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Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique: bilan et perspectives

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par Thierry Katanga wa katanga
Universite de Kinshasa - Licence 2008
  

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EPIGRAPHIE

L'Europe ne s'est pas faite en un jour ou en un an, c'est une vielle

idée qui a mis des années à se concrétiser.

Jean Monnet

DEDICACE

A mes parents KATANGA MULEND' ILUNGA Faustin et KABUJIKA BAMANYA Joséphine.

A mon Grand frère, Gilbert KABANGU WA KATANGA

et à sa femme Florence ainsi que mes neveux :

Marlon et Bryan KABANGU et Héritier MUKENDI.

REMERCIEMENTS

Nos remerciements les plus sincères s'adressent à monsieur le Professeur Oswald NDEYSHO RURIHOSE, qui a consenti à la direction de cette oeuvre scientifique. Nous tenons aussi à exprimer notre gratitude en l'endroit de l'assistant BALINGENE qui a suivi l'évolution de ce travail avec une attention soutenue. Leur rigueur et leur objectivité nous a été d'une grande utilité dans la formation d'homme de science.

Je tiens à remercier toute ma famille : mes parents, KATANGA MUKENDI ILUNGA Faustin et KABUJIKA BAMANYA Joséphine ; mes frères : KAPITA KATANGA Yannick, KABANGU WA KATANGA Gilbert ainsi que sa femme Florence et leurs enfants : Marlon et Bryan ; MUKENDI WA KATANGA et sa femme Patience ainsi que leur enfant Heriteir ; mes soeurs : FWAMBE KATANGA Micheline, Lyly NGALULA et TSHANDA NGALULA Dorcas. Qu'ils trouvent à travers ce travail le fruit de leur soutien moral et financier.

Nos particuliers remerciements vont à l'endroit de Mlle NGALULA TSHIBAMBA Diane, pour tous ses conseils et son soutien. Qu'elle trouve ici l'expression de toute notre affection gratitude.

Que tous mes cousines et cousins, tantes et oncles : Nelly MALUMBA, Sandra MAFUTA, Claude MALUMBA, Chris ILUNGA, Thierry MALUMBA, Olivier KABANGU, Tante marie, Oncle Albert ; reçoivent notre gratitude.

Enfin à tous nos amis, camarades et connaissances : Eddy KAPEPULA, KITOKO BAMBA, Neville NZONSI, Papy TSHIBANDA, Jeampy KABENGELE, Honoré KATAMBA, Jeancy KAZADI, Gédéon MANGA, Serge KASONGO, Vena SIDI, Noella MIANDABU, Natacha. Qu'ils trouvent ici l'expression de notre profonde gratitude.

KATANGA WA KATANGA Thierry

INTRODUCTION

I. PROBLEMATIQUE

Le continent africain s'est retrouvé, au lendemain de la vague des indépendances des années 1960, avec une multitude d'Etats, politiquement fragiles et économiquement faibles. Ces Etats, fraîchement affranchis de la colonisation, sont demeurés dans le sous-développement.

Cela étant, l'Organisation des Nations Unies (ONU), à travers les Nations Unies, s'est trouvée dans l'obligation de concevoir et de mettre en oeuvre des stratégies de développement pour ainsi permettre aux Etats du Tiers monde en général et de l'Afrique en particulier de se lancer dans un processus de développement. D'abord l'ONU a eu à reposer sa stratégie sur les institutions de Bretton Wood. Ces dernières consacraient les principes des emprunts remboursables et d'aide au développement. Ensuite viendront les décennies des Nations unies pour le développement, basées sur la croissance économiques. Dans la recherche des stratégies favorables pour le développement de l'Afrique , la Résolution 1995 (XIX) du 30 décembre 1964 de l'Assemblée Générale des Nations Unies va constituer la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED), dont l'un des principaux buts était « de favoriser l'expansion du commerce international, principalement en vue d'accélérer le développement économique et en particulier le commerce entre pays ayant atteint des niveaux de développement différents , entre pays en voie de développement et entre pays à systèmes économiques et sociaux différents en tenant compte des activités des organisations internationales existantes,... »1(*)

Cette dernière stratégie des Nations Unies, reposant exclusivement sur les principes d'aide au développement et l'équité dans le commerce international, donnait une lueur d'espoir aux pays africains face à la volonté des pays riches d'oeuvrer pour une plus grande justice dans la répartition du bien-être économique et social entre les nations du monde.

Malheureusement ces stratégies des Nations Unies pour le développement se sont avérées inopérantes. L'inefficacité et la non-application intégrale de ces stratégies ont été constatées par une déclaration, prise par les ministres africains réunis à Rabbat en juin 1972, relative à l'analyse des travaux sur la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement. Dans cette déclaration les dirigeants africains ont constaté que « tant des principes heureux n'ont finalement débouché que sur des résultats décevants, et la plupart des résolutions de la CNUCED et même celles des Nations Unies se situent en déça des résultats attendus de la stratégie des Nations Unies pour le développement en Afrique ; aussi la moitié des résolutions de la CNUCED ne recevra pas l'adhésion des pays développés.. »2(*).

L'échec de ces stratégies des Nations Unies pour le développement se vérifiait également à travers le faible taux de croissance par habitant connu par un grand nombre des pays africains durant la période allant de 1960 à 1971. Ainsi, le Maroc avait enregistré avec -0,4 % de croissance en 1960 et 1,9% en 1971 ; le Zaïre, -3,3 %en 1967 et 0,6 %en 19713(*).

Cependant, vers la fin des années soixante et le début des années soixante dix, en réponse à l'échec des stratégies des Nations Unies pour le développement et à la suite de la détérioration continue de la situation monétaire internationale et des incidences néfastes de cette détérioration sur les économies des pays africains, les dirigeants africains à travers l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA), décideront de s'organiser pour le développement de l'Afrique.

C'est ainsi qu'en collaboration avec la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique et la Banque africaine de Développement, l'OUA avait organisé une première Conférence ministérielle africaine sur le Commerce, le Développement et les problèmes monétaires, tenue à Abidjan (Cote d'Ivoire) du 09 au 13 mai 1973. A l'issu des travaux de cette Conférence, un projet de Charte africaine sur la coopération, le développement et l'indépendance économique de l'Afrique fut présenté à la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'OUA. Lors de sa 10ième session ordinaire tenue à Addis- Abeba (Ethiopie) en 1973, elle l'adopta sous forme de Déclaration. Celle-ci consignait les principes généraux, les objectifs prioritaires, les orientations fondamentales ou les grandes lignes que les Africains voulaient respecter pour accélérer leur développement4(*).

En 1979, la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'OUA réunie en 16ième session ordinaire à Monrovia (Liberia) du 17 au 20 juillet 1979 adopte la Stratégie de Monrovia sur les perspectives du développement et de croissance en Afrique à l'horizon 2000. Ensuite viendra le Plan d'Action de Lagos. Celui-ci sera adopté par la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'OUA réunis en Sommet à Lagos au Nigeria en octobre 1980, en vue de mettre en oeuvre la stratégie de Monrovia. La Plan d'Action de Lagos devrait contribuer à l'instauration d'un nouvel ordre économique de l'Afrique fondé sur l'autosuffisance individuelle et collective, la coopération et l'intégration économique5(*).

Le 3 juin 1991, le Traité d'Abuja, à son tour, instituera la Communauté Economique Africaine. Cette dernière vise pour 2025 un marché commun à l'échelle du contient sur la base des communautés économiques régionales6(*).

Force est de constater que toutes ces 5 stratégies de l'OUA pour le développement n'ont pas donnée des résultats escomptés, économiquement et politiquement. Les causes de l'échec constaté pour certaines et du défaut de la mise en application pour d'autres proviennent pour la plupart non seulement de la crise économique et commerciale dans beaucoup des pays africains , de manque des moyens financiers nécessaires à la réalisation de ce plan d'actions, de manque de volonté politique des dirigeants africains ; mais aussi de l'opposition des bailleurs de fond notamment la Banque mondiale qui, a travers le fameux Rapport Berg, avait écarté le Plan d'Action de Lagos pour imposer le Programme d'Ajustement Structurel7(*), au milieu des années 80 ; prônant ainsi la libéralisation économique, le désengagement de l'Etat et l'ouverture à l'international en vue de parvenir à une insertion dans l'économie mondiale.

A l'aube du 21ième siècle, la transformation de l'OUA en Union africaine a coïncidé avec le lancement par l'ONU des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD)8(*) afin de permettre à tous les pays du monde de profiter de la mondialisation tout en réduisant la pauvreté de moitié d'ici 2015.

Et c'est dans ce même ordre d'idée que sera conçu à Abuja (au Nigeria) en octobre 2001, le «  Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique », NEPAD (en anglais) ou NOPADA (en français) en sigle, afin de relever les défis du développement de l'Afrique à l'ère de la mondialisation et du XXIième siècle.

A cet effet, ce programme de développement de l'Afrique nous amène à relever les problèmes ci-après :

- le NEPAD a-t-il des chances de réussir ou s'agit-il d'un plan de plus à ajouter dans la liste des échecs des stratégies de développement de l'Afrique ?

- quels en sont les mécanismes de mise en oeuvre, les particularités et les défis à relever ?

- quelles sont ses capacités à développer l'Afrique ?

- qu'en est-il de son bilan depuis son adoption comme programme économique de l'Union africaine ?

* 1 Point 3 de la Résolution 1995 (XIX) du 30 décembre 1964 portant constitution de la Conférence des Nations unies sur le Commerce et le Développement - CNUCED

* 2 § 6 de la Déclaration de l'OUA de juin 1972 relative l'analyse des travaux de la CNUCED

* 3 KAMANDA WA KAMANDA, Le défi africain, une puissance qui s'ignore, Paris, éd. Afrique Biblio Club

(ABC), 1976, p. 132.

* 4 KAMANDA WA KAMANDA, op. cit, p.45

* 5 www.wikipedia.org/strategie de Monrovia du 12 aôut 2008

* 6 BRODIN, (C.), «  Le NEPAD, une initiative politique de l'Afrique penser son développement au

XIXième Siècle », Paris, Panthéon - Assas, p.35.

* 7 www.worlbank.org du 12 août 2008

* 8 Réduction de l'extrême pauvreté et de la faim, éducation primaire pour tous, suppression des disparités homme/femmes, réduction de la moitié de la moralité infantile, amélioration de la santé maternelle, combattre le VIH/SIDA, le paludisme et autres maladies, assurer un environnement durable, mettre en place un partenariat mondial pour le développement.

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