WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Contribution à  l'élaboration d'un plan d'aménagement du bassin versant de la rivière Coupe à  l'Inde

( Télécharger le fichier original )
par Bernard ULYSSE
Université d'Etat d'Haà¯ti , Faculté d'Agronomie et de Médecine Vétérinaire (FAMV) - Ingénieur-Agronome 2008
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

4.5.- Les exploitations agricoles du Bassin versant

4.5.1.- Performances économiques des E.A enquêtées

Plus de 80% des paysans du BV pratiquent de l'agriculture qui constitue leur principale source de revenus. Confrontés à une agriculture de subsistance, les moyens de production disponibles ne permettent aux agriculteurs de gagner beaucoup d'argent. Pour tirer quelque chose de l'agriculture, ces exploitants ont consenti des efforts considérables. Mais en dépit de tout, nos enquêtes ont révélé que très peu d `exploitations agricoles accusent une certaine performance et disposent d'un revenu plus ou moins acceptable.

Cependant, dans la grande majorité des cas, on peut affirmer que les revenus agricoles bruts annuels des exploitants du BV sont extrêmement faibles. Le tableau suivant illustre bien les différentes classes de revenus dans les 54 exploitations agricoles enquêtées.

Tableau # 10 : Classe des revenus agricoles bruts annuels des E.A enquêtées pour l'année 2007

Classe des revenues

Nombre d'exploitants

Pourcentage du total

Moins de 4 000 Gdes

4000 à 6 000 Gdes

6000 à 8000 Gdes

8000 à 10 000 Gdes

Plus de 10 000 Gdes

30

8

5

5

6

55.5

14. 8

9.3

9.3

11.1

Total

54

100

Source : enquête de l'auteur (Août- Sept2007)

4.5.2.- Typologie des exploitations enquêtées

En fonction des moyens de production (taille des parcelles, type de main d'oeuvre, mode de tenure) et le type d'écosystème en question, les exploitations agricoles sont catégorisées en cinq (5) types :

· Type I

Possédant une superficie inférieure à 0.5 Cx, ces exploitants ne pratiquent l'agriculture que dans la zone sèche du BV. Le maïs, le petit mil, la patate douce, l'arachide, le pois congo constituent leurs principales cultures. Ils pratiquent une agriculture pluviale, sujette très souvent à toute sorte d'aléas climatiques. La quasi totalité des produits agricoles récoltés est destinée à l'autoconsommation. La seule campagne agricole existante ne dépend que de la saison pluvieuse. La durée de jachère est environ 5-6 mois. Ne possédant pas de gros bétail, ces exploitants n'ont que quelques caprins et des volailles. Certains d'entre eux ont pris des bovins en gardiennage. Le faire valoir indirect est le mode de tenure qui prédomine dans ce type. Ils gagnent un revenu moyen annuel de 2164.7 gourdes provenant surtout de l'élevage. Pour l'exécution des activités agricoles, ces exploitants ne font pas appel à la main d'oeuvre externe « chenn ». Par contre, la main d'oeuvre interne et l'entraide mutuelle « Sosye » demeurent la forme dominante de travail. En général, l'outillage agricole se compose d'une houe et d'une machette. Pour survivre, ces exploitants sont contraints à vendre leur force de travail. En dehors des activités agricoles, le commerce du charbon de bois constitue une source très importante de revenus pour ces exploitants.

· Type II

Ce sont des exploitants agricoles qui mettent en valeur une superficie allant de 0.5 à 1 Cx, mais leurs parcelles sont situées aussi dans la zone sèche. Ils représentent 18.5% des exploitations agricoles enquêtées. Ils pratiquent le même système de culture que ceux du type I . Ils font rarement appel à la main d'oeuvre externe, mais l'entraide mutuelle « sosye » reste toujours la forme dominante de travail. Leur cheptel comprend en moyenne 1 bovin quelques caprins, 1 âne et des volailles. Certains d'entre eux ont quelques animaux pris aussi en gardiennage. Ils gagnent un revenu moyen annuel de 3 016.7 gourdes. Certains pratiquent des activités extra agricoles comme la gageure, le métier maçonnerie, etc. Le commerce du charbon de bois est pratiqué aussi. Ils représentent 40.7% des exploitants agricoles enquêtés.

· Type III

Les exploitants de ce type possèdent la même quantité de terre que ceux du type II, mais leurs parcelles se trouvent dans la zone irriguée. Bénéficiant d'un système d'irrigation fonctionnel, ils pratiquent des cultures maraîchères telles que : la tomate, l'oignon, le piment, puis le riz en monoculture. Une partie des produits récoltés est destinée à la commercialisation. La durée de jachère est très courte, ce qui influe sur le niveau de fertilité des sols. Pour résoudre le problème de fertilité, ils recourent à des apports d'engrais chimiques. Ils possèdent environ 1 à 2 bovins. Ils pratiquent de l'élevage en transhumance, car la zone sèche constitue un milieu propice pour l'élevage libre après les récoltes. Les opérations culturales sont effectuées non seulement par la main d'oeuvre externe, mais l'entraide mutuelle est aussi pratiquée. Gagnant un revenu moyen annuel de 8 474.2 gourdes, le coût du fermage ajouté à celui des intrants agricoles (engrais, semences) pèsent lourdement sur leur revenus. Ils représentent 16.7% des exploitations agricoles enquêtés.

Ø Type IV

Ce sont des exploitants qui détiennent une superficie supérieure à 1 Cx, mais travaillent seulement dans la zone sèche du BV. Ils utilisent très souvent la main d'oeuvre externe, mais l'entraide mutuelle est pratiquée de façon irrégulière. Ils regroupent 13 % des exploitations agricoles enquêtées. Leur cheptel se compose en moyenne de 2 bovins, 1 équins, environ 3 à 4 caprins et des volailles. Une partie des produits récoltés est destinée à la commercialisation. Certains d'entre eux exercent des métiers comme la charpente, la menuiserie, l'ébénisterie, le sciage de bois etc. Gagnant un revenu moyen annuel de 4 535.2 gourdes, l'élevage reste toujours l'activité la plus génératrice de revenu. Certains d'entre eux vendent aussi le charbon de bois.

· Type V

Ce sont des exploitants qui détiennent une superficie supérieure à 1Cx, mais privilégiant les deux écosystèmes du BV.Ils regroupent 11.1% des exploitations agricoles enquêtées. Ils possèdent en moyenne 3 bovins, 2 équins, environ 5 à 6 caprins et des volailles. La plupart d'entre eux cèdent quelques bétails en gardiennage. Pour l'exécution des travaux agricoles, ils n'utilisent en majeure partie que de la main d'oeuvre externe « chenn ». Pour résoudre les problèmes de fertilité des sols, ils recourent à des apports d'engrais chimiques dans la zone irriguée. La plus grande partie des produits récoltés est destinée à la commercialisation. Gagnant un revenu moyen annuel de 14 355.8 gourdes, le coût du fermage dans la zone irriguée pèse très lourd sur leur niveau de revenu. Certains d'entre exercent de métiers comme la charpente, la menuiserie, l'ébénisterie, le sciage de bois etc.

Tableau # 11 : Typologie des exploitations agricoles

Type d'E.A

Nombre d'E.A

Pourcentage du total

I

II

III

IV

V

22

10

9

7

6

40.7

18.5

16.7

13.0

11.1

Total

54

100

Source : enquête de l'auteur (Août - Sept 2007)

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Ceux qui vivent sont ceux qui luttent"   Victor Hugo