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L'insécurité alimentaire dans la région du Nord au Cameroun: représentations sociales, stratégies de lutte et enjeux

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par Alain Christian ESSIMI BILOA
Université de Yaoundé I - Master en sociologie 2010
  

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CHApiTRE 4 :
L'AppoRT DEs oRGANisMEs
iNTERNATioNAuX DANs LA LuTTE
CoNTRE LE pHENoMENE DE
L'iNsECuRiTE ALiMENTAiRE

Les efforts des populations dans leur lutte contre l'insécurité alimentaire ne réussissent pas toujours à résoudre ce problème. Le Cameroun étant membre à part entière du système des Nations Unies dont il a été respectivement sous mandat (quand l'ONU était encore dénommée Société Des Nations SDN) et sous-tutelle, bénéficie à ce propos de ses services au travers de ses organes spécialisés. Les princioaux organismes des Nations Unies spécialisés sur les questions alimentaires et dont on explore les mécanismes au Cameroun sont la FAO et le PAM.

I- LE FONDS DES NATIONS UNIES POUR L'ALIMENTATION ET L'AGRICULTURE (FAO)

Cet organisme a vu le jour en 1945 pour améliorer l'état nutritionnel, le niveau de vie, la production agricole et les conditions de vie des populations. Parmi les objectifs spécifiques qui lui ont été assignés, il y a entre autres combattre la faim et la pauvreté en oeuvrant pour le développememt agricole ; fournir une aide directe au développement ; conseiller les gouvernements en matière de politique et de planification agricoles.

La FAO est avant tout un organisme de développement et ses activités de secours reflètent cette vocation. Elle aide les pays à prévenir les situations d'urgence agricole et alimentaire et à se préparer en conséquence. Elle donne rapidement l'alerte en cas de catastrophes naturelles et humaines sur la production agricole et sur les disponibilités alimentaires locales. Elle évalue les besoins de secours immédiats pour la reprise à plus long terme ; elle fournit des intrans et des services agricoles aux agriculteurs dans les zones touchées. Elle aide les pays à planifier et à réaliser les travaux de redressement et de reconstruction du secteur agricole et à concevoir des programmes et des projets qui permettront une reprise durable et les rendront moins vulnérables à de nouvelles catastrophes.

Siège de la FAO à Yaoundé (en réfection)
Photo Alain Christian ESSIMI BILOA

Le Cameroun a signé l'accord de siège avec cette institution le 02 septembre 1978 avec pour mission d'appuyer le gouvernement dans sa politique de lutte contre la pauvreté et le renforcement de la sécurité alimentaire. La FAO est basée à Yaoundé au quartier Bastos et son représentant-résident actuel est le canadien Ousmane GUINDO, désigné le 01 mars 2008.

Ses domaines d'intervention sont :

- le développement des capacités nationales dans les secteurs agricole, agropastoral, forestier et halieutique ;

- l'appui aux institutions agricoles privées et publiques ;

- le développement des petites et mmoyennes entreprises du secteur agricole et agroalimentaire pour la mise en place des infrastructures en milieu rural (eau potable, marchés, barrages d'irrigation, pistes agricoles ...) ;

- l'intervention en situation d'urgence et de lutte contre les calamités naturelles ménaçannt la sécurité alimentaire (criquets migrateurs, oiseaux granivores, sécheresse, inondations...) ;

- l'élaboration et le respect des normes alimentaires.

La FAO veut aider les communautés agricoles à prévenir les effets les plus dommageables de la sécheresse en améliorant les pratiques de gestion des ressources en terres et en eau, en introduisant les variétés tolérantes à la sécheresse et en encourageant la diversification des cultures et l'adoption de systèmes d'exploitation qui constituent des sources nouvelles d'alimentation et de revenu. Le système d'alerte rapide au niveau national comme au niveau mondial est particulièrement efficace dans le cas de catastrophes dont l'apparition est lente, comme la sécheresse : en effet, ces alertes sont fréquemment une question de vie ou de mort pour les populations touchées.

Dans le cadre de la lutte contre l'insécurité alimentaire au Cameroun, la FAO finance des projets agricoles et organise des téléfood.

I-1 Le financement des projets agricoles

Plusieurs projets liés au secteur agricole ont été financés ou sont en cours de financement par la FAO. Il en sera donné quelques illustrations. En juillet 2008, un protocole d'accord avec le MINADER a été signé dans le but de secourir les jeunes petits producteurs agricoles camerounais par l'approvisionnement en engrais et semences. Ledit projet a été approuvé le 01er mars 2009 de la même année. Ses objectifs sont :

- la formation et l'installation des jeunes agriculteurs ;

- le renforcement en mécanisation aggricole dans les écoles d'agriculture ;

- le développement de la culture attelée ;

- le développement des unités de montage de tracteurs et machines agricoles ; - la formation et l'installation des artisans ruraux.

Egalement, un accord de 190 millions de F.CFA a été signé pour améliorer les semences agricoles dans l'optique d'augmenter la production et assurer l'autosuffisance alimentaire. Dans la région du Nord mais aussi dans l'Extrême-Nord, la FAO appuie les organisations paysannes par la multiplication et la diffusion de variétés précoces de maïs, sorgho et mil (mai et avril 2009).

Dans le cadre de l'alimentation scolaire, la FAO a financé entre 2007 et 2008 la création d'un jardin scolaire à l'école publique de MADAGA à hauteur de 2.669 US dollars soit 1.334.500 F.CFA dans le but de compléter les denrées sèches distribuées par le PAM.

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