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La cyberdémocratie en RDC

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par Jean-Noël LEMFUKA AVA
Université catholique du Congo - Licence en communications sociales 2012
  

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1.3. LA COMMUNICATION POLITIQUE DANS UNE DEMOCRATIE

1.3.1. DEFINITION

Au départ, la communication politique était réduite à la propagande ou à la communication électorale des partis politiques. Dans cette logique, la communication politique se percevait plus en termes de messages et d'attitudes que les politiques déploient en direction des citoyens. Avec le développement des moyens de communication de masse, les sondages d'opinion, une plus grande part est accordée, non pas seulement aux messages diffusés, mais aussi et surtout à leur réception, en terme d'appropriation, d'indifférence ou de rejet. Dès lors, à côté de l'acteur politique, s'affirment de plus en plus, d'autres acteurs, comme les médias et le citoyen, à travers le concept d'opinion publique.

Dominique WOLTON définit la communication politique comme étant « l'espace où s'échangent les discours contradictoires des trois acteurs qui ont la légitimité à s'exprimer publiquement sur la politique et qui sont les hommes politiques, les journalistes et l'opinion publique à travers des sondages»10. Cette définition insiste sur l'idée d'interaction de discours tenus par des acteurs qui n'ont ni le même statut ni la même légitimité mais qui, de par leurs positions respectives dans l'Espace Public, constituent en réalité la condition de fonctionnement de la démocratie de masse.

9 P. LEVY, Cité par MANDARD, S., « Faut-il vouer un culte à l'Internet », in Le Monde Interactif, 29 novembre 2000, p.3.

10 D. WOLTON, Les contradictions de la communication politique, Hermès, N°17-18, 1995, p.107-109.

13

J. GERSTLE définit la communication politique comme « ensemble disparate de théories et de techniques, mais aussi de pratiques directement politiques »11. L'enjeu de la communication politique aujourd'hui, ajoute-t-il, est de permettre à l'ensemble des citoyens d'intervenir de manière égale au sein du champ politique afin de respecter l'idéal de « distribution démocratisée du pouvoir ».

Selon lui, la communication politique peut avoir une connotation positive ou négative selon la conception qui sous-tend son appréhension. Elle peut donner lieu à quatre conceptions différentes12 :

> une conception instrumentale : la communication politique renvoie à l'ensemble des techniques auxquelles recourent les responsables politiques pour séduire et gérer l'opinion publique. Il estime que cette conception réduit la politique à une technique et la communication à la manipulation ;

> une conception oecuménique : l'enjeu est alors la transmission de l'information entre les acteurs politiques, les médias d'information et le public. Pour lui, cette conception tend à éluder le rapport de domination entre gouvernant et gouverné, et sous-estime l'échange d'autres biens que l'information, notamment les biens symboliques tels que les images, les représentations ou les préférences ;

> une conception compétitive : il s'agit d'influencer et de contrôler, au

moyen des médias, les perceptions publiques
des évènements politiques majeurs et des enjeux. Cette définition met en lumière la dimension de lutte et de concurrence, et souligne également le rôle central du symbolique dans les processus politiques ;

> une conception délibérative : la communication politique est consubstantielle à la démocratie. Une démocratie est possible grâce à la discussion et au débat collectif. Tous les citoyens sont appelés à formuler des raisonnements et à participer à la formation des choix politiques.

11 J.GERSTLE, La communication politique, PUF, Paris, 1993, p.3.

12 J.GERSTLE, op. cit., p.9.

14

Jacques GERSTLE met en exergue le caractère multidimensionnel de la communication politique qui se définit par trois dimensions13 :

· une dimension pragmatique : c'est un ensemble de pratiques de communication effectives ;

· une dimension symbolique : c'est la manipulation de symboles visant à emporter la conviction des destinataires des divers messages formulés ;

· une dimension structurelle : c'est enfin les canaux institutionnels, organisationnels, médiatiques et interpersonnels dans le cadre desquels elle se développe.

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