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Autonomisation de la femme malienne face à  la tradition: mythe ou espoir ? Etude de cas en commune IV du district de Bamako


par Issa DOUMBIA
Institut National de Formation des Travailleurs Sociaux - Diplome Supérieur en Travail Social 2016
  

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A- Le Commissariat à la promotion des femmes

Cette structure, créée par décret n°93-119/PM-RM du 04 Mai 1993, était directement rattachée à la primature et avait pour mission de :

-donner au premier ministre des informations sur les conditions des femmes et des avis sur la définition et la conduite de la politique gouvernementale en matière de promotion de la femme ;

-conseiller le premier ministre sur tout ce qui concerne la pleine intégration des femmes dans le développement national sur tous les plans ;

-constituer une banque de données sur les problèmes des femmes.

-donner, à la demande du premier ministre, des avis sur les questions relatives à la promotion féminine et suivre la recherche-action sur les femmes.

Ainsi, la conduite de la politique de promotion des femmes était confiée au premier ministre. Les autres ministères mettaient en oeuvre, chacun dans la sphère de sa compétence ou de son intervention, les actions, plans et programmes de développement qui concourent à la promotion des femmes. Pour s'assurer que les éléments des stratégies étaient pris en compte lors de l'élaboration des plans et programmes nationaux de développement, tout programme ou projet devait être soumis au commissariat pour analyse et agrément. Pour mener à bien cette mission de coordination des activités de l'ensemble des intervenants, le commissariat avait été de deux(2) institutions qui sont :

- Le comité interministériel chargé d'assister le commissariat dans la mise en mise oeuvre des stratégies ;

- La commission paritaire Gouvernement-ONG-Associations, qui devait veiller à ce que les actions des ONG et Associations féminines s'inscrivent bien dans des stratégies nationales de promotion de la femme.

À côté de ces organes de conception et de coordination, il y a des organes d'exécution qui sont les services techniques sectoriels chargés de l'élaboration et de l'exécution des activités dans les programmes et projets sectoriels, dans les domaines respectifs. Auprès de certains ministères, était nommée une déléguée chargée de veiller à la prise en compte de la « dimension femme » dans les programmes et projets sectoriels. Au niveau de chaque chef-lieu de région, était nommée une coordinatrice régionale chargée de la mise en oeuvre de la stratégie nationale de promotion de la femme, au niveau régional et local.

B- Le Ministère de la Promotion de la Femme, de l'Enfant et de la Famille

Le ministère a été créé par le décret n°97-290/P-RM du 16 septembre 1997. Ses attributions ont été successivement reconduites par le décret n°00-058/P-RM du 21 février 2000 et par décret n°01-276/P-RM du 23 juin 2001. Ces différents décrets assignent au ministère entre autres, les attributions suivantes :

-élaborer et mettre en oeuvre les mesures devant assurer le bien-être de la femme, de l'enfant et de la famille ;

-assurer une meilleure insertion économique, sociale et culturelle des femmes et des enfants par la prise en charge de leurs besoins spécifiques ;

-promouvoir les droits de la femme et de l'enfant et veiller à leur respect...

En plus des directions centrales et régionales du MPFEF, le décret n°99-413/P-RM du 23 décembre 1999 prévoit la mise en place d'un(e) chargé(e) de programme pour la promotion de la femme (...) au niveau de chaque cercle, de chaque commune ou groupe de communes.

DEUXIEME PARTIE : LA FEMME DU DISTRICT DE BAMAKO ET SA QUETE D'AUTONOMIE

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