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Déterminants de long terme de dépenses publiques de l'Education en RDC de 1980 à  2009

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par David TSHILEO
Université de Goma RDC - Licence en sciences économiques 2010
  

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I.2. LES THEORIES DE LA CROISSANCE ENDOGENE7(*)

Les théories de la croissance connaissent un renouveau depuis la fin des années 80 et le début des années 90. Les anciennes théories considéraient que celle-ci a des déterminants exogènes (généralement la croissance de la population active et celle du progrès technique). Elles postulaient donc que la croissance ne s'auto entretient pas et n'est pas un processus cumulatif. L'étude des divergences entre la croissance des différentes régions du monde et celle des phénomènes de crise semblent, au contraire, démontrer que la croissance n'est pas un phénomène naturel. Pour intégrer ces constatations, des économistes ont bâtis les théories de la croissance endogènes certains, néo-keynésiens et néolibéraux, se trouvent autour de ces nouvelles théories, donc les deux principaux représentant sont ROMER et LIVEAS. Le premier a lancé les termes de croissance endogène, et le second est le chef de fil des nouveaux économistes classiques. Ces économistes rejettent les politiques conjoncturelles, de l'Etat, mais acceptent que ce dernier puisse favoriser la croissance de longue période.

Trois principales distinctions sont prises par les théories de la croissance endogène : l'accumulation des connaissances et du capital technologique ; l'accumulation du capital humain et l'accumulation en dépenses d'infrastructures publiques.

ROMER considère que l'accumulation des connaissances est un facteur endogène de croissance. Il reprend en partie la théorie « learning by doing » déjà formulé par ARROW qui considère que c'est en produisant qu'une entreprise acquiert des expériences et donc des connaissances. Plus la croissance est forte, plus l'accumulation d'expérience et le savoir-faire est forte. Ce qui favorise la croissance et aussi installe le cercle vertueux. L'accumulation des connaissances produit des externalités positives.

Une entreprise accumule des connaissances qui lui permettent d'être plus performante, mais, qui serviront aussi les autres firmes grâce au « turn over » d'une main d'oeuvre ayan bénéficié du savoir-faire et a donc une productivité privée, mais également une productivité sociale (celle dont profite l'ensemble de l'économie et de la société). Alors que l'apprentissage par la pratique, par la pratique est à l'origine du progrès technique, ROMER estime que le taux d'accumulation des connaissances ne dépend pas seulement de la part des ressources que l'économie engage dans la recherche-développement, mais également de l'importance de nouvelles connaissances engendrées par l'activité économique elle-même.

A la différence de l'accumulation des connaissances, les modèles de base sur l'accumulation du capital technologique insistent généralement sur la problématique schumpétérienne8(*) de destructions créatrice et son impact sur le marché du travail.

C'est l'innovation et la R&D qui constituent le facteur résiduel ; plus les efforts de R&D sont plus les efforts de R&D sont important, plus la croissance est forte, et l'investissement.

Le premier modèle de croissance endogène avec capital humain est formulé par Lucas, qui plutôt que d'introduire le stock des connaissances sous formes d'externalités comme ROMER, considère des connaissances accumulatives et appropriables privatisable, procurent une inspiration individuelle à l'éducation. Ceci dans une inspiration proche du modèle de capital humain de BECKER9(*). La connaissance économique dépend donc en grande partie des efforts de formation individuels et sociaux, qui eux-mêmes dépendent de la capacité à épargner et donc de renoncer à une consommation présente pour investir dans l'éducation. Ainsi, la croissance est endogène et cumulative car la capacité en épargner de la formation d'une économie dépend du niveau de production et donc la croissance économique.

Bien que les pires fondateurs de la croissance endogène à savoir ROMER et LUCAS rejettent le rôle primordial de l'Etat, ils acceptent cependant que l'Etat doive favoriser la croissance de longue période. La question n'est pas de savoir si l'Etat doit intervenir ou non dans l'activité économique, mais de savoir comment et jusqu'où peut intervenir.

Barrow, démontre que la dépense publique est directement productivité et doit donc être considérée comme un facteur de fonction de production. La contribution du secteur public à la croissance comprend les dépenses d'éducation (afin d'accroître le capital humain) et de recherche-développement. Ces dépenses ont effet cumulatif, elles permettent d'augmenter la croissance qui, en élargissant l'assiette fiscale, induit un accroissement des recettes publiques et la dépense publique est un facteur de croissance.

A ces deux théories de l'éducation qui nous paraissent essentielles, nous pouvons mentionner quelques réflexions qui ont été faites par la suite, soit pour les infirmer soit pour les confirmer.

Entre autre on peut mentionner la théorie de filtre développée par ARROW. Les tests empiriques ont montré que la théorie du capital humain explique peu les faits. En particulier, des individus de même niveau obtiennent des gains très différents.

La théorie de BECKER10(*) a été remise en cause à la fois dans son développement et ses hypothèses. La formation et en particulier le diplôme, soit apporté de l'information sur la qualité des individus (intelligences, capacité de travail, ...).

L'éducation ne sert donc pas à accroître les capacités des individus mais à les identifier afin de pouvoir les filtrer. Le système productif filtre les individus en fonction des qualités qu'il recherche.

Les tests à l'embauche pourraient toutefois servir eux aussi de filtres, à un coût inférieur à celui du système éducatif.

Comme prolongement à la théorie du filtre SPENCE met en avant la théorie du signal. La théorie du signal est un prolongement sur le marché du travail de celle du filtre. Les employeurs sont considérés comme étant en asymétrie d'information vis-à-vis des offreurs de travail.

Ils disposent des données antagonistes telles que le sexe. D'autres, comme le niveau de qualification peuvent au contraire être modifié par les individus à la recherche d'un emploi. Le diplôme constitue donc un signal envoyé aux employeurs potentiels.

Il reste aux individus à choisir la formation d'envoyer le meilleur signal, soit celle qui offre le plus de possibilité pour trouver un emploi, soit le meilleur taux de rendement.

La réflexion sur les attitudes de choix de formation par les agents a conduit au développement de la théorie sociologique de l'individu rationnel. Les individus procèdent tout au long de leur carrière scolaire à des calculs avantages coûts.

Ces calculs s'opèrent non seulement sous la contrainte coûts matériels mais aussi et surtout sous l'influence des données sociologiques de chaque individu. Le rendement et le risque d'une formation sont valorisés différemment selon la classe sociale. Tel est également la théorie défendu par le modèle d'arbitrage entre notamment rendement et risque de MINGAT et EICHER.

* 7Dr. B KOMBA, Op. Cit., 2010

* 8 H.D. PERKINS, Op. Cit., p. 355

* 9 Idem, p. 357

* 10S. BECKER, Op. Cit., p. 36

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"Je ne pense pas qu'un écrivain puisse avoir de profondes assises s'il n'a pas ressenti avec amertume les injustices de la société ou il vit"   Thomas Lanier dit Tennessie Williams