WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Evaluation de la pratique transfusionnelle au Rwanda

( Télécharger le fichier original )
par Fulgence Nzabintwali
Université libre de Bruxelles - Master complémentaire en médecine transfusionnelle 2008
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

I. ADMINISTRATION DU SANG AU NIVEAU NATIONAL (CNTS) 2, 3,4,5

La situation ayant évoluée très rapidement sur une brève période sera présentée sous le mode historique.

· Le programme de transfusion sanguine a commencé en 1976 sous forme d'un projet de la Croix Rouge Rwandaise. Il a été financé par la Croix Rouge de Belgique (Coopération inter-Croix Rouge) en accord avec le Ministère de la Santé et un Centre National de Référence fut crée à Kigali. Il y avait quatre CTS (Kigali, Ruhengeri, Butare et Rwamagana) jusqu'à 1985, nombre qui est passé à 6 en 1986 (Kibuye et Gisenyi).

· Pendant la guerre et le génocide de 1994 à 1995 le service s'arrêta de fonctionner.

· La réhabilitation fut possible en 1995-1996 grâce au support de la Croix Rouge de Belgique, de l'OMS et de l'Union Européenne. Les CTS furent pendant cette période, réduits à 3 (Kigali, Butare, Ruhengeri) et dès 1997, les activités de transfusion retrouvèrent le niveau de 1993.

· En 1999, l'Union Européenne et la Croix Rouge de Belgique ayant arrété leur intervention, la Croix Rouge Rwandaise transféra sa responsabilité sur le Ministère de la Santé et le CTS de Kigali qui devint CNTS déménagea dans un nouveau bâtiment construit avec l'assistance du Luxembourg. Les autres centres Butare, Ruhengeri devinrent des Centres Régionaux (CRTS) auxquels se sont s'ajoutés des centres dits de « dépôt » (Rwamagana, Gihundwe, Karongi).

· En 2005, l'aide américaine fournie par le CDC/PEPFAR renforça le programme national.

· En mai 2006, un arrêté du Ministère de la Santé définit la politique nationale de transfusion sanguine (Annexe N°1) complété en 2007 par une loi apportant des précisions sur les missions, l'organisation et le fonctionnement du CNTS (Annexe N°2).

2 Ministère de la santé, Politique nationale de transfusion sanguine, Kigali mai 2006, 16p

3 Ministère de la santé, LOI N° 26/2007 DU 27/06/2007 portant création, missions, organisation et fonctionnement du CNTS, Kigali le 27 juin 2007, 17P.

4 Ministère de la santé, rapport annuel 2003 : la sécurité transfusionnelle, Kigali 2004, p48-51

5 Ministère de la santé, rapport annuel 2006: transfusion sanguine, Kigali mars 2007, p75-81

II. ORGANISATION ET GESTION DU CNTS (Kigali) 6,7,8,9,10

+ La direction du CNTS est assurée par un Directeur ( habituellement un médecin), contrôlé par une tutelle comportant le Ministère de la Santé et un Conseil d'Administration. Un rapport d'activité appelé Contrat de performance doit leur être fourni. Ce Directeur assure la direction des Centres Régionaux à la tête desquels se trouvent également des médecins directeurs. Ces centres régionaux assurent essentiellement une activité de collecte, les examens biologiques se faisant uniquement à Kigali. Après libération, les poches de sang retournent aux divers centres régionaux et de dépôt pour être distribuées aux centres hospitaliers.

+ Nos collectes (433 sites ; minimum 100 donneurs) assurent la totalité de l'approvisionnement en sang de notre pays. Elles sont en croissance malgré le fait que pour l'instant seules deux collectes annuelles soient pratiquées par site (fig1 et 2 ). Elles se font principalement dans le milieu rural (8 fois plus de dons en milieu rural qu'en milieu urbain ) où des bâtiments d'État sont mis à disposition et dans les écoles. Ce choix est guidé par souci de sécurité. Kigali fournit 58% des dons, suivi de Butare 24% et de Ruhengeri 18%. Le niveau de fidélisation n'est pas encore optimal. En 2006, 57,4% de nos donneurs étaient réguliers (défini par le fait qu'ils avaient fait au moins deux dons ). Il faut signaler que 77,2% des dons provenaient de sujets masculins. Cet état de fait peut s'expliquer par le fait que les femmes ont des grossesses multiples (5 enfants en moyennes) et peuvent souffrir de carence martiale.

6 Ministère de la santé, LOI N° 26/2007 DU 27/06/2007 op cit, 17P

7 Ministère de la santé, Rapport annuel 2003 op cit, p48-51

8 Ministère de la santé, Rapport annuel 2004 : la sécurité transfusionnelle, Kigali 2005, p12-14

9 Ministère de la santé, rapport annuel 2006, op cit 2007, p75-81

10 Nkurunziza J., Base mondiale de données sur la sécurité des dons de sang (GDBS) 2006, Collecte de données pour la période janvier 2006-décembre 2006 Rwanda, Kigali, février 2007, 14p (ANNEXE N° 5)

Fig 1 : Evolution du nombre de dons

Cette figure montre que le nombre de don augmente chaque année.

Fig 2 : Répartition des dons selon le lieu de collecte de sang (Ecoles principalement en zone urbaine )

4

Cette figure nous montre un double message ; d'une part nos donneurs proviennent en milieu

Rual

3

rural d'autre part les écoles essentiellement du milieu urbain (ou semi-urbain) sont bien

Ece

0

représentées.

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Et il n'est rien de plus beau que l'instant qui précède le voyage, l'instant ou l'horizon de demain vient nous rendre visite et nous dire ses promesses"   Milan Kundera