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les perspectives de developpements aux comores: diversifications et réformes de l'état

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par Mchangama HASSANE
Université Dakar Bourguiba - Maitrise 2007
  

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Introduction

Pays insulaire ayant une économie peu diversifiée, l'union des Comores est constituée de quatre îles qui sont :

Grande Comore ; Anjouan ; Mohéli et Mayotte ; cette dernière reste sous l'administration Française après l'indépendance des autres îles le 06 juillet 1975.

Longtemps considérées comme des îles paisibles, elles traversent ces 10 dernières années une crise économique et politique sans précèdent,

Le pays n'a cessé de s'appauvrir, le PIB Comorien a augmenté à un rythme annuel de 0,75% contre un accroissement démographique de 2,7%.

Le PIB est passé de 141 900 FC en 1989 à 133 000 FC en1999 soit une détérioration de 6.27% de niveau de vie en l'espace de 10 ans.

La population est estimée à 646 400 habitants (recensement 2004), elle serra à 838 380  habitants en 2015.

Le rythme de la croissance s'il se maintient nécessite une croissance économique annuelle de l'ordre de 4% en terme réel, pour espérer diminuer de moitié la pauvreté d'ici 2015.

L'intensité des conflits liés au séparatisme pendant ces 10 dernières années n'est que le reflet d'une mauvaise gouvernance.

Les Comores ont connu depuis 1997 une situation politique tourmentée marquée par un certain nombre de crises majeures qui ont déterminé et/ou conditionné la mise en place du nouveau cadre institutionnel actuel. La première est une crise séparatiste née de la sécession de l'île d'Anjouan qui a autoproclamé son «indépendance» le 3 août 1997 et instaurée « l'Etat d'Anjouan » rejetant toute autorité de la république sur cette île. Anjouan a vécu, durant pratiquement trois années, des situations difficiles avec un débarquement raté de l'armée fédérale, plusieurs affrontements internes opposant les différents clans séparatistes et un embargo décidé par l'organisation de l'unité africaine (OUA) à son encontre ; Cette situation a sérieusement déstabilisé l'économie fragile de l'île et contribué à détériorer les conditions de vie déjà difficiles de ses habitants. La seconde est une crise institutionnelle puisque dans la nuit du 29 au 30 avril 1999, l'armée a pris le pouvoir dans le pays, a suspendu la constitution de 1996 et a dissout toutes les institutions y afférentes. Elle a promulgué une Charte Constitutionnelle aux termes de laquelle son Chef d'état major assumait les fonctions de Chef de l'Etat.

Il faudra attendre presque quatre ans pour que les Comoriens se mettent d'accord pour rassembler les îles dans un nouveau cadre institutionnel supposé garantir l'unité et l'intégrité du pays.

Selon la constitution de 2001 qui régit ce nouvel ensemble, le pays porte la dénomination « Union des Comores » et constitue une République au sein de laquelle chaque île jouit d'une large autonomie et dispose de sa propre constitution.

Les autorités devraient avoir à l'esprit que le pendule démographique avance très vite et les pressions sociales et environnementales s'accentuent, l'aide publique au développement qui représente 15% à 20% du PIB et qui finance l'essentiel des investissements publics recule.

Les ressources issues des exportations ne peuvent à elles seules financer les importations (seulement 8.5% de couverture).

L'économie des Comores est une économie de substance héritée de la colonisation, elle est très peu productive et tire ses principales ressources de l'exportation des produits de rente ; sans aucun doute elle a atteint ses limites, car les exportations de produits de rente ont amorcé une tendance à la baisse.

C'est ainsi que les transferts privés et publics deviennent une ressource de première nécessité.

Les transferts privés représentent 30 milliards de francs comoriens par an, (majoritairement de la diaspora comorien de France) selon une étude du programme d'action pour le développement de l'union des Comores 2001-2010.

Le système économique fonctionne grâce à ces trois (3) leviers :

Les exportations, l'aide public aux développements et les transferts privés et publics ; chacun de ces leviers a un avenir incertain :

Les exportations font face à la dévalorisation des produits de rente, l'aide publique suit une tendance à la baisse ; les transferts de la diaspora risque de diminuer avec l'arrivé de la deuxième génération.

Il est indéniable que la stabilité de tendance défavorable actuelle reste une priorité et nécessite une stratégie de développement nouvelle, bien articulée et s'appuyant sur la mise en valeur des ressources propres du pays dans une perspective de redéfinition du rôle des institutions et de la modernisation de ses fonctions ; il s'agit surtout d'une stratégie de développement.

Le défit à relever est énorme, si l'Etat comorien ne parvient pas à retrouver le chemin d'une croissance durable ; la population sera prise dans le piège de la pauvreté ; il s'agit dans ce travail de réexaminer les causes profondes de cette situation d'enlisement économique, sociale et institutionnelle car les obstacles au développement considérable devant lesquels se trouve le pays ne pourront être levés que si s'instaure une réflexion réelle et collective sur les racines profondes du sous-développement des Comores en tirant les leçons du passé mais aussi en regardant au delà des frontières, l'expérience des petits pays insulaires comme l'île Maurice, qui ont réussi à se débarrasser de la pauvreté et de la misère par la seule stratégie de développement susceptible d'engager une croissance soutenue, durable et équitable.

La première partie examine les contraintes économiques globales : le premier chapitre est lié à l'équilibre macro-économique globale ou contraintes extérieures, le second chapitre traite les finances publiques qui est le second contrainte macro-économique susceptible de limiter la croissance.

La deuxième partie s'attache à identifier les potentialités des différents secteurs de l'économie des Comores afin d'essayer, dans la mesure du possible, d'évaluer les perspectives.

La troisième partie traite l'environnement dans lequel les opérateurs économiques sont contraints de se situer que cet environnement soit économique ou institutionnel.

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