle dispose rarement d'une  rétroaction, ou alors très lente. Ce type de communication a été conceptualisé avec l'apparition des notions d'organisation de masse dont quatre éléments sont la  standardisation, le  fordisme, le  taylorisme et la publicité...

    On parle de  médias de masse ou « Mass-média ». En font partie la  radiocommunication, la  radiodiffusion et la  télévision. L'absence de réponse possible en fait un outil idéal de la propagande.

    L'un des ouvrages considéré comme fondateur de la notion de « masse », bien que contestable sur son contenu et son objectivité, est psychologie des foules (1895) du psychopathologue Gustave. La persuasion clandestine, ouvrage de Vance Packard, montre à ce sujet que la science de la manipulation était déjà bien avancée en 1957.

    I.2.2.3. La communication de groupe

    La  communication de groupe part de plus d'un émetteur s'adressant à une catégorie d'individus bien définis, par un  message (communication) ciblé sur leur compréhension et leur  culture propre. C'est celle qui est apparue avec les formes modernes de  culture, souvent axées sur la  culture de masse ( société de consommation), dont la  publicité ciblée est la plus récente et la plus manifeste. Les effets de la communication de groupe se situent entre ceux de la communication interpersonnelle et ceux de la communication de masse (NZABANDORA, 2009 :21).

    La communication de groupe est aussi complexe et multiple car elle est liée à la taille du groupe, la fonction du groupe, et la personnalité des membres qui le compose. On peut également intégrer cette notion dans la communication interne à une entité. Les groupes peuvent alors être des catégories de personnels, des individus au sein d'un même service, etc. On peut aussi intégrer cette notion à une communication externe ciblée vers certains  partenaires ou  parties prenantes de l'entité (MEGRET, E, 2003 :64).

    I.2.3. La communication verbale

    Une  communication verbale est faite de  signes  linguistiques. La parole est l'instrument le plus important pour rendre notre vie intéressante. Sans la parole, nous aurions beaucoup moins des possibilités de montrer aux autres ce que nous sommes, ce que nous pensons, ce que nous ressentons. Moyen de communication par excellence, la parole joue un rôle prépondérant dans les relations sociales. Les paroles sont inépuisables ; c'est le seul don qui soit toujours disponible. Une bonne parole remplace le cadeau qu'on ne peut offrir.

    L'importance de l'oralité africaine réside dans le fait que presque tout le patrimoine culturel africain est mémorisé sous la forme orale.

    L'utilisation des nouvelles technologies de l'information et de la communication serait un support pour faire connaître la culture africaine dans le contexte du cyberespace qu'est le réseau des réseaux : l'Internet (CALVET, L.J, 2002 :64).

    Le langage nous permet de créer pour les autres, du bonheur, mais aussi de la tristesse et de la colère. Autrement dit, la communication verbale est une source importante d'émotions agréables et désagréables «Mettre nos actes en accord avec nos paroles donne à ces dernières un poids que rien ne peut égaler. C'est par des nombreux petits gestes symboles que l'on peut communiquer à autrui des sentiments positifs, mais aussi des certitudes sur nos pensées». Cependant la communication verbale affiche des inconvénients notamment le contenu informationnel peut parfois être altéré à cause de la transmission de bouche à oreille. La rumeur y trouve terrain favorable ce qui rend moins crédible l'information dans certains cas, c'est alors que le verbe est privilégié (BARRIER, G, 2006 :21).

    I.2.4. La communication non verbale

    Est dite «  non verbale » une communication basée sur la compréhension implicite de signes non exprimés par un  langage : l' art, la  musique, la  kinesthésie, les  couleurs, voire les vêtements ou les  odeurs. Ces signes, leur assemblage et leur compréhension ou leur interprétation sont dans leur grande majorité dépendants de la culture. La communication non verbale peut être para-verbale c'est-à-dire qui accompagne la vocalisation. Ainsi lorsque le locuteur explique qu'il faut aller à droite et qu'il bouge sa main dans cette direction, c'est un cas de communication para verbale.

    Croiser les bras dans un signe de protection est aussi une communication non verbale (Idem). Nous désignons par communication non verbale, ce de communication qui s'effectue à travers les gestes du corps, des signes, des qualités physiques, les tendances observables sans pourtant tenir compte de la parole. (Http// www.wp.org/communication, consulté le 23/10/2009).

    I.2.5. La communication sociale

    La communication sociale reste très largement à découvrir et même à inventer, dans la mesure où ce concept qui s'est développé en France dans les années 1970, recouvre des réalités très diverses et a fait l'objet de très peu de travaux scientifiques. Selon le professeur Devèze, l'expression communication sociétale serait née lors des travaux du concile Vatican II (1958) pour permettre à l'église catholique d'échapper à l'image négative que véhiculaient depuis des décennies, des concepts usés comme ceux du prosélytisme ou de la propagande (Http// www.wp.org/communication, consulté le 23/10/2009).

    Définie comme moyen de relier les êtres à travers l'espace et le temps en vue d'obtenir leur interaction, la communication sociale se présente parfois comme un jeu d'aller-retour à travers des medias ou tout simplement des supports qui transforment les récepteurs en émetteurs et vice-versa. La communication en tant que nouvelle discipline des sciences humaines, touche trois domaines : (connaitre, communiquer, agir) et réclame des moyens d'approche qui, jusqu'ici, relevaient de la psychologie, de la sociologie et même finalement de la psychanalyse. Au plan de l'information, les pays africains doivent chercher des nouvelles formes d'organisation et de communication pour maintenir l'équilibre socioculturel et la cohésion nationale (NZABANDORA, 2009 :22).

    Elle peut encore être définie comme un système de pensée et d'action qui cherche à promouvoir la personne humaine prise individuellement ou collectivement, en tant que sujet autant qu'objet de communication. Plus concrètement, la communication nous semble être l'occasion que la société civile donne à ses diverses composantes de mieux se connaître et de dialoguer entre elles. C'est la possibilité ouverte à tout citoyen ou groupe de citoyens d'entrer librement et efficacement en contact avec n'importe quel autre citoyen ou groupe de citoyens, dans un climat de tolérance et de respect mutuel. La communication sociale nous paraît caractérisée par le rejet de toute forme d'organisation qui privilégiait les relations à sens unique et qui, dans le cas d'un échange apparent, ne permettrait pas un dialogue réel (COLLET, H. 2004 :66).

    I.2.6. La communication sociétale

    La communication sociétale est celle qui s'adresse aux individus en tant que groupe et en tant que membre d'une société et c'est pourquoi elle est instrumentalisée, c'est la culture qui parle, c'est la société qui parle. A titre d'exemple illustratif, citons le cas de mariage ; quand on organise le mariage comme la culture le veut, comme la société le veut, ce mariage constitue une communication sociétale, c'est la culture qui a parlé (NZABANDORA, J, 2009 :27).

    I.2.7. La communication traditionnelle

    La culture traditionnelle rwandaise est liée à celle des populations de l'Afrique des grands lacs. La structure de la royauté ancestrale a impressionné les premiers colons par son organisation sophistiquée qu'ils n'arrivaient pas à attribuer à un peuple africain. La croyance traditionnelle en un seul Dieu unique, Imana, sensible à leur condition, les récits oraux, la langue, les proverbes, les chants, les tambours et la danse sont autant d'éléments qui ont caractérisé cette culture et qui ont joué un rôle important dans sa transmission.

    I.2.7.1. Le tambour

    Souvent nommé à tort gong ou tamtam, le tambour est le support favori de l'information pour tout africain. Comme le dit Del Perugia «le tambour représente une source de joie et d'émotion perpétuelle». Mais au Rwanda, sa fonction était réellement haussée au sacré et politique. En effet, d'après son battement, le tambour véhiculait une information. L'imminence d'une guerre était annoncée par le tambour d'alarme «Impuruza» dont tous les Rwandais connaissaient le rythme régulier et monocorde (MINEPRISEC, 1987 :45).

    I.2.7.1.1. Le langage tambouriné

    De tous les moyens sonores de communication dont usent les Africains en dehors de la parole, le langage tambouriné a retenu le plus l'attention : «le téléphone des noirs», ainsi qu'on l'a couramment dénommé. S'il ne constitue pas le seul mode de transmission à grande ou courte distance ; des signaux d'arme ; d'appels ; de commandement et des messages de toutes sortes, le langage tambouriné peut être considéré comme un cas particulier de langue secrète, seuls les auditeurs initiés comprenant le sens de ce qui est énoncé par une succession irrégulière de battements. En Amérique du nord, les Amérindiens utilisaient des tambours qui permettaient de communiquer à distance à l'instar des appareils modernes. Ainsi en frappant sur le tambour, un chaman peut échanger des informations avec un autre chaman ou localiser un gibier (http:// www.wikipedia.org/w/title=Amerindiens&action visité le 12/11/2009).

    Au Rwanda, les tambours royaux Kalinga ; Kimumugizi ; Kiragutse ; Mpatsibihugu, étaient associés aux décisions importantes. C'est en caressant Kalinga, par exemple, que le roi prononçait les sentences de mort. De nos jours encore les festivités officielles et religieuses sont rythmées par le tambour. L'exil d'un citoyen était annoncé par le battement de tambour (MINEPRISEC, 1987 :35).

    I.2.7.2. Devinette

    La devinette ou énigme consiste en échange ritualisé de paroles convenues : d'abord une annonce au défi et signe d'acceptation par la personne à qui l'on va soumettre l'énigme ; puis la question elle-même, présentation paradoxale ou illustrative d'un être, d'un objet, d'une situation. Dans le Rwanda ancien, les devins jouèrent un rôle important dans la société, personne ne pouvait entreprendre une action sérieuse sans les consulter au préalable. Ces derniers étaient comme des maîtres à penser. La pratique de la divination a favorisé paresse intellectuelle et un développement lent des techniques scientifiques. De toutes les manières, les devins ont contribué pour une grande part à l'orientation de l'histoire de notre pays dans la mesure où aucune décision jugée importante ne pouvait être prise sans qu'ils soient consultés d'abord.

    I.2.7.3. Le chant

    Le chant reste de nos jours un instrument privilégié d'information. Les défauts de la société sont décrits à travers chants et chansons. Mathieu NGIRUMPATSE dans une conférence sur la musique traditionnelle rwandaise affirmait : « Au Rwanda, la musique en tant qu'élément de publicité, a joué un rôle très appréciable...». Les Rwandais aiment la publicité chantée (MINEPRISEC, 1987 :35).

    I.2.7.4. Le proverbe

    Le proverbe est une formule langagière de portée générale contenant une morale ou une vérité d'expérience que l'on juge utile de rappeler. Il n'est pas attribué à un auteur contrairement à la citation. Les proverbes sont souvent très anciens à l'origine populaire et par conséquent de transmission orale comme le proverbe africain. Ils servent généralement d'argument d'autorité. Les proverbes appartiennent au patrimoine linguistique d'un pays. Se pose alors la question de leur conservation (c'est-à-dire de leur mise par écrit). Certains proverbes en contredisent d'autres, suivant par exemple, qu'ils célèbrent les vertus de l'audace, ou au contraire, de la prudence.

    Exemple : «qui ne tente rien, n'a rien» et «dans le doute, abstiens-toi». ( http://www.wikipedia.org/w/index.search=Eloquence+proverbiale&fulltext. consulté le 12/4/2010).

    I.2.7.5. La corne d'antilope

    La corne d'antilope ou le waterbuck (ihembe) servait comme support de communication. Le plus souvent elle était sonnée comme indicatif, l'information venant directement après, prononcée par la bouche même. Les chasseurs se servaient de la corne pour annoncer les rassemblements, avant ou après une partie de chasse. En cas d'attaque dans les régions éloignées de la cour ou pour convoquer un nombre important de citoyens, on sonnait la corne.

    I.2.8. La communication moderne

    La communication moderne peut être définie comme étant un moyen de transmission d'information utilisant ou usant des outils modernes de communication comme l'internet, la téléphonie, les medias, les affiche etc.

    I.2.8.1. Bref aperçu sur le NTIC

    Les avancés rapides du marché et des techniques dans le domaine des technologies de l'information et de la communication ont des répercussions sur presque la totalité des secteurs de la société, non seulement dans les pays du Nord mais aussi dans les pays en développement.

    Le terme «nouvelles technologies de l'information et de la communication» (NTIC) est actuellement utilisé pour designer un large éventail de services, d'applications et de technologies faisant appel à divers équipements et logiciels fonctionnant souvent par l'intermédiaire des réseaux de communication bien connus, tel que la téléphonie fixe, la téléphonie mobile, l'Internet, le fax,...

    Les NTIC permettent aux sociétés de produire, d'avoir accès, d'adopter et d'utiliser les informations en plus grandes quantités et ce pour des fins variées. L'expansion rapide des NTIC tel que le world wide web (www), messagerie électronique, téléphone et satellite, est entrain de révolutionné le monde.

    Le Rwanda, un pays enclavé et pauvre en Afrique de l'Est, qui porte encore les cicatrices du génocide de 1994, est loué dans la région pour son engagement et son approche unifiée à l'égard du développement et du déploiement des TIC. Sa vision 2020, par exemple, met l'accent sur le potentiel des TIC à assurer le développement socio-économique dans les régions urbaines et rurales et la stratégie de développement économique et de réduction de la pauvreté qui a été formulée ; en fait son propre directeur.

    Les TIC fournissent à notre pays une nouvelle ouverture à l'étape d'industrialisation et à la transformation de notre économie axée sur l'information et les connaissances. Cela se traduit par l'engagement ferme pris le gouvernement, le secteur public et privé à embrasser les TIC.

    La façon dont les sociétés entretiennent des rapports, font leurs affaires, s'engagent sur les voies de la concurrence aux marchés internationaux, élaborent leurs programmes de développement dépend des progrès qu'ils ont réalisé dans le domaine des nouvelles technologies de l'information et de la communication (TIC).

    Seulement, comme le dit le proverbe, il ne faut pas jongler dans le noir avec des poignards. C'est dire, en d'autres termes, qu'il faut que des recherches soient faites pour que l'authenticité de nos valeurs culturelles spécifiques soit protégée. Il faudrait aussi éviter qu'une mauvaise utilisation des moyens modernes de communication vienne créer des besoins au-delà d'un certains seuil souhaitable et raisonnable. Encourager un groupe social à désirer plus qu'il ne peut produire entraîne immanquablement des conséquences préjudiciables à la paix sociale.

    La nouvelle civilisation du verbe et de l'image qui a ébranlé les bases de ce qui faisait la force des sociétés africaines, doit nous donner, et peut nous donner effectivement les moyens de rétablir notre équilibre dans un nouveau système comme base, le dialogue dans le style négro-africain d'hier.

    ( http://www.rwandagateway.org/article.php3?id_article=618&lang consulté le 23/11/2009).

    I.2.8.2. Quelques moyens de communication moderne

    I.2.8.2.1. Internet

    L'histoire de l'Internet remonte au développement des premiers réseaux de télécommunication. L'idée d'un réseau informatique permettant aux utilisateurs de différents ordinateurs de communiquer, se développa par des nombreuses étapes successives. La somme de tous ces développements conduisit au «réseau des réseaux» (network of networks) que nous connaissons aujourd'hui en tant que l'Internet. Il est le fruit à la fois de développements technologiques et du regroupement d'infrastructures du réseau existant et des systèmes de télécommunications (BRETON, P, 2000 :89)

    L'infrastructure de l'Internet se répandit autour du monde pour créer le large réseau mondial d'ordinateurs que nous connaissons aujourd'hui. Il se répandit au travers des pays occidentaux puis frappa à la porte des pays en voie de développement, créant ainsi un accès mondial à l'information et aux communications sans précédent ainsi qu'une fracture numérique. L'Internet contribua à modifier le système social et économique du monde.

    Au Rwanda, l'utilisation de l'Internet est en pleine explosion. Surtout en ce qui concerne la messagerie électronique : une ribambelle de cafés Internet qui poussent les uns après les autres le long des rues du centre de Kigali, même partout ailleurs dans les coins et recoins du pays et la rapidité de leurs connexions n'a rien à envier à leurs confrères européens.

    Toujours pleins, leur fréquentation témoigne du succès grandissant de ce nouveau moyen pour communiquer qui permet de traverser les frontières comme pour surmonter les insuffisances des réseaux traditionnels.

    Même si le développement des réseaux informationnels surtout d'Internet permet de mettre à disposition du monde entier des informations sur des cultures méconnues, une question se pose ! «Comment concilier les visions de ceux qui communiquent par Internet avec ceux qui n'ont jamais vu une route goudronnée de leur vie ?» Avant de développer les voies virtuelles ne faudrait-il pas de se préoccuper d'équiper tout le pays de routes bien réelles dans un état décent ? Car s'il est vrai que les principales villes du pays sont reliées par de relativement bonnes routes, celles qui sortent des axes principaux sont catastrophiques (BRETON, P., 2000 :89).

    I.2.8.2.2. La téléphonie

    Face à ces concurrences matérielles, un enthousiasme paradoxal pour les technologies les plus modernes est en phase de s'emparer de la population, ou du moins des classes les plus aisées économiquement, c'est-à-dire des gens de la capitale et de grandes villes, des employés des ONG internationales, ainsi que des responsables politiques et économiques des compagnies. Le boum de la téléphonie mobile est une réalité africaine et rwandaise en particulier. Le téléphone est devenu le moyen le plus sûr pour joindre les personnes. Ainsi, même perdu au milieu des collines à Nyarurema, il possible de capter dans certains endroits le précieux signal qui nous relie avec le monde moderne. Malgré ses coûts d'appels chers par rapport au revenu moyen par habitant et son prix en soi, le téléphone reste un moyen le plus fiable en cas d'urgence.

    Le téléphone mobile peut être considéré comme un objet que l'utilisateur aurait en permanence sur lui. En Chine, pays bénéficiant du marché de la plus forte croissance mondiale dans le secteur de la téléphonie mobile, 61% des personnes interrogées ont répondu qu'elles ne pourraient pas se séparer de leur téléphone mobile.

    Les fonctionnalités du mobile évoluent et les utilisateurs y auront de plus en plus recours pour un usage autre que la communication traditionnelle, une nouvelle ère du secteur de la téléphonie et de la branche de la publicité pourrait s'ouvrir. L'industrie du téléphone mobile a ainsi généré plus de 6milliards d'euro en 2004 avec une croissance de 40%. Il serait donc important pour les entreprises de se positionner dans la téléphonie pour mieux influer sur le choix du consommateur (BRETON, P. ,2000 :90-95)

    I.2.8.2.3. Les medias

    Selon le dictionnaire LAROUSSE, le media désigne la technique de diffusion de masse de l'information (radio, télévision, presse écrite, publicité, etc.) constituant à la fois un moyen d'expression et un d'intermédiaire transmettant un message à l'intention d'un groupe (LAROUSSE, 1989 :204).

    La radiodiffusion sonore et la télévision qui, avec la presse écrite, les livres et le cinéma, constituent les moyens de grande information, et sont devenus un facteur essentiel de la vie moderne. Ces moyens d'information (journaux et radiodiffusion), sont totalement tributaires des télécommunications, les premiers pour le rassemblement rapide des informations à publier et la seconde parce qu'elle est le support même de l'information.

    10 La presse écrite

    L'histoire nous apprend que le congrès de Berlin de 1885 assura le partage de l'Afrique entre trois grandes puissances coloniales déjà établies (Angleterre, France, Portugal) aux quelles s'ajoutèrent les belges et les allemands. Avant cette date, au Rwanda comme partout en Afrique, la transmission de l'information se faisait d'une façon traditionnelle. On ne pouvait se transmettre l'information ou le message que de bouche à oreille ou à l'aide de quelques instruments à percussion. Ce moyen était imposé en raison d'une population totalement analphabète. Il persista alors jusqu'au moment ou le missionnaire évangélisateur introduisit l'alphabet, ce qui a permis une ouverture d'esprit de la masse la masse paysanne à d'autres valeurs socioculturelles. Vu l'effectif allemand qui était insignifiant pour justifier la création d'un journal propre, ce fut un défit même dans un pays tout entier de civilisation orale où il n'y avait nul autre lecteur même potentiel.

    A l'occupation belge peut avant l'indépendance, grand nombre de journaux furent crées notamment : Temps nouveaux d'Afrique (1954) qui traitait les nouvelles de la région environnant le Rwanda, le Burundi et l'Est du Congo-Belge ; le petit journal des enfants «Hobe» vit le jour en 1955 sous l'initiative de Mgr BIGIRUMWAMI devançant ainsi «Imvaho» l'ainé de la presse publique qui débuta en 1960 (BART, 1982 :123).

    2° La radio

    La radio est le premier media dans l'histoire capable d'atteindre en directe une audience aussi dispersée et nombreuse. Ni la presse, ni le cinéma ne sont des medias de diffusion capable de devancer la radio. Le direct remplace le différé, l'immortalité des ondes marque sa puissance comparée à la matérialité du papier journal ou à celle de la salle cinéma.

    C'est seulement pendant la première guerre mondiale que la radio entre dans l'histoire en tant que media. En Novembre 1917, une radio annonce depuis le croiseur Aurore que le soviet de Petrograd prend la tète de la résistance au gouvernement légal. En battant la presse sur son propre terrain, la radio s'illustre là où personne ne l'attendit par sa faculté d'être dans plusieurs lieux à la fois. Ne devait-elle pas seulement permettre à des militaires engagés dans le conflit de s'échanger des messages à l'abri des oreilles indiscrètes ?

    La radio s'impose entre 1918 et 1925. Au téléphone, elle emprunte une omniprésence parfaite. Les messages sont reçus à l'instant même où ils sont émis, sans aucun délai. Outre, ces derniers atteignent simultanément tous les membres d'une population dispersée qu'ils se trouvent chez eux ou ailleurs, qu'ils soient seuls ou rassemblés. Enfin, la radio remplit une fonction intermédiaire entre l'édition, la poste ou la téléphone d'un côté : elle produit des messages qu'elle offre à un public libre de recevoir ou pas, de l'autre côté : elle donne à tous, à tout instant, la possibilité de se mettre sur la même longueur d'ondes (TUDESQ, A-J, 1999 :53).

    C'est la radio, qui, depuis sa naissance, a tracé le chemin aux deux grands medias du 20è siècle, la télévision et les multimédias. Marshall Mc Luhan cité par Francis Balle, soulignait en 1964, dans son oeuvre «Pour comprendre les médias», les atouts particuliers de la radio : «Elle touche les gens dans leur intimité. C'est une relation de personne à personne qui ouvre tout un monde de communication tacite entre l'auteur (speaker) et l'auditeur. C'est là, le côté direct de la radio (...), des profondeurs subliminales de la radio surgit l'écho résonnant des trompes tribales et des tambours antique». La radio offre la possibilité à certaines communautés ou certaines «tribus» sociales de s'affirmer, de s'afficher, voire de prendre conscience de leur propre existence. Aujourd'hui, le numérique permet à la radio de poursuivre sa progression dans la vie des audiences particulières. Chemin faisant, le média se banalise par l'usage de l'usure (BALLE, F, 2000 :32).

    3° La télévision

    Le mot télévision a existé avant la chose qu'il caractérise. Utilisé pour la première fois à l'occasion de l'exposition universelle de Paris, il désigne d'abord la transmission à distance d'images animées et sonorisées. La découverte de cette technique remonte à 1923.

    Entre 1950 et 2000, l'aventure de la télévision est mêlée aux progrès de la technique et à tous les combats pour la liberté. En 1960, John F. Kennedy est élu président des Etats-Unis. Absolu ou presque, les journalistes attribuent son élection à ses prestations télévisées. Désormais, la télévision est censée déterminer les élections, les publicités marketing, faire et défaire les réputations voire, même assurer la cohésion sociale.

    A moins d'une décennie de sa mise au point, la télévision est devenue un «mass média». Curiosité technique avant 1950, elle a conquis le plus grand nombre sur les brisées de ses devanciers qui sont la presse, le cinéma et la radio. Elle leur impose ses règles dans le domaine de l'information, du divertissement et de l'animation.

    Aucun média avant la télévision n'avait inspiré autant de craintes. Jean CASENEUVE cité par Francis BALLE répertorie ses sept sujets d'interrogations qui sont aux yeux de nos contemporains, des motifs d'inculpations : son indépendance relative, son goût pour le spectacle, sa démagogie, son appel à l'émotion, son mépris pour la culture, ses multiples violences à la vie privée et ses préférences pour le divertissement (BALLE, F, 2000 142).

    I.2.9. Les critiques africaines face à la communication moderne

    L'informatique se présente comme une possibilité historique pour nos pays, de relever tous les défis du sous développement : retard technique, blocage mental, non compétitivité, etc. Une telle possibilité peut-elle être saisie dans la concertation et la coopération des Etats sans renoncement à des souverainetés nationales ?

    A ceux qui choisissent l'informatique pour conjurer cette menace, ont dit quelquefois : « Et si l'informatique n'était qu'un remède d'une efficacité momentanée, une recette de sorcier en mal d'exportation, n'est-ce pas un risque dangereux ?».

    Si les responsables nationaux des pays africains perçoivent concrètement l'utilité des mass-médias et particulièrement la radio, l'Internet et la télévision, ils ne précisent pas toujours clairement la place et le rôle que ces moyens de communication de masse doivent jouer dans la mise en oeuvre de leur politique de développement culturel, social et économique.

    C'est l'UNESCO qui nous rappelle que « la télévision, la radio, le film, les cassettes et tout l'attirail des nouveautés techniques ne sont que des outils et, de ce fait, ne valent que par la façon dont l'homme saura les utiliser.

    La télématique ne va contribuer qu'à isoler un peu plus l'individu. Enfermé au bureau puis dans son appartement, l'être humains sera relié au monde par des boutons et le monde lui apparaîtra sur des écrans. Peut-être l'homme du 21è siècle perdra-t-il l'usage de la parole ? Le téléphone en rendant la communication facile et rapide, l'a, simultanément, rendue superficielle. La télévision, en pénétrant dans les foyers, uniformise les loisirs, standardise l'individu en récepteur passif et tue l'échange (MINEPRISEC, 1987 :32).

    Une des racines du mal dans la société que traverse le monde actuel, c'est le manque de communication. Dans une société hiérarchisée où l'individu n'est qu'un rouage du système, le courant ne passe plus entre les rouages, et la machine se détraque. La télématique c'est le progrès de la technologie, non le progrès de l'homme, non la progression vers un plus grand épanouissement. Il semble que nous avons encore besoin de quelques leçons.

    Il importe toute fois de noter que les techniques modernes ont rendu plus complexes les moyens par lesquels les individus et les groupes échangent d'informations entre eux, c'est pourquoi la manière de communiquer devient importante, c'est de ce fait que au plan de l'information, les pays africains doivent chercher des nouvelles formes d'organisation et de communication pour maintenir l'équilibre socioculturel et la cohésion nationale et quelque soient les perfectionnements qui puissent être apportés aux systèmes mondiaux de télécommunications, le progrès de l'avenir ne pourra jamais être comparable a celui du récent passé (MINEPRSEC, 1987 :32).

    I.3. THEORIES DE LA COMMUNICATION

    Des nombreux théoriciens de la communication ont cherché à conceptualiser ce qu'était une «communication». Il ne s'agit pas là d'une liste exhaustive, tant les modèles sont nombreux et complémentaires. Nous cherchons à en donner une évolution générale en donnant les plus connus de ces modèles et l'apport qu'ils ont induit (( http://www.wikipedia.org/communication%20-%20W.webarchive consulté le 13/10/2009).

    I.3.1. Modèle de Shannon et Weaver

    Ce que l'on nomme la théorie moderne de la communication et de l'information, remonte aux premiers travaux de Norbert Wiener et d'un de ses anciens élèves, devenu ingénieur, Claude Elwood Shannon qui écrivit avec Warren Weaver The Mathematical Theory of Communication (1949).

    Le modèle de Claude SHANNON et WEAVER est centré sur la théorie du traitement de l'information. Il s'agit d'un système mécanique puisqu'il a été élaboré pour les besoins de laboratoires Bell. Ceux-ci voulaient savoir comment une source d'information pouvait apporter un message à une destination avec un minimum de distorsion en débit des interférences. Elle désigne aussi un modèle linéaire simple de la communication : cette dernière y est réduite à sa plus simple expression, transmission d'un message. On peut résumer ce modèle en «un émetteur, grâce à un codage, envoie un message à un récepteur qui effectue le décodage dans un contexte perturbé de bruit».

    Figure1 : schéma de la communication

    Destination

    Emetteur

    Source d'information

    Récepteur

    Message Message

    Source
    de
    bruit




    (Source : E Shannon et C Weaver, 1975 : 69)

    Apparu dans Théorie mathématique de la communication ( 1948), ce schéma sert à deux mathématiciens  Claude Shannon (père entre autres de nombreux concepts  informatiques modernes) et  Warren Weaver  à illustrer le travail de mesure de l'information entrepris pendant la  Seconde Guerre mondiale par  Claude Shannon (ce dernier a été embauché par Weaver à l'Office of Scientific Research and Development pour découvrir, dans le  code ennemi, les parties  chiffrées du  signal au milieu du  brouillage). À l'origine, les recherches de Shannon ne concernent pas la communication, mais bien le  renseignement militaire. C'est Weaver qui a "traduit" la notion de brouillage par celle de " bruit", la notion de signal par " message", la notion de codeur par " émetteur", la notion de décodeur par " récepteur"... Jusqu'à la fin de sa vie,  Claude Shannon se défendra contre la reprise du soi-disant modèle pour autre chose que des considérations mathématiques.

    Ce modèle, malgré son immense popularité, ne s'applique pas à toutes les situations de communication et présente de très nombreux  défauts :

    a) et s'il y a plusieurs  récepteurs ?

    b) et si le  message prend du  temps pour leur parvenir ?

    c) et si la  réalité décrite n'existe pas ailleurs que chez le premier locuteur ?

    d) et s'il y a plusieurs messages (au besoin contradictoires) qui sont prononcés en même temps?

    e) et s'il y a un lapsus ?

    f) et si sont mis en jeu des moyens de séduction, de menace ou de  coercition ?

    g) et si le  message comporte des  symboles nouveaux ou des jeux de mots ?

    Nous pouvons également énumérer les 3 types de problèmes de communication relevés par Shannon et Weaver.

    Ø Les problèmes techniques qui concernent l'exactitude du transfert des séries de symboles, en fonction du canal, de l'espace et du temps, depuis l'émetteur jusqu'au récepteur.

    Ø Les problèmes sémantiques qui concernent l'identité entre l'interprétation du récepteur et l'intention de l'émetteur. Il s'agira de s'assurer que les images, les représentations de l'objet convoyé sont les plus proches possible, pour l'émetteur et le récepteur.

    Ø Les problèmes d'efficacité concernent les succès avec les quels la lignification transportée jusqu'au receveur, provoque chez lui la conduite désirée (BOUGNOUX, D, 1994 :64).

    En sus de la réalité, le model de Shannon et Weaver considère que le récepteur est passif : toutes les recherches en science de l'information et de la communication montrent que cela est simpliste, ou faux ( http://www.wikipedia.org/communication%20-%20W.webarchive consulté le 13/10/2009).

    I.3.2. Modèle de H.D LASSWELL

    H.D Lasswell s'est fait un nom en modernisant la communication de masse  Pour lui, il s'agit de la décrire à travers les questions : « : Qui, dit quoi, par quel canal, à qui et avec quel effet ? ». C'est la stricte reprise des cinq questions que  Quintilien adressait à tout apprenti  rhéteur.

    Ø Qui ? : correspond à l'étude sociologique du ou des milieux et organismes  émetteurs.

    Ø Dit quoi ? : se rapporte au contenu du message, à l'analyse de ce contenu.

    Ø Par quel  média ou  canal ? : C'est l'ensemble des techniques utilisées pour diffuser l'information à un instant donné dans une société donnée.

    Ø A qui ? : vise l'auditoire, ou audience. C'est-à-dire les publics  récepteurs avec des analyses selon des variables

    Ø Avec quels effets ? : Il s'agit d'analyser et d'évaluer les influences du message sur l' audience.

    Ce modèle conçoit la communication comme étant un processus d' influence et de  persuasion, très proche de la  publicité. Ce modèle dépasse la simple transmission du message (même s'il y reste centré) et envisage notamment les notions d' étapes de communication, la capacité de pluralité des  émetteurs et des  récepteurs et de finalité d'une communication (ses  enjeux).

    Pourtant il est critiquable, sur la même base que les critiques émises contre le modèle de  Claude Shannon et Weaver. En effet il envisage la communication comme une relation d'autorité et de persuasion. Et il néglige le message de  rétroaction, ainsi que les notions de  psychologie et de  sociologie de part et d'autre de la  relation de communication. Le  récepteur est toujours considéré comme passif, ce qui est encore inexact, car il existe en général  interaction entre l' émetteur et le  récepteur, ce qui n'est pas pris en compte dans ce modèle.

    L'un de ses ouvrages majeurs - Propaganda Technique in the World War ( 1927) - fait partie des ouvrages de référence dans l' usage de la  propagande dans la  Seconde Guerre mondiale. Sa vision autoritaire, voire autoritariste de la communication, lui vaut de nombreux ennemis, encore aujourd'hui ( http://www.wikipedia.org/communication%20-%20W.webarchive consulté le 13/10/2009).

    I.3.3. Modèle de John White Riley et Matilda White Riley

    Dans ce modèle est considérée en premier lieu l'appartenance des individus humains à des groupes. L' émetteur rebaptisé  communicateur, et le  récepteur sont donc distribués dans des groupes primaires (familles, communauté, petits groupes...) sociologiques.

    Ces groupes influeraient la façon de voir, de penser et de juger de leurs membres. Et ces groupes évoluent dans un contexte social dont ils dépendent. Ce modèle de  Matilda White Riley et de  John White Riley introduit de nouvelles notions, notamment celle de  contexte et d'appartenance à un groupe, liées à la  sociologie. De plus ce modèle est le premier à prendre en compte la notion d'une boucle de rétroaction, entre l'émetteur et le  récepteur. Cela montre qu'il y a réciprocité et inter-influence entre les individus. Ce modèle est à l'origine des travaux sur la  communication de groupe.

    I.3.4. Modèle de Newcomb

    Théodore M. Newcomb 1953, présente le modèle ABX triangulaire et devient le premier à introduire le rôle de communication dans la relation sociale.

    Newcomb relève dans les relations sociales deux dimensions. L'attitude, qui est la qualité du lien affectif, et l'union qui est la spécificité du lien. À travers ces deux grilles d'analyse, il va s'intéresser à l'équilibre ou le déséquilibre d'une relation sociale. Une relation est dite équilibrée lorsque les attitudes ont la même orientation. Son hypothèse est que nous sommes tous à la recherche d'un équilibre dans la situation de communication. S'il n'est pas atteint, nous souhaiterons alors soit réduire ce déséquilibre, soit rompre la relation. Newcomb s'intéresse donc à la notion de similarité, à leur possession, leur association ou à leur contraire.

    Il nous fait également remarquer que les relations se nouent généralement autour d'un objet (thème de conversation, une personne, une passion commune...).

    Le modèle de Newcomb soulève donc des faits essentiels selon quoi toute situation de communication met en présence des individus caractérisés par des attitudes, des motivations et que toute situation de communication peut être un moyen de faire évoluer une relation. La communication est donc ici appréhendée comme un phénomène dynamique et complexe et non mécanique ( http://www.wikipedia.org/communication%20-%20W.webarchive consulté le 13/10/2009).

    I.3.5. Modèle de Gerbner

     

    Sociologue des  années 1950, avait l'ambition de formuler un modèle général de la communication. Il présente en  1956 un modèle beaucoup plus complexe que les précédents. Son modèle s'articule autour de deux propositions essentielles :

    · Il lie le message au  contexte, ainsi il permet de se renseigner sur la signification du  message.

    · Il décrit le processus de communication comme un ensemble à deux dimensions : une perceptive et une autre dimension pour le contrôle.

    Le trait particulier de ce modèle est qu'on peut l'appliquer aux différentes formes de communication en fonction du  contexte.

    Il convient à un acte de communication interpersonnelle entre deux  personnes mais aussi au processus plus complexe de la  communication de masse.

    ( http://www.wikipedia.org/communication%20-%20W.webarchive consulté le 13/10/2009).

    CONCLUSION PARTIELLE

    Dans ce premier chapitre intitulé CADRE THEORIQUE ET CONCEPTUEL, nous avons défini les termes relatifs au sujet pour faciliter les lecteurs de ce mémoire une bonne compréhension. Ensuite nous avons esquissé quelques aspects sociologiques de la communication où nous avons parlé des différentes voies des communications traditionnelle et moderne ainsi des critiques africaines à l'égard de la communication moderne. Nous avons en outre donné quelques théories sur la communication. Enfin nous avons décrit notre milieu d'étude.

    CHAPITRE 2. AVANTAGES DES COMMUNICATIONS TRADITIONNELLE ET MODERNE DANS LES RELATIONS SOCIALES AU SEIN DU SECTEUR GISENYI

    Dans ce présent chapitre intitulé «Avantage des communications traditionnelle et moderne dans les relations sociales au sein du secteur Gisenyi», nous allons relever les possibilités ou avantages de la communication traditionnelle et moderne dans leur usage au sein de la société rwandaise de Gisenyi. Nous verrons la place de la communication au sein de la société, son efficacité, son impact sur la population dans sa vie quotidienne, sur le plan économique ; social ; sanitaire et même de l'éducation.

    2.1. DESCRIPTION DU MILIEU D'ETUDE

    Le secteur administratif de Gisenyi est le chef lieu du district de RUBAVU. Ce dernier est composé de douze secteurs. Il est situé au Nord - Ouest du pays, délimité à l'Est par le secteur de Nyamyumba, au Nord par celui de Rugerero, et enfin, au Sud par le lac Kivu (MONOGRAPHIE du secteur Gisenyi, 2009, p. 33)

    2.2. IDENTIFICATION DES ENQUETES

    Pour bien mener notre analyse, il convient de déterminer les personnes censées détenir les informations utiles à la recherche. En effet, nous allons identifier nos enquêtés selon les critères démographiques suivants : la structure par âge, la structure par sexe, le niveau d'étude, la profession ainsi que l'état matrimonial.

    2.2.1. Répartition des enquêtés selon le sexe et la cellule

    Tableau 1: Répartition des enquêtés selon le sexe et par cellule

    Cellule

    Femmes

    Hommes

    Nombre d'enquêté

    Bugoyi

    4

    11

    15

    Kivumu

    4

    11

    15

    Umuganda

    5

    11

    16

    Nengo

    6

    9

    15

    Rubavu

    6

    10

    16

    Amahoro

    5

    3

    8

    total

    30 (35.3%)

    55 (64.7%)

    85 (100%)

    Source : Notre enquête, avril 2010

    35.3% de la population enquêtée était de sexe féminin et 64.7% de la population enquêtée était des hommes, ce qui nous a donné plus d'avis des hommes que ceux des femmes. En majorité, les femmes se réservaient ou étaient moins ouvertes que les hommes.

    2.2.2. Répartition des enquêtés selon l'âge

    Tableau 2: Structure par Age

    Tranche d'âge

    effectif

    pourcentage

    20-25

    26

    30.8%

    26-29

    22

    26%

    30-35

    12

    14%

    36-39

    12

    14%

    40-45

    6

    7%

    46-50

    7

    8.2%

    total

    85

    100%

    Source : Notre enquête, avril 2010

    Dans le tableau ci-dessus, il est clair que près d'un tiers des enquêtés, soit dans 30.8% ont la tranche d'âge située entre 20 -25 ans ; 26% des enquêtés dans la tranche d'âge située entre 26-29ans ; 14% des enquêtés sont dans la tranche d'âge 30-35ans ; 14% des enquêtés étaient situés dans une tranche d'âge de 36-39ans, par contre 7% des enquêtés sont dans la tranche d'âge de 40-45ans et 8.2% d'enquêtés sont dans la tranche de 46-50ans. Ce qui explique la présence de certains commentaires sur l'usage des voies traditionnelles de communication. De façon générale, nos enquêtés sont majoritairement jeunes. Ils sont par conséquent attirés par les nouvelles technologies de l'information et de communication.

    2.2.3. Répartition des enquêtés selon le niveau d'étude

    Tableau 3: Structure selon le niveau d'étude

    Niveau d'étude

    Effectif

    Pourcentage

    Primaire

    37

    43.5%

    Secondaire

    34

    40%

    Universitaire

    14

    16.5%

    Total

    85

    100%

    Source : Notre enquête, avril 2010

    Suivant le tableau ci-dessus, près de la moitié des enquêtés ont un niveau d'étude primaire soit 43.5% contre 40.6% des enquêtés qui ont un niveau d'étude secondaire ; un pourcentage faible, soit 16.5% ont un niveau d'étude universitaire. A partir de ces résultats affichés dans le tableau ci haut, nous remarquons que les personnes enquêtées ont toutes une instruction scolaire même si cette instruction ne soit pas égale. Tous les enquêtés sont capables de lire et de comprendre les questions.

    2.2.4. Repartions de enquêtés selon la profession

    Tableau 4: Structure suivant la profession

    profession

    effectif

    Pourcentage

    Sans emplois

    10

    11.8%

    Agents de l'Etat

    15

    17.6%

    Secteurs privés

    10

    11.8%

    Enseignants

    20

    23.5%

    Etudiants

    30

    35.3%

    Total

    85

    100%

    Source : Notre enquête, avril 2010

    Dans le tableau ci-dessus, sur total de 85 enquêtés, 11.8% des enquêtés ne disposent pas d'un emploi, 17.6% des enquêtés sont des agents de l'Etat, soit au district ou au secteur ; 11.8% des enquêtés travaillent dans les secteurs privés, soit à la banque, hôtel etc. 23.5% des enquêtés sont des enseignants, soit dans les établissements publics ou privés et enfin, 35.3% des enquêtés sont des étudiants, soit à l'école secondaire ou à l'université.

    2.2.5. Répartition des enquêtés selon l'état matrimonial

    Tableau 5: Répartition des enquêtés selon l'état matrimonial

    Etat matrimonial

    effectif

    pourcentage

    Célibataires

    70

    82.4%

    Mariés

    15

    17.6%

    Source : notre enquête, avril 2010

    Comme nous le remarquons dans le tableau ci-dessus, un pourcentage important des enquêtés est celui de non mariés soit 82.4%, tandis que 17.6% des personnes interrogé mariées. Cela ne surprend pas car la population est jeune.

    2.3 MOYENS UTILISES FREQUEMMENT PAR LES ENQUETES POUR COMMUNIQUER

    Il s'agira d'identifier d'après les résultats obtenus sur terrain au près des enquêtés, les moyens utilisés fréquemment pour communiquer à distance pour la réception ou la transmission des messages.

    Tableau 6: Les moyens modernes de communication utilisés fréquemment pour communiquer à distance

    Moyens modernes de communication fréquemment utilisés

    effectif

    pourcentage

    Téléphone

    53

    61.2%

    Internet

    18

    21.2%

    Tambour

    0

    0%

    Fax

    7

    8.2%

    Messager

    1

    1.1%

    Courrier postal

    6

    7.1%

    total

    85

    100%

    Source : Notre enquête, avril 2010

    Comme nous pouvons le remarquer dans le tableau ci-dessus, 61,2% des répondants affirment utiliser les téléphones comme moyens de communication à distance, 21.2% des enquêtés, recourent l'Internet, 0% de personnes enquêtées utilisent le tambour, 8.2% utilisent le fax, 1.1% des nos enquêtés se servent d'une personne pour transmettre l'information ou le message, enfin 7.1% utilisent le courrier postal pour transmettre le message.

    Ces résultats nous montrent à quel niveau l'usage du téléphone est courant par rapport à d'autres outils de communication, et qui est suivi par l'internet, dont l'usage s'avère intéressant pour un grand nombre du public, même si les moyens pour se payer un accès se montrent toujours difficiles et étant un obstacle au grand public. Notamment peu sont ceux qui envoient une personne pour transmettre l'information à cause de l'avènement du téléphone qui a tout basculé.

    Il est jugé plus facile de passer un coup de fil que de transmettre le message par l'intermédiaire d'une autre tierce personne. Comme il est clair, on utilise plus le tambour pour communiquer vu la facilité que la technologie nous offre, par contre certaines personnes écrivent une lettre qu'ils font parvenir au destinataire via la poste.

    Tout au long de l'histoire de l'humanité, les technologies sont destinées et font évoluer l'organisation de nos sociétés. Aujourd'hui, les nouvelles technologies, et notamment celles de l'information et de communication ouvrent la voie des modèles de société plus durables.

    2.4. LA PLACE DE LA COMMUNICATION TRADITIONNELLE DANS LA SOCIETE

    De nos jours, le monde opte pour un développement durable où tous les moyens convergent à améliorer et à faciliter le style de vie au quotidien. Autrefois avant l'avènement des voies modernes de communication à distance, l'homme communiquait malgré ses moyens jugés inefficaces de nos jours, mais actifs dans temps là.

    Actuellement, ces voies de communication dites traditionnelles notamment : le tambour, la flute, occupent une place symbolique au sein de la société, nous les trouverons notamment au musée national où ils symbolisent la tradition et font partie de notre héritage ancestral.

    Tableau 7: Moyens de communication traditionnelle ayant une place prépondérante dans la société

    Place prépondérante dans la société actuelle

    Effectif

    Pourcentage

    Tambour

    41

    41.3%

    Flute

    5

    5.9%

    Corne d'antilope

    2

    2.6%

    messager

    37

    43.5%

    total

    85

    100%

    Source : Notre enquête, avril2010

    Comme nous le voyons ci-dessus dans le tableau, 48.3% de nos enquêtés nous ont témoigné que l'usage du tambour occupe toujours une place importante dans la société dans la mesure où il est symbole toujours de la tradition ou la culture. «Pendant les manifestations culturelles sur la scène internationale, ce qui nous différencie des autres peuples, ce n'est pas seulement notre façon de nous habiller ou de danser, il ya aussi les outils utilisés notamment la flute, les lances et boucliers mais surtout le tambour, parce que quand nous le battons, c'est tout le monde qui veut comprendre le message que nous voulons véhiculer à travers son battement», souligne un enquêté. 5.9% useraient de la flute, et c'est toujours dans le cadre des manifestations culturelles, par contre, la corne d'antilope, semble disparaitre comme nous le montre le pourcentage soit 2.6%. Le tambour est également utilisé lors des cérémonies de mariage et dans les églises tant protestantes que catholiques.

    Enfin 43.5% transmettent l'information ou le message par biais d'une tierce personne couramment appelée messager. « Bien sûr, ce pas toujours prudent et sûr lorsque vous transmettez une information par l'intermédiaire d'une autre, parce que il ya risque toujours de détérioration du message à l'arrivée au destinataire», souligne un interrogé.

    Aujourd'hui, les TIC ont pris le devant dans le domaine de la communication et de l'information. Le contexte économique actuel exige d'énormes besoins de compétences pour développer les technologies pouvant contribuer à répondre aux enjeux du développement durable. C'est à travers le développement de compétence que la société évolue en profondeur.

    «Au commencement était la parole», dit la Sainte Bible. Toute société est d'abord passée par l'oralité. Le tambour en tant que moyen de communication, se voit remplacer par des moyen plus modernes (téléphone, Internet,...) qui de nos jours sont plus efficaces et rapides pour communiquer.

    Les possibilités et les attentes que nous avons à l'égard des TIC sont démesurées. Jusqu'en 1994 le service de télécommunication du Rwanda était surtout utilisé par le gouvernement ; mais le génocide a marqué un changement fondamental dans la communication et le gouvernement s'est lancé dans sa stratégie visant à améliorer la connectivité au profit du développement. C'est ainsi qu'est née la politique socio-économique intégrée, axée sur les TIC au Rwanda adoptée par le cabinet au début de 2000 et le plan de l'infrastructure nationale de l'information et la communication (NICI). Le plan devait être mis en oeuvre par intervalles de cinq ans, chaque étape s'attaquant à un schéma différent.

    Dans sa politique de la vision 2020, les TIC figurent sur la liste des objectifs à atteindre voire même parmi les priorités. Aujourd'hui, les TIC sont d'accès libre à tout citoyens même si la majorité ne peut jouir de ce privilège vu le revenu par habitant encore faible.

    2.5. LA PLACE DE LA COMMUNICATION MODERNE DANS LA SOCIETE

    Tout au long de l'histoire de l'humanité, les technologies ont dessiné et fait évoluer l'organisation de nos sociétés. Aujourd'hui, les nouvelles technologies, et notamment celles de l'information et de la communication (TIC) ouvrent la voie à des modèles de société plus durable.

    Tableau 8: Moyens de communication moderne ayant une place prépondérante dans la société

    Place prépondérante dans la société actuelle

    effectif

    pourcentage

    Internet

    26

    30.6%

    Fax

    6

    7.1%

    Téléphone

    37

    43.5%

    Courrier postal

    16

    18.9%

    total

    85

    100%

    Source : Notre enquête, avril 2010

    Comme il est clairement noté dans le tableau ci-dessus, presque la moitié de nos enquêtés, soit 43.5%, affirment que le téléphone occupe une place prépondérante au sein de notre société par rapport aux autres vu le rôle qu'elle joue dans l'accessibilité et la transmission des informations. «Le boum de la téléphonie mobile est une réalité africaine et rwandaise en particulier.

    Cette année, le nombre d'abonnés mobiles a dépassé le nombre d'abonnés fixes en Afrique, et la tendance ne semble pas prêt de s'inverser», souligne un enquêté. 7.1% des enquêtés approuvent utiliser le fax, et c'est surtout des travailleurs bureaucrates qui nous l'ont affirmé «certains des documents, nous les envoyons par fax, surtout quand il s'agit des rapports que nous devons faire parvenir au siège qui se trouve en Belgique» note un de nos enquêtés. 30.6% de nos enquêtés nous affirment utiliser l'internet et cela, à cause de son accès facile au grand public. «La plupart de mes recherches, je les effectue sur le net, et c'est toujours efficace vu que la majorité tout ce qu'on peut désirait comme information, est certainement sur la toile», souligne un enquêté. 18.9% des personnes interrogées affirment utiliser toujours la poste pour transmettre l'information ou le message. «C'est moins cher même si ce n'est pas sûr à 100 pour 100 que la lettre parviendra au destinataire à cause des nos services postaux qui ne sont pas encore très développés ou même si elle lui parvenait, c'est ne pas toujours rapide que si on le faisait par le biais de l'internet ou du téléphone», souligne un enquêté.

    Au-delà de cette initiation à l'information, outil désormais indispensable au citoyen, auquel fait appel aussi bien une familiarisation technique qu'une formation intellectuelle, les TIC représentent également un important potentiel d'innovations pédagogiques et un réservoir quasi infini de nouvelles pratiques pour les enseignants comme pour l'ensemble du système social.

    La déclaration de principes adoptée à l'issue du sommet mondial sur la société de l'information à Genève a reconnu que l'Internet était désormais une ressource publique mondiale et que le gouvernement de l'Internet devait être un schéma essentiel sur l'agenda de la société de l'information.

    Aujourd'hui, Internet n'est pas seulement une offre d'occasions privilégiée de la circulation des idées partout dans le monde, il s'avère jouer le rôle d'un outil intermédiaire entre les acheteurs et vendeurs dans la mesure où, il est possible de nos jours de vendre et d'acheter en ligne sur internet.

    L'utilisation des TIC permet des gains d'efficience dans l'entreprise, une croissance de la productivité et induit des effets de réseau favorablement au développement économique.

    Au niveau social, les enquêtes révèlent que les TIC modifient la façon dont les gens agissent : ce qu'`ils étudient et les emplois qu'ils exercent, comment ils mènent leurs activités quotidiennes comme leurs achats, leur opérations bancaires ou leur relations avec les administrations publiques, comment ils dépensent leurs revenus, comment ils obtiennent des informations sur divers sujets comme l'actualité ou la santé, comment ils communiquent avec leur famille et la collectivité.

    Notre société se définit à présent comme société dans la quelle se généralise l'usage d'information et des TIC à bas coûts, ou plus généralement comme société de la connaissance dans la quelle le savoir, la créativité, l'innovation, l'investissement en capital humain et social sont autant de facteurs clés.

    2.6. EFFICACITE DES OUTILS TRADITIONNELS DE COMMUNICATION

    De nos jours à l'époque des communications, le manque de communication est devenu un problème fondamental dans les relations humaines. Pour arriver à comprendre et à être compris, nous devons connaître et comprendre notre interlocuteur... ainsi que nous même.

    Tableau 9: Degré d'efficacité des outils traditionnels de communication

    Degrés d'efficacité

    effectif

    Pourcentage

    Très efficaces

    0

    0%

    Efficaces

    13

    15.3%

    Moins efficaces

    33

    38.9%

    inefficaces

    39

    45%

    total

    85

    100%

    Source : Notre enquête, avril 2010

    Comme il est claire dans le tableau ci-dessus, 15.3%% des enquêtés estiment que les outils traditionnels de communication notamment, le tambour, la clochette, le grelot,... sont efficaces en ce qui concerne la transmission d'informations, notamment ces avis appartiennent à ceux qui ont un esprit conservateurs de la tradition dont certains sont éleveurs des bétails. «Nous ne pouvons pas ignorer que l'avènement des nouvelles technologies d'information et de communication remplacent continuellement les outils traditionnels, ce pendant il serait ingrat de passer sous silence ce que ceux dit traditionnels ont contribué dans le quotidien des nos sociétés, notamment dans diverses cérémonies comme le mariage ou de la dot ; la présence des batteurs de tambours ou ceux qui chantent avec la flute véhiculaient un message très important, vu que ces instruments symbolisent en eux même la tradition ou la culture», affirme un enquêté.

    38.9% estiment bien que ces moyens de communication dits traditionnels, sont inefficaces à cause de leur lenteur dans la transmission des informations. «Je ne pense pas qu'il y ait toujours des personnes qui utiliseraient le tambour, la flute ou la corne d'antilope pour faire parvenir une information à une tierce personne, aujourd'hui, la technologie a tout rendu facile.

    Evidemment certaines églises utilisent la cloche pour rappeler à leurs fidèles l'heure de prière, mais il serait plus efficace de la remplacer par d'autres moyens plus modernes comme les hauts parleurs que les musulmans utilisent à la mosquée», souligne un enquêté.

    45.9% des personnes interrogées éprouvent un sentiment de méfiance à l'égard des outils traditionnels de communication et estiment que l'usage de ces outils est inefficace voire même inutile. «A l'ère actuelle qui utiliserait la flute ou le tambour pour transmettre une information à une personne qui est éloignée, par exemple à Kigali ? De mon point de vu, j'estime que c'est une perte de temps de songer à ces instruments, je n'ignore pas jadis ils nous ont été d'une grande utilité, mais aussi on ne doit pas négliger les exigences de ce monde moderne, notamment la qualité des services à rendre!», déclare un interrogé.

    Les technophiles des TIC ont un point de vu qui est radical en ce qui concerne l'usage des outils traditionnels de communication, ils préfèrent la facilité que leur offrent les nouvelles technologies.

    2.7. EFFICACITE DES OUTILS MODERNES DE COMMUNICATION

    Le développement d'un système de recherche d'innovations technologiques est une priorité importante du nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique. La démocratisation des media, la mondialisation de l'information et des modes de ses traitements, l'introduction des nouvelles technologies, de l'information et de la promotion sociale constitue une réalité en Afrique en général et au Rwanda en particulier.

    Tableau 10: Degrés d'efficacité des outils modernes de communication

    Degrés d'efficacité

    effectif

    Pourcentage

    Très efficaces

    25

    29.4%

    Efficaces

    40

    47%

    Moins efficaces

    15

    17.7%

    inefficaces

    8

    9.5%

    total

    85

    100%

    Source : Notre enquête, avril 2010

    Comme il est clairement noté dans le tableau ci-dessus, 29.4% des nos enquêtés trouvent que l'usage des outils de communication moderne est très efficace. En nous entretenant avec eux, ils avaient un point de vue plus orienté vers le développement économique que celui social. Le gouvernement devrait faciliter l'accès aux nouvelles technologies de communication par l'adoption des politiques favorisant notamment dans l'imposition et taxation de certains outils informatiques qui proviennent de l''etranger afin qu'ils parviennent sur le marché à un prix accessible à tous», indique un enquêté. 47% des personnes interrogées trouvent que l'usage des outils modernes de communication est efficace en ce qui concerne la transmission de l'information. «Oui j'admets que dans les relations sociales notamment en ce qui concerne les rapports sociaux entre les individus, ces outils ne sont pas les mieux placés pour les fortifier, mais nous ne pouvons ignorer leur rôle dans le développement économique, surtout que l'économie du monde actuel se fonde sur le développement de ces nouvelles technologies», indique un enquêté.

    17.7% des personnes interrogées trouvent que ces outils sont moins efficaces en ce qui concerne le rapprochement et le contact physique des gens. 9.5% soulignent carrément qu'ils sont inefficaces. Ces avis radicaux sur l'inefficacité de l'usage des outils modernes de communication provenaient des enquêtés conservateurs.

    A cette ère de la mondialisation, l'accès à la technologie est l'un des problèmes cruciaux et controversés auxquels la société de l'information fait face. Bien que l'accès soit encore limité dans la plupart des pays du monde ou n'est pas du tout assuré, certains pays comme le Rwanda, avec l'acquis du gouvernement, la politique et les plans de l'ICT sont entrain de prendre racine dans la plus part des pays.(htpp:// www.rwandagateway.org/article.php3?-article=6180 consulté le 17 avril 2010)

    Nous pensons que la diffusion des informations ainsi que le système d'écoute collective institué dans certains pays apparaît comme condition de succès du dévolu à ces nouvelles technologies d'information et de communication. (Htpp://www.google.fr/information consulté le 17/4/2010)

    2.8. LE ROLE SOCIAL ET ECONOMIQUE JOUE PAR LA COMMUNICATION TRADITIONNELLE

    Le consensus dans les sujets problématiques, la satisfaction de nécessités de l'esprit, la compréhension mutuelle, la satisfaction psychoaffective, l'établissement d'objectifs communs, le développement de l'unité, l'essor économique ne peuvent être atteints que grâce à des bons canaux de communication et une bonne méthode permettant de les utiliser pleinement (V. PELT, M, 1989 : 20). Dans ce présent point, nous montrerons laquelle des voies traditionnelles joue plus un rôle dans la promotion socio-économique au sein de notre société.

    Tableau 11: Le rôle social et économique des moyens traditionnels de communication

    rôle social et économique joué par :

    Effectif

    Pourcentage

    Tambour

    24

    28.3%

    Flute

    10

    11.8%

    Corne d'antilope

    12

    14.1%

    Face à face

    10

    11.8%

    Réunion

    13

    15.3%

    Clochette ou cloche

    13

    15.3%

    total

    85

    100%

    Source : Notre enquête avril 2010

    Comme clairement illustré dans le tableau ci-dessus, 28.3% des enquêtes affirment utiliser le tambour pour des fins différentes, notamment dans des cérémonies de mariage, des manifestations culturelles ou même dans des décorations à l'église, histoire de symboliser la culture ou la tradition. 11.8% utiliseraient la flute, 14.1% la corne d'antilope, 15.3% la clochette ou la cloche toujours dans des manifestations culturelles, mais cette dernière est aussi utilisée par des éleveurs pour identifier ou différencier leurs troupeaux de bétail des autres ou juste pour faciliter de les retrouver quand ils s'égarent. Elle est aussi utilisée par des églises, pour faire appel ou rappeler aux fidèles les heures de prières. 11.8% useraient du face à face et 15.3% les rencontres ou des réunions ; ces deux derniers sont utiles et efficaces dans les relations sociales, vus qu'ils font intervenir le contact physique qui génère un feed-back de la par de concernés.

    2.8.1. Impact social

    Même si son usage reste anodin dans ce monde civilisé où toutes perspectives sociales ont tendance à laisser place à un style de vie ne faisant pas vraiment appel aux coutumes et traditions autrefois considérées comme référence dans notre société, les voies de la communication traditionnelle notamment la flute, le tambour, la clochette ou la cloche, les réunions etc. restent d'usage symbolique et cérémoniel. C'est pendant dans des cérémonies de la dot et du mariage ou dans des manifestations sociales qu'on fait appel à certains moyens de communication traditionnelle dans le but d'affirmer que la tradition tient toujours une place dans notre la société. «C'est à des nombreuses cérémonies que je suis invité par ce qu'on me reconnaît les qualités d'un bon batteur du tambour. Les gens sont non seulement attirés par le son agréable produit par le battement, mais aussi le message véhiculé par le langage tambouriné via le bruit du battement du tambour», souligne un enquêté.

    2.8.2. Impact économique

    La vache et le lait, la lance avec des fers aux géométries diverses, la houe, le vin de banane et la bière de sorgho, les paniers tissés sont autant des symboles de la tradition rwandaise ayant aussi un rôle économique à jouer. A côté de ceux-ci s'ajoutent, les éléments traditionnels de communication notamment la flute, le tambour, la corne d'antilope dont certains jouent un rôle d'ornement dans des maisons et bureaux. Ils peuvent aussi jouer un rôle économique soit direct ou indirect. Dans le musée national du Rwanda où l'on peut voir exposé tous ces objets d'art ainsi que divers autres, symbolisant la culture dans des cérémonies et tout ceci rapporte financièrement à des particuliers traditionnelle, toute visite au musée par des étrangers ou nationaux, suppose un certain montant à payer par ces derniers. Certaines personnes aussi ont eu l'initiative et crée des troupes de danseurs traditionnels, qu'elles donnent en location et à l'Etat.

    2.9. LE ROLE SOCIAL ET ECONOMIQUE JOUE PAR LA COMMUNICATION MODERNE

    Depuis dix ans, le champ de la communication en Afrique a connu des mutations extraordinaires : éclosion du pluralisme dans le secteur des médias, implantation des nouvelles technologies de l'information, multiplication des productions cinématographiques et théâtrales, intensification de l'utilisation de la communication dans projets de développement. L'information emprunte aujourd'hui des voies multiformes qui se développent à côté des espaces de la communication traditionnelle. La communication est à l'origine de tout grand succès et réussite ; qu'il s'agisse de la sphère publique ou privée, une bonne communication est à la base de toute relation que ce soit au sein d'une famille ou bien d'une entreprise, communiquer relève d'un des processus les plus importants dans la construction des relations les plus solides et durables (http://www.acidd.com/UPLOAD/page/15/15/ rubrique.php. consulté le 21/03/2010)

    Tableau 12: Le rôle social et économique de la communication moderne.

    rôle social et économique joué par :

    Effectif

    Pourcentage

    Internet

    33

    38.9%

    Fax

    12

    14.1%

    Téléphone

    32

    37.7%

    Courrier postal

    8

    9.4%

    total

    85

    100%

    Source : Notre enquête, avril 2010

    Vue les résultats obtenus dans le tableau ci-dessus, une grande partie des enquêtés ont eu un avis positif à l'égard de l'internet soit 38.9%, et du téléphone soit 37.7% dans le rôle social et économique qu'ils jouent. Non seulement l'engouement des nouvelles technologies d'information et de communication sont une opportunité pour facilité communication inter individuelle, entre organisations ou dans l'échange entre pays voire les continents ; dans le monde moderne présent, les Tic sont à la base de tout développement que ce soit sur le plan sanitaire économique que social.

    Et une minorité des personnes interrogées ont cité que le fax, soit 14.1%, et la poste soit 9.4% avaient un rôle à jouer dans la vie sociale et économique. «Oui, même si nous ne pouvons pas comparer la rapidité ou la quantité de l'envoi d'informations par la voie de la poste à celui de l'internet ou du téléphone, toutefois nous devons reconnaitre le mérite d'avoir été parmi les premières voies de communication à être utilisé avant l'avènement des TIC» déclare un enquêté.

    2.9.1 Impact social

    Les TIC ne contribuent pas seulement au développement du pays ou de la société sur plan économique, mais aussi elles peuvent être pris sous leur approche sociale dans le sens où elles facilitent les échanges informationnels. « Pour joindre mes enfants, qui sont en Europe, c'est devenu facile, explique un enquêté, depuis l'avènement de l'Internet, fax, téléphone,... ; faxer une lettre, passer un coup de fil ou envoyer un mail, c'est devenu plus facile que poster une lettre, ce qui prenait du temps pour arriver au destinataire». Les TIC permettent aux sociétés de produire, d'avoir accès, d'adopter et d'utiliser les informations en plus grande quantité et ce pour des fins variées. L'expansion rapide des TIC tels que le Word Wide Web, messagerie électronique, téléphones et satellites est entrain de dé révolutionner le monde. L'accès aux moyens de communication doit être reconnu un doit fondamental à garantir à chaque citoyen et citoyenne.

    2.9.2. Impact économique

    La façon dont les sociétés entretiennent des rapports, font leurs affaires, s'engagent sur la voie de la concurrence aux marchés internationaux, élaborent leurs programmes de développement dépend des progrès qu'ils ont réalisé dans le domaine des nouvelles techniques de l'information et de communication.

    A cette ère de la mondialisation, l'accès à la technologie est l'un des problèmes les plus cruciaux et controversés aux quels les sociétés de l'information fait face. Bien que l'accès soit encore limité dans la plus part des pays du monde où n'est pas du tout assuré, certains pays comme Rwanda, avec l'appui du gouvernement, la politique et les plans de l'ICT sont en train de prendre racine dans la plus part des pays.

    Les ICT fournissent à notre pays une ouverture à l'étape d'industrialisation et à la transformation de notre économie basée sur l'agriculture, en économie axée sur l'information et les connaissances. Cela se traduit par l'engagement ferme pris par le gouvernement, le secteur public et privé à embrasser l'ICT.

    La mise en place et l'utilisation de l'ICT dans différents secteurs de l'économie nationale permettront au Rwanda de s'attaquer aux défis du développement tels que :

    § Amélioration de la qualité de l'éducation et des soins de santé

    § Amélioration de la gouvernance

    § Créer une économie susceptible de créer de nouveaux emplois et à nourrir sa population

    § Augmentation des atouts de concurrence du Rwanda au marché mondial

    § Assurer le développement durable à travers les projets de réduction de la pauvreté et leur permettre de tenir la concurrence au marché mondial.

    Le gouvernement reste convenu que la concurrence et la privatisation dans le domaine des télécommunications est indispensable en ce qu'elles permettent la libération du secteur des télécommunications a été accélérée et l'on se trouve à la dernière phrase de privation de Rwandatel l'unique entreprise publique. ( http://www.rwandagateay.org /article/ communication. Php3 ? id-article. Le 26/11/2009).

    2.10. LA PERTINENCE DES CANAUX TRADITIONNELS DANS LES RELATIONS SOCIALES

    Une bonne communication doit être basée sur des fondations, pratiques palpables et solides afin de garantir des bonnes relations au sein de la société même. C'est dans cette optique que nous avons développé les points justifiants que les bonnes relations sociales garanties sont les résultats des bons canaux de communication.

    Tableau 13: Pertinence des canaux traditionnels de communication dans les relations sociales

    Pertinence des canaux traditionnels dans la consolidation de relations sociales

    effectif

    pourcentage

    Visite et fréquentations

    15

    17.7%

    Convivialité

    11

    13%

    Assistance matérielle

    18

    21.1%

    Dons et contre dons

    22

    25.9%

    Flute, tambour, cloche

    4

    4.7%

    Partage

    12

    14.1%

    contes

    3

    3.5%

    total

    85

    100%

    Source : Notre enquête, avril 2010

    Comme il est clair dans le tableau suivant, 17.7% des personnes interrogées ont répondu favorable que les visites et fréquentations étaient des bons canaux de communication pour l'unité et la consolidation des liens sociaux «Nous pensons que l'essentiel de notre communication passe pas uniquement par la parole, nous devons tenir en compte aussi de la présence physique qui peut se faire par le biais d'une visite amicale faite à un proche ou un voisin» note un interrogé. 27.1% des enquêtés ont souligné que la convivialité et le partage sont d'une grande contribution à l'amélioration et à la solidification des liens sociaux. «C'est toujours aisé de jouir de cette convivialité lorsque nous partageons la bière au tour d'une table, nous discutons sur divers points qui touchent notre vie quotidienne, ça nous rapproche l'un de l'autre et nous nous sentons appartenir dans une même famille», souligne un enquêté.

    47% des enquêtés ont mentionné que l'échange des présents et l'assistance matérielle étaient d'excellents moyens pour rapprocher les communautés pour ne pas dire les gens, et consolider les liens qui leurs unis «Comme les voyages et les rencontres sont utiles pour que nous paysans, quittons pour un moment le cadre restreint de nos villages et champs, l'échange des présents et l'assistance matérielle que nous effectuons entre amis et proche nous valent le respect et la considération tout d'abord au sein de notre propre communauté et même de la société en général, sans toute fois ignorer le rapprochement et fraternité qu'elles nous créent» mentionne un enquêté. Enfin 7.1% des enquêtés ont mentionné que le conte, la cloche, le tambour, la flute,... étaient d'une grande valeur en ce qui concerne la transmission de la culture ou de la tradition. «C'est pendant le soir au tour du feu, lorsque nous nous réunissons en famille, que notre grand père nous raconte à partir des contes, mythes et légendes, le Rwanda ancien, ses conquêtes vers les pays voisins et à partir des chants, il nous transmet la culture ancienne», explique un enquêté.

    2.11. NECESSITE D'UNE FORMATION FACE A L'INTRODUCTION DES NOUVELLES TECHNOLOGIES DANS LA SOCIETE

    Il est certain que la participation des citoyens à l'oeuvre de développement ne peut s'obtenir seulement que par la mise en place d'un système adapté de communication, L'usage de ces nouvelles technologies d'information et de communication dans nos sociétés doit être adapté à une formation appropriée à l'orientation et aux objectifs fixés par les politiques en vigueur. L'introduction des techniques de l'information et de la communication dans le système éducatif est considérée comme positive par certains, superflue par d'autres. Cette contradiction contraint à la recherche d'arguments objectifs, c'est grâce aux résultats du tableau ci-dessous que nous analyserons cela

    Tableau 14: Nécessité d'une formation adéquate aux TIC

    Nécessité d'une formation adéquate pour

    Effectif

    Pourcentage

    Internet

    56

    65.9%

    Téléphone

    24

    28.2%

    Fax

    6

    7.1%

    Courrier postal

    1

    1.2%

    total

    85

    100%

    Source : Notre enquête, avril 2010

    Comme il est clairement noté dans le tableau ci-dessus, plus de la moitié des enquêtés soit 65.9% ont répondu qu'il était évident qu'une formation adéquate est à envisager face à l'usage des nouvelles technologies d'information et de communication notamment l'internet, au sein de notre société «Les machines communicantes se développent également dans la vie quotidienne (fax, répondeur téléphonique, voire ordinateur connecté) et contraignent déjà chacun à acquérir une familiarisation de leur usage» souligne un enquêté.

    Et il continue dans ce sens en disant «néanmoins, la politique volontariste du gouvernement nous a permis à nous les enseignants de nous former pendant les vacances, en échange d'une modeste indemnité financière, nous nous engageront activement dans le développement de l'informatique pédagogique qui vont suivre».

    L'impact d'Internet dans les pays en voie de développement est multiple : Internet change les méthodes traditionnelles des métiers de l'information en créant de nouvelles sources d'information et de nouveaux moyens de communication universels, et c'est pour cette raison qu'il s'avère utile de familiariser l'outil informatique avec la population afin qu'elle tire bénéfice largement son usage. 28.2% de personnes interrogées ont souligné que ceux qui utilisaient le téléphone, ne bénéficiaient pas de toutes ses fonctionnalités à cause de l'ignorance de l'outil due à l'insuffisance d'informations nécessaires. «C'est rare de trouver de nos jours un téléphone vendu avec catalogue ou manuel d'utilisation, alors, comment voulez-vous que je profite toutes ses fonctionnalités lorsque je l'achète pas avec son manuel d'utilisation ?» se plein un enquêté. 8.3% des enquêtés ont souligné que, l'apprentissage de l'usage du fax et de l'envoi d'un courrier via la poste qui sont aussi des moyens de communication moderne était utile pour bénéficier pleinement des services tirés de ces voies de communication.

    Nous dirons que l'utilisation des moyens modernes de communication et d'information doit obéir aux exigences de la nouvelle pédagogie extrascolaire pour ne pas dire de l'éducation tout court. En effet la nouvelle éducation, qui ne doit pas ignorer les moyens modernes de communication, sera celle du dialogue et de la formation sous peine de trahir sa mission.

    Elle est obligée de tenir compte des réalités quotidiennes du milieu social dans le quel elle s'opère et surtout des modes d'expression de ce même milieu. . Il n'est pas imaginable, aujourd'hui, de sortir du système scolaire sans savoir écrire avec un stylo ; demain, il ne sera plus possible de ne pas savoir utiliser un clavier d'ordinateur. Cette maitrise initiale amènera également à l'usage des réseaux.

    ( http://www.marketing-etudiant.fr/memoires/w/web20-acteurs-economiques.php+impact+socio-economique+de+la+communication&cd =2&hl=Fr&ct=clnk&gl=fr consulté le 23/4/2010)

    Les grandes questions sur les quelles l'UNESCO se concentre entant qu'expert et conseiller impartial sont : comment peut - on employer les TIC sans toute fois faire entrave aux moeurs sociales vues qu'elles sont capital pour accélérer le progrès de l'éducation ? Comment les TIC peuvent-elles entraîner un meilleur équilibre entre l'équité et l'excellence dans l'éducation en particulier et dans la société en général ? Et comment l'éducation peut-elle préparer les individus et la société à maîtriser et à tirer bénéfice des TIC qui imprègnent de plus en plus tous les domaines de la vie?

    Une explication impartiale a été a loué à toutes ces préoccupations précédemment citées, qui est d'adapter ces TIC à l'environnement au contexte social dans les quel les bénéficiaires s'y trouvent afin de tempérer les effets néfaste que pourraient entraîner ces TIC à la société.

    ( http://www.portalunesco.org/communication&cd=2&hl=fr&ct=clnk&gl=fr consulté le 12/03/2010).

    CONCLUSION PARTIELLE

    A l'issu de ce chapitre intitule «AVANTAGE DES COMMUNICATIONS TRADITIONNELLE ET MODERNE DANS LES RELATION SOCIALES AU SEIN DU SECTEUR GISENYI».

    Nous aimerions faire une récapitulation de tout ce qui a été développé là-dessus.

    En effet dans ce chapitre, il a été question de montrer les avantages que la société tire des communications traditionnelle et moderne, ainsi nous avons montré que, même si les voies de la communication traditionnelle notamment la flute, réunion, la cloche, le messager, le tambour et autres, sont d'usage moins courant dans le domaine de communication, qu'ils jouent un rôle qu'on pourrait qualifier de social dans la mesure où ils sont symboles des pratiques traditionnelles notamment dans les cérémonies diverses comme le mariage. La communication moderne quant à elle, est d'une grande importance vu son rôle joué dans le processus du développement socio-économique du quotidien, notamment les TIC qui se montrent conquérantes dans tous les domaines de la vie pratique (éducation, santé et économie,...), raison pour la quelle sa promotion au sein de la société doit être prise en compte pour assurer un développement durable.

    Nous avons vu que l'introduction des TIC devrait être accompagné d'une formation appropriée pour ne pas faire entrave à l'éthique sociale et pour un usage adapté au contexte social du moment. Nous avons vu aussi la place que chacune des communications occupe au sein de la société. Celle dite traditionnelle serait orientée plus vers la symbolisation et la consolidation de la culture, de la tradition et de la cohésion sociale. Tandis que celle dite moderne, est orientée vers le développement socio-économique durable.

    Les moyens traditionnels semblent limités en dépit de leur pertinence sociale (consolidation de la cohésion sociale). Mais aussi les moyens modernes présentent quelques méfaits surtout dans les pays en voie de développement.

    Suite aux résultats recueillis sur terrain, nous avons pu vérifier notre première hypothèse

    CHAPITRE 3. LES LIMITES DES COMMUNICATIONS TRADITIONNELLE ET MODERNE DANS LES RELATIONS SOCIALES AU SEIN DU SECTEUR GISENYI

    Dans ce présent chapitre intitulé «Les limites des communications traditionnelle et moderne dans les relations sociales au sein du secteur Gisenyi», nous allons relever les limites ou inconvénients de la communication traditionnelle et moderne dans leur usage au sein de la société rwandaise de Gisenyi.

    Nous développerons les points justifiant la mauvaise communication, notamment les causes et les conséquences d'une mauvaise communication qui seraient dues d'une part, à l'introduction des nouvelles technologies d'information et de communication dans une société aux coutumes et traditions fortement respectées, et d'autre part, communiquer n'est pas une chose qui nous a été appris par la société dès notre jeune âge.

    3.1. L'ACCESSIBILITE DES MOYENS MODERNES DE COMMUNICATION

    Le secteur des télécommunications est un domaine qui est mutation non encore totalement maîtrisé. Il est encore en pleine mutation pour s'adapter à l'environnement. Il convient de signaler que ce secteur était jadis l'apanage du pouvoir public dans bien de pays à cause de coût qui n'était pas à la portée de n'importe quelle bourse.

    Aujourd'hui, le secteur de la communication est parmi les domaines auxquels les investisseurs privés s'intéressent, et ceci fait que la population profite des services rendus par les operateurs de ce secteur à un prix relativement modéré. Mais cela n'empêche pas que ces services rendus engendrent des coûts et que l'accessibilité de tous ne soit pas facile.

    Tableau 15: Accès aux moyens de communication moderne

    Accessibilité de moyens de communication moderne

    Nombre d'enquêtés

    internet

    Internet

    7

    8.2%

    Téléphone

    22

    25.9%

    Fax

    2

    2.3%

    Courrier postal

    9

    10.6%

    Radio

    32

    37.6%

    Télévision

    13

    15.3%

    total

    85

    100%

    Source : Notre enquête, avril 2010

    Comme nous pouvons le constater dans le tableau ci-dessus, les résultats obtenus au près de nos enquêtés témoignent que parmi les voies de la communication moderne, un quart d'enquêtés utilise le téléphone soit 25.9%. «Si je me rappelle bien, avant 1998, notre ville disposait de deux postes téléphoniques publics, un se trouvait à l'hôtel Méridien actuellement appelé SERENA Hôtel et l'autre se trouvait ici en ville. Bien sûr cela en limitait l'accès à cause du coût d'appel qui était élevé. Aujourd'hui, le réseau téléphonique s'est développé, et une partie importante de la population urbaine possède un téléphone soit portable ou un fixe à leur domicile» déclare un enquêté. 8.2% des enquêtés accèdent facilement à l'internet «Le Secrétaire général de l'UIT, Dr Hamadoun I. Touré à une conférence de presse à Genève, tenue conjointement avec l'Alliance mondiale pour les technologies de l'information et de la communication au service du développement, souligna que seulement 4% des Africains ont accès à l'internet, ce qui est un chiffre encore très bas par rapport aux pourcentages alloués au secteur de la téléphonie».

    (Http//:www.rwandagateway.org/communication/entretien_php consulté le 15/04/2010).

    Certains des enquêtés trouvent que l'accès à l'internet reste un luxe pour eux, surtout que cela nécessite un abonnement mensuel d'au moins 20.000frw sans toutefois compter les accessoires qu'ils doivent disposer pour bénéficier du service. 2.3% des enquêtés ont un accès à l'usage du fax tandis que 10.6% possèdent une boite postale. «Les services postaux doivent être développé à fin de garantir d'autres services qui vont au-delà de la livraison du courrier», souligne un enquêté. 37.6% des enquêtés disposent d'un poste radio, et 15.3% d'enquêtés possèdent d'un poste téléviseur.

    Ainsi les problèmes liés à l'inaccessibilité aux nouvelles technologies par un grand nombre du public sont nombreux dont parmi, carence des informations mis à jour via le biais de l'internet par exemple.

    Le gouvernement reste convaincu que la concurrence et la privatisation dans le domaine des télécommunications reste indispensable dans la mesure où elles permettront au secteur de produire un impact dans le domaine même. Ceci permettra aussi de réduire les coûts des services offerts aux bénéficiaires.

    Les possibilités et les attentes qui découlent de cet enthousiasme pour la large bande en ce qui concerne le développement des TIC en Afrique, nécessite des politiques propres à leur déploiement sur le territoire. Mais plusieurs facteurs nuisent à la croissance de cette large bande, notamment les coûts élevés à l'accès et faible revenu d'utilisation des TIC. Au Rwanda, un des principaux facteurs est sans aucun doute l'absence d'une politique sur la large bande qui oriente son développement et contient des directives réglementaires pour que la RURA adopte les mesures voulues pour soutenir son adoption.

    Une politique sur la large bande non seulement établirait un cadre pour créer les mécanismes et les mesures incitatives nécessaires pour accroitre le nombre des bénéficiaires. Mais elle ferait également en sorte que le plus de gens possible profitent de la nouvelle économie de l'information de la façon la plus équitable possible

    ( http://www.rwandagateway.org/article.php3?id consulté le 12/04/2010).

    3.2. DIFFICULTES RENCONTREES DANS L'USAGE DES VOIES TRADITIONNELLES DE LA COMMUNICATION

    La flute, le tambour, la corne d'antilope, les signaux à feu,... sont autant des moyens qu'autrefois nos grands pères utilisaient pour communiquer et étaient d'une grande utilité. Aujourd'hui, la technologie de l'information et de la communication a tout remplacé par l'usage des techniques et moyens modernes. Aujourd'hui, nous nous rendons compte que avec l'avènement des TIC, elles étaient d'une grande lenteur voire même d'une inefficacité notable en ce qui concerne la transmission du message, elles pouvaient contribuer à la détérioration même de l'information ou du message.

    Tableau 16: Les difficultés rencontrées dans la communication traditionnelle

    Difficultés rencontrées pour :

    Effectif

    Pourcentage

    Tambour

    21

    24.8%

    Flute

    23

    27%

    Corne d'antilope

    33

    38.8%

    Face à face

    8

    9.4%

    total

    85

    100%

    Source : notre enquête, avril 2010

    Comme il est visible dans le tableau ci-haut qui ressort les résultats obtenus, les personnes interrogées approuvent que l'usage de la corne d'antilope 38.8%, du tambour 24.8%, la flute 27%, n'était pas d'une grande importance dans le monde communicationnel actuel, vu la place presque inexistant qu'ils occupent au sein de la société moderne informationnelle. «Avec l'avènement du téléphone et de l'internet, nous ne pensons pas que, ce qu'on peut qualifier d'outils traditionnels de communication aient encore de la place dans le monde moderne où les TIC embrassent presque tous les domaines de la vie quotidienne de chaque individu» souligne un enquêté.

    On n'ignore pas la place qu'ils ont occupée durant les décennies ou les siècles précédents, l'arrivée ou l'introduction des moyens modernes de communication ont fait remarquer les imperfections au niveau technique de ses prédécesseurs traditionnels en ce qui concerne la transmission et la réception des messages ou informations qui sont principalement la détérioration et la lenteur d'envoi ou de la réception du message.

    9.4% des personnes interrogées soulignent qu'il n'ya pas des difficultés rencontrées dans la communication traditionnelle du face à face, à part celui de ne pas laisser des traces des informations échangées, «Oui, le face à face est très aisé parce qu'il nous permet un contact qu'il éprouve, mais le problème réside au niveau des informations échangées, il en reste plus des traces», souligne un enquêté.

    3.3. LES DIFFICULTES RENCONTREES DANS LA COMMUNICATION MODERNE

    L'utilisation des technologies d'information et de communication engendreraient des obstacles d'ordre techniques vu que leur introduction dans la vie quotidienne soit encore récente au sein de notre société. Bref, certains usagers rencontrent des problèmes d'ordre techniques, et d'autres les utiliseraient pour des fins inappropriées.

    Tableau 17: Les difficultés rencontrées dans l'usage des outils modernes de communication.

    Difficultés rencontrées pour :

    Effectif

    Pourcentage

    Internet

    47

    55.3%

    Téléphone

    20

    23.5%

    Fax

    9

    10.6%

    Courrier postal

    9

    10.6%

    total

    85

    100%

    Notre enquête, avril 2010

    Comme il est clairement noté dans le tableau ci-haut, les personnes enquêtées consentent que, il ya des difficultés rencontrées dans l'usage de l'internet 55.3% et du téléphone 23.5% comme outils modernes de communication. Notamment ces difficultés peuvent être d'ordre technique voire même morale. «Ce n'est pas toujours aisé de se servir de l'ordinateur quand on n'a pas des connaissances de l'outil même, aujourd'hui si vous avez bien remarqué, dans la plus part des offres d'emploi, parmi les critères exigés par l'employeur, il ya la connaissance de l'outil informatique aussi, ce qui cause obstacle pour certains solliciteurs d'emploi», souligne un enquêté.

    C'est bien, en effet, dans cette perspective que les moyens modernes de communication peuvent rendre de grands services aux pays africains qui sont tenus d'importer des techniques et même parfois des modèles pour leur développement.

    Le problème est que l'appropriation de ces techniques nouvelles importées par ces pays leur posent des problèmes de méthodes adaptées aux normes collectives spécifiques à leur population et de savoir-faire au regard des valeurs culturelles à sauvegarder

    (htpp://www.un.org/french/geninfo/afrec/science.html consulté le 4/4/2010).

    Une minorité des enquêtés déclare que l'usage du fax soit 10.6% et du courrier postal 10.6% ne pose pas vraiment des problèmes d'ordre technique. «Certaines personnes pensent que l'usage du fax est facile, bien sûr il n'est pas compliqué comme l'ordinateur, mais il nécessite une connaissance aussi, vu même qu'il est d'usage moins courant au sein de notre société», souligne un enquêté.

    A côté de la radio, la télévision et l'internet sont des moyens de communication excellents. Ils nous permettent d'apprendre les événements les plus importants de dernières décennies comme l'arrivée de l'homme sur la lune ; les divertissements (jeux, films,...), les catastrophes naturelles, etc.

    L'usage de la télévision en soit ne pose pas des problèmes. Appuyer sur une touche pour «marche/arrêt» et sélectionner une chaîne ne nécessite pas un apprentissage très développé. Cependant, l'introduction de la télévision et de l'internet dans la société n'est pas un enjeu de maîtrise technique de l'outil seulement, mais aussi d'apprentissage de réflexion sur l'image, l'information... Cependant, les usagers doivent les utiliser d'une manière contrôlée, les considérer seulement comme un moyen de communication et ne pas croire tout ce qui est dit à travers eux.

    Ne pas avoir conscience qu'une technique arrive équipée d'un programme de changement social, maintenir que la technique est neutre, penser que la technique est toujours l'amie d'une culture, est à cette heure tardive, une stupidité pure et simple. Les études sur l'usage des medias suggèrent une utilisation modérée. «Il s'agit d'un très bon moyen de communication, mais la qualité des programmes, des émissions n'est toujours au rendez-vous. Il ya beaucoup d'émissions médiocres et sans intérêts»

    ( http://www.strategies.fr/emploi/formation/management.html consulté le 13/04/2010).

    3.4. LES ASPIRATIONS DE LA COMMUNAUTE DE GISENYI FACE AUX OUTILS MODERNES DE COMMUNICATION

    La contribution des TIC à la diffusion des informations, des données et des connaissances, les utilisations des ordinateurs et réseaux de plus importantes et, semble-t-il de moins évitable dans les activités professionnelles, pour la formation personnelle de chacun et pour l'exercice de ses responsabilités citoyennes sont, des données de la civilisation de cette fin de siècle. La question qui se pose: Est-ce-que cela réponde-t-il aux attentes et aspirations profondes des africains ?

    Tableau 18: Avis des enquêtés sur leurs aspirations face aux outils modernes de communication

    Réponse aux aspirations africaines

    Effectif

    Pourcentage

    Internet

    4

    4.7%

    téléphone

    5

    5.9%

    Fax

    4

    4.7%

    Courrier postal

    4

    4.7%

    Aucun de ces moyens

    68

    80%

    total

    85

    100%

    Source : notre enquête, avril 2010

    Comme nous pouvons le remarquer à travers les résultats de ce tableau ci-haut, près de la totalité des enquêtés, soit 80% ont répondu qu'aucun des outils de la communication moderne ne répond aux profondes aspirations africaines, que les soucis de la société actuelle est orienté plus vers la satisfaction des besoins d'ordre informationnel, elle se tourne dans la résolution des problèmes techniques, économiques et autres domaines similaires, que de se soucier de leur impact sur les échanges socioculturels.

    «L'Afrique actuelle est un continent partagé entre modernité et tradition, celle des anciens caractérisée par les traditions et aux hiérarchies coutumières, cohabite avec celle des jeunes, sensibles aux influences extérieures notamment dues à l'introduction des nouvelles technologies d'information et de communication au sein de la société africaine, note monsieur DIAKITE T professeur à l'université de Rennes» (LE COURRIER n°190, 2002 :23)

    «Je pense que, même si ces nouvelles technologies d'information et de communication sont autant des facteurs d'un développement durable, elles ne sont pas source de joie et de bonheur pour une société imprégnée des coutumes et traditions, un coup de téléphone ne suffit pas quand on veut compatir avec un être cher», souligne un enquêté.

    Certains enquêtés ont une opinion moins radicale au sujet des aspirations africaines face aux nouvelles technologies de communication notamment le téléphone 5.9% ; le fax 4.7% ; l'internet 4.7% et le courrier postal 4.7%. «Bien sûr la meilleure et efficace façon de compatir avec un proche est la présence physique à cause de cette chaleur humaine que chacun désir recevoir de la part d'un proche, mais quand cela s'avère impossible, une lettre ou un appel de compassion soulage, même si cela ne peut en aucun cas remplacer la présence humaine», souligne un autre enquêté.

    3.5. LES CANAUX UTILISES DANS LA COMMUNICATION INTERGENERATIONNELLE ET GROUPALE

    Le monde est devenu une grande maison de verre, un acquis contre les régimes totalitaires dans la mesure où l'information n'est plus le quatrième pouvoir, mais le pouvoir lui-même. Dans ce présent point, nous verrons le quel des canaux est plus utilisés dans la communication intergénérationnelle et groupale.

    Tableau 19: Les canaux utilisés dans la communication intergénérationnelle et groupale

    Les canaux les plus utilisés dans la communication intergénérationnelle et groupale

    Effectif

    Pourcentage

    Assistance matérielle et échange des présents

    23

    27.1%

    Visites et fréquentations

    16

    18.9%

    Messager

    2

    2.4%

    Face à face

    15

    17.7%

    Les contes

    3

    3.5%

    total

    85

    100%

    Source : notre enquête, avril 2010

    Comme nous pouvons le remarquer dans le tableau ci-dessus, 27.1% des enquêtés ont mentionné que l'assistance matérielle et l'échange des présents constituaient une des voies qui leur permettaient de communiquer entre générations différentes ou entre groupes différents mais que ces pratiques s'éteignaient à cause du monde devient de plus en plus individualiste. «Ici récemment quand ma fille s'est mariée, je lui ai offert une maison pour son nouveau foyer vu qu'elle n'en disposait pas une, mais nous sommes tous témoins que peu des parents le font vu l'égoïsme fondé sur le capitalisme qui tend à caractériser notre société», souligne un enquêté.

    Nombreux groupes et associations échangent des biens durant une manifestation culturelle ou pendant des occasions cérémonielles comme le mariage ou la dot, comme preuve d'amour et compassion, et ceci constitue une communication même si elle n'est pas verbale. 18.9% des personnes enquêtés ont souligné que les visites et fréquentations étaient un moyen utile et efficace et que cette voie était devenue rare d'usage à cause des exigences du monde actuel qui fait que chacun se préoccupe d'abord de sa survie du quotidien.

    «Chaque dimanche, mon beau fils et ma fille venaient nous rendre visite, et cela nous montraient qu'ils tenaient toujours à nous, mais le problème est que ce geste mémorable disparait avec le temps à cause de l'éloignement et que chacun est à la quête de sa survie du quotidien, ils se contentent juste de passer un coup de fil» souligne un enquêté.

    17.7% des personnes enquêtés ont souligné que le face à face au sein de la société constitue un des canaux efficace et couramment utilisé pour communiquer ou l'échange d'informations entre individus, groupe ou générations différentes bénéficierai à toute la communauté, mais qu'il était à sa phase de disparition vu que personne ne donnait du temps à ce là. «Quand j'entame une discussion avec ma fille sur la sexualité par exemple, ce facile de remarquer son attitude envers le sujet vu qu'elle est en face de moi, malheureusement ce genre de discussion devient rare vu qu'elle essaye de me convaincre qu'elle n'a plus de temps à cause du travail», souligne une enquêtée. Et cette voie de communication est préférable par nombreuses personnes vu qu'elle fait intervenir nécessairement la présence physique.

    Certains enquêtés ont souligné que les contes constituaient aussi des canaux de la communication intergénérationnelle et groupale. «Au tour du feu quand on était au village, notre grand père, à partir des contes, il nous racontait des exploits de conquêtes du Rwanda ancien à l'époque des royaumes, ce qui nous permit de garder le contact avec la culture ou la tradition, mais dommage qu'on ait plus assez du temps pour nous y rendre», souligne un enquêté. 2.4% d'enquêtés ont souligné l'importance de l'envoi d'un messager, que cela constituait un des canaux de communication au sein des groupes.

    «Oui les nouvelles technologies de communication nous avantagent plus, mais envoyer quelqu'un apporter le message c'est devenu rare vu que tout le monde a tendance à se servir du téléphone pour communiquer», souligne un enquêtés.

    3.6. LE NIVEAU D'EFFICACITE DE LA COMMUNICATION INTERGENERATIONNELLE ET GROUPALE AU SEIN DE LA SOCIETE DU SECTEUR GISENYI

    «L'homme a d'avantage besoin des liens que des biens» souligne FOUCAULT J.B. La communication intergénérationnelle est aujourd'hui en souffrance, quasi inexistante, les adultes ont peur des enfants et des adolescents, les adolescents et les enfants font de moins en moins confiance aux adultes, les fossés de l'incompréhension, de l'incommunication s'agrandit. C'est dans cette incompréhension que nous tenteront d'éclaircir avec les résultats obtenus sur terrain, les faits.

    Tableau 20: Le niveau d'efficacité de la communication intergénérationnelle et groupale au sein de la société.

    Niveau d'efficacité de la communication intergénérationnelle et groupale

    Effectif

    Pourcentage

    Très efficace

    0

    0%

    Efficace

    3

    3.5%

    Moins efficace

    71

    83.5%

    Inefficace

    11

    13%

    Total

    85

    100%

    Source : notre enquête, avril 2010

    Comme nous le remarquons dans le tableau ci-dessus, aucun enquêté n'a souligné le niveau de la communication intergénérationnelle et groupale très efficace. «Les personnes âgées et les enfants constituent deux groupes qui, aux prises avec un problème de communication, ont tendance à s'isoler ou à être isolés, et à limiter leurs contacts interpersonnels compte tenu de leur difficulté à communiquer», souligne un enquêté. 3.5% des enquêtés ont trouvé que le niveau de cette communication était efficace, pourcentage étant insignifiant mais existant, nous devons l'entretenir afin qu'elle soit vraiment efficace.

    « Si nous acceptons d'entendre que nous sommes des être de communication, que l'échange, le partage, le dialogue est nécessaire à l'existence de chacun et donc la communication est la sève de la vie, il paraît urgentissime de s'en préoccuper, de la réhabiliter, de lui donner la place qu'elle mérite», souligne un enquêté. Presque la totalité des enquêtés soit 83,5% ont répondu que la communication intergénérationnelle ou groupale était inefficace. «Nous somme dans une culture où nous savons plus de choses sur la lune que sur les relations humaines, nous avons hyper développé la communication de consommation, confondue avec l'accélération de la circulation de l'information et maltraité, ignoré la communication relationnelle non violente», souligne un enquêté.

    Et en fin, 13% d'enquêtés ont été pessimiste à l'égard de la communication intergénérationnelle, ils ont carrément souligné que cette forme de communication n'existait pas. «Les jeunes d'aujourd'hui sont emporté par la modernité de la société actuelle, le temps de dialogue ou de communication sur les problèmes relationnels avec leur aînés qui frappent la société actuelle, n'existe pas, chacun se focalise sur ses propres soucis de sa génération», nous témoigne un enquêté.

    3.7. ABANDON DE LA COMMUNICATION TRADITIONNELLE AU PROFIT DE LA COMMUNICATION MODERNE

    Au regard à l'engouement de la population face à aux nouvelles technologies d'information et de communication que le monde moderne nous offre, la société a fait remarqué un net abandon concernant les moyens traditionnels de communication (tambour, flute, messager,...), au profit de l'usage des techniques nouvelles de communication (téléphone, internet,...).

    Tableau 21: Abandon des moyens traditionnels de communication au profit des moyens modernes

    Abandon des moyens traditionnels de communication au profit des moyens modernes

    Effectif

    Pourcentage

    Oui

    70

    82.3%

    Non

    15

    17.7%

    Total

    85

    100%

    Source : notre enquête, janvier 2010

    Comme relate les résultats d'analyse des enquêtés dans le tableau ci-haut, 82.3%% des enquêtés soulignent qu'il ya un abandon des outils modernes de communication face à ceux dits traditionnels.

     

    La révolution de l'information modifie en profondeur notre conception de la société, de son organisation, et de sa structure. Nous sommes placés devant l'alternative suivante : soit nous saisissons les chances qui s'offrent tout en maîtrisant les risques, soit nous nous plions aux circonstances avec toutes les incertitudes que cela comporte (Union européenne, 2002 : 6). Ce pourcentage affirme toujours que l'usage des outils modernes de communication et d'information est une nécessité pour un développement garanti de la société.

    «Les NTIC suscitent depuis quelque temps un intérêt marqué de la part du monde économique, des médias, des pouvoirs publics ainsi que du milieu académique, raison pour la quelle nous devons les promouvoir pour assurer un développement durable et un futur prometteur» souligne un enquêtés. 17.7% d'enquêtés sont contre cet abandon, ils se montrent conservateurs de la tradition «A partir de quel degré les réseaux instaureraient-ils une SI et à partir de quel degré un lien de communication deviendrait-il un réseau véritable ? L'ordinateur ne répond pas à un besoin. Il le crée. Chaque vague d'informatisation a été précédée d'un tir de barrage idéologique conséquent, dont l'objectif est de prouver que la technique est la solution» souligne un enquêté.

    3.7.1. Influence de la mondialisation

    Importées depuis les pays occidentaux, l'usage des nouvelles technologies d'information et de communication n'est pas l'apanage des africains. Permettre au monde entier d'écrire comme des nord américains. Là est le programme d'internet. Au cours de la séance de déclarations générales de la deuxième journée de la réunion de la préparation du sommet sur la société de l'information (SMSI), les Etats membres participants se sont accordés à reconnaitre la nécessité de collaborer afin de réduire le fossé qui sépare les pays industrialisés des pays non industrialisés dans le secteur des TIC.

    Les membres du comité de préparation sont certes convenus que les TIC offrent une grande perspective pour les pays en développement, mais ils n'en sont pas moins conscients que nombreuses reformes institutionnelles et structurelles doivent précéder la mise au point et la diffusion des TIC dans ces pays.

    3.7.2. Insuffisance des ressources potentielles

    Partageant l'avis de la FAO, l'OMS a également fait remarquer que le manque d'infrastructures dans les pays en développement est lié au manque extrême des ressources financières. Toute fois, la banque mondiale et des nombreux Etats membres parmi les pays développés, se sont engagés à continuer de fournir une assistance financière afin de permettre aux pays économiquement défavorisés d'acquérir le matériel et les connaissances nécessaires.

    « La connectivité devrait être abordable et accessible à tous» souligne le représentant de la BM, le représentant du Nigeria dit à son tour «le SMSI constitue l'occasion idéale de mettre les TIC au service du développement social et économique» et celui de l'Inde aborda dans le même sens en souligna «Les infrastructures de télécommunication doivent être tenues pour l'élément central et une condition essentielle au déclenchement d'une révolution des techniques de l'information dans toutes sociétés».

    http://www/portalunesco.org/ci/fr/communication/201 consulté le 20/4/2010

    3.8. LES MEFAITS DES MOYENS MODERNES DE COMMUNICATION

    Si il est un phénomène caractérisant la société contemporaine, c'est bien l'extraordinaire développement des moyens de communication, mais tous les bénéficiaires ne s'en servent pas pour des mêmes fins. Dans ce présent point, nous éluciderons quelques uns des méfaits que présentent ces moyens modernes de communication au sein de la société.

    Tableau 22: Méfaits des moyens modernes de communication

    Méfaits des moyens modernes de communication

    Effectif

    Pourcentage

    Débauche

    10

    11.8%

    Mensonge

    27

    31.8%

    Délinquance des enfants

    18

    21.2%

    Infidélité

    11

    12.9%

    Perte des valeurs culturelles

    19

    22.3%

    total

    85

    100

    Source : Notre enquête, avril 2010

    Comme nous pouvons le remarquer dans le tableau ci-haut, les méfaits des moyens modernes de communication sont présent au sein de notre société, 11.8% des enquêtés nous ont témoigné les méfaits de certains medias inclus l'internet, qu'ils étaient parmi les stimulateurs de la prostitution. «Mainte fois nous avons été alertés par des annonces sur internet qui proposaient clairement de la débauche moyennant d'un montant bien déterminé», souligne un enquêté.

    31.8% des personnes enquêtées nous ont fait par de leur mécontentement à l'égard de l'escroquerie et du mensonge qui se fait sur internet et téléphone. «Dans ma boite E-mail, je reçois en moyenne 3 messages par semaine m'annonçant que j'ai gagné un prix après un tirage au sol, à ma surprise, on me demande de payer un certain montant avant le transfert du prix gagné ! Ne pensez-vous pas que c'est de l'escroquerie pure et simple ca ?» souligne un enquêté. 21.2% d'enquêtés ont souligné que sur internet se fait de la délinquance aussi. «La jeunesse actuelle va sur internet pas pour s'actualiser, plutôt visionner des vidéos obscènes à caractère pornographique, sans parler de ce qu'elle suit sur certaines chaînes câblées de télévision» se lamente un enquêté.

    12.9% d'enquêté nous ont souligné qu'il était possible d'arranger des rendez-vous via internet et finir un jour par se rencontrer. «Que vous soyez marier ou pas, sur internet via des sites communautaires, il est possible de faire connaissance avec des inconnus et finir par les rencontrés, et la suite je ne dis rien, vous comprenez vous-même», souligne un enquêté. 22.3% de personnes interrogées ont mentionné que il y aurait atteinte de nos valeurs culturelles due à l'introduction des nouvelles technologies de communication et d'information qui font qu'il y ait acculturation, d'où un mixage de nos moeurs, coutumes et traditions avec celles des pays occidentaux jugées en dégénérescences.

    3.9. CRITIQUES FACE A LA SOCIETE INFORMATIONNELLE MODERNE

    Depuis un certain nombre d'années, la notion de la société de l'information est présentée comme le seul moyen de dépasser les crises économiques et sociales actuelles, au moyen de la dissémination généralisée de l'information dans toutes les activités humaines. Dans le point suivant, nous tenterons de montrer en quoi cette notion de la société de l'information méconnaît ou ne tient pas compte de la complémentarité du rôle social dans la société.

    Tableau 23: Opinion sur la société informationnelle moderne

    Opinion sur les moyens de communication moderne

    effectif

    pourcentage

    Opinion négative

    41

    48.2%

    Opinion neutre

    30

    35.3%

    Opinion positive

    14

    16.5%

    total

    85

    100%

    Source : notre enquête, janvier 2010

    Comme nous le remarquons dans le tableau ci-dessus, les avis des enquêtés concernant les critiques face à la société informationnelle moderne ne sont équilibrés. Près de la moitié des enquêtés soit 48.2%, ont une opinion négative à l'égard de la société informationnelle moderne. «Le téléphone, l'internet, sont autant des moyens dont nombreux se servent pour faire du mal aux autres, notamment l'escroquerie qui se fait par le biais de l'internet sans toute fois des nombreux harcèlements sur téléphone dont certaines personnes sont victimes chaque jour», souligne un enquêté. L'impact des nouvelles technologies sur le comportement n'est pas négligeable, au contraire.

    Dans la société actuelle, l'individu est soumis à une forme de harcèlement médiatique, l'explosion des échanges informationnels par E-mail ou par téléphone, se mesure au quotidien. Certains sont même persuadés qu'il faut être équipé pour être branché (MATTELART, A, 2000 :52). Ceci nous montre qu'il ya une aliénation ou dépendance face à l'équipement et à l'usage des TIC par la société actuelle.

    16.5% des personnes interrogées ont souligné que la société informationnelle moderne n'était pas un obstacle au développement social en général. «Si aujourd'hui nous connaissons ce qui se passe en Europe ou partout ailleurs dans le monde, c'est une large part grâce aux nouvelles technologies d'information et de communication, sans toute fois ignorer leur rôle dans le développement du monde moderne», souligne un enquêté. Au cours d'une conférence tenue en Suisse sur le SMSI, le représentant de la Tanzanie souligna à juste titre que les TIC sont un moyen de nouer un dialogue interculturel, clé de voûte de la paix et du développement social dans le monde. Il a ensuite fait remarquer que les TIC doivent être «nationaux» afin de transformer les pays les moins avancés, en producteurs des connaissances. (Http// :www.eu-esis.org/homebasics.html consulté le 23/04/2010).

    Malgré quelques opinions optimistes sur la société informationnelle dans son impact sur le social, la présence des ordinateurs, y compris dans les foyers, et un usage généralisé d'internet, une grande partie de la population s'avoue effrayée par l'offensive des nouvelles technologies sur leur existence. «La société de l'information est au coeur des questions politiques, sociales, culturelles et économiques aux quelles nous devons faire face en ce début du 21 siècle». Par conséquent, nous devons non seulement nous axé sur la technologie pour son rôle dans le développement économique, mais aussi son influence sur l'être humain en tant que composant de la société. (Http// :www.afrique-demain.org/debat-100-lesjeunes-aficains-identite.hpt consulté le 23/04/2010).

    35.3% des enquêtés se sont montrés neutre à l'égard de la question. «Il est impossible de ne pas remarquer le rôle des TIC en matière de développement économique, mais aussi ces TIC font que l'homme s'isole du monde affectif», souligne un enquêté.

    CONCLUSION PARTIELLE

    En définitive, nous allons à ce niveau faire un bref aperçu de tout ce qui a été dit tout au long de ce dernier chapitre.

    En effet, nous avons pu énumérer et expliquer les limites des communications traditionnelle et moderne dans les relations sociales au Rwanda. Nous avons vu la quelle des voies de la communication moderne la population aurait un accès aussi aisé par rapport à d'autres, nous avons aussi pu remarquer qu'il existe des difficultés d'usage des outils des communications modernes et traditionnel notamment dues au manque d'informations et formations suffisantes en la matières ; à partir d'un important pourcentage des témoignages des enquêtés, nous avons pu remarquer que les éléments des TIC ne répondaient pas aux aspirations profondes des africains. Nous avons pu relever à partir des témoignages des enquêtés, le niveau d'efficacité de la communication intergénérationnelle qui s'est avérée moins efficace voire même inefficace, ainsi que l'abandon de l'usage des outils moderne de communication au détriment des outils traditionnels, et afin d'analyse, avant de mener une critique à l'égard de la société informationnelle moderne, nous avons souligné quelques méfaits qu'ils ont sur la population.

    Ainsi, nous avons vérifié notre deuxième hypothèse qui a consisté à énumérer et à expliquer les limites des communications moderne et traditionnelle dans les relations sociales au sein du secteur Gisenyi, qui seraient entre autre à l'incohérence des attentes de la génération actuelle à celle dite senior face à la société actuelle et à un problème d'adaptation d' une société africaine imprégnée des moeurs, coutumes et traditions au contexte social du moment.

    CONCLUSION GENERALE

    En dernière analyse, nous voila à terme de notre travail où nous vous présentons brièvement autant que possible en quoi a consisté notre travail de recherche.

    En effet, notre recherche a eu pour préoccupation fondamentale, de faire une étude sur l'impact des communications moderne et traditionnelle sur les relations sociales dans le secteur Gisenyi(1998-2010) c'est-à-dire, montrer leurs avantages et désavantages sur les relations sociales au sein de notre société en général, et dans le secteur Gisenyi en particulier.

    Dans le premier chapitre intitulé «Cadre conceptuel et théorique», nous avons pu définir certains concepts en rapport avec notre sujet de recherche afin de faciliter la bonne compréhension à tout ceux qui liront ce travail, puis nous sommes passé à la revue de la littérature où nous avons vu les différentes notions sur la communication, les principaux types de communication, les différentes voies des communications traditionnelle et moderne où nous avons fait également un bref aperçu sur les TIC, sans toute fois oublier quelques critiques africaines faites face à la communication moderne et en dernier lieu, nous avons présenté certaines théories en rapport avec notre sujet de recherche.

    Dans le second chapitre, notre hypothèse a été vérifiée et confirmé. Nous avons pu faire remarquer des avantages que la société tire des communications moderne et traditionnelle plus précisément dans les rapports sociaux que notre communauté entretient plus particulièrement les avantages que les voies traditionnelles offrent notamment la convivialité et la cohésion vu qu'elles nécessitent la présence humaine ou physique. Nous avons vu des avantages que la société bénéficie des voies modernes de communication dont le développement économique, promotion de la santé, de l'éducation,...bref elle assure un avenir meilleur ce qui concerne la survie matérielle

    S'agissant de notre deuxième hypothèse qui constitue le dernier chapitre, elle a été vérifiée et confirmée vu que une grande partie des enquêtés a témoigné concernant les limites des communications moderne et traditionnelle dans les relations sociales au sein de notre société. Nous avons pu identifier les quelles des voies des communications modernes et traditionnelle causent des difficultés d'usage, nous avons également remarqué que les éléments des l'ICT en général ne répondaient pas aux aspirations profondes des africains. Compte tenu des soucis que la génération dite senior se fait à l'égard du mode et niveau de la communication, nous avons pu évaluer le niveau d'efficacité de cette communication ainsi que l'abandon de l'usage des outils traditionnels de communication au profit de ceux dits moderne, ainsi que quelques uns des méfaits de la communication moderne sur la population causés par certains usagers qui les utilisent inadéquatement.

    Enfin, nous avons mené une analyse critique face à la société informationnelle moderne.

    SUGGESTIONS

    Après une analyse approfondie des besoins, potentialités et facteurs limitant en matière de communication pour le développement du bien être social, les suggestions suivantes peuvent être exprimées:

    · Nous suggérons au gouvernement rwandais d'augmenter la production et de la diffusion de programmes nationaux et la prise en compte par ces programmes des réalités socioculturelles et économiques du pays, tout en se basant sur les besoins et aspirations des populations;

    · La décentralisation des moyens de communication afin que la population, dans son ensemble, ait accès aux informations.

    · La valorisation et le renforcement des moyens ou voies traditionnelles de communication

    · A l'endroit de la possibilité de participer à la conception et production des programmes des médias

    · L'amélioration des moyens de télécommunication (téléphones, télex, etc.), afin de mieux servir le public.

    · Qu'un système d'information puisse être développé afin garantir les organes de communication sociale qui jouent un rôle plus important dans la promotion de la cohésion sociale.

    · Nous suggérons à la population de valoriser les moyens traditionnels de communication et de définir les options techniques et technologiques de la communication pour le développement.

    RECOMMANDATIONS

    Nous recommandons aux futurs chercheurs de mener des recherches sur les thèmes suivants :

    Ø Rôle des nouvelles technologies d'information et communication sur la promotion sociale et sanitaire.

    Ø Analyse critique de l'introduction de l'outil informatique dans la société africaine

    Ø Internet comme une des causes majeures de la délinquance sexuelle chez les jeunes.

    Ø Le rôle des medias dans l'acculturation des jeunes.

    BIBLIOGRAPHIE

    A. Ouvrages

    1. BALLE, F, Les medias, Flammarion, Eureux, 2000

    2. BARRIER, G, la communication non verbale, comprendre les gestes et leur signification, ESF éditeur, Paris 2006

    3. BART, F, Afrique des réseaux et mondialisation, Karthala et MSH, Paris, 2003

    4. BOUGNOUX Daniel, Sciences de l'information et de la communication, Collection textes essentiels, 1994

    5. BRETON, PH, Le culte de l'internet. Une menace pour le lien social, la Découverte, Paris 2000

    6. CALVET L J, La sociolinguistique, Paris : PUF Q.S.J, 2002

    7. COHEN, A et Al, Sciences économiques et sociales2, Bordas, Paris, 1997

    8. GRAWITZ, M, Méthodes des sciences sociales, Dalloz, Paris, 1996

    9. LARAMEE, A., La communication dans les organisations, Québec, Ed Télé université, 1996

    10. LENET, M., La communication sociale, documentation française, le Seuil, Paris, 1988

    11. MAIGRET, E, sociologie de la communication et des medias, Armand colin, Paris 2003

    12. MATTELART, Armand, L'âge de l'information : genèse d'une appellation non contrôlée, La Découverte, 2000

    13. McQuail, Mass communication theory, Sage Publications Ltd, 1987

    14. PELT, V, Vivez et communiquez, nouvelle Ed, Pivat, Pris 1989

    15. PICARD, D et MARC, E., Petit traité des conflits ordinaires, Paris, Seuil, 2006

    16. TUDESQ, A-J : Les medias en Afrique, Coll. Infocom, Ellipses, Paris 1999

    17. VOYENNE, B, La presse dans la société contemporaine, Paris, Armand Colin, 1962

    b. Revues

    1. COHEN et Michel DIDIER, La documentation française, Paris, 2004

    2. ISCHY, F, La société de l'information au péril de la réflexion sociologique, Revue européenne des sciences sociales, 2002

    3. Le courrier no190, Janvier-Février.2002 ; ACP-EU, Bruxelles 2002

    4. MINEPRISEC, Textes et activités pour la classe de français, 4è secondaire. Dossier5, la communication, Kigali, 1987

    c. Mémoires et cours

    1. BOUCHARD, A., Cours de méthode de recherche en sciences sociales, lic I, UNR, BUTARE, 1992, inédit

    2. HABIMANA, G, Recherche scientifique, ULK/Gisenyi, 2002

    3. KARAMIRA, C., Le rôle de la communication dans une organisation : cas de l'hôtel Novotel Umubano, ULK/Kigali, 2004

    4. NDIMUBANZI, F, la communication au sein des entreprises de production industrielle au Rwanda s.a (2002-2006), ULK/Gisenyi 2006

    5. NYIRAMUHIMBO, Impact des associations féminines sur le développement socio-économique de la femme rwandaise, Cas de Duterimbere dans la ville de Kigali (1994-2002), ULK/Kigali 2004

    6. NZABANDORA, J, Méthodologie de recherche, ULK/Gisenyi, 2004

    7. NZABANDORA, J, Sociologie de l'information et de la communication sociale, ULK/Gisenyi, 2005

    8. SHYAKA, A., Sociologie de l'information et de la communication sociale, ULK, 2001

    d. Dictionnaires

    1. Dictionnaire Larousse Bordas, 1989

    2. Georges BALANDIER, Dictionnaire des civilisations africaines, Armand Colin, 1991

    3. Lucien SFEZ, Dictionnaire critique de la communication, Vol2, PUF, 1993

    e. Sources électroniques

    1. www.acdd.com

    2. www.acidd.com

    3. www.afrique-demain.org

    4. www.google.fr

    5. www.marketing-etudiant.fr

    6. www.portalunesco.org

    7. www.rwandagateway.org

    8. www.strategies.fr

    9. www.techno-science.net

    10. www.un.org

    11. www.wikipedia.org

    12. www.wp.org

    13. www.eu-esis.org

    14. www.afrique-demain.org

    ANNEXES

    QUESTIONNAIRE DESTINE AUX ENQUETES

    Cher (e) enquêté (e)

    C'est dans le cadre de notre travail de fin d'études en sociologie que nous vous présentons ces questions sur la communication moderne et traditionnelle et leur impact sur les relations sociales aux Rwanda.

    Vos réponses sincères seront d'une grande importance non seulement pour nous aider à élaborer notre mémoire, mais aussi dans la société dont vous faites partie.

    Nous vous remercions d'avance. Aussi nous vous garantissons que vos réponses seront d'une utilité capitale pour la population rwandaise.

    Le chercheur

    Pascal BIZIMANA

    ULK

    I. INDENTIFICATION

    1. Age
    2. Sexe
    3. Niveau d'études
    4. Profession / occupation
    5. Etat matrimonial

    II.QUESTIONS

    1. Quel instrument utilisez-vous fréquemment pour communiquer ?

    a. Téléphone

    b. Internet

    c. Tambour

    d. Fax

    e. Messager

    f. Courrier postal

    g. Communication interpersonnelle

    h. Autres à préciser

    2. Parmi les voies traditionnelles de communication, la quelle se taille toujours une place dans la société rwandaise ?

    a) Tambour

    b) La flute

    c) Corne d'antilope

    d) messager

    e) Cloche, grelot, clochette

    3. Parmi les outils moderne de communication, le quel se taille une place dans la société rwandaise ?

    a) L'internet

    b) Fax

    c) Téléphone

    d) Courrier postal

    4. L'usage des outils traditionnels de communication vous semble-t-il : 

    - Très efficace

    - Efficace

    - Moins efficace

    - Inefficace

    5. L'usage des outils modernes de communication vous semble-t-il :

    - Très efficace

    - Efficace

    - Moins efficace

    - Inefficace

    6. Parmi les voies de la communication traditionnelle, la quelle joue un rôle dans la promotion socio-économique ?

    a) Tambour

    b) La flute

    c) Corne d'antilope

    d) Face à face

    e) Les réunions

    f) Les visites

    g) Clochette

    7. Parmi les voies la communication moderne, la quelle joue un rôle dans la promotion socio-économique ?

    a) L'internet

    b) Fax

    c) Téléphone

    d) Courrier postal

    8. Parmi les canaux de la communication traditionnelle, le quel vous semble pertinent dans les relations sociales

    a) Visites et fréquentations

    b) Convivialité

    c) Assistance matérielle

    d) Echange des présents

    e) Invitation pour partager de la bière

    f) Flute

    g) Tambour

    h) Messager

    i) Les contes

    j) Partage de la bière

    k) Clochette, cloche

    9. la quelle de ces nouvelles technologies d'information et de communication nécessite une éducation adaptée ?

    a) L'internet

    b) Fax

    c) Téléphone

    d) Courrier postal

    10. La quelle de ces voies de communication vous semble-t-elle accessible financièrement, techniquement ou pratiquement :

    a) Internet

    b) Téléphone

    c) Fax

    d) Courrier postal

    11. La quelle de ces voies de la communication traditionnelle vous cause des difficultés d'usage ?

    a) Tambour

    b) La flute

    c) Corne d'antilope

    d) Face à face

    12. La quelle de ces voies de la communication moderne vous cause des difficultés d'usage ?

    a) Internet

    b) Courrier postal

    c) Téléphone

    d) fax

    13. Parmi les éléments de l'ICT suivant, le quel répond-il aux aspirations profondes des africains ?

    a) Internet

    b) Courrier postal

    c) Téléphone

    d) fax

    e) Aucun de ces moyens

    14. Le quel de ces canaux est plus utilisé dans la communication intergénérationnelle, groupale ? :

    a) Visites et fréquentations

    b) Convivialité

    c) Assistance matérielle

    d) Echange des présents

    e) Invitation pour partager de la bière

    f) Flute

    g) Tambour

    h) Messager

    i) Les contes

    j) Partage de la bière

    k) Clochette, cloche

    15. D'après vous, le niveau de la communication intergénérationnelle, groupale ou interpersonnelle dans notre société rwandaise de Gisenyi est-il :

    a) Très efficace

    b) Efficace

    c) Moins efficace

    d) inefficace

    16. L'usage des outils traditionnels de communication au profit des outils modernes dans notre société ?

    a) Oui

    b) Non

    17. Parmi les méfaits de moyens modernes de communication suivants, le quel est fréquent au sein de notre secteur ?

    a) Débauche

    b) Mensonge

    c) Délinquance des enfants

    d) Infidélité

    e) Perte des valeurs culturelles

    18. Ya-t-il une critique que vous apporteriez à la société informationnelle traditionnelle ?

    - Opinion négative

    - Opinion neutre

    - Opinion positive






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