WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

La gestion des risques de taux d'intérêt et de change par l'approche ALM: Le cas de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD)


par Arouna Soro
CESAG - Master en Banque et Finance 2006
  

précédent sommaire suivant

CONCLUSION GENERALE

« La sagesse fixe la fortune »

Telle est la devise que l'on peut lire sur le fronton de la Banque de France. Qui mieux qu'une institution bancaire se sentirait interpellé par cette assertion, surtout lorsque « la prise de risques calculés, leur mesure et leur contrôle posent quotidiennement des problèmes délicats dans l'univers des banques105(*) » ? La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) l'a si bien compris qu'elle a décidé de gérer efficacement ses risques bancaires en recourant à la Gestion Actif/Passif (ALM) à un moment où la montée en puissance du secteur privé dans les stratégies de développement des pays de la zone UEMOA puis l'avènement de sources alternatives de financement, avec la création de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), reconfigurent son marché.

Dans le présent document, et à l'occasion du stage que nous avons effectué au sein de cette institution, nous nous sommes intéressé à la gestion des risques de taux d'intérêt et de change par l'approche ALM. Il s'est agi de dresser le cadre conceptuel de cette approche. Ce rappel théorique nous a servi de miroir pour voir comment cette gestion se fait dans le cas spécifique de la BOAD. Cela nous a conduit à faire une analyse-diagnostic du dispositif ALM de la BOAD. Sans doute la nature de la Banque, la spécificité de son marché et la « complexité » de cette nouvelle discipline de gestion, laissent apparaître un gap entre théorie et pratique.

C'est pourquoi, dans le cas du risque de taux d'intérêt, nous avons proposé la mesure de valeur comme mesure complémentaire du risque de taux d'intérêt. La BOAD, qui jusque-là privilégiait la mesure de marge afin d'évaluer l'impact d'une évolution adverse des taux d'intérêt sur le PNB, pourrait davantage cerner le risque de taux d'intérêt en adoptant cette démarche. Son objet, en effet, est de mesurer l'impact de ce risque sur les valeurs patrimoniales de la Banque et sur ses fonds propres. Dès lors la Banque ne sera plus tributaire d'un seul instrument de mesure qui lui fait courir le risque d'initier des actions de couverture qui pourraient avoir un effet pervers sur les fonds propres ou la valeur de revente de certains éléments du bilan. Nous avons assorti cette proposition de recommandations dont l'objet est de faciliter la mise en oeuvre de la solution proposée et d'améliorer globalement la gestion de type ALM à la BOAD. A cet effet nous nous sommes, également, interrogé sur le bien fondé d'un transfert futur du risque de change aux clients. Nous avons noté qu'à moins d'une réflexion approfondie sur la question, la Banque court le risque de muer son risque de change en risque de contrepartie et en risque commercial de perte de parts de marché sans oublier les effets de contagion qui pourraient s'étendre à l'ensemble du système bancaire.

L'objet de notre travail est de proposer une démarche ALM à la BOAD et de contribuer à la vulgarisation de cette discipline dans le milieu bancaire de l'UEMOA. Mais l'ALM est à la fois récente et « complexe », la littérature sur le sujet est moins prolixe que dans d'autres domaines de gestion malgré les développements rapides qu'on y observe. La confidentialité et la difficulté d'accès à certaines informations, nous ont empêché d'aller plus loin dans notre recherche. Nous n'avons donc pas la prétention d'avoir épuisé la question de l'ALM et de son application à la BOAD. Le problème reste encore ouvert, c'est pourquoi nous souhaitons que l'étude soit approfondie par d'autres personnes.

Mais au sortir de notre stage, nous avons la conviction d'avoir beaucoup appris à la BOAD, ayant pu participer à des travaux de cotation du risque de contrepartie du secteur marchand de la Banque ainsi qu'à des travaux de Gestion Actif/Passif portant sur les risques de taux d'intérêt et de change. Nous retiendrons surtout que la gestion de type ALM telle que pratiquée à la BOAD, sans être parfaite dans l'absolue, est un exemple de réussite dont devraient s'inspirer d'autres acteurs bancaires. Il y a, peut être là, matière à développer une activité de conseil en gestion des risques. En effet, dans le cadre de son activité d'assistance, la Banque pourrait mettre son expertise et son expérience au profit des autres banques en les aidant à gérer leurs risques. Les banques primaires en particulier y gagneraient beaucoup. Il en va de même pour la BOAD qui leur prête souvent une partie de ses ressources excédentaires ainsi que pour l'ensemble du système bancaire de la zone UEMOA. Il faut garder à l'esprit, comme on peut le lire dans certains ouvrages, que l'ALM n'est pas une science, c'est un art. Comme tout art, elle requiert une forte dose de sagesse et « la sagesse  fixe la fortune ».

* 105 Voir couverture de Joël Bessis, op. cité

précédent sommaire suivant















9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.


Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy