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Analyse du système de biomonitoring du Parc National de Taï

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par Konan Kan Fulbert KOUADIO
Institut National Polytechnique Houphouet Boigny de Yamoussoukro - Ingénieur des Eaux et Forêts 2006
  

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INTRODUCTION

La terre soutient une extraordinaire variété d'êtres vivants (végétaux, champignons, animaux, etc.) qui représentent au total environ 10 millions d'espèces avec plus d'un million d'espèces animales et 300 000 espèces végétales (Dajoz, 1985). Bon nombre d'entre elles sont menacées de disparition notamment du fait de l'expansion des populations humaines et du développement effréné de leurs activités (Hoppe-Dominik, 1998). Les taux d'extinction sont à l'heure actuelle environ dix mille fois plus élevés que jamais (Le Maître et al., 2002).

Heureusement, la valeur économique de l'héritage naturel de la terre gagne actuellement une certaine reconnaissance. Au cours des dernières décennies, les questions relatives à la perte de biodiversité ont suscité de nombreuses réactions positives. La communauté internationale a placé environ 10% de la surface de terre sèche sous protection (Miller, 2003), adoptant un arsenal législatif national et international destiné à protéger les espèces menacées ou déjà en voie de disparition. En 1992, une convention sur la biodiversité a été signée à la conférence de la Terre à Rio de Janeiro au Brésil. A mesure que s'est développée la sensibilisation, de nombreuses nations ont exprimé leur intérêt pour la protection de la biodiversité (Carabias et al., 2003).

Cependant, l'absence de programme actif de gestion de la protection de l'environnement dans de nombreuses zones protégées pose souvent une menace contre la biodiversité, notamment dans les pays en développement. Une information à la fois complète et fiable sur la biodiversité était rarement disponible dans ces régions. Les Etats se sont donc engagés à suivre de manière permanente ces espaces. Le suivi de ces espaces ou biomonitoring permet d'apprécier de façon permanente l'évolution des écosystèmes et des menaces qui peuvent compromettre leur dynamique.

C'est fort de cela qu'en 1994, dans le cadre du Projet Autonome pour la Conservation du Parc National de Taï (PACPNT), le PNT fut doté d'une cellule de suivi écologique (PNT, 2001). Elle est chargée de faire le biomonitoring du PNT.

Notons qu'il existe beaucoup de techniques de recensements qui ont été mis en place (Gaidet, et al., 2002 ; Thomas, 2005). Elles sont fonction des espèces ciblées, des zones contrôlées et des périodes de collecte des données. Ce fait pose un certain nombre de problèmes. Il est généralement impossible de parcourir toute la superficie de la zone étudiée (des milliers de kilomètres carrés) (Buckland et al., 1993 ; Bouché, 2001). Faire un recensement représentatif de toute la zone n'est pas toujours chose facile. Un autre problème demeure le choix des espèces étudiées. Selon quels critères les espèces sont-elles choisies (Sutherland, 1996) ? L'estimation de la densité étant dictée par l'adaptation de la méthode de collecte des données, il n'est pas rare de voir qu'une méthode mal exécutée entraîne des biais dans les résultats. Le

cas du biomonitoring multi-spécifique présente des difficultés supplémentaires. Les estimations des densités sont faites de la même manière pour toutes les espèces; et cela biaise énormément les résultats de bon nombre d'entre elles (Southwood et Henderson, 2001). En ce qui concerne le PNT, bien que connaissant un taux de déforestation faible (0,5%), il subit une intense activité de braconnage (Hoppe-Dominik, 1998 ; PNT, 2001) qui constitue à lui seul plus de 80% des délits commis dans celui-ci (Seka et Kissi, 2002). Malheureusement les données, du biomonitoring mis en place depuis 1999 dans l'optique de mesurer l'impact de la surveillance et/ou du braconnage sur l'évolution de la faune, ne font pas l'objet d'analyses régulières.

Tous ces faits ont conduit la Direction de l'Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR) a initié la présente étude dont le thème est « Analyse du système de biomonitoring du Parc National de Taï ». Cette étude a pour objectifs de présenter les résultats du biomonitoring de la faune du PNT et de déceler ses forces et ses faiblesses afin d'une amélioration future.

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"Je ne pense pas qu'un écrivain puisse avoir de profondes assises s'il n'a pas ressenti avec amertume les injustices de la société ou il vit"   Thomas Lanier dit Tennessie Williams