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Production et commercialisation des fruits et légumes dans la commune de Nà¢éali

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par Aboudou-Fadel BIO SINGOU SABI
Université de Parakou - Licence 2016
  

Disponible en mode multipage

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Université de Parakou

Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines (FLASH)

DéPARTEMENT DE GéOGRAPHiE ET AMéNAGEMENT DU TERRiTOiRE

(DGAT)

OPTION : Géo-Démographie et Activités Économiques (GDAE)

Mémoire de licence professionnelle

Production et commercialisation des fruits et légumes dans la commune de

N'Dali

Réalisé par :

BIO SINGOU SABI Aboudou-Fadel

Sous la direction de : Dr. KISSIRA Aboubakar Maître Assistant / CAMES DGAT/FLASH/UP

Soutenu le 07/11/2016

- 1 -

SOMMAIRE

 
 

Dédicaces

... 2

Remerciements

3

Sigles et acronymes

.... 4

 

Résumé/Abstract

5

Introduction

6

Chapitre I : Cadre théorique et approche méthodologique

8

1.1. Cadre théorique

8

1.2. Approche méthodologique

..14

Chapitre II: Présentation du cadre d'étude

19

2.1. Situation géographique

19

2.2. Cadre physique

21

2.3. Cadre humain

22

Chapitre III : Résultats et Suggestions

25

3.1. Production des fruits et légumes

25

3.2. Commercialisation des fruits et légumes

32

3.3. Conséquences de la production et de la commercialisation des fruits et légumes

42

3.4. Contraintes à la production et la commercialisation des fruits et légumes

43

3.5. Suggestions

45

Conclusion

47

Bibliographie

..49

Listes des tableaux, figures et photos

51

 

Annexes

52

 

Table des matières

...56

 

- 2 -

DEDICACES

A ma mère IDRISSOU Salamatou, et à mon père BIO SINGOU Sabi Bouyagui, pour leurs soutiens à tous les plans, leurs encouragements, leurs conseils et leurs sacrifices dont ils font toujours preuve.

- 4 -

REMERCIEMENTS

Ce document est le fruit de l'effort conjugué de plusieurs personnes qui m'ont témoigné leurs soutiens divers et multiformes à toutes les étapes de sa rédaction.

Il nous tient donc à coeur de témoigner notre gratitude et sincères remerciements,

A :

+ Dr. Aboubakar KISSIRA, Maître Assistant du CAMES, enseignant à la Faculté des Lettres, Arts et sciences Humaines de l'Université de Parakou, pour avoir accepté non seulement d'encadrer mes travaux, mais aussi pour ses conseils, ses encouragements et sa disponibilité constante malgré ses multiples occupations ;

+ Dr Janvier ASSOUNI, Enseignant à la Faculté des Lettres, Arts et sciences Humaines de l'Université de Parakou, pour ses conseils, ses encouragements et sa disponibilité constante malgré ses multiples occupations

+ Tous les enseignants du département de Géographie en générale et ceux de la GDAE en particulier. Leur contribution à notre formation a été déterminante ;

+ Délégué de Tamarou, pour son entière disponibilité dont il a fait preuve lors de mes travaux de recherche dans son village ;

+ Tous les producteurs et commerçants de fruits et légumes rencontrés, pour leurs disponibilités et les informations qu'ils m'ont données ;

+ Tous les agents de CeRPA N'Dali, du CeRPA Borgou-Alibori, de l'INSAE pour les informations qu'ils m'ont données ;

+ Mon oncle BOUKARY Abdoulaye et ses épouses pour leurs conseils ;

+ Mes frères et soeurs Silifatou, Zouliatou, Ismaël, Abdou-hadi, Nouroudine, Hassiatou Alassane, Barikissou pour leurs soutiens multiples et divers ;

+ Mes cousins et cousines Ismaël, Safiatou, Rachidatou, Wakilatou, Iliassou, Yaya, Souleymane, Abass pour leurs soutiens à tout moment où j'éprouve des difficultés dans la réalisation de ce travail ;

+ Tous mes ami(e)s Massouratou, Amidou, Serge, Oumou, faridatou, Bio Dammon, qui m'ont tous apportés leurs soutiens dans la réalisation de ce travail,

+ Aux honorables membres du jury pour avoir accepté évaluer ce travail,

+ Enfin, j'exprime ma gratitude à tous ceux que j'ai oublié de nommer, ainsi qu'aux parents et proches qui m'ont soutenu pendant la réalisation de ce mémoire.

- 5 -

SIGLES ET ACRONYMES

AFRISAT : Observatoire Économique et Statistique d'Afrique Subsaharienne

AOC : Appellation d'Origine Campus

CAEB : Conseil des Activités Éducatives du Bénin.

CEDEAO : Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest

CeRPA : Centre Régional pour la Promotion Agricole

DGACE : Direction Générale de l'Agriculture de la Commission Européenne

FA : Faculté d'Agronomie

FAO : Food and Agriculture Organization

GBAD : Groupe de la Banque Africaine de Développement

INRA : Institut National des Recherches Agronomiques

INSAE : Institut National de la Statistique et de l'Analyse Économique

INSEE : Institut national de Statistique et d'Étude Économique

MIAS : Ministère de l'Industrie et de l'Artisanat du Sénégal

NEPAD : Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique

OMC : Organisation Mondiale du Commerce

OMS : Organisation Mondiale de la Santé

PAM : Programme Alimentaire Mondial

PASREA : Projet d'Appui à la Sécurisation des Revenus des Exploitants Agricoles

PIB : Produit Intérieur Brut

RGPH : Recensement Général de la Population et de l'Habitation

SNV : Société Néerlandaise de Vulgarisation

UE : Union Européenne

UEMOA : Union Économique et Monétaire Ouest Africaine

- 6 -

RESUME

La production et la commercialisation des fruits et légumes constituent des activités en plein essor en Afrique en général et au Bénin en particulier. Toutefois, les différents modes de production et de commercialisation sont peu connus dans la commune de N'Dali. C'est dans cette optique que la présente étude se veut une contribution avec pour objectif d'étudier l'activité de production et de commercialisation des fruits et légumes dans la commune de N'Dali.

La méthodologie adoptée pour ce travail présent une recherche documentaire et une enquête auprès des divers acteurs impliqués dans l'activité. L'ensemble des données collectées est soumis à des traitements.

Les données collectées et traitées ont permis de faire l'état des lieux de la production et de la commercialisation des fruits et légumes à N'Dali. Ainsi, l'analyse des systèmes de production a permis d'identifier trois modes d'accès à la terre. Il s'agit de : l'héritage (53.24 %) ; le don (37.98 %) et l'achat (8.77 %). De l'analyse des flux et circuits de commercialisation, il ressort que d'importantes quantités de fruits et légumes circulent à l'intérieur comme à l'extérieur de la commune. Elle a également permis de révéler la nette domination de l'informelle. Dans la commune de N'Dali, cette activité présente des incidences socio-économiques non négligeable. Mais le manque d'appui technique et financier, le mauvais état des infrastructures routières et marchandes et la faible organisation des acteurs constituent des contraintes à l'essor de cette activité.

Mots clés : N'Dali ; production et commercialisation ; fruits et légumes ; incidences socio-économiques ; contraintes

ABSTRACT

Fruits and vegetables production and marketing activities are booming in Africa generally and in Benin in particular. However, the factors of production and the distribution chains of the fruits and vegetables are little known in the commune of N'Dali. It is accordingly that the present study wants to be a contribution with for objective to study the production activity and of marketing of the fruit and vegetables in the commune of N'Dali.

The methodology used for this work included a document retrieval; an investigation near the various actors implied in the activity. All the collected data is subjected to treatment.

The collected and processed data allowed to make the inventory of the production and marketing of fruit and vegetables to N'Dali. So, the analysis of production systems allowed to identify three modes of access to land. These are: the heritage (53.24%) ; the gift (37.98%) and purchase (8.77%). from analysis of flows and distribution chains, it appears that large amounts of fruits and vegetables circulate inside and outside of the municipality. It also has allowed to reveal the clear domination of the informal. In the commune of N'Dali, this activity has significant socio-economic impacts. But the lack of technical and financial support, the bad state of the road and trade infrastructures and the weak organization of the actors are the the constraints to the development of this activity

Keywords: N'Dali; Production and marketing; fruits and vegetables ; socio-economic impacts ; contraints.

- 7 -

INTRODUCTION

Tout comme la santé et l'éducation, l'alimentation constitue l'une des grandes priorités de la vie. C'est donc à juste titre que « se nourrir » est considéré comme l'un des cinq besoins fondamentaux de l'Homme (Montcho, 2010). La source d'alimentation des populations reste essentiellement le secteur agricole qui leur fournit des denrées tant végétales qu'animales. L'agriculture constitue donc la base biologique de la sécurité alimentaire mondiale et fournie des moyens de subsistance à tous les habitants de la planète (MAEP, 2007). Elle représente une part essentielle de l'économie de tous les pays africains. Avec une population agricole estimée à 580 millions de personne en 2020, l'Afrique dispose d'un immense potentiel qui doit lui permettre non seulement de se nourrir, d'éliminer la faim et l'insécurité alimentaire mais aussi de devenir un acteur majeur des marchés internationaux (NEPAD, 2013). Au Bénin, Le secteur agricole est essentiel pour l'économie du pays: il représente 75 pour cent des recettes d'exportation de produits locaux et 35 pour cent du PIB. Il emploie plus de 70 pour cent de la population active (PAM, 2014). Malgré son importance, l'agriculture a de plus en plus de difficultés à jouer son rôle de locomotive de l'économie (PASREA, 2012). Pour causes, la culture de rente qui est une composante majeure de l'agriculture Béninoise est gravement malade. En effet, cette filière souffre de défaillances organisationnelles internes aggravées par l'hostilité du marché international où la concurrence mondiale ne laisse aux faibles que les rejetons de la distribution du marché. L'illustration la plus actuelle de cette crise réside dans le traitement humiliant réservé aux cotonculteurs africains en général et ceux béninois en particulier dans le cadre des négociations de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) sur la fixation des prix de cette matière première. Pourtant, il s'agit là bien d'un produit phare de l'agriculture béninoise d'exportation dont devront se nourrir, non seulement les producteurs, mais également toute une kyrielle d'acteurs intervenant dans les autres secteurs de la vie économique (Sodjinou, 2010).

Dans cette perspective, les fruits et légumes apparaissent comme une filière rassurante. Au Bénin La production des fruits a connu un certain essor à compter de la décennie 1980. Les principaux fruits produits sont par ordre d'importance : l'ananas, les agrumes, la mangue, les bananes, l'avocat, la papaye et la goyave. En ce qui concerne les légumes, la gamme est très variée. La production de tomates est de loin la plus importante, avec plus de 60 % du tonnage maraîcher. Les autres productions importantes sont le gombo, le piment et l'oignon (UE/CEDEAO, 2002). Dans cette production le département du Borgou et principalement la commune de N'Dali se fait remarquer dans la production des mangues, papayes et agrumes

- 8 -

pour ce qui concerne les fruits et les tomates, piments et gombo pour ce qui concerne les légumes. Les produits de la filière fruit et légume sont commercialisées à travers différents circuits de commercialisation constituant un schéma global, où chaque acteur joue un rôle particulier.

En dépit des efforts fournis dans le domaine, la productivité des fruits et légumes reste encore faible. Elle est encore peu développé et souffre de plusieurs maux dans le Borgou et principalement la commune de N'Dali. Vu son importance socio-économique, il convient donc de porter une réflexion sur la place de cette filière dans le système de production agricole, le processus de lutte contre la pauvreté et la faim, afin de définir des stratégies pour accroître la production et surtout faciliter la distribution des fruits et légumes. C'est dans ce contexte que s'inscrit la présente étude intitulée « production et commercialisation des fruits et légumes dans la commune de N'Dali ».

Cette étude se veut aussi bien quantitative que qualitative. Le travail s'articule autour de trois chapitres. Le premier chapitre, expose le cadre théorique et l'approche méthodologique. Le deuxième chapitre est consacré au cadre géographique et le troisième chapitre présente les résultats et suggestions.

Le chapitre I fait la présentation du cadre théorique et l'approche méthodologique.

- 9 -

CHAPITRE I : CADRE THEORIQUE ET APPROCHE METHODOLOGIQUE

Ce chapitre comporte les éléments suivants : problématique, hypothèses et objectifs de recherche, revue de la littérature, définition ou clarification des concepts et approche méthodologique.

1.1. CADRE THEORIQUE

1.1.1. Problématique

Selon le Sommet Mondial de l'Alimentation de 1996, la sécurité alimentaire est assurée quand toutes les personnes, en tout temps, ont économiquement, socialement et physiquement accès à une alimentation suffisante, sûre et nutritive qui satisfait leurs besoins nutritionnels et leurs préférences alimentaires pour leur permettre de mener une vie active et saine. Elle a pour base biologique, l'agriculture qui fournit des moyens de subsistance à tous les habitants de la planète (MAEP, 2007). Avec une population agricole estimée à 580 millions de personne en 2020, l'Afrique dispose d'un immense potentiel qui doit lui permettre non seulement de se nourrir, d'éliminer la faim et l'insécurité alimentaire mais aussi de devenir un acteur majeur des marchés internationaux (NEPAD, 2013). Néanmoins, La situation alimentaire en Afrique de l'Ouest et du Centre demeure fragile. Elle se reflète à travers le pourcentage élevé de la population sous-alimentée (plus de 29 % au Niger et en Afrique Centrale) et un taux préoccupant de prévalence de la malnutrition aiguë au Sahel de 14.5 % (FAO, 2009), Avec une population qui croît rapidement, la demande en nourriture augmentera de 60 à 80 % pour une population Ouest-Africaine estimée d'ici 2025 à 450 millions et à 200 millions en Afrique Centrale (SNV, 2013). Au Bénin, 11% des ménages sont en insécurité alimentaire ; Environ 34 % des ménages sont en situation de sécurité alimentaire limite et 55 % seulement des ménages sont en sécurité alimentaire. Certaines communes connaissent une situation critique avec des proportions élevées (50 %) de ménages ayant une consommation alimentaire pauvre ou limite (PAM, 2014). Et pourtant, l'agriculture (base biologique de l'alimentation) occupe 70 % de la population active et génère environ 33,2 % du PIB national (INSAE, 2008). En plus de la malnutrition, avec un revenu annuel par habitant de 380 dollars US (Banque mondiale, 2002), le Bénin fait partie des pays les plus pauvres du monde. Ce revenu par habitant le place en deçà de la moyenne pour l'Afrique subsaharienne (470 dollars en 2001). En 2005, le Bénin est classé 163è sur 177 pays évalués par le PNUD sur la base de l'Indice de Développement Humain (IDH). Les données officielles montrent que la pauvreté s'est accrue depuis 2002, passant de 28,5 % à 36,8 % en 2006. Or La contribution du secteur agricole au PIB a atteint un taux moyen de 30,48 % sur la période 2005-2008 et la production végétale y est prépondérante. Selon le rapport

- 10 -

d'évaluation rapide de l'impact de la hausse des prix sur la sécurité alimentaire réalisé en Juillet 2008 au Bénin, l'agriculture occupe 70 % de la population active et génère environ 33,2 % du PIB national (INSAE, 2008). L'agriculture apparaît donc pour le Bénin comme un secteur stratégique de l'économie. Elle est en effet composée de plusieurs productions dont la production vivrière ; la production de rente ; ... les principaux produits vivrières produits au Bénin sont le maïs, le manioc, le sorgho, le mil, le niébé et l'arachide. Ils permettent de couvrir globalement les besoins alimentaires mais restent en deçà des potentialités offertes par les conditions écologiques du pays. Au titre des cultures de rente, la principale culture est le coton qui atteint une production record de 427000 tonnes durant la campagne de 2004-2005 avant de retomber à 191000 tonnes en 2005-2006 (Montcho, 2010). Par ailleurs, le coton représente 3/4 des recettes d'exportation d'origine interne du Bénin et reste la seule culture de rente du pays (Galtier et al, 1998). Malheureusement, sa production est en baisse.

Pour les fruits et légumes, l'enjeu est de taille car ils ont un rôle central dans une alimentation équilibrée (Pluvinage, 2013), et pour de nombreuses instances La consommation des fruits et légumes est comme un enjeu de santé publique et fait l'objet de recommandations nutritionnelles au niveau mondial par la FAO et l'OMS (INRA, 2007). Ils constituent également des sources d'emploi pour des milliers de béninois à cause du nombre important de main d'oeuvre que nécessitent leurs productions.

C'est dans ce conteste que dans le Borgou, la commune de N'Dali se fait remarquer comme étant l'une des communes du Borgou où la culture des fruits et légumes occupe une place assez importante parmi les différentes activités agricoles. Elle constitue un facteur d'amélioration des revenus des producteurs et de lutte contre la pauvreté. Bien que la commune de N'Dali présente des conditions agro écologiques, politiques et climatiques favorables à la production des fruits et légumes, les producteurs de cette commune sont confrontés à de nombreuses difficultés telles que : la non maitrise des techniques culturales; la non planification des activités de production dans le temps et dans l'espace; le manque d'assistance technique; la non disponibilité des intrants, l'inorganisation, la domination de l'informel... ces difficultés entravent le développement de la filière.

Prenant apte de cet état de fais, nous nous posons les questions suivantes : comment se caractérise le système de production et de commercialisation des fruits et légumes dans la commune de N'Dali ? Quelles sont les incidences socioéconomiques de la production et de la commercialisation des fruits et légumes dans cette commune ? Et quelles sont les contraintes à la production et la commercialisation des fruits et légumes dans la commune de N'Dali ?

- 11 -

1.1.2. Hypothèses

Pour bien mener l'étude, des hypothèses et des objectifs de recherche ont été fixés.

Les hypothèses suivantes ont été émises :

+ La production et de la commercialisation des fruits et légumes ne sont pas bien organisées dans la commune de N'Dali ;

+ La production et la commercialisation des fruits et légumes engendrent des incidences socioéconomiques certaines pour les producteurs et les commerçants ;

+ Certaines contraintes entravent la production et la commercialisation des fruits et légumes dans cette commune.

1.1.3. Objectifs

L'objectif global de cette étude est de Contribuer à l'amélioration de la production et de la commercialisation des fruits et légumes dans la commune de N'Dali.

De façon spécifique on a :

+ Caractériser le système de production et de commercialisation des fruits et légumes dans la commune de N'Dali ;

+ Déterminer les incidences socioéconomique de la production et de la commercialisation des fruits et légumes dans la commune de N'Dali ;

+ Répertorier les contraintes qui entravent la production et la commercialisation des fruits et légumes dans la commune de N'Dali.

1.1.4. Revue de la littérature

L'horticulture est la science et art de la culture des fruits, des légumes, des fleurs, des arbustes et des arbres fruitiers ou ornementaux (Microsoft Encarta, 2009). Ce secteur est un facteur de l'équilibre alimentaire de millions de consommateurs et une importante source de devises et d'emploi pour les pays à faibles revenus. Il revêt une importance particulière dans la plupart des pays méditerranéens par les emplois et les revenus qu'il procure aux différents opérateurs de la filière, par les surfaces qu'il occupe, par sa contribution à la production, aux modèles de consommation et aux échanges extérieurs. La production de fruits a connu une croissance plus limitée dans les années 60 et 70 et semble régresser dans les années 80 dans presque tous les pays de la zone. Dans les pays méditerranéens du Sud, les productions de légumes ont connu pendant les vingt dernières années des croissances relativement fortes à (4 % par an), comparativement à celles des céréales (1 %) ou aux huiles (2 %). L'ensemble

- 12 -

de la zone est cependant loin d'être homogène et nécessite une analyse appropriée par grande zone, par pays et même parfois par région de production (Allaya, 1992).

S'agissant de la production, elle tend à augmenter fortement au niveau mondial. Et l'Union européenne (EU) apparaît comme un acteur de premier plan avec une production totale de fruits et légumes des 15 pays membres établie respectivement à 57 et 55 millions de tonnes en 20012003 sur les 470 millions de tonnes de fruits et 760 millions de tonnes de légumes de la production mondiale (DGACE, 2003). L'Afrique ne reste pas en marge de cette évolution. Ainsi, Selon Mwatawala et al., (2006) cité par Amevoin et al., (2009) la production et l'exportation des fruits et légumes dans les régions tropicales et subtropicales de l'Afrique augmentent considérablement ces dernières années. Longtemps négligé en Afrique du Centre et de l'Ouest, le secteur fruit est actuellement en pleine émergence avec une production croissante sur les deux dernières décennies (FAOSTAT, 2007). Cette progression s'explique par le fait que la plupart des acteurs (producteurs, commerçants, transformateurs etc.) tirent des revenus substantiels des activités fruitières (Temple, 2001). Néanmoins, la filière fruitière n'a fait l'objet d'aucune étude spécifique à l'échelle de la zone des savanes d'Afrique centrale (Dandjouma et al., 2009). Il n'en demeure pas moins en Afrique subsaharienne. Puisque les travaux réalisés par AFRISAT (2001), avaient montré que la quantité de fruits produite chaque année est très mal connue dans la plupart des pays d'Afrique subsaharienne. Pour Montcho (2010), ces problèmes sont liés à l'insuffisance de réflexions communes, d'analyses profondes des problèmes et le manque d'orientation appropriée qui sont souvent à l'origine d'improvisation, d'hésitations voire de duplications, toute chose préjudiciable à l'efficacité des actions.

Pour ce qui concerne les systèmes de commercialisation des fruits et légumes, ils changent en fonction des réalités de la région où l'on se trouve. En effet, l'analyse des circuits de commercialisation des fruits au Cameroun et au Tchad montre la domination du circuit informel avec quelques acteurs qui peuvent être classés dans le circuit formel, et les principaux acteurs de ce commerce sont les grossistes, les demi grossistes, les agents à la commission et les détaillants qui représentent la majorité en nombre d'acteurs (Dandjouma et al., 2009). Au Sénégal, L'horticulture (fruits et légumes principalement) est l'une des filières les plus dynamiques du secteur agricole (MIAS, 2006). Les fruits et légumes sont commercialisés au niveau de places appelées communément « syndicat » qui sont l'expression d'une forme d'organisation zonale où gravitent autour d'un ou de plusieurs responsables, des commerçants grossistes, des distributeurs, des « bana banas », des coxeurs et transporteurs (Strebelle, 2013). Au Bénin, la commercialisation primaire des fruits se fait en gros, en demi-gros et en détail.

- 13 -

Les commerçants, essentiellement des femmes, vont en général acheter les fruits sur pied dans les plantations, puis les convoient vers les marchés avec des véhicules 504 bâchés. Les prix sont déterminés surtout par les commerçants, à cause du caractère périssable des fruits et de l'impossibilité pour le producteur de les stockés (Gnimadi, 2008). Dans ces différents pays africains dont les cas ont été abordés, la présence des circuits formels et informels est avérée. Ce qui vient confirmer les résultats des travaux de Goossens (1997), qui stipule que dans les pays africains, un système de commercialisation des produits vivriers comprend un circuit informel et un circuit formel.

En Europe, parlant des circuits de commercialisation des fruits et légumes, on distingue deux catégories à savoir : les circuits longs qui font intervenir plusieurs intermédiaires et les circuits courts qui font intervenir au maximum un intermédiaire (Praly et Chazoule, 2013). Pour Chiffoleau (2010), les circuits courts permettent à certains producteurs de diversifier leur activité agricole. Ils permettent surtout de répondre à une forte demande des consommateurs. Le circuit court permet de valoriser la production locale. Et les circuits longs permettent la commercialisation des produits sur le plan national et à l'export (pays européens et tiers).

Tous ces travaux ont mis en exergue la place de la filière fruits et légumes dans nos différentes sociétés. Certains auteurs ont mis en exergue la place de l'horticulture dans le système de production agricole et d'autres ont parlé de son importance socio-économique. Cependant, aucune étude n'a abordé spécifiquement le cas de la commune de N'Dali dans le domaine de la production et de la commercialisation des fruits et légumes. Dans cette optique, mener une étude dans ce domaine à travers une approche basée sur les enquêtes de terrain contribuerai à combler une partie du vide scientifique.

1.1.5. Clarification des concepts

Fruits et légumes possèdent deux définitions chacun, l'une, correspond au sens commun, gastronomique ou culinaire, l'autre purement botanique. Ainsi,

Fruit

Selon l'AOC (2016), la définition commune du fruit, le définit comme un aliment végétal plus ou moins sucré, généralement consommé en dessert. Cette définition est à distinguer de la définition botanique car bien que certains fruits dans le sens courant soient effectivement des fruits dans le sens botanique, ce n'est pas toujours le cas et vice-versa.

Ainsi, du point de vue botanique, Les fruits sont les organes comestibles des plantes à fleurs, contient les graines et succèdes aux fleurs (Keopaseuth et al, 2008)

- 14 -

Pour l'Intelligence Verte (2016), le fruit est l'organe végétal protégeant la graine; il succède à la fleur par transformation du pistil.

Dans le cadre de notre étude nous adopterons la définition courante du fruit qui le définit comme un aliment végétal plus ou moins sucré ou non, généralement consommé en dessert

Légume

Dans le langage courant, le légume est la partie d'une plante herbacée qui se consomme. Cette partie peut être les graines, les feuilles, les fruits, les tiges ou les racines (Keopaseuth et al, 2008).

Pour l'AOC, En botanique, en botanique le terme légume désigne le fruit des légumineuses, c'est-à-dire la gousse.

Devant l'existence de ces deux définitions différentes, certains clarifieront les choses en parlant de légume-fruit (la tomate, le poivron sont des fruits au sens botanique et des légumes au sens culinaire).

Dans le cadre de notre étude nous adopterons la définition courante des légumes. Nous considèrerons aussi les légumes fruit comme les légumes simplement.

Production

Pour Georges cité par Moussa (2014), la production est l'action de produire des biens ; elle est aussi le résultat d'une activité.

Pour l'INSEE cité par Glaymann (2012), la Production « est l'activité exercée sous le contrôle et la responsabilité d'une unité institutionnelle (entreprise administration ou association) qui combine les ressources en main-d'oeuvre, capital et biens (objets physique) et services (immatériels) pour fabriquer des biens ou fournir des services, et le résultat de cette activité. Dans le cadre de notre étude, nous définissons la production comme une activité économique socialement organisée consistant à créer des biens agricoles s'échangeant habituellement sur les marchés.

Commercialisation

Pour Statistique Canada (2007), la commercialisation est l'étape à laquelle est réalisée à grande échelle une activité dont la rentabilité a été démontrée (c'est-à-dire que les éléments constituant l'activité sont confirmés et peuvent être intégrés à un plan d'affaires)

- 15 -

Pour Entreprises Canada cité par Boucetta (2009), la commercialisation se fonde sur la définition des besoins de la clientèle. C'est la base de toute entreprise afin de répondre à ces besoins. Les décisions concernant la conception du produit, les points de vente, le prix, le niveau de service et les médias publicitaires se prennent une fois que l'on sait très bien qui sont les clients et ce que ceux-ci recherchent.

Pour Baudy cité par Moussa (2014), La commercialisation est l'accomplissement de toutes les activités impliquées dans le flux des biens et services agricoles depuis leur lieu initial de production jusqu'à ce qu'ils soient aux mains des consommateurs finaux

Dans le cadre de notre étude, nous définissons la commercialisation comme l'action de mettre sur le marché ; lancer, la diffusion commerciale des produits agricoles.

1.2. Approche méthodologique

Pour mieux cerner le contenu de notre thème, une méthodologie adoptée s'est focalisée sur les données collectées, les matériels ou outils de collecte, les techniques de collecte, la recherche documentaire et l'enquête de terrain.

1.2.1. Recherche documentaire

Elle a consisté à faire le point des connaissances relatives au thème à travers le monde en général et au Bénin en particulier dans l'intérêt de mieux cerner les difficultés auxquelles est confronté le thème. Pour ce faire, des centres de documentation ont été visités pour la collecte des informations ou données. Les bibliothèques, les institutions concernées et les sites internet ont été également visités. Cette recherche documentaire a consisté à la collecte des informations et données écrites disponibles se rapportant au thème. Ainsi, les types d'informations recueillies et la nature des documents sont consignés dans le tableau I.

- 16 -

Tableau I : Synthèse de la documentation

Centre de documentation

Types de document

Informations

Bibliothèque UP

Livres, mémoires, thèses

Informations relatives à la clarification des concepts.

Bibliothèque d'American Conner de l'UP

Livres

Informations relatives à la réalisation de l'abstract

Bibliothèque CAEB

Livres, Rapports et articles, Mémoires.

Informations relatives aux données physiques et humaines de mon cadre d'étude.

Bibliothèque de la FA

Mémoires, thèses, rapports et articles

Informations relatives à la production des fruits et légumes.

Internet

Mémoires, thèses, rapports et articles

Informations relatives à la commercialisation des fruits et légumes et à la clarification des concepts relatives à la production et la commercialisation des fruits et légumes.

CADER N'Dali

Rapport d'étude

Informations relatives à la production des fruits et légumes

URPA

Rapport d'étude

Informations relatives à la production et commercialisation de l'anacarde.

Source : Enquêtes de terrain, février 2016 1.2.2. Echantillonnage

Compte tenu des moyens limités dont nous disposons, et dans le souci de recueillir les informations fiables, trois Arrondissements ont été choisis au hasard sur les cinq que compte la commune de N'Dali pour les enquêtes de terrain. Il s'agit de N'Dali centre, Sirarou et Ouénou.

La technique de choix raisonné est utilisée pour l'identification des personnes enquêtées. Les critères de choix de ces personnes sont les suivants :

? habiter dans l'une des trois arrondissements considérés ;

? être acteur (producteur ; commerçant ; transporteur ; ...) dans le secteur d'activité considéré par l'étude.

- 17 -

? Une personne est choisie par ménage.

Pour dégager l'effectif de notre échantillon, nous avons exploité la formule de Schwartz qui se présente comme suit :

n = Zá2 X p (1 - p) / i2

Zá = 1.96 = constance

P = 40 % = la proportion des personnes pratiquant l'activité de production et de

commercialisation des fruits et légumes dans la commune de N'Dali ;

i = 8 % = marge d'erreur

L'application numérique donne :

n = (1.96)2 X 0.4 (0.6) / (0.09)2

n = 3.8416 X 0.24 / 0.0064

n = 144.06

Le point de répartition des personnes enquêtées, est consigné dans Le tableau II

Tableau II : Répartition du nombre des personnes enquêtées par arrondissement

Arrondissements

Producteurs de
Fruits/Légumes

Commerçants

transporteurs

Agents des

structures

Sages

N'Dali

18

16

07

08

03

Sirarou

24

11

06

03

Ouénou

28

11

06

03

Total

70

38

19

08

09

Source : enquête de terrain, février 2016

L'analyse de ce tableau Revèle une inégale répartition du nombre de personne enquêté par arrondissement et par groupe socio-professionnel. Cela peut s'expliquer par le fait que les arrondissements ne participent pas tous à même échelle à l'activité de production et de commercialisation. En plus; le nombre d'acteur impliqué diffère selon les groupes socioprofessionnels.

1.2.3. Outils matériels et techniques de collecte de données

? Outils de collecte

Les outils utilisés pour la collecte des données sont les suivants :

? Le guide d'entretien ;

- 18 -

> Grille d'observation ; > Le questionnaire ;

+ Matériels de collecte

> Le GPS ;

> L'appareil photo numérique.

+ Techniques de collecte

Plusieurs techniques ont été utilisées lors des investigations du terrain. Il s'agit notamment de :

> L'observation directe qui a consisté à rechercher et identifier sur le terrain des informations réelles liées au thème. Elle s'est faite d'abord à travers la visite de la zone d'étude pour répertorier certains acteurs intervenant dans la production et la commercialisation des fruits et légumes. L'intérêt de cette observation est qu'elle fournit une connaissance physique et humaine du milieu d'étude permettant ainsi de confronter les informations documentaires aux réalités du terrain.

> L'entretien qui est un procédé d'investigation scientifique utilisant un processus de communication verbale pour recueillir des informations en relation avec le but fixé. Il ne s'agit pas d'une simple discussion, mais d'un échange social orienté par la recherche d'informations spécifiques, cadrés en fonction d'une problématique de travail hypothétique liée à l'objet étudié. Il a consisté à dialoguer avec différents interlocuteurs ciblés (personnes ressources, consommateurs, producteurs et commerçants.) pour bien cerner les grandes questions qu'évoque le thème d'étude. Il a permis de découvrir et de mieux comprendre certaines réalités du milieu d'étude.

1.2.4. Traitement des données et analyse des résultats

Le dépouillement des fiches d'enquête et l'analyse des données recueillies ont été abordé à cette étape.

+ Traitement des données

A ce niveau, les fiches d'enquêtes ont été dépouillées manuellement et les données collectées ont été traitées au moyen d'outils appropriés. Les logiciels Word et Excel nous ont permis de faire la saisie des textes et données arithmétiques et la réalisation de quelques graphiques et tableaux qui ont fait l'objet d'interprétation. Le logiciel Arc GIS nous a permis de réaliser les cartes thématiques à partir des données GPS collectés sur le terrain. Il a été également procédé à l'élimination des données incompatibles aux objectifs poursuivis par l'étude. En effet, les

données utilisées sont à la fois qualitatives et quantitatives. De même plusieurs paramètres de la statistique descriptive comme pourcentage ont été mis à contribution.

? Analyse des résultats

L'analyse et l'interprétation opérées sont fonction des données collectées conformément aux objectifs visés et aux hypothèses élaborées afin de faire ressortir les liens entre le monde des producteurs, commerçants et consommateurs et de faire l'état des lieux. Une analyse minutieuse a été faite. Le modèle SWOT (forces, faiblesses, opportunités et menaces) a été élaboré. La confrontation des résultats de l'analyse interne et ceux de l'analyse externe a permis de proposer des approches de solutions qui pourraient aider les producteurs et commerçants dans leurs activités. La figure 1 montre la synthèse du modèle SWOT.

 

Facteurs internes
(Organisationnel)

Facteurs externes
(Environnemental)

 

Forces

Faiblesses

Opportunités

Menaces

Stratégies

- 19 -

Figure 1 : Modèle SWOT

De l'observation attentive de cette figure, il ressort que l'analyse des facteurs internes permet l'identification des forces et faiblesses de la production et de la commercialisation des fruits et légumes. Il s'agit de facteurs qui contribuent ou empêchent l'atteinte des objectifs de production et de commercialisation. L'analyse des facteurs externes quant à elle permet de faire ressortir les opportunités qui s'offrent à elle ainsi que les menaces auxquelles ils sont confrontés qui sont les facteurs de l'environnement externe de la production et de la commercialisation des fruits et légumes qui contribuent ou qui empêchent la réalisation des objectifs de production et de commercialisation.

Le chapitre II est consacré à la présentation géographique du cadre d'étude.

- 20 -

CHAPITRE II : PRESENTATION DU CADRE D'ETUDE

L'espace étant l'objet de la géographie, cette rubrique présente le milieu d'étude et prend compte les aspects physiques et humains

2.1. Situation géographique

Située entre 2° et 2° 40' de longitude Est ; et 9° et 10° de latitude nord, la commune de N'Dali est l'une des huit (08) communes du Département du Borgou. Elle est limitée au Nord par les communes de Bembèrèkè et de Sinendé ; au Sud par les communes de Parakou et de Tchaourou, à l'Est par les communes de Nikki et de Pèrèrè et à l'Ouest par les communes de Djougou et de Péhunco. Elle couvre une superficie de 3748 km2 représentant 14,50 % de la superficie du département et 3,27 % de la superficie totale du Bénin. Son chef-lieu (N'Dali centre) est situé à environ 56 km de Parakou (chef-lieu du département du Borgou). (Sogan, 2014). Cette position constitue un atout pour la commune dans le développement commercial et de transport. La figure 2 situe le milieu d'étude.

- 21 -

Figure 2 : Situation géographique de la commune de N'Dali

- 22 -

2.2. Cadre physique

2.2.1. Sols

Dans la commune de N'Dali qui est notre cadre d'étude, Les sols dominants sont de type ferrugineux tropicaux. Ils sont profonds, non concrétionnés et soumis au lessivage (INSAE, 2004). Leur perméabilité et leur porosité sont généralement bonnes. Par contre, ils ont des réserves minérales et une acidité forte et une saturation réduite. Presque partout ils manifestent une grande homogénéité physique. Très cultivés, les sols sont sensibles à l'érosion avec d'importantes contraintes sur l'agriculture (Moussa, 2014). Ces sols sont adaptés à la culture des fruits et légumes à cause de leur perméabilité et leur porosité généralement bonnes. Cette culture est d'ailleurs nécessaire pour la protection des sols contre le phénomène de l'érosion.

2.2.2. Climat

Le climat de la commune de N'Dali est de type soudano-guinéen. Il est caractérisé par une grande saison de pluie d'avril à octobre et une grande saison sèche de novembre à mars (ASECNA, 2012). La pluviométrie annuelle varie entre 900 et 1 300 mm par an ; La température moyenne annuelle s'établit autour de 26°C avec un maximum de 32°C en mars et redescend aux environs de 23°C en décembre-janvier. L'humidité relative varie entre 30 et 70 % (INSAE, 2004). Ce type de climat est très favorable à la production des légumes (tomate, poivron, aubergine,...) dont l'exigence en matière de l'humidité relative varie entre 50 et 65 % ; mais aussi à la production des fruits tropicaux

2.2.3. Flores et faunes

La végétation est composée de savanes arborées, arbustives et boisées dominée par des espèces comme le Néré (Parkia biglobosa) ; le Karité (Vitellaria paradoxa)... (INSAE, 2004). On y rencontre de forêts claires par endroits. Mais l'action anthropique a provoqué de profonds bouleversements, faisant naître une végétation « Humanisée » caractérisée par la disparition de nombreux ligneux et des ressources fauniques. Les savanes arborées et arbustives saxicoles sont des formations qui occupent essentiellement les affleurements rocheux, aux sols peu évolués, graveleux et peu profonds (Moussa, 2014). Les forêts classées de l'Ouémé Supérieur et N'Dali disposent d'une faune variée et diversifiée mais malheureusement soumise à un braconnage excessif. Toutefois, on note la présence des grands mammifères comme les Bubales, les Cobs, les Buffles, les Céphalophes, les Ourébis, les potamochères, les primates (cynocéphales et les patasses), et plusieurs espèces d'oiseaux.

- 23 -

La présence de forêts classées fait que les animaux surtout les oiseaux existent en abondance. Ces oiseaux participent à la pollinisation des plantes fruitières et sont également utilisés dans la lutte biologique pour débarrasser les exploitations légumières de certains parasites.

2.2.4. Relief et réseau hydrographique

Située à la ligne de partage des eaux entre les bassins du Niger et de l'Ouémé, la commune de N'Dali se caractérise par une vaste pénéplaine granito-gneissique. La monotonie de cette plaine est sporadiquement rompue par l'existence d'une série de collines orientées Nord-Sud. La partie ouest de la Commune de N'Dali est traversée par une bande d'élévation de collines dans la région de Tèmé et Kori (Sogan, 2014)

Le réseau hydrographique est caractérisé par deux affluents du fleuve Ouémé que sont l'OKPARA et APRO. La commune regorge également de nombreux petits cours d'eau très favorables à la pêche mais sous-exploités jusqu'à ce jour. (Sogan, 2014).

Ce type de relief est favorable à l'agriculture à cause de sa monotonie. En plus la présence des fleuves et rivières offrent des opportunités de production maraîchère en saison sèche.

2.3. Cadre humain

Il met en relief des atouts humains qui bien exploités permettraient le développement et l'amélioration des conditions de vie des populations.

2.3.1. Caractéristique démographique

Selon les données du recensement de 2002, la population de N'Dali est estimée à 67379 habitants soit 33895 hommes et 33484 femmes (INSAE, 2013). La population agricole est estimée à 56 518 soit 84 % de la population (INSAE, 2004). Cela constitue un atout très important pour la production agricole en générale et celle fruitière et légumière qui nécessite une importante main d'oeuvre. La population est composée de 70 % de jeunes de moins de 45 ans. C'est une population qui provient d'horizons divers (INSAE, 2002).

La commune de N'Dali est composée en majorité de deux groupes sociolinguistiques : Les Bariba (60 %) et les Fulbés (22,5 %).On note la présence d'une colonie non négligeable Otamari (5 à 6 %) de Yom-lokpa (3,8 %) de Yoruba et de Dendi qui représentent respectivement 2,8 % et 1,9 %. D'autres ethnies sont aussi rencontrées dans cette commune mais à faible proportion, il s'agit de Fon, d'Adja, de Nagot et autres. L'Islam constitue la religion dominante (49,5 %) suivi des religions traditionnelles (14,6 %). Les catholiques et les protestants représentent respectivement 13,7 % et 3 %. (Moussa, 2014).

- 24 -

Cette diversité démographique et très jeune confère à la commune de N'Dali une richesse considérable dans le domaine de l'agriculture, surtout dans la production de fruits et légumes qui nécessite de grande quantité de main d'oeuvre. La figure 3 présente l'évolution de la population de la commune de N'Dali de 1979 à 2013.

Figure 3 : Évolution de la population de N'Dali

Source : INSAE, 2013

L'analyse de la figure 3 nous permet de dire que la population de la commune de N'Dali a connu une croissance progressive de 1979 à 2013. Date du dernier recensement de la population et de l'habitat. Cette population est passée de 26490 à 114659 habitants.

2.3.2. Activités économiques

Dans la commune de N'Dali et comme partout d'ailleurs dans le Borgou, l'économie est à base essentiellement agricole avec près de 84 % de la population active. Une large part de cette activité est consacrée aux cultures vivrières (sorgho, mil, maïs, fonio, riz, manioc, igname etc.) ; Ces cultures sont associées à d'autres telles que les oléagineux (arachides) et les légumineuses. (INSAE, 2004). On note aussi la présence d'activités de production des fruits et légumes. L'agriculture industrielle porte essentiellement sur le coton, l'arachide, auxquels sont directement liés certains établissements industriels (usine d'égrenage de coton, COTEB). L'élevage de gros bétail est très répandu et permet le développement de la culture attelée. Le petit élevage (ovins, caprins et avicole) et la pêche très développés complètent les activités économiques (INSAE, 2004). D'autres activités telles que le commerce, dont L'essentiel des activités commerciales se fait dans l'informel. Il est caractérisé par la commercialisation des produits artisanaux et agricoles ; l'artisanat caractérisé par les activités de forge, le tissage, la sculpture du bois, la couture et la maçonnerie. La forge qui semble être plus rémunératrice est réservée à une caste, les "Sekobou". Les produits forgés portent sur les outils agricoles et vendus localement sans difficulté ; la transformation agro-alimentaire essentiellement pratiquée par les

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femmes et caractérisée par la transformation de soja en fromage, la transformation du manioc en gari et tapioca, la transformation du maïs en ses dérivées classiques (pâte, boisson, bouillie. etc.), la transformation de l'arachide en huile et galette ,la transformation des amandes de karité en beurre, etc. La figure 4 montre les proportions des secteurs d'activités dans la commune de N'Dali.

Autres 16

%

Agriculture

84 %

Figure 4 : Activités économiques dans la commune de N'Dali

Source : Données INSAE, 2004

La figure 4 montre l'importance de l'agriculture dans l'économie de la commune de N'Dali. L'analyse de cette figure révèle que l'agriculture représente plus de 80 % des activités économiques qui occupent la population active de la commune.

Le chapitre III présente les résultats des travaux de terrain et les suggestions de solution aux problèmes identifiés.

- 26 -

Chapitre III : Résultats et suggestions

Ce chapitre constitue l'épicentre de notre travail. Nous examinerons l'activité de production et de commercialisation des fruits et légumes dans la commune de N'Dali.

3.1. Production des fruits et légumes

La production des fruits et légumes est une activité assez importante dans la commune de N'Dali. Néanmoins elle est généralement considérée comme une activité secondaire par la majorité des populations qui l'exercent. Ainsi, c'est seulement 13.04 % des producteurs qui considèrent cette activité de principale.

3.1.1. Système de production des fruits et légumes

La production des fruits et légumes est une activité basée sur un système caractérisé par des éléments que sont l'accès à la terre ; et la production elle-même.

3.1.1.1. Mode d'accès à la terre

La terre est un facteur déterminant dans la production agricole. L'accès à celle-ci passe nécessairement par un mode. Ainsi, dans la commune de N'Dali, au cours de la production des fruits et légumes trois modes d'accès à la terre ont été identifiés. Ils sont entre autres l'achat ; le don ; et l'héritage. A ce titre, pour ce qui concerne les producteurs de fruits, 82.35 % des producteurs enquêtés ont hérité de leur terre ; et 17.54 % ont acheté leur terre. Pour ce qui concerne les producteurs de légumes, 24.13 % des producteurs enquêtés ont hérité de leur terre et 75.96 % des producteurs enquêtés ont reçu leur terre sous forme de don de la part des autorités locales. La figure 5 présente la moyenne des proportions des différents modes d'accès à la terre.

Don; 37,98

%

Achat;

8,77 %

Héritage;

53,24 %

Figure 5 : Proportion des modes d'accès à la terre par les producteurs de fruits et légumes Source : Enquête de terrain, février 2016

De l'analyse de cette figure, il ressort que la proportion du mode d'accès « Héritage » vient largement en tête suivie de don puis de l'achat. Cela révèle que l'activité de production des

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fruits et légumes est largement pratiquée par des autochtones. En plus, l'importance de la proportion du mode d'accès « don » peut s'expliquer par le fait que la plupart des producteurs de légumes enquêtés sont installés au bord des barrages sur des espaces appartenant à la collectivité locale.

3.1.1.2. Etapes de la production

La production des fruits et légumes est une activité dont le processus peut être subdivisé en plusieurs sous étapes différentes selon les espèces. Ainsi,

? dans un premier temps la production consiste à mettre en terre les petits plants. Cette étape va de la pépinière au repiquage pour les légumes et transplantation pour les fruits, en passant par le labour pour les légumes et la conception des fosses pour les espèces fruitières.

La pépinière consiste à préparer un terrain (enrichi au compost) puis semer les graines des plantes à cultiver. Puis l'arroger jusqu'à ce que les graines germe et grandissent. Lorsque les plantes atteignent la taille pour qu'elles soient repiquées ou transplantées, l'on procède au labour des terrains sur lesquels seront repiquées les plantes légumières et la conception des fosses dans lesquelles seront replantées les plantes fruitières. A cette étape, dans la commune de N'Dali 89.13 % des producteurs font recours à une main d'oeuvre salariale surtout en saison sèche. Ensuite le repiquage ou la transplantation s'ensuit. Cette étape consiste à sélectionner les plantes les plus vigoureuses dans la pépinière puis les replanter dans les terrains labourés pour les légumes ou dans les fosses pour les plantes fruitières.

La planche 1 montre les pépinières de fruits et légumes

a : Pépinière de fruits (anacarde) à N'Dali b : Pépinière de légumes à Banhounkpo

Planche 1 : Pépinières de fruits et légumes dans la commune de N'Dali Prise de vue : Bio Singou, février 2016

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L'analyse de ces deux photos révèle que la pépinière des fruits est différente de celle des légumes. Ainsi, Au niveau des fruits, on utilise les sachets qu'on remplit de terreaux, à l'intérieur desquels on met les graines. Tandis que pour les légumes, les graines sont semées dans le sol directement.

Dans un second temps, s'ensuit l'entretien des plantes. Cette étape consiste à apporter les soins nécessaires pour la croissance et la protection des plantes. Il diffère selon les espèces. Ainsi, pour les légumes, l'entretien va de l'arrosage au traitement aux pesticides en passant par le sarclage et l'engraissage.

L'arrosage consiste à apporter régulièrement de l'eau à la plante pour assurer sa survie et sa croissance surtout en période sèche. Dans la commune de N'Dali, plusieurs moyens sont mis en oeuvre pour cette tâche, et ces moyens varient en fonction de la capacité des producteurs. Les outils sont constitués de simple arrosoir utilisé par plus de 70 % des producteurs, de motopompes utilisées par environ 10 % des producteurs et autres.

Le traitement aux pesticides intervient lorsque les plantes font l'objet d'attaque, d'insectes ravageurs ou pour prévenir les infections. A N'Dali, les pesticides utilisés sont soit chimiques, achetés dans les marchés béninois et nigérians soit biologiques fabriqués par les producteurs à partir des feuilles, écosses et graines de certaines plantes. Mais, il faut noter que l'utilisation des pesticides chimiques est plus fréquente (69.96 %).

Le sarclage, quant à lui, consiste à débarrasser le champ de légumes de toutes les herbes pouvant compromettre le bien être de la plante. A N'Dali, pour cette tâche, les outils mis en oeuvre sont archaïques et rudimentaires et sont constitués de houe, de coupe-coupe. Enfin l'engraissage consiste à apporter de nutriments aux plantes afin de soutenir sa croissance. Dans la commune de N'Dali, ces engrais sont soit chimiques achetés dans les marchés béninois ou nigérians soit biologiques fabriqués par les producteurs eux-mêmes à partir des excréments d'animaux et des éléments organiques trouvés dans la nature. Quant aux plantes fruitières, l'entretien va de l'arrosage au taillage en passant par la conception des clôtures autour des plantes et le débroussaillage de l'intérieur des clôtures. L'arrosage de plantes fruitières est semblable à celui des légumes. La conception des clôtures consiste à mettre en place des barrières autour de la plante empêchant ainsi les animaux de brouter les feuilles de la plante. Le débroussaillage quant à lui consiste à débarrasser la plante de toutes les herbes qui l'envahissent. Et enfin le taillage permet à la plante de mieux grandir en lui débarrassant quotidiennement de ces branches encombrant Les photos 3 et 4 montrent deux composantes de l'entretien des légumes (salade)

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a : Arrosage dans le champ des b : Sarclage dans le champ des légumes à

légumes à Banhounkpo Banhounkpo

Planche 2 : Activité d'entretien des légumes dans la commune de N'Dali Prise de vue : Bio Singou, février 2016

L'analyse des photos 3 et 4 révèle que les producteurs de légumes utilisent des moyens traditionnels au cours de l'entretien des plantes. Ainsi, pour l'arrosage, ils utilisent des seaux et récipients et pour le sarclage, les houes et coupe-coupe sont utilisés

? Enfin, la dernière étape qui est la récolte est une activité qui consiste à recueillir les fruits des plantes cultivées. Pour les plantes fruitières, la récolte intervient généralement trois à quatre ans après la transplantation et après une très bonne période d'entretien. Elle se fait généralement après que les fruits soient mûris ou matures et à l'aide des moyens tel que la gaule, les échelles, ou même grimper dans l'arbre. Pour les légumes, la récolte intervient généralement deux à trois mois après le repiquage et surtout lorsque la partie comestible du légume est mature ou prête pour la consommation. Les outils alloués à cette tâche dans la commune de N'Dali sont généralement la main, récipients et autres. La planche montre les fruits et légumes prêts pour la récolte.

a : Fruits de papayer prêt pour la récolte b : Fruits de tomate prête pour la récolte

Planche 3 : Fruits et légumes prêt pour la récolte Prise de vue : Bio Singou, février 2016

- 30 -

L'analyse des figures 5 et 6 montre que les fruits comme des légumes ne mûrissent pas au même moment. Pour les fruits comme pour les légumes, à l'étape de la récolte, on peut observer les fruits mûrs comme non mûrs.

La figure 6 montre la synthèse des différentes étapes de la production des fruits et légumes.

Figure 6 : Synthèse de la chaine de production Source : Enquête de terrain, février 2016

L'analyse de la figure 6 montre que la production des fruits et légumes passe par un processus assez long qui va de la mise en terre à la récolte en passant par l'entretien. Les étapes de mise en terre et de la récolte sont sensiblement similaires ; l'étape de l'entretien est assez différente.

3.1.2. La quantification de la production des fruits et légumes

La quantification de la production des fruits et légumes est fonction de plusieurs paramètres que sont la superficie emblavée ; le rendement et la production.

3.1.2.1. Légumes

Dans la commune de N'Dali, la production légumière est assez diversifiée et est composée de produits tels que le gombo ; la tomate ; le piment ; l'oignon ; la citrulus ; etc. Elle s'étend sur une superficie de 445 hectares au cours de la campagne agricole de 2012-2013. Le rendement est estimé à 1410 kg/ha soit une production totale de 632 tonnes au cours de la même campagne. Le pourcentage réservé à l'autoconsommation est estimé à 14% de la production. Il faut noter que cette production est loin de ce qui a été prévu car il ne représente que 36.17 % de la prévision. Il est aussi important de noter la place des femmes dans cette production. En effet, la superficie emblavée par le gente féminin est estimée à 286 ha soit 64.29 % de la superficie totale emblavée pour une production totale de 415 tonnes soit 65.66 % de la production totale.

- 31 -

Le tableau suivant fait la synthèse de la production de légumes au cours de la campagne de 2013 à N'Dali.

Tableau III: synthèse de la production légumière en 2013 à N'Dali

Cultures

Superficies (ha)

Rendements (kg/ha)

Production (T)

Prévu

Réalisé

%

Prévu

Réalisé

%

Prévu

Réalisé

%

Gombo

170

122

71.76

3000

1800

60.00

510

220

43.06

Piment

200

171

85.50

1350

1150

85.19

270

197

72.83

Tomate

240

70

29.17

3500

1800

51.43

840

126

15.00

Citrulus

110

82

74.25

1125

1100

97.78

124

90

72.89

Total

720

445

61.81

2244

1410

62.84

1744

632

36.27

Source .
· CADER Borgou/Alibori

L'analyse de ce tableau révèle qu'au cours de la campagne agricole de 2013, la production de légumes réalisée dans la commune de N'Dali est assez loin de la prévision effectuée. En effet, considérant la superficie et le rendement, la réalisation représente environ 60 % de la prévision. Quant à la production, la réalisation ne représente que 36% de la prévision.

La figure ci-dessous montre l'évolution de la production des légumes au cours de ces onze dernières années dans la commune de N'Dali.

Figure 7 : Evolution de la production de légumes ces 10 dernières années dans la commune de N'Dali

Source .
· CADER N'Dali.

L'analyse de la figure 7 révèle que la production de légumes est passée progressivement de plus de 3500 tonnes en 2004 à 188 tonnes en 2010 (son plus bas niveau). Ceci est dû aux conditions climatiques défavorables. Ensuite, de 2010 à 2012, la production a évolué en dents de scie puis de 2012 à 2014 elle a connu une augmentation pour atteindre la valeur de 2216 en 2014.

- 32 -

3.1.2.2.Fruits

La production fruitière est assez diversifiée. Elle est composée d'anacardes dont la production moyenne est estimée à 2556 tonnes pour une superficie de 5113 hectares soit un rendement de 0.5 tonnes à l'hectare ; de mangues ; de citrons ; de papayes et autres. L'autoconsommation est estimée à moins de 10 % de la production totale. Les chiffres concernant la production de ces dernières ne sont pas disponibles. Néanmoins la quantité de la production peut être estimée par rapport à la superficie que cela occupe. À vue d'oeil, cette espace est assez importante et varie selon les espèces. A ce titre, l'anacarde vient en tête suivi de la mangue puis la papaye et le citron. Le tableau IV fait part du calendrier d'apparition des fruits au cours de l'année.

3.1.3. Acteurs de la production des fruits et légumes

Les acteurs impliqués dans la production des fruits et légumes dans la commune de N'Dali sont assez nombreux et diversifiés. En effet, ils sont constitués d'exploitants ; d'ouvriers ; de transporteurs et autres. A tous cela s'ajoutent les partenaires qui oeuvrent pour la bonne marche de la production.

3.1.3.1. Exploitants

Ils sont des hommes adultes souvent âgés de 20 à 65ans, et qui représentent environ 30 % des acteurs. Ils sont des initiateurs de la production des fruits ou légumes. Ils sont les propriétaires de l'exploitation et assurent l'organisation des activités de production. Ils mènent aussi les activités qui ne nécessitent pas l'intervention des ouvriers.

3.1.3.2.Ouvriers

Ce sont les hommes ou femmes dont 89 % des exploitants font recours en cas de besoin à la main d'oeuvre dans l'activité de production des fruits ou légumes. Ils représentent environ 55 % des acteurs impliqués. Généralement, jeunes (15 à 30ans), ils interviennent dans toutes les étapes de la production que sont, la mise en terre, l'entretien et la récolte. Ils gagnent entre 1500 et 5000 FCFA par jour.

3.1.3.3. Transporteurs

Ce sont généralement des jeunes hommes dont les exploitants font recours pour le transport des équipements et outils de travail de la maison à l'exploitation pour le transport, des produits récoltés depuis le champ pour la maison. Ils ne représentent que 15 % des acteurs. Leurs

- 33 -

moyens utilisés sont constitués de motos à deux ou trois roues de marque BAJAJ, HONDA, JENCHENG... Leur revenu journalier est estimé entre 2500 et 4000 F CFA.

Pour ce qui concerne les Partenaires, ils sont constitués d'ONG telles que l'ONG APIC intervenant dans la production des légumes ; les projets/programmes tels que Pro-Agri intervenant dans la production d'anacarde et le PA3D dans le domaine de production légumière

Le tableau ci-dessous montre la synthèse des acteurs et partenaires impliqués dans la production et la commercialisation des fruits et légumes.

Tableau IV: synthèse des acteurs et partenaires à la production des fruits et légumes

Acteurs directs

 

Acteurs indirects

Acteurs

Rôles

Partenaires

Rôles

01

Exploitants

Organisation des activités

01

ONG APIC

Formation des producteurs ; équipement ;...

02

Ouvriers

Main d'oeuvre

02

CADER

Encadrement technique

03

Transporteurs

Transport des outils et produits

03

PA3D

Equipement

 

04

Pro-agri

Formation ; infrastructure

05

DEDRAS

Appuis technique

Source : enquête de terrain, février 2016

De l'analyse de ce tableau, il ressort qu'au cours de la production des fruits et légumes, trois principaux acteurs sont impliqués et chacun de ces acteurs joue un rôle spécifique dans la chaine de production. Il faut noter que ces acteurs sont appuyés par des partenaires techniques et financiers.

3.2. Commercialisation des fruits et légumes

Les surplus de production des fruits et légumes dans la commune de N'Dali représentent en moyenne 85 % de la production. A cet effet, la commercialisation de ces produits s'avère donc important pour éviter d'enregistrer d'énorme perte. L'activité de commercialisation des fruits et légumes est pratiquée par plusieurs personnes. Néanmoins, elle est considérée comme activité secondaire par plus de 77 % des acteurs impliqués.

- 34 -

3.2.1. Flux commerciaux

Dans la commune de N'Dali, les flux de commercialisation des fruits et légumes sont de deux sortes que sont : les flux internes et les flux externes.

3.2.1.1. Flux internes

Les flux internes sont des mouvements ou échanges de fruits et légumes qui ont lieu entre les différents marchés de la commune de N'Dali. Ces marchés sont entre autres les marchés de Sirarou ; de N'Dali ; de Ouénou ; de Tamarou ; de Boko ; de Komiguéa... Les acteurs de la commercialisation des fruits et légumes s'approvisionnent dans ces marchés ou directement auprès des producteurs puis procèdent à la vente dans d'autres marchés de N'Dali.

3.2.1.2. Flux externes

Les flux externes sont les mouvements ou échanges qui se font dans la commercialisation des fruits et légumes entre les marchés de N'Dali et ceux des communes environnantes. Ces communes sont entre autres Bembéréké ; Parakou ; Nikki ; Pèrèrè ; Kandi ; Tchaourou et autres. Les commerçants qui animent ces marchés de communes limitrophes et autres viennent s'approvisionner en gros en légumes et surtout en fruits dans la commune de N'dali puis procèdent à la vente en demi-gros ou en détail chez eux. Cette catégorie de flux peut être subdivisée en deux parties que sont : les flux à moyennes distances qui prennent en compte les échanges entre les marchés de N'Dali et ceux des communes limitrophes et les flux à longues distances qui dépassent le cadre départemental et même national. La figure 9 présente la carte des Flux directionnels de commercialisation des fruits dans la commune de N'Dali.

- 35 -

Figure 8 : Flux directionnels de commercialisation des fruits

Source : Enquête de terrain, février 2016

De l'analyse de cette figure, il ressort que les fruits produits dans le commune de N'Dali sont commercialisés à l'intérieur comme à l'extérieur de la commune. Cette figure révèle également que les flux directionnels de commercialisation des fruits sont en grande partie orientés vers les communes situées au Nord et Nord Est de N' Dali.

La figure 9 présente la carte des flux directionnels de commercialisation des légumes dans la commune de N'Dali.

- 36 -

Figure 9 : Flux directionnels de commercialisation des légumes.

Source : Enquête de terrain, février 2016

De l'analyse de cette figure, il ressort que les légumes produits dans la commune de N'Dali sont commercialisés à l'intérieur comme à l'extérieur de la commune. Cette figure révèle également que les flux directionnels de commercialisation des légumes sont exclusivement orientés vers les communes situées au Nord, à l'Est et au Sud de N' Dali.

3.2.2. Les circuits de commercialisation des fruits et légumes

Les circuits de commercialisation des fruits et légumes sont l'ensemble des étapes qu'ils franchissent pour passer du producteur au consommateur. Ces circuits sont caractérisés par un certain nombre de types de marchés que sont les marchés de collectes ; les marchés de regroupements et les marchés de distributions. Dans la commune de N'Dali, la plupart des marchés assure plus d'une fonction.

3.2.2.1. Marchés de collecte

Ils constituent la première étape de la commercialisation. A cette étape, les collecteurs qui animent ces marchés vont s'approvisionner auprès des producteurs. Ceux-ci les vendent après aux consommateurs directement ou aux commerçants qui les achètent en gros (grossistes).

- 37 -

3.2.2.2. Marchés de regroupements

Ils constituent la deuxième étape de commercialisation. Ils constituent les marchés de regroupements des fruits et légumes achetés auprès des producteurs et collecteurs par les grossistes. Dans ces marchés, les grossistes procèdent à la distribution des fruits et légumes à travers les détaillants.

3.2.2.3. Marchés de distribution

Ils sont les dernières étapes de commercialisation. Ils constituent l'endroit où la plupart des consommateurs vont s'approvisionner en fruits et légumes.

Le tableau V fait la typologie des marchés de N'Dali

Tableau V : typologie des marchés de N'Dali

Types

Marchés

Collecte

Regroupement

Distribution

N'Dali

Petit

Grand

Grand

Tamarou

Grand

Petit

Petit

Sirarou

Petit

Moyen

Moyen

Boko

Moyen

Petit

Petit

Komiguéa

Moyen

Petit

Petit

Kakara

Moyen

Petit

Petit

Banhoukpo

Moyen

Petit

Petit

Ouénou

Moyen

Moyen

Moyen

Source : enquête de terrain, février 2016

De l'analyse de ce tableau il ressort que les différents marchés de la commune de N'Dali jouent simultanément le rôle de collecte, de distribution et de regroupement. Néanmoins, l'importance de chaque type de rôle varie en fonction des localités où l'on se trouve.

3.2.3. Acteurs de la commercialisation des fruits et légumes

L'animation des différents marchés des fruits et légumes dans la commune de N'Dali est assurée par un certain nombre d'acteurs tels que les producteurs ; les grossistes ; les semi-grossistes ; les détaillants ; les transporteurs ; les consommateurs et autres. A cela s'ajoutent les associés et partenaires qui oeuvrent pour la facilitation du commerce des fruits et légumes

- 38 -

3.2.3.1. Producteurs

Ils sont les acteurs indispensables de la commercialisation des fruits et légumes. Ils représentent environ 2 % des acteurs et ils assurent la disponibilité des fruits et légumes dans les marchés en approvisionnant les commerçants par leur surplus de production. A N'Dali ces surplus de production représentent plus de 90% de la production totale de fruits et 80% de la production des légumes. Ces producteurs sont en grande partie dans l'arrondissement de Ouénou, en ce qui concerne les producteurs de fruits et les producteurs de légumes dans l'arrondissement de Sirarou. Leur revenu journalier varie entre 7000 et 10000 FCFA pour les producteurs de fruits et entre 3000 et 5000 pour les producteurs de légumes.

3.2.3.2. Grossistes

Ils représentent environ 4 % des acteurs qui sont constitués de personnes riches. Leurs rôles sont assez importants dans le système de commercialisation des fruits et légumes. Ceux-ci achètent les fruits et légumes en grande quantité auprès des collecteurs. Leurs produits sont ensuite vendus dans les marchés généralement urbains par intermédiaire des détaillants. Ils sont généralement rencontrés dans les marchés de regroupement. Pour la majorité des collecteurs (60 %) enquêtés, leurs acheteurs sont des grossistes venus des communes environnantes (Parakou ; Nikki ; Bembéréké. Etc.) Et ceux des localités lointaines (Kandi ; Niger. etc.)

3.2.3.3. Semi-grossistes

C'est une catégorie d'acteurs qui ne sont ni grossistes ni détaillants. Ils sont à mi-chemin entre les deux. Ils représentent environ 6 % des acteurs et s'approvisionnent chez les grossistes ; collecteurs ou producteurs puis procèdent à la vente en demi-gros sur les marchés locaux. On les rencontre dans les différents marchés surtout à Tamarou et N'Dali. Leur revenu journalier varie entre 4000 et 6000 FCFA

3.2.3.4. Détaillants

C'est une catégorie d'acteurs dont le rôle est assez déterminant. Ils constituent l'intermédiaire entre les grossistes, demi-grossistes, producteurs et consommateurs. Ils représentent environ 10 % des acteurs et s'approvisionnent auprès des grossistes et demi-grossistes puis procèdent à la vente en détail. On les rencontre dans tous les marchés de N'Dali et leur chiffre d'affaire journalier varie entre 2500 et 3500fcfa, ils constituent les principaux animateurs des marchés de distribution.

La photo 1 montre la vente en détail de légumes dans le marché de Kakara.

- 39 -

Photo 1: Détaillants de légumes dans le marché du village Kakara Prise de vue : Bio Singou, février 2016

L'analyse de cette planche révèle que la vente en détail des légumes dans le marché de Kakara se fait dans des plateaux et tablettes. Que ce soit sur les plateaux ou tablettes, ces légumes sont mis en tas vendu généralement entre 50 et 100 F.

Consommateurs

Ils constituent l'un des plus importants maillons de la chaine de commercialisation des fruits et

légumes. Ils représentent plus de 75 % des acteurs. Sans eux, ce secteur sera quasi inexistant. Ils représentent l'ensemble de la population de N'Dali qui consomme les fruits et légumes. Ils appartiennent à tous les âges et toutes les couches sociales de la commune de N'Dali. Le prix des fruits et légumes étant moins cher dans cette commune, 80% des ménages consomment les fruits et légumes.

3.2.3.5. Transporteurs

Cette catégorie d'acteurs peut être qualifiée d'associés ou acteurs connexes à la commercialisation des fruits et légumes. Ils représentent 2 % des acteurs et jouent le rôle de facilitateur à la commercialisation en assurant le transport des fruits et légumes des lieux de production aux différents marchés de commercialisation. Ils sont de deux catégories : les transporteurs par motos et par voitures. Ils gagnent 2500 et 3500 FCFA par jour.

? Les transporteurs par moto (taxi-moto) communément appelé « zémidjian » sont assez nombreux et sont employés par 83.34 % par des demi-grossistes et détaillants locaux pour le transport de leurs produits (fruits et légumes) des lieux d'achat vers les lieux de distribution ou de regroupement à l'intérieur de la commune de N'Dali. Les engins utilisés sont les motos BAJAJ, HONDA, JENCHENG et autres. Leur chiffre d'affaire journalier dépend du nombre de kilomètre parcourus avec la marchandise. Il varie entre 2000 et 5000f CFA.

- 40 -

? Quant aux transports par voiture, ils sont constitués de véhicule 404 bâché, de voiture 9 places ; de minibus.... et sont employés par environ 16.66 % des commerçants grossistes locaux ou plus souvent venant des communes environnantes ou autres.

En définitive, les acteurs intervenant dans la commercialisation des fruits et légumes dans la commune de N'Dali sont assez nombreux et chaque acteur à un rôle particulier dans la chaine de commercialisation et dans l'animation des différents marchés de fruits et légumes.

Le tableau si dessous montre la synthèse des acteurs et partenaires impliqués dans la commercialisation des fruits et légumes.

Tableau VI : synthèse des acteurs de commercialisation des fruits et légumes

Acteurs directs

 

Partenaire

Acteurs

Rôles

Partenaires

Rôles

01

Producteur

Source

d'approvisionnement

 

01

PADDA

Vente groupé

02

grossistes

Approvisionnement des centres urbains

 

02

Pro-agri

Information sur les

marchés

03

semi-grossiste

Approvisionnement des détaillants

 
 

04

Détaillant

Distribution des fruits et légumes

 
 

05

consommateur

Client

 
 
 

Transporteur

Transport des produits d'un point à un autre

 
 

Source : enquête de terrain, février 2016

De l'analyse de ce tableau, il ressort qu'au cours de la commercialisation des fruits et légumes, plusieurs acteurs sont impliqués et chaque acteur a un rôle spécifique dans la chaine de commercialisation. Il faut noter que ces acteurs sont appuyés par des partenaires techniques.

La figure 10 fait la synthèse des circuits d'approvisionnement des différents acteurs de la commercialisation des fruits et légumes dans la commune de N'Dali.

- 41 -

Figure 10 : Circuit d'approvisionnement des différents acteurs de commercialisation des

fruits et légumes

Source : Enquête de terrain, février 2016

L'analyse de la figure 10 révèle que les fruits et légumes empruntent plusieurs circuits depuis les producteurs jusqu'aux consommateurs. Cette figure montre que les différents acteurs impliqués dans ces circuits ont plusieurs sources d'approvisionnement d'importance différent.

- 42 -

3.3. Incidences socio-économiques de la production et de la commercialisation des fruits et légumes

Les conséquences de la production et de la commercialisation des fruits et légumes dans la commune de N'Dali se font ressentir sur plusieurs plans. Ainsi,

3.3.1. Sur le plan social,

La production et la commercialisation des fruits et légumes permettent à plus de 75 % des acteurs d'assurer la scolarisation de leurs enfants ; de payer les soins de santé ; d'organiser des cérémonies telles que les mariages ; les funérailles...; de s'acquitter de leurs dettes antérieures. Elles leur permettent également de satisfaire les petits besoins familiaux et autres.

3.3.2. Sur le plan économique et financière,

La production et la commercialisation des fruits et légumes sont des activités économiques permettent aux différents acteurs impliqués de gagner entre 2500 et 6000 FCFA par jour en moyenne. Cela leurs permet de financer les activités agricoles ; d'acheter les équipements, les moyens de transport ; de construire des bâtiments. L'exercice de cette activité permet également aux femmes impliquées d'être un temps soit peut économiquement et financièrement autonomes. De plus elles contribuent au budget local à travers les taxes prélevées auprès des producteurs et commerçants.

3.3.3. Sur le plan environnemental,

En dehors du fait que la production des fruits et légumes contribue au salissement de l'environnement à travers le rejet des restes gâtés dans la nature surtout en période de mangue, elle contribue à la fertilisation des sols à partir de la décomposition des matières organiques (fruits gâtés ; les feuilles mortes ;...) qui sont issus des différentes exploitations. En plus, cette activité permet à la commune de N'Dali d'avoir un couvert végétal assez important.

3.3.4. Sur le plan sanitaire,

Les conséquences de la production et de la commercialisation des fruits et légumes se remarquent dans l'alimentation des populations. En effet, étant considérés comme très riche en nutriment et même recommandé par l'OMS et le FAO dans l'alimentation, la consommation des fruits et légumes permet aux populations d'avoir une alimentation équilibrée. Chose très importante pour la bonne santé de la population.

La figure suivante montre la synthèse de la Destination des gains des acteurs impliqués dans la production et la commercialisation des fruits et légumes.

30%

poucentage de chaque partie

25%

23%

25%

22%

20%

20%

15%

10%

5%

0%

10%

Répartition des revenus

secteurs d'investissements

- 43 -

Figure 11 : Destination des gains issus de la production et de la commercialisation des fruits et légumes

Source : enquête de terrain, février 2016

De l'analyse de cette figure, il ressort que la répartition des revenus monétaires varie selon les secteurs d'investissements des différents acteurs. En effet, les frais de scolarisation des enfants viennent en tête avec environ 25 % des gains suivi des frais de soins de santé qui occupent 23 % des gains puis les frais des travaux champêtres qui sont à 20 % et l'organisation des cérémonies qui vaut 10 % des revenus. En outre beaucoup d'autres besoins sont satisfais avec les revenus de cette activité. On voit clairement que la scolarisation et les soins de santé viennent en tête suivis des autres. Cela témoigne de l'importance de cette activité dans le domaine social.

3.4. Contraintes à la production et la commercialisation des fruits et légumes

3.4.1. Contraintes à la production des fruits et légumes

Dans la commune de N'Dali, la production des fruits et légumes est confrontée à plusieurs problèmes qui rendent souvent la production assez difficile. Parmi ceux-ci on peut citer : le ravage des vergers des exploitations fruitières par des feux de brousse ; le ravage des exploitations légumiers par les boeufs ; le problème criard d'eau qui fait que les producteurs de légumes sont contraints de limiter leurs activités à un espace qui est très inférieur à leur potentialité ; les problèmes liés à l'écoulement et aux stockages des produits qui conduisent à de grande perte ; l'accès limité à l'encadrement technique et à la formation qui font que les rendements sont souvent inférieurs à la moyenne prévue. A ce titre, 45.65 % des producteurs disent avoir reçu une formation. Le manque de crédit agricole aux producteurs de fruits et légumes qui fait que la production est limitée ; l'inorganisation des producteurs qui se manifeste

- 44 -

par la présence d'un nombre très limité des coopératives de producteurs ; le manque d'équipement qui fait que le travail est souvent archaïque et rudimentaire ; le manque de semences ; le mauvais état des infrastructures routières qui rend souvent pénible le transport des produits ; l'absence de piste de desserte pour desservir les villages éloignés des producteurs de fruits et légumes, ce qui rend réticent les commerçants ; Instabilité des prix ; Manque de confiance entre acteurs, Inexistence ou insuffisance des structures de stockages. Etc.

La figure 12 montre l'arbre à problèmes de la production des fruits et légumes.

Figure 12 : Arbre à problèmes de la production des fruits et légumes

Source : enquête de terrain, février 2016

De l'analyse de cette figure, il ressort que les problèmes auxquels sont confrontés les acteurs de la production des fruits et légumes sont de plusieurs ordres. Ils sont liés soit à la cause organisationnelle, soit à la cause politique ou soit à la cause infrastructurelle. Tous ces problèmes présentent des effets qui sont de nature à compromettre le développement de la production des fruits et légumes dans la commune de N'Dali.

3.4.2. Contraintes à la commercialisation des fruits et légumes

Les problèmes auxquels sont confrontés les acteurs de la commercialisation des fruits et légumes dans la commune de N'Dali sont nombreux. Ainsi, on a : le manque de moyen financier (crédit) qui limite les commerçants à l'étape de petits commerçants ; le mauvais état des

- 45 -

infrastructures routières ; l'absence de pistes de desserte pour desservir les villages éloignés des producteurs de fruits et légumes ; les problèmes de conservation des produits causés par le caractère hautement périssable des produits rendant ainsi les commerçants réticents vis-à-vis du commerce à grande échelle des fruits et légumes ; l'inorganisation des commerçants de fruit et légumes. À ce titre, seulement 16.65% des commerçants se sont constitués en coopérative. La quasi absence de structure ou organisation qui s'intéresse à la commercialisation des fruits et légumes surtout pour les légumes ; le faible écoulement conduisant à des pertes au niveau du commerçant ; l'absence de moyens de transformation des excédents pour réguler le marché ; l'insuffisance des infrastructures adéquates dans les centres de commercialisation ; Manque de confiance entre acteurs, qui se traduit par l'inorganisation des acteurs ; Inexistence ou insuffisance des structures de stockages. Etc.

3.5. Suggestions

Face aux contraintes à la production et à la commercialisation ci-dessus citées, il est donc important que des mesures soient prises afin d'assurer une bonne marche des activités de production et de commercialisation des fruits et légumes.

Pour les producteurs, il serait donc louable

> d'organiser la production de fruits et légumes en créant une filière qui leurs est spécifique ; > de rendre compétitif la filière fruits et légumes en procédant à la formation des

producteurs et en leur offrant un encadrement technique en leur permettant de mieux cerner

les contours des techniques de production ;

> de mettre à la disposition des producteurs, des crédits agricoles pour leur permettre de s'équiper et de modernisé leurs systèmes de production ;

> de réaliser au profit des producteurs des micro-barrages pour résoudre les problèmes d'eau qui limite les producteurs dans leurs activités ;

> de sensibiliser les producteurs d'appartenir à une association pouvant leur permettre d'avoir facilement accès aux crédits pour mener à bien l'activité ;

> de mettre en place des unités de transformation des fruits et légumes, afin de limiter les pertes ;

> d'aider les producteurs à trouver des débouchés pour leurs produits et aussi de penser à la mise en place des structures de transformation des surplus de production.

Pour ce qui concerne la commercialisation, il serait important

- 46 -

> d'organiser l'activité ;

> de rendre compétitif la commercialisation des fruits et légumes en mettant à la disposition des acteurs, des crédits pouvant leur permettre de mieux exercer leurs activités ;

> de procéder à la réhabilitation et la construction des pistes de desserte rurale pour faciliter le transport des produits des lieux de production aux lieux de commercialisation ;

> de construire davantage de magasins de stockage et des hangars au niveau des marchés pour l'amélioration des conditions de travail des acteurs ;

> inciter les commerçants à créer en leur sein des associations solides pour défendre leurs intérêts ;

> instaurer la confiance entre les acteurs.

- 47 -

CONCLUSION

La présente étude s'est intéressée à la production et la commercialisation des fruits et légumes dans la commune de N'Dali. Se fondant sur la masse de la population de N'Dali qui s'adonne à cette activité, nous avons estimé nécessaire d'y jeter un regard afin d'apporter notre modeste contribution pour l'amélioration de ce secteur d'activité dans la commune de N'Dali.

L'étude s'est fixée pour objectif de Contribuer à l'amélioration de la production et de la commercialisation des fruits et légumes dans la commune de N'Dali. Les résultats de l'enquête réalisée auprès des différents acteurs impliqués ont permis de constater que de nombreux atouts naturels et humains sont disponibles et peuvent développer l'activité. Le rôle de cette filière n'est plus à démontrer aujourd'hui vu son impact sur la santé humaine à travers sa contribution à la diversification alimentaire des populations et sur le revenu des couches les plus démunies. Depuis la chute du coton, elle constitue l'une des premières sources de revenus aussi bien pour les producteurs que les commerçants. Etant une activité économique, son apport financier n'est guère négligeable. Sa contribution à l'économie locale est assez importante.

Cependant, le secteur de production et de commercialisation des fruits et légumes est confronté à de nombreux problèmes qui mettent en péril son développement et qui font que sa participation à l'économie locale est limitée et orientée vers quelques espèces qui se sont identifiés par l'organisation et la structuration de leurs sous filière. Ces problèmes sont d'ordre organisationnel, technique, financier, politique et logistique. On note aussi la nature hautement périssable des produits de cette filière qui rend difficile sa commercialisation en dehors des marchés locaux.

Toutefois, la promotion de la consommation locale, la réalisation des infrastructures, l'apport des appuis techniques et financiers, aux producteurs et commerçants pourrait rendre compétitif, concurrentiel, rentable et moins pénible l'activité de production et de commercialisation des fruits et légumes. De plus, pour booster l'économie locale, il est nécessaire que la mise en oeuvre des politiques de promotion des activités génératrices de revenus ayant pour base la transformation et la commercialisation des produits agricoles soit une préoccupation quotidienne des autorités locales.

- 48 -

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- 51 -

LISTE DES TABLEAUX FIGURES PHOTOS ET PLANCHES

LISTE DES TABLEAUX

Tableau I : Synthèse de la documentation 16

Tableau II : synthèse des effectifs des ménages enquêtées dans la commune de N'Dali 17

Tableau III: synthèse de la production légumière en 2013 à N'Dali 31

Tableau IV: synthèse des acteurs et partenaires à la production des fruits et légumes 33

Tableau V : synthèse des types de marché à N'Dali 37

Tableau VI : synthèse des acteurs de commercialisation des fruits et légumes 40

LISTE DES FIGURES

Figure 1 : modèle d'analyse SWOT 19

Figure 2 : Situation géographique de la commune de la commune de N'Dali 21

Figure 3 : évolution de la population de N'Dali 24

Figure 4 : activités économiques dans la commune de N'Dali 25

Figure 5 : proportion des modes d'accès à la terre par les producteurs de fruits et légumes... 26

Figure 6 : synthèse de la chaine de production 30
Figure 7 : Evolution de la production de légumes ces 10 dernières années dans la commune de

N'Dali 31

Figure 8 : carte des flux directionnels de commercialisation des fruits 35

Figure 9 : carte des flux directionnels de commercialisation des légumes 36

Figure 10 : circuit d'approvisionnement des différents acteurs de commercialisation des fruits

et légumes 41
Figure 11 : Destination des gains issus de la production et de la commercialisation des fruits et

légumes 43

Figure 12 : arbre à problèmes de la production des fruits et légumes 44

LISTE DES PLANCHE

Planche 1 : Pépinières de fruits et légumes dans la commune de N'Dali 27

Planche 2 : Activité d'entretien des légumes dans la commune de N'Dali 29

Planche 3 : Fruits et légumes prêt pour la récolte 29

- 52 -

LISTE DES PHOTOS

Photo 1 : détaillant de légume dans le marché du village Kakara 38

Prod (T) Espèces

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

2012

2013

2014

2015

Gombo

1341

1325

1067

443

78

567

61

200

69

220

366

143.1

Tomate

692

220

278

185

655

467

17

146

26

197

353.8

91.125

Piment

1384

1530

626

651

122

426

95

547

100

126

1132

48

Oignon

 
 

84

 
 

37

 
 
 
 

20

 

Cittrilus

154

172

297

121

447

47

15

499

24

90

344

47

ANNEXES Annexes 1

Tableau 1 : résumé de la production des légumes de 2004 à 2015

Source : CeCPA N'Dali

Tableau 2 : Calendrier d'apparition des fruits au cours de l'année

Moi

espèces

J

F

M

A

M

J

J

A

S

O

N

D

Anacarde

 

2

1

1

3

 
 
 
 
 
 
 

Mangue

 
 
 
 

3

1

1

3

 
 
 
 

Papaye

1

2

3

 
 
 
 
 
 
 
 

1

Citron

2

3

 
 
 
 
 
 
 
 
 

1

1 = grand ; 2 = moyen ; 3 = petit

Source : enquête de terrain, février 2016

Annexes 2 :

GRILLE D'OBSERVATION DES SITUATION RELATIVE A LA PRODUCTION ET COMMERCIALISATION DES FRUITS ET LEGUMES.

Nom du secteur
Date de l'observation
: ______/ ______/ ______

Emplacement ou adresse du site :

Nom de l'observateur :

Durée de l'observation :

Moment de la journée : matin après-midi soir

Jour de la semaine :

Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi

Samedi Dimanche

Échelle d'évaluation de la fréquence de la situation observée

l Situation peu ou très peu observée

Situation fréquemment observée

Situation très fréquemment observée

Échelle d'évaluation de la gravité perçue des conséquences

l Conséquences peu graves

Conséquences graves

Conséquences très graves

 

SITUATIONS OBSERVÉES AYANT TRAIT A LA
PRODUCTION DE FRUIT ET LÉGUME

NOTES D'OBSERVATION

FRÉQUENCE OBSERVÉE

PERCEPTION DE LA GRAVITÉ
DES CONSÉQUENCES

DESCRIPTION DE LA SITUATION OBSERVÉES (LIEU OU MOMENT PROBLÉMATIQUE, ETC.)

A

 

0

0

 

B

 

0

0

 

C

 

0

0

 
 

SITUATIONS OBSERVÉES AYANT TRAIT A LA COMMERCIALISATION DE FRUIT ET LÉGUME

Notes d'observation

FRÉQUENCE OBSERVÉE

PERCEPTION DE LA GRAVITÉ
DES CONSÉQUENCES

DESCRIPTION DE LA SITUATION OBSERVÉES (LIEU OU MOMENT PROBLÉMATIQUE, ETC.)

F

 

0

0

 

G

 

0

0

 

H

 

0

0

 

Questionnaire d'enquête n°1 destiné aux producteurs de fruit et légume.

Noms de l'enquêté. / statut. / âge____/sexe /

Enquêteur / Date d'enquête: / Arrondissement (ARON) / Village :(VILL)

1. La culture fruitière et légumière est-elle votre activité principale ? 1 OUI 2 NON.

2. Quel est La taille de votre exploitation fruitière et légumière ? 1 un hectare; 2 deux hectares; 3 autres;

3. Quelles sont les étapes de production des fruits et légumes ?

4. Quelle est la typologie de la production ?

5. Recourez-vous à une main d'oeuvre salariée ? 1 OUI 2 NON;

6. Si oui, pour quelle tâche et combien gagne-t-il ?

7. Quel pourcentage de ce rendement est réservé à l'autoconsommation ?

- 53 -

8. De quel moyen recourez-vous d'autre ? 1 engrais chimique ; 2 pesticide; 3 autres :

9. Comment aviez-vous accès à la terre ? 1 location; 2 don; 3 achat; 4 héritages; 5 autres :

10. À quel hauteur la culture des fruits et légumes vous procure telle de revenus ?

11. Quelles sont les raison du choix de la production fruitière et légumière ? 1 à cause de la demande élevée ; 2 à cause des bénéfices; 3 héritages; 4 autres :

12. D'où viennent vos clients : 1 Parakou ; 2 N'Dali centre; 3 autres :

13. A quelles périodes réalisez-vous le plus de bénéfice ?

14. Avez-vous déjà reçu une formation sur La production des fruits et légumes ? 1 Oui 2 Non;

15. Bénéficiez-vous d'un encadrement technique ? 1 Oui 2 Non ;

16. Si oui avec quelle structure et quel est son impact sur vos rendements ?

17. Existe-il des organisations des producteurs de fruit et légume ? 1 Oui 2 Non;

18. Si oui qui sont-elles et quel est leurs rôles ?

19. Si non pourquoi ?

20. Quels sont les acteurs impliqués et leurs rôles

N Acteurs

Rôles

01

 

02

 
 

21. Quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes confronté dans la production des fruits et légumes ? 1 manque de terre ; 2 manque d'encadrement ; 3 problème d'écoulement des produits ; 4 problème de

stockage 5 autres

22. Selon vous comment peut-on résoudre vos problèmes ?

23. Sur quelles bases fixez-vous les prix des fruits et légumes ? 1 coût de production ; 2 demande ; 3 autre.

24. Payez-vous des taxes ? 1 Oui 2 Non. Si oui, combien

Questionnaire d'enquête n°2 destiné aux commerçants de fruit et légume.

Noms de l'enquêté. / statut. / tel. /

Enquêteur / Date d'enquête: / Arrondissement (ARON) / Village :(VILL)

25. Le commerce des fruits et légumes est-elle votre activité principale? 1 Oui 2 Non

26. Pourquoi avez-vous choisi ce commerce ? 1 revenues ; 2 chômages; 3 héritages; 4 autre :

27. Ou acheté vous vos fruits et légumes ? 1 Sirarou ; 2 Ouénou ; 3 autres :

28. Dans quels marché vous vendez vos fruits et légumes ? 1 N'Dali; 2 Parakou ; 3 Nigéria; 4 autre :

29. A qui vous vendez vos produits ? 1 consommateurs ; 2 revendeur ; 3 transporteur, 4 autres :

30. Comment vous vendez vos fruits et légumes ? 1 en gros ; 2 détail ; 3 autre :

31. Par quels moyens transportez-vous vos fruits et légumes des lieux d'achats aux lieux de ventes; 1 moto ; 2 tricycle ; 3 voiture ; 4 vélo; 5 pied; 6 autre :

32. A quel période réalisez-vous plus de bénéfices sur le commerce des fruits et légumes

33. Arrivez-vous à conserver vos fruits et légumes ? 1 Oui 2 Non ;

34. Si Oui pendant combien de jour ?

35. Si Non pourquoi ?

- 54 -

36. Sur quelles bases fixez-vous les prix de vos produits? 1 caractère périssable des produits ; 2 sur le coût du transport ; 3 autres :

37. Payez-vous des taxes aux autorités ? 1 Oui ; 2 Non;

38. Si Oui combien

39. Existe-il des coopératives de commerçant de fruits et légumes ? 1 Oui ; 2 Non

40. Si oui, quel rôle joue-t-elles ?

41. Si Non pourquoi ?

42. Quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes confrontées ? 1 coût de transport élevé; 2 problème de

conservation; 3 autres :

43. Selon vous comment peut-on résoudre ces problèmes ?

44. Quels sont les différentes catégories d'acteurs qui sont impliqués dans la production des fruits et légumes et quels sont leurs rôles ?

N Acteurs

Rôles

01

 

02

 

03

 

GUIDE D'ENTRETIEN A L'ENDROIT DES PERSONNES RESSOURCE

Questions

Réponses

01

Quelle appréciation faite-vous de la filière fruit et légumes dans les territoires que vous administrez ?

 

02

Quelle est la contribution de cette filière dans le budget local ?

 

03

Êtes-vous au courant des problèmes dont souffrent les acteurs de la filière ?

 

04

Si oui quelle sont les mesures que vous entreprenez afin de les aidé à venir à bout de leurs problèmes ?

 

05

Si non, pourquoi ?

 

- 55 -

TABLE DES MATIERES

DEDICACES - 2 -

REMERCIEMENTS - 4 -

SIGLES ET ACRONYMES - 5 -

INTRODUCTION - 7 -

CHAPITRE I : CADRE THEORIQUE ET APPROCHE METHODOLOGIQUE - 9 -

1.1. CADRE THEORIQUE - 9 -

1.1.1. Problématique - 9 -

1.1.2. Hypothèses - 11 -

1.1.3. Objectifs - 11 -

1.1.4. Revue de la littérature - 11 -

1.1.5. Clarification des concepts - 13 -

1.2. Approche méthodologique - 15 -

1.2.1. Recherche documentaire - 15 -

1.2.2. Echantillonnage - 16 -

1.2.3. Outils matériels et techniques de collecte de données - 17 -

1.2.4. Traitement des données et analyse des résultats - 18 -

CHAPITRE II : PRESENTATION DU CADRE D'ETUDE - 20 -

2.1. Situation géographique - 20 -

2.2. Cadre physique - 22 -

2.2.1. Sols - 22 -

2.2.2. Climat - 22 -

2.2.3. Flores et faunes - 22 -

2.2.4. Relief et réseau hydrographique - 23 -

2.3. Cadre humain - 23 -

2.3.1. Caractéristique démographique - 23 -

2.3.2. Activités économiques - 24 -

Chapitre III : Résultats et suggestions - 26 -

3.1. Production des fruits et légumes - 26 -

3.1.1. Système de production des fruits et légumes - 26 -

3.1.1.1. Mode d'accès à la terre - 26 -

3.1.1.2. Etapes de la production - 27 -

3.1.2. La quantification de la production des fruits et légumes - 30 -

3.1.2.1. Légumes - 30 -

3.1.2.2. Fruits - 32 -

3.1.3. Acteurs de la production des fruits et légumes - 32 -

3.1.3.1. Exploitants - 32 -

3.1.3.2. Ouvriers - 32 -

3.1.3.3. Transporteurs - 32 -

3.2. Commercialisation des fruits et légumes - 33 -

- 56 -

3.2.1. Flux commerciaux

- 34 -

3.2.1.1. Flux internes

- 34 -

3.2.1.2. Flux externes

- 34 -

3.2.2. Les circuits de commercialisation des fruits et légumes

- 36 -

3.2.2.1. Marchés de collecte

- 36 -

3.2.2.2. Marchés de regroupements

- 37 -

3.2.2.3. Marchés de distribution

- 37 -

3.2.3. Acteurs de la commercialisation des fruits et légumes

- 37 -

3.2.3.1. Producteurs

- 38 -

3.2.3.2. Grossistes

- 38 -

3.2.3.3. Semi-grossistes

- 38 -

3.2.3.4. Détaillants

- 38 -

Consommateurs

- 39 -

3.2.3.5. Transporteurs

- 39 -

-

3.3. Incidences socio-économiques de la production et de la commercialisation des fruits et légumes - 42

 

3.3.1. Sur le plan social,

- 42 -

3.3.2. Sur le plan économique et financière,

- 42 -

3.3.3. Sur le plan environnemental,

- 42 -

3.3.4. Sur le plan sanitaire,

- 42 -

3.4. Contraintes à la production et la commercialisation des fruits et légumes

- 43 -

3.4.1. Contraintes à la production des fruits et légumes

- 43 -

3.4.2. Contraintes à la commercialisation des fruits et légumes

- 44 -

3.5. Suggestions

- 45 -

CONCLUSION

- 47 -

BIBLIOGRAPHIE

- 48 -

LISTE DES TABLEAUX FIGURES PHOTOS ET PLANCHES

- 51 -

ANNEXES

- 52 -

- 57 -






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"Il y a des temps ou l'on doit dispenser son mépris qu'avec économie à cause du grand nombre de nécessiteux"   Chateaubriand