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L'approche GAR dans la gestion des projets au niveau des associations communautaires de la commune de Ouagadougou: état d'application et défis

( Télécharger le fichier original )
par Ablasse KABORE
ISIG International - Master II 2013
  

Disponible en mode multipage

« L'approche GAR dans la gestion des projets au niveau des associations communautaires de la commune de Ouagadougou : état d'application et défis»

Préparé et présenté par KABORE Ablassé,

sous l'encadrement de :

Directeur de mémoire :

Monsieur Drissa DABONNE,

Enseignant à ISIG International, Economiste et Spécialiste en management des projets/programme

Maitre de stage :

Monsieur Armand Sibiri COMPAORE,

Directeur de la Promotion de la Jeunesse et des Associations de la commune de Ouagadougou

RESUME

Ce document est le couronnement de plusieurs mois de recherche autour de la thématique de la gestion axée sur les résultats (GAR), approche relativement nouvelle et recommandée dans la gestion des fonds de développement par la communauté internationale depuis la Déclaration de Paris sur l'efficacité de l'aide au développement.

En outre, la rédaction de ce mémoire s'inscrit dans le cadre de la formation des étudiants de Master II gestion de projet à l'ISIG International de Ouagadougou.

Mais au-delà de son caractère académique, cette une oeuvre dont le thème est « L'approche GAR dans la gestion des projets au niveau des associations communautaires de la commune de Ouagadougou : état d'application et défis», se veut une contribution à la promotion des meilleures pratiques en matière de gestion des projets.

C'est pourquoi, l'étude s'est fixée comme objectif principal, d'analyser le degré de connaissances et les pratiques en matière de la GAR par les structures associatives de la ville de Ouagadougou.

Pour réaliser un tel objectif, la recherche conduite par Ablassé KABORE et sous l'éclairage de M. Drissa DABONE et M. Armand S. COMPAORE, a nécessité l'emploi de la méthode hypothéco-déductive et un échantillon d'étude composé de partenaires au développement et d'associations communautaires.

Les principaux résultats obtenus, malgré quelques difficultés méthodologiques rencontrées, ont permis de valider toutes les hypothèses opérationnelles. En effet, ils font ressortir principalement que les organisations communautaires relevant du territoire communal de Ouagadougou sont très déficientes en matière de connaissances et de pratique en GAR.

C'est alors que des suggestions ont été faites à l'endroit de tous les acteurs du développement en vue d'une bonne appropriation de la GAR dans un contexte d'amenuisement de l'aide au développement et de l'accroissement exponentiel des besoins des populations des pays subsahariens.

Dédicace

« Je dédie ce document à ma fille bien aimée, Sadia Sougrinoma KABORE, avec l'espoir qu'elle y puisera un jour une inspiration qui la propulsera le plus loin possible dans le cadre de son parcours scolaire et académique. »

Remerciements

Aucune oeuvre scientifique, même modeste, ne peut s'accomplir sans la contribution d'autrui.

Ce faisant, il était important, à l'heure où ce travail de recherche connait son épilogue, de se rappeler des personnes physiques ou morales dont la participation directe ou indirecte s'est avérée pertinente.

Il s'agit notamment de(s) :

· Monsieur Drissa DABONE, directeur de mémoire pour cet ouvrage qu'il a supervisé avecla rigueur qui est sienne. Aussi, il a pu se montrer ouvert et disponible malgré ses nombreuses occupations liées surtout à cette période (décembre 2012-mars 2013) à la situation des réfugiés maliens auxquels il apporte professionnellement et personnellement du réconfort;

· Monsieur Armand Sibiri COMPAORE, maître de stage dans le cadre de ce travail pour son accompagnement intellectuel et matériel;

· premiers responsables des partenaires au développement qui ont accepté ouvrir les portes de leur structure pour les enquêtes réalisées ;

· chefs des services chargés du volet suivi/évaluation et ou planification au niveau des différents partenaires techniques et financiers sollicités pour leur l'implication effective aux entretiens réalisés (Mme Ki-Zerbo, Mme Hado SAWADOGO, Mme Karine KAPO, M. Voumpine DA, Mme. Cécile ANNE MARIE, Mme Salamata SANOU) ;

· l'ensemble des leaders et membres des associations communautaires de la commune de Ouagadougou pour leur participation aux enquêtes effectués dans le cadre de cette étude

· tout le corps enseignant de la filière gestion de projet à ISIG International de Ouagadougou en l'occurrence ceux qui ont enseigné en Master II durant l'année académique 2011-2012 pour avoir permis l'élargissement et l'approfondissement du champ de connaissances de leurs disciples;

· sieurs COMPAORE Célestin et KOULA Etienne, respectivement coordonnateur et chargé de suivi à SOS Jeunesse et défis pour avoir particulièrement facilité la conduite des enquêtes sur le terrain.

· Monsieur Simon NACOULMA et Mademoiselle Diane SOMA, respectivement coordonnateur et chargé de programme Adolescent à ICCV-Nazemcé pour leur remarquable contribution aux entretiens avec certains partenaires au développement ;

· tous les étudiants de Master II en Gestion de projet promotion 2011-2012 à l'ISIG International qui ont permis d'instaurer une bonne collaboration de travail académique nécessaire à la réussite de la formation académique et a la recherche;

· la petite et grande famille KABORE pour avoir oeuvré à garantir un climat familial saint et convivial, atout majeur dans la réussite professionnelle et académique ; 

· de personnes proches (ZONGO Emmanuel, COMPAORE Youssouf, TIENDREBEOGO Clément, KABORE Moussa, ZAGRE Rasmané, BALMA Sophie, YELMOU Paul Gaspard, OUEDRAOGO Philibert, YAMEOGO Fidèle, SAWADOGO Zéphirin, BAZONGO Taguiéba, YABRE Karime BEREMWIDOUGOU Irénée, Madame OUEDRAOGO/ NIKIEMA Asséta, Mme NIKIEMA Eléonore ...) dont l'amitié constitua un des supports importants sur lequel ce travail a été bâti.

Dans la perspective d'être plus exhaustif, cette marque de reconnaissance s'adresse aussi à tous ceux qui n'ont pas éténommés ici alors qu'ils ont joué un rôle déterminant dans la mise en oeuvre de ce projet d'étude.

Epigraphe

« Les humanitaires s'abattent sur les pays en voie de développement avec leurs bons sentiments, mais ils ignorent tout des coutumes des habitants. »1(*)

Sommaire

INTRODUCTION 1

PREMIERE PARTIE : CADRE THEORIQUE DE L'ETUDE SUR LA GAR 2

1.1. Problématique 3

1.2. Objectifs de l'étude 4

1.3. Hypothèses de l'étude 4

1.4. Choix des variables de contrôle 5

1.5. Intérêt de l'étude 8

1.6. Définition de concepts et termes généraux 9

1.7. Revue critique de littérature 14

DEUXIEME PARTIE : CHAMP ET CADRE METHODOLOGIQUE DE L'ETUDE SUR LA GAR 21

2.1. Présentation du champ de l'étude 22

2.2. Cadre méthodologique de l'étude 26

TROISIEME PARTIE : PRESENTATION, TRAITEMENT DES DONNEES DE L'ETUDE ET DISCUSSION SUR LA GAR 33

3.1. Présentation, et traitement des données relatives à l'échantillon étudié 34

3.3. Présentation et traitement des données relatives à l'hypothèse n°2 de l'étude 45

3.5. Discussion ou vérification des hypothèses 50

3.5. Suggestions 52

3.6. Perspectives 53

CONCLUSION 54

Liste des graphiques

Graphique 1: Distribution des associations communautaires par domaine d'intervention 33

Graphique 2: Répartition des associations en fonction de l'ancienneté dans la mise en oeuvre des projets 34

Graphique 3: Répartition des PTF par rapport à leurs domaines d'action 34

Graphique 4: Répartition des partenaires au développement sur la base du nombre d'associations partenaires 35

Graphique 5: Distribution des responsables d'association selon qu'ils connaissancent ou pas des méthodes en gestion de projets 37

Graphique 6: Connaissances des personnes sondées sur les types de méthodes de gestion en projet 37

Graphique 7: Répartition des personnes sondées en fonction de leur connaissance sur l'existence de la GAR 38

Graphique 8: Répartition des enquêtés selon les sources de savoir sur la GAR 38

Graphique 9: Répartition des enquêtés selon leur appréciation sur la position de la GAR dans le cycle de vie d'un projet 39

Graphique 10: Répartition des enquêtés selon qu'ils connaissent ou pas les principes de la GAR 40

Graphique 11 : Connaissances des enquêtés sur les principes classiques de la GAR 40

Graphique 12 : Répartition des enquêtés en fonction des outils de gestion qu'ils utilisent 41

Liste des tableaux

Tableau 1 : Définition des variables de contrôle 6

Tableau 2 : Présentation des tailles réelles et prévues des différentes composantes de l'échantillon 36

Liste des photos

Photo 1 : Séance d'entretien avec un PTF(asmae) 28

Photo 2 : Séance d'élaboration de projet dans une association ICCV-Nazemcé 36

Acronyme

ACL

:

Approche du Cadre Logique

AGR

:

Activités Génératrices de Revenus

AN

:

 Assemblée Nationale

ASMAE

:

 Association Soeur Emmanuelle

BVG

:

Bureau du Vérificateur Général

CDI

:

Cadre de développement intégré

DFID

:

Department For International Development

DPJA

:

Direction de la Promotion de la Jeunesse et des Associations

DSC

:

Déclaration de service aux citoyens

GAR

:

Gestion axée sur les résultats

GRD

:

Gestion axée sur les résultats du développement

INSD

:

Institut National de la Statistique et de la Démographie

MCA

:

Millénium Challenge Account

OBC

:

Organisation à base Communautaire

OCDE

:

Organisation de Coopération et de Développement Economique

ONG

:

Organisation Non Gouvernementale

PADS

:

Programme d'Appui au Développement Sanitaire

PAMAC

:

Programme d'Appui au Monde Associatif et Communautaire 

PNVB)

:

Programme National du Volontariat du Burkina

PSCE

:

Programme Spéciale de Création d'Emploi

PTF

:

Partenaire technique et financier

RAME

:

Réseau d'Accès aux Médicaments Essentiels

RGPH

:

Recensement Général de la Population et de l'Habitat

ROM

:

Result Oriented Management

SCADD

:

Stratégie de Croissance Accéléré et de Développement Durable

SECPASI

:

Service de l'Education Civique, de la Promotion des Activités Socio-éducatives et des Infrastructures

SG

:

Secrétariat Général

SIDA

:

Syndrome Immunodéficitaire Acquis

SPMAISJ

:

Service de la Promotion des Mouvements Associatifs et de l'Insertion Socioprofessionnelle des Jeunes

UE

:

Union Européenne

UNFPA 

:

United Nations Population Fond

USAID

:

United States Agency for International Development

VD

:

Variable Dépendante

VI

:

Variable Indépendante

INTRODUCTION

Au Burkina Faso, l'avènement de la quatrième république avec l'adoption de la Constitution du 2 juin 1992 qui consacre la liberté d'association, a permis l'émergence d'une société civile plurielle qui veut occuper pleinement sa place dans les différents volets du développement.

En effet, cette société civile composée en grande partie d'associations à base communautaire que l'on rencontre un peu partout sur le territoire burkinabè, s'investit dans des activités ponctuelles ou à travers de projets avec en ligne de mire la satisfaction de besoins des populations cibles.

Si les activités dites ponctuelles sont relativement simples à réaliser, il faut reconnaître que le domaine des projets est assez complexe car il fait appel à beaucoup de théories et d'approches en gestion qui sont déterminants pour l'atteinte des objectifs de développement. Parmi les différentes approches que l'on peut citer, il ya la gestion axée sur les résultats ou la GAR qui a révolutionné les pratiques en matière de gestion de projets.

Ce faisant, il est judicieux de chercher à savoir si et dans quelle proportion cette révolution de la GAR a pu toucher les organisations communautaires du Burkina Faso d'une manière générale et celles de Ouagadougou en particulier. Aussi, quels sont les défis que ces organisations à base communautaire (OBC) doivent relever en la matière ?

Seule une analyse approfondie du contexte permettra d'apporter des réponses appropriées à ces interrogations.

Pour ce faire, les recherches se mèneront autour du thème suivant : « L'approche GAR dans la gestion des projets au niveau des associations communautaires de la commune de Ouagadougou : état d'application et défis».

Dans la perspective de mieux exploiter ce thème, le travail de recherche est organisé en trois grandes parties : le cadre théorique, le cadre méthodologique et le cadre de présentation, analyse et interprétation des résultats.

PREMIERE PARTIE : CADRE THEORIQUE DE L'ETUDE SUR LA GAR

Cette partie est composée de : la problématique, des objectifs de l'étude, des hypothèses de l'étude du choix des variables de contrôle, de l'intérêt de l'étude, de la définition de concepts et des termes généraux et de la revue critique de littérature.

1.1. Problématique

Les associations communautaires ont pour vocation de contribuer à la mise en oeuvre des différents programmes de développement définis par le gouvernement burkinabè dans son document stratégie pays (la Stratégie de Croissance Accélérée pour le Développement Durable ou SCADD) à travers la mobilisation et la gestion des ressources au profit des populations. Mais de l'avis de bon nombre d'observateurs de la commune de Ouagadougou, beaucoup d'entre elles peinent à laisser une réelle empreinte sur le terrain du développement, celles-ci n'arrivant pas à mener véritablement d'activités. Quant aux autres, elles font l'objet de certaines critiques en rapport avec les performances réalisées qui souffrent parfois d'insuffisances en termes de qualité, d'effet ou d'impact. Et c'est dans ce sens qu'il faut comprendre HédiaHadjaj Castro (2004)2(*)lorsqu'il affirme :« certaines ONG [de développement] revendiquent une sorte de management par opportunisme qu'elles opposent au management par les résultats

Sachant que les différentes approches de management comme la GAR utilisées pendant les interventions de développement sont des éléments très déterminants de la performance des organisations de développement, alors :

Question principale : Quelle réalité caractérise les structures associatives de la commune de Ouagadougou en matière de GAR à l'heure où la communauté internationale de développement s'est résolument tournée vers cette approche ?

Sachant que ce qui peut constituer cette réalité est façonnée certainement par les savoirs et savoir-faire de ces structures, alors :

Question spécifique N°1 : Quel est le niveau de prise en compte des principes et outils de l'approche GAR dans la planification et le suivi-évaluation des projets ?Pour certaines associations, le constat est que les connaissances qu'elles possèdent sur la GAR sont essentiellement théoriques et embryonnaires, ainsi :

Question spécifique N°2 : Quel accompagnement doivent bénéficier les associations de la commune de Ouagadougou pour une bonne applicabilité de la GAR?

L'élucidation de toutes ces questions nécessite que dans la démarche, une orientation claire soit donnée au présent travail de recherche, car comme le dit cet adage de Sénèque, « Il n'y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va »3(*).

1.2. Objectifs de l'étude

Pour cette étude, plusieurs objectifs ont été définis: un objectif général et deux (2) objectifs spécifiques.

Objectif général : Analyser le degré de connaissances et les pratiques en matière de la GAR par les associations de la commune de Ouagadougou.

De cet objectif général, deux objectifs spécifiques ont été dégagés :

- Objectif spécifique N°1 : évaluer les connaissances des structures associatives de la commune de Ouagadougou en matière de la GAR des membres et le niveau d'application dans la planification et le suivi-évaluation des projets.

- Objectif spécifique N°2 : identifier les besoins pour une bonne promotion de la GAR dans l'univers des associations de la commune de Ouagadougou.

Dans le but d'aider à d'évaluation de ces objectifs, des hypothèses de recherche ont été conformément formulées.

1.3. Hypothèses de l'étude

A l'instar des objectifs, les hypothèses formulées sont de deux (2) sortes : une hypothèse générale à partir de laquelle sont issues deux (2) autres hypothèses de moindre niveau et dites spécifiques.

Hypothèse Générale : Les associations communautaires de la commune de Ouagadougou n'ont pas une expertise développée en GAR.

Hypothèse spécifique N°1: Les structures associatives de la commune de Ouagadougou n'appliquent pas les principes et outils de la GAR dans la planification et le suivi-évaluation des projets

Hypothèse spécifique N°2 :Les associations de la commune de Ouagadougou, dans leur plus grande majorité ont besoin d'encadrement pour une meilleure appropriation de la GAR.

Afin de soumettre ces hypothèses à l'épreuve des faits, des données précises ont dû être recueillies sur le terrain. D'où la nécessité de choisir préalablement aux outils de collecte de données, des variables de contrôles.

1.4. Choix des variables de contrôle

Les variables de contrôle choisies sont de deux ordres : la variable dépendante (VD) qui est intrinsèque au sujet ou échantillon étudié et la variable indépendante (VI) dont l'influence sur les individus soumis à l'étude est externe.

Quelle soit dépendante ou indépendante, une variable de contrôle exerce une influence positive ou négative sur le comportement des populations étudiées.

Tableau 1: Définition des variables de contrôle

TYPE DE VARIABLE

Niveau ou dimension

Indicateur

Source de vérification

Méthode de vérification

VD : état d'application de la GAR

Connaissance théorique élevée

Degré de maitrise des concepts et principes de la GAR

Rapport d'activités des associations

Revue documentaire

Connaissance théorique peu élevée

Rapport d'étude

Revue documentaire, enquête de terrain

Expérience pratique forte

Niveau de prise en compte des outils GAR dans la gestion des projets

Document de projets

Revue documentaire ; observation spontanée ; entretien

Expérience pratique faible

Dispositif de suivi/évaluation

Observation, enquête, Revue documentaire

VI1 : accompagnement des partenaires au développement sur la GAR

Accompagnement suffisant

Nombre d'associations forméesen GAR

Rapport de formation du PTF;

Revue documentaire; 

entretien oral

Accompagnement non suffisant.

Degré de compatibilité des critères de financement avec la GAR;

Contrat de financement;

Revue documentaire ; enquêtes

VI2 : Perception du PTF sur la GAR

Perception favorable

Degré de discrimination des associations en lien avec la GAR. 

Rapport d'étude

Enquêtes

Perception non favorable

Niveau d'implication dans la promotion de la GAR

Source : atelier de réflexion, novembre 2012

L'intégration et l'analyse des variables de contrôle est pour toute recherche un défi qui se mesure en rapport avec l'intérêt accordé à l'étude.

1.5. Intérêt de l'étude

L'intérêt de la présente étude se manifeste à des degrés divers selon les niveaux suivants : l'étudiant auteur de l'oeuvre, l'université privée (ISIG international), la commune de Ouagadougou, le lecteur ou la communauté.

1.5.1. Pour l'étudiant

Cette étude revêt un caractère important à double point de vue : académique et professionnel.

En effet, sur le plan académique, faire des recherches dans la perspective de présenter un mémoire de fin d'étude est un devoir que tout étudiant est censé accomplir afin de valider sa formation universitaire. C'est pourquoi, nous n'entendons pas déroger cette règle au vu des engagements pris dans ce sens.

Par rapport au volet professionnel, nous disons que les connaissances que nous bénéficierons dans l'exploitation de ce thème portant sur la gestion axée sur les résultats participeront au renforcement de nos capacités pour une plus grande efficacité dans nos activités professionnelles et associatives que nous exerçons respectivement en tant que agent du Ministère de l'Action Sociale et de la Solidarité Nationale (MASSN) et secrétaire général de l'association SOS Jeunesse et Développement.

Aussi, ce processus de consolidation de connaissances ou d'apport de savoir nouveau pourrait être apprécié sous l'angle de la recherche d'alternative par rapport au déficit de la formation continue ou de recyclage des agents de l'état sur des thèmes émergents et capitaux tels que la gestion axée sur les résultats (GAR).

1.5.2. Pour l'ISIGInternational

Cette présente étude, contribuerait non seulement à ce que ISIG International réalise ces objectifs académiques dans le cadre de la formation des étudiants en master professionnel, mais aussi de respecter ses engagements à l'endroit de certains de ses partenaires comme le CAMES et l'étudiant lui-même.

En outre, les objectifs et les résultats de ces recherches pourraient témoigner de la qualité et du sérieux avec lesquels cette université encadre ses étudiants de master professionnel d'une manière générale et notamment de la filière gestion de projet.

1.5.3. Pour la commune de Ouagadougou

Les suggestions qui seront issues de ces travaux devront permettre à la commune de Ouagadougou de prendre des dispositions dans le sens du renforcement des capacités des associations communautaires en leur dotant des nouveaux outils et d'approches de gestion comme la GAR. Ainsi, ces associations pourraient accroitre l'ampleur et la qualité de leur intervention dans les différents secteurs du développement pour une commune de Ouagadougou émergente.

1.5.4. Pour le lecteur ou la communauté

Quant aux lecteurs de ce présent ouvrage ou la communauté, les recherches effectuées leur permettront de découvrir ou de mieux maîtriser l'approche GAR qui est relativement nouveau et innovant dans le contexte du développement. En plus, ce document pourrait constituer une référence théorique et méthodologique au profit d'autres recherches futures.

1.6. Définition de concepts et termes généraux

SelonLOUBET D Jean Louis, «la première démarche du sociologue est de définir ce dont il traite afin que l'on sache et qu'il sache ce dont il est question »4(*).Ce faisant, certains mots ou concepts qui, en raison de leur fréquence d'emploi ou de leur poids sémiologique, sont analysés dans l'optique d'harmoniser la compréhension des idées exprimées à travers ce document.

Sont retenus dans cette perspective les mots et expressions suivantes : GAR, gestion des projets, association, suivi et évaluation 

1.1.1. GAR : elle signifie « gestion axée surles résultats » ou encore gestion axée sur les résultats en matière de développement (GRD)5(*). Selon l'OCDE6(*),c'est une stratégie de gestion centrée sur les performances sur le plan du développement et sur l'amélioration durable des résultats nationaux. Elle offre un cadre pour promouvoir l'efficacité au regard du développement où les informations sur les performances servent à améliorer la prise de décision. Elle comporte des outils pratiques pour la planification stratégique, la gestion des risques, le suivi des progrès accomplis et l'évaluation des résultats.ces outils sont:

- le cadre de mesure de rendement (CMR): il sert à la planification systématique de la collecte de données et de renseignements pertinents, à l'appui des fonctions de suivi, d'apprentissage et de présentation de rapport. Dans un CMR il existe huit (8) colonnes principales7(*): les résultats espérés, les indicateurs, les données de base, les cibles, les sources de données, les méthodes de collecte de données, la fréquence de collection et la responsabilité.

- La matrice de gestion de risque8(*): il sert à l'analyse des risques et permet de déterminer la probabilité que les conditions ou hypothèses énoncées dans un projet ou programme se réalisent. son élaboration comporte trois (3) étapes : identification des risques, la classification des risques, et la définition des stratégies de gestion de ces risques

- le modèle logique (voir annexe 2): il s'apparente un peu au cadre logique car il permet de résumer le projet ou le programme en présentant ses principales composantes( activités, extrants, résultats, et la logique d'intervention entre tous les éléments). Il sert surtout dans la conception et la gestion d'un projet de développement international et permet de modifier ou d'améliorer un projet au cours de sa mise en oeuvre.

En plus des outils ou instruments la GAR, regroupe un certain nombre de valeurs qui sont: la responsabilité, la transparence, la participation ou le partenariat, la simplicité, l'apprentissage pratique, l'application multiple

En somme, la GAR se définit aussi comme une approche de gestion participative qui englobe une série d'outils visant à améliorer la gestion de projet / programme, l'efficacité et l'efficience tout en mettant l'accent sur les résultats9(*).

1.1.2. Gestion des projet : d'après DECLERC Osen, « On désigne par gestion de projet des méthodes et des techniques créées pour la conception, l'analyse et la conduite d'activités temporaires fortement irréversibles, non répétitives, réalisées sous contrainte de temps et engageant des ressources rares et limitées»10(*).

Pour l'association « Project Management Institute », la gestion des projets est : « l'art de diriger et de coordonner les ressources humaines et matérielles tout au long du cycle de vie d'un projet en utilisant des techniques de gestion modernes et appropriées pour atteindre des objectifs prédéterminés : d'envergure du produit ou service, de coût, de délais, de qualité et de satisfaction du client et des participants. C'est le degré d'attente de ces objectifs qui détermine le succès de tout projet »11(*).

En somme, la gestion de projet est une science spécifique comportant de méthodes, de techniques et d'outils applicables au projet qui constitue son objet.

1.1.3. Association : selon la loi 10/ADP/199212(*) portant liberté d'association au Burkina Faso : « est Association, [...] tout groupe de personnes physiques ou morales, nationales ou étrangères, à vocation permanente, à but non lucratif et ayant pour objet la réalisation d'objectifs communs, notamment dans les domaines culturel, sportif, social, spirituel, religieux, scientifique, professionnel ou socio-économique ». Les associations se forment librement et sans autorisation administrative préalable. Elles sont régies quant à leur validité par les principes généraux du droit applicables aux contrats et obligations. Toutefois, elles ne jouissent de la capacité juridique que dans les conditions prévues par la présente loi. Elles peuvent être reconnues d'utilité publique13(*).

1.1.4. Etat d'application : il est possible de saisir par cette expression, le niveau d'avancement de travaux ou d'exécution d'une activité. Par rapport à la présente étude, il s'agit de faire l'état des lieux en ce qui concerne l'utilisation de la GAR dans les organisations communautaires afin de prendre connaissance de ce qui a été fait, de comment cela est fait et de ce qui reste à faire.

1.1.5. Défi : Selon le logiciel « 38 dictionnaires et Recueil de Correspondances », ce mot peut avoir le sens de provocation à un combat ou provocation quelconque ; c'est également un challenge ou des obstacles extérieurs qu'une civilisation doit surmonter dans son évolution14(*).

Pour cette étude, la définition la plus appropriée est la dernière en ce sens que dans le cadre de la mise en oeuvre de la GAR, des difficultés d'application peuvent subvenir et il serait pertinent de travailler à les surmonter afin d'améliorer la gestion des projets.

1.1.6. Suivi : c'est un processus continu de collecte et d'analyse d'informations pour apprécier l'état d'avancement d' un projet, un programme ou une politique qui est mise en oeuvre, en comparant avec les performances attendues. C'est donc une activité interne à l'exécution d'une action15(*) ;

1.1.7. Evaluation : l'évaluation est une mesure, un jugement de valeur aussi systématique et objectif que possible, des résultats d'un projet, d'un programme ou d'une politique, en vue de déterminer sa pertinence, et sa cohérence, l'efficience de sa mise en oeuvre, son efficacité et son impact ainsi que la pérennité des effets obtenus16(*).

Dans une certaine mesure, la présente clarification conceptuelle a été enrichie par la revue critique de littérature qui a permis de saisir ou de compléter le sens de certains vocables.

1.7. Revue critique de littérature

Plusieurs auteurs se sont intéressés à cette thématique. Cependant ceux dont les oeuvres ont été exploitées sont en grande majorité d'origines occidentales.Ce sont notamment : OCDE (2003), BOURGAULT J. (2004), OCDE (2005) et NGUEYANOUBA E. (2007),

OCDE (2003)17(*) à travers une de ses revues a mis en lumière les expériences en matière de gestion axée sur les résultats de plusieurs pays comme le Canada, les Etats-Uniset le Royaume-Uni.

En effet, l'expertise du Canada avec l'ACDI est relativement vieille etrépond aux injonctions du Trésor public canadien de faire apparaître quatre résultats dans chacun des trois domaines différents au niveau du secteur public(résultats au niveau du développement, résultats au niveau des facteurshabilitants et résultats au niveau de la gestion). Il est à noter aussi que l'ACDI met l'accent sur les intrants et les produits dont il assume la pleine responsabilité.

Par rapport aux Etats-Unis, l'OCDE fait remarquer que l'USAID dont le système est subordonné aux prescriptions de la « Performance and ResultsAct de 1993 »constitue le principal cadre de promotion et de mise en oeuvre de la gestion axée sur les résultats. Par rapport à cette agence, des résultats sont attendus pour quatre grands secteurs et certains objectifs de gestion.Le Millénium Challenge Account (MCA)est la deuxième agence des Etats-Unis à accorder un intérêt particulier à la gestion axée sur les résultats dans le domaine du développement. Sa stratégie viseàrécompenser les pays bénéficiairesorientés vers les résultats pour leurs performances dans trois domaines : gouvernanceéquitable, investissement dans les ressources humaines et liberté économique.

Concernant le Royaume-Uni, le « Department For International Development (DFID) » est la structure par excellence qui fait montre de bonnes pratiques en matière de gestion axée sur les résultats. Ce dernier doit continuer de privilégier les résultats attendus,en cherchant à améliorer leur alignement sur les objectifs de développement internationalet les objectifs du millénaire pour le développement (OMD) auxquels il a souscrit.

Certes ce document a permis de s'enquérir des pratiques en GAR de ces pays dont la contribution en matière de développement est très significative pour l'Afrique et le Burkina Faso mais il aurait été plus utile de traiter également de l'expérience d'autres partenaires au développement et non des moindres à l'instar de l'Union Européenne (UE) ou la Banque mondiale. Ce qui pourrait participer à l'amélioration du partenariat entre les Etats africains et l'ensemble des structures de financement pour une efficacité dans la gestion

BOURGAULT J.(2004)a ouvert une fenêtre sur l'expériencequébécoise avec la GAR dont l'adoption depuis l'an 2000 par l'administration publique était née de la volonté des autorités du Québec de moderniser la gestion budgétaire, d'orienterl'exercice sur les résultats et de renforcer le rôle du parlement dans l'examen de la reddition de compte.

L'auteur a pu noter que la mise en oeuvre de la GAR au Québec s'est traduite par la création d'outils spécifiques :

- La Déclaration de service aux citoyens (DSC) : un des fondements de la performance qui contraint les ministères et organismes publics àrecenser les besoins exprimés de façon consensuelle par les citoyens ;

- Le plan stratégique ministériel : il arrime les orientations gouvernementales et comprend la description de la mission du ministère ou de l'organisme, celledu contexte dans lequel il évolue, les principaux enjeux auxquels il fait face, l'énoncé desorientations stratégiques, des objectifs et des axes d'intervention retenus, ainsi que desrésultats visés au terme de la période couverte ; il énonce les indicateurs de performanceutilisés pour mesurer l'atteinte des résultats ;

- Le rapport annuel de gestion rend compte de la performance et de la conformité. Ce document fait état des résultats obtenus enfonction des objectifs préétablis dans le plan stratégique et juge de la performance degestion des organisations ciblées par rapport aux indicateurs de performance contenus dans ce même document ;

- Une imputabilité parlementaire accrue par la comparution des dirigeants. Le principe d'imputabilité fonde l'exercice de la démocratie ; les parlementairessont redevables aux citoyens et les ministres aux parlementaires. L'imputabilité del'administration publique exige que ceux qui détiennent et exercent l'autorité publique soient tenus de rendre des comptes aux ministres et maintenant aux parlementaires.

En plus de ces innovations, l'auteur a aussi constaté que des difficultés ont émaillé la mise en oeuvre de la GAR québécoise et des solutions ont été proposées pour son amélioration. Il s'agit notamment de : renforcer les capacités des cadres et agents ; bien saisir la portée d'un plan stratégique ; Intégrer les instruments de la gestion budgétaire au plan stratégique ; conduire les leaders à s'engager autour d'une vision crédible ; identifier clairement des indicateurs réalistes et des cibles; Améliorer les diagnostics stratégiques, faire intervenir le Bureau du Vérificateur Général ou BVG(qui joue un rôle assez analogue à la Cour des Comptes) en appui à l'Assemblée Nationale dans le suivi de la gestion.

Les leçons tirées de l'expérience québécoise peuvent, dans une certaine mesure, aider à la promotion et à la mise en oeuvre de la GAR dans l'administration publique ou communale Burkinabè. En effet, les autorités politiques pourraient proposer de nouvelles missions à certaines institutions à l'instar de la Cour des Comptes dont le rôle traditionnel au « Pays des hommes intègres » est de contrôler l'exécution des Lois de finances et d'en établir annuellement un rapport ainsi que le procès-verbal de conformité à l'adresse de l'Assemblée Nationale (AN)18(*). Donc c'est une structure qui mène des activités ponctuelles de contrôles et non des activités régulières de suivi comme l'exige l'approche GAR.

Cependant, le fait que cette expérience de la GAR n'ait concerné que le secteur public québécois n'est pas beaucoup profitable à la société civile dont les réalités organisationnelles sont différentes de celles des structures étatiques.

OCDE (2005), a publié un article19(*) sur la mise en oeuvre du plan d'action mondial adopté suite à la conférence de Monterrey où il a été réaffirmé que l'obtention de meilleurs résultats sur le front du développement relevait d'une responsabilité commune.

Cet article qui constitue en quelque sorte un rapport d'évaluation de la mise en oeuvre de ce plan d'action portant sur la gestion axée sur les résultats a permis de noter des avancées tant chez les pays partenaires que chez les donateurs.

Concernant les pays bénéficiaires de l'aide, les progrès enregistrés sont de divers ordres : définition d'objectifs nationaux etl'élaboration de stratégies pour les réaliser ;une politique budgétaire raccordant les budgets annuels aux plansnationaux ou aux stratégies nationales de lutte contre la pauvreté ;Les systèmes de suivi et d'évaluationaxés sur les résultats sont l'un des instruments de gestion utilisés dans le secteur public ; amélioration de la capacité de recueillir et d'exploiter des données statistiques afin de renseigner sur l'existent et de faire des projections.

Par rapport aux pays qui octroient l'aide les points de satisfactions dans la mise en oeuvre de la GAR se situent au niveau de : la programmation par pays en fonction des résultats atteints dans la réalisation des stratégies nationales de lutte contre la pauvreté ;la prise en compte des résultats au stade del'affectation de l'aide est aussi pour les donneurs un thème de réflexion ; de la prise de mesures incitatives se traduisant en ce intéresse le DFID(Department For International Development),par l'établissement des corrélations entre la rémunération des hauts responsables et l'obtention de certains résultats ; notification des résultats ;

Dans le cadre du partenariat mondial, ce document a permis de souligner des avancées significatives dans le cadre de la réalisation du plan d'action pour la gestion axée sur les résultats en termes de partage d'expériences, d'harmonisation de la notification, de coordination du soutien au niveau des pays partenaires...

En outre, ce document a permis de s'imprégner des défis majeurs qui s'imposent à tous les acteurs dans le cadre de la mise en oeuvre d'une gestion axée sur des résultats. En effet, il a été notamment demandé :

- Aux pays en développement de : renforcer leurs systèmes statistiques ; d'associer d'avantage la société civile dans le processus de développement ; renforcer leurs capacités institutionnelles et humaines dans le sens de respect des principes de la GAR ;

- Aux pays donneurs d'intégrer complètement les cadresde résultats dans leurs programmes d'aide par pays et à renforcer les systèmes de suivi et d'évaluationcorrespondants ;

- Communauté mondiale du développementdedispenser un soutien coordonné au renforcement desmécanismes de suivi et des services statistiques nationaux.

En somme, ce document est riche d'intérêt en ce sens qu'il a mis sous les projecteurs les différentes responsabilités et les perspectives qui doivent être celles de toutes parties prenantes du système de la gestion axée sur les résultats. A ce titre, il constitue une source d'inspiration pour cette étude qui doit également analyser les difficultés et aborder les défis Liés à la mise en oeuvre de la GAR mais à une échelle plus petite.

L'OCDE (2007), a relayé à travers un article20(*)les résultats d'une enquête menée en 2006 sur la mise en oeuvre de la Déclaration de paris. En rappel, cette déclaration comportait cinq (5) préceptes qui sont : l'appropriation des politiques par les décideurs et citoyens des pays bénéficiaires, l'alignement de l'aide, l'harmonisation de l'aide, la gestion axée sur les résultats et la responsabilitémutuelle.

Par rapport au précepte qui intéresse spécialement cette étude (la gestion axée sur les résultats), le rapport sur le cadre de développement intégré (CDI) a pu constater en l'occurrence que :les évaluations reflètent à la fois la fiabilité des données recueillies sur les produits ; les réalisations et les impacts et divers aspects du processus d'utilisation del'information et de prise en compte de cette dernière dans l'élaboration des politiques ; la disponibilité de données d'enquête sur l'incidence de lapauvreté et les variables en rapport avec le développement humain s'est améliorée dans laplupart des pays même si la qualitédes fichiers administratifs et autres sources d'information sur les variables de performanceintermédiaires reste à perfectionner ; le partage et la diffusion des données se sont quelque peu améliorés dansla majorité des pays mais la prise en compte de ces dernières pour déterminer lesréorientations à opérer dans les politiques reste un défi majeur pour nombre de pays.

Ce document, en ce qu'il s'intéresse à l'évolution de la GAR, constitue donc une preuve que la plupart des recommandations faites dans la revue précédente21(*)comme la mise en place de systèmes statistiques fiables à l'égard des pays partenaires a été respectée. Cependant, il ne permet pas d'avoir des informations relatives à la GAR et sur les pays donneurs en ce qui concerne l'application des directives qui leur ont été faites dans le cadre de la mise en oeuvre du plan d'action mondial adopté depuis la conférence de Monterrey.

Aussi, il aurait été plus pertinent de dépasser le contexte du secteur publique (Etats partenaires) et de faire aussi une analyse de la GAR en rapport avec les actions entreprises par les associations partenaires, c'est-à-dire la société civile dont l'implication dans le processus de développement n'est pas négligeable.

NGUEYANOUBA E. (2007), a abordé l'historique de la GAR à travers son mémoire22(*). En effet, l'auteur a indiqué que la GAR est une invention de l'Agence Canadienne de Développement International (ACDI). Elle a été mise au point dans les années 1990. Plusieurs phases ont marqué son évolution : adoption par le parlement canadien en 1992, expérimentation entre 1993 et 1996 et consolidation à partir de 1995 jusqu'en 1997 par l'ACDI. Les succès engrangés par les Canadiens avec la GAR dans les différents chantiers du développement ont permis son appropriation par d'autres organismes de développement, tels que l'USAID (United States Agency for International Development), les agences onusiennes et autres organismes d'aide comme la DFID(Department For International Development) du gouvernement britannique ainsi que par les pays de l'OCDE (ACDI ; 2000).

A la différence de l'approche du cadre logique (ACL) qui a été développé dans les années 197023(*) et utilisédepuis lors par de nombreux organismes différents, la GAR est relativement récente. De ce fait, il est évident que son encrage sur le terrain ne pourra pas se faire sans entraves. En effet, la réceptivité à la GAR est affectée par des résistances liées aux habitudes à l'ACL. A ceci, il faudra souligner que dans les pays en développement comme le Burkina Faso où la majorité de la population a un faible niveau d'instruction, l'intégration de connaissances techniques nouvelles peut paraître quelque peu difficile.

DEUXIEME PARTIE : CHAMP ET CADRE METHODOLOGIQUE DE L'ETUDE SUR LA GAR

2.1. Présentation du champ de l'étude

Il s'agit ici de faire une description de la commune de Ouagadougou et du service en de la commune en charge de la gestion des associations communautaire (La Direction de la Promotion de la Jeunesse et des Associations).

2.1.1. Commune de Ouagadougou

La présentation de la commune de Ouagadougou est faite à travers plusieurs axes comme l'historique,le milieu physique et humain et l'organisation politico-administrative.

2.1.1.1. Historique

Ouagadougou ou Wogdogo fut la capitale du Moogo (Royaume des Mossi) précolonial. Il a été fondé vers 149524(*) par le roi NaabaWubriselon la stratégie de la négociation ou de la forceface aux YonyôoseetauxNinsis,peuples autochtones et très belligérants à l'époque.

A la création de la colonie de Haute-Volta en 191925(*), le chef-lieu de l'administration était Ouagadougou. Placé sous tutelle de la Côte d'ivoire entre 1932 et 1947, elle retrouva son statut de capitale de la colonie en 1947.

A partir de février 1954, Ouagadougou fut érigé encommune de 3èmedégré avec des membres de la commission électorale élus.

En 1955, Ouagadougou accéda au titre de commune de plein exercice avec un maire élu par les membres du conseil municipal.

Avec l'adoption de la constitution du 2 juin 1991, des élections municipales furent organisées le 12 février 1995 permettant la mise en place dupremier conseil municipal présidé par le Maire Simon COMPAORE.

2.1.1.2. Milieu physique et humain

2.1.1.2.1. Milieu physique

La commune urbaine de Ouagadougouest située au coeur de la province du Kadiogo, elle-même située au centre du Burkina Faso. Elleest limitée au nord par les communes rurales de Pabré et de Loumbila, à l'est par celle de Saaba, au sud par celles de Koubri et de Komsilga et enfin à l'ouest par la commune rurale de Tanghin -Dassouri. Elle couvre une superficie de 518 km2, soit 0,2 % du territoire national.

Son climat est de type tropical sec, marqué par l'harmattan et la mousson avec une faible pluviométrie.

Quant au relief, il est très plat et se situe sur un plateau d'environ 300m d'altitude.

2.1.1.2.2. Milieu humain

Sa population est essentiellement composée de Mossi, Dioula, Fulfuldé, Bissa, Gurunsi.La commune de Ouagadougou est la plus peuplée du pays avec 1 475 223habitantsdont 48% de Femmes (RGPH 2006). Les personnes de 15 à 64 ans se chiffrent à 929 793, ce qui constitue environ 63,03% de la population résidente.

L'importance de cette frange d'âge jeune traduit tout naturellement des besoins énormes en termes de santé, d'éducation, d'emploi,d'expression et même de participation à la gestion de la chose publique ou communautaire. Face à une telle situation, les autorités communales se doivent de se doter d'une politique de développement inclusive qui favoriserait une implication active des jeunes dans la gestion de la cité.

A cet effet, la mise en place d'un bon dispositif institutionnel est un préalable dans la conception et la mise en oeuvre de la politique communale.

2.1.1.3. Organisation politico-administrative

Avant l'entrée en vigueur de la loi 2009-066 du 29-12-2009 portant découpage de la capitale politique en douze (12) Arrondissements et cinquante-cinq (55) Secteurs, Ouagadougou compte cinq (05) Arrondissements subdivisés en trente(30)secteurs avec dix-sept(17) villages rattachés.

L'Arrondissement de Baskuy de par sa position centrale dans la ville n'a aucun village rattaché. C'est l'Arrondissement de Sig-Nonghin qui compte le plus de villages rattachés ; six (06) au total à savoir Silmiougou, Bassinko, Yagma, Dar-es- Salam, Kamboince et Bissighin.

Chaque arrondissement de la commune deOuagadougou est dirigé par un maire d'arrondissement chargé d'animer, avec les conseillers municipaux, les institutions politiques de son ressort territorial. L'ensemble des maires d'arrondissement et des conseillers municipaux siège au conseil municipal de la communede Ouagadougou dont le président est le maire central ou maire de la commune.

Sur le plan administratif, le maire et le conseil municipal sont assistés des directions techniques coordonnées par le Secrétariat Général (SG).

Parmi les directions techniques, il ya la Direction de la Promotion de la Jeunesse et des Associations (DPJA) qui s'intéresse notamment à l'organisation et aux activités des associations intervenant ou existant dans la commune de Ouagadougou.

2.1.2. Direction de la Promotion de la Jeunesse et des Associations (DPJA)

La Direction de la Promotion de la Jeunesse et des Associations (DPJA) de la commune de Ouagadougouest la structure par excellence qui a abrité ces recherches, notamment en ce qui concerne la phase pratique. Autrement, c'est le lieu où s'est déroulé le stage qui a permis de rechercher et de collecter les informations sur le terrain de l'étude.

2.1.2.1. Organisation administrative et fonctionnement

LaDPJA est composée de trois(3) services26(*) qui sont :

- le Secrétariat ;

- le Service de l'Education Civique, de la Promotion des Activités Socio-éducatives et des Infrastructures (SECPASI) ;

- le Service de la Promotion des Mouvements Associatifs et de l'Insertion Socioprofessionnelle des Jeunes(SPMAISJ) dont les activités sont en rapport direct avec la présente étude.

Les deux (2) derniers services sont placés, chacun, sous la responsabilité d'un chef de service. La coordination de l'ensemble des services est assurée par un directeur.

2.1.2.2. Missions

Les missions dévolues à la DPJA peuvent se décliner en mission principale et en missions secondaires.

2.1.2.2.1. Mission principale

La DPJA est chargée de l'élaboration et de la mise en oeuvre de la politique municipale dans le domaine de la Jeunesse et des Associations conformément aux politiques nationales définies en la matière.

Cette mission principale est déclinée en missions secondairesqui sont spécifiques à chaque service.

2.1.2.2.2. Missions secondaires

Dans la description des missions secondaires de la DPJA, l'attention sera moins portée sur le secrétariat en raison du caractère très classique des tâches qui y sont menées. Ainsi, les différents rôles joués par les deux autres services seront présentés successivement.

Concernantle Service de l'Education Civique, de la Promotion des Activités Socio-éducatives et des Infrastructures (SECPASI) :

- Développer les activités socio-éducatives des jeunes ;

- Organiser les activités des centres de vacances ;

- Former les animateurs et encadreurs de jeunesse ;

- Réaliser des activités de lutte contre les fléaux juvéniles ;

- Organiser des journées communales de la jeunesse ;

- Veiller à la gestion des infrastructures de jeunesse;

- Proposer l'acquisition d'infrastructures nouvelles pour l'épanouissement de la jeunesse ;

- Développer l'éducation civique en milieu extrascolaire;

- Impliquer les associations de jeunesse dans l'exécution des travaux d'intérêt commun.

En rapport avec le Service de la Promotion des Mouvements Associatifs et de l'Insertion Socioprofessionnelle des Jeunes (SPMAISJ) dont les activités sont en rapport direct avec la présente étude :

- Organiser l'installation des structures de coordination et de représentation des mouvements associatifs de la jeunesse ;

- Elaborer et de mettre en oeuvre une politique de subvention et d'appui technique aux mouvements associatifs de jeunes ;

- Former des leaders à la vie associative ;

- Faire participer les mouvements associatifs de jeunes aux projets de développement de la commune ;

- Concevoir des projets en faveur des associations de la commune en fonction de leurs objectifs ;

- Elaborer un répertoire des associations oeuvrant sur le territoire communal et remplissant les conditions exigées par les textes règlementaires.

Parmi les services de la DPJA, c'est ce dernier qui a réellement permis de toucher la population et l'échantillon de l'étude.

2.2. Cadre méthodologique de l'étude

2.2.1. Description de la population, de l'échantillonnage et de l'échantillon de l'étude

Il s'agira de présenter les caractéristiques de la population puis de l'échantillon de l'étude.

2.2.1.1.Population de l'étude

Elle est constituée d'une partie de l'ensemble des associations présentes sur tout le territoire communal sans distinction de domaines d'intervention (santé, éducation, agriculture, élevage, droit, emploi économie...), et d'autre part de toutes les structures de financement de projet de développement travaillant avec les associations communautaires.

2.2.1.2. Echantillonnage et Echantillon de l'étude

2.2.1.2.1. Echantillonnage

Cette étude a nécessité l'utilisation d'un échantillonnage raisonné en ce qui concerne le choix des associations.En effet, selon les services en charge de la gestion de ces structures au niveau des mairies des arrondissements, toutes les associations présentes sur le territoire communal de Ouagadougou ne sont pas actives sur le terrain et il fallait en tenir compte dans la constitution de l'échantillon. En outre, le nombre de structures associatives retenues par arrondissement a été le même partout, soit quatre (4) associations pour chacun des cinq (5) arrondissements que compte la commune de Ouagadougou.

Par rapport au choix des structures de financements des projets, la technique utilisée a été l'échantillonnage aléatoire avec tirage successif parmi la liste des institutions de développement répertoriées dans la commune de Ouagadougou.

2.2.1.2.2. Echantillon de l'étude

A l'instar de la population étudiée, l'échantillon de la présente d'étude a deux sous composants car constitué à la fois des organisations communautaires et des structures de financement des projets. Cependant, sa taille est relativement moins importante et a été définie en adéquation avec les ressources mobilisées pour la présente étude, laquelle étude a été entièrement financée sur fonds propres. Ainsi, le nombre de structures associatives à consulter s'est élevé à vingt (20) tandis que celui des partenaires techniques et financiers (PTF) s'est situé à dix (10).

2.2.3. Présentation des instruments, des procédures de collecte et de traitement des données

La présente étude qui s'est voulue rationnelle a été réalisée selon une certaine technicité qui s'apprécie dans cette partie.

2.2.3.1. Procédures de collecte des données

Trois(3) procédures ont principalement servi à collecter les données pour la présente étude : la revue documentaire, l'enquête par questionnaire et l`entretien.

2.2.3.1.1. Revue documentaire

Elle a permis, à l'aide d'une grille de lecture, de recueillir des données relatives au cadre de l'étude qu'est la commune de Ouagadougou et les organisations communautaires qui y sont présentes. Elle a aussi utile pour la maîtrise des concepts et la définition de la problématique de l'étude.

2.2..3.1.2. Enquête par questionnaire

Elle a servi à rechercher, sur le terrain, des informations auprès des associations gérant des projets. En effet, il s'est agi concrètement d'utiliser un questionnaire pour sonder ces associations sur leur pratique en matière de la GAR. Aussi, cette méthode a permis de recueillir leurs attentes par rapport à la GAR.

2.2.3.3.1.3. Entretien

Photo 1 : Séance d'entretien avec un PTF(asmae)

Cette méthode a servi notamment dans les échanges avec les structures de financement de projets afin de cerner le rôle que jouent ces structures dans la mise en oeuvre de la GAR au sein des associations communautaires.

Source : enquête de terrain, janvier 2013

Chacune des méthodes ci-dessus a nécessité l'usage d'un instrument particulier pour la collecte des données.

2.2.3.3.2. Instruments de collecte de données27(*)

Ils ont été au nombre de trois (3) : la grille de lecture, le questionnaire et le guide d'entretien.

2.2.3.3.2.1. Grille de lecture

C'est une matrice qui est conçue horizontalement sur la base de six (6) éléments qui sont : la référence de l'oeuvre, sa nature, les informations extraites, son intérêt sur le thème, sa provenance ou source et sa date de consultation.

A la position verticale gauche de l'outil, il ya les numéros par ordre de consultation des différentes oeuvres lues.

La grille a été utile dans la collecte d'informations à travers la lecture d'ouvrages pertinents pour la présente étude. Son rôle a été surtout déterminant au niveau de la revue critique de littérature.

2.2.3.3.2.2. Questionnaire

Cet instrument a été utilisé pour collecter des informations auprès des associations communautaires.

Il est constitué de quatre(4) grandes parties : l'identité du répondant, les connaissances théoriques sur la GAR, l'expérience pratique avec la GAR et les suggestions. Chacune de ses parties est composée des questions ferméeset / ou des questions ouvertes.

Il convient de préciser que les questions fermées ont été les plus nombreuses et ont permis d'avoir des informations précises.

2.2.3.3.2.3. Guide d'entretien

C'est un moyen qui a été exploité dans le cadre des entretiens avec les structures de financement des projets.

Il comporte essentiellement des questions ouvertes, lesquelles sont en lien avec l'identité, la perception sur la GAR, l'accompagnement des structures associatives.

A côté de ces outils et procédures de collectes de données, la qualité méthodologique de la présente étude peut se mesurer aussi au niveau de la procédure de traitement des données.

2.2.3.3.3. Procédure de traitement de données

En dehors des informations récoltées avec la grille de lecture qui a connu un traitement manuel, toutes les données recueillies ont été traitées de façon automatique ou mécanique grâce à l'utilisation des logiciels `'sphinx plus V5'' et Excel. Autrement, les phases de collecte, de dépouillement ont été exécutées uniquement avec `'sphinx plus V5'' tandis que celle de l'analyse a été faite avec tous les deux (2) logiciels (précédemment cités).

A la suite de l'analyse, les phases présentation et interprétation se sont déroulés à l'aide du logiciel Word et selon les centres d'intérêts et les hypothèses.

Bien qu'ils aient été pertinents, tous les instruments et procédures déployés n'ont pas suffi à mettre cette oeuvre à l'abri de certaines insuffisances.

2.2.4. Limites méthodologiques, difficultés et facilités de mise en oeuvre de l'étude

2.2.4.1. Limites méthodologiques

C'est un secret de polichinelle que de dire que cette étude se veut objective. Cependant, la probité intellectuelle suggère que soient reconnus et mentionnés les différents facteurs susceptibles de menacer ou de remettre en cause sa scientificité.

Ainsi, au nombre de ces limites, il y a notamment la non représentativité de l'échantillon. En effet, comparant surtout le nombre d'associations enquêtées (21) à celui des associations existantes (186)28(*) dans la commune de Ouagadougou, il ressort que la taille de la première sous composante de l'échantillon de l'étude (les associations) est largement inférieure à la normale avec l'application des 30% comme ratio scientifiquement recommandé. En outre, le nombre de Partenaire Techniques et Financiers (PTF) interviewés (10) serait loin de ce qu'il fallait retenir en appliquant le ratio de 30% sur l'effectif global des PTF dont le nombre n'a pu être déterminé par faute d'accès aux documents y relatifs.

Au-delà des obstacles méthodologiques, il y a les difficultés opérationnelles qui n'ont pas manqué de jalonner cette étude.

2.2.4.2. Difficultés de mise en oeuvre

Elles sont assez nombreuses et liées notamment aux différentes phases qui suivent :

- l'administration des outils de collecte de données : pendant cette phase le manque de disponibilité de la plupart des partenaires au développement avec lesquels il a été difficile d'une part, de convenir d'un rendez-vous de travail et d'autre part, de respecter les rencontres programmées a bouleversé le calendrier de travail. Une autre peine non moins importante qu'il faut souligner est la dispersion relativement importante des organisations communautaires à l'intérieur d'un même arrondissement communal et l'absence de monographie spécifique à ces structures associatives qui n'ont pas facilité le repérage de leur siège ;

- le traitement des données : à ce niveau l'embarras majeur a été le manque d'un logiciel comme le `'Sphinx lexica'' hautement spécialisé dans l'analyse de contenu ou de texte en ce qui concerne les `'questions textes'' posées lors des entretiens semi ou non directifs.

Ces difficultés ont en parti été surmontées grâce à certains avantages bénéficiés dans cette recherche.

2.2.4.3. Facilités obtenues dans la mise en oeuvre

Tout comme les difficultés ci-dessus, elles sont diverses. Cependant, seules ont été retenues celles qui paraissaient les plus importantes. Il s'agit de :

- la franche collaboration de tous les principaux acteurs impliqués dans le projet de recherchequi a permis une bonne planification du travail et un choix approprié de la stratégieou approche visant à accéder aux différents répondants de l'enquête.

- la relative bonne connaissance du terrain par l'enquêteur. Cela a été utile dans les déplacements à l'intérieur du territoire communal de Ouagadougou en ce sens qu'elle a permis de relier sans confusion les différents arrondissements et secteurs ;

- l'utilisation d'outil moderne comme le `'sphinx plus v5'' qui a permis de donner une certaine célérité à la présente recherche en réduisant le temps d'élaboration des différents questionnaires et celui du traitement des données collectées ;

- le caractère stimulant du thème lui-même qui a réussi à ce que la recherche se fasse avec une détermination constante tout au long du processus malgré les velléités dissuasives des différentes adversités inhérentes à l'étude.

En tous les cas, on retiendra que les facteurs positifs de l'étude ont été prédominants permettant ainsi d'aborder la troisième et la dernière phase de l'étude.

TROISIEME PARTIE : PRESENTATION, TRAITEMENT DES DONNEES DE L'ETUDE ET DISCUSSION SUR LA GAR

Dans cette partie, il sera question de présenter d'abord l'échantillon d'étude avant montrer et de traiter les données recueillies.

3.1. Présentation, et traitement des données relatives à l'échantillon étudié

Ce travailest faiten deux points : le profil de l'échantillon et sa taille

3.1.1. Profil de l'échantillon

Graphique 1: Distribution des associations communautaires par domaine d'intervention

Source : enquête de terrain, janvier 2013

Cette image prouve que les associations impliquées dans l'étude interviennent dans essentiellement neuf (9) domaines d'activités différents. La santé d'abord, puis l'éducation sont les domaines les mieux représentés avec respectivement quinze (16) et douze(12) associations.

La forte fréquence des structures associatives dans ces deux domaines peut traduire le fait que la santé et l'éducation, en plus d'être des domaines prioritaires du gouvernement burkinabè à travers son document de politique de développement (SCADD), constituent des aspects sur lesquels les besoins de la population citadine se trouvant dans leur zone d'intervention y sont relativement plus récurrents.

Graphique 2: Répartition des associations en fonction de l'ancienneté dans la mise en oeuvre des projets

Source : enquête de terrain, janvier 2013

En examinant cette figure, le constat qui se dégage est que la plupart des structures associatives interrogées (14/21) dans le cadre de cette enquête a une expérience dont la durée se situe entre 10 et 14 ans.

Ceci permet de dire que ce sont des structures assez viables et qui pourraient avoir une bonne expérience dans le développement communautaire et par ricochet, être imprégnées des méthodes et techniques en gestion de projet.

Graphique 3: Répartition des PTF par rapport à leurs domaines d'action

Source : enquête de terrain, janvier 2013

En scrutant ce dessin, on réalise que les partenaires techniques et financiers (PTF) interviewés interviennent dans neuf (9) domaines d'activités dont la santé et les droits humains où ils sont plus présents.

Remarquant que ces domaines d'interventions sont en phase avec la stratégie de croissance accéléré et de développement durable (SCADD), il va s'en dire que cette cohérence dans les stratégies entre gouvernement burkinabè et partenaire au développement est en quelque sorte une traduction pratique de la « Déclaration de Paris sur l'efficacité de l'aide au développement » en ce qui a trait spécialement à son article ii dont les termes sont : Alignement de l'aide sur les priorités, systèmes et procédures des pays partenaires et soutien au renforcementde leurs capacités

Graphique 4: Répartition des partenaires au développement sur la base du nombre d'associations partenaires

Nbr de PTF

Source : enquête de terrain, janvier2013

Cette représentation montre que les partenaires au développement qui ont entre 30 et 60 structures à encadrer sont les plus nombreux et constituent même la moitié (3/6) de l'ensemble des PTF.

En outre, cette figure permet de noter que les associations communautaires sur le plan numérique sont inégalement réparties entre les PTF qui apprécient les demandent de partenariat sur la base de la compatibilité des domaines d'intervention mais aussi de l'enveloppe financière du partenaire au développement.

3.1.2. La taille de l'échantillon

Tableau 2 : Présentation des tailles réelles et prévues des différentes composantes de l'échantillon

Composante de l'échantillon

Taille prévue(TP)

Taille réelle(TR)

Rapport en % (TR /TP)

Partenaire technique et financier(PTF)

10

6

60%

Associations communautaires

20

21

105%

Source : enquête, janvier 2013

Ce cadrant révèle une différence de taille entre l'échantillon prédéfini et celui réellement obtenu et cela dans toutes ses composantes.

Photo 2 : Séance d'élaboration de projet dans une association (ICCV-Nazemcé)

Si au niveau des PTF cette différence est assez large et négative (-40%) marquant ainsi un déficit dans la récupération des outils de collecte de données, en ce qui concerne les associations communautaires, elle est positive (+5%) et signifie qu'il ya dépassement dans la ventilation et la récupération des instruments d'enquête.

Source :enquête de terrain,janvier 2013

3.2. Présentation et traitement des données relatives à l'hypothèse n°1 de l'étude

Cette partie du travail est faite essentiellement en rapport avec les informations recueillies à partir du questionnaire spécialement conçu à cet effet.

3.2.1. Connaissances théoriques sur la GAR

Graphique 5: Distribution des responsables d'association selon qu'ils connaissent ou pas des méthodes en gestion de projets

Source : enquête de terrain janvier 2013

La quasi-totalité (95,2%) des responsables d'associations prétend connaître des méthodes de gestion en projets.

Cela laisse penser avec satisfaction qu'ils exercent avec une certaine technicité et dans le cadre du management des projets dans un contexte de volontariat au service du développement et pour lequel des fonds sont de plus en plus rares à être mobilisés.

Graphique 6: Connaissances des personnes sondées sur les types de méthodes de gestion en projet

Source : enquête de terrain janvier 2013

Il est constaté à travers ce graphique que la majorité des réponses apportées (56,3%) par les personnes interrogées n'est pas pertinente par rapport à la typologie des méthodes ou approches de gestion de projet. Cela amène à comprendre que parmi ceux qui avaient soutenu connaître ces méthodes ou approches, beaucoup n'ont pas véritablement la connaissance requise en la matière.

Graphique 7:Répartition des personnes sondées en fonction de leur connaissance sur l'existence de la GAR

Source : enquête de terrain janvier 2013

Ce graphique montre qu'une très large majorité (90,5%) de personnes ayant participé à l'enquête est informée de l'existence de la GAR en tant qu'approche de gestion de projet. Cela peut traduire un certain effort de la part d'un côté des responsables d'association dans l'actualisation de leurs connaissances théoriques et pratiques, et de l'autre des structures ou organismes en charge des politiques de développement de promouvoir la GAR.

Graphique 8: Répartition des enquêtés selon les sources de savoir sur la GAR

Source : enquête de terrain janvier 2013

Ce graphique montre que les ateliers et séminaires sont les occasions les plus prépondérantes dans le cadre de la formation et de l'information des responsables d'association sur des connaissances ou pratiques nouvelles à l'instar de la GAR. Par contre les formations continues. Cela peut s'expliquer par le fait que le renforcement des capacités des acteurs du développement communautaire est très dépendant des partenaires techniques et financiers qui, pour la plupart du temps, sont les principaux organisateurs de ces rencontres d'échanges d'informations et de partages d'expériences.

Graphique 9: Répartition des enquêtés selon leur appréciation sur la position de la GAR dans le cycle de vie d'un projet

Source : enquête de terrain janvier 2013

Selon ce dessin, beaucoup de responsables d'associations pensent que la GAR est une approche appliquée à toutes les étapes de la vie d'un projet. Cependant, ceux qui se sont prononcés en faveur de l'étape « exécution » sont les plus importants (17).

A l'opposé, les personnes qui se ne sont pas exprimés sont très minoritaires (2).

Cette répartition inégale des opinions sur ce sujet pourrait traduire une certaine non maîtrise de la GAR ou une insuffisance des pratiques en la matière.

Graphique 10: Répartition des enquêtés selon qu'ils connaissent ou pas les principes de la GAR

Source : enquête de terrain janvier 2013

Cette figure atteste qu'une assez grande majorité des personnes interrogées (61,9%) pense connaître les principes de la GAR. Ce qui participe d'une certaine manière à appuyer l'analyse faite au graphique 4 qui souligne les efforts consentis par les différents acteurs dans la connaissance de la GAR.

Graphique11 : Connaissances des enquêtés sur les principes classiques de la GAR

Source : enquête de terrain, janvier 2013

La plupart des réponses apportées par les enquêtés n'est pas pertinente (18/28). Cependant, il est possible de constater qu'en dehors des principes de la simplicité et du partenariat, tous les autres principes ont été mentionnés même si c'est dans des proportions assez faibles oscillant entre 1/28 et 4/28.

Du reste, cette analyse s'inscrit dans la même logique que celle faite au graphique 6.

En somme sur cette partie, les différentes analyses permettent de soutenir que les responsables d'associations, en majorité, ont effectivement des notions théoriques plus ou moins approfondies sur la GAR.

3.2.2. Expériences pratiques avec la GAR

Graphique 12: Répartition des enquêtés en fonction des outils de gestion qu'ils utilisent

Source : enquête de terrain janvier 2013

Ce graphique montre une diversité d'outils employés couramment dans le management des projetset programmes au niveau des associations communautaires. Parmi ces outils, il ya surtout les fiches de suivi/évaluation (14cit.) et les fiches de planification (9cit.) qui sont prédominantes.

Toujours selon cette figure, aucune mention n'a été faite en ce qui concerne spécifiquement les instruments spécifiques de la GAR à l'instar du modèle logique, du cadre de mesure du rendement et de la matrice de gestion des risques.

Cela permet de dire donc que même si les responsables d'association ont l'habitude de travailler sur des projets, ils n'utiliseraient pas assez l'approche GAR dans leur pratique.

Graphique 13: distribution des enquêtés en fonction des outils de planification et suivi/évaluation

Association

Source : enquête de terrain janvier 2013

Cette figure atteste de la part des personnes interrogées une utilisation de divers outils dans la planification et le suivi-évaluation. Parmi ces outils, certains à l'image des canevas de planification(16 cit.) et des fiches de suivi-évaluation(06) sont les plus citées. En revanche, d'autres comme le cadre logique se trouvent parmi les moins mentionnés (1cit.).

En outre, il est à noter tout comme au graphe précédent, qu'aucun dispositif spécifique à la GAR n'a été mentionné. Ce qui appuie d'une certaine manière l'interprétation faite au graphe 7

Graphique :14 Distribution des enquêtés selon qu'ils utilisent ou pas l'approche GAR

Source : enquête terrain janvier 2013

Ce schéma montre que la moitié (57,1 %) des personnes interviewées affirme qu'elle intègre la GAR dans la gestion des projets.

En comparant les résultats de l'analyse de ce graphe avec ceux des deux derniers, il apparait une certaine contradiction : en effet, il est inconcevable que des personnes pratiquent l'approche GAR sans être capable de citer quelques outils qui lui sont propres.

Cette discordance dans les expressions des responsables d'association pourrait traduire la non maitrise de la GAR ou une volonté manifeste de s'accorder de façon peu méritoire une image positive de gestionnaire en phase avec les nouveaux outils de management des projets

Graphique 15 : Distribution des associations enquêtées en fonction de la durée de l'expérience avec la GAR

Associations enquêtées

Source : enquête de terrain, janvier 2013

Cette image indique que parmi ceux qui déclarent utiliser l'approche GAR, les personnes qui ont une expérience moyenne avec la GAR sont les plus nombreuses mais restent tout de mêmes minoritaires (25%). En outre, aucun responsable n'a une longue tradition avec la GAR.

Ceci permet de dire que le contact des responsables d'association avec la GAR est relativement récent d'où peut-être son faible niveau de maitrise par les acteurs du développement communautaire.

Graphique 11 : repartition de la population enquêtée selon le niveau de difficultés rencontrées sur la GAR

Source : enquête de terrain, janvier 2013

Selon ce graphique, la majorité des personnes (71,4%) ayant déclaré utiliser l'approche GAR éprouve des difficultés bien qu'elles soient mineures dans la majorité des cas (57 ,1%).

Cette tendance générale dans le vécu des difficultés par les responsables pourrait traduire à certains égards le faible niveau d'encrage de l'approche GAR dans les pratiques au niveau des associations.

Autrement, la présente analyse confirme celle faite précédemment par rapport au sujet du graphique 10.

A partir des différentes analyses faites précédemment, l'idée générale qui se dégage sur ce sous point ayant trait à l'expérience pratique avec la GAR est que les responsables d'association n'ont pas une expertise assez développée avec la GAR.

3.3. Présentation et traitement des données relatives à l'hypothèse n°2 de l'étude

3.3.1. Perception sur la GAR

3.3.1.2. Réaction des partenaires techniques financiers sur les innovations proposées par la communauté internationale en matière de développement.

En sondant les différents partenaires au développement retenus par rapport à cette enquête, il ressort que la quasi-totalité (83,33%) accueille avec satisfaction les divers changements proposés dans le cadre du développement international.

En effet, pour eux les différentes innovations sont de nature à susciter de meilleurs comportements de la part des pays et organismes bénéficiaires de l'aide au développement.

En outre, ils pensent que les nouvelles mesures prises créent plus d'incidences positives sur les conditions de vie de la population.

Les propos de Madame SAWADOGO Hado, Chargé de programme genre à l'UNFPA (Burkina Faso) sont plus illustratifs à ce niveau: « Sans connaitre toutes les innovations proposées par la communauté internationale, celles dont j'ai connaissances visent à améliorer la recevabilité des pays et structures bénéficiaires des financements; la transparence dans la gestion; l'atteinte des résultats du programme. »

Cette prise de position presque commune de la part des PTF traduit la pertinence des propositions techniques nouvelles sur le terrain du développement et une volonté manifeste de rompre avec des pratiques qui ne sont plus adaptées au contexte actuel.

3.3.1.3. Connaissances des PTF sur la GAR en tant qu'approche nouvelle de gestion

Les propos recueillis auprès des partenairesau développement enquêtés montrent que dans leur très large majorité (83,33%), ils ont une connaissance soutenue de la GAR dans la mesure où ils ont su situer convenablement son rôle et ses objectifs poursuivis. En témoigne ce récit de Madame SANOU Salamata, Chargée du suivi des associations et des ONG au Programme d'appui au Développement Sanitaire (PADS) : « Dans cette approche, l'accent n'est pas mis seulement sur la réalisation des activités mais les résultats obtenus, en l'occurrence les résultats finaux qui seront évalués et non le processus ».

Cette maitrise relative de la GAR par les organismes d'aide au développement, revêt un atout majeur dans sa vulgarisation car il est difficile d'envisager une bonne intégration de la GAR dans l'univers associatif tant que les PTF, gérants par excellence du cordon de la bourse, ne sont pas mieux informés et convaincus en amont.

3.3.1.4. Niveau d'intérêt porté particulièrement sur la GAR par les PTF

Sur ce sujet, le constat est qu'une très large majorité des partenaires a une considérationcertaine pour la GAR. Cependant si certains comme le PADS fondent déjà leur financement sur la performance, d'autres comme le Réseau Accès aux Médicaments (RAM) sont au stade d'intention ou de projet et d'où les propos tenus par Monsieur DA Voumpine, responsableenChargé de la Planification et du Suivi / Evaluation, de ce dernier : « En tant que structure de Plaidoyer, nous sommes soucieux des effets de financement sur l'amélioration des conditions de vie des bénéficiaires. Aussi,la RAM veut s'inscrire dans une démarche GAR avec ses partenaires afin de rentabiliser ses interventions »

Cette différenciation dans les rapports avec la GAR signifie que même les PTF dont le rôle est très déterminant en matière de développement n'évoluent pas à un rythme uniforme en ce qui concerne l'intégration des innovations en termes de gestion de projets. Ainsi, il est assez difficile d'assurer des conditions stables nécessaires pour la bonne promotion de la GAR.

3.3.1.5. Niveau d'attente des associations communautaires vis-à-vis des PTF en matière d'application de la GAR.

Sur ce point, les partenaires au développement ont tous reconnu que les organisations communautaires ont des attentes multiples et diverses. En effet, ils espèrent bénéficier notamment d'un cadre d'échange sur la GAR et des opportunités de formation pour mieux la maitriser car leurs capacités de mobilisation en dépendent.

3.3.1.6. Représentation des organisations communautaires en relation avec l'application de la GAR.

De l'avis de la quasi-totalité (83,33%) des PTF, une structure communautaire qui intègre la GAR dans sa gestion est plus performante que celle qui ne l'applique pas. La première arrive à faire un travail plus qualitatif et par ricochet obtient de résultatsmeilleurs.

D'ailleurs, Monsieur DA Voumpine, responsableenCharge de la Planification et du Suivi / Evaluation est de nouveau plus explicite dans ce propos : « l'association qui applique la GAR a une meilleure planification des activités orientées vers des cibles réelles; est rigoureuse dans la conduite des activités et la mobilisation des ressources ».

Ceci permet de dire que si les PTF ont une image positive des organisations communautaires appliquant la GAR, c'est parce que la gestion axée sur les résultats comme approche a au fil du temps forgé la considération des bailleurs de fonds qui semblent résolument tournés vers la promotion des bonnes pratiques en matière de gestion de projet ou programme.

Les différentes analyses ci-dessus, rassurent sur le fait que presque tous les partenaires au développement se font une bonne représentation de la GAR qui leur apparait comme une alternative sérieuse dans cette quête permanente de résultats probants.

3.3.2. Accompagnement des partenaires associatifs

3.3.2.1. Appréciation par les PTF des compétences techniques des structures associatives

Sondés sur l'évaluation du potentiel technique des structures associatives, les PTF ont eu une vision commune. En effet, ils trouvent que sur la variable `'capacité technique'',les associations ne peuvent pas être logées dans la même enseigne au regard des disparités plus ou moins profondes qui les caractérisent.

Si certains PTF sont plus critiques en dénonçant la mauvaise qualité des ressources humaines (« compétences insuffisantes des associations en management car pas de spécialistes »)29(*) d'autres PTF par contre sont moins acerbes dans leur commentaire (« compétences technique globalement satisfaisant avec des disparités criardes d'une structure à une autre; certains ont du personnel qualifié d'autres n'en ont pas »)30(*).

Cette analyse sur les compétences atteste que le besoin en matière de renforcement des capacités opérationnelles chez les structures associatives est une nécessité chronique.

3.3.2.2 Opinion des PTF sur le renforcement des capacités des associations communautaires

Sur ce sujet, l'étude a révélé que tous les partenaires au développement sont favorables pour que des mesures soient prises en vue d'améliorer les possibilités opérationnelles des associations communautaires.

Pour preuve Madame KY Zerbo, Chargé de Programme à PAMAC a été très précise dans son allocution : « l'accompagnement des partenaires associatifs dans l'appropriation de la GAR est un besoin impérieux ».

L'analyse de cette partie se veut une confirmation de l'interprétation faite au point précédent.

3.3.2.3. Avis des PTF sur les aspects de la GAR qui méritent un renforcement chez les associations communautaires

Pour l'ensemble des partenaires au développement impliqués dans l'enquête, le besoin de renforcement en ce qui concerne la GAR intéresse tous ses aspects en l'occurrence les principaux outils comme le cadre de mesure du rendement.

Cela laisse apercevoir l'ampleur et la complexité de la tâche en matière de formation des structures communautaires en GAR. En outre, cette situation pourrait être un obstacle à la promotion de cette approche dans le domaine du développement communautaire.

3.3.2.4. Différentes mesures prises par les PTF dans le cadre de la vulgarisation de l'approche GAR.

Interrogée sur les initiatives personnelles déjà entreprises en termes de promotion de la GAR, la grande majorité des PTF (83,33%) reconnait qu'elle fournit depuis un temps relativement plus ou moins long, des efforts dans ce sens.

Parmi les mesures citées, il ya notamment : la formation, l'intégration de la GAR dans le plan stratégique, la sensibilisation et la conduite d'étude sur la GAR et le conditionnement des financements sur la base des performances réalisées.

Ce pragmatisme des bailleurs de fonds est salutaire même s'il est possible de constater que leurs actions sont multiples et diverses caractérisant peut être un manque de cohésion, de concertation ou de front uni sur ce sujet important qu'est la GAR.

Conformément à l'ensemble des analyses faites sur la question de l'accompagnement, il convient de retenir que tous les PTF sont soucieux de soutenir leurs associations partenaires tant sur le plan financier que sur le plan technique afin de faciliter l'appropriation de la GAR.

Les différentes analyses ci-dessus, rassurent sur le fait que presque tous les partenaires au développement se font une bonne représentation de la GAR qui leur apparait comme une alternative sérieuse dans cette quête permanente de résultats probants.

3.5. Discussion ou vérification des hypothèses

Cette partie consacrée à la discussion sera faite en tenant compte à la fois des résultats des analyses des données et des hypothèses formulées dans la première grande partie de ce travail.

En rappel avait été retenue en :

- hypothèse générale : Les associations communautaires de la commune de Ouagadougou n'ont pas une expertise développée en GAR.

- hypothèse spécifique n°1 :Les structures associatives de la commune de Ouagadougou n'appliquent pas les principes et outils de la GAR dans la planification et le suivi-évaluation des projets

- hypothèse spécifique n°2 :Les associations de la commune de Ouagadougou, dans leur plus grande majorité ont besoin d'encadrement pour une meilleure appropriation de la GAR.

L'examen de cette hypothèse principale est surtout lié au résultat de l'examen des hypothèses secondaires.

Ainsi, par rapport à l'hypothèse opérationnelle n°1, les éléments d'appréciation ont porté sur deux aspects à savoir la connaissance théorique et l'expérience pratique.

Si sur le plan théorique les analyses antérieures ont permis d'affirmer que les différents responsables des organisations communautaires ont des connaissances mais peu approfondies sur la GAR. De même au niveau de l'expérience pratique, l'appréciation des résultats présentés a révélé des insuffisances assez notoires. Toute chose qui semble logique car il est difficile pour un domaine donné d'exceller dans la pratique si la théorie fait défaut.

En conséquence, l'hypothèse spécifique n°1 est confirmée.

Concernant l'hypothèse spécifique n°2, les aspects pouvant être pris en compte dans le cadre de son évaluation sont notamment la perception de la GAR par les bailleurs de fonds et le niveau des besoins en accompagnement des structures communautaires.

En effet, il est ressorti des analyses ci-dessus que les partenaires au développement dans leur ensemble sont favorables à la GAR à laquelle ils sont de plus en plus attachés.

Relativement à l'aspect accompagnement, l'examen antérieurement fait au sujet des opinions émises par les partenaires techniques et financiers a révélé la nécessité de renforcer les capacités opérationnelles des structures communautaires.

Considérant les résultats par rapport à ces deux niveaux de valeur, il est donc évident que l'hypothèse opérationnelle n°2 est confirmée.

En récapitulant, la remarque à faire est que toutes les hypothèses secondaires sont jugées recevables. Par voie de conséquence, l'hypothèse principale est aussi validée.

Avec cette validation de l'hypothèse principale qui avait présumé au départ des insuffisances assez sérieuses dans l'application de la GAR au niveau des associations communautaires, il est tout à fait logique que des suggestions soient faites dans la perspective d'améliorer la situation en la matière car comme le dit Jean-Marie Poupart « Il n'y a pas vraiment de littérature sans suggestion, sans sous- entendu. »31(*).

3.5. Suggestions 

Elles ont été faites à plusieurs niveaux : la commune de Ouagadougou, les partenaires techniques et financiers, les organisations communautaires, le gouvernement burkinabè.

A l'endroit de la commune d'Ouagadougou :

- renforcer les compétences de ses services techniques les (ex : la DPJA) en GAR par la formation pour un meilleur encadrement des associations en la matière ;

- faire de la GAR une approche de développement prioritaire en l'inscrivant dans son plan d'action ;

- oeuvrer dans le sens d'accroitre le niveau d'appropriation de la GAR à la base par une formation des élus locaux en la matière ;

A l'adresse des partenaires techniques et financiers(PTF) :

- étendre progressivement la formation sur la GAR à tous les membres des structures associatives afin de faciliter son application sur le terrain du développement ;

- créer un cadre de concertation entre PTF sur la GAR afin de capitaliser et de partager les expériences sur ledit sujet ;

- adopter une attitude commune vis-à-vis de la GAR en harmonisant les différentes stratégies en matière de promotion de la GAR pour une efficacité.

Envers les associations communautaires de développement :

- créer un réseau de partenariat sur la GAR pour un partage d'idées et de soutien mutuel technique :

- recruter un personnel qualifié pour assurer le fonctionnement de leur dispositif de suivi-évaluation avec l'appui des partenaires comme le Programme Spéciale de Création d'Emploi (PSCE) et le Programme National du Volontariat du Burkina(PNVB);

A l'endroit du gouvernement Burkina :

- élargir les missions des structures de contrôle de la gestion des finances publiques comme la Cour desComptes et l'Assemblée Nationale (AN) en leur confiant des rôles nouveaux tels que le suivi des résultats du développement ;

- accroitre la subvention des structures associatives de sorte à leur permettre de recruter et de stabiliser un personnel qualifié.

S'il est vrai que le développement est une quête continuelle du mieux-être et la science une recherche constante de la vérité, que faut-il encore espérer àl'issue de ces propositions sur le sujet?

3.6. Perspectives

A court terme, les résultats de ce travail seront mis à la disposition des structures compétentes comme la commune de Ouagadougou et certains partenaires techniques et financiers (PTF) en vue de leur exploitation au service du développement.

Pour le moyen terme, les acquis de cette étude pourraient nourrir la réflexion sur la formulation de nouveaux thèmes en lien avec la GAR mais dans d'autres domaines d'études comme le management des ressources humaines que l'auteur de l'oeuvre poursuit déjà.

Dans le long terme, il ya une volonté de la part du responsable de cet document de faire des consultations sur la GAR afin d'aider la communauté des associations et acteur du développement à élever leur niveau de connaissances en la matière.

CONCLUSION

En définitive, ce projet de recherche qui a été réalisé dans l'univers des associations communautaires et des partenaires au développement, a été riche d'enseignements. En effet, elle a permis de se familiariser avec des concepts relativement nouveaux et de toucher du doigt des réalités de terrain. Aussi,  elle a été une opportunité de renforcement de capacité en matière de recherche scientifique.

Au-delà de ces acquis intellectuels, cette présente étude a dans sa réalisation, pu se rapprocher voire atteindre ses objectifs malgré certaines difficultés méthodologiques rencontrées notamment en lien avec la taille de l'échantillon étudié.

C'est pourquoi faut-il le rappeler, elle avait comme objectif d'analyser le degré de connaissance et les pratiques en matière de la GAR au niveau des associations de la commune de Ouagadougou.

Certes, l'analyse des données recueillies est allée dans le sens de valider intégralement l'hypothèse générale. Mais, c'est assez regrettable de savoir que les associations dont la part de contribution au développement de la commune est non moins importante sont toujours en marge d'innovations aussi capitales que la gestion axée sur les résultats.

Devant ce triste constat, des suggestions ont été faites dans l'optique de développer l'expertise des associations dans le management des projets de façon générale et de la GAR en particulier.

Aussi, faut-il le remarquer, il n'a certainement pas permis d'aborder et de cerner toute la problématique de la GAR mais le plus important était d'avoir osé se lancer dans ce périple intellectuel.

BIBLIOGRAPHIE& WEBOGRAPHIE

1. BIBLIOGRAPHIE

1.1.Ouvrages généraux

- HIEN P. C. et COMPAORE M., histoire de Ouagadougou des origines a nos jours, DIST (CNRST), 2004 369p.

- Clerc I et al. Guide de rédaction d'un rapport technique. Université Laval. 2004. 67 p.

- Bureau d'Etudes et de Recherche pour le Développement(BRED), Monographie de la commune de Ouagadougou, février 2000, 45p.

- ROBERT P., le nouveau petit robert, 2010 Dictionnaire le Robert 2837p.

1.2. Ouvrages spécifiques

1.2.1. Mémoires et cours

- DABONE D., Module : Gestion Axée sur les résultats. ISIG International 2012, 47 P.

- KADEOUA A., Cours : Configuration organisationnelle d'un cycle de gestion de projet. ISIG International, 2011

- COMPAORE C.,Analyse du dispositif de suivi-évaluation des associations partenaires du PAMAC intervenant dans la prise en charge communautaire du VIH / SIDA dans la région du centre au Burkina Faso. Mémoire pour l'obtention de la licence en gestion de projet à ISIG International,2012,49p.

- OUEDRAOGO Claire, Les facteurs pédagogiques de réussite scolaire des enfants handicaps intégrés dans les écoles ordinaires: expérience de handicap international dans la circonscription d'éducation de base de Tanghin-Dassouri. Mémoire de fin de formation des élèves inspecteurs de l'enseignement de premier degré. ENSK, 2006. 148 p

1.2.2. Revues, manuels, arrêtés et rapports

- Commune de Ouagadougou, Arrêté portant organisation des services de la mairie de ouagadougou, février 2011, 51p

- Commission de l'Union Européenne, Manuel : Gestion du Cycle de Projet, mars 2011, 44p.

- DEP, Annuaire statistique, COMMUNE DE OUAGADOUGOU, 2010 181p. 

- OCDE «Chapitre 3. Premières conclusions de l'Enquête 2006 de suivi de la

mise en oeuvre de la Déclaration de Paris », Revue de l'OCDE sur le développement, 2007/1 n° 8, p. 61-73.

- OCDE, CHAPITRE 5 : progrès réalisés dans l'instauration d'une gestion axée sur les résultats en matière de développement ISSN 1992-0490 2005/4 - no 6 pages 129 à 138

- BOURGAULT J., La mise en oeuvre de la gestion axée sur les résultats : leçons tirées de l'expérience québécoise, Revue française d'administration publique, ENA 2004/1 no109, p. 109-128. DOI : 10.3917/rfap.109.0109,181p

- OCDE, II : Pour une gestion axée sur les résultats dudéveloppement et sur l'efficacité de l'aide Ed. de l'OCDE 2003/1 - no 4 p 39 à 58 ISSN 1992-0490

2. WEBOGRAPHIE

http://www.cour-comptes.gov.bf

:

consulté le 21/08/2012

www.oecd.org/publications/synthese

:

consulté le 11 /06/2012

www.evene.fr/citations/ ,

:

consulté le 25/03/2013

www.dicocitations.com/citations

:

Consulté le 26/03/2013

Table des matières

RESUME ii

Dédicace iii

Remerciements iv

Epigraphe vi

Sommaire vii

Liste des graphiques vii

Liste des tableaux viii

Liste des photos viii

Acronyme ix

INTRODUCTION 1

PREMIERE PARTIE : CADRE THEORIQUE DE L'ETUDE SUR LA GAR 2

1.1. Problématique 3

1.2. Objectifs de l'étude 4

1.3. Hypothèses de l'étude 4

1.4. Choix des variables de contrôle 5

1.5. Intérêt de l'étude 8

1.5.1. Pour l'étudiant 8

1.5.2. Pour l'ISIG International 8

1.5.3. Pour la commune de Ouagadougou 9

1.5.4. Pour le lecteur ou la communauté 9

1.6. Définition de concepts et termes généraux 9

1.7. Revue critique de littérature 14

DEUXIEME PARTIE : CHAMP ET CADRE METHODOLOGIQUE DE L'ETUDE SUR LA GAR 21

2.1. Présentation du champ de l'étude 22

2.1.1. Commune de Ouagadougou 22

2.1.1.1. Historique 22

2.1.1.2. Milieu physique et humain 23

2.1.1.2.1. Milieu physique 23

2.1.1.2.2. Milieu humain 23

2.1.1.3. Organisation politico-administrative 23

2.1.2. Direction de la Promotion de la Jeunesse et des Associations (DPJA) 24

2.1.2.1. Organisation administrative et fonctionnement 24

2.1.2.2. Missions 25

2.1.2.2.1. Mission principale 25

2.1.2.2.2. Missions secondaires 25

2.2. Cadre méthodologique de l'étude 26

2.2.1. Description de la population, de l'échantillonnage et de l'échantillon de l'étude 26

2.2.1.1. Population de l'étude 26

2.2.1.2. Echantillonnage et Echantillon de l'étude 26

2.2.1.2.1. Echantillonnage 26

2.2.1.2.2. Echantillon de l'étude 27

2.2.3. Présentation des instruments, des procédures de collecte et de traitement des données 27

2.2.3.1. Procédures de collecte des données 27

2.2.3.1.1. Revue documentaire 27

2.2..3.1.2. Enquête par questionnaire 27

2.2.3.3.1.3. Entretien 29

2.2.3.3.2. Instruments de collecte de données 29

2.2.3.3.2.1. Grille de lecture 29

2.2.3.3.2.2. Questionnaire 30

2.2.3.3.2.3. Guide d'entretien 30

2.2.3.3.3. Procédure de traitement de données 30

2.2.4. Limites méthodologiques, difficultés et facilités de mise en oeuvre de l'étude 31

2.2.4.1. Limites méthodologiques 31

2.2.4.2. Difficultés de mise en oeuvre 31

2.2.4.3. Facilités obtenues dans la mise en oeuvre 32

TROISIEME PARTIE : PRESENTATION, TRAITEMENT DES DONNEES DE L'ETUDE ET DISCUSSION SUR LA GAR 33

3.1. Présentation, et traitement des données relatives à l'échantillon étudié 34

3.1.1. Profil de l'échantillon 34

3.1.2. La taille de l'échantillon 37

3.2.1. Connaissances théoriques sur la GAR 38

3.3. Présentation et traitement des données relatives à l'hypothèse n°2 de l'étude 45

3.3.1. Perception sur la GAR 45

3.3.1.2. Réaction des partenaires techniques financiers sur les innovations proposées par la communauté internationale en matière de développement. 45

3.3.1.3. Connaissances des PTF sur la GAR en tant qu'approche nouvelle de gestion 46

3.3.1.4. Niveau d'intérêt porté particulièrement sur la GAR par les PTF 47

3.3.1.5. Niveau d'attente des associations communautaires vis-à-vis des PTF en matière d'application de la GAR. 47

3.3.1.6. Représentation des organisations communautaires en relation avec l'application de la GAR. 47

3.3.2. Accompagnement des partenaires associatifs 48

3.3.2.1. Appréciation par les PTF des compétences techniques des structures associatives 48

3.3.2.2 Opinion des PTF sur le renforcement des capacités des associations communautaires 49

3.3.2.3. Avis des PTF sur les aspects de la GAR qui méritent un renforcement chez les associations communautaires 49

3.3.2.4. Différentes mesures prises par les PTF dans le cadre de la vulgarisation de l'approche GAR. 49

3.5. Discussion ou vérification des hypothèses 50

3.5. Suggestions 52

3.6. Perspectives 53

CONCLUSION 54

BIBLIOGRAPHIE& WEBOGRAPHIE 55

1. BIBLIOGRAPHIE 56

1.1.Ouvrages généraux 56

1.2. Ouvrages spécifiques 56

1.2.1. Mémoires et cours 56

1.2.2. Revues, manuels, arrêtés et rapports 56

2. WEBOGRAPHIE 57

Table des matières 58

ANNEXE 61

ANNEXE 1 : OUTILS DE COLLECTE DE DONNEES 62

ANNEXE 2: OUTILS DE MESURE DE LA GAR 70

ANNEXE 3 : PROGRAMME D'ACTIVITES ET LISTE DES ASSOCIATIONS ET PTF ENQUETES 73

ANNEXE

ANNEXE 1 : OUTILS DE COLLECTE DE DONNEES

Questionnaire adressé aux différentes associations de la commune de Ouagadougou

A / Identification des responsables des associations

Nom de la structure : ..........................................................................................................

Zone d'implantation :...........................................................................................................

Domaine d'intervention :......................................................................................................

Zone d'intervention.................................................................... ........................................

Nombre d'années d'expériences dans la mise en oeuvre des projets.............................................

B / Connaissances théoriquessur la GAR (Gestion axée sur les résultats)

1. Connaissez-vous des méthodes ou approches en gestion de projet ? Oui non

2. Si oui, citez-les...............................................................................................................

3. Avez-vous déjà entendu parler de la GAR?Ouinon

4. Si oui, à quelle occasion ?...................................................................................................................

Atelier,séminaire, formationcontinue autres

5. Pouvez-vous nous situez l'intérêt de la GAR pour les projets?

....................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

6. Selon vous que permet la GAR de faire dans le cycle de vie d'un projet ?

La Conception la planification l'exécution le suivi /évaluation sans avis

7. Connaissez-vous quelques principes clés de la GAR ? Oui non

Si oui, citez en deux ou plus .............................................................................................

......................................................................................................................................

C / Expériences pratiques avec la GAR

8. Quels sont les outils que vous utilisez dans la gestion de vos projets ?

..............................................................................................................................................................................................................................................................................

9. Quels sont les outils que vous utilisez spécifiquement dans le suivi-évaluation de vos projets ?

10. Intégrez-vous l'approche GAR dans la gestion de vos projets ? Oui Non

12. Si oui, à combien estimez-vous la durée de votre expérience en la matière? Courte moyenne longue

..............................................................................................................................................................................................................................................................................

13. Quel est l'impact de la GAR dans le rapportage aux donateurs ?

14. Comment se fait son utilisation par votre association (Pas nécessaire si réponse précédente est `'non'')?

Systématiquement A la demande de vos partenaires Spontanément

15. Rencontrez-vous des difficultés particulières dans l'utilisation de la GAR dans vos projets?

Pas du tout, un peu beaucoupénormément

16. Quelles peuvent être ces difficultés ?

............................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

D/ Suggestions

Quelles suggestions faites-vous pour améliorer l'appropriation de la GAR par votre structure ?

A l'endroit de la commune de Ouagadougou (Direction de la Promotion de la Jeunesse et des Associations)

............................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

A l'endroit des autres partenaires techniques et financiers

............................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

MERCI POUR VOTRE COLLABORATION !

Guide d'entretien adressé aux structures de financement

A / Identification de la Structure

Nom de la structure : ...................................................................................................

Zone d'implantation :....................................................................................................

Domaine d'intervention :.................................................................... ...........................

Nombre d'associations bénéficiaires de vos financements: .........................................................

B / Perception de la GAR

1. Appréciation des différentes innovations proposées par la communauté internationale de développement en matière de gestion de projet.

...................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

2. Connaissances surl'approche GAR. 

...................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

3. Intérêt particulier de la structure sur la GAR dans le cadre de la gestion des projets.

...................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

4. Attentes des Associations par rapport à l'application de la GAR.

.......................................................................................................................................

.......................................................................................................................................

.....................................................................................................................................

5. Différence faite entre les mécanismes de management d'une association qui applique strictement la GAR et celle qui n'applique pas.

C/ Accompagnement des partenaires associatifs

7. Appréciation des compétences techniques des structures partenaires/ bénéficiaires en matière de gestion de projet.

...................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

8. Niveau de Besoins d'accompagnementdes structures dans l'appropriation de méthodes modernes de gestion  comme la GAR. 

...................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

9. Les différents aspects de gestion de projet dans le cadre de la GAR pour lesquels les organisations associative sont besoin d'un accompagnement.

...................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

10. Mesures déjà prises pour la mise en oeuvre de la GAR au niveau individuel. ...................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

11. Les dispositions à prendre pour aider les partenaires du monde associatif à une meilleure maîtrise de la GAR. 

...................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

MERCI POUR VOTRE COLLABORATION!

Grille de lecture

N°d'ordre

Titre et Références de l'oeuvre

Nature ou type de l'oeuvre

Commentaire sur l'oeuvre ou résumé

Intérêt avec le thème étudié

Provenance et Date de consultation

 
 
 
 
 
 

ANNEXE 2: OUTILS DE MESURE DE LA GAR

Cadre de mesure du rendement (CMR)

N° de projet

 

Durée du projet

 

Directeur/trice de projet

 

version

 

Résultats espérés

Indicateurs

Données de base

Cibles

Sources de données

Méthodes de collecte

Fréquence

Responsabilité

Résultat final

 
 
 
 
 
 
 

Résultats intermédiaires

 
 
 
 
 
 
 

Résultats immédiats

 
 
 
 
 
 
 

Extrants

 
 
 
 
 
 
 

Matrice de gestion du risque

Description du risque

Probabilité

Impact

Indicateur

Fréquence du suivi

Stratégie d'atténuation

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

MODEL LOGIQUE DE LA GAR

Résultat Final

Résultat intermédiaire 2

Résultat intermédiaire 1

Résultat immédiat 2.2

Résultat immédiat 2.1

Résultat immédiat 1.2

Résultat immédiat 1.1

Extrant1.2.2

Extrant1.2.1

Extrant 2.2.2

Extrant 2.2.1

Extrant2.1.2

Extrant2.1.1

Extrant1.1.2

Extrant1.1.1

Activité 2.2.2

Activité 2.2.1

Activité 2.1.2

Activité 1.2.2

Activité 1.1.2

Activité 1.2.1

Activité 2.1.1

Activité 1.1.1

ANNEXE 3 : PROGRAMME D'ACTIVITES ET LISTE DES ASSOCIATIONS ET PTF ENQUETES

Programme d'activités du projet d'étude sur la GAR

partie

période

Rédaction du protocole de recherche

Rédaction du cadre théorique

Rédaction du cadre méthodologique

Elaboration des outils de collecte de données

Enquêtes de terrain

Présentation et traitement des données

Finalisation du mémoire

Dépôt pour soutenance

Soutenance

Mai 2012

+

 
 
 
 
 
 
 
 

Juin 2012

 

+

 
 
 
 
 
 
 

Juin 2012

& Février 2013

 
 

+

 
 
 
 
 
 

Novembre 2012

 
 
 

+

 
 
 
 
 

Janvier -Février 2013

 
 
 
 

+

 
 
 
 

Mars 2013

 
 
 
 
 

+

 
 
 

Juin 2013

 
 
 
 
 
 

+

 
 

Juillet 2013

 
 
 
 
 
 
 

+

 

Juillet 2013

 
 
 
 
 
 
 
 

+

Liste des associations et partenaires techniques et financiers (PTF)

retenus pour l'étude

N°D'odre

Association communautaire

PTF

1

ADAPMI

Asmae

2

AJFAP

Diakonia

3

APJAD

PADS

4

ASEFF

PAMAC

5

ASOVDK

RAM

6

AAJCS (Association action des jeunes commerçants contre le sida)

UNFPA

7

AAMM (Association Aide- Moi à être Mère)

GIZ

8

Association Beogoviim

IPC

9

Association Burkina découverte Action(ABUDA)

Ambassade d'Autriche

10

AFU(Association des femmes Unies)

AIDSETI

11

Association des jeunes pour la promotion des orphelins(AJPO)

 

12

AJE(Association Jeunesse Espoir)

 

13

Association Liaison universelle

 

14

Association Saake

 

15

Association trait d'union des jeunes Burkinabès

 

16

Association ZemsTaaba

 

17

CCP (convention pour la culture de la paix)

 

18

Fondation Agnès Marie

 

19

ICCV

 

20

ORGANE-B

 

21

SOS-JD (SOS-Jeunesse et Défi

 

* 1 www.dicocitations.com/citations consulté le 26/03/2013

* 2NGUEYANOUBAE. (2007), La gestion des programmes et projets axes sur les résultats: outils et mécanismes de mise en oeuvre; expérience du bureau du PNUD au Tchad

* 3www.paperblog.fr consulté le 20/02/2013

* 4OUEDRAOGO C. (2006)., Les facteurs pédagogiques de réussite scolaire des enfants handicaps intégrés dans les écoles ordinaires: expérience de handicap international dans la circonscription d'éducation de base de Tanghin-Dassouri.

* 5 www.oecd.org/publications/synthesesconsulté le 11 /06/2012

* 6Op.cit

* 7voir annexe2

* 8voir annexe2

* 9 DABONE D. (2012), Module : Gestion Axée sur les Résultats

* 10KADEOUA A. (2011), Cours : Configuration organisationnelle d'u cycle de gestion de projet

* 11 Op.cit.

* 12 COMPAORE C. (2012), Analyse du dispositif de suivi-évaluation des associations partenaires du PAMAC intervenant dans la prise en charge communautaire du VIH / SIDA dans la région du centre au Burkina Faso

* 13 COMPAORE C. (2012), L'analyse du dispositif de suivi évaluation des associations intervenant dans la prise en charge communautaire du VIH/SIDA

* 14 LE NOUVEAU PETIT ROBERT, 2010

* 15Op.cit

* 16

* 17« II : Pour une gestion axée sur les résultats du développement et sur l'efficacité de l'aide »,

Revue de l'OCDE sur le développement, 2003/1 no 4, p. 39-58.

* 18 http://www.cour-comptes.gov.bf consulté le 21/08/2012

* 19 OCDE (2005), CHAPITRE 5 : progrès réalisés dans l'instauration d'unegestion axée sur les résultats en matière dedéveloppement

* 20« Chapitre 3. Premières conclusions de l'Enquête 2006 de suivi de la mise en oeuvre de la Déclaration de Paris »,

Revue de l'OCDE sur le développement, 2007/1 n° 8, p. 61-73.

* 21 Op. cit

* 22NGUEYANOUBAE. (2007), La gestion des programmes et projets axés sur les résultats: outils et mécanismes de mise en oeuvre; expérience du bureau du PNUD au Tchad

* 23 Commission union européenne (mars 2011), Manuel : Gestion du Cycle de Projet

* 24HIEN P.C. et COMPAORE M,HISTOIRE DE OUAGADOUGOU DES ORIGNINES A NOS JOURS, DIST (CNRST), 2004, 369p.

* 25 BERD, MONOGRAPHIE DE LA COMMUNE DE OUAGADOUGOU, Février 2000

* 26Commune de Ouagadougou, arrêté portant organisation des services de la mairie de Ouagadougou, février 2011.

* 27annexe

* 28ANNUAIRE STATISTIQUE DE LA COMMUNE DE OUAGADOUGOU, juin 2011

* 29 Source : enquête de terrain

* 30 Source : enquête de terrain

* 31 http://www.evene.fr/citations/ , consulté le 25/ 03/2013







9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



Appel aux couturier(e)s volontaires

Hack the pandemiuc !

Moins de 5 interactions sociales par jour



BOSKELYWOOD from Ona Luambo on Vimeo.