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Impact ex-ante de la recherche: cas des technologies de gestion des sols


par Kowami ATTILA
Université de Lomé - Master de recherche en agroéconomie 2017
  

Disponible en mode multipage

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Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche

 

REPUBLIQUE TOGOLAISE

Travail - Liberté - Patrie

 
 
 

Ecole Supérieure d'Agronomie

(ESA)

BP: 1515/Fax (228)221 8595Lomé-Togo

 

Année académique

2016 - 2017

MEMOIRE DE FIN DE CYCLE EN VUE DE L'OBTENTION DU DIPLÔME DE MASTER EN AGROECONOMIE

IMPACT EX-ANTE DE LA RECHERCHE : CAS DES TECHNOLOGIES DE GESTION DES SOLS

THEME :

Option : Gestion des Ressources Naturelles et de l'Environnement

(G.R.N.E)

Présenté et soutenu par

ATTILA Kowami

Directeur de mémoire : Pr E. KOFFI-TESSIO Directeur de Stage : TSATSU Koku

Co-directeurs  : Dr Aliou DIAGNE,

: Dr AROUNA Aminou

DEDICACES

A mon père ATTILA Kouma,

A ma mère AGBODUFIA Eya,

A ma famille, mes amis et mes proches, je dédie ce mémoire en reconnaissance du soutien qu'ils mon apporté durant mes études.

REMERCIEMENTS

Dans le cadre de ce travail de recherche, je tiens à adresser mes remerciements en tout premier lieu à l'endroit du Pr KOFFI-TESSIO, promoteur du master en agroéconomie à l'Ecole Supérieure d'Agronomie (ESA) de l'Université de Lomé ;

- A mon directeur de stage Mr TSATSU Koku ; agroéconomiste à l'Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA),

- Au Dr Aliou DIAGNE ; Leader du programme sur les politiques, système d'innovation et évaluation d'impact à Africa-Rice,

- au Dr AROUNA Aminou ; agroéconomiste à Africa- Rice,

- aux assistants de recherche AMOVIN, TEBILA et Kinkingninhoun-Medagbé de AfricaRice.

Je tiens également à témoigner ma gratitude envers :

- L'Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA) de m'avoir donné l'opportunité d'effectuer un stage en son sein afin de rédiger mon mémoire sous sa supervision,

- L'école Supérieure d'agronomie (ESA) de l'Université de Lomé.

Je ne saurais oublier ma famille, mes amis et tous mes proches qui, d'une manière ou d'une autre, ont contribué à la réalisation de ce mémoire.

DEFINITION DES SIGLES ET ABREVIATIONS

ITRA : Institut Togolais de Recherche Agronomique

AfricaRice : Centre de Riz pour l'Afrique

DSRP : Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté

FAO : Food and Agriculture Organisation

ESA: Ecole Supérieure d'Agronomie

OIT : Organisation Internationale du Travail

PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement

LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Présentation de la zone d'étude 41

Figure 2 : Association des canards à la riziculture 46

SOMMAIRE

DEDICACES II

REMERCIEMENTS III

DEFINITION DES SIGLES ET ABREVIATIONS IV

LISTE DES FIGURES V

SOMMAIRE VI

RESUME 1

INTRODUCTION 3

CHAPITRE I : PROBLEMATIQUE 5

CHAPITRE II : REVUE DE LITTERATURE 12

CHAPITRE III : CADRE MÉTHODOLOGIQUE 49

CHAPITRE IV : PRESENTATION ET ANALYSE DES RESULTATS 58

ANNEXE A

TABLE DES MATIERES H

RESUME

Cette étude vise à évaluer l'impact ex-ante de la recherche sur les technologies de gestion des sols sur le revenu et la pauvreté de riziculteurs de la vallée de Zio au Togo. Une enquête menée sur un échantillon de 102 riziculteurs dans quatre villages (Mission-Tové, Kovié, Assomé et Ziowunou) dans la région maritime nous a permis de collecter les données. La formule de Foster Greer et de Thorbecke (FGT) a été utilisée pour calculer les indicateurs de pauvreté dans les villages. L'indice de pauvreté (Po), la profondeur de la pauvreté (P1) et la sévérité de la pauvreté (P2) sont respectivement de 30% ; 6,88% et 2,32% dans le village de Mission-Tové ; 70% ; 23,02% et 8,82% dans le village d'Assomé ; 8,33% ; 2,06% et 0,77% dans le village de Kovié et 36,11% ; 8,68% et 2,14% dans le village de Ziowunou. Ces mêmes indices de pauvreté dans l'ensemble des quatre villages se révèlent comme suit : indice de pauvreté P: 28,43% ; indice de profondeur de pauvreté : 7,40% ; indice de sévérité de pauvreté 2,35%. L'analyse de l'impact montre que l'adoption des nouvelles technologies de gestion du solva réduire les coûts liés à la préparation du sol, améliorer le revenu des riziculteurs et diminuer le taux de pauvreté. Les acteurs impliqués dans les technologies de gestion du sol à savoir : les autorités politiques, les institutions de recherche agricoles, les riziculteurs, les propriétaires terriens doivent être consultés avant la mise en oeuvre des politiques agricoles pour une bonne réussite des processus.

Mots clés : Pauvreté, ménages, impact, revenu, technologie.

ABSTRACT

This study aims to assess ex-ante impact of research on soil management technologies on income and the poverty of rice farmers in the Zio Valley Togo. A survey conducted on a sample of 102 rice farmers in four villages (Mission-Tove, Kovié, stunned and Ziowunou) in the maritime area has allowed us to collect data. The formula of Foster Greer and Thorbecke (FGT) was used to calculate the indicators of poverty in villages. The poverty index (Po), the depth of poverty (P1) and the severity of poverty (P2) are 30% respectively; 6.88% and 2.32% in the village of Mission-Tove; 70%; 23.02% and 8.82% in the village of stunned; 8.33%; 2.06% and 0.77% in the village of Kovié and 36.11%; 8.68% and 2.14% in the village of Ziowunou. These same poverty indices in all four villages are revealed as follows: Po Poverty Index: 28.43%; index of poverty depth: 7.40%; Poverty severity index 2.35%. The impact analysis shows that the adoption of new soil management technologies will reduce the costs of preparing the soil, improve the income of rice farmers and reduce the poverty rate.The actors involved in soil management technologies, namely: political authorities, agricultural research institutions, rice growers, land owners must be consulted before the implementation of agricultural policies for a successful process.

Keywords: poverty, households, impact, income, technology.

INTRODUCTION

La riziculture togolaise est confrontée à plusieurs contraintes qui ne favorisent pas l'obtention des rendements élevés. Le développement des cultures irriguées et en particulier la riziculture constitue un des axes majeurs de la politique agricole du Togo. Le potentiel de production du riz au Togo est en effet très élevé compte tenu de la disponibilité de terres irrigables. Cependant des écarts importants (2,1 tonnes en zone irriguée et 1,9 dans les zones de bas-fonds)1(*) existent entre ce potentiel de production et les productions réelles obtenues chez les paysans. Des recherches doivent être menées pour générer des technologies susceptibles d'améliorer les marges de progrès sur la filière rizicole. L'Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA) en collaboration avec le Centre du Riz pour l'Afrique (AfricaRice) sont impliqués dans la mise en place de nouvelles technologies sur le riz dont l'objectif principal est d'accroître la production nationale. L'incidence des efforts de recherche et de développement mérite ainsi des éclairages tant au niveau des décideurs, bailleurs que du grand public. Le système foncier du Togo est régi par le droit coutumier et le droit moderne. On assiste à deux formes de propriétés foncières à savoir : propriété de l'Etat et propriété privée (collective et individuelle). De sérieux problèmes fonciers sont observés et varient d'une région à une autre. Quelques ébauches de solutions sont envisagées dans le PNIASA et concernent notamment la création de Zones d'Aménagement Agricoles Planifiées (ZAAP) dont le but est de renforcer l'accès sécurisé et équitable aux ressources foncières. Pour traduire dans les faits ces engagements, certaines mesures sont envisagées entre autres : la définition d'une nouvelle politique de sécurisation foncière, la promotion de la gestion intégrée de la fertilité des sols en vue de valoriser l'utilisation de la fumure organique. Pour accompagner et appuyer les producteurs dans l'intensification de la production et la préparation des sols, les équipements suivants sont requis dans le cadre de la stratégie : tracteurs, charrues, motoculteurs etc. Quels seront les impacts de la recherche sur les technologies de gestion des sols sur le revenu et la pauvreté des riziculteurs? Cette étude, intitulée : « IMPACT EX-ANTE DE LA RECHERCHE : CAS DES TECHNOLOGIES DE GESTION DES SOLS» vise à évaluer l'impact de la recherche sur les technologies de gestion des sols en vue d'une augmentation du revenu des riziculteurs et d'une diminution du niveau de pauvreté avant la mise en oeuvre de l'intervention publique. Le développement suivant exposera tour à tour: la problématique, les objectifs de l'étude, les hypothèses de travail et la revue de la littérature, la méthodologie, les résultats de l'étude et enfin la conclusion et les recommandations.

CHAPITRE I : PROBLEMATIQUE

1-1 PROBLEMATIQUE

 
 

Au Togo, le riz est devenu quelques années, une denrée de consommation courante au même titre que le maïs, le sorgho, le niébé. De nos jours, on estime à 15kg la quantité moyenne de riz consommée annuellement par chaque togolais, soit un besoin annuel de 90 000 tonnes pour une population de 6000 000 habitants. (ITRA, 2011). Cependant, la production nationale n'arrive pas à couvrir les besoins en raison de la consommation sans cesse croissante ; ce qui crée un déséquilibre entre l'offre et la demande. L'écart entre la production locale et la demande est comblé par les importations. Le gouvernement du TOGO a donc élaboré une Stratégie Nationale pour le Développement de la Riziculture(SNDR) qui tire ses orientations du Programme National d'Investissement Agricole et de Sécurité Alimentaire (PNIASA) ; les objectifs de la stratégie sont : accroître les superficies à emblaver de 36492 à 66500 ha; améliorer les rendements de 2.4 à 4.5T/ha; augmenter la production pour 2008-2013 et 2013-2018 de 85540 à 232750 tonnes de paddy soit 139650 tonnes de riz usiné en 2018 ; améliorer les technologies de préparation du sol etc.2(*)

L'agriculture togolaise est tributaire de ses ressources foncières et de leur potentiel de production. Le système foncier est régi par le droit coutumier et le droit moderne. Au Togo, on assiste à deux formes de propriétés foncières : propriété de l'Etat et propriété privée (collective et individuelle). La loi sur le foncier existe depuis 1974 mais non appliquée. De sérieux problèmes sont observés et varient d'une région à une autre. Quelques ébauches de solutions sont envisagées dans le PNIASA et concernent notamment la création de Zones d'Aménagement Agricoles Planifiées (ZAAP) dont le but est de renforcer l'accès sécurisé et équitable aux ressources foncières. Pour traduire dans les faits ces engagements, certaines mesures sont envisagées entre autres : la définition d'une nouvelle politique de sécurisation foncière.

Plusieurs auteurs ont mené des études empiriques sur l'adoption des technologies de gestion des sols. De ces études, plusieurs facteurs sensés influencés l'adoption de ces technologies ont été répertoriés.

Knox et Meinzen-Dick (1999) ont montré qu'au moins six facteurs influencent le choix technologique des producteurs agricoles. En effet, selon eux, la détention des droits de propriété est un facteur déterminant de l'adoption d'une technologie visant à améliorer la productivité agricole. Les droits de propriété sont perçus non seulement comme étant l'appropriation des ressources conformément aux lois du pays, mais aussi une variété de droits issus du droit coutumier et des usages locaux (Knox et Meinzen-Dick, 1999). Parmi ces droits, on distingue la détention des droits de propriété, l'action collective, l'information, les risques environnementaux et commerciaux, la richesse, le crédit, la main d'oeuvre et d'autres facteurs tels que l'exclusion, la durée, la garantie.

En effet, l'exclusion permet à ceux qui disposent de droits d'exclure les autres de l'utilisation d'une ressource particulière. De même, la durée permettra au détenteur de droits de récolter les fruits de son investissement et ce pour un horizon temporel suffisamment lointain. Enfin, les droits de propriétés doivent être garantis par des institutions compétentes capables de les faire appliquer en faveur d'un individu. Southgate et al (1990) estiment que les droits de propriété constituent un élément fondamental dans la motivation des agriculteurs à investir dans la conservation des ressources naturelles. Ils montrent que l'absence de ces droits décourage la conservation de l'environnement. Enfin, Barbier (1990) montre que la détention des droits de propriété influençait de façon significative la décision des agriculteurs indonésiens à investir dans le contrôle des sols perdus et en dégradation.

Les terres des exploitations agricoles sont sujettes à de fortes dégradations à cause des mauvaises pratiques culturales. L'une de ces mauvaises pratiques culturales est la culture sur brûlis qui détruit la flore, la matière organique ainsi que la faune et la microfaune du sol. Cette pratique culturale est le principal facteur de dégradation des sols des exploitations rizicoles au Togo. De plus, les rendements des cultures ne répondent pas aux prévisions. Cette dégradation appauvrit la biodiversité, réduit les rendements et les aires de production des cultures. Afin de pouvoir répondre à leurs besoins, les agriculteurs intensifient leur production en raccourcissant les périodes de jachères. Cette situation influence négativement la capacité naturelle de régénération de la fertilité des sols.

Malgré cette situation difficile, les enjeux actuels sont importants. La riziculture irriguée est la culture de prédilection sur les sols argileux et lourds des cuvettes alluviales des principaux axes hydrauliques. Sur ces sols la diversification est difficile et aléatoire. Les rendements sont inférieurs aux prévisions. La qualité du sol détermine le rendement des cultures en système irrigué et donc le revenu et le niveau de bien être des riziculteurs. Quels seront les impacts de la recherche des technologies de gestion des sols sur le revenu et la pauvreté des riziculteurs ?

Cette étude vise à évaluer l'impact ex-ante des activités de la recherche des technologies de gestion des sols sur le revenu, la pauvreté des riziculteurs. Les principales technologies concernées sont : le défrichage, le labour, le nivellement (planage) et la confection des digues et diguettes.

1-2 JUSTIFICATION DE LA RECHERCHE

La demande et la consommation du riz au Togo ne cessent d'augmenter. Pourtant, la production nationale fait face à plusieurs obstacles malgré la bonne volonté des producteurs d'accroître la production. Pour favoriser le développement de la riziculture, répondre à la demande nationale et réduire les importations de riz, il s'avère indispensable d'apprécier l'impact avant la mise en oeuvre de l'intervention publique des politiques de la recherche des technologies de gestion des sols afin de diminuer les coûts liées à la préparation du sol dans les exploitations rizicoles, d'améliorer le capacité de régénération naturelle des sols pour l'obtention des rendements élevés qui favoriseront une amélioration du revenu des riziculteurs  et une réduction de leur niveau de pauvreté; d'identifier les priorités de recherche sur le riz au Togo et en particulier les interventions futures qui feront l'objet d'étude d'impact ; de proposer des orientations pour la recherche rizicole au Togo.

1-3 OBJECTIF GLOBAL

L'objectif global de cette recherche est d'analyser l'impact avant la mise en oeuvre de l'intervention publique de la recherche sur la riziculture irriguée au Togo en vue d'améliorer le revenu et de réduire le niveau de pauvreté des riziculteurs.

1-2 OBJECTIFS SPECIFIQUES

Spécifiquement, Il s'agira:

} De décrire la nature de la technologie de gestion des sols concernée;

} De quantifier la diminution des coûts de production induite par la nouvelle technologie de gestion des sols;

} D'évaluer la capacité de régénération naturelle des sols en favorisant progressivement l'adoption de la fertilisation organique au profit de la fertilisation minérale ;

} D'apprécier l'amélioration du revenu et la diminution du niveau de pauvreté qui seront induits par l'adoption de la nouvelle technologie de gestion du sol à savoir l'utilisation intégrée de la fertilisation organique à l'élevage des canards dans les exploitations rizicoles ;

} de procéder à une estimation des déterminants de l'adoption des technologies de gestion des sols après accès à ces technologies par les riziculteurs ;

} d'évaluer ensuite l'impact ex-ante de l'amélioration des technologies sur le revenu et la pauvreté des riziculteurs ;

} De faire des suggestions pour une mise en oeuvre efficace des technologies de gestion des sols.

1-2 HYPOTHESES DE RECHERCHE

H1 - L'adoption des technologies de gestion des sols contribuera à l'accroissement des rendements et augmentera le revenu des riziculteurs;

H2 - L'adoption progressive de la fertilisation organique limitera la dépendance des sols en engrais chimiques ;

H3 - Les résultats issus de la recherche vont entraîner des innovations en ce sens que les riziculteurs vont adapter les techniques culturales aux technologies de gestion des sols ;

H4- L'augmentation du revenu des riziculteurs issus de l'adoption de la nouvelle technologie de gestion des solsva entrainer une diminution du niveau de pauvreté.

CHAPITRE II : REVUE DE LITTERATURE

2-1 DEFINITION DES TERMES ET DES CONCEPTS

2-1-1 : Evaluation ex-ante

Evaluation effectuée avant la mise en oeuvre d'une intervention publique. L'évaluation ex-ante porte sur l'analyse du contexte à l'origine de l'intervention publique, sur le contenu de cette intervention, sur les conditions de mise en oeuvre et sur les réalisations, résultats et effets attendus.

2-1-2 : Riziculture

La culture du riz (ou riziculture) est apparue au Néolithique. La riziculture irriguée est un système de production de riz aquatique, le riz irrigué  est le type de culture le plus répandu et le plus intensif. La culture du riz en terrain non-inondé est la plus ancienne ; elle est encore pratiquée par les riziculteurs. La croissance du riz nécessite en effet de fortes chaleurs et de grandes quantités d'eau. 

2-1-3 : Impact

Nom masculin (latin impactum, de impigere, heurter) ; Il désigne l'effet produit par quelque chose ; un contrecoup, Une influence. En particulier, le mot peut désigner l'effort intellectuel entrepris pour parvenir à une maîtrise intellectuelle de nouvelles techniques ou notion.

L'impact d'un projet ou d'un programme est défini comme l'ensemble des changements dans les conditions de vie des participants tels qu'eux-mêmes et leurs partenaires les perçoivent au moment de l'évaluation, ainsi que tout changement durable dans leur environnement, auxquels le projet ou le programme a contribué. Ces changements peuvent être positifs ou négatifs, voulus ou imprévus (IFAD, 1998).

Selon Baker (2000), une évaluation globale se définit dans la littérature comme une évaluation qui intègre le contrôle, l'évaluation du processus, l'évaluation du coût-bénéfice et l'évaluation d'impact. Seul le dernier aspect nous intéresse dans cette étude. En effet, l'évaluation d'impact est destinée à déterminer de façon plus large si un projet ou un programme a eu l'impact désiré sur des individus, des ménages et des institutions et si ces effets sont attribuables à l'intervention du projet ou du programme (évaluation ex-post). Les évaluations d'impact peuvent aussi explorer des conséquences imprévues, soit positives, soit négatives sur les bénéficiaires. Dans les cas des évaluations d'impact probables de programmes potentiels ou proposés, on parle d'évaluation ex- ante.

Les comparaisons « avec et sans » de populations, régions, pays etc. comparent le comportement de variables clés dans un échantillon de pays ou région où le programme a été mis en oeuvre par rapport au comportement là où le programme ne l'a pas été (ce dernier groupe constituant le groupe de comparaison). Cette méthode utilise donc les expériences enregistrées dans les régions où le programme n'a pas été appliqué, et qui servent de moyen de comparaison avec ce qui se serait autrement passé dans les pays où il l'a été. Cette façon d'aborder le problème est cependant très limité en ce sens qu'il part de l'hypothèse que, d'un côté, seul l'adoption d'une politique particulière donnée fait la différence entre les pays où elle a été adoptée et ceux où elle ne l'a pas été, et que les conditions externes affectent les deux groupes de façon égale, et de l'autre côté, le changement observé avant et après la mise en oeuvre de la politique est dû à cette politique.

Les comparaisons « avant et après » quant à elles comparent la performance des variables clés pendant et après un programme avec celle d'avant le programme. L'approche emploie des méthodes statistiques pour évaluer s'il y a un changement significatif de quelques variables essentielles avec le temps. Cette approche engendre souvent des résultats biaisés parce qu'elle suppose que, si cela n'avait pas été le programme, les indicateurs de performance auraient pris leurs valeurs de période d'avant crise (Baker, 2000).

2-1-4 : Ménage agricole

Le ménage agricole est la plus petite unité sociale qui comprend les individus d'âges variables, des deux sexes, qui, pour une longue période, s'accordent à mettre ensemble leurs revenus issus de multiples sources dans le but d'assurer leur reproduction individuelle et collective et leur bien-être. Pennartz et Niehof (1999)

2-1-5 : Adoption

L'introduction de nouvelles technologies pose souvent la problématique de diffusion. Rogers (1983) considère que l'adoption ne doit pas être vue comme un simple choix mais plutôt comme une série d'évènements menant à l'utilisation continue de la technologie étudiée. Dans ce sens, Rogers (1995) trouve cinq éléments qui détermineraient l'adoption ou la diffusion d'une nouvelle technologie. Ce sont l'avantage relatif, la compatibilité, la complexité, la testabilité et l'observabilité.L'avantage relatif d'une innovation se réfère au degré auquel celle-ci est perçue comme étant meilleure que celles qui existent déjà. Ainsi, il n'est pas nécessaire que cette innovation possède beaucoup plus d'avantages que les autres, mais l'important, c'est que l'individu la perçoive comme étant avantageuse.La compatibilité est la mesure du degré auquel une innovation est perçue comme consistante avec les valeurs existantes, les expériences passées, les pratiques sociales et normes des utilisateurs. Ceci dit, une idée qui est incompatible avec les valeurs et normes actuelles mettrait plus de temps à être adoptée qu'une innovation compatible.

La testabilité quant à elle, consiste en la possibilité de tester une innovation et de la modifier avant de s'engager à l'utiliser. L'opportunité de tester une innovation permettra aux éventuels utilisateurs d'avoir plus de confiance dans le produit car il aura eu la possibilité d'apprendre à l'utiliser.

Enfin, l'observabilité mesure le degré auquel les résultats et bénéfices d'une innovation sont clairs. Ainsi, plus les résultats de l'adoption de l'innovation seront clairs et plus les individus l'adopteront facilement.

2-1-6 : Technologie 

Le mot technologie désigne l'étude des outils et des techniques. Ce terme se réfère à tout ce qui peut être dit à plusieurs périodes historiques particulières, concernant l'état de l'art dans tous les domaines des savoir-faire pratiques et d'utilisation des outils. Il inclut donc l'art, l'artisanat, les métiers, les sciences appliquées et éventuellement les connaissances. Par extension il peut aussi se référer aux systèmes ou méthodes d'organisation qui permettent une telle technologie, ainsi que tous les domaines d'études et les produits qui en résultent.

2-1-7 : Sol 

Le sol représente la couche superficielle de la croûte terrestre, résultant de la transformation de la roche mère, enrichie par des apports organiques.
On différencie le sol de la croûte terrestre par la présence significative de vie. Il peut contenir et conserver des fossiles, vestiges historiques, et les traces d'anciennes activités humaines ou d'évènements géo-climatiques.

2-1-8 : Revenu rizicole 

Le revenu rizicole est la différence entre la valeur de la production rizicole et les charges liées à cette production. Le revenu brut d'exploitation sera utilisé pour analyser les différents revenus des riziculteurs. Il correspond au revenu du travail, une fois déduite la rémunération des autres facteurs de production (terre, capital, eau). Il détermine le niveau d'incitation à produire le paddy au niveau des unités de production. Il y aura un processus de différentiation des producteurs en termes de rémunération du facteur travail avec l'émergence de deux groupes à savoir un groupe de riziculteurs pauvres et un groupe de riziculteurs non pauvres.

Plusieurs facteurs expliquent la disparité des revenus en riziculture à savoir : le montant des redevances et les prix relatifs Les effets des prix sur le revenu des producteurs se transmettent à travers les rapports de prix (Paddy/intrant). La conséquence majeure est la détérioration des termes de l'échange entre le paddy et l'engrais. La détérioration du rapport aurait été plus accentuée étant donné que ces ventes subventionnées des engrais minéraux ne couvrent qu'une partie limitée de la demande des coopératives. L'accès inégal à l'engrais subventionné est un élément important de discrimination entre les producteurs car les subventions sont des transferts de revenus aux producteurs bénéficiaires. Afin de limiter les effets négatifs de la détérioration des termes de l'échange paddy, engrais ; certains exploitants écoulent sur le marché traditionnel une partie de leur production. Les effets de la pénurie et des redevances en eau sont inquiétants. Tant que les riziculteurs seront confrontés à ces problèmes, ils leur seront difficiles d'épargner pour améliorer les conditions de production. Une réflexion sur la gestion des ressources en eau s'avère indispensable car elle pourra aider à trouver les voies pour la réduire et abaisser ainsi les coûts de production du paddy. Parmi les causes de disparité de revenus entre les riziculteurs nous avons deux facteurs importants à savoir : la dotation en ressources productives et les coûts de production.

2-1-9 : Pauvreté

La pauvreté est l'état d'une personne qui ne dispose pas des ressources matérielles suffisantes (manque d'argent) et vit dans des conditions qui ne lui permettent pas d'exister dignement selon les droits légitimes et vitaux de la personne humaine et qui la condamnent à survivre péniblement au jour le jour.Etymologiquement, la pauvreté vient dulatin pauper, pauvre. La pauvreté est l'insuffisance des ressources matérielles ( manque d'argent) et des conditions de vie ne permettant pas à des êtres humains de vivre dignement selon les droits légitimes et vitaux de la personne humaine, et les condamnant aux dures difficultés de la survie au jour le jour.

Au sens économique, la pauvreté désigne le manque ou la mauvaise qualité de ressources (naturelles, financières, immatérielles, etc.) vécu par des personnes, groupes de personnes, régions du monde, etc.

La pauvreté est généralement considérée comme un phénomène multidimensionnel. La dimension économique est décomposée en quatre formes.

- Pauvreté monétaire (pécuniaire).

La pauvreté pécuniaire est le manque d'argent, conduisant à des difficultés de nutrition, d'habillement, de logement. La pauvreté pécuniaire (monétaire) ou de revenu résulte d'une insuffisance de ressources ou est déduite d'une trop faible consommation. Lorsque les disparités de revenus sont importantes, la pauvreté est statistiquement mieux appréhendée par la mesure du niveau de consommation. Ainsi, un individu est considéré comme pauvre lorsque son niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. Du fait de sa simplicité, cette méthode de mesure est couramment utilisée pour définir les individus pauvres et mesurer le taux de pauvreté d'une population.

Selon l'approche absolue utilisée par les Etats-Unis et le Canada, le seuil est fixé en fonction d'un panier de biens alimentaires et non alimentaires nécessaires à la survie quotidienne (2400 calories par jour pour la pauvreté et 1800 pour l'extrême pauvreté). Les biens non alimentaires comprennent l'habillement, le transport, l'hygiène, l'eau et l'énergie. Selon l'approche relative, le seuil est fixé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l'ensemble de la population, avec comme référence le revenu médian (le revenu médian est le revenu séparant la population en deux, c'est-à-dire que la moitié de la population a un revenu plus élevé, et la moitié un revenu inférieur).

- Pauvreté des conditions de vie

La pauvreté des conditions de vie ou d'existence résulte de l'impossibilité de satisfaire les besoins qui permettent de mener une vie décente dans une société donnée. La pauvreté d'existence peut résulter d'une malnutrition, d'une absence d'éducation, d'un logement insalubre ... Elle est plus difficile à cerner que la pauvreté monétaire.

- Pauvreté des potentialités

La pauvreté des potentialités ou des capacités exprime le manque de moyens permettant de sortir de la pauvreté.

- Pauvreté humaine

Outre la dimension économique, la pauvreté s'exprime sous des dimensions non-économiques regroupées sous le terme de pauvreté humaine. Il s'agit des dimensions sociales, culturelles, politiques et ethniques de la pauvreté. Le programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a créé deux indicateurs synthétiques de pauvreté : l'IPH-1 et L'IPH-2 (indicateur de pauvreté humaine).

La pauvreté est un concept qui a considérablement évolué dans le temps au fur et à mesure que sa complexité et ses multiples dimensions apparaissent clairement. Ainsi, pendant de très nombreuses années l'approche de la pauvreté était surtout monétaire. A l'instar des institutions de BrettonWoods, les discours et la littérature à ce sujet se basaient surtout sur le critère du revenu. Etait pauvre, celui qui avait un revenu inférieur à un dollar US par jour (en valeur de 1985). Si cette approximation peut avoir une certaine utilité, notamment pour des comparaisons internationales, elle s'avérait trop réductrice pour capter la réalité des vies des êtres humains en question.

- Les outils pratiques de mesure de la pauvreté multidimensionnelle

La revue de la littérature permet de distinguer deux sortes d'outils de mesure de la pauvreté multidimensionnelle, à savoir : les Indicateurs Composites de Pauvreté et les Indices Composites de Pauvreté. Un indicateur composite de pauvreté est défini pour chaque unité d'une population donnée et représente la valeur agrégée de plusieurs indicateurs de pauvreté à l'aide d'une forme fonctionnelle, alors qu'un indice composite résulte de l'agrégation d'un indicateur composite de pauvreté sur une population donnée. Le calcul d'un indicateur composite de pauvreté est préalable à celui d'un indice composite de pauvreté.

- L'Indicateur composite de Pauvreté

Dans le cas de l'indicateur composite de pauvreté, on distingue deux principales approches : l'approche d'entropie et l'approche d'inertie. L'approche d'entropie est issue de la mécanique dynamique et l'approche d'inertie tire son origine du champ de la mécanique statique. L'approche d'inertie propose des méthodologies permettant d'éliminer autant que possible l'arbitraire dans le calcul d'un indicateur composite. En considérant donc cette approche, il est relevé que cette dernière est basée d'une part sur les techniques de constructions d'échelle multidimensionnelle et, d'autre part sur les analyses statistiques multi variées.

Les analyses statistiques multivariées connues aussi sous le nom d'analyses factorielles sont des techniques permettant de représenter un nuage de points ou un champ de vecteur situé dans un espace de dimension m, (m>2) dans un espace de dimension inférieure p (p<m). Elles permettent de visualiser les relations entre plusieurs variables et de résumer ainsi l'information apportée par l'ensemble de ces variables.

La technique ACM est celle qui est plus adaptée si les indicateurs primaires de la pauvreté peuvent être codifiés sous forme binaire. On obtient alors une base multidimensionnelle de données où tous les indicateurs primaires sont codifiés en 0 ou 1. Avec K indicateurs et n individus, chaque unité de la population peut être représentée par un vecteur-ligne de dimension (1,K).

- L'indice de pauvreté

Suivant la littérature sur les indices composites de pauvreté, Chakravarty, S. R. Mukherjee et D.Ranade (1997) ont développé une littérature intéressante. La construction de cet indice s'appuie sur la définition d'un seuil de pauvreté pour chaque indicateur primaire entrant dans le calcul de l'indice, une première agrégation des différents indicateurs pour chaque unité de la population (équivalent à un indicateur composite) et une deuxième agrégation sur l'ensemble de la population de l'indicateur composite obtenu pour donner une mesure générale de la pauvreté. La construction d'un indice composite de pauvreté passe d'abord par la définition d'un indicateur composite de pauvreté. L'indice de pauvreté micro-dimensionnelle développé par ces derniers est un exemple d'illustration de cette méthode.

2-2  RESULTATS DES ETUDES ANTERIEURES

Plusieurs auteurs ont mené des études empiriques sur l'adoption des technologies de gestion des ressources environnementales, en général, et des technologies de préparation du sol, en particulier. De ces études, plusieurs facteurs sensés influencer l'adoption de ces technologies ont été répertoriés.

Knox et Meinzen-Dick (1999) ont montré qu'au moins six facteurs à savoir :la détention des droits de propriété, l'action collective, l'information, les risques environnementaux et commerciaux, la richesse et le crédit influencent le choix technologique des producteurs agricoles.

En effet, selon eux, la détention des droits de propriété est un facteur déterminant de l'adoption d'une technologie visant à améliorer la productivité agricole. Les droits de propriété sont perçus non seulement comme étant l'appropriation des ressources conformément aux lois du pays, mais aussi une variété de droits issus du droit coutumier et des usages locaux (Knox et Meinzen-Dick, 1999).

En effet, l'exclusion permet à ceux qui disposent de droits d'exclure les autres de l'utilisation d'une ressource particulière. De même, la durée permettra au détenteur de droits de récolter les fruits de son investissement et ce pour un horizon temporel suffisamment lointain. Enfin, les droits de propriétés doivent être garantis par des institutions compétentes capables de les faire appliquer en faveur d'un individu. Southgate et al (1990) estiment que les droits de propriété constituent un élément fondamental dans la motivation des agriculteurs à investir dans la conservation des ressources naturelles. Ils montrent que l'absence de ces droits décourage la conservation de l'environnement. Enfin, Barbier (1990) montre que la détention des droits de propriété influençait de façon significative la décision des agriculteurs indonésiens à investir dans le contrôle des sols perdus et en dégradation.

Knox et Meinzen-Dick (1999) ont également souligné que l'action collective est aussi un facteur qui intervient lorsque l'on veut aborder la question du choix de technologie. L'action collective englobe les investissements conjoints destinés à l'achat, la construction et l'entretien des infrastructures locales et des équipements. Les risques environnementaux et commerciaux influencent l'adoption des technologies agricoles.

En effet, comme l'ont montré Knox et Meinzen-Dick (1999), les exploitants à faibles revenus sont peu motivés à prendre des risques et hésitent souvent à adopter de nouvelles technologies parce qu'ils ont besoin d'un revenu et des circuits de commercialisation stables. Kebede (1993) s'accorde avec cette notion de risque comme facteur influençant l'adoption de technologies agricoles. Ainsi, les réactions des paysans au développement des stratégies sont, en partie, expliquées en termes de comportement de prise de risques. Il ajoute que dans leur sélection des méthodes alternatives de réduction du risque, les ménages exhibent des degrés variés de comportements de prise de risques. Il aboutit au fait que le comportement averse face au risque des producteurs réduit la probabilité d'adoption des nouvelles technologies dans les régions d'étude en Ethiopie. De même, Ortiz (1980), montre que la réticence des paysans à adopter les innovations n'est pas due à un comportement irrationnel, mais à leur désire de maximiser leur sécurité en minimisant leur risque. Quant à Feder et al (1981), ils distinguent deux sortes de risques. Les risques liés aux prix ou à l'instabilité de la pluviométrie qui affectent la confiance des paysans dans le court terme. Et les risques liés à l'insécurité de la détention des terres ainsi que le risque d'appropriation du capital qui affectent la confiance dans le long terme. Clay et al (1998) montrent qu'un grand risque conduit les paysans à baisser l'investissement dans la conservation des sols pour ceux qui sont averses au risque.

La richesse est aussi perçue comme un facteur déterminant de l'adoption de nouvelle technologie. Knox et Meinzen-Dick (1999) utilisent le terme de richesse pour désigner la possession d'actifs du ménage. Ces auteurs informent que le revenu est étroitement lié au pouvoir et aux droits de propriété sur les ressources naturelles, ce qui affecte l'adoption des technologies agricoles.

Cette dotation est relative à l'ensemble des droits de l'individu et à la sécurité de ces droits, ajoutés à la valeur de ses biens, à son revenu et à sa sécurité alimentaire

Le crédit est également vu par Knox et Meinzen-Dick (1999) comme un facteur déterminant de l'incitation des paysans à adopter les technologies de conservation des eaux et des sols. En effet, le crédit, pour eux, peut être un moyen pour les pauvres d'investir. A ce propos, il est souvent argumenté que les exploitants doivent posséder un titre foncier comme garantie de crédit et leur donnerait accès à des services financiers reconnus. Feder et al (1985) reconnaissent que le crédit est un facteur déterminant de l'adoption de technologie. Ils montrent que l'une des contraintes majeures à la rapide adoption des innovations est le manque de crédit destiné aux producteurs agricoles.

D'autres facteurs importants ont un poids dans la motivation des producteurs à adopter les technologies de préparation du sol. Ainsi, Ouédraogo (2005) mesure la profitabilité des nouvelles technologies et montre que celle-ci détermine la décision des producteurs du Plateau central d'adopter ces techniques de conservation des eaux et des sols. Kebede (1993) et Zoungrana (2004) quant à eux répertorient un certain nombre de facteurs dont le prix des inputs et de l'output, la taille du ménage, l'expérience, la superficie emblavée, le niveau d'éducation et surtout les connaissances traditionnelles. Le prix des inputs concerne le prix d'acquisition de l'ensemble des éléments incorporés dans la production. Le prix de l'output est le prix de vente du produit issu de l'exploitation. Kebede (1993) insiste sur l'importance du rôle des connaissances traditionnelles sur l'adoption des technologies agricoles. En définitive, plusieurs facteurs déterminent l'adoption des technologies de gestion des ressources naturelles en général et de préparation du sol en particulier. De la théorie de l'adoption aux cas pratiques, on peut regrouper tous ces facteurs en plusieurs classes à savoir les facteurs économiques, sociaux, psychologiques, institutionnels et techniques comme l'ont montré Jamison et Lau (1982).

Cependant, l'expérimentation des technologies de gestion du sol combinant la matière organique (fientes des volailles) à la fertilisation minérale a donné de bons résultats

Les études antérieures combinant les canards à la riziculture menées au Japon ont donné les résultats intéressants. Les canards sont relâchés dans les rizières ; ils mangent les insectes parasites (les escargots pomaceasp.) qui attaquent les plants. Ils se nourrissent aussi des graines et des jeunes pousses des mauvaises herbes, utilisant leurs pattes pour les déterrer. Ils oxygènent ainsi l'eau et contribue à une croissance plus vigoureuse du riz. 

Les préparations physiques du sol sur le périmètre irrigué de la vallée de Zio au sud du Togo comportent 4 étapes fondamentales à savoir :

- L'essouchement ;

- Les labours mécaniques ;

- Le planage ;

- Le défrichement des digues.

- L'Essouchement

L'essouchement est l'opération qui consiste à enlever les vieilles souches de riz qui sont restées plantées dans le sol après récolte. Bien fait, il facilite le labour en améliorant la progression du motoculteur dans les casiers.

Le labour

Cette opération permet aux riziculteurs de bien retourner le sol, de l'ameublir et d'y enfouir les débris végétaux. Un bon labour assure une bonne reprise et un développement harmonieux des plants repiqués. Lorsque le labour est mal fait, le rendement est mauvais.

Le planage (nivellement)

C'est l'opération qui permet au riziculteur d'aplanir le terrain, en vue d'obtenir une surface uniforme. Le planage permet une bonne répartition d'eau d'irrigation dans les casiers.

Cette opération est l'une des plus difficiles à réaliser parce qu'elle est entièrement manuelle. Le riziculteur se sert des pieds et des mains pour ramollir les mottes de terre formées à la suite des labours.

Au cours de cette opération, le riziculteur procède à l'enfouissement de la fumure de fond, qui est chez 5 riziculteurs sur 6 (83% de riziculteurs) minérale. Seulement 17% utilisent des engrais organiques. La fumure organique constituée de bouse de vache mélangée à du son de riz, est enfouie dans les casiers à raison de 3 à 4 tonnes à l'hectare.

La fumure minérale est constituée de NPK. Elle est enfouie à raison de 200kg/ha.

- Défrichement des digues

Cette opération non moins importante permet au riziculteur de rendre plus propre les abords de ses casiers. Elle permet aussi une lutte efficace contre les parasites et prédateurs qui attaquent les jeunes pousses de riz. Il consiste à sarcler les digues qui divisent les parcelles en casiers.

L'opération est répétée en moyenne 3 fois par cycle de production. Elle est faite par la famille du riziculteur plus spécifiquement par le chef d'exploitation ou ses enfants qui ont entre 12 et 15 ans.

- Préparations chimiques du sol.

Elles se résument à l'apport d'un engrais organique ou minéral (engrais de fond).

Il faut 4 sacs de NPK et 3 sacs d'Urée.

L'engrais est généralement fractionné en trois et apporté aux plants en des périodes bien déterminées. Le moment des apports est fonction des variétés cultivées.

Pour les variétés à cycle court comme le TGR34 qui dure 90 jours, la première tranche est apportée 45 jours après le repiquage.

La deuxième tranche est apportée 10 jours plus tard soit au début de l'épiaison et la dernière tranche à 25% d'épiaison du champ.

Pour les variétés à cycle long comme le IR841 qui dure 120 jours, la première tranche est apportée 52 jours après le repiquage, la deuxième 10 jours plus tard et la troisième à 25 % d'épiaison.

L'élevage de canards, avec la construction de canardières sur les rizières par certains producteurs, assure également à ces derniers, un apport additionnel en fumure organique. Les déjections des canards forment l'essentiel de cet apport en engrais organique.

Les canards sont élevés directement sur le terrain, un casier leur est réservé, entouré de grillage. Le casier occupé par les canards (canardière) est alimenté en eau et drainé régulièrement. L'eau du drainage riche en fiente vient alimenter les plantes pendant les 40 premiers jours à partir du repiquage.

Après ces 40 jours, les canards sont libérés dans les casiers. Ces derniers en nageant dans l'eau des casiers, y laissent leur déjections et par leurs mouvements dans l'eau permettent son oxygénation.

Les canards sont retirés des casiers au cours des phases d'épiaison et de maturation. Les résultats sont encourageants, 6 tonnes/ha de paddy par saison. Les canards se reproduisent bien et sont nourris à moindre frais.

Les résultats des études antérieures menées sur le périmètre irrigué de la vallée de Zio montrent que la majorité des chefs d'exploitation sont des hommes (91 %) ; la moyenne d'âge des riziculteurs, majoritairement mariés est de 49 ans, le niveau d'instruction des exploitants majoritairement mariés est assez-bas ; plus de 26% des riziculteurs n'ont aucun niveau d'instruction ; environ 32% ont fait l'école primaire. Plusieurs variétés de riz sont cultivées au Togo, la variété IR 841 est la plus cultivée : elle est utilisée par près de 41% des producteurs et occupe près de 42% des superficies mises en valeur, Les parcelles exploitées sont de petites tailles. Plus 90% des exploitations ont une superficie inférieure à 1 hectare. La moyenne des superficies exploitées est de 0.57 hectare. Les rendements moyens restent faibles (2344 Kg/ha) ; la majorité des paysans s'approvisionnent en semence dans leur propre localité. Le prix moyen des semences est de 309 F/Kg à l'intérieur du village et 331F/Kg à l'extérieur. Quatre types de rizicultures sont identifiés, il s'agit de la riziculture irriguée, la riziculture pluviale stricte, la riziculture pluviale de nappe et la riziculture de bas-fond.

La riziculture de bas-fond, la plus pratiquée occupe 61% des superficies emblavées suivie de la riziculture pluviale (10%) et la riziculture irriguée (29%). Les rendements les plus élevés sont identifiés dans les bas-fonds (2,614 T/ha) et sur les périmètres irrigués (2,126T/ha).

2-3 DESCRIPTION DES METHODES DE GESTION DES SOLS

2-3-1 Le défrichement

Le défrichement consiste à débarrasser une surface des arbres, souches, broussailles, pierres et autres obstacles pour augmenter la superficie cultivable d'une ferme existante ou pour aménager le terrain d'une nouvelle exploitation agricole.

 

2-3-2 Le brûlis

L'agriculture sur brûlis (ou brulis ou encore agriculture sur abattis-brûlis) est un système agraire dans lequel les champs sont défrichés par le feu qui permet un transfert de fertilité puis sont cultivés pendant une période brève pour être ensuite mis en jachère, le plus souvent forestière, à longue révolution existant depuis la Préhistoire, cette agriculture extensive itinérante peut conduire à une dégradation durable des sols. La culture sur brûlis appartient à la famille des techniques agricoles primitives utilisant le feu comme moyen de création du champ (écobuage, essartage, feux de brousse)..

En zone intertropicale, la culture sur brûlis constitue une bonne adaptation aux conditions climatiques et pédologiques de la forêt humide. Elle permet aux indigènes de tirer parti de la fertilité des sols forestiers et notamment de leur richesse en humus. Mais, par suite de la croissance démographique des populations concernées (Amazonie, Afrique, Indonésie), la récupération des terres forestières pour l'agriculture et l'élevage représente la principale cause de destruction des forêts tropicales. En effet, plus de 600 millions de personnes vivent encore de l'agriculture itinérante, pratique primitive qui consiste à créer une clairière par abattage des arbres, à brûler la végétation et à ensemencer ensuite la parcelle ainsi défrichée.

2-3-3 Le Paillis

En agriculture et jardinage, le paillis est une couche de matériau protecteur posée sur le sol, principalement dans le but de modifier les effets du climat local. Si, à l'origine, le terme dérive évidemment de paille, de nombreux autres matériaux naturels ou synthétiques sont utilisés à cet effet. L'opération qui consiste à mettre en place ce matériau est le paillage.

Les objectifs du paillage sont divers à savoir :

- réguler la température du sol en limitant les chocs thermiques (jour/nuit), et en favorisant le maintien de la chaleur dans le sol au printemps et en automne, et au contraire en maintenant une certaine fraîcheur et en limitant les écarts de température pendant la saison estivale chaude,

- maîtriser le développement des adventices en interceptant le rayonnement solaire nécessaire à la germination,

- ralentir l' évaporation de l' eau et maintenir l' humidité dans le sol, par une barrière limitant la déshydratation induite par le vent et le soleil qui accélèrent l'évaporation.

- garder le sol meuble et améliorer sa structure pédologique (ce qui diminue le besoin de sarclage et binage)

- enrichir le sol en matière organique et en nutriments grâce à la dégradation du matériau de paillage (s'il est biodégradable et non pollué),

- repousser certains insectes et abriter une faune utile,

- améliorer progressivement les conditions de culture, en réfléchissant le rayonnement solaire vers les plantes (si le paillage est de couleur claire), et en procurant une surface propre et sèche aux fruits reposant sur le sol comme les courges, les melons ou les fraises,

- permettre que les engins de fauche s'éloignent des arbres, ce qui limite les blessures au collet des arbres.

2-3-4 Le désherbage

Le désherbage consiste à lutter contre les adventices, ou mauvaises herbes. Il permet de limiter l'envahissement des champs par les adventices qui vont utiliser les ressources du sol (eau et minéraux) ainsi que la lumière à la place de la culture d'intérêt. Il peut se réaliser de deux manières différentes :

- destruction des plantes indésirables ;

- limitation de leur développement en empêchant leur floraison ou l'apparition de semences.

Différentes techniques peuvent être utilisées :

· action manuelle ou mécanique par l'arrachage de tout ou partie de la plante ( sarclage)

· action chimique par l'utilisation d' herbicides

· action thermique : passage d'une flamme sur les parties aériennes de la plante ou proche du sol : désherbage thermique

2-3-5 Le désherbage chimique

Il se fait avec un herbicide de synthèse qui est la plupart du temps pulvérisé en plein champ après avoir été dilué dans la cuve d'un pulvérisateur. Le désherbage se fait à différents moments du cycle de la culture, on parle alors de désherbage de prélevée quand on le réalise avant l'apparition des plantules de la plante cultivée puis de désherbage de post-levée quand on réalise le traitement en cours de culture. Les herbicides chimiques sont alors utilisés, il en existe de différents types, certains vont affecter davantage les monocotylédones ( Folle avoine par exemple) d'autres vont s'attaquer aux dicotylédones ( Morelle noire par exemple)

2-3-6 Désherbage mécanique

L'utilisation du désherbage mécanique est une solution qui permet de limiter l'emploi de ces produits. Le désherbage mécanique peut être utilisé seul ( binage ou hersage), ou combiné avec le désherbage chimique du rang on parle alors de désherbinage. L'utilisation de telles techniques de désherbage est un plus incontestable pour l'image de l'agriculteur par rapport au grand public puisqu'elles permettent selon les cas une réduction de 60 à 80 % de la quantité habituelle des produits phytosanitaires de désherbage. Elles présentent également un intérêt agronomique. D'autre part, elles induisent une réduction très sensible des transferts de produits phytosanitaires hors de la parcelle, ainsi qu'une restructuration du sol en surface, une meilleure infiltration de l'eau et donc moins de ruissellement. Cependant, les techniques de désherbage mécanique ou mixte sont exigeantes dans leur mise en oeuvre et nécessitent une meilleure maîtrise des différents paramètres (type de sol, hygrométrie, ressuyage, stade de la culture et des adventices...). En effet, un sol sec est requis pour biner proprement et efficacement.

2-3-7 Désherbage thermique

Il consiste à détruire les adventices et les graines d'adventices se trouvant à la surface du sol par l'action de la chaleur. Des bruleurs sont donc passés près du sol et vont détruire les adventices mais aussi une grande partie de la vie du sol surfacique (champignons, bactéries, méso faune). Il est cependant délicat de ne pas abimer la culture en cours. Ce type de désherbage est autorisé en agriculture biologique.

2-3-8 Déracinement 

Arracher une plante indésirable à la main est la première solution au désherbage. Seulement, cette technique peut avoir quelques limites.

Désherber à la main est un réflexe du jardinier. Cette technique est applicable partout dans le jardin : dans les massifs ou au potager, dans les allées ou sur les marches d'un escalier.

L'avantage, c'est que le désherbage est précis. L'inconvénient, c'est que l'opération réclame de la patience si vous êtes l'heureux propriétaire d'un grand jardin. Avant de désherber à la main, il faudra vous munir des bons équipements : gants de jardinage, pour protéger vos mains des épines et des cils urticants de certaines plantes, mais aussi couteau à désherber ou gouge, ainsi qu'une griffe pour déraciner les herbes aux racines pivotantes. 

2-3-9 Le sarclage

Le sarclage consiste à couper avec un sarcloir ou à enlever à la binette les mauvaises herbes présentes dans une culture. Il permet d'éliminer les adventices dès leur émergence, avant qu'elles ne deviennent trop nuisibles.

2-3-10 Le labour

le labour est une technique ou façon culturale de travail du sol, ou plus précisément de la couche arable d'un champ cultivé, généralement effectuée avec une charrue, qui consiste à l'ouvrir à une certaine profondeur, à la retourner, avant de l'ensemencer ou de la planter. Le labour est en opposition avec l' agriculture de conservation. Par extension, le terme « labour » désigne le champ labouré (par opposition à la partie non labourée, le « guéret »). Le terme vient de « labourer », du latin, laborare, travaille. C'est un doublet indirect de « labeur ». De nos jours, les riziculteurs labourent avec des motoculteurs ; des charrues en métal tractées par un tracteur ou portées par l'intermédiaire de l' attelage trois-points.

2-3-11 Nivellement

Le nivellement est une technique qui consiste à aplanir la surface des exploitations agricoles avant le repiquage.

2-3-12 Confection des digues et diguettes

Les digues et les diguettes sont des confections sous forme de billons dans les exploitations qui servent à délimiter les parcelles et empêcher les fuites d'eau.

2-4 : PRESENTATION DE LA ZONE D'ETUDE

Le périmètre irrigué de la vallée de Zio fait l'objet de cette
étude. Situé au sud du Togo, la zone d'étude est caractérisée par un climat équato-guinéen avec une alternance de deux saisons sèches et de deux saisons humides de durées inégales.

Le périmètre irrigué de la vallée de Zio comprend quatre villages : Mission-Tové, Kovié, Assomé et Ziowunou. Cette vallée couvre une superficie de 660 ha irrigable. Sur les 660 ha pouvant servir à la riziculture, seuls 373 ha sont mis en culture. La répartition est la suivante : Kovié (174 ha) ; Mission Tové (92 ha), Ziowunou (67 ha) et Assomé (40 ha). Les sols sur lesquels se pratique la culture du riz sont des complexes colluvio-alluviaux, argileux ou argilo-sableux dont la composition chimique et la classification ont été étudiées dès 1964 par Millette et al (1964). Des données actualisées manquent. Malgré les conditions climatiques changeantes, ces sols conservent une fertilité pour la riziculture grâce aux dépôts réguliers de matière organique par les affluents du fleuve Zio à un taux non évalué. La production et la transformation ont lieu dans la même zone. En ce qui concerne l'accès à la zone de production, il existe des pistes mais difficilement praticables surtout en période pluvieuse3(*).

- Milieu physique

Les villages sélectionnés dans la zone d'étude sont difficiles à accéder surtout en saison pluvieuse, les villages Ziowunou, Kovié et Assomé sont contigus ; ils sont situés dans la préfecture du ZIO, plus précisément dans le canton de Mission-Tové à environ 30 km au Nord-ouest de Lomé. Des pistes élargies, non revêtues permettent aux autochtones et aux visiteurs de regagner les villages. La première part d'Agoenyivé traverse Mission-Tové ;  la seconde quitte la route nationale N° 1, à 4 km environ de Tsévié, à partir du village de Davié, traverse Assomé et la troisième passe par Zanguéra.

Le périmètre irrigué de la vallée du ZIO a été mis en valeur par la Chine Nationaliste (Taiwan), suite à la signature d'un accord de coopération technique en 1965 entre les deux Etats, pour la production du Riz.

De 1972 à 1978, suite à la reconnaissance de la Chine populaire par le Togo, un autre accord sera signé entre ces deux pays, qui permettra la réalisation d'un ouvrage important de prise d'eau sur le ZIO, par l'édification d'un barrage, qui alimentera l'immense réseau d'irrigation installé par les Taïwanais, ce qui mettra fin à l'ancien système de prise d'eau basé sur le pompage4(*).

- Le réseau d'irrigation

Le réseau d'irrigation de la vallée du Zio comprend un canal d'amenée en béton armé de 10801m dont une partie souterraine permet de dominer une superficie irrigable de 660 ha. Le canal d'amenée se ramifie en deux canaux primaires ; l'un de 3271 m à l'Est pouvant drainer un débit maximum de 1m3/s et l'autre de 6770 m à l'ouest avec un débit de 1,65 m3/s. Ces deux canaux sont en béton armé ;

- Vingt-quatre canaux secondaires, également en béton,  le long des deux canaux primaires pour alimenter les 660 ha en eau;

- Sur les secondaires, se greffent des canaux tertiaires qui sont en terre ;

- Enfin, nous avons les arroseurs, qui sont des ramifications des canaux et qui conduisent l'eau aux casiers rizicoles de 500 m2 chacune.

Ce réseau ainsi décrit est capable d'alimenter 660 ha de la vallée du ZIO, mais aujourd'hui seuls un peu plus de 373 ha ont été aménagés, et répartis de la façon suivante entre 4 des 11 villages du canton de Mission-Tové : Assomé 40 ha, Ziowunou 67 ha, Mission Tové 92 ha, Kovié 174 ha. Soit environ 46,6 % de la superficie aménagée.5(*)

- LES SOLS

Les sols du périmètre aménagé de la vallée du ZIO sont des sols de vallée alluviale présentant les caractéristiques suivantes :

- Les sols peu évolués, caractérisés par une différenciation non marquée des horizons de surfaces profonds ;

- Les sols lessivés à alcali, caractérisés par un horizon de surface sableux intensivement lessivé qui passe graduellement à une texture plus fine en profondeur ;

- Les sols hydromorphes caractérisés par un engorgement temporaire.

Les autochtones, eux, reconnaissent fondamentalement deux types de sols :

- Les sols sableux, qu'ils appellent «KEPLA ».

- Les sols argileux hydromorphes appelés « AGBI ». Ces derniers couvrent environ 75 % des parcelles exploitées sur le périmètre tandis que le type sableux occupe 25 %.

Dans leur ensemble, les sols sont aptes à la culture irriguée, mais on remarque que les producteurs préfèrent les sols argileux hydromorphes.

L'importance de la superficie aménagée pour la culture du riz à KOVIE, est lié à l'étendue de ses sols argileux hydromorphes, plus adaptés aux techniques culturales et à la production rizicole par ses résultats sur l'ensemble du périmètre.

- LA VEGETATION

Elle est caractérisée par des vestiges de forêts primaires, le long du fleuve Zio. On distingue :

- La forêt galerie en régression le long du fleuve Zio ;

- La forêt avec des palmeraies couvrant les terrains en friche ;

- La prairie herbacée qui domine la plaine alluviale.

- LE CLIMAT

A l'instar de la Région Maritime, toute la vallée du Zio jouit d'un climat équato-guinéen, caractérisé par quatre saisons, réparties comme suit :

- Mi-novembre - mi-mars : grande saison sèche ;

- Mi-mars - mi-juillet : grande saison des pluies ;

- Mi-juillet - mi-septembre : petite saison sèche ;

- Mi-septembre - mi-novembre : petite saison des pluies.

La petite saison pluvieuse connaît beaucoup d'irrégularités qui sont souvent préjudiciables à la production.

La pluviométrie moyenne est de 1070 mm avec 70 jours environ de pluie.

- HYDROLOGIE ET RESSOURCES EN EAU

Le Seul cours d'eau de la vallée, le fleuve ZIO alimente tout le périmètre. Un barrage y a été bâti en 1965 par les Chinois6(*).

 
 

Figure 1 : Présentation de la zone d'étude

2-5 : DESCRIPTION DES STRATEGIES D'AMELIORATION DES TECHNOLOGIES DE GESTION DES SOLS

Dans la section 2.3, les différentes méthodes de gestion du sol telles qu'elles se font sont simplement décrites. Dans cette section, nous allons décrire les innovations que nous apportons à ces technologies de gestion des sols dans le nouveau processus de gestion des sols que nous avons retenu.

- Le défrichage

Le défrichage par brûlis détruit la matière organique et accélère le processus de dégradation des sols. Cette pratique doit être abandonnée au profit du défrichage manuel qui conservera la fertilité et la productivité des sols.

- Le labour

Le labour mécanique avec des motoculteurs est le plus apprécié et adopté par les riziculteurs en raison de la petite taille des superficies dont disposent les producteurs. Cette technologie doit être maintenue et encouragée.

- Le nivellement manuel

Le nivellement manuel est la technique de planage la plus adoptée par les riziculteurs. Cependant, son efficacité est moindre par rapport au nivellement mécanique méconnue par la majorité des producteurs. Une diffusion et des technologies de nivellement mécanique avec la mise des engins mécaniques (tracteurs) à la disposition des producteurs favoriseront son adoption.

- La confection des digues et diguettes perpendiculaires à la pente

L'efficacité de cette technologie est confirmée par la majorité des paysans puisqu'elle permet de maintenir l'humidité de façon permanente dans les exploitations. Des digues confectionnées avec mélange de sables et de pailles  sont plus résistantes et doivent être privilégiées.

- La fertilisation

La fertilisation minérale est adoptée par la presque totalité des riziculteurs. La nouvelle technologie consistera en une utilisation intégrée des engrais organiques (fumiers, compost, déjections des animaux) et des engrais minéraux (technologie GIFS : Gestion Intégrée de la Fertilité des Sols) à l'élevage des canards dans les exploitations rizicoles. La fumure organique est un moyen d'enrichissement des sols et d'amélioration des rendements agricoles. La fumure organique est une pratique collective et dont l'utilisation s'effectue par l'intermédiaire de plusieurs procédés. Ainsi, les champs collectifs peuvent être fumés soit par des troupeaux de bovins qui y stationnent, soit par l'épandage des déjections d'animaux et des détritus domestiques recueillis dans l'enceinte des habitations. La mise en oeuvre de ce dernier procédé nécessite le transport de l'engrais depuis les lieux d'habitation jusqu'au lieu de culture. Ce sont donc les champs les plus proches de la résidence qui bénéficient en général de la fumure domestique tandis que les champs les plus éloignés sont engraissés par le stationnement de troupeaux d'éleveurs. Ouédraogo et al (2006) ont trouvé que la fumure organique est adoptée par les producteurs à un taux compris entre 55 et 70% dans le plateau central. Pour obtenir la fumure organique, un moyen mis au point par la recherche est le compostage. Le compostage est une pratique agronomique mise au point par la recherche, visant à promouvoir une agriculture performante et durable à travers la valorisation agricole des ressources disponibles localement. C'est une opération consistant à faire subir aux matières premières végétales et animales une fermentation dirigée et contrôlée. Ceci aboutit à la formation d'un produit stabilisé, hygiénique qui est le compost. Du point de vue biologique, le compostage est la décomposition des matières organiques et leur transformation en humus par l'action d'un grand nombre de microorganismes dans le milieu chaud et humide.

La technique met à la disposition des producteurs des quantités appréciables de matières organiques et permet une meilleure disponibilité du phosphore. Elle permet également de restaurer, d'améliorer et de maintenir la fertilité des sols. Le compostage est utilisé particulièrement pour améliorer la structure du sol, ce qui est un effet d'amendement organique. De même, il est utilisé pour apporter des éléments nutritifs au sol sous forme organique et minérale, ce qui est un effet fertilisant ; et permettre l'activité biologique du sol. Le compostage permet de recycler la paille de céréales perdue par le feu pour la fertilisation du sol. En effet, les intrants pour le compostage sont essentiellement constitués de la paille de céréales, des résidus de battage, des balles et du son de riz, du fumier de ferme, des déchets d'animaux. Le compostage en tas présente des avantages tels que la réduction des distances entre les champs et les sources des matières premières et de l'eau, la facilitation des opérations de plein air, la réduction du temps de compostage et la possibilité d'utiliser l'eau de pluie.

Les dimensions idéales d'un tas de compost sont telles que la largeur est comprise entre 1,5m et 2m et la hauteur atteignant 1,5 m au maximum. La construction du tas de compost exige de commencer la base par un matériau végétal grossier car l'air y circule plus aisément et tout excès d'eau peut être rapidement évacué. Le compostage s'achève 2,5 à 6 mois après sa mise en place et la durée du compostage dépend de la qualité des substrats utilisée, des retournements opérés et de la technicité du manipulateur. A ce moment, le compost ne dégage plus d'odeur. Pour son utilisation, le compost doit être mélangé avec couche superficielle de terre au cours de la préparation du lit de semences. Ceci permet d'éviter le risque de perte des éléments nutritifs due à la pluie, l'eau d'irrigation et les rayons du soleil. La profondeur avec laquelle le compost doit être est estimée à 10-15cm17(*)

- Le désherbage

Les herbicides sont utilisés pour détruire les mauvaises herbes dans les exploitations. Certaines mauvaises herbes résistent aux herbicides et sont souvent enlevées par la main d'oeuvre salariée qui occasionne des coûts aux producteurs. La nouvelle technologie consistant à élever les canards dans les exploitations rizicoles de façon a ce qu'ils puissent y laisser fréquemment leurs déjections et détruire les mauvaises herbes. On réduira ainsi le coût de la main d'oeuvre liée au désherbage de ¾. 8(*)

2-6 : DESCRIPTION DU NOUVEAU PROCESSUS DE GESTION DES SOLS

Le processus de la nouvelle technologie de gestion des sols consistera en une utilisation intégrée des matières organiques (engrais verts, fumier compost), à l'élevage des canards dans les exploitations rizicoles.

Dans une première étape, il sera procédé au défrichement manuel du terrain de façon à y laisser les mauvaises herbes mortes de petites tailles  et réduire de moitié la quantité d'engrais à appliquer ;

Pendant une seconde étape, des engrais organiques (engrais verts, fumier compost), déjections du bétail et des moutons seront répartis sur les exploitations rizicoles ;

Dans une troisième étape, les terrains des exploitations défrichées seront labourés avec des motoculteurs de façon à mélanger et rendre homogène les matières organiques ;

Ensuite, il sera procédé au nivellement manuel des terrains labourés ;

Des digues perpendiculaires à la pente seront confectionnés avec un mélange de paille et de sable après le nivellement afin de pouvoir maintenir l'humidité de façon permanente dans les exploitations ;

Dans une dernière étape, des canards seront élevés dans les exploitations rizicoles de façon à ce qu'ils puissent y laisser fréquemment leurs déjections et détruire les  mauvaises herbes ; on réduirait ainsi la quantité de travail de la main d'oeuvre liée au désherbage de ¾ et le niveau de fertilité des sols sera amélioré.

Figure 2 : Association des canards à la riziculture

2-6-1 : Coût des opérations par hectare de la nouvelle technologie

Le coût d'adoption des technologies d'amélioration de la préparation du sol se réfère à l'ensemble des dépenses que le producteur engage dans l'acquisition des technologies. La réussite de la nouvelle technologie de gestion du sol est conditionnelle à la mise à la disposition des riziculteurs des engrais organiques et des canards. Des crédits à taux d'intérêt annuel très réduit (1,5%) remboursables in fine au bout de cinq (05) ans doivent être mis à la disposition des riziculteurs afin de leur permettre de se procurer en moyenne vingt (20) canards par hectare pour un coût unitaire de 4000 FCFA. La superficie totale des 102 producteurs enquêtés est de 139,1 hectares ; le montant des emprunts à mettre à la disposition des riziculteurs pour leur permettre de se procurer les volailles est de 11 128 000 FCFA.

L'Etat doit mettre à la disposition des riziculteurs, des équipements de préparation du sol en nombre suffisant. Dix (10) motoculteurs doivent être mis à la disposition des riziculteurs pour faciliter le labour à un coût réduit 70 000 FCFA par hectare trois (3) fois chaque année. En moyenne, le coût d'un motoculteur est de 2 500 000 FCFA ; ce qui correspond à un coût total de 25 000 000 FCFA pour l'Etat.

Les agents de vulgarisation des technologies doivent former les riziculteurs en technique de compostage et leur apporter fréquemment des fumiers organiques pour une réussite de la stratégie de fertilisation organique.

-Détermination du montant des intérêts sur emprunt (montant des charges financières : MCF) au bout de cinq (05) ans.

MCF = Montant de l'emprunt * i * n

Avec :

- i = taux d'intérêt de l'emprunt,

- n = nombre d'années de remboursement.

MCF = 11 128 000 * 1,5% * 5

MCF = 834 600 FCFA

Les motoculteurs sont des engins neufs et seront amortis en linéaire. Les dépenses d'entretien liées aux motoculteurs se révèlent comme suit : 10 000 FCFA par engin la première année, 30 000 FCFA par engin la deuxième année et 40 000 FCFA par engin la troisième, quatrième et cinquième année.

Tableau 1 : Amortissement des engins (motoculteurs)

Période (année)

Valeur en début de période

Taux linéaire

(TL)

Amortissement

Valeur en fin de période

1

25 000 000

20%

5 000 000

20 000 000

2

20 000 000

25%

5 000 000

15 000 000

3

15 000 000

33,33%

4 999 500

10 000 500

4

10 000 500

50%

5 000 250

5 000 250

5

5 000 250

100%

5 000 250

0

TL =

Tableau 2 : Tableau des flux nets de trésorerie

Rubriques

 

0

1

2

3

4

5

Chiffres d'Affaires

Intérêts liés aux Prêt des producteurs

 

166 920

166 920

166 920

166 920

166 920

Equipements (labour pour les producteurs)

 

21 420 000

21 420 000

21 420 000

21 420 000

21 420 000

Coûts variables

 

100 000

300 000

400 000

400 000

400 000

Marge sur Coûts variables

 

21 486 920

21 286 920

21 186 920

21 186 920

21 186 920

Dot. Amortissement des équipements

 

(5 000 000)

(5 000 000)

(4 999 500)

(5 000 250)

(5 000 250)

Marge brute

 

16 486 920

16 286 920

16 187 420

16 186 670

16 186 670

Dot. Amortissement

 

5 000 000

5 000 000

4 999 500

5 000 250

5 000 250

CAF (Cash-Flow)

 

21 486 920

21 286 920

21 186 920

21 186 920

21 186 920

Investissement

(36 128 000)

-

-

-

-

-

Flux nets de trésorerie

-36 128 000

21 486 920

21 286 920

21 186 920

21 186 920

21 186 920

Calcul de la Valeur Actuelle Nette (VAN) au taux d'actualisation de 12%

VAN = -36 128 000 + 21 486 920 (1,12)-1 + 221 286 920 (1,12)-2 + 21 186 920 (1,12)-3 + 21 186 920 (1,12)-4+ 21 186 920 (1,12)-5

VAN = 36 244 359 FCFA

La valeur actuelle nette est positive. L'investissement est donc rentable.

Calcul du Taux de Rentabilité Interne (TRI)

VAN = 0 -36 128 000 + 21 486 920 (1,12)-1 + 221 286 920 (1,12)-2 + 21 186 920 (1,12)-3 + 21 186 920 (1,12)-4+ 21 186 920 (1,12)-5= 0

TRI = 52%

Le Taux de Rentabilité Interne de la nouvelle technologie de gestion du sol est de 52%

CHAPITRE III : CADRE MÉTHODOLOGIQUE

3-1 CADRE THEORIQUE

3-1-1 Modèle de ménage agricole

Le modèle de ménage agricole est utilisé pour évaluer l'impact ex-ante des technologies de production rizicole. Le modèle théorique de base suppose que le ménage agricole prend des décisions en vue de maximiser son utilité sous un ensemble de contraintes (voir Barnum et Squire, 1979 ; Sadoulet et de Janvry, 1995 ; Just, Hueth and Schmitz, 2004). Le modèle structurelle de la demande de caractéristique est utilisé pour déterminer l'impact de la recherche de la technologie.

Considérons un ménage agricole dont la fonction d'utilité est U(x ,z) ; où U est la fonction d'utilité du ménage agricole, c le vecteur des variables de ses choix en biens de consommation et zu est le vecteur des variables sociodémographiques qui influent sur ses préférences.

X étant le vecteur des variables de choix du producteur (achat des inputs pour la production ; la consommation...) et z le vecteur des variables exogènes qui s'imposent au producteur, (conditions agro-climatiques ; les ressources naturelles ; les infrastructures ; les informations disponibles et les caractéristiques de la technologie choisie).

Le ménage agricole cherchera à maximiser sa fonction d'utilité sous contrainte de son budget:

Max : U(c,zu)

S/c : Pc*c = Pr*F(x,ze) - Px*x

Pc= vecteur des prix (des biens de consommation)

Pr= prix de vente du riz produit

F = Fonction de production ;

x= vecteur des variables de choix des intrants du producteur;

ze = (è, e) = vecteur des variables,è décrivant les caractéristiques des technologies et des variables,e décrivant l'environnement de la production (conditions agro-climatiques ; les ressources naturelles ; les infrastructures ; les informations disponibles)

Px= vecteur des prix des intrants.

Ainsi, les choix en intrants et en biens de consommation du ménage agricole qui maximise sa fonction d'utilité sous contrainte sont fonctions des variables sociodémographiques et des variables qui décrivent les caractéristiques des technologies et des contraintes. En particulier, la décision du producteur agricole d'adopter une ou plusieurs technologies dépendra des caractéristiques des technologies et des contraintes en présence. Autrement dit, la probabilité d'adoption d'une technologie P(dj**=1/ èj,,e, zu, pc, px, pr) = g(â,èj, e, zu , pc, px, pr)9(*) conditionnelle au vecteur des caractéristiques de la technologie Èj ; aux caractéristiques sociodémographiques du paysan affectant ses préférences (zu) ; au vecteur des conditions agro-climatiques (e) et aux vecteurs des prix (pc, px, pr). La demande de caractéristique est en relation avec le revenu total du ménage, le prix du riz local vendu et le prix des intrants (main d'oeuvre, engrais, etc.)

L'évaluation de l'impact de la recherche sur les technologies de gestion des sols est orientée vers l'effet de la réduction des pertes de rendement due aux technologies habituelles et aux différents stress (contraintes environnementales, physiques...).

Le maximum de performance des technologies sera noté ôk = max (èjk), la performance moyenne des technologies èk est déterminée en utilisant la formule suivante :

èk= ( × dj*) (1) et la prévision de la demande par la formule 

E (èk | è, e , zu, pc, px, pr ) =( )10(*) (2)

Le modèle qui sera utilisé est le suivant :

Yth = áyht-1 + âDth + ãX + åht (3) Avec :

Yth  : forme réduite de la détermination du revenu ;

yht-1 : revenu au temps t-1 ;

Dth le proxy pour la recherche technologique évaluée ;

X : représente l'ensemble des variables exogènes qui s'imposent au producteur. Il inclutles caractéristiques sociodémographiques des riziculteurs contenues dans zu (âge, situation matrimoniale, niveaux d'instruction, connaissance de la technologie GIFS), les variables contenue dans ze décrivant les caractéristiques des technologies et l'environnement de la production, (conditions agro-climatiques ; les ressources naturelles ; les infrastructures ; les informations disponibles et les caractéristiques de la technologie choisie) et les prix.

3-1-2 Evaluation de l'impact

Cette évaluation est faite sur la base des informations fournies par les producteurs au sujet de leur connaissance et adoption des technologies de gestion des sols dans les exploitations rizicoles à savoir : le défrichement manuel ou mécanique ; le labour manuel ou mécanique ; le désherbage manuel ou chimique ; le planage (nivellement) ; la fertilisation minérale ou organique et la confection des digues et diguettes.

Les coûts de réalisation de ces différentes technologies de gestion des sols sont déclarés différemment par les riziculteurs enquêtés. Une estimation du coût total de préparation d'une superficie d'un hectare (1 ha) d'exploitation rizicole avec les anciennes technologies habituelles sera faite et ensuite comparée au coût total de préparation du sol avec le processus d'utilisation des différentes technologies de gestion des sols améliorées intégrant l'utilisation des engrais organiques (fumier, composte, déjection des animaux) et minérale, l'abandon du défrichage par brûlis et l'élevage des canards dans les exploitations rizicoles.

Les différences de coût de production représentant les marges brutes qui seront induites par l'adoption de ce processus technologique représenteront les données de la variable revenu nouvelle technologie pour chaque producteur en fonction de leurs superficies emblavées.

Afin de déterminer les valeurs des coefficients á et â, une régression sera faite sur les variables : revenu 2012, revenu 2011, revenu nouvelle technologie et les caractéristiques sociodémographiques des riziculteurs (âge, situation matrimoniale, niveau d'instruction).

?y est l'impact en première année de la disponibilité de la technologie :

(?y = âökk)10(*) (4) ök étant la probabilité de succès de la technologie.

D est la demande pour une technologie donnée ; elle est endogène et sera remplacée par èk. La démarche consistera dans une première étape à estimer la proportion d'amélioration du revenu ; dans une seconde étape à intégrer la proportion d'amélioration du revenu dans le modèle d'adoption afin d'obtenir la proportion de changement dans le modèle de la recherche technologique et ökk l'impact réel de la recherche. ök étant la probabilité de succès de l'adoption la technologie. Dans une troisième étape, ökk sera introduitdans le modèle pour évaluer l'impact en première année (?y = âökk).

La projection de l'impact individuel à un horizon plus ou moins court de to à to+ñ est faite avec les paramètres estimés des modèles autorégressifs de premier ordre (AR1) comme suit :

 

E?y to+ñ=â (?y to+ñ-j) = ?y (5) ñ= 1,2,...11(*)

3-2  OPERATIONNALISATION DE LA RECHERCHE

3-2-1  Méthode d'échantillonnage


Les villages faisant l'objet de cette recherche ont été choisis sur les critères suivants : (1) être situé dans le périmètre irrigué de la vallée de Zio, (2) être accessible en toute période de l'année, (3) produire, consommer et commercialiser du riz. Sur ces bases, quatre villages ont été retenus. Il s'agit de Mission-Tové, de  Kovié, d'Assomé et de Ziowunu.

3-2-2 Plan de collecte des données

3-2-2-1 Données primaires auprès des producteurs

La collecte des données primaires a été réalisée auprès des producteurs qui ont été sélectionnés par échantillonnage sur la base des critères de situation géographique de leurs exploitations dans le périmètre irrigué de la vallée de Zio et de la production du riz sur ces exploitations. Les questionnaires intégrés dans les tablettes électroniques leur ont été administrés par interview direct par les enquêteurs qui ont été formés sous la supervision de l'Institut Togolais de Recherche Agronomique (ITRA). La collecte de données a couvert la période de Novembre 2012 à Janvier 2014 et a principalement concerné :

- Les informations préliminaires au niveau des villages sélectionnés ;

- Les caractéristiques sociodémographiques des riziculteurs ;

- le recensement de toutes les technologies de la recherche sur le riz utilisées par les producteurs, leur mode et période d'utilisation, la date de leur première utilisation et leur source de diffusion ou d'information ;

- la collecte en série de données sur la superficie, la production, le rendement et le prix du riz par an, et aussi recenser ces données sous l'utilisation de chaque technologie ;

- l'information sur le rendement agronomique induit par chaque technologie et de celui de la technologie assimilée à la pratique paysanne ou traditionnelle pour en déduire le différentiel de rendement ;

- les opinions des producteurs sur l'information complémentaire sur les facteurs potentiels d'adoption ou refus d'adoption des technologies

3-2-2-2 Données secondaires

Les données secondaires sont collectées de différentes sources et sont entre autres :

- Les seuils de pauvreté(en FCFA) par équivalent adulte et par an en 2006 et 2011

- Les coûts des équipements mécaniques notamment les motoculteurs.

3-2-3  Analyse des données

L'analyse des données a été faite avec les logiciels STATA version 11 et Excel 2007. L'enquête a été coordonnée par l'ITRA (Institut Togolais de Recherche Agronomique) en collaboration avec AfricaRice (Centre du riz pour l'Afrique). L'effectif total des riziculteurs sélectionnés par échantillonnage et enquêtés est de 102.L'analyse de la situation avec l'introduction de la nouvelle technologie d'amélioration de la gestion des sols reposera donc sur une analyse prospective. Cette approche est couramment connue dans la littérature sous le nom d'évaluation ex-ante d'impact de nouvelles technologies.

Le Revenu Agricole Net (RAN) est la différence entre la Valeur Ajoutée (VA) et la Rente Foncière (RF), les Taxes et les impôts (T), les Intérêts (I), les salaires des travailleurs extérieurs (W) (Adégbidi, 1994) :RAN= VA- RF- T- I- W avec VA= Produit Brut (PB)- Consommation Intermédiaire (CI)- Amortissements (Am)

Le revenu agricole brut par contre est la différence entre la valeur de la production brute et les charges réelles payées pour cette production. Les charges comprennent les coûts d'intrants variables (semences, différents engrais, insecticides, coût de la main-d'oeuvre). Il est calculé pour une seule campagne agricole. C'est de ce type de revenu qu'il s'agira dans la présente recherche.

La riziculture étant l'activité principale des riziculteurs, le revenu rizicole déterminera le niveau de consommation de ces derniers et donc leurs niveaux de pauvreté qui peuvent être calculés à partir des indicateurs.

Les indicateurs de pauvreté seront calculés en utilisant la formule de Foster Greer et de Thorbecke (FGT).

Pá= avec gi= (z - yi) et á=0

z: seuil de pauvreté

yi: dépenses de consommation pour un équivalent adulte i d'un ménage i ;

á : coefficient qui reflète le degré d'aversion à la pauvreté ; c'est un paramètre qui peut prendre une valeur positive ou nulle. Plus grande est sa valeur, plus grand est le poids des extrêmes pauvres, c'est-à-dire des personnes les plus éloignées du seuil de pauvreté (Ravallion, 1992).

N : la taille de l'échantillon pour le groupe considéré ;

Q : nombre d'individus (équivalent adulte) en-dessous du seuil de pauvreté.

L'indice de pauvreté s'obtient avec á=0 : P0=

Elle représente la proportion des ménages ou individus pauvres dans une population donnée, c'est-à-dire ceux dont la consommation reste inférieure au seuil de pauvreté défini;

La profondeur de pauvreté s'obtient avec á =1 : Pá=

La profondeur de pauvreté mesure la distance à laquelle les ménages ou individus se retrouvent par rapport au seuil de pauvreté. Elle permet d'évaluer les ressources nécessaires pour amener l'ensemble de la population pauvre au niveau du seuil de pauvreté. Elle est encore appelée écart de la pauvreté.

La sévérité de la pauvreté s'obtient avec =2 : Pá=

La sévérité (ou l'intensité) de la pauvreté mesure la moyenne des carrés des écarts entre consommation des ménages ou individus pauvres et le seuil de pauvreté. Elle mesure l'importance relative des ménages les plus pauvres dans une population donnée.

CHAPITRE IV : PRESENTATION ET ANALYSE DES RESULTATS

4-1 CARACTERISTIQUES SOCIODEMOGRAPHIQUES DES RIZICULTEURS

4-1-1 Répartition des riziculteurs selon le sexe

L'analyse des résultats indique que la majorité des riziculteurs au Togo sont des hommes (88%) contre (12%) pour les femmes. Cette situation pourrait être expliquée par la pénibilité de la riziculture et le mode d'appropriation foncier par héritage qui désavantage les femmes de la succession.

Tableau 3 : Répartition des riziculteurs selon le sexe

Genre

Effectif

%

Homme

90

88

Femme

12

12

ENSEMBLE

102

100

Source : Résultats de l'enquête, 2013

4-2  REPARTITION DES RIZICULTEURS SELON L'AGE ET LE SEXE

La répartition des riziculteurs selon l'âge et le sexe montre que la majorité des riziculteurs (58%) ont un âge compris entre [30-45 ans [ ; 27% ont un âge compris entre [45-60 ans [ ; aucun riziculteur n'a un âge compris entre [15 - 30 ans [ ; les riziculteurs ayant un âge supérieur à 60 ans représentent 9%.

Tableaux 4 : Répartition des riziculteurs selon l'âge et le sexe

Tranche d'âge

Genre

Ensemble

Homme

Femme

 
 
 

Effectif

%

Effectif

%

Effectif

%

< 15 ans

0

0

0

0

0

0

[15 - 30[

6

6

1

8

7

7

[30-45[

53

59

5

42

58

57

[45-60[

24

27

4

33

28

27

60 ans & plus

7

8

2

17

9

9

Total

90

100

12

100

102

100

Source : Résultats de l'enquête, 2013

4-3  REPARTITION DES RIZICULTEURS SELON LA SITUATION MATRIMONIALE ET LE SEXE

Le tableau 3 présente la situation matrimoniale des riziculteurs selon la situation matrimoniale et le sexe. L'analyse des résultats montre que 88% des riziculteurs sont mariés, 9% sont veufs, 2% sont divorcés et 1% sont célibataires.

Nous remarquons que dans le groupe des riziculteurs de sexe masculin, 96% sont mariés contre 33 % pour les rizicultrices ; 3% sont veufs contre 50% chez les rizicultrices, 1% sont célibataires contre 0% pour les femmes ; aucun riziculteur n'est divorcé contre 17% chez les rizicultrices.

Tableau 5 : Répartition des riziculteurs selon la situation matrimoniale et le sexe

Statut matrimonial

Genre

Ensemble

Homme

Femme

Effectif

%

Effectif

%

Effectif

%

Marié(e)

86

96

4

33

90

88

Célibataire

1

1

0

0

1

1

Divorcé(e)

0

0

2

17

2

2

Veuf(ve)

3

3

6

50

9

9

ENSEMBLE

90

100

16

100

102

100

Source : Résultats de l'enquête, 2013

4-4 : REPARTITION DES RIZICULTEURS SELON LE NIVEAU D'INSTRUCTION

L'analyse du niveau d'instruction des riziculteurs montre que donne 40% ont fait le collège suivi de 30% qui ont arrêté leurs études à l'école primaire, 2% ont fait le lycée ; 27% des producteurs n'ont aucun niveau d'instruction, 3% d'entre eux ont fait des études universitaires. En moyenne, on retrouve 6 individus par ménage.

Tableau 6 : Répartition des riziculteurs selon le niveau d'instruction

Niveau d'instruction

Effectif

%

Université

1

1

Lycée

2

2

Collège

41

40

Primaire

31

30

Aucun

27

27

ENSEMBLE

102

100

Source : Résultats de l'enquête, 2013

Tableau 7 : Répartition des riziculteurs selon la superficie cultivée

Tranche de superficie

Effectif

Pourcentage

< 1 ha

30

29

[1 - 2[

45

44

[2-3[

16

16

[3-4[

7

7

[4-5[

4

4

Total

102

100

Source : Résultats de l'étude

D'après les résultats de l'analyse, la plupart des riziculteurs (44%) font leur culture sur une superficie comprise entre un (1) et deux (2) hectares ; 29% d'entre eux ont une superficie inférieure à un (1) hectare contre 16% qui ont une superficie comprise entre deux (2) et trois (3) hectares. 7% des riziculteurs ont une superficie comprise entre trois (3) et quatre (4) hectares contre 4% qui ont une superficie comprise entre quatre (4) et cinq (5) hectares.

4-5 : TAUX DE CONNAISSANCE, D'ACCES ET D'ADOPTION DES TECHNIQUES DE GESTION DES SOLS

 

- Le brûlis

L'agriculture sur brûlis (ou brulis ou encore agriculture sur abattis-brûlis) est un système agraire dans lequel les champs sont défrichés par le feu qui permet un transfert de fertilité puis sont cultivés pendant une période brève pour être ensuite mis en jachère, le plus souvent forestière, à longue révolution existant depuis la Préhistoire, cette agriculture extensive itinérante peut conduire à une dégradation durable des sols.

L'analyse des résultats de la technologie de défrichage par brûlis a donné les résultats suivants :

Tableau 8:Taux de connaissance, d'accès et d'adoption de la technique de défrichage par brûlis

 
 

Technique de défrichage par brûlis

Villages

Taux de connaissance (%)

Taux d'accès(%)

Taux d'adoption(%)

 
 
 
 
 
 
 
 

Mission-Tové

87,5

87,5

75

Kovié

100

100

84

Assomé

100

100

94

Ziowunu

60

60

40

Ensemble

82,35

80

76,47

 

Source : Résultats de l'étude

Les résultats du tableau montrent que le défrichage par brûlis constitue la technologie de défrichage la plus utilisée par les riziculteurs dans les quatre villages échantillonnés. Le taux d'adoption de cette technologie varie dans les proportions suivantes : 75% à Mission-Tové ; 84% à Kovié ; 94% à Assomé et 40% à Ziowunu.

Notons que cette pratique culturale qui détruit la flore, la matière organique ainsi que la faune et la microfaune du sol et constitue le principal facteur de dégradation des sols des exploitations agricoles au Togo.

Dans l'ensemble des villages, une grande majorité (76,47%) des riziculteurs qui ont accès au défrichage par brûlis adopte cette technologie. Cette situation peut s'expliquer par le coût élevé du défrichage manuel ou mécanique que les riziculteurs cherchent à éviter.

- Le Paillis

En agriculture et jardinage, le paillis est une couche de matériau protecteur posée sur le sol, principalement dans le but de modifier les effets du climat local.

Tableau 9 :Taux de connaissance, d'accès et d'adoption de la technique de défrichage par Paillis

 
 

Technique de défrichage par Paillis

Villages

Taux de connaissance (%)

Taux d'accès(%)

Taux d'adoption(%)

 
 
 
 
 
 
 
 

Mission-Tové

62,5

37,5

37,5

Kovié

75

25

0

Assomé

50

50

50

Ziowunu

40

2

2

Ensemble

47,06

35,29

17

 

Source : Résultats de l'étude

Contrairement au défrichage par brûlis, le paillis est une technologie un peu méconnue et adoptée par les riziculteurs ; son taux d'adoption varie dans des proportions suivantes : 37,5% à Mission-Tové ; 0 % à Kovié ; 50% à Assomé et 2% à Ziowunu.

Le taux d'adoption du défrichage par paillis dans l'ensemble des villages ; varie dans des proportions suivantes : Taux de connaissance (47,06%) ; Taux d'accès (35,29%) ; Taux d'adoption (17%).

Tableau 10 :Taux de connaissance, d'accès et d'adoption de la technique de défrichage par désherbage

 
 

Technique de défrichage par désherbage

Villages

Taux de connaissance (%)

Taux d'accès(%)

Taux d'adoption(%)

 
 
 
 
 
 
 
 

Mission-Tové

98

97

82

Kovié

100

75

75

Assomé

97

95

89

Ziowunu

94

91

74

Ensemble

97

94,12

79

 

Source : Résultats de l'étude

Le taux d'adoption du désherbage par enlèvement des herbes du champ dans les exploitations rizicoles varie dans des proportions suivantes : 82% à Mission-Tové ; 75 % à Kovié ; 89% à Assomé et 74% à Ziowunu.

Le taux d'adoption de la technique de défrichage par désherbage dans l'ensemble des villages varie dans des proportions suivantes : Taux de connaissance (97%) ; Taux d'accès (94,12%) ; Taux d'adoption (79%).

- Déracinement 

Le déracinement consiste à soulever verticalement la plante par sa tige afin d'extraire ses racines de la terre.

 

Tableau 11 :Taux de connaissance, d'accès et d'adoption de la technique de défrichage par déracinement

 
 

Technique de défrichage par déracinement

Villages

Taux de connaissance (%)

Taux d'accès(%)

Taux d'adoption(%)

 
 
 
 
 
 
 
 

Mission-Tové

75

73

66

Kovié

76

70

63

Assomé

60

56

51

Ziowunu

92

87

72

Ensemble

62,5

62,5

61

 

Source : Résultats de l'étude

Le taux d'adoption de la technique de défrichage par déracinementdes mauvaises herbes dans les exploitations rizicoles varie dans des proportions suivantes : 66% à Mission-Tové ; 63 % à Kovié ; 51% à Assomé et 72% à Ziowunu.

Le taux d'adoption de la technique de défrichage par déracinement dans l'ensemble des villages varie dans des proportions suivantes : Taux de connaissance (62,5%) ; Taux d'accès (62,5%) ; Taux d'adoption (61%).

- Le sarclage

Le sarclage consiste à couper avec un sarcloir ou à enlever à la binette les mauvaises herbes présentes dans une culture.

Tableau 12 :Taux de connaissance, d'accès et d'adoption de la technique de défrichage par sarclage

 
 

Technique de défrichage par sarclage

Villages

Taux de connaissance (%)

Taux d'accès(%)

Taux d'adoption(%)

 
 
 
 
 
 
 
 

Mission-Tové

100

81

79

Kovié

82

75

71

Assomé

100

84

78

Ziowunu

66,67

65

65

Ensemble

76,47

76,47

73,5

 

Source : Résultats de l'étude

Le taux d'adoption de la technique de défrichage par sarclage dans les exploitations rizicoles varie dans des proportions suivantes : 79% à Mission-Tové ; 71% à Kovié ; 78% à Assomé et 65% à Ziowunu.

Le taux d'adoption de la technique de défrichage par sarclage dans l'ensemble des villages varie dans des proportions suivantes : Taux de connaissance (76,47%) ; Taux d'accès (76,47%) ; Taux d'adoption (73,5%).

- Le labour

le labour est une technique ou façon culturale de travail du sol, ou plus précisément de la couche arable d'un champ cultivé, généralement effectuée avec une charrue, qui consiste à l'ouvrir à une certaine profondeur, à la retourner, avant de l'ensemencer ou de la planter.

Tableau 13 :Taux de connaissance, d'accès et d'adoption de la technique de Labour en ligne

 
 

Labour en ligne

 

Taux de connaissance (%)

Taux d'accès(%)

Taux d'adoption(%)

 
 
 
 
 
 
 
 

Ensemble des villages

80,95

80,95

61,90

 

Source : Résultats de l'étude

Le taux d'adoption du labour en ligne dans l'ensemble des villages varie dans des proportions suivantes : Taux de connaissance (80,95%) ; Taux d'accès (78,95%) ; Taux d'adoption (61,90%).

Tableau 14:Taux de connaissance, d'accès et d'adoption de la technique de Labour à plat

 
 

Labour à plat

 

Taux de connaissance (%)

Taux d'accès(%)

Taux d'adoption(%)

 
 
 
 
 
 
 
 

Ensemble

76,19

76,19

71,43

 

Source : Résultats de l'étude

Le taux d'adoption de la technique du labour à plat dans l'ensemble des villages varie dans des proportions suivantes : Taux de connaissance (76,19%) ; Taux d'accès (76,19%) ; Taux d'adoption (71,43%).

- Nivellement

Le taux d'adoption du nivellement manuel par les riziculteurs varie dans des proportions suivantes : 94,7% à Mission-Tové ; 62,5% à Kovié ; 52% à Assomé et 90,63% à Ziowunu.

Le taux d'adoption du nivellement manuel dans l'ensemble des villages varie dans des proportions suivantes : Taux de connaissance (96%) ; Taux d'accès (93,94%) ; Taux d'adoption (76,81%).

Tableau 15 :Taux de connaissance, d'accès et d'adoption de la technique de nivellement manuel

 
 

Nivellement manuel

Villages

Taux de connaissance (%)

Taux d'accès(%)

Taux d'adoption(%)

 
 
 
 
 
 
 
 

Mission-Tové

97,3

94,7

94,7

Kovié

95

62,5

62,5

Assomé

66,67

54,57

52

Ziowunu

100

100

90,63

Ensemble

96

93,94

76,81

 

Source : Résultats de l'étude

Le taux d'adoption du nivellement mécanique dans l'ensemble des villages varie dans des proportions suivantes : Taux de connaissance (33,33%) ; Taux d'accès (25,49%) ; Taux d'adoption (22,34%).

Tableau 16 :Taux de connaissance, d'accès et d'adoption de la technique de nivellement mécanique

 
 

Nivellement mécanique

 

Taux de connaissance (%)

Taux d'accès(%)

Taux d'adoption(%)

 
 
 
 
 
 
 
 

Ensemble des villages

33,33

25,49

22,34

 

Source : Résultats de l'étude

- Confection des digues et diguettes

Le taux d'adoption de la technique de confection des digues et diguettes dans les exploitations rizicoles varie dans des proportions suivantes : Confection de digues perpendiculaire à la pente (72,23%); Digues confectionnées avec mélange e sable et de pailles (58,44%) ; Confection de digues parallèles à la pente (42,11%) ; Confection de digues avec uniquement du sable (52,94).

Tableau 17 :Taux de connaissance, d'accès et d'adoption de la technique de la confection des digues et diguettes

 
 

Confection de digues et diguettes

Ensemble des villages

Taux de connaissance (%)

Taux d'accès(%)

Taux d'adoption(%)

 
 
 
 
 
 
 
 

Confection de digues perpendiculaire à la pente

80,95

76,19

72,23

Digues confectionnées avec mélange e sable et de pailles

71,43

61,90

58,44

Confection de digues parallèles à la pente

60

57,89

42,11

Confection de digues avec uniquement du sable

89

72

52,94

 

Source : Résultats de l'étude

Tableau 18 : coût des opérations de préparation du sol /ha

Les coûts des différentes technologies de gestion des sols sont consignés dans le tableau ci-dessous

Main d'oeuvre

Travaux (nature)

Main d'oeuvre rémunérée

Main d'oeuvre non rémunérée

Nombre

De jours

Par homme

Par hectare

 

Salaire

 
 
 
 

En

nature

En

espèces

Coût

total

Part du

Travail

exécuté

Coût

D'opportunité

Du W fam

 

100%

-

Oui

169750

-

3200

26

Défrichage (brûlis)

75%

-

Oui

6000

25%

-

4

Labour avec motoculteur

100%

-

Oui

70.000

-

-

4

 

75%

-

Oui

7500

25%

2450

9

Nettoyage des digues

 

100%

-

Oui

2250

-

750

4

Planage +mise en boue

-

-

-

6000

100%

-

5

Désherbage manuel

100%

-

-

23000

-

0

20

Fertilisation

100%

-

Oui

55000

-

-

1

 

Source : Résultats de l'étude

La rémunération de la main-d'oeuvre salariée se fait au comptant en argent habituellement avant l'exécution de la tâche ou à la fin de la saison en nature.

L'analyse des résultats montre que les technologies de gestion des sols les plus adoptées par les producteurs sont : le défrichage par brûlis (76,47%) le désherbage chimique (79%) ; le labour mécanique à plat avec motoculteur (71,43%), le planage ou nivellement manuel (76,81%), la confection des digues et diguettes perpendiculaires à la pente (72,23%), la fertilisation chimique (100%).

4-3 CARACTERISTIQUES DES TECHNOLOGIES

La perception de la performance d'une technologie mesure le degré d'efficacité que le producteur accorde à la technologie en question. Ainsi, cette perception peut être très faible, faible, moyenne,élevée ou très élevée.La perception de la rentabilité d'une technologie mesure le degré auquel le producteur pense que la technologie lui permettra d'économiser encoût de production. Cette perception peut alors être très faible, faible, moyenne,élevée ou très élevée. Les résultats de la perception des différentes technologies de gestion des sols par les riziculteurs sont consignés dans le tableau ci-dessous

Tableau 19 : Perception des caractéristiques des technologies de gestion des sols

Technologies

 

Rapidité

Efficacité

Coût

Défrichage

Manuel

Faible

Moyenne

Moyen

 

Elevé

Élevé

Élevé

Labour

Manuel

Faible

Faible

Moyen

 

Elevé

Elevé

Elevé

Nivellement

Manuel

Faible

Moyenne

Moyen

 
 
 

Elevé

Confection des digues

Perpendiculaire à la pente

Faible

Elevé

Moyen

 

Faible

Moyenne

Moyen

 

Faible

Élevé

Moyen

 

Faible

Moyenne

Moyen

Fertilisation chimique

Chimique

 

Moyenne

Moyen

 
 
 
 

Désherbages manuel

 

Faible

Moyenne

Moyen

 

Source : Résultats de l'étude

Les différents degrés de performance des différentes technologies leur seront attribués selon les critères suivants :

Tableau 20 : Degré d'appréciation des technologies

Appréciation

Très faible

Faible

Moyenne

Elevée

Très élevée

Degré de performance

20%

40%

50%

70%

90%

 

Source : Résultats de l'étude

Sur la base de ces critères, nous obtenons les résultats suivants :

Tableau 21 : Maximum de performance des technologies

Le tableau suivant résume le maximum de performance des différentes technologies de gestion du sol.

 

Max(èjk)j= 1...j(%)

 
 
 
 

technologies

 

Rapidité

Efficacité

Défrichage

Manuel

40

50

 

70

70

Labour

Manuel

40

40

 

70

70

Nivellement

Manuel

40

50

 

70

70

Confection des digues

Perpendiculaire à la pente

40

70

 

40

50

 

40

70

 

40

50

Fertilisation chimique

chimique

50

70

 
 
 

Désherbages manuel

 

40

50

 

Source : Résultats de l'étude

Tableau 22 : Performance moyenne des technologies de gestion des sols au niveau des villages (demande)

La performance moyenne des technologies sont calculées à partir de la formule èk représentée dans le tableau ci-dessous ; formule (1)

 

èk  :( × dj**)

Technologies

 
 

Défrichage

Manuel

0,45

 

0,70

 

Labour

Manuel

0,40

 

0,70

Nivellement

Manuel

0,45

 

0,70

Confection des digues

Disposition

Perpendiculaire à la pente

0,55

 

0,45

 

Digues confectionnes avec mélange de paille et de sable

0,55

 

0,45

Fertilisation chimique

chimique

0,70

 
 

Désherbages

Manuel

0,50

 

0,70

 

Source :Realising rice promise in africa ; Aliou Diagne et al

En moyenne, la performance des différentes technologies de préparation du sol ( ?èk) est de 0,56.

Tableau 23: coût des opérations par hectare du nouveau processus

Le tableau suivant renferme le coût des opérations par hectare du nouveau processus.

Main d'oeuvre

Travaux (nature)

Main d'oeuvre rémunérée

Main d'oeuvre non rémunérée

Nombre

De jours

Par homme

Par hectare

 

Salaire

 
 
 
 

En

nature

En

espèces

Coût

total

Part du

Travail

exécuté

Coût

D'opportunité

Du W fam

 

100%

-

Oui

125000

-

3200

26

Défrichage

75%

-

Oui

6000

25%

-

4

Labour

100%

-

Oui

70000

-

-

4

 

75%

-

Oui

7500

25%

2450

9

Nettoyage des digues

 

100%

-

Oui

2250

-

750

4

Planage +mise en boue

-

-

-

6000

100%

-

5

Désherbage

100%

-

-

5750

-

0

20

Fertilisation

100%

-

Oui

27500

-

-

1

 

Source : Résultats de l'étude

4-4 : IMPACT EN PREMIERE ANNEE DE L'ADOPTION DE LA TECHNOLOGIE SUR LE REVENU

Les taux d'adoption des technologies suivantes : du défrichage manuel, le labour avec motoculteur, la confection des digues et diguettes, le nivellement manuel, le désherbage manuel, la fertilisation chimique, sont respectivement de 79% ; 61,90% ; 76,81% ; 72,23% et 90%. (Source : Diagne et al, 2013).

La probabilité de succès de la nouvelle technologie (ök) est de 71% 

Les résultats des paramètres á et â sont consignés dans le tableau suivant :

Tableau 24 :Résultats des paramètres á et â

L'équation (3) a été estimée en à l'aide de la régression treatreg afin de déterminer les résultats des paramètres á et â. les résultats obtenus sont consignés dans le tableau ci-dessous

 

Paramètre

P > IzI

Prob > chi2

á

0,0549

0,067

0,000

â

0,9361

0,000

0,000

 

Source : Résultats de l'étude

Le coefficient á est significatif à 10% ; â est parfaitement significatif.

L'impact en première année de la disponibilité de la nouvelle technologie de gestion des sols sur le revenu des riziculteurs est ?y = âökk

?y = 0,9361*0,71*0,56

?y = 37,20%.

L'adoption de cette technologie va se traduire par une augmentation du revenu des riziculteurs 37,20 % par hectare la première année. Les résultats de la projection de l'impact individuel à l'horizon 2020 sont consignés dans le tableau suivant :

Tableau 25 :Projection de l'impact de l'adoption de la technologie sur le revenu des riziculteurs à l'horizon 2020

La projection de l'impact individuel à l'horizon 2010 de l'adoption du nouveau processus de gestion des sols sur le revenu des riziculteurs obtenue avec la formule (5) ont donné les résultats consignés dans le tableau ci-dessous. Les valeurs des coefficients et â introduits dans la formule de projection ont donné les résultats ci-dessous

Impact (%)

Années

37,20

2014

39,24228

2015

39,354401

2016

39,360557

2017

39,360895

2018

39,360913

2019

39,360914

2020

 

Source : Résultats de l'étude

La projection de l'impact individuel à l'horizon 2020 montre une augmentation progressive de revenu des riziculteurs.

4-5  IMPACT DES POLITIQUES SUR LES INDICATEURS DE PAUVRETE

Les indicateurs de la pauvreté ont été calculés à partir de la formule de Foster Greer et de Thorbecke (FGT) en 1984 :

Pá= avec gi= (z - yi) et á=0

Ils ont été calculés différemment pour chaque village et ensuite pour l'ensemble des villages.

Tableau 26 : Indicateurs de pauvreté selon les villages

Indicateurs de pauvreté

Villages

P0

P1

P2

Assomé

70%

23,02%

8,82%

Kovié

8,33%

2,06%

0,77%

Mission-Tové

30%

6,88%

2,32%

Ziowunou

36,11%

8,68%

2,14%

Ensemble

28,43%

7,40%

2,35%

 

Source : Résultats de l'étude

La proportion des riziculteurs dont la consommation journalière est inférieure au seuil de pauvreté (571 FCFA) dans les différents villages varie dans les proportions suivantes : Assomé (70%) ; Kovié (8,33%) ; Mission-Tové (30%) ; Ziowunou (36,11%).

La profondeur de la pauvreté par contre varie de 23,02% dans le village d'Assomé contre 2,06% dans le village de Kovié et 6,88% dans le village de Mission-Tové. Le taux de profondeur de pauvreté dans le village de Ziowunou est de 8,68%.

Ces taux de pauvreté mesurent la distance à laquelle les ménages se retrouvent par rapport au seuil de pauvreté. Ils permettent d'évaluer les ressources nécessaires pour amener l'ensemble de la population des riziculteurs pauvres au niveau du seuil de pauvreté.

Les indicateurs de sévérité de pauvreté des différents villages sont les suivants : 8,82% à Assomé, 0,77à Kovié 24.02 %, 2,32 à Mission-Tové, et 2,14% à Ziowunou.

Parmi l'ensemble des riziculteurs enquêtés, 28,43% vivent sous le seuil de pauvreté. Ils dépensent ainsi moins de 571 FCFA par jour qui est le seuil de pauvreté dans la région maritime.

L'indice de sévérité de pauvreté dans l'ensemble des villages est de 7,40% contre un taux de sévérité de pauvreté de 2,35%.

Tableau 27 : Impact de l'adoption de la nouvelle technologie sur les indicateurs de pauvreté

Les résultats de l'impact sur la pauvreté de l'adoption du nouveau processus de gestion des sols ont été obtenus en prenant en compte la diminution du coût de production que va entraîner les nouvelles technologies de gestion du sol. Les différences de coût de production de chaque producteur représentent les gains de revenus de chaque riziculteur.

Indicateurs de pauvreté

P0

P1

P2

 
 
 
 

Ensemble

12,74%

1,50%

0,83%

 

Source : Résultats de l'étude

L'adoption de la nouvelle technologie de gestion du sol va se traduire par une réduction du taux de pauvreté monétaire de 55,18 % ; soit une augmentation de la dépense journalière en moyenne de 166,015 FCFA par riziculteur se trouvant en dessous du seuil de pauvreté qui est de 571 FCFA. L'indice de profondeur de pauvreté passera de 7,40% à 1,50% et celui de sévérité de pauvreté de 2,35%% à 0,83%.

Tableau 28: Projection de l'impact de l'adoption de la technologie sur la pauvreté des riziculteurs à l'horizon 2020

La projection de l'impact individuel de l'adoption du nouveau processus de gestion des sols sur la pauvreté ont donné les résultats consignés dans le tableau ci-dessous. Ils ont été obtenus en utilisant la formule(5).

Impact (%)

Années

55,18

2014

58,209382

2015

58,375695

2016

58,384826

2017

58,385327

2018

58,385354

2019

58,385356

2020

 

Source : Résultats de l'étude

La projection de l'impact individuel à l'horizon 2020 montre une diminution progressive de taux de pauvreté monétaire. Plus l'impact est important, plus le taux de pauvreté diminue.

4-6 IMPLICATIONS ET LIMITES

L'analyse du processus de préparation du sol a montré que les coûts actuels de réalisation sont élevés surtout ceux liés au labour. De plus, les riziculteurs accèdent difficilement aux équipementsnotamment le motoculteur qui est indispensable pour chaque riziculteur. Presque la majorité des riziculteurs optent pour la fertilisation chimique car elle favorise l'obtention des rendements plus élevés que la fertilisation organique. Il faudra donc les sensibiliser sur la Gestion Intégrée de la Fertilité des Sols (GIFS) qui permet une conservation et une régénération de la fertilité native des sols. L'élevage du bétail, des moutons et des canards ne faisant pas partie des habitudes des riziculteurs, il sera un peu difficile de rentrer en possession des déjections de ces animaux si les riziculteurs ne font pas fréquemment recours aux éleveurs qui ne sont pas en nombre élevé. Les résultats escomptés pourraient être atteints si les riziculteurs faisaient l'effort d'associer eux-mêmes l'élevage des canards à leur production rizicole.

Les autorités politiques doivent donc installer des centres d'élevage des canards et du bétail dans les zones de production rizicole pour favoriser l'accès des riziculteurs dépourvus de moyens aux déjections de ces animaux en contrepartie d'une redevance en nature ou en espèce qui se négociera librement entre ces derniers.

Les coûts liés à l'implantation des centres d'élevage seront à la charge de l'Etat et considérés comme des charges liés à l'élevage qui seront évalués en fonction du nombre et du type d'animal. Les effets néfastes des variations climatiques, la dégradation du statut organique, l'acidité des sols sont des facteurs qui limitent la fertilisation efficace des sols. La non concertation des producteurs et groupements de riziculteurs par les autorités politiques avant la mise en oeuvre des politiques agricoles ne conduit pas souvent à l'atteinte des résultats attendus.

CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS

En définitive, les résultats de la recherche montrent que les anciennes technologies habituelles de gestion des sols à savoir : le défrichage par brûlis, la fertilisation minérale unique, le désherbage chimique entraînent une augmentation des coûts de préparation du sol, rendent les exploitations rizicoles dépendantes des produits chimiques et détruisent la matière organique. Le problème majeur est d'évaluer l'impact ex-ante de la recherche sur les technologies de gestion des sols sur le revenu et la pauvreté des riziculteurs. L'adoption du nouveau processus technologique de gestion du sol augmentera le revenu des riziculteurs de 37,20 % et une réduction du taux de pauvreté monétaire de 55,18 % la première année. La projection des impacts individuels à l'horizon 2020 montre que les coûts liés à la gestion du sol et le niveau de pauvreté diminueront progressivement d'année en année. Pour atteindre les objectifs fixés, les responsables chargés de la politique agricole doivent sensibiliser les producteurs sur les effets néfastes du défrichage par brûlis et apporter fréquemment les engrais organiques aux riziculteurs de sorte à les encourager à adopter la technologie GIFS. L'association de l'élevage des canards à la riziculture nécessite des moyens financiers. L'Etat doit donc accorder des crédits à taux d'intérêt très réduits aux producteurs pour leur permettre de se procurer les volailles. Des séances de formations et d'informations mensuelles doivent être organisées par des techniciens des services de vulgarisation assistés par ceux de la recherche en vue de mettre à la disposition des ménages des informations détaillées sur les techniques améliorées par la recherche. Les engins de labour sont en nombre très insuffisant dans les exploitations ; les autorités politiques doivent mettre au minimum dix (10) motoculteurs à la disposition des producteurs de riz pour faciliter le labour. Les problèmes auxquels sont confrontés les riziculteurs étant nombreux, des recherches doivent être menées pour trouver des solutions à la faible productivité des sols et à la propagation des maladies du riz.

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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- Mme SIDIBE Aminata S. SIDIBE; Hamady DJOUARA; Dr Zana Jean Luc SANOGO : Impact de la riziculture de bas-fonds sur la réduction de la pauvreté des femmes rurales de la région de Sikasso: cas des villages de Sola (Cercle de Bougouni) et de Ouatialy (Cercle de Kadiolo).

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- Stratégie Nationale de Développement de la Riziculture au Togo. (SNDR)-TOGO

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- Aliou DIAGNE, 2011, Analyse et évaluation ex ante de l'impact de

ANNEXE

Tableau 29: Résultats de la régression

Test de Wald

Soient les hypothèses suivantes :

H0 âi: = 0

H1 âi: ? 0

Avec âi qui représente le vecteur des coefficients liés aux variables indépendantes

Interprétation

La probabilité liée au test de Wald est inférieure à 5%. Ce qui signifie que l'hypothèse de nullité des coefficients est rejetée.

Tableau 30: Résultats des effets marginaux

L'analyse des résultats montre que plus le niveau d'instruction augmente, plus les riziculteurs ont tendance à connaître la technologie.

Tableau 31: Evolution du revenu des riziculteurs entre 2011 et 2012

Tableau 32: Superficie, rendement et production en 2008 par écologie et leurs projections jusqu'en 2018

 

Ecologie pluviale(10%)

Ecologie de bas-fond(60%)

Ecologie Irriguée

Total

 

Sup.

(ha)

Rdt

(t/ha)

Prod

(t)

Sup

Rdt

Prod

(t)

Sup.

(ha)

Rdt

(t/ha)

Produ-(t)

Sup.

(ha)

Rdt

(t/ha)

Prod

(t)

2008

6934

1,23

8554

20070

2,56

51324

9488

2,70

25662

36492

2,34

85540

2013

10632

1,42

15108

30776

2,94

90650

14549

3,11

45325

55957

2,70

151083

2018

12635

1,84

23275

36575

3,81

139650

17290

4,04

69825

66500

3,5

232750

Source : DSID et calculs SNDR

Tableau 33: Evolution de la population et de la demande en riz au Togo de 2008 à 2018

 

ANNEE

2008

2009

2010

2011

2012

2013

2014

2015

2016

2017

2018

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

POPULATION

5715456

5856000

6000000

6144000

6291456

6442450

6597069

6755398

6917528

7083549

7253554

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

BESOINS EN RIZ blanc(Tonne)

85732

87840

90000

92160

94372

96637

98956

101531

103763

106253

108803

Source : Etude SNDR-TOGO (2010)

Tableau 34 :Indices de pauvreté et contribution à la pauvreté selon le milieu de résidence

Indice + Contribution

Milieu

Indice + Contribution

Indicateurs de pauvreté %

Contribution à la

pauvreté nationale

 

Pop

P0

P1

P2

P1/P0

C0

C0

C1

2006

 

Lomé urbain

21.0

30.8

8.2

3.2

26.6

10.5

7.3

5.9

Autre urbain

14.1

46.4

14.2

5.9

30.6

10.6

8.5

7.1

Rural

64.9

75.1

30.6

15.6

40.7

78.9

84.2

87.0

Ensemble

100.0

61.7

23.6

11.6

38.2

100.0

100.0

100.0

2011

Lomé urbain

23.5

28.5

6.9

2.6

24.2

11.4

6.6

4.6

Autre urbain

14.5

44.7

15.3

7.1

34.2

11.0

9.1

7.9

Rural

62.0

73.4

33.1

18.4

45.1

77.6

84.3

87.5

Ensemble

100.0

58.7

24.4

13.1

41.6

100.0

100.0

100.0

Source : Calculs des auteurs basés sur les enquêtes QUIBB de 2006 et 2011

Tableau 35: Indices de pauvreté et contribution à la pauvreté par région

Indice + Contribution

Région

Indice + Contribution

Indicateurs de pauvreté %

Contribution à la

pauvreté nationale

 

Pop

P0

P1

P2

P1/P0

C0

C0

C1

 
 
 
 
 
 
 
 
 

2006

Grand Lomé

23.3

32.8

9.2

3.8

28.0

12.4

9.1

7.6

Maritime

20.7

67.1

22.6

9.8

33.7

22.5

19.8

17.5

Plateaux

21.5

61.1

21.7

9.9

35.5

21.3

19.7

18.3

Centrale

9.8

74.6

29.1

14.1

39.0

11.8

12.1

11.9

Kara

13.5

74.2

32.0

17.4

43.1

16.3

18.3

20.3

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Savanes

11.2

86.7

44.2

25.4

51.0

15.7

21.0

24.5

Ensemble

100.0

61.7

23.6

11.6

38.2

100.0

100.0

100.0

2011

Grand Lomé

26.1

27.2

6.4

2.4

23.5

12.1

6.9

4.8

Maritime

14.9

53.9

19.1

9.3

35.4

13.7

11.7

10.6

Plateaux

23.4

64.7

26.7

13.7

41.3

25.8

25.6

24.5

Centrale

10.3

80.2

34.1

17.8

42.5

14.1

14.5

14.1

Kara

12.9

68.4

29.2

15.7

42.7

15.0

15.4

15.5

Savanes

12.5

90.8

50.7

31.

23.5

19.3

25.9

30.4

Ensemble

20.7

58.7

24.4

13.1

41.6

100.0

100.0

100.0

Source : Calculs des auteurs basés sur les enquêtes QUIBB de 2006 et 2011

Tableau 36 Incidence de la pauvreté monétaire par milieux de résidence selon les régions (en %)

 

Lomé

Maritime

Plateaux

Centrale

Kara

Savanes

Milieu Urbain

24,5

54,3

36,5

60,2

60,9

76,8

Milieu Rural

71,1

60,2

84,0

80,0

92,4

Ensemble

24,5

69,4

56,2

77,7

75,0

90,5

Source: Calculs effectués à partir de l'enquête QUIBB, 2006

Tableau 37: Seuils de pauvreté(en FCFA) par équivalent adulte et par an en 2006 et 2011

Région

2006

2011

Lomé

276 400

323 388

Maritime

178 278

208 585

Plateaux

176 896

206 968

Centrale

205 365

240 277

Kara

176 896

206 968

Savane

179 660

210 202

Source : Calculs des auteurs basés sur les enquêtes QUIBB de 2006 et 2011

TABLE DES MATIERES

DEDICACES II

REMERCIEMENTS III

DEFINITION DES SIGLES ET ABREVIATIONS IV

LISTE DES TABLEAUX ERREUR ! SIGNET NON DÉFINI.

LISTE DES FIGURES V

SOMMAIRE VI

CHAPITRE I : PROBLEMATIQUE 5

1-1 PROBLEMATIQUE 6

1-2 JUSTIFICATION DE LA RECHERCHE 9

1-3 OBJECTIF GLOBAL 9

1-2 OBJECTIFS SPECIFIQUES 10

1-2 HYPOTHESES DE RECHERCHE 11

CHAPITRE II : REVUE DE LITTERATURE 12

2-1 DEFINITION DES TERMES ET DES CONCEPTS 13

2-1-1 : Evaluation ex-ante 13

2-1-2 : Riziculture 13

2-1-3 : Impact 13

2-1-4 : Ménage agricole 15

2-1-5 : Adoption 15

2-1-6 : Technologie 16

2-1-7 : Sol 16

2-1-8 : Revenu rizicole 16

2-1-9 : Pauvreté 17

2-2  RESULTATS DES ETUDES ANTERIEURES 21

2-3  DESCRIPTION DES METHODES DE GESTION DES SOLS 29

2-3-1 Le défrichement 29

2-3-2 Le brûlis 29

2-3-3 Le Paillis 30

Les objectifs du paillage sont divers à savoir : 30

2-3-4 Le désherbage 31

2-3-5 Le désherbage chimique 31

2-3-6 Désherbage mécanique 32

2-3-7 Désherbage thermique 32

2-3-8 Déracinement 32

2-3-9 Le sarclage 33

2-3-10 Le labour 33

2-3-11 Nivellement 34

2-3-12 Confection des digues et diguettes 34

2-4 : PRESENTATION DE LA ZONE D'ETUDE 35

2-5 : DESCRIPTION DES STRATEGIES D'AMELIORATION DES TECHNOLOGIES DE GESTION DES SOLS 41

2-6 : DESCRIPTION DU NOUVEAU PROCESSUS DE GESTION DES SOLS 44

2-6-1 : Coût des opérations par hectare de la nouvelle technologie 45

CHAPITRE III : CADRE MÉTHODOLOGIQUE 49

3-1 CADRE THEORIQUE 50

3-1-1 Modèle de ménage agricole 50

3-1-2 Evaluation de l'impact 53

3-2  OPERATIONNALISATION DE LA RECHERCHE 54

3-2-1  Méthode d'échantillonnage 54

3-2-2 Plan de collecte des données 55

3-2-3  Analyse des données 56

CHAPITRE IV : PRESENTATION ET ANALYSE DES RESULTATS 58

4-1 CARACTERISTIQUES SOCIODEMOGRAPHIQUES DES RIZICULTEURS 59

4-1-1 Répartition des riziculteurs selon le sexe 59

4-2  REPARTITION DES RIZICULTEURS SELON L'AGE ET LE SEXE 59

4-3  REPARTITION DES RIZICULTEURS SELON LA SITUATION MATRIMONIALE ET LE SEXE 60

4-4 : REPARTITION DES RIZICULTEURS SELON LE NIVEAU D'INSTRUCTION 61

4-5 : TAUX DE CONNAISSANCE, D'ACCES ET D'ADOPTION DES TECHNIQUES DE GESTION DES SOLS 62

4-3 CARACTERISTIQUES DES TECHNOLOGIES 73

4-4 : IMPACT EN PREMIERE ANNEE DE L'ADOPTION DE LA TECHNOLOGIE SUR LE REVENU 78

4-5  IMPACT DES POLITIQUES SUR LES INDICATEURS DE PAUVRETE 80

4-6 IMPLICATIONS ET LIMITES 83

CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS 84

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 85

ANNEXE A

* 1Source : Stratégie Nationale de Développement de la Riziculture (SNDR-Togo)

* 2  Stratégie Nationale pour le Développement de la Riziculture (SNDR-Togo)

* 3Source : ALI BAKAYOKO, L'agriculture, pilier de l'économie, marchés nouveaux Togo.

* 4Source : ALI BAKAYOKO, L'agriculture, pilier de l'économie, marchés nouveaux Togo.

* 5Source : ALI BAKAYOKO, L'agriculture, pilier de l'économie, marchés nouveaux Togo.

* 6Source : ALI BAKAYOKO, L'agriculture, pilier de l'économie, marchés nouveaux Togo.

* 7 Source : résultats de l'étude

* 8 Source : résultats de l'étude

* 97Realising Africa's Rice Promise ( A. DIAGNE et al, 2013, page 52)

* 109Realising Africa's Rice Promise ( A. DIAGNE et al, 2013)






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