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Problèmes d'exportations dans un environnement de guerre

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par Enoch MWIBELECHA KITUNGANO
Université catholique de Bukavu, RDC - Graduat en sciences économiques 2001
  

Disponible en mode multipage

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Enseignement Superieur, Universitaire et Recherche Scientifique

(E.S.U.R.S.)

UNIIIVERSITE CATHOLIQUE DE BUKAVU

(U.C.B.)

B.P. 285 BUKAVU

Faculte de Sciences economiques et de gestion

,

PROBLEMES D'EXPORTAION DANS UN

ENVIRONNEMENT DE GUERRE

Essai d 'identification et analyse

PAR MWIIBELECHA KITUNGAN Enoch

Travail presente en vue de Vobtention du Titre de Gradue en Sciences economiques

IRECTEUR :

BIRHASHWIRWA RWIBUNZA LWANGO Assistant a la Faculte

Armee Universitaire 2001-2002

SIG LES ET ANACRONYMES

AGETRAF : Agence de transport et de fret Maritime

AMIZA : Agence Maritime International du Zaire

A.P.R. : Armee Patriotique Rwandaise

BANCOR : Banque de Commerce du Rwanda

B .C..D. I. : Banque de Commerce et de Developpernent Industriel

: Compagnie Aerienne de Grands sacs

Cfr Conferatum

COLTAN : Columbo tantalite

F.A.Z. : Forces Armies Zairoises

F.C.K. : FacuIte Catholique de Kinshasa

F.P.I. : Fonds de Promotion de 1'Industrie

F.P.R. : Front Patriotique Rwandais

Kg : Kilogramme

O.C.C. : Office congolais de Controle

OFIDA : Office des Douanes et Accises

0. M.C. : Organisation Mondiale du Commerce

O.N.U. : Organisation des nations Unies

P. : Page

R.C.D. : Rassemblement Congolais pour la Democratie

: Republique Democratique du Congo

SOCOMI : Societe Congolaise des mines

SOCOPROVEG : Societe de Commercialisation des produits vegetaux

SOMIGL : Societe Miniere de Grands Lacs

SOMINKI : Societe Miniere et Industrielle du Kivu

SUCKI : Sucrerie de Kiliba

T. M . K. : Transport et Messagerie du Kivu

Mr. : Monsieur

Mme : Madame

INTRODUCTION

0.1. PROBLEMATIQUE ET HYPOTHESES DE TRAVAIL

I1 est un fait clue les economies des pays en developpement ont evoluees de leurs systemes autarciques primitifs aux systemes d'economies ouvertes. Ces economies sont ainsi tenues a la competitivite dans le contexte concurrentiel du commerce international de plus en plus globalisant et domine par les economies fortes des pays developpes. Pour devenir competitifs, ces pays peuvent produire des biens pour lesquels ils jouissent d'avantages comparatifsi et les liyrer sur le marche international.

Toutefois, les immenses potentialites minieres et agricoles dont disposent ces pays necessitent, pour 'etre transforms en produits finis commercants, l'acquisition des capitaux et des technologies modernes a forte productivite. II en decoule le probleme de choix rationnel du type de politique d'investissement a mettre en oeuvre; en plus l'ecoulement deventuels produits au point sur le marche international necessite la maitrise des mecanisPries transactionnels, du reste complexe, qui s'v pratiquent en posant le probleme de termes de Pechange (P.BAIROCH, 1963)2. Ces considerations mettent en evidence l'importa_nce des politiques de production et de commercialisation des biens destines a ('exportation.

Tous les pays, a fortiori ceux en developpement, doivent (c'est autant une necessite qu'une utilite) raisonnablement les definir car, on s'en doute, leur croissance en dependent. Le Congo semble maiheureusement encore inconsequent par rapport a cette exigence.

L'abandon brutal des politiques coloniales d'economie extravertie et l'attachement
subsequent a des politiques d'economie introvertie vnt, en effet, conduit lleconomie
congolaise a des yenitables marasmes economiques3. Les debats de ces deux

selon David RICARDO. les nations ont inter& a se specialiser chacune dans la production des biens pour lesquels elles sont relativement ( et non absolument) les plus efficaces, Ce qui est profitable a ]'ensembles des nations qui echangent.

2 L'echange conduit a des avantages non comparables, a cause des monopoles et des syndicats des pays developpes qui empechent la baisse des prix rneme si la productrvite augmente.

3 La structure coloniale de l'economie du conga-beige etait,congue de sorte a satisfaire Ies besoins de la metropole en matieres premieres. Le Congo independant Ingo des politiques visant la satisfaction de la demande locale en produits vivners. ce qui detruisit la structure, pourtant efficace. des cultures d'exportation Faute des mesures d'accompagnements consequentes. ces politiques

dernieres decennies sur la necessite de relancer le secteur d'exportation des biens trouvent la une justification. Quelques politiques economiques des exportations avant ete mis en oeuvre, l'analvse sur leur adequation a fait l'objet de diverses etudes (F.C.K., 1996), cela jusqu'a la mi-octobre 1996, date du declenchement des guerres dites de "liberation". Notre etude fait suite a ces analyses. Elle porte sur l'analyse des consequences economiques de ces guerres en tant que contraintes economiques a la poursuite des politiques anterieurement definies pour la relance des exportations.

A ce propos, quatre interrogations fondamentales meritent d'etre analvsees :

Quelles contraintes economiques ces guerres ont-elles &ere par rapport aux activates d'exportation ?

Ces contraintes sont-elles con joncturelles ou affectent-elles la structure des exportations du Sud-Kivu ?

- Quels inanques it gagner ces contraintes causent-elles aux revenus prizes et publics

provenant du secteur des exportations ?

Quelles sont les strategies a niettre en oeuvre pour attenuek, ninon enrayer ces contraintes ? Eu egard a ces interrogations, it apparait a priori que

1) les contraintes economiques dues a ces guerres affecteraient rensemble des acfivites d'exportation, notamment :

· L'offre locale des biens exportables qui, par suite de l'instabilite ou tie la precarite des facteurs de production disponibles, aurait fatalement baisse en quantite et en qualite : 11 est un fait que ies guerres entrainent les populations a se &placer et a serefugier dans les contrees ou elles esperent trouver la paix (ce qui n'est pas le cas des campagnes qui sont les lieux de production), d'une part et les capitaux a la delocalisation ou au rapattiement drautre part. Ces deux consequences ne peuvent guere etre neutres vis-a-vis de la production globale et particulierement celle destinee a l'exportation.

n Le cart d'acheminenient des produits d'exportation aurait accru suite a la deterioration des infrastructures economiques (transport, systeme bancaire,...) avec comme corollaire l'accroissement des coats d'amortissement du materiel de transport et eventuellement la multiplication des transbordements, la

proliferation des redevances formelles ou informelles a paver aux diverses milices et a l'autorite rebelle en place.


· Les recettes issues des exportations auraient baisse.

2) Ces contraintes, pour autant qu'elles existent, auraient deja cause d'importants manques at gagner dans les remunerations des facteurs de production du secteur et surtout Mans les redevances a l'Etat (contributions et taxes publiques a ('exportation}

3) Les strategies a mettre en oeuvre pour pallier ces contraintes consisteraient, d'abord, en des politiques visant a stabiliser et a rapatrier les facteurs de production du secteur ( surtout par ('amelioration des conditions securitaires) et ensuite a la normalisation fiscale et a la rehabilitation Lies infrastructures dudit secteur.

02 CHOIR ET INTERET DU SUJET

Le debat au sujet de la recherche des solutions aux problemes du sousdeveloppement est longtemps reste l'apanage des intellectuels des pays developpes.

Ce n'est que dans la decennie soixante-dix qu'ont emerge des penseurs economiques du sous-developpement ressortissants des pays en developpement tels que Samir AMIN, J.BAGWATI, R.PREB1SCH, C.FUTARDO, W.A. VVELLIS,... Ceux-ci ant. compris l'importance dune pensee "locale' du developpement socio-economique de leurs pays, en approfondissant des debats plus pragmatiques qui integrent dans leurs approches la specificite de chacun des espaces economiques des pays en developpement etudies.

Dans l'optique dune pensee locale du developpement socio-economique de mitre pays et de la proposition des solutions pragtnatiques a ce probleme, notre attention se porte, de fawn generale, sur les problemes possibles inherents air secteur d'exportation des biens dans noire pays. Pour autant gue ces problemes constituent actuellement une veritable contrainte de croissance et de developpement; its meritent a n'en point douter analyse, et le cas echeant, solutions appropriees.

Notre analyse est appliquee a la province du Sud-Kivu et en rapport avec les deux guerres dites de "liberation".

Sans etre pretentieux, ce travail presente un double interet :

Un inter& pratique etant donne qu'il constitue une source d'informations detaillees sur les consequences economiques des deux guerres de "liberation" sur l'activite economique du Sud-Kivu, en plus d'être une proposition droutils correctifs des distorsions engendrees par ces guerres dans ledit secteur.

3. OBJECTIFS ET DELIMITATION DU SUJET

Notre etude ambitionne didentifier d'abord les retombe.es economiques des deux guerres dites de "liberation" sur les activites d'exportation des biers au sudKivu.

Aussi, comme l'economie est, scion FIEILBRONER, ''avant tout une mesure qui perrnet de juger de la performance economique dune entite d'apres les quantites produites et la fawn de leur distribution" (R.HEILBRONER et THUROW, 1984, P.84); Nous procederons, au tours de notre recherche a l'evaluation physique et monetaire des "manques a gagnerm consecutifs a ces guerres.

Notre etude porte sur deux periodes de temps. La premiere, anterieure aux guerres, va de 1992 a 1996; et la seconde, caracterisee par les dux guerres, va de 1997 a. la fin de 2001.

4. METHODOLOGIE ET SUBDIVISION DU TRAVAIL

Tout travail scientifique necessite un minutieux du chemin a suivre, ainsi que

des outils de travail a utiliser pour verifier les hypotheses de depart.

Dans notre travail, nous avons fait recours a l'approche methodologique suivante : 212 Les methodes guantitati-oes

Ces methodes ont etc utilisees dans 1:analyse et ]'interpretation des resultats obtenus a partir de l'analvse des donnees du travail.

Les rnethodes de calcul.

Nous sommes partis des series numeriques des variables de guerre, des importations et des exportations.

A partir de ces series ; nous avons calcule d'une part les coefficients de concentration a l'exportation ,pour les deux periodes et d'autre part les correlations entre ces variables, les prix svnthetiques a ]'importation et a

l'exportation, l'evolution de ces variables ainsi que les termes de l'echange de la deuxieme periode.

La methode d'analyse des donnees

Cette methode qui tient aux statistiques et aux mathematiques nous a permis de proceder a ]'analyse des variables quantitatives. Lanalvse de ces variables a mis en valeur la nature des correspondances et des associations existant entre les different variables analysees. Cette methode nous a essentiellement permis de comprendre les contraintes actuelles du secteur d'exportation.

La methode graphique.

Celle-ci nous a permis de visualiser les informations quantitatives dans des graphiques. Pour ces graphiques, nous aeons utilise la gamme cartesienne a coordonnees arithrnetiques.

B1La methode Histon'co-Comparative

Cette methode nous a permis de retourner da?is le passe pour comprendre l'evolution des activites d'exportation.

Ll La Technique documentaire

Cette technique a consistee a la lecture des ouvrages theoriques traitant des exportations de fawn generale, des ouvrages analysant renvironnement actuel et des rapports annuels des institutions intervenants dans les activites d'exportation.

D)La technique ifentretien

Celle-ci nous a permis d'entrer en contact avec lei operateurs economiques prives qui interviennent dans les operations &exportation.

Hormis l'introduction et la conclusion, le travail renferme trois chapitres. Le premier chapitre jette un bref regard sur reconomie d'echange. Le deuxieme chapitre porte sur l'identification et revaluation economique des consequences de deux guerres de "liberation" sur les exportations du Sud-Kivu. Le troisierne chapitre est une proposition des mesures susceptibles d'attenuer les effets desdites guerres sur le secteur des exportations.

CHAPITRE I : REGARD SUR I:ECONOMIE D'ECHANGE

IA. Notions theoriques sur les echanges internationaux

L'echange qui date de l'antiquite nest apparu sous sa forme rnodeme qu'au cours du 18eme siecle grace aux transformations economiques de la revolution industrielle et aux facilites introduites par les nouvelles techniques commerciales4. A la fin du 19eme siecle les echanges augmenterent a un rvthme superieur a celui de la production mondiale (A. BEITTONE et CARZOLA, 2001)

A cette epoque les echanges mondiaux sont constitues a 60% des produits primaires en provenance des pays sous developpes (P. BAIROCH 1967) Pendant la premiere moitie du 20eme siecle, la part de ces pays dans le commerce mondial augmente progressivement (jusqu'a 31% en 1950) et rend leer balances de paiement excedentaire. Mais des 1960 les deficits apparaissent. Scion I'O.M.C. (0.M.C., 1998) 70% des echanges mondiaux sont realises par les pays developpes contre 25% aux pays en developpement (dont 2,5% pour l'Afrique) Ces echanges sont constitues 76.6% de produits manufactures.

1.1.1. Les 1'c-1u-urges clans la pensee econmnique

Horniis Fecole de pensee economique Marxiste qui assimile l'echange international a un mecanisme d'exploitation du monde entier par quelques nations capitalistes, la doctrine economique releve de maniere univoque l'avantage pour les nations engagees dans des ((echanges reciproques Cet avantage est diversement apprehends scion les auteurs ou les ecoles

I.1.1.1. Vision de l'ecole classique

A la fin du 18eme siecle Adam SMITH (1723-1790) justifie le libreechange 5 par son analyse en terme d'avantages absolus6. II considere l'echange comme source d'accroissement general des richesses, car it comble les starts Mans les touts de production de divers pays en permettant a tous les pays de disposer de tous les produits voulus a des routs de production mavens. Cette analyse est

ces techniques consistent a refinement des instruments de paiement : generalisation de la lettre de change et des moyens de paiement.

sLe libre echange est une politique commerciale visant a reduire tous les obstacles a la circulation internationale des biens et services.

approfondie et amelioree par David RICARDO (1772-1823) qui demontre que meme en considerant le cas de deux pays dont l'un possederait des avantantages absolus dans la production de taus les biers par rapport a l'autre pays qui n'en disposerait d'aucun ; les deux pays seraient reciproquement beneficiaires de l'echange, car ce seront les coats relatifs (comparatifs) de chaque pays qui seront a la base du gain.

F. LIST (1798-1846) refute cependant le libre-echange a outrance ; iI le trouve plutot plus avantageux aux pays developpes qui etant plus specialises internationalement profitent, par ce fait, de l'inegalitc.', de developpement entre pays echangeurs. II prone alors le ,c protectionnisme7transitoire >> des industries des pays en developpement dans l'enfance jusqu'a ce qu'elles comblent leur retard economique et amorcent largement leur developpement industriel.

1.1.1.2. Vision de l' &cote Marxiste

Karl MARX (1818 -1883) considere clue le capitalisme dominant fait face a un probleme de haisse tendancielle du f, faux de profit s,5 qui resulte de son mode de production. Celui--ci recourt alors a I'echange international pour exporter ses propres contradictions et parvient ainsi a exploiter 16 monde entier et a' s'enrichir grace a la specialisation internationale qui lui est favorable du fait de sa longue colonisation des pays arrieres. LENINE(1870-1924) constate d'ailleurs que la fusion du capital industriel et bancaire dans les pays capitalistes finit par se muer en capital financier ; celui-ci a defaut des placements avantageux sur place se rue dans les pays arrieres en manque de capital et a faible prix des facteurs de production : ces capitaux financiers sent investis clans des secteurs a forte rentabilite et servent a stimuler l'importation des pays arrieres en capitaux et en marchandises au profit des pays capitalistes preteurs.

1.1.1.3. L'analvse neoclassique des echanges

David RICARDO expliquait les differences des touts comparatifs par les differences des productivites, et donc du niveau de developpement entre les pays qui echangent. Mais les neo-classiques E. HECKSCHER (1879-1952), B. OHL1N (1889-1979) et P. SAMUELSON clans leur theoreme dit theoreme H.O.S. montrent que les avantages comparatifs s'expliquent par l'abondance relative d'un facteur

Le protectionnisme est un ensemble de mesures gouvernementales visant a empecher ou limiter les importations des bens et services tout en favorisant leur exportation

B c'est une mesure de la rentabilite du capital qui s'obtient par le revenu du capital devise par le capital invest'.

9 le theoreme porte les initiates de chacun de curs noms respectifs

dans la cornbinaison de production et son intensite par rapport au reste des facteurs (par exemple, l'interisite du travail dans le processus de production, par rapport au facteur capital); ils expliquent ainsi l'echange international comme un echange des facteurs abondants contre des facteurs rares. Cette vision posa tout de meme quelques problemes auxquels elle ne pu repondre, notamment le paradoxe de Leontiefo

1.1.1.4. L'approfondissement des theories de l'echange des decennies 60-70

Malgre la portee des theories precedemment evoquees sur l'echange international, bien d'autres aspects de cet echange sont restes inexpliques, c'est notamment le cas des echanges croises des produits similaires ou le commerce intrabranche". Cette situation a donne lieu, des les annees 60-70, a de nouveaux approfondissements des theories preexistantes. Cette approche a consistee Soit

approfondissant la theorie des avantages comparatifs de David RICARDO, snit a la prise en compte de I'influence des similarites dans le commerce internationale.

A) l'approfondissement de la theorie des arantages comparatifs

cet approfondissement tient compte du fait que le modele de comparaison de base (modele de David RICARDO) :

- a ete elargi a plus de deux pays, deux produits et deux facteurs pour permettre ainsi des comparaisons multiples aboutissant a la relativisation et a la hierarchisation des avantages comparatifs (J.L. MUCHIELLI et DUCHENES, 1989)12

- Dans la suite, le modele a combine au role determinant des innovations de J.A. SCHUMPETER' les differences de productivites Ricardiennes pour definir ainsi des avantages comparatifs technologiques. Le commerce international, au sens contemporain, s'expliquant essentiellement par Ia capacite d'innovation de chaque pays.

Wassili LEONTIEF (1906 -1999) demontra que quoi que les Etats-Unis d'Amerique fussent bien dotes en facteur capital, ils exportaient pourtant plus de produits intensifs en facteur travail. Ce qu'il justifia par Ia productivite plus elevee des travailleurs Amencain de l'epoque par rapport au reste du monde (productivite devant reellement etre multiplie par trois).

Il s'agit du commerce d'import-export des produits similaires entre pays industrialises.

12 on compare les avantages entre un pays et chacun de ses partenaires , de sorte qu'un pays A peut exporter un produit P vers un pays B, puis importer le meme produit d'un pays C.

:3

J.A.SHUMPEETER (1883-1950) considere que une innovation cree un avantage comparatif aussi longtemps que la propagation internationale de cette innovation n'aura pas elirnine cet avantage.

- Le modele a aussi integre la theorie du cycle du produit (S. HIRSCH et R. VERNON, 1970)14 qui suppose la mobilite totale du facteur capital entre les pays qui echangent (le modele ricardien supposait que les facteurs de production n'etaient pas mobiles d'un pars a un autre, ce qui n'est pas sou vent le cas)

B) La prise en compte de l'influence des similarites dans le commerce international

L'influence des similarites dans le commerce international laisse en revanche penser

- Aux conditions relatives a Ia demande representative (S.B. LINDER, 1961) Ces conditions supposent que le marche interieur du produit a exporter doit 'etre important et representatif du rnarche international dudit produit ; le produit a exporter n'etant ecoule que lorsque la structure de sa demande interieure (locale) ressemblera a celle du pays destinataire; ce qui arnene ainsi a I'echange croise des produits similaires.

- Aux conditions de Ia demande differentiae (B. LASSUDRIE-DUCHENES, 1972) qui explique le probleme non resolu par les theories precedentes en considerant que meme si les echanges croises portent sur des produits seinblables, ceux-ci ne sont pas rigoureusement identiques, car ces produits font l'objet des desirs de se particulariser des consommateurs (l'effet de demonstration)

1.1.1.5. Le developpement recent des theories des echanges internationaux

La ,c nouvelle theorie des echanges in terns » innove en ce qu'en

integrant les aspects des ecoles precedentes; elle considere I'hvpothese des rendements d'echelle croissant et abandonne ainsi le cadre de la concurrence pure et parfaite au profit de la concurrence imparfaite.

Dans cette perspective; it reste comprehensible que I'echange international offre des gains mutuels meme si les pays concernes ont la meme dotation factorielle et le meme niveau technologique; car est-il que la concurrence monopolistique internationale est en elle-meme une incitation a la differentiation des produits.

Aussi cette nouvelle vision legitime-t-elle la necessite de ]'intervention des pouvoirs publics dans le domaine de l' innovation (en recherche et developpement en particulier ) et darts le financement des investissements necessaires a la

34 R VERNON considere que la production d'un produit innovant suit un cycle en 5 phases au tours desquelles le gain pour le pays fabriquant qui exporte decricit de plus en plus en conduisant successivement a la delocalisation de la production et, de ce fait, a la vulgarisation de l'innovation jusqu't ce que ce pays exportateur de depart arrive a importer son propre produit fabrique

l'etranger.

penetration d'un marche aux places limitees (le marche de l'aeronautique, par exemple) : l'innovation et ce dernier type de marche necessitant des capitaux enormes ; ils s'accommodent d'un monopole Etatiquement protégé.

Toute fois les theoricienstle cette nouvelle theorie, comme P. KRUGMAN (P.KRUGMAN, 1995), s'opposent a un tel protectionnisme faute pour les pouvoirs publics de determiner adequatement, par insuffisance d'informations, les types d'entreprises a proteger, les rnontant a leur allouer,... mais aussi a cause des risques des represailles des partenaires dudit pays face a ses mesures protectionnistes.

1.7.2. importance des echanges pour une economie

Michel NORRO (M. NORRO, 1994) donne quatre avantages fondamentaux des echanges internationaux. Les echanges internationaux permettent notarnrnent :

des economies d'ecitelles internes (dans chaque firme productrice) ce qui conduit a un gain pour les deux pays qui echangent et a une amelioration du bien etre des consommateurs : Ia specialisation reciproque dans la production des biens specifies augmente, en effet, les quantites respectivement prodbites et baisse de ce fait les coots de production moyens et, par ce fait, laisse beneficier des prix bas et d'une plus grande variete de produits pour les consommateurs.

des economies externes (dans l'industrie) cc qui reduit le coot moven de production par la concentration geographique de la production d'une industrie, meme si les entreprises restent petites de taille (on parle d'economie d'aggionteration ).

- un perfectionnement du siwoir-faire (le « learning by doing Une specialisation

soutenue dans la production des biens pour lesquels on est efficace, soit parce que les facteurs de production sont moires couteux; soit parce que les facteurs pour lesquels on est mieux pourvu s'utilisent en plus grande proportion.

une transmission de la croissance des pays developpes vers les pays moires developpes par les mecanismes de mouvements des merchandises; par celui des capitaux et par celui des prix; pour autant que le fibre-echange et ses consequences (Ia specialisation) soient respectes.

Lon constate generalement que les exportations generent des recettes qui permettent de paver les biens importes en evitant de prelever sur les reserves des devises (generalement insuffisant dans les pays en developpement) ou

sur les credits octroves par l'etranger (contrairement aux modalites de leur octroil5) Ces recettes peuvent aussi constituer une source des capitaux necessaires a la mutation des industries du secteur primaire en industrie de manufacture (B. BALHASA, 1964)16.

Ces recettes sont aussi une source d'extension des marches interieurs, par Ia monetarisation des activites agricoles locales (M. DE SAINT-MARC, 1967)17. De ce fait, l'exportation des biens conduit a l'ouverture des marches tout en les satisfaisant et pet-met l'internationalisation de la qualite des produits nationaux et rend Ia monnaie nationale convertible.

1.1.3. Ulnae des echanges pour une economic'

Les operations d'echanges internationaux demeurent complexes du fait de l'eloignement des pays, des problemes des langues, des usages, des monnaies et des disparites de legislations. En plus, la specialisation internationale d'un pays etant souvent expliquee par la date d'entree de ses firmes dans l'industrie consideree (on pane des accidents historiques de la structure des echanges internationaux), cette realite fait que les pterniers grands producteurs demeurent toujours grand producteurs, meme apres la disparition de leur avantage comparatif

A cet egard, F. LIST et ROSTOW ( ROSTOW, 1%5) relevent que les economies a preponderance agricole necessitent pour passer aux stades agro-manufacturier et ag-ro-manufacturier-commercial une mise sous abris, temporaire, des apretes du commerce libre-echangiste pour le developpement de leur force productive.

?vials au-dela de toutes ces considerations, les echanges internationaux font face aux problemes suivants :

ces credits sont octroyes pour etre investis dans des secteurs a fortes rentabilites et non dans les depenses de consommation courantes de I"Etat

16 Lexpoitabon des produits manufactures est plus avantageux. car en plus des recertes qu elle genereerend le commerce exterieur moins vulnerable aux frequentes fluctuations de is demande des produits primaires.

17

uand les agriculteurs nationaux sont remuneres en monnaie ils deviennent des demandeurs nationaux dont la demande stimule la croissance economique.

18 L'on a pu constater que l'avancee dans le temps de l'horlogerie Suisse fui maintient son activite malgre la production Tharlandaise a moindre cat de production et de prix de vente que pour la Suisse.

I.1.3.1 Les coefficients de concentration

La dependance a regard d'un seul produit d'exportation, dun pays ou groupe de pays comme debouche est dangereux pour une entite economique consideree. Un tel comportement rend cette entite sensible aux fluctuations de prix dudit produit sur le marche international ou rend cette entite tributaire des difficultes propres a re pays ou groupe de pays - debouche(s)

M. MICHAELY et H. BEGUIN (M. MICHAELY, 1963) distinguent ainsi le coefficient de concentration a ['exportation et le coefficient de concentration geographique.

-- Le coefficient de concentration a ['exportation est 4, un indice exprimant le degre de dependance dun pays vis-à-vis de ses produits d'exportation » (cet indice mesure la plus ou moms grande diyersite des produits d'exportation) : it s'obtient par la formule de GIN1-HIRSCHMAN ci-dessous.

Cjx = f).J)1

g=.- 4 1 Xi

avec n : le nombre des produits d'exportation

Xj : la valeur totale des exportations du pays pendant l'annee


·

Xij: les exportations du produit i dans le total des exportations j

Le coefficient Cij vane entre 100 et 100/ ni"

-- Le coefficient de concentration geograpitique se definit comme an indice de degre d'affiliation, de dependance geographique an pays-foyer (un groupe de pays foyers) darts les exportations P Il est determine par la formule GINI-HIRSCHMAN

Gix =400X1 (12

Xj

Avec n : nombre des pays-debouches dominant dans les exportations

Xj : la valeur totale des exportations du pays pendant l'annee

Xsj : les exportations du pays vers le pays s dans le reste du monde

1.1.3.2. Les termes de l'echange

Les termes de rechange sont ['expression des forces de la demande et de l'offre operant sur le plan de l'economie internationale.

19 - Cij si 100 ('ensemble des exportations du pays ne consistent qu' en un seul produit

si Cij = 100/n le total des exportations porte sur ('ensemble des produits.

La « degradation des termes de l'echange est In deterioration du rapport entre les exportations et les importations (nine entite economique donnee, suite aux variations quanhtatives de l'offre et de Ia demande (suite a des raisons structurelles et/ou conjoncturelles ) ou aux evolutions nnitaires des prix, sinon aux variations dans les productivites

(M. NORRO, 1994) Cette notion des termes de l'echange repose sur une triple dimension : On parse alors des termes de l'echange bruts, nets et factoriels.

Les termes de l'echange s'obtiennent de la maniere suivante

termes de l'echange brut = variation de l'indice de volume des biens importes

variation de l'indice tie volume des biens exportes termes de l'echange nets = variation de l'initice de prix de biens exportes

variation de l'indice de prix des biens import-es termes de l'echange factoriel = 'retires de travail incorpore dans le bien exportes

/retires de travail incorpore dans le bien importe

Il v a deterioration du terme de l'echange Iorsque ces rapports diminuent.

Cependant, l'equilibre des echanges internationaux d'un pays est mesure par le taux de couverture, donne par le rapport entre les valeurs des exportations et celles des importations2°
·

taux tie couverture = Meta des exportations X 100

valeur des importations

Les structures sociales et economiques

Les activites d'echanges internationaux necessitent l'existence dans les pays d'origine des produits exportes, des structures gouvernementales et administratives efficaces21; I'aptitude a Ia diffusion et a Ia reception des connaissances modernes susceptibles d'accroitre la production destinee a l'exportation. Les activites d'exportation necessitent aussi des structures economiques a impulsion prospective des marches strangers. Ces marches etant consideres comme des fiefs de cartels et de monopoles, sont plus risques et limitent, en effet, les ambitions des exportateurs des pays en developpement 22 .

20
·

si le rapport donne 100 ii y a equilibre dans le commerce exterieur_ si le rapport donne moins de

100 it ya desequilibre (deficit). Si le rapport donne plus de 100 it ya exoedent dans le commerce

exteneur.

21 11 y a necessite de l'existence prealable dune administration publique suffisante et efficace, des infrastructures bancaires, des caisses de stabilisation, .

22 les exportateurs sent dans l'incertitude d'evaluer rr le coed de penetration o de nouveaux marches dans lesquels ils veulent se lancer . quelles sorrmes maximales faut-il depenser en prospection
· quelles garanties disposeraient-ils centre r apparition d'un concurrent de pods ,

CHAPITRE. II : ENVIRONNEMENT DE GUERRE ET PROBLEMES D'EXPORTATION

I 1 L'environnement de guerre

11_7_1. La premiere guerre

11.1.1.1 Bref historique

Apres plus de deux decennies d'accalmie23, le Sud-Kivu renoue a la fin du mois d'octobre 1996 avec des guerres. Selon Muller RUHIMBIKA (M.RUHIMBIKA, 2001) Ia guerre est conduite par trois acteurs principaux qui disposent de trois agendas differents tout en menant une meme action24. Le regime de Kigali qui dispose des movens financiers et materiels coordonne Faction commune de ces trois acteurs. La guerre debute par une infiltration des hauts plateaux du Territoire d'Uvira et de Fizi par des anciens militaires de l'armee Rwandaise(A.P.R.) d'origine Congolaise tenses proteger leers parents contraint a

l'exil par le Regime MOBUTU25. Ensuite intervient, apres quelques escarmouches


·

des F.A.Z. et des anciens militaires de 1'A.P.R., une invasion eclair des territoires

d'Uvira et de Fizi par l'arrnee Rwandaise (26/10/1995) puis de is vine de Bukavu (29/10/1996) et de Goma 00/10/1996). La guerre s'acheve par Ia prise de' KINSHASA (11/5/1997) en donnant ainsi le « coup de grace « au regime Mobutiste finissant en agonie eta une transition democratique avortee ( J-C WILLAME, 1997)26 11 . 1 .1 2 . Mode de gestion de Ia « Rebellion

Au debut les bandes rebelles plurielles comblent vite le vide des desertions des autorites civiles et militaires; leur mode de gestion apparait,

23

La derniere guerre dans la province remontant aux rebellions Mulelistes de I annee 1964

24

II s'agit de KIGALI qui veut se debarrasser de la menace que fait peser les g refugies Rwandais a sa frontiere avec le Zaire - Les Tutsis Zairois qui veulent briser l'environnement socio-politique du moment qui est hostile au respect de leur minonte (en remettant en cause leur nationalite) et de L-D KABILA et KISASE NGADU qui veulent raw le pouvoir au regime du president MOBUTU

25 Au milieu du mois de septembre 1996. le vice-gouverneur du Sud-Kivu Mr. A. LWABANJI lance un ultimatum aux Tutsi habitant les hauts plateaux de se a rendre » avant une operation militaire massive de u nettoyage » desdits plateaux

26 Selon WILLAME J-C.. le regime Mobutiste en place connaissait une implosion de l'Etat et un effondrement de l'arrnee qui depuis 1992 ne subsistait que dans une logique des pillages et des violences

selon J-C_ WILLAME (J-C. WILLAME, 1996), comme une simple occupation physique sans projet d'installation permanente.

Selon l'auteur, l'ancienne region du Kivu qui apparaissait comme le lieu d'approvisionnement et &evacuation des produits commercables de l'Est du Zaire avait longtemps ete l'attraction naturelle pour toute sorte des mafias est-africaines attirees par des predations rapides de sous les territoires en guerres. Cette guerre fut ainsi largement entretenue par des mobiles economiques Lies principaux comma nditaires :

- les Etats engages qui connaissaient de forts besoins en ressources economiquesr

- des diverses mafias privees et de la masse des aritocistones nageant dans l'&onomie populaire28(WILLAME J-C, 1997)

Cette guerre se caracterise ainsi, dans un premier temps, par un pillage pur et simple des richesses non emporttts par les F.A.Z. en &route; par une constitution des mzlices d'autodefense des populations locales (dans des brousses) mefiantes a l'egard de ceux qu'elles appellent les ,( agresseurs y> et par l'expatriation et/ ou la deregionnalisation des operateurs economiques vets des contrees calmes et securisees.

Darts un second temps, apres la chute de la capitale, selon M. RUHIMBIKA (M.RUHIMBIKA, 2001), les relations entre les trois principaux acteurs ne cesserent de se deteriorer de plus en plus; les Tutsi Congolais reprochant :

Au Rwanda de les prendre en otage et de se servir de leur comnaunaute pour contrOler et diriger le Congo en s'assimilant pernicieusement a leur groupe ethnique.

-- Au President L-D. KABILA, de ne pas decanter le probleme de leur Nationalite 29,
de reincorporer leuxs anciens bourreaux Mobutistes dans I'armee et les services de
s&urite, de ramener le statu quo d'avant guerre. Bans ('occupation des pastes

27 Le Rwanda n'avait cesse de se plaindre et de reclamer du Zaire la restitution des infrastructures econornico-financieres expatriees vers le Zaire par le regime dechu ce qui laissa au F.P R un Etat demuni

28 Selon WILLAME J-C, on estimait la production artisanake dOr dans les concessions de la SOMINKI entre 64% et 70%. Cette extraction etait effectuee par des orpailleurs locaux qui trouverent une aubaine dans la guerre qu'ils soutinrent massivement en pliant et en detruisant ces concessions car le nouvel acquereur (le groupe CLUFF) avait decide de les expulser completement de ces concessions.

29 Du 4 au 9/9/1998 une conference nationale tenue a Kinshasa recidive en reclamant ('application des dernieres lois Mobutistes leur deniant la Nationalite Congolaise.

administratifs et para-publics30, de ne pas mettre fin a l'intensification des attaques des miliciens contre leur ethnie, dans la Province et hors de
L'alliance tripartite ne tenant plus qu'entre deux acteurs (L-D KABILA et le Rwanda), it ne suffirait plus que dun desaccord entre ces deux pour que la guerre reprenne.

11.1.2. La deuxieme guerre

11.1.2.1. Bref historique

Selon RUHIMBIKA M., la cassure lentante des relations entre les Tutsis Congolais et leurs deux partenaires depuis deux ans a laquelle s'ajoute le divorce entre L-D. KABILA et le Rwanda, suite au 4( remerciement » ( le renvoi)des derniers par le premier qui s'est par ailleurs constitue un espace militaro-politique en dehors de ses parrains amene ceux-ci (malgre la levee de la menace securitaire et politique invoquee au debut de la guerre) a reprendre la guerre contre leur ancien allie.

La majorite des leaders Tutsi Congolais32 replies a l'est et dont le mot d'ordre maladroit de leur extermination ethnique venait &etre lance par le gouvemement,


·

rejoignent la « nouvelle overture ftwandaise

A l'est du Congo dans quelques fours, voire dans quelques heures, la rebellion s'installe et un nouveau mouvement arme le 44 Rassemblement Congolais pour la Democratic >> volt le jour a Ndera (Rwanda)

Ce mouvement regroupe des anciens Mobutistes (civils et militaires) insatisfaits du nouveau regime et quelques politiciens et militaires Tutsi Congolais.

La rebellion qui est arrete dans son a.,ancee par l'intervention des nouveaux allies de
L-D. KABILA (le Zimbabwe, l'Angola, la Namibie et le Tchad) stagne a rest et fait
face a une radicalisation des milices ethniques locales (alliees objectivement au

" Au debut de 1997 les Tutsis Congolais occupent plus de 20% des postes-cles dans la Province (postes qu'ils n'occupaient pas avant la guerre), Selon RUHIMBIKA M.

31 Des janvier 1997. les Tutsis Congolais s'affrontent aux troupes du Commandant Lokole MADOADOA a Kalemie avant d'être desarmes en decembre 1997 Os essaient de <4 deloger l'A_P.R. de Bukavu en fevrier 1998 Is se mutinent pour refuser toute mutation loin de leurs parents (en dehors de la Province) par crainte d'etre g epure ethrliquernent

32 line minonte de leaders Tutsis Congolais clemeurerent opposes au Rwanda et constituerent le Front des Republicans Federalistes (front demeure clandestin)

gouvernement) Ces milices s'etendent dans la Province sur six axes principaux 33_ Cette situation inaugura une guerre dans une autre guerre et multiplia le nombre d'affrontements entre plusieurs protagonistes aux objectifs souvent flous et aux alliances instables.

11.2. LES PROBLEMES D'EXPORTATION

11.2.1. IDENTIFICATION SECTORIELLE DES PROBLEMES PRINCIPAUX 11.2.1.1. Problemes d'exportation dans le secteur primaire

Etant le Secteur qui rapporte rapidement des profits considerables, le secteur primaire a essentiellement souffert de :

La baisse de la productivite des sots suite aux perturbations des ecosystemes, perturbations inaugurees par l'afflux des refugies Rvvandais en 1994-1995 et accentue par leur fuite a fin 1996.

-- La unitation structurelk du mode d'exploitation des ressources naturetles

2002) avant les guerres les exploitants qui etaient en wriajorite des civils congolais, defaut d'être tous des commercants exportateurs, jouissaient d'une certaine liberte de negotiation avec les revendeurs a l'exportation selon des regles traditionnellement etablies.

Les revenus realises etaient sinon egalitairement redistribues mais du moires reinvest-is localement au benefice de la Province. A partir des guerres les anciens exploitants furent supplanter au moven :

d'inzpositions des monopoles sur l'ensemble des produits miniers34

de la fixation des prix preferentiels discriminants pour les petits producteurs nationaux

de la remuneration de quelques exploitants nationaux ert fausse monnate35 et par
l'elimination d'exploitantrlocaux d'envergure, supplantes par des entreprises a

33 11 s.agit des axes suivants -- FIZI ( Chef DUNIA). --UV1RA (Chef BIDALIRA). --Nord-dues( de la Province (Chef MULEMERA). LUBUMBA (Chef POLOTO), -- PLAINE DE LA RUZIZI (les ED Di --Hauts plateaux de Fizi et de Uvira (les guerriers Tuts' Congolais) et plus au Nord (Chef PADILI)

34 Un conglomerat monopoleur dachat et dexportation de mineral est agree par le R.C.D. au profit de Mme GULAMALI Directrice dune nouvelle societe, la SO.MI.GEL.

35 Mme AZIZ Kulsurn GULAMALI fitulairedeplusieurs passeports internattonaux aurart ete apprehendee en trriquant de la fausse monnaie a partir des filieres de contre-facon est-africaines elle avait ecoule de faux billets de francs congolas

capitaux majoritairement strangers et par des entites militaro- konomiques qui investissent les revenus rapportes a l'etranger.

la subtilisation du capital accumule et de Vequipenient de production du secteur3b

le remplacement de la maw d'ceuvre locale par celle importie en provenance des pays allies de la rebellion37, ce qui prive la main d'oeuvre locale de ses revenus substantiels.

de la tres foible remuneration des productetirs locaux, suite aux faibles prix d'achat aupres des creseurs artisanaux locaux 3n

11.2.1.2. Problemes d'exportation du secteur secondaire

Les exportations du secteur secondaire provenant exclusivement de deux entreprises (Ia PHARMAKINA pour les derives du Quinquina et Ia SUCK! pour le sucre de canne), ce secteur a essentiellement souffert

du demontage de l'outil de production, pour Ia StiCKI. Ce qui a conduit a sa disparition39

-- de la subtilisation dune partie des matieres premieres et des produits finis de la PHARMAKINA

de ['augmentation des charges connexes a l'importation des matieres premieres et des pikes de rechanges de la PHARMAKINA.

11.2.1.3. Problemes d'exportation du secteur tertiaire

38 l'O.N.U. releve -- la subtilisation de 2000 a 3000 tonnes de cassiterite et de 1000 a 1500 tonnes de columbo-tentalite stocks a la SOMiNKI. stock emperte vers KIGALI

Le demantelement et ['expatriation des machines agricoles de la SUCK vers les pays allies de la rebellions et d'un stock considerable d'ecorce de Prunus africana vers le Burundi (qui est ainsi devenu exportateur d'un produit qui nest pas cuitive chez Iui)

37 Le rapport de l'O.N.U. reieve le cas de 1500 prisonniers Rwandais exportes du Rwanda vers le SudKivu pour l'extraction des minerals a NUMBI dans le Territoire de Kalehe.

38 En 1999-2000 alors que le Kg du columbo- tentalite se vend au prix mayen de 200$ sur le marche mondial, les exportateurs achetent le Kg au prix de 10 $ aupres des creseurs locaux.

39 Selon le Rapport de l'usine dementelee de la Sucki aurait ete « expatriee » avec le stock

des pieces de rechanges vers les allies de la rebellion de l'Est. Ces allies arguant le droit des investisseurs de demanteler leur usine.

A l'in.star des secteurs primaire et secondaire, le secteur tertiaire a ete negativement affecte par :

in mutation du mode d'evaruation des produits a l'exportation ( le mode terrestre utilise jadis etant remplace par la voie aerienne, a I'aide d'aronefs loues en grande partie par les armees alliees aux rebelles)

Cette Situation prive les compagnies locales de transports terrestres d'un important volume de fret a l'exportation ; tout en soumettant celles aeriennes (T.M.K. et CARGO-ZAIRE) a une concurrence delovale au profit de nouvelles compagnies a capital majoritairement etranger et jouissant de nombreuses facilites administratives telles que Air- Navette et C.A.G.L.(O.N.U., 2001)

le vol d'une partie die parc automobile destine a l'evacuation des produits exportesio et des reserves en $ et en or des institutions financieres de la partie occupee par les rebelles et leurs allies. Cette situation mit a genou l'infrastructure financiere de la Province, jadis en difficult&

la reorientation des liens banarires de quelques succursales des Banques Congolaise qui fonctionnent encore au Slid-Kivu viers les Bangles Rwandaises pour leurs operations de refinancement et de reescompte : l'U.B.C. et la B.C.0 etant, selon le Rapport de l'O.N.U. (0.N.U., 2001), liees a la Banque du Rwanda au BANCOR et a la

La quasi- destruction des infrastructures touristiques I 'evasion fiscale systematique dans les redevancesfiscales a l'exportation :
·

une falsification systematique des autorisations &exportation des minerais passant par la vole legate a ete longtemps entretenue41. Cette evasion qui a cause des manques a gagner aux recettes publiques.

4

40 Le Rapport de 1'0 N U releve a partir des sources gouvemementales des pays allies aux rebelles du R.C.D. un accraissement du parc automobile d'au mains 25% accroissement qui ne trouve d'explication que dans le pillage de cinq dernieres annees de la guerre.

Selon le Rapport de l'O.N.U, Mme GULAMALI apprehendee en flagrant delft de fausse declaration a l'exportation (le coltan etant declare sur le document « e u cornme de la cassiterite) , elle a revele que cela avait toujours ete une pratique generalisee depuis les rebellions avant merne qu'elle n'ait le monopole.

11.2.2. ANALYSE SECTOR1ELLE DES PROBLEMES PRINCIPAUX 11.2.2.1. Evolution periodique des variables d'exportation

112.2.1.1. Le secteur primaire et le secteur secondaire

11.2.211.1_ Emit/hot' des titian tr tes exporte
·s

Les quantites exportees pendant chacune de deux periodes de notre etude et l'allure de leurs evolutions se presentent respectivement dans le tableau et le graphique Suivants :

TABLEAU 1 VOLUME DES EXPORTATIONS ENTRE 1992 ET 2001 (en unite de tonne)

Pdts/qte 1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

1999

2000

2001

ECART

Café

0

0

588,171

1662,3

775

0

738

738

0

970,8

-115,75

Ecorces de quinquina

1439,31

2187,0

2941,7

3534.0

22,18

169,9

890

1421,

2938,

630.68

-1294,04

Autres produits agric

2515.7

4078,1 5477,7

7137,9

2466.1736,2

2154

1460.

61.98 1057,3

-3041.14

Cottan

0

17.847 9,88

50

14, 230,02 200 250.8

497.7 133,93 244.112

Cassitente

213,209

428,62 351

805,5

568 20El 318

300

863 , 1160.8 151,615

Autres minerais 115,54 373,66 134.44

207.66

180,71

1500 1951,

800

0.547. 0.0003 647.97

produits du quinquina

186.46

1075,7 3511.37

335.89

192,8 92.65

69,93

75,54 53,61

25,05 -983,108

Autres produits Indus

0

0

473.78

0

 

0

0

0 1 0

0 -94.756

Total

4470,22

 

8161,113488,0

13733

4219

3928,816321

5046

1 4415

3978,56 1 -4485,1

Source Office Congolas de ContrOle, Rapports Annuels 1992-2002

nr
·
·
·

*Oa
7C
·
·

il

 

:00 4 .006 I SOS Ol.7 5 I.)

·
·

 
 
 
 
 

.---

.

.

 

armee

volume [en tonnes

Cafe

· - - Ecorces
de quinquina

'Cottan

- -- Cassitente

Produrts du

quinquina

Graphique No 1 : Evolution du volume des exportations des produits dominants

1992-2001( en tonnes)

En considerant les deux periodes d'etude, le tableau et le graphique No 1 laissent apparaitre, pour la deuxieme periode :

- des baisses globales du volume des exportations des produits agricoles et industriels. Cette baisse est de 1.294,04 tonnes (12,78%) pour les ecorces de quinquina; 115,75 tonnes (3 , 82 % ) pour le cafe; 3.041,14 tonnes (12,98 %) pour les autres produits agricoles et 5.459,32 tonnes (94,3% ) pour les produits industriels.

- une augmentation relative du volume exporte des minerais_ Cette augmentation etant de 244,112 tonnes (264,6% ) pour le Coltan; 151,615 (6,4%) pour la cassiterite et 647,79 tonnes (64,02% ) pour les autres minerais_

Pendant la premiere periode le volume exporte de tous ces produits connaissait une evolution alternative de hausse et de baisse. Cette evolution tendait viers une stabilisation des volumes exportes a long terme.

Pendant la deuxieme periode, on constate une evolution a oscillation plus instable pour les minerals et a une tendance marquee par des baisses de volume pour les produits agricoles et industriels exportes_

4

II.2.2.1.1.Evolution des entreprises exportatrices

Les entreprises exportatrices avant souffert des problemes susmentionnes, bon nombre d'entre-elles ont fait faillite et les autres ont du reduire leurs activites. Cette situation est percue dans le tableau et le graphique suivants :

TABLEAU 2 EFFECTIF DES ENTREPRISES EXPORTATRICES ET DE LEUR MAIN D'OEUVRE (1996 et 2001

Graphicp.10 2: Evokition de la main d'Oeuwe dans les
entreprises exportatrices (Piles 92-96 et 97-01)

Total Plantations

a Totai Eses

Total Ind minieres

Total
Plantations

2500
2000
1500

1000
500
0

1

2

Periode

13 Total Industries

EntrepriseslEffectif annual

1996

 

2001Ecart

 

1) Pharmakina

1850

305

-1545

2) Kinaplant

36

20

-16

3) Esco-Kivu

37

17

-20

4) Bukina

31

0

-31

5) Gombo

321

32

0

6) Irabata 37

0

-37

7) Lemera

31

21

-10

8) Mbayo

84

34

-50

9) Socoproveg

28

0

-28

10) Plankivu

40

25

-15

11) Kavumu

82

-50

12) Id* 62

 

13) Chibek

41

21 -20

Total Plantations

2391 5071 -1884

14) Orgaman

8 0

-8

15) Sozami (Socomi)

10 8

-2

16) M.D.M.

39 29

-10

17) SOMINKI

650 0

-650

18) SOMIGL

27

27

19) C.S.K

0 -9

20) Ets Panju

23 13 -10

Total Eses minieres

739

77 -662

21) SUCK!

417

0

-417

Pharmakina

110

40

-70

Total Industries

527

40

-487

,Effectif Total travail 3657

_

 

Effectif Total d'Eses 20 13 -T

Source Inspection Provinciale du Travail

Le tableau No 2 re_leve clue comparativement au debut de l'annee 1996, a la fin de l'annee 2001; 3.033 Travailleurs (salt 78,7%) du secteur ont perdu leur emploi. Cette perte d'emploi a ete de 1.884 travailleurs dans l'agriculture d'exportation, de 662 travailleurs dans les entreprises minieres et de 487 travailleurs dans les industries d'exportation.

Jeannine NAMUSHODU (NAMUSHODU, 1998) avant estime a 2255 U.S. la part des recettes provenant des exportations Mans le revenu annuel moyen d'un agriculteur du Bushi, l'on a une idee du manque a gagner financier cause par cette perte d'emploi.

Le manque a gagner global serail de l'ordre de 3.033 X 225 5 U.S. Soft 683.516,88 5 de perte annuelle pour l'ensemble des travailleurs du secteurs. Le cumul du manque a gagner moyen pour les cinq derrieres annees etant alors pour les travailleurs du secteur de 3.417.584 S U.S.

11.2.2.1.1.3. Evolution des recettes d'exportation

Les produits d'exportation du Sud-Kivu, qui ssecoulent sur le marche concurrentiel international voient leurs recettes variee5, generalement en fonction des quantites offertes.

Toutefois les apparitions momentanees d'imperfections sur ce marche permettent parfois aux exportateurs d'agir sur le prix de vente.

L'evolution des recettes issues des exportations pendant les deux periodes d'etude se percoit dans le tableau et graphique suivant :

30

25

20

15

10

Pde 1

Pde 2

28

TABLEAU 3 LES RECETTES D'EXPORTATION DES PRODUITS DOMINANTS ET AUTRES (million de 5)

PrEttival. des export

1 1992 1993 1994 199$ 1996 199T 1998

1999 2000

2001 re
·lt.

Cafe

0

0

 

2,155816,017570,244

 

0,72346,0.687

 

0,0408

0

0,802

,25421

Eccrces de quinquina

2.310250 95225

2,26625

 

2.02151,2553

0.90470.578 0.5826

0.456

 

0.4562.98153

Autres produits agric.

1,243

3.8795

1.333790.452110.1274

 

0,585380.1654x0.04531.25080.0410112.08796

 

Coltan

0

0.347

0,504030.02041

 

0,036

 

0,65957 0.9181,90034,60881,46803

 

9,5546

Cassiterite

0,1114

0.5267

 

0,377330,366720,2012

 
 

0,2637510.36670.02741,77371,80341

,23494

Autres minerals

 

0.05431.469640.527713

0.0932

0.15T 2.9506

2E-05 2E-050.013710.896433.86075

 

Produits du quinquina

 

5,497216.2255

 

2.832253,079283,4553

 
 

1,118222,49841,88854,17434,3809114,0603

 
 

Autres produits Indus

0

0

0.12898

0 0

0

0

0 0

 

0

Total

 

9,21815123,40061 10,126212,0508154,7942p04,2062003,22p03,52p12,32p

 

10,8

10034

source :Office Congolais de Contrale, Rapports annuels (92-01)


·

Source Tableau No 3

Graphique 3 Euolution des recettes

d'exportation des produits

dominants (Peril 11,7

35Cafe

96 et 97-01 )

Valeurs (en million de $ U.S.)

Ecorces de

quinquina

q Coltan

q Cassiterite

Produits du

quinquina

Le tableau et graphique precedents degagent la structure des exportations du Sudkivu. Cette structure consiste en onze produits d'exportation dont ring sant essentials. Ces ring produits essentials rapportent 96,5 % des recettes issues des exportations.

Lon constate gue pendant la deuxieme periode, la part des produits

dominants dans les recettes totales ne varie gue legerement_ On apercoit, en outre : une forte augmentation de la part des produits miniers dans les rerettes totales. Cette augmentation est de 8.647 153 S U.S. pour le Coltan, de 2.651. 593 $ U.S.

pour la cassiterite et de 1558 897 $ U.S. pour les autres minerais.

Une diminution des recettes generees par les exportations des produits agricoles et industriels. Cette diminution est de 5 820 5 U.S. soit 66, 9 % pour les ecorces de guinquina, 5.795.000 pour le cafe, 4.947.780 S pour les autres produits agricoles et 1.715.817 S U.S. pour les produits industriels exportes.

Ces considerations montrent gue l'environnement de la deuxieme periode n'a pas
affects la structure des exportations du Sud-Kivu. Cet environnement a seulement
cause des effets conjoncturels qui affaiblissent la part des cultures d'exportation ;


·

tout en accroissant Ia part des produits miniers.

Globalement, Ia culture du quinquina demeure la source principale des recettes d'exportation (sous forme brute ou a pres transformation en produits pharmaceutigue semi-oeuvres.) Le quinquina a genera 65,8% des recettes d'exportation pendant la premiere periode et 43,8% pendant Ia seconde periode_

La grande partie de produits du quinquina exportes etant semi-oeuvre, ['importance de ses recettes dans le revenu des nationaux demeure marginate, du fait de la realisation a l'etranger de Ia valeur ajoutee a ces produits et de l'expatriation des dividendes et interets des capitaux strangers.

11.2.1.1.4. Evolution des coefficients de concentration

L evolution des coefficients de concentration a l' exportation permet de mesurer la marge de dependa_nce d'un pays a 1 egard de ses produits d'exportation et de ses pays debauches. Les differentes theories susmentionnees ant demontre l'avantage d'exporter des produits finis connaissant de faibles fluctuations des prix vers des pays a economie relativement stable. Une analyse de !'evolution de ces coefficients degagera !'orientation actuelle du secteur des exportations du Sud Kivu. L evolution de ces coefficients apparait dans le tableau et les graphiques suivants :

TABLEAU 4 : LES COEFFICIENTS MOYENS DE CONCENTRATION A L'EXPORTATION (Penodes
1992-1996 et 1997-20011

moyenna de la concentration geographique C 42)

 

Periode 1992-1996

kariode 1997-2001

 

Belgique

24,8433

86,34

0,47581

0,32825

Suisse

1,32353

4,602

0,254345

0,17547

Angleterre

0,78135

2,71

0,57565

0,39713

Arilemagne

0,5251

1,82

0,076331

0,05266

France

1,286

4,47

0,067431

0,04652

Coefficient

93,84

99,942

e

97,95

1,00002

ource: noS czlicuis

graphique 4b concentration geograpique
l'exportation periods 2

Graphlque 4 a :Concentration ueographique a
('exportation Pde I

 

eiBelgique ui Suisse

Angleterre CAflemagne °France

CB Belgique Suisse

O Angleterre 0 Allem ag ne

France

L_

source : tableau 4.2

Du tableau et des graphiques ci haut on constate que :

- Les coefficients de concentration a I exportation, qui sont de 61,88 et 67.13 pour les deux periodes respectives, font apparaitre une forte dependance des recettes d'exportation a 1 egard de cinq produits dominants.

Cette situation traduit une absence de diversification et laisse entrevoir La vulnerabilite des recettes d exportation du Sud-Kivu.

Le coefficient equilibre de concentration etant de 4-1,72 ; L'evolution de celui-ci pendant la deuxieme periode (67,13) par rapport a la premiere periode (61,88) accentue la concentration des recettes d'exportation en ces cinq produits.

Pendant la seconde periode, la dependance des recettes totales a cru de 16,23 % par rapport au Coltan ; de 5,85% par rapport a la cassiterite et dans la meme periode elle a baisse de 12,1% par rapport aux produits agricoles dominants et de 31 % dans les produits du quinquina.

Les coefficients de concentration geographique qui sont de 93, 84 et 97,95 pour les deux periodes respectives font apparaitre une forte dependance des recettes d exportation a regard de six pays europeens.

Cette situation traduit !'absence de win de nouveaux marches internationaux, du fait de la non prospection de ceux-ci par les exportateurs. L'evolution de re coefficient pendant la seconde periode accentue cet etat de fait ; les deux coefficients etant eloignes du coefficient d'equilibre (40,82)

11.2.2.1.2 Le secteur tertiaire

L'acheminement des produits d'exportation du Sud-Kivu fait intervenir plusieurs intermediaires, notamment les transporteurs AGE t KAF, T MK et A MICONGO ; les prestataires des services publics OFIDA COMMERCE EXTERIEURE, 0.C.C,, les intermediaires financiers : Banques et caisses d'epargne et rassureur SONAS.

Les recettes percues par les principaux intermediaire; lors de leur intervention en operations d'exportation se presentent dans le tableau et le graphique suivants :

I

TABLEAU 5 RECETTES PERCUES PAR LES INTERMEDIAIRES A L'EXPORTATION

Intennedraue recettes 1992

1993 1994

I

1995 1996Total

36.02 36.92 468.407

r

1997 1996 19991 2000

2001
85. =

otal

327.06

D.P.0 56.087

285.69 53.7

49.92 47.5 38.16

105.7

F.P.I. 100.95

114.2 96.6 64.866. 46 376.55

89.85 86.09 68.69

190.27

153. =

588.7

OF/DA 448.06

14.74 68.41 35.8 28.31 595.3

i

158.4 211.9 196.53 248.93

190,

1006.06

O.C.C. 72.9

371.3 67.1! 45 46.1

602,4

62 4 59 78 47.7 132.1

106.8'

408,83

Peage Route 28.04

142.84 26.8518.01 18,46

216,19

24.96 23.91

19.08 52,85

427-

163,54

SONAS 22,435

114,275 21 1 14.4 14.7

187,29

19.96 19.1

1526 43.28 34,1.

131.825

S-Tot. Svces Publq. 728.472

928.76 334 15

196,02 144,48

:. .=-1

405 49 448 61 385.42 773.13

613. - -

439I

instrutions financlere 272.702

281.9 341.5 4792 310.4

1685.002

288 14 467.69 179.21 346.21 352.

1633.71

Agenms en Douane 64571 105.7 90_69 179.7 78.9

519.56

F i

86 4 116.75 39.42 84.79 74,0

314.98

S-Tot Svces Prives 337.272 387.6 432.49 658.9 389,3

46014

374.54 584 43 218.63 430.9 ' 426.

1 1)34

Total General 1865,74 1316,36 766,62 854.92 533,7

3936

374.54 584.43 218.63 430,9 428,

54Z9

Source : Rapports annuels (1992-2001) de ro.c.c. et de I'OFIDA 6

i 3000 -44

0 2500

0 2000 0

; 1500

E

c 1000

0

LI 500

....
0

11 0

>

Graphique

d'exportation

5 : parts des intevenants dans les recettes

(Periodes 1992-1996 et 1997.2001)

 
 
 
 
 
 
 
 
 

D S-Tot. Svc es Publq Institut ons financier° bo Agences en Douane

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

i I

Pde 1 Pde 2

Source Tableau 5 base sur les donnees de l'OFIDA et de c C

Le tableau et le graphique ci-haut montrent la part des recettes percues par chaque intervenant sur l'ensemble des recettes a l'acheminement des produits exportes.

Les services publics beneficient de la majeure partie des sommes percues (57,05% et 56,33%), ensuite les intermediaires financiers (31,24% et 13,59%) et enfin les transporteurs (11,71 % et 8,6%)

11.2.2.2. ANALYSE DES CORRELATIONS ENTRE GEURRES ET VARIABLES
D'EXPORTATION

112.2.2.1. Notions sur la Correlation

La correlation simple 42 mesure le degre de liaison existant entre deux phenomenes qui ont une evolution commune. Elle precise le degre de liaison entre deux variables. Pour deux variables quantitatives43 , elle se determine par la formule de BRAVAIS PEARSON : n.

PC4--1)0 C -

COvi x Y 4 =4 a.

7)1

R = x. ry

4 Z.

4=4 g

Avec X : la premier variable ; Y : la deuxieme variable ; r : l'ecart type de X ; RY l'ecart type de v ; x la moyenne arithmetique de x Y : la moyenne de Y. Ce Coefficient est toujours compris entre - I et 1. Il est dit qu'il y a :

- forte correlation si R 0,8 ; - correlation niotleree si 0,65fRf0,8 ; parfaite correlation

si R= 1; faible correlation si R40,6 ; - non correlation si R= 0.

Dans notre travail, nous tacherons de calculer les correlations possibles entre la variable du phenomene guerre (le nombre d'affrontements) et les variables respectiv es des exportations.

42 La correlation est dite simple si elle s'interesse a deux variables seulement. Elle est dite multiple si elle analyse la relation simultanee pour plus de deux variables

11.2.2_2.2. Les correlations entre guerres et exportations

Les donnees numeriques sur revolution des variables a analyser se presentent dans le tableau suivant :

TABLEAU 5 : LES VARIABLES DE GUERRES ET D'EXF'ORTATION

Variable/Effectif penodique

1998

1999

2000

2001

Affrontements majeurs 20

29

35

91

32

Volume d'exportation des 1.905,14

Pdts Agr.

3.782 ,24

3.619,7

3.000,08

2.658,78

Volume d'exportation des L930,02

minerals

2.469,3

1.350, 84

1.361,317

1.294,73

Volume d'exportation des 92650 Pdts indus

69.935.

75340

S

53.610

25.050

Valeurs globales des 2.004.210

exportat

").003.?10

2.003.480

2.012.280

2.010.850

Source : Tableaux 1; 3 et Rapport de I'O.N.U. (O.N.U., 2002)


·

TABLEAU 6 : RESULTATS DES CORRELATIONS

 

Affrontements ' Constat

Volume d'exportation des produits agricoles

R = - 0,32

Correlation negative faible

La guerre entraine une diminution du
volume des produits agricoles exportes

Volume d'exportation des minerals

R = 0,39

Correlation positive faible

L' accentuation des affrontements se

traduit, par une augmentation des
minerals exportes

Volume d'exportation des produits industriels

R = - 0,31

Correlation liegatirie faible

L' accentuation de la guerre fait baisser le volume exporte

Vale-ursglobales des

exportations

R = - 0,17

Correlation negative faible

L'accentuation de la guerre fait baisser les recettes du secteur

Source : nos calculs sur base du tableau 5 et des theories des sections 11.2.22.1

11.2.2.2.3 Autres facteurs expliquant l' evolution des exportations 11.2.2.2.3.1. Les termes de rechange

Une pantie non negligeable du manque de performance du secteur d'exportation pendant les guerres de liberation se trouve expliquee par la deterioration des termes de l'echange. Les prix svnthetiques a l'importation et a l'exportation (necessaire pour le calcul des termes de l'echange) sont obtenus

l'aide du rapport entre les valeurs globales des importations et des exportations ; et les volumes globaux de celles<i. Ces prix svnthetiques apparaissent dans le tableau suivant :

TABLEAU 6 : LES PRIX UNITAIRES SYNTHETIQUES A L'IMPORTATION

fen S U.S. la tonne}

 


·

 
 
 
 

1997

1998

1999

2000

2001

Valeur des importations

421,2811

368 3030

257 1009

279 9288

205 8754

Volume des importations

30686,20

44836,462

30762,801

22033,911

28194,065

Prix svnthetique l'importation

13728,6

8218,8

8357,57

12,7044

7302

TABLEAU 7 : LES PRIX UNITAIRES SYNTHETIQUES A L'EXPORTATION

( en $ U.S. la tonne)

 

1997

1998 1999 , 2000 2001

Valeux des exportations

7,20567

5,21426

4,48049 12,4038 9,85029

Volume des exportations

2919,10

6327,025

5046,61

4661,527 3978,56

Prix svnthetique a l'export.

2468,4

824,1

887,8

2660,8 2475,8

Source : rapport de rO.C.C.

Des tableaux ci-dessus se degage revolution des termes de l'echange pendant la deuxieme periode d'en.ide. Cette evolution se lit dans le tableau suivant :

TABLEAU 8 : LES TERMES DE L' ECHANGE (1997-2001)

1997

1998

1999

2000

2001

Indice de volume exporte 1

2,1674

1, 7288

1,5969

1, 3629

Variation de I I indice

1,1674

- 0, 4386

0, 1319

0, 23396

Indice de volume importe

1

1,46112

1,00249

0,7189

0,91878

Variation de rindice

 

0,46112

0,45869

0,28443

0,20078

Terme de rechange brut

 

2,531

0,9562

0,4637

1,16525

Indice de prix a l'export 1

0,3339

0,3597

1,0779
·

1,0030

Variation de Yindice

0,6661

0,0258

0,7182

0,0749

Indice de prix a 1' import 1

0,5986

0,6087

0,92539

0,53188

Variation de l' indite

0,4014

0,0101

0,31669

0,39351

Termes de l'echange net

1,6594

2,5544

2,2678

0,19033

Source : nos calculs sur base des tableaux 6 et 7 selon le Rapport de l'O.C.C.

Lon constate du tableau ci-haut une deterioration globale des termes de l'echange pendant la deuxieme periode d'etude.

Les recettes totales pour la periode ont connu une baisse de 1.991.410 S U.S. par rapport a l'annee anterieure.

Cette deterioration n'a kit qu'accentuer le desequilibre dans le commerce exterieur du Sud-Kivu; cela s'entrevoit facilerrient par le taux de couverture desequilibre de La seconde periode, soil :

Valeur des exportations 39,1545

Taux de couverture X 100 -- X 100 --- 2,5546

Valeur des importations 1532,689

Cette deterioration des termes de l'echange traduit une augmentation plus rapide des prix a l'importation par rapport aux prix a l'exportation.

11.2.2.2.2. Les structures economiques et sociales

L'inefficacite des structures gouvernementales et adrninistratives du Sud-Kivu se volt darts les inquietudes des opera teurs economiques exportateurs. Ceux-ci se plaignent d'une fiscalite rigide-14, d'un personnel administratif demotive et de l'absence des services appropries a la diffusion des connaissances moderns susceptibles d'ameliorer la productivite dans le secteur d'exportation.

S

Caracterises sont encore les structures econorniques : les exportateurs n'ont pas encore constitue un service d'etude des marches strangers. Ces exportateurs s'en remettant a leurs clients traditionnels (dont la plupart ne sont que des intermediaires de seconde main, sinon des sous-traitants.)

Lon constate aussi l'inexistence de partenariat entre les exportateurs locaux. Les operations d'intermediation financiere ne se limitent, le plus souvent, qu'a des depots pour le reglement des redevances administratives (taxes, cautions, ...) les devises achevant leur parcours sur des marches paralleles de change ou elles sant carrement contournees par des transactions sous forme de troc international.

" Lors de nate entreben avec le Directeur de l'AGETRAF, celui-ci nous a pane de la taxation excessive lors de revacuation des produits exportes taxation pouvant atteindre 30% de leur marge beneficialre

Chapitre III. STRATEGIES D'ATTENUATION DES CONTRAINTES DE GUERRE

Un travail n'etant scientifique que si a un probleme souleve it propose des solutions, dans ce chapitre nous tacherons de proposer des solutions aux problemes precedemment souleves.

111_1. Strategies dans la production

Les causes principales qui conduisent a la baisse de volume dans I'agriculture d'exportation proviennent plutot d'un cas de force majeure (ici les guerres) ; a cet effet, nous recommanderions aux operateurs economiques du secteur

de faire pression sur l'autorite rebelle en place, enfin qu'elle &courage les pratiques delovales de nouveaux entrants dans la filiere (pratique qui consistent a l'importation illegale des facteurs des productions, a l'evasion fiscale pratiquee par des entreprises militaro-industrielles qui ne se soumettent pas a la legislation regissant les entreprises exportatrices locales.)

de concevoir une politique de partenariat et d'investissement durable a proposer aux operateurs economiques strangers qui se sont investis dans les nouvelles pratiques economiques, nees des guerres, qui sont nefastes pour ceux qui v participant a long-terrne.

Les entreprises exportatrices, surtout les plantations des cultures de rente, quant elles

de denoncer les entreprises illegalement constituees ; cela par la reactivation de leur chambre de commerce.

de rechercher et de publier les rapports sur les mefaits de i'environnement actuel sur chaque entreprise.

de denoncer les mises en faillite et de trouver des moyens a meme de soutenir les entreprises du secteur qui sont plus prejudiciees par l'environnement de guerres actuelles (en reclamant, par exemple, is retrocession des fonds Acmes au F_P.I. qui ne realise meme pas le quart de ses objectifs)

11.2. Strategies dans l'acheminement

L'attenuation des problemes rencontres dans l'acheminement passerait par une relance, si rninirne soit-elle, de l'accessibilite des exportateurs au credit bancaire. Cette accessibilite qui ameliorerait le reveriu de ceux-ci en leur permettant de realiser des economies sur les differences de change qui sont a leur defaveur dans les marches paralleles ou lors des operations de troc moderne (livraison des produits exportes en contre-partie des marchandises que certains d'entre eux importent.)

Ce qui, grace au credit documentaire, reintegrerait les institutions financieres locales dans les activites d'exportation et limiterait le nombre d'intermediaires strangers au profit des nationaux.

L'attenuation an niveau de l'acheminement pourrait aussi porter sur la conscientisation des exportateurs. Conscientisation portant sur le mefait de l'evasion fiscale et d'autres pratiques malhonnetes qui, en fin de compte, amenent l'autorite rebelle en place a alourdir son imposition fiscale pour couvrir les redevances non encaissees au tresor public.

CONCLUS ION

Tout au long de ce travail d'identification et d'analyse des problemes d'exportation nes des guerres de liberation au Sud-Kivu, nous avons procede comrne suit :

Le travail a ne_cessite au prealable un parcours des theories des echanges internationaux de diverses ecoles de pensee economique.

Ces ecoles quoique unanime sur l'avantage des echanges internationaux, ont releye les limites de ceux-ci. Les limites des echanges etant dues aux fortes concentrations des exportations en quelques produits ou en quelques pays-debouches, a la deterioration des termes de l'echange et a l'inefficacite possible des structures socio-economiques du pays exportateur.

Dans un deuxieme temps, nous avons decrit la genese et !'evolution des guerres ainsi que l'etat des exportations du Sud-Kivu pendant la deuxieme periode d'etude. Ces elements nous ant permis d'identifier les problemes d'exportation afferents a cette periode.

Par des techniques quantitatives, nous ayans analyse les evolutions de ces differentes donnees et avons confronts les resultats obtenus a nos hypotheSes de depart. Au terme de notre travail, nous avons considers nos hypotheses et les resultats de l'analvse ont confirms, pour la deuxieme periode :

- - la baisse de l'offre !'exportation des produits agricoies et industriels
29,58% ).

la baisse globale des recettes issues des exportations

la baisse des revenus obtenus par la main d'oeuvre du secteur ( +65% )

- - la baisse des recettes publiques issues des exportations (#177;62% )

- l'augmentation de I'offre a !'exportation des minerals (qui a cru de 111, 7%) et de

leur part dans les recettes totales (70%)

le caractere conjoncturel des effets de guerres sur les exportations.

Pour attenuer les contraintes auxquelles les exportations faisaient face, nous avons suggere principalement :

la reorientation de la fiscalite pratiquee dans le secteur, par le maintien Line
proportionnalite entre les revenus administratifs et ceux du secteur.

La rehabilitation d'un minimum de I'infrastructure du secteur des exportations.

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Quantite des exportations du Sud-Kivu (1992-2001) P.

Tableau 2: Effectif des entreprises exportatrices permanentes et de leur main d'oeuvre (1996 et 2001) P.

Tableau 3 : Recettes des exportations des produits dominants et autres (1992-2001) P.

Tableau 4 : Coefficient moven de concentration des exportations du sud-kivu (19921996 et 1997 - 2001) P.

Tableau 5 : Recettes percues par les intermediaires a l'exportation (1992-2001) P. Tableau 6 : Les variables d'exportation et les variables de guerre (1997-2001) P. Tableau 7 : Resultat des correlations entre guerre et variables d'exportation. P. Tableau 8 : Les prix unitaires svnthetique a l'exportation. P.

Tableau 9 : Les prix unitaires synthetique a ['importation. P.

4

Tableau 10 : Les termes de l'echange (1997-2001) P.

LISTE DES GRAPHIQIJES

Graphique I : Evolution des Q-uantites exportees des produits dominants (19922001) P.

Graphique 2 : Evolution de ti effectif des entreprises exportatrices permanentes et de leur main d'a.uvre (1996 et 2001) P.

Graphique 3 : Evolution des Recettes des exportations des produits dominants

Graphique 4 : Evolution des Coefficients rnovens de concentration des exportations du sud-kivu. P.

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II. RAPPORTS ET REVUES

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2. Division Provinciale du travail et de la Prevovande sociale, Rapports annuels (19% et 2001)

3. Office Congolais de Controle/Sud-Kivu, Rapports annuels (1992-19%) 4_ Office des Douanes et Accises/5ud-Kivu, Rapports annuels (1992-2001)

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4. BEGUIN H., Aspect structures du commerce exterieur des pays sousdeveloppes, in revue tiers-monde, tome 4 janv.-join 1963.

ITable de matieresi

DLDICACE 2

AVANT PROPOS 3

SIG LES ET ANACRONYMES 4

INTRODUCTION

0.1. PROBLEMATIQUE ET HYPOTHESES DE TRAVAIL 5

02 CHOIR ET INTERET DU SUJET 7

3. OBJECTIFS ET DELIMITATION DU SUJET 8

4. METHODOLOGIE ET SUBDIVISION DU TRAVAIL 8

CHAPITRE I : REGARD SUR L'ECONOMIE D'ECHANGE 10

1.1. Notions theoriques sur les echanges internationaux 10

1.1.1. Les echanges dans 1a pens& economique 10

1.1.2. Importance des echanges pour une economie 14

1.1.3. Limite des echanges pour une economic 15

CHAPITRE H ENVIRONNEMENT DE GUERRE ET PROBLEMES D'EXPORTATION

1 L'environnement de guerre 18

II .1.1. La premiere guerre 18

II.1.2. La deuxi&ne guerre 20

11.2. LES PROBLEMES D'EXPORTATION 21

11.2.1, IDENTIFICATION SECTORIELLE DES PROBLEMES

PRINCIPAUX 21

11.2..2. ANALYSE SECTORIELLE DES PROBLEMES PRINCIPAUX 24

CHAPITRE III . STRATEGIES D'ATTENUATION DES CONTRAINTES39

DE GUERRE 39

iII.1 . Strategies dans la production 39

112. Strategies dans racherninernent 40

46

LISTE DES TABLEAUX 42

LISTE DES GRAPHIQUES 42

BIBLIOGRAPHIE 43

TABLE DE MATIERES 45







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Appel aux couturier(e)s volontaires

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Moins de 5 interactions sociales par jour



BOSKELYWOOD from Ona Luambo on Vimeo.