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Le financement des PME en Côte d'Ivoire et au Maroc. Etude comparative


par Christ Raphaël Kla-brou
ESSEM business school Casablanca - Bachelor business spécialité finance 2019
  

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3-7- Fonds CorisBank International

CorisBank a reçu une ligne de financement de 10 millions d'euros pour l'accompagnement des PME ivoiriennes. Toute PME ivoirienne peut bénéficier de ce fonds à condition de remplir les conditions d'accès.

4- Inventaire de quelques moyens de financement existants

Il s'agira pour nous de répertorier un bon nombre de moyens de financements encore méconnus. Il faut aussi noter que ceux déjà précités n'y figurerons plus.

Nous aborderons des moyens de financements dits `Nouveaux' aussi appelés Financements alternatifs.

TABLEAU 2: Tableau répertoriant les autres techniques de financement extérieur pour les PME et entrepreneurs

Source:OCDE, (2013),Alternative financing instruments for SMEs and entrepreneurs, OCDE, Paris

 

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4-1- Financement participatif ou Crowdfunding:

Le financement participatif est une nouvelle forme de financement qui permet à une entreprise de financer son projet auprès de la foule (particuliers, business Angels, etc.), par l'intermédiaire des plateformes de financement participatif. Ce mode comprend trois types de financement, le Crowdlending (prêt rémunéré par intérêts), le Crowdequity (financement contre participation au capital), le Crowdcharity (dons sans contrepartie ou dons avec contrepartie).

Ce type de financement est une alternative intéressante pour les entrepreneurs nouvellement installés grâce à son caractère moins exigeant.

SCHEMA 3: SCHEMA DU CROWDFUNDING

Source:www.mg.undp.org

 

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4-2- La titrisation de créances :

La titrisation (ou securitization en anglais) concerne la majorité des cas de transformation des créances. À l'instar des autres procédés tels que l'affacturage, l'escompte, la cession Dailly, etc., la titrisation permet également de trouver de l'argent frais, notamment pour le financement des besoins d'exploitation. La titrisation est une technique financière qui consiste, pour une entreprise (cédant), à obtenir du financement en cédant des actifs financiers, tels que des créances, à une société ad hoc (émetteur). Et ce dans le but d'améliorer le cycle d'exploitation.

Il faut remarquer que l'opération de titrisation peut être utilisée par les banques ou établissements de crédit. Dans ce cas, leur but est de réduire le montant du capital règlementaire exigé pour faire face aux risques qu'elles ont dans leurs livres. Sinon, d'obtenir une ressource de financement à partir de leurs encours de crédit. Et ce dans de meilleures conditions (prix attractif, maturité cohérente...).

1. Le cédant vend l'actif ou le portefeuille d'actifs à l'émetteur d'obligations dans le but de les transformer en titres négociables et liquides

2. L'émetteur ou la société ad hoc achète l'actif ou le portefeuille d'actifs, et émet des obligations sur le marché des capitaux

3. Les investisseurs, sont finalement ceux qui achètent les obligations

Une fois reçu, le prix de souscription est ensuite remis au cédant. En principe, n'importe quel actif peut faire l'objet de titrisation du moment qu'il génère des flux de trésorerie. Des créances hypothécaires, des dettes diverses, un immeuble générant des loyers, etc.

La titrisation nécessite des préparations préliminaires dont :

? La collecte des données sur les actifs titrisés

? La mise en place d'un document juridique élaboré

? La revue des procédures internes de la banque initiatrice

Depuis sa création, la titrisation a bien évolué. Ce qui a donné naissance à la titrisation synthétique. Sa particularité est qu'elle ne prévoit pas de vente effective de créances à l'entité de titrisation. Il n'y a donc pas de transfert d'actifs, mais plutôt un transfert de risque grâce à ce qu'on appelle : un dérivé de crédit.

 

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Développé depuis une dizaine d'années dans les marchés financiers, un dérivé de crédit est un instrument financier qui vise à transférer le risque de crédit d'un actif d'une contrepartie vers une autre contrepartie par le biais d'accords bilatéraux. La contrepartie au contrat dérivé accepte ainsi de payer les pertes subies par le détenteur des actifs, si un défaut de paiement a lieu sur ces derniers.

Les dérivés de crédit peuvent recouvrir plusieurs produits tels que les Credit Default Swaps (CDS)ou les Collateralized Debt Obligations (CDOs)

La titrisation comporte de nombreux avantages dont la diversification des sources de financement permettant d'étendre le groupe d'investisseurs dont dispose une entreprise, la transformation immédiate du portefeuille non liquides en des titres liquides. Et ce, grâce au grand nombre d'investisseurs présents sur le marché des capitaux, l'amélioration de la présentation du bilan (ce type de financement permet effectivement de réduire les besoins en fonds propres et optimiser la rentabilité), le transfert des risques(les risques de perte sur le portefeuille sont passés chez les investisseurs), la réduction des couts d'intérêts, en dissociant la note des produits titrisés de sa propre note.

Outres ces avantages pour le cédant, la titrisation présente aussi des avantages pour l'autre partie en occurrence l'investisseur. Ces avantages sont répertoriés comme suit :

? Réponse aux besoins spécifiques, et parfois uniques, des investisseurs

? Réalisation éventuelle de plus-values au moment de la cession des titres

? Diversification de portefeuille dans des produits peu risqués

? Possibilité d'investir dans des classes d'actifs nouvelles (actions, obligations

classiques, bon du Trésor, immobilier, etc.)

Aussi, La titrisation permet de financer le crédit pour des secteurs-clés (notamment le crédit à la consommation) en donnant l'accès aux investisseurs non bancaires. De plus la vente d'actifs titrisés sur le marché permet de créer des prix publiquement accessibles.

À titre de rappel, sur le marché des capitaux, il existe deux types de marchés : primaire et secondaire. C'est sur le marché primaire que sont émis tous les nouveaux actifs

 

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financiers. Le marché secondaire, quant à lui, désigne le marché sur lequel s'échangent les titres déjà existants.

Toute fois la titrisation de créances comporte des risquesqu'il ne faut pas occulter.

En effet, d'une part, vu le nombre d'intervenants et la complexité de l'opération, la titrisation peut engendrer des couts de montage assez élevés.

D'autre part, le transfert des risques chez l'investisseur risque d'entrainer une perte financière si les flux générés sont trop faibles ou si le portefeuille est de mauvaise qualité.

4-3- Le financement Mezzanine :

Le financement mezzanine dit « dette junior » ou subordonnée est une forme de dette qui est subordonnée au remboursement prioritaire d'une dette bancaire dite « dette senior ».Le financement mezzanine se situe entre la dette bancaire et les capitaux propres.Le terme « mezzanine » vient de l'italien « mezzo » qui signifie « au milieu ».

Les premières années, seule la dette bancaire est remboursée, son remboursement est subordonné au remboursement de cette dernière. Il est donc « in fine », c'est-à-dire en fin d'opération.

Idéal pour certains investisseurs lors d'un financement d'entreprise, on l'utilise essentiellement dans deux cas :

? Le financement d'une entreprise en croissance qui dégage une forte rentabilité, mais qui n'a pas encore la solidité nécessaire pour faire un emprunt bancaire trop important. (Ex : le cas pratique N1 situé plus bas)

? Le financement d'une entreprise en LBO (Leverage Buy-Out), c'est-à-dire dans le cadre du rachat d'une entreprise par un fort endettement bancaire en créant une société holding.

La dette mezzanine étant in fine, l'entreprise aura grandi lors du remboursement et profitera de l'effet de levier. C'est un moyen de financement très flexible qui permet de construire un montage financier « sur mesure » pour l'entreprise.

 

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Il est constitué de dettes au moyen d'obligations (forme d'emprunt) de capital au moyen actions (une partie du capital social de l'entreprise)

Les obligations peuvent être de différents types :

? Obligations Convertibles en Actions (OCA), c'est-à-dire des obligations qui peuvent être transformées directement en actions ;

? Obligations avec Bons de Souscription d'Actions (OBSA), c'est-à-dire des obligations qui donnent le droit d'acquérir des actions.

À la fin de l'opération, le « mezzaneur » qui détient la mezzanine, peut choisir parmi les deux possibilités suivantes :

? Soit de se faire rembourser son prêt par l'entreprise à l'échéance des obligations ;

? Soit d'obtenir des actions de l'entreprise selon les modalités fixées lors du montage de l'opération.

Le financement mezzanine fait partie du schéma à étages de financement entre la dette et les capitaux propres. On parle de « mezzanine » pour qualifier une dette qui se situe entre les fonds propres et la dette financière classique à laquelle elle est subordonnée.

L'intérêt de cette dette mezzanine est de permettre d'augmenter l'endettement de votre société et par conséquent d'accroître votre effet de levier dans le cadre par exemple du financement d'une croissance externe. Le cas le plus favorable étant le financement in fine qui permet de se concentrer sur le remboursement de la dette financière classique et de ne rembourser cette dette qu'une fois les autres encours totalement payés. Il est subordonné à la dette bancaire mais prioritaire au capital, non cotée et souscrite en général par des fonds spécialisés. Les obligations (OC, OBSA...) Sont souvent utilisées comme support.

Son intérêt est d'optimiser la participation des managers au capital de la société mais aussi d'optimiser la capacité de la société à investir en remboursant le capital à terme et après la dette bancaire, sans impact fort sur lecash-flow opérationnel

 

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Son coût est plus élevé que celui de la dette bancaire car son risque est plus élevé (remboursement à terme). Son échéance de remboursement est comprise entre 3 et 10 ans. Il dépend également de la qualité de la société.

Les sociétés pour être éligibles au financement mezzanine doivent présenter les caractéristiques suivantes :

· Une croissance historique régulière

· Un management de qualité

· Des cash-flows récurrents

· Un modèle économique sécurisant (génération de cash, récurrence du chiffre d'affaires...)

· Des éléments différenciant forts

· Des perspectives de développement

· Une performance financière continue

4-4- Les obligations convertibles :

Une obligation est un titre de créance émis par une société. Le souscripteur d'une obligation paye ce titre ; en contrepartie, il bénéficie d'un intérêt annuel appelé coupon. Au terme du contrat, la société émettrice de l'obligation rembourse ce titre de créance au souscripteur. Une obligation est dite convertible lorsque le titre de créance est assorti de la possibilité, pour le souscripteur, d'échanger l'obligation en actions de la société émettrice selon un ratio de conversion fixé au préalable et pendant une durée déterminée.

Il existe différents types d'obligations convertibles :

- L'obligation convertible vanille qui permet de convertir l'obligation en actions de la société émettrice, les parties ayant préalablement fixé un ratio de conversion qui définit le nombre d'actions auquel donne droit l'obligation.

- L'obligation échangeable qui offre la possibilité d'échanger une obligation en actions différentes de celles de la société émettrice de l'obligation.

 

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- L'OCEANE permet quant à elle d'échanger une obligation en actions dans le cadre d'une augmentation de capital ou d'une recapitalisation.

L'obligation convertible présente l'avantage, pour la société émettrice, d'obtenir des fonds à des conditions moins contraignantes que celles qui régissent les obligations simples. En effet, la société émettrice n'est pas contrainte d'obtenir une notation par une agence de notation, par exemple. Par ailleurs, le recours à l'obligation convertible est moins coûteux. Les intérêts payés annuellement au souscripteur sont plus faibles que ceux payés au porteur d'une obligation simple, ceci étant dû au fait que l'obligation convertible est émise à un prix inférieur à celui d'une obligation simple. Cette différence de prix correspond à la valeur implicite qui est attribuée au droit de conversion.

II- Limites et comparaison des moyens de financement des TPE et PME

1- Limites rencontrées/récurrentes

1-1- L'autofinancement

Il est primordial de spécifier que le recours à l'autofinancement a un coût et comporte tout de même certains risques.

En effet, avant de pouvoir se permettre de s'autofinancer, l'entreprise doit disposer de moyens suffisants, qui l'autorisent à investir dans de nouveaux projets. Il est aussi important de savoir que ces projets peuvent se révéler infructueux, et donc générer de grosses pertes pour l`entreprise et ses actionnaires. L'utilisation de ces réserves, principalement destinées à rémunérer les actionnaires, doit donc s'effectuer de façon vigilante et organisée.

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"Ceux qui vivent sont ceux qui luttent"   Victor Hugo