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Les droits de l'homme dans l'ombre de la diplomatie internationale

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par Anna-maria Lukacs
Institut des Droits de l'Homme Lyon - Master 2 Théorie et pratiques des Droits de l'Homme 2008
  

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2.1.2 Difficultés rencontrées.

Une des premières difficultés que j'ai rencontrées étaient d'ordre linguistique. Tous les documents et sites internet sur lesquels j'ai travaillé étaient en anglais. Même si j'avais des bonnes bases en anglais, je savais que les premiers temps seraient difficiles puisque la pratique quotidienne me manquait Mais je me suis beaucoup plus vite habituée à l'usage quotidien de l'anglais qu'à la langue tibétaine. En effet les ressources sur lesquelles je travaillais étaient bien en anglais, mais tous les noms de personnes, de lieux étaient en tibétain auxquels je n'étais absolument pas habituée auparavant. Concrètement cela s'est traduit par une lenteur dans ma lecture comparative des différentes sources. L'objectif était de donner l'image la plus complète sur la situation tout en évitant les doublons. N'ayant pas l'habitude des noms en tibétain, il m'était très difficile de m'en souvenir s'il s'agissait bien des événements, des lieux et des personnes différents ou pas pour une même date.

Faute de pouvoir apprendre le tibétain en quelques semaines, j'ai remédié à ce problème par l'utilisation de la fonction "Trouver" du logiciel Word mais non fiable à 100% car il s'est avéré que les différentes organisations utilisent des orthographes différentes pour les mêmes noms de lieu ou de personne. Il fallait donc relire de nombreuses fois pour éviter les doublons ou les faux doublons.

N'ayant jamais rédigé auparavant un document aussi volumineux et à destination du grand public j'ai pris conscience pour la première fois des nombreuses difficultés que l'on peut rencontrer. J'ai du le relire au moins 20 fois et à chaque relecture je trouvais quelque chose à corriger.

La deuxième difficulté était d'ordre méthodologique. Comme je l'ai précisé plus tôt ce qui fait la force du CTDDH est sa fiabilité. J'ai également précisé que l'une des sources complémentaires qui m'apportait le plus d'information était le TIN. Le problème avec le TIN était qu'il ne précisait pas suffisamment leurs sources. Les informations publiées n'étaient accompagnées que du nom de l'organisation et de la date à laquelle les événements ont été rapportés par la source en question mais sans l'auteur, sans la date de publication, sans le lien exact auquel on pouvait le retrouver. Ainsi pour pouvoir respecter le protocole de toute publication et qui est aussi celui du CTDDH, j'ai du rechercher la source première et exacte de plus de 80 paragraphes sur Internet.

Au delà des problèmes de droit d'auteur, un enjeu plus important était la fiabilité des informations provenant des autres sources. En effet, beaucoup d'événements publiés par les autres organisations dont le CTDDH en avait également connaissance n'ont pas été publiés par le Centre en raison de l'absence d'une confirmation suffisante. C'est pour cette raison, qu'une fois rassemblées toutes les informations que j'ai trouvé pertinentes, la moitié de l'équipe a du relire plusieurs fois le document avant d'accepter une version finale.

La troisième difficulté n'était pas directement liée à la rédaction du rapport mais plutôt à sa publication et a relevé un problème d'organisation qui à mon avis aurait pu être évité. En effet, au mois de mai, on m'a annoncé que le CTDDH devait être présent à la session de juin 2008 du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies (CDHNU) et que le document de base de sa présentation serait la brochure d'information sur laquelle j'étais en train de travailler. Je continuais donc dans cette optique, l'inquiétude commençait à me gagner, le délai approchant et le travail loin d'être terminé. Une des raisons du retard était que la vérification de mon travail par mes collègues a pris plus de temps que cela n'aurait du. Depuis le 10 Mars 2008 le Centre avait un travail urgent ce qui explique un relatif manque de temps mais n'explique pas qu'e l'un de mes collègues se soit littéralement endormi sur mon rapport pour finalement ne me donner que très peu de conseils pertinents. Heureusement un autre collègue s'y est attelé avec beaucoup plus de sérieux et j'ai enfin pu commencer à refaçonner le rapport, conformément aux exigences réelles du Centre.

Malheureusement le passage devant le CDHNU a été annulé à cause d'une mauvaise organisation En effet deux voyages devaient être organisés ensemble : le premier à Genève pour passer devant le CDHNU et le deuxième en Allemagne pour des discussions avec la Fondation Heinrich Böll. Le visa pour la Suisse a pu être obtenu dans les temps mais pas celui pour l'Allemagne J'ai trouvé cela frustrant non seulement parce qu'on m'a laissé dans l'ignorance mais également et surtout parce une belle occasion de s'exprimer devant une instance internationale a été ratée à un moment ou toute l'attention internationale se trouvait concentré sur la cause tibétaine.

Au bout d'un certain temps je me suis rendu compte que ce travail est le plus important de mon stage. Pour la première fois en charge d'un travail aussi volumineux, j'ai eu du mal à évaluer si la lenteur du processus était justifiée ou pas. J'en ai parlé au directeur qui m'a "réconforté" en me disant qu'un chapitre du rapport annuel demandait plusieurs mois de travail d'une personne et comme toutes les publications sont les résultats d'un travail d'équipe, le temps nécessaire aux corrections et vérifications s'ajoutait  ; le collègue qui m'a le plus aidée a confirmé en me précisant que la nature du rapport sur lequel je travaillais demandait encore plus de temps que d'habitude, en raison de la quantité des informations et des vérifications à effectuer. J'ai pris conscience de la nature complexe du travail de recherche et d'investigation. C'est un processus qui demande beaucoup de rigueur, de patience et de temps.

Néanmoins, les deux autres stagiaires, se plaignait également de l'absence de surveillance et de suivie de leur travail. J'ai l'impression que le directeur n'a pas très bien compris son rôle dans mon stage. Lors de mes recherches sur Internet je suis tombée sur une de leur page où ils ont publiés la démission de deux anciens employés l'année dernière. Les deux femmes ont démissionnés en raison d'une bourse qu'elles ont obtenu pour aller au Etats Unis et avant l'échéance des trois ans auquel elles étaient tenues par leur contrat de travail. Lorsque j'ai demandé à un de mes collègues ce que signifié l'obligation de trois ans, il m'a répondu que c'était un moyen de garder suffisamment longtemps les employés pour que le Centre puisse en profiter de la formation qu'il leur a fournit. En partant de ces faits je me dis que peut être ils pensent que ca vaut pas la peine d'investir du temps et de l'énergie sur la formation d'une stagiaire qui vas rester que pour quelques mois. En tout cas même sans la connaissance de tout le règlement du Centre concernant les employés, je considère que la publication des informations sur les circonstances de démission des employés n'est pas très éthique même si ils ont commis des fautes.

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"Il y a des temps ou l'on doit dispenser son mépris qu'avec économie à cause du grand nombre de nécessiteux"   Chateaubriand