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Mobilité résidentielle et processus d'étalement de la ville de Niamey (Niger).

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par Abdoulaye ADAMOU
Abdou Moumouni Dioffo - Doctorat de Géographie 2012
  

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Avant-propos

Ce travail qui a débuté en 2005 a été rendu possible grâce à un certain nombre d'opportunités qui m'ont été offertes. C'est ainsi que dès la première année (2005-2006) j'ai bénéficié d'une bourse du programme Mobilité Internationale Rhône-Alpes (MIRA) dans le cadre de la coopération entre le Département de Géographie de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l'Université Abdou Moumouni de Niamey (UAM) et l'Institut de Géographie Alpine (IGA) de l'Université Joseph Fourier de Grenoble en France (UJF). Cette bourse de neuf mois m'a permis, lors de mon séjour à Grenoble, de bien conduire la recherche bibliographique sur laquelle s'appuie ce travail. A la fin de ce séjour d'études, j'ai pu rédiger, sous la direction du Professeur des Universités Olivier Soubeyran, la revue de la littérature, la problématique, la méthodologie ainsi que le questionnaire justifiant cette thèse. Lors de mon séjour à IGA de Grenoble, j'ai eu la chance d'assister à plusieurs séminaires organisés par le laboratoire de recherche Pacte-Territoire. J'ai découvert alors des notions comme la territorialité, la temporalité et bien d'autres aspects associés à la recherche géographique dans ce laboratoire.

A la fin de mon séjour à Grenoble en décembre 2006, je me suis retrouvé à Niamey pour la deuxième année de thèse durant laquelle mes recherches ont été mises en veille faute de moyens financiers pour la réalisation de mes enquêtes de terrain. C'est au début de la troisième année que Monique Bertrand, directrice de recherche de l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD), m'a offert l'opportunité de faire partie du programme Mobilité Ouest-Africaine (MOBOUA) qu'elle venait de mettre en place. Ce programme qui cadre avec mes recherches, a financé les enquêtes et leur dépouillement. Les présentations que j'ai faites lors des séminaires organisés dans ce cadre m'ont permis d'améliorer mes travaux en tenant compte des critiques et suggestions des éminents chercheurs qui composent ce programme. Grâce à ce programme, le géographe que je suis a pu aussi découvrir deux villes ouest-africaines à savoir Ouagadougou au Burkina Faso et Bamako au Mali.

Depuis 2009, j'évolue parallèlement dans un autre programme de recherche intitulé « Bintchiké Birané », terme haoussa qui veut dire « étude des villes ». Ce programme qui porte sur l'étalement urbain rejoint exactement mes travaux de recherche. Dans le cadre de ce programme pluridisciplinaire dirigé par mon directeur de recherche Kokou Henri Motcho, Maître de Conférences et le Sociologue Amadou Oumarou, j'ai aussi participé à des séminaires méthodologiques sur la ville de Niamey et bénéficié d'une formation sur le sphinx V+5 (qui a permis de dépouiller mes questionnaires) et sur le récit de vie.

Ce sont là les opportunités qui m'ont été offertes dans la conduite de ces travaux d'études et de recherche (TER) portant sur la mobilité résidentielle et le processus d'étalement de la ville de Niamey. Cette étude intègre aussi les migrations internes et internationales dans l'explication de la structuration de l'espace urbain niaméen. Pour ce faire, elle se fonde sur l'analyse des rapports du ménage avec son logement.

En effet, le domaine de l'habitat à Niamey est marqué par la non mise en oeuvre des outils de planification. Il en résulte une véritable anarchie entravant un développement harmonieux de la ville. D'où l'intérêt particulier que je porte à la question de l'habitat. C'est dans ce sens que, dans le cadre du mémoire de maîtrise, j'ai bien voulu traiter de la « perception de l'espace et la mobilité résidentielle dans le quartier Lacouroussou ». Ce travail d'étude et de recherche (TER) m'a permis de comprendre l'image que les habitants de ce quartier du centre ville ont de leur lieu d'habitation et de la ville ainsi que leur comportement vis-à-vis de ces espaces. Il m'a également permis d'identifier les espaces acceptés et les espaces refusés par les habitants de ce quartier qui est aussi un « quartier d'accueil », un lieu où la mobilité résidentielle intra-urbaine prend le plus souvent sa source.

Dans le cadre du Diplôme d'Etude Approfondi (DEA), j'ai travaillé sur le « parcours migratoire des citadins et le problème de logement à Niamey ». Ce travail, plutôt exploratoire, m'a permis d'approfondir mes connaissances en matière de logement à Niamey en ayant un aperçu sur les processus d'insertion sociale mise en relation avec la mobilité résidentielle. D'ailleurs, cette étude m'a permis de relever tous les mécanismes à l'oeuvre dans la gestion de l'espace urbain de Niamey et de maîtriser plusieurs concepts qui méritent d'être valorisés dans la présente thèse.

La présente approche essaie de mettre en relation l'étalement urbain et les migrations (internes et internationales) en s'appuyant sur l'analyse de la dynamique résidentielle intra-urbaine. En effet, il semble que "la concentration croissante de la population dans les villes" (définition de l'urbanisation : Larousse 2007) implique une certaine mobilité résidentielle. Cette dernière se définit comme une redistribution permanente de la population à l'intérieur de la ville. Il s'agit d'une dynamique qui s'alimente aussi bien des migrations internes et internationales que des déménagements intra-urbains.

Il faut dire que ce travail s'est heurté à un certain nombre de difficultés qui expliquent sa longue durée. En effet, cette thèse a pris six ans du fait que j'ai trouvé un emploi à l'Institut Universitaire de Technologie de Zinder (IUT) nouvellement créé en octobre 2008. La préparation des cours que j'y dispense et l'adaptation à ma nouvelle ville m'ont pris énormément de temps. A cela s'ajoutent les responsabilités de plus en plus accrues de mon Directeur de thèse qui devient Directeur de l'IUT de Zinder en 2008, puis Recteur de l'Université de Zinder depuis sa création en 2010.

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"Il faudrait pour le bonheur des états que les philosophes fussent roi ou que les rois fussent philosophes"   Platon