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Biens échangeables et croissance économique en rdc


par Moise Malangu
Université de Mbujimayi - Licence en économie de développement 2020
  

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Section 2 : Théorie du commerce international

1.2.1. Théories mercantilistes

Selon les pionniers de cette doctrine les transactions commerciales sont une occasion de conflits qui ne profitent que les plus forts. C'est cette idée qu'arrive à comprendre pour quoi pendant des siècles, les penseurs les plus célèbres et certains politiciens spécialistes du tiers-monde, citons en passant SAMIR AMIN, GUNDER et les autres ont pu penser que cet échange était improductif11. Mais au lieu de chercher à établir les régimes purement autarciques, les mercantilistes ont tenté d'instaurer des conditions dans lesquelles les échanges internationaux profiteraient à un pays au détriment des autres coéchangistes. Même si l'échange est improductif par lui-même, chaque nation en particulier a la possibilité d'orienter l'échange vers son propre intérêt, au dépend des autres coéchangistes12. Comme seul le plus fort peut tirer profit du commerce international, ce sont les avantages absolus d'un pays qui déterminent les courants d'échanges. Plusieurs doctrines ont été développées pour justifier cette thèse.

11 SAMIRAMIN, Science économique et développement endogène, Presse de l'UNESCO, Paris, 1986, p72.

12 B. BURGENMEIER, analyse et politiques économique, 2ème éd. Economica, Paris, 1985, p365.

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1.2.2. Le bullionisme espagnol

Pour cette doctrine, la richesse d'un pays s'identifie au stock de métaux précieux. L'idéal pour cette doctrine reste l'excédent de la balance commerciale, dès lors ils vont petit à petit jusqu'à la mise en place du protectionnisme dans un but de freiner les importations de leurs concurrents.

1.2.3. Le mercantilisme commercial anglais

Comme il en était le cas au 17ème siècle avec l'Espagne et l'Angleterre tiraient profit du commerce international. Ce courant est marqué par les travaux de Thomas Mun et John Lock qui ont montré l'importance des échanges extérieurs et en particulier du commerce maritime. Les actes de navigation édictés par Cromwell s'inspirent de ses analyses : il stipule que tout navire entrant ou sortant d'un port anglais doit battre pavillon anglais ou celui du pays d'origine ou de destination du produit. C'est cette règlementation qui a fortement stimulé la puissance maritime et commerciale Britannique.

1.2.4. Le mercantilisme industriel

Colbert croyait que le développement d'une nation tenait à la qualification de sa main-d'oeuvre. Or, les industries nécessitant la qualification élevée sont essentiellement vouées à produire les biens lux. Afin de permettre l'implantation des industries modernes et pour y arriver il faut interdire les importations. Ainsi, cette forme de mercantilisme préconise que la valeur d'un bien dépend du travail qui lui incorporé ce qui amène la croissance économique.

1.2.5. Théories classiques de l'échange international

1.2.5.1. La théorie des avantages absolus

Elle est l'oeuvre de l'économiste écossé Adam Smith qui en 1776 a publié l'ouvrage « Richesses de nations » c'est dans ouvrage qu'il développe plusieurs théories parmi lesquelles nous trouvons celles relative au commerce international dit : Avantages absolus. Pour lui, cet avantage découle de la division du travail et de la spécialisation car la logique voudrait que les pays produisent les biens dans lequel il a un avantage par rapport aux autres et importe ceux qui coutent cher en raison de couts.

Cet avantage peut naturel car un pays peut en avoir grâce aux richesses qu'il dès la création et elle peut être acquise par l'histoire ou l'apprentissage. A cet, il préconise deux politiques contradictoires : le libre-échange si le pays est compétitif et le protectionnisme si il est moins compétitif dans le souci de protéger l'industrie naissante.

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Par contre, cette théorie a comme faiblesse de n'avoir pas élucider le sort d'un pays qui n'a pas l'avantage absolu. Pour Smith, un tel pays doit disparaitre de l'échange commercial.

Il affine sa théorie en illustrant le célèbre exemple de la manufacture d'épingles : « Un ouvrier tire le fil à la bobine, un autre le dresse, un troisième coupe la dressée, un quatrième empointe, un cinquième est employé à émoudre le bout qui doit recevoir la tête. Cette tête est elle-même l'objet de deux ou trois opérations séparées : la frapper est une besogne particulière ; blanchir les épingles en est une autre ; c'est même un métier distinct et séparé que de piquer les papiers et d'y bouter les épingles ; enfin, l'important travail de faire une épingle est divisé en dix-huit opérations distinctes ou environ, lesquelles, dans certaines fabriques, sont remplies par autant de mains différentes, quoique dans d'autres le même ouvrier en remplisse deux ou trois » 13

1.2.5.2. Théories des avantages comparatifs

En 19 l'économiste britannique David Ricardo s'inspire de la théorie des avantages absolus d'Adam Smith en se basant sur la règle de la spécialisation de cet avantage qui exclut du commerce international tout pays qui n'en a pas.

Il a fallu attendre 40 ans plus tard pour que David Ricardo esquisse une réponse à cette question dans oeuvre phare Principes d'économies politique et des impôts, publiée en 1886 en donnant l'espoir aux pays défavorisés de tirer aussi un gain de ce commerce.

Cette situation se concrétise par le fait qu'il a repris le tableau d'échange de draps et vin entre l'Angleterre et le Portugal. Et en conclusion, il trouve que c'est l'avantage comparatif qui justifie l'échange international lequel avantage qui provient de la différence qu'a un pays en échangeant avec un autre.

1.2.6. La théorie des valeurs internationales

S. MILL ne se base pas seulement sur la comparaison des couts de production. Il introduit la réaction de la demande telle qu'elle se manifeste dans chaque pays pour chacun des biens considérés. Selon lui, les prix relatifs sur le plan international sont donc déterminés par les forces du marché des biens dans chacun des pays considérés.

13 SMITH A. (1776), Recherche sur la nature et les causes de la richesse des Nations. Réédition, Gallimard-Flammarion, 2 tomes, 1991, p72.

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1.2.7. La théorie du commerce international

Selon les tenants de cette doctrine, la spécialisation d'échange se fait selon la dotation relative en facteurs de production dans chaque pays.

La théorie économique ne s'est pas arrêtée en si bon chemin. Dans le cadre plus vaste de la macroéconomie, elle cherche à comprendre, derrière la loi des avantages comparatifs, quels sont les facteurs qui déterminent la spécialisation internationale. Une thèse qui, par sa cohérence logique est encore aujourd'hui d'explication la plus acceptée de cette spécialisation est celle d'HECKCHER-OLIN14

1.2.8. La théorie des dotations de facteurs (loi des proportions des facteurs)

Elaborée par deux économistes suédois : Eli Heckscher et Bertil Ohlin15, cette théorie est une des plus importantes dans l'analyse économique internationale. Elle a été complétée plus tard par Paul Samuelson, il sied rappeler le souci de ces deux économistes premiers économistes Heckscher et Ohlin était de découvrir l'origine de l'avantage comparatif et ont trouvé que sont les différences en dotation de facteurs sont à la source des avantages comparatifs. C'est qui les poussent à introduire dans leur théorie deux concepts :

? l'intensité factorielle qui est l'utilisation de facteur dans le processus de production, ainsi, si le rapport K/L est supérieur à 0, le bien est intensif en capital et vis-versa.

? l'abondance relative qui implique la proportion d'un facteur dans un bien par rapport à un autre. Si le rapport K/L est supérieur à 0, le bien exige plus le travail que le capital et dans le sens contraire.

D'où, sont ces deux concepts qui expliquent l'origine de l'avantage comparatif.

1.2.9. Test empirique de la théorie de proportion

Le premier auteur qui tenta de tester le modèle d'Heckscher et Ohlin fut W. Leontief, vers les années 1950. Partant du principe que les USA étaient abondants en capital, il mit au point un test devant déterminer si les exportations américaines étaient plus intensives en capital que les importations16.

14 B. BURGENMEIER, Analyse et politiques économique, 2ème éd. Economica, Paris, 1985, p365.

15 B. Ohline en 1977, cité par BILOLO Billy P., Théorie de l'échange international, Ed. Cari, Kinshasa, Novembre 2019, p...

16 Billy Paul, Théorie de l'échange international,Tome 1, Ed Cari, Kinshasa, p68.

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Pour élaborer son test, il se servit du tableau d'input-output sur base de données collectées sur 200 industries en séparant les industries exportatrices ayant un solde commercial positif et celles importatrices dégageant un solde commercial négatif.

L'une de ces études, celle de LEONTIEF, arriva à constater que la théorie d'HECKCHER-OLIN n'explique pas la spécialisation des USA. LEONTIEF est parvenu à démontrer, par une étude statistique que les USA exportent des biens relativement riches en capital. Ce résultat est contraire à la logique et constitue ce que l'on appelle PARADOXE DE LEONTIEF.

Leontief aboutit à une conclusion selon laquelle, les USA qui étaient abondants en facteur capital, exportaient les biens intensifs en travail. Ce résultat se justifie par les raisons ci-après :

- L'éducation aux USA reçoit une rémunération élevée ;

- L'apprentissage joue un grand rôle aux USA ;

- La grande place qu'occupe la recherche et développement.

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