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Les entraves au processus d'animation dans les projets de développement à  la base au Togo: cas du projet de construction de bà¢timents scolaires à  Anamé-Gbaganmé dans la Préfecture des lacs au Togo

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par Kossi Mawulé ATCHOTIN
Université de Lomé - Matrise en sciences humaines, option sociologie 2011
  

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1.5- REVUE CRITIQUE DE LITTERATURE

Pour mieux cerner la question que nous nous sommes fixé dans le cadre de ce travail et pour pouvoir y répondre valablement et également atteindre les objectifs de départ, nous nous sommes attelés à établir un cadre théorique documenté des concepts et éléments clefs de notre thème de travail. A ce sujet, nous avons recherché ce que disent les spécialistes et théoriciens du développement. Ces données secondaires occupent une place de choix dans la démarche du chercheur pour expliquer le phénomène qu'il soumet à l'épreuve scientifique.

1.5.1 - Problématique de la participation des populations rurales aux processus de développement

Les populations des pays en développement vivent de sérieux problèmes socioéconomiques. De nombreuses communautés urbaines ou rurales n'ont pas accès aux services sociaux de base comme l'alimentation, l'éducation, l'assainissement, l'eau potable, les soins de santé, etc. Les petits projets de développement, en très grande partie financés par des agences de développement publiques, des ONG étrangères ou des institutions internationales, ont pour but de permettre à ces communautés de faire face à ces grandes préoccupations.

Les expériences des années 70-80 dans le développement ont abouti à des résultats très faibles selon les avis mitigés des acteurs. Ces projets conçus et exécutés par des experts excluaient toute implication locale. Blanchet (2001 : 697) affirme que « La participation des populations, un indicateur incontournable, est à la base de l'évolution du travail social dans les pays du Sud. » Pourtant, bien des projets entrepris selon cette approche ont aussi échoué. En cas d'échec et selon les causes, les effets peuvent être très négatifs. Des communautés peuvent manifester une certaine méfiance par rapport à d'autres interventions futures ; un échec de projet peut être même source de conflits internes. Ainsi toute action de développement se conçoit sur une base participative et ne doit pas être un facteur d'aggravation de la situation-problème.

Lors de la conférence internationale sur la participation populaire dans le processus de redressement et du développement en Afrique, tenue en Tanzanie, son excellence Javier Pérez de Cuellar, l'ex-secrétaire général de l'ONU (Février 1990 : 6) précise que « l'exigence populaire devient en soi une nouvelle motivation pour que d'autres, dans les pays voisins, voire éloignés expriment leur désir de participer au gouvernement et à la gestion du développement économique et social ». Ici, son Excellence Javier Pérez de Cuellar montre que le développement participatif constitue une nécessité dans toute société et communauté.

Dans un rapport publié par le PNUD (Septembre 1994 : 7), l'accent est mis sur la nécessité de « laisser toute la latitude aux populations pour s'impliquer activement dans le processus de développement, de la formulation des politiques et stratégies jusqu'à la mise en place des programmes, leur financement et leur exécution. L'Etat devient ainsi le collaborateur des populations, prêt à prendre en considération leurs préoccupations, leurs aspirations et leurs visions du bien - être ».

Dans ce rapport on déduit que la réussite d'un projet de développement dépend d'une meilleure concordance entre l'orientation de ce projet tel que définit par le gouvernement et la satisfaction des besoins et des aspirations des populations.

Dupe, G. (1991 : 25) relate que les « savoirs des paysans n'ont pas été considérés dans la plupart des projets de développement ». L'auteur atteste que la participation des populations rurales lors de la prise de décision en matière de planification des actions de développement n'est pas souvent prise en compte.

A cet effet, il est donc fallacieux d'imputer la responsabilité des échecs des opérations de développement à la ``mentalité paysanne''. Ainsi, il définit le rôle du chercheur comme celui consistant à identifier la capacité des sociétés rurales à s'adapter à de nouvelles contraintes et à les intégrer au système de développement.

Abordant la question dans le même sens Ela, J-M. (1990) montre que les paysans ne peuvent être simplement des ``assimilés'' ou des ``exécutants'' des programmes qu'on leur impose. Il faut qu'ils participent au choix des décisions les concernant en vue d'améliorer leurs propres conditions d'existence. On doit permettre aux sociétés rurales d'accéder à une autonomie d'adultes qui prennent en main l'élaboration de leur propre avenir.

De plus Meister, A. (1997) a souligné les obstacles susceptibles de freiner la réussite des projets de développement. Il soutient que la négligence de la dimension humaine par les décideurs et les promoteurs des projets serait à la base de la non viabilité des projets. Selon l'auteur, il est indispensable que les problèmes relatifs à un projet soient examinés par, pour et avec la population bénéficiaire. On doit aussi inciter les communautés à prendre part à des activités qui concourent de près ou de loin à leur épanouissement. L'échec est probable si la population ne se sent pas concernée.

Quand à Giri, J. (1986), un projet échoue parce que le modèle proposé par le projet était inacceptable en lui-même, soit ce modèle était inacceptable dans le cadre de la politique des gouvernements. Enfin pour Giri, J., les projets échouent lorsqu'ils n'obéissent pas à une logique économique des concernés.

Kouassigan, S. (1990) de son côté pense que pour satisfaire les besoins essentiels de la société en général et en particulier les couches sociales les plus défavorisées de la population et pour parvenir à l'autosuffisance ; les masses doivent être associées à la prise de décision, à la planification et à la définition de leurs propres besoins en matière de développement tout en évaluant leurs capacités économico-financières.

Lappe, M. et Collins, J. (1977) attestent que le vrai développement passe par la mobilisation des bénéficiaires eux-mêmes. Ceux sont les seuls capables d'identifier tous les obstacles sur leur chemin et les seuls capables de les surmonter. D'après ces auteurs, il s'avère indispensable de mettre en oeuvre un processus collectif de prise en charge des problèmes et la mise en valeur des connaissances et ressources locales. Cela nous permet donc de cerner l'intérêt du diagnostic participatif dans la mise en oeuvre d'un projet de développement.

Par ailleurs Diakité, S. (1970) pense que pour qu'elle soit acceptable et acceptée, la logique technologique et ``Développementaliste'' doit savoir être à l'écoute des gens à développer car la logique interne des sociétés, leur système de valeur, leur degré de perfectionnement technique et d'adaptation à des milieux naturels,...etc., ne sont pas toujours pris en compte. C'est alors que l'introduction d'une innovation dans ces sociétés se révèle comme une violence, un viol, un vol et une usurpation de mission. Forcément il doit y avoir des malentendus, conflits, résistances et finalement rupture. C'est pourquoi l'auteur interpelle les initiateurs de projets de développement à songer en priorité aux sociétés à développer et non à leur logique à eux décideurs.

Pour éviter tous ces dysfonctionnements constatés, les auteurs exhortent tous les agents de développement à associer les populations à tous les projets dans toutes les différentes phases de la réalisation.

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"Il faut répondre au mal par la rectitude, au bien par le bien."   Confucius