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Le président Mobutu selon Serge Kuhani Matende Kasongo

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par Serge Kuhani MATENDE KASONGO
Université de Lubumbashi - Licence en sciences politiques 2008
  

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b. Tentative de démocratisation

le 1e juillet 1977 le président MOBUTU prononça un discours autocritique dans lequel il décida de démocratiser le régime parce que le système politique risquait d'être bloqué par asphyxie du fait que la vois du peuple était souvent étouffé et cela justifié par la guerre de 80 jours au shaba.

La première mesure de démocratisation fut l'introduction de l'élection libre au niveau de certains organes du parti. Cette mesure les organes ci-après :

1. le bureau politique, a l'époque organe de conception et de décision du MPR il était au moment de la reforme composé de 30 membres.

2. Le président décida que 18 membres d'entre eux soit les ¾ seraient élus par le peuple pour un mandat de 5 ans à raison de 2 commissaires politiques par région y compris la ville de Kinshasa. Les 12 autres seraient désigné par lui-même.

3. au conseil législatif (parlement) il fut décidé que ses membres les commissionnaires du peuple, seraient élus directement par le peuple contrairement à ce qui se faisait auparavant. Le bureau politique établissait la liste des candidats sur laquelle l'électorat devait se prononcer. En 1975, l'élection s'était faite par acclamation.

4. au niveau des zones urbaines et des sous-regions urbaines (ville), l'élection fut introduite pour la désignation des certains organes notamment les conseils délibérants et les commissaires de zones.

Les commissaires de zones devaient être élu parmi des conseillers de zones seront élus au second degré pour constituer le conseil sous-régional urbain.

C'est en application de cette mesure que fut décidée l'instauration du système de décentralisation au niveau des zones et des sous régions urbaines qui étaient jusque déconcentrées. Cette décentralisation s'étendra jusqu'en 1982, à d'autres entités administratives telles que la région, la zone rurale, et la collectivité qui seront élus au suffrage universel ou au second degré.

Une deuxième mesure intervint au niveau du conseil exécutif (le gouvernement) qui se vit d'un premier commissaire d'Etat. Il ne s'agissait cependant pas de l'instauration de bicéphalisme au niveau de l'exécutif. Le premier commissaire d'Etat était chargé, sous la direction du Président de la République de la coordination du conseil (Exécutif). Le fauteuil de premier commissaire d'Etat occupé pour la première fois par MPINGA KASENDA.

Un autre innovation annoncée dans le discours du 1e juillet 1977 fut la latitude reconnu au parlementaires qui interpeller les membres du conseil exécutif et les responsables des grands services publics pour contrôler leur gestion.

Des interpellations auront effectivement lieu en 1979 et permettront de dénoncer publiquement de nombreux abus commis par les gestionnaires publics dont certains perdront leurs postes.

Ces mesures de libéralisation connaîtront progressivement des modifications qui restaureront la concentration du pouvoir au profit du Président de la république.

Au bureau politique, le nombre de commissaire politique fut augmenté des févriers 1979 au point que le nombre des membres de cet organe du Parti élus par la population se trouva à égalité avec celui des membres nommés qui finit même plus tard par le dépasser.

D'après le chef de l'Etat ces interpellations prenaient l'allure de règlement de compte entre certains Commissaires du peuple et les membres du conseil exécutif interpellés. Ainsi déclara - t- il « je n'accepte pas le fait accompli (..) » je tiens à savoir qui doit être interpellé et pourquoi (6) cet arrêt porté au processus de libéralisation de l'acticité parlementaire donnera l'occasion à la fin de l'année 1980 à la naissance de la première opposition politique ouverte initiée à l'intérieur du pays par le 13 parlementaires qui créèrent plus tard (1992) l'UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès social).

La création du comité général en Août 1980 composé des membres nommées et révocables par le Président du MPR, Président de la République dont la composition initiale était arrêtée à 120 membres avoir visé à réduire l'influence grandissante qu'avait acquis le conseil législatif.

Au niveau régionale et local les effets de la démocratisation attendus de la décentralisation furent émoussés par le recours à des pratiques centralisatrices notamment la nomination dans le chois des responsables des exécutifs locaux et particulièrement les commissaires de Zones Urbains qui précédemment étaient élus au sein des conseils de zones.

De même la Président de la République intervenait pour désigner des membres de l'assemblée régionale et proposait, pour ne pas nommait le président de cet organe.4(*)

* 4 ISANGO IDI, Op.Cit.

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