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Les anthroponymes et toponymes Gisir: proposition d'un modèle de dictionnaire

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par Paul Edwin Malekou
Université Omar BONGO -  Maîtrise 2006
  

Disponible en mode multipage

UNIVERSITE OMAR BONGO FACULTE DES LETTRES ET DES SCIENCES HUMAINES DEPARTEMENT DES SCIENCES DU LANGAGE

MEMOIRE DE MAITRISE

présenté par :

Paul Edwin MALEKOU Option : Linguistique française Thème :

Sous la direction de :

Pr. J.T. KWENZI- MIKALA

Ethnolinguiste (Maître de conférence CAMES) Et sous la co- direction de :

Dr. P. A. MAVOUNGOU

Linguiste et Lexicographe

Libreville, Septembre 2007.

DEDICACE

Je dédie ce travail aux personnes suivantes :

?À notre père Paul Marie AUDAVAT et notre mère SeraphineMAROUNDOU MBADINGA,

?À nos frères Jean Freddy MOMBO AUDAVAT, Juste Parfait NDOMBI NDOMBI, Alain Cedric MAKANGUI NDIMINA, Aymar Davy GUIBINGA, Prospère MIHINDOU,

?À notre compagne dans la vie, Ghislaine Rachel AKANA.

REMERCIEMENTS

Nos remerciements vont à l'endroit de :

-Notre directeur de recherche, monsieur le Professeurs Jérôme Tangu KWENZI-MIKALA pour avoir accepté de diriger ce travail. -Notre co-directeur, le docteur Paul Achille MAVOUNGOU Pour la patience et la disponibilité dont il a fait preuve durant tout le temps qu'a nécéssité l'élaboration du présent travail.

- Nos frères en Christ Jean Bernard MOUGOUSSI et Bonis PAMBO qui nous sont facilité le travail du point de vu impression.

- Notre frère Godefroid PISSAMA MOUGALA qui nous a soutenu tout au long de ce travail.

Paul Edwin MALEKOU

Maîtrise (es- Lettres en Sciences du Langage)Option: Linguistique Française

Université Omar BONGO.

Tel: 06.95.96.56/ 06.06.42.08. Libreville / Gabon.

0. INTRODUCTION GENERALE

0.1. Préliminaires

Le présent Mémoire de Maîtrise est l'aboutissement pratique d'un travail théorique et méthodologique amorcé en année de Licence sous la forme d'un « rapport » de recherche. Le sujet de cette recherche porte sur « Les Anthroponymes et Toponymes gisir : proposition d'un modèle de dictionnaire ». Axée sur la langue gisir, cette étude vise à explorer les données de l'onomastique qui font comprendre, au delà du sens littéral, les événements et les attitudes qui justifient leurs choix et leurs usages. Il ne saurait y avoir une étude des noms de lieu ou des personnes sans une confrontation de ces lieux ou des personnes avec le réel historique et social dont ils sont un élément. C'est pourquoi avant de décrire le système onomastique du gisir, nous allons parcourir les aspects suivants :

Présentation ou explication du sujet

Présentation des objectifs

Situation et classification linguistiques du parler gisir

Le pays gisir : aspects économique et politique

Aux origines du peuple Gisir

0.2. Présentation ou explication du sujetApproche thématique

Les termes clés de notre sujet apparaissent comme suit :Anthroponymes: ce sont les noms de personnes (noms de famille, prénoms, surnomsetc.). L'anthroponymie, est la science qui étudie lesdits noms. Avec la toponymie, ellefait partie de l'onomastique (étude des noms propres).

Toponymes: ce sont les noms de lieux (noms de village, des cours d'eau(hydronymie), d'entités spatiales comportant le trait « + relief » (oronymes: sommets,

vallon, plaine etc.). La toponymie est la science qui étudie lesdits noms, avecl'anthroponymie, elle fait partie de l'onomastique.Gisir (B 41): c'est une langue du groupe Sira-Punu de la famille bantu parlée au

Gabon.Proposition : au sens grammatical, une proposition dit quelque chose d'un être ou d'un

objet et la plupart du temps un sujet et un verbe. Au sens courant, la proposition estl'action de proposer quelque chose, qui par la suite peut être agréée ou réfutée.Modèle : ce qui est donné pour servir de référence, de type.Dictionnaire : c'est un recueil de mots rangés par ordre alphabétique et suivi de leur

définition ou de leur traduction dans une autre langue.

0.3. Présentation des objectifs

L'objectif est défini comme un but qu'un individu cherche à atteindre. Le travail que nous envisageons de faire veut s'inscrire dans l'effort que font les chercheurs pour mettre en valeur les richesses du Gabon. Pourquoi avons nous choisi d'étudier la langue gisir ? Il ne s'agit pas pour nous de sortir une langue gabonaise de l'anonymat scientifique puisque le gisir a déjà fait l'objet de plusieurs monographies linguistiques (Raponda-Walker, 1994; Dodo-Bounguendza, 1992 ; entre autres). Mais, il s'agit pour nous de réfléchir sur un sujet précis et actuel: l'onomastique qui inclut à la fois la toponymie et l'anthroponymie. Ce domaine vaste, qui s'inscrit traditionnellement dans les formations de types ethnolinguistiques, nous intéresse ici sous l'angle considéré mais également sous l'angle lexicographique. Comme préalable à toute recherche scientifique, le choix d'un sujet quelconque doit être innovant, c'est-à-dire qu'il ne doit pas avoir été traité auparavant. C'est un fait avéré les études lexicologiques et lexicographiques constituent le parent pauvre des descriptions linguistiques sur les langues du Gabon. Dans la présente étude, hormis la recherche sur les significations, les étymologies et les transformations au fil du temps, des noms propres, nous proposons également un modèle de dictionnaire onomastique.

0.4. Situation et classification linguistique du parler gisir

0.4.1. Situation linguistique

Le \u-4025É·ìsír\u-4032É°» ou gisir, couramment appelé éshira, est parlé par les Bisir (sg. \u-4025É·isir) qu'on rencontre dans les provinces de la Ngounié (principalement dans la région de Fougamou) et de l'Ogooué-Maritime (principalement dans le Fernan-Vaz, le Rembo-Nkomi et la lagune Ndugu1). Dans la Ngounié, les Bisir vivent en symbiose avec les Eviya2, Apinji et les Akele. Dans l'Ogooué-Maritime, les Bisir sont en contact avec les Balumbu (cf. Blanchon, 1984:8), les Bavarama, les Bavungu (tous du même groupe linguistique) et avec les populations \u-4018ɾgwé-myéné (langue omyéné, du groupe B.10).

0.4.2. Classification linguistique

Le parler gisir appartient à la famille bantu. Ce parler est classé par M. Guthrie dans la zone B et le groupe B 40, soit B 41. Ce groupe comprend :

1 Ndougou est la graphie administrative de Ndugu.
2 Phonologiquement /è-\u-4030ɲíyà/, sing. /mò-\u-4030ɲíyà/ (cf. Van der Veen et Bodinga-bwa-Bodinga, 2002 :1).

B 40

B 41 \u-4025É·isir

B 42 yisa\u-4018ɾgu

B 43 yipunu

B 44 yilumbu/\u-4025É·ilumbu

\u-4018ɾgubi

\u-4025ɷi\u-4030ɲarama /yi\u-4030ɲarama

\u-4025ɷi\u-4030ɲu\u-4018ɾgu /yi\u-4030ɲu\u-4018ɾgu

0.4.3. Présentation de la population gisir sur un plan administratif

Du point de vue historique et administratif, les Bisir dépendaient du Poste de Sindara, crée en 18993 . Mais par son emplacement géographique et son ouverture vers l'Ogooué, c'est au Poste de Mandji, à quelques kilomètres en amont du fleuve Doubigui (dans le département actuel de Ndolou) que reviendra la tutelle du peuple Gisir.

Au fil du temps, les postes de Sindara et de Mandji vont être supprimés. Aujourd'hui, les Bisir de la Ngounié sont gérés administrativement par Fougamou (ancien Maboula et actuel Département de Tsamba-Magotsi). Tandis que ceux de l'Ogooué-Maritime dépendent administrativement du Fernan-Vaz, du Rembo-Nkomi et du Rembo-Ndougou.

Cette répartition géographique conduit à une distribution dialectale en plusieurs

variantes et sous variantes confondues, à savoir : -\u-4025É·ìsír\u-4032É°» yí tà\u-4038Éndù (dont les locuteurs sont les Bisir bi taandu, dans le canton Tandou, en amont du fleuve Ngounié),

3Cf. R. WALKER , dans Élément de Grammaire Gisir,p 8 .

-\u-4025É·ìsír\u-4032É°» yì bà\u-4038Énd\u-4032É°» (dont les locuteurs sont les Bisir bi baanda maamba, dans le canton

Banda, en aval du fleuve Ngounié), -\u-4025É·ìsír\u-4032É°» yí kà\u-4038Émb\u-4032É°Én»(dont les locuteurs sont les Bisir bi kaamba (sous groupe des Bisir bi baanda maamba),

-\u-4025É·ìsír\u-4032É°»yì \u-4018ɾgósì (dont les locuteurs sont les Bisir bi \u-4018ɾgosi ou Bisir bi taandu dubi\u-4025É·i4

(dans les environs de l'ancien Poste Mandji),-\u-4025É·ìsír\u-4032É°» yì \u-4018ɾgúbì5 (dont les locuteurs sont les Bisir bi bidiba ou encore Bisir bi \u-4018ɾgubi(dans la lagune Iguéla, dans l'Ogooué-Maritime).

Appellations des groupes gisir : état des connaissances et notes historiques.Etat des connaissances.Dans le cadre de son Mémoire de D.E.A en linguistique africaine, Laurent

MOUGUIAMA a identifié deux principaux dialectes du \u-4025É·D»»» et le

\u-3981ÉãDÉâÉ°, à savoir : le \u-4018ɾÉ×ÉßÉãDÉÛÉÑ»»»

\u-4038ÉÉÉÒÉ°. La présentation très précise qu'il donne du \u-4025É·DÉãDÉâÉ° mérite d'être citée in extenso : « Le \u-4025É·ìsír\u-4032É°» est une langue bantu du Gabon, localisée dans la zone linguistique B, suivant la classification de Malcom Guthrie et est classé B 41. Il comprend deux dialectes : le \u-4018ɾgósì et le kàmbà qui en dehors de quelques emprunts dûs à leur voisinage avec d'autres groupes linguistiques, présentent un fonds lexical en tout point identique. Les locuteurs du \u-4025É·ìsír\u-4032É°» eux-mêmes font état d'un troisième dialecte qu'ils appellent tàndù « amont ». Selon toute vraisemblance, il s'agit toujours du kàmb\u-4032É°» qui ne doit ce nom de tàndù qu'au fait qu'il soit aussi parlé en amont d'un fleuve de la région, le fleuve Ngounié par rapport à l'aval du même fleuve où le dialecte est principalement

4 Doubigui est la graphie administrative de dubi\u-4025É·i.

Ngoubi est la graphie administrative de \u-4018ɾgubi. Comme autre orthographe administrative, on rencontre également le terme Ngowé.

localisé. Du reste on dit \u-4025É·ìsír\u-4032É°Én»yí tàndù « le \u-4025É·ìsír\u-4032É°» de l'amont ».

MOUGUIAMA, 1999 : INTRODUCTION Parmi les dialectes recensés par Mouguiama (1999), il n' y a que le \u-4025É·D»»»»

\u-3981ÉãDÉâÉ°É·DÉäÉÑÉÉÞÉÔÉå»Én« le \u-4025É·ìsír\u-4032É°» de l'amont » qui correspond à une des variantes principale de la langue. Le \u-4018ɾÉ×Éß»»»

\u-3981ÉãD et le \u-3989ÉÛÉÑÉÉÉÒÉ° présenté par l'auteur comme les deux dialectes principaux ne sont en réalité que des sous dialectes. Par rapport à ce point, il convient donc de noter que la distribution géographique des Bisir en trois grandes régions coïncide en gros avec une géolinguistique en trois grandes aires dialectales, à savoir: le \u-4025É·ìsír\u-4032É°» du canton Banda, en aval du fleuve Ngounié (\u-4025É·ìsír\u-4032É°»»» du canton Tandou, en amont du

yì bà\u-4038Énd\u-4032É°), le \u-4025É·ìsír\u-4032É°fleuve Ngounié (\u-4025É·ìsír\u-4032É°» yí tà\u-4038Éndù) et celle de la lagune Iguéla (\u-4025É·ìsír\u-4032É°» yì \u-4018ɾgúbì). Les dénominations \u-4025É·ìsír\u-4032É°» yí kà\u-4038Émb\u-4032É°» et \u-4025É·ìsír\u-4032É°Én»yì \u-4018ɾgósì ne sont respectivement que les sous variantes dialectales des dialectes bà\u-4038Énd\u-4032É°» (en aval du fleuve Ngounié) et tà\u-4038Éndù (en amont du fleuve Ngounié).

Le graphe arborescent ci-dessous, résume la situation :

\u-4025É·D»ÉãDÉâÉ°»

\u-4025É·D»ÉãDÉâÉ°»É·D»ÉÒÉÑ»ÉÉÞÉÔÉ°»É·D»ÉãDÉâÉ°»É·D»ÉäÉÑ»ÉÉÞÉÔÉå»É·D»ÉãDÉâÉ°»É·D»É¾É×ÉåÉÒD»

\u-4064ÉnÉnÉnÉ·D»ÉãDÉâÉ°»É·D»ÉÛÉÑÉÉÉÒÉ°»É·D»ÉãDÉâÉ°»É·D»É¾É×ÉßÉãD»

Notes historiques

Comme déjà mentionné plus haut, les dénominations

\u-4025É·D»»É·D»ÉÒÉÑ»»« le \u-4025É·ìsír\u-4032É°» de l'aval » et \u-4025É·D»»É·D»ÉäÉÑ»» de l'amont »

\u-3981ÉãDÉâÉ°ÉÉÞÉÔÉ°ÉãDÉâÉ°ÉÉÞÉÔÉå» « le \u-4025É·ìsír\u-4032É°sont fonction du cours du fleuve Ngounié. La limite terrestre entre ces deux grandes aires dialectales se situe au niveau de la localité de Mourimatsiengui6 (qui regroupe les villages tels que Guilounga, Guisambi, etc.). Cette frontière héritée de l'époque coloniale a pour des raisons obscures été déplacée vers Moudouma (c'est-à-dire plus en amont du fleuve, en allant vers Mouila). Sous l'entremise des hommes politiques gisir de l'époque, neuf villages du canton Tandou vont ainsi passer dans le canton Banda. Il s'agit de: Guisambi, Guilounga, Tsienguipaga, Moutambaranda, Nzambinatsiengui, Mounongoudiambou, Ngoumou, Nimalaba, et Dindimba (actuel Moudouma).

Les traditions orales attestent donc l'existence de deux grandes aires dialectales qui correspondent administrativement à deux cantons, à savoir : les cantons Tandou et Banda. Ces deux cantons étaient dirigés administrativement par deux grands chefs de canton :

Guikabanga gi Maganzi7 (Chef de canton des Bisir bi taandu),

Makongo8 (Chef de canton des Bisir bi baanda).

L'appellation \u-4025É·ìsír\u-4032É°» yí kà\u-4038Émbprovient du terme « \u-4025É·ùká\u-4038Émb\u-4032É°»»9 qui signifie « être

6 Terme composé de mùrím\u-4032É°»« coeur » et tsyé\u-4038Éɾ« sable ».7 Guikabanga gi Maganzi avait pour second Pouaty Bousouka.
8 Makongo avait pour lieutenant Kengueli Mbini.
9 Certaines sources orales font remonter l'appellation \u-4025É·ìsír\u-4032É°»yí kà\u-4038Émb\u-4032É°»au fait que les Bisir bi kaamba sont degros mangeurs d'huîtres.

accablé ». Les Bisir bi kaamba sont ceux qui ont manqué de s'embarquer pour l'autre rive du fleuve. Selon la tradition orale, c'est au cours de leurs pérégrinations que les Bisir bi taandu sont venir s'établir dans la région du Poste Mandji (actuel Département de Mandji Ndolou). En ce temps là, notamment à cause sa situation géographique et de son emplacement en bordure de l'Ogooué, le Poste Mandji était le chef lieu de la province de la Ngounié. Dans leurs nombreux déplacements, les Bisir bi Ngosi seraient des éléments des Bisir bi taandu qui s'étant installés dans la région du Haut Doubigui vont prendre le nom de Bisir bi \u-4018ɾgosi pour se distinguer des autres Bisir bi taandu. La

dénomination \u-4025É·ìsír\u-4032É°» yì \u-4018ɾgósì dériverait du nom d'un grand chef gisir : Ngwesi Guitsola. Une autre étymologie explique que l'appellation \u-4025É·ìsír\u-4032É°» yì \u-4018ɾgósì proviendrait d'un terme akele \u-3988ÉÜÉÑ»

\u-4018ɾÉ×ÉÉãÉu»« espèce d'herbe piquante ».

Pour les Bisir bi \u-4018ɾgosi, les anciens utilisent également la dénomination Bisir bi taandu Dùbí\u-4025É·ì. Cette appellation montre bien que les Bisir bi \u-4018ɾgosi sont bien une fraction des Bisir bi taandu restés en amont du fleuve Ngounié.

Dans leurs migrations, une partie des populations gisir vont atteindre l'Ogooué Maritime (dans le Rembo-Ndougou et le Rembo-Nkomi) et le Moyen-Ogooué, dans la région du Lac Anengué (où le chef actuel - un gisir taandu - est Malouba). Le contact des Bisir et leurs voisins dans l'Ogooué-Maritime va se traduire par l'émergence d'une nouvelle variante dialectale, à savoir: \u-4025É·ìsír\u-4032É°»

yì \u-4018ɾgúbì, parlé dans la lagune Iguéla. Les Bisir bi \u-4018ɾgubi tirent donc leur ethnonyme du nom de la lagune. Mais les autres fractions gisir les appellent également Bisir bi bidiba (« les Bisir des Lacs »).

0.5. Le pays gisir: aspects économiques et politiques10

0.5.1. Aspects économiques

10 Cette synthèse a été réalisée sur la base de Economie et société au Gabon (Meteghe N'Nah, 1980).

L'agriculture est l'une des principales activités des populations Bisir. Pratiquée presque durant toute l'année, elle comporte trois phases qui sont exécutées suivant une division technique et sociale bien établie. Il y avait d'abord les grands travaux qui sont exécutés pendant la grande saison sèche11. Ils débutent vers le mois de mai par le choix et la délimitation des aires de cultures. À cet effet, les forêts sont classées en trois catégories, à savoir: la forêt primaire \u-3984ÉàÉÑÉÉâD»ou \u-4018ɾÉ×ÉåÉÉÞÉÔÉ°»(au sous bois clairsemé et aux

grands arbres très durs); la forêt secondaire \u-3996ÉÔD»» (touffue et difficilement pénétrable);

\u-3975ÉéDÉ·D

et les anciennes plantations en jachères \u-3998ÉÒÉå»ÉÖÉåÉÉÞÉÔÉ°» (riches en espèces végétales

piquantes appelées \u-3989ÉÛÉÕ»»É¾É×DÉäÉãD. Après le choix de la délimitation des aires de culture

viennent successivement le débroussaillage à la machette, l'abattage à la hache, le brûlage des espèces déboisées et le partage des superficies à cultiver entre les différentes cultivatrices, lorsqu'il y en a plusieurs. Différentes cultures sont plantées. Le manioc, la banane, le tarot, et les ignames sont les principales cultures. A ces cultures, il convient également d'ajouter le maïs, la canne à sucre, les ananas, le piment et une grande variété de légumes. Si les rendements sont généralement bons la première année, l'année suivante, on est obligé d'aller mettre en valeur une autre partie de la forêt car épuisé, le sol de l'ancienne plantation ne produit plus rien ou presque.

La chasse et la pêche se pratiquent le plus souvent en groupe et les méthodes utilisées sont très variées. La chasse est une activité masculine, tandis que la pêche est une attribution féminine. Autrefois, les fusils étaient très rares, on chassait soit à l'arc avec des flèches et des sagaies empoisonnées au \u-3987ÉÉå»ÉÞÉÑ»'aide de

\u-4025É·É°. On chassait aussi à l

meutes de chiens auxquels on attachait des grelots \u-3986ÉÞÉÔD

\u-4038ÉÉÒÉå»en fer ou taillés dans du bois ou alors avec des filets tissés à l'aide de fibres végétales. On utilisait aussi des fosses pour le gros gibier \u-3996ÉÔÉå»ÉÒD»

\u-4038ÉÉÜÉ°ou pièges creusés ou tendus, suivant les cas, sur les sentiers fréquentés par le gibier. Quant à la pêche, les femmes utilisent divers instruments, à savoir : les nasses \u-3987ÉD»»»Å» (dans lesquels elles mettaient des

\u-4038ÉÉäÉãD, les \u-3986ÉÞÉÔDÉ·D; les \u-3987ÉDÉ·ÉÉɾÉ×É°

11 Pendant la petite saison sèche (mi-décembre à mi-février), on débroussaille d'autres plantations, mais ces derniers sont de dimensions plus réduites et exige par conséquent moins d'efforts.

appâts avant de les enfouir sous des roseaux pour prendre des anguilles, des silures, des lottes ou des carpes). Un autre usage était fait de ces nasses par les hommes qui les incorporaient à des petits barrages construits aux embouchures de petites rivières au moment de la montée ou de la descente des eaux \u-3996ÉÔÉéÉåÉɲɰ»

. Les Bisir appellent ces ouvrages sur le lit des rivières \u-3987ÉD»»

\u-4025É·ÉåÉɾÉ×D. Dans ces ouvrages, on utilisait de préférence, les «\u-3987ÉD»Å

\u-4025É·ÉÉɾÉ×É°».

Une partie des produits de l'agriculture, de la chasse et de la pêche était consommée immédiatement tandis que l'autre était gardée comme provisions à l'abri sur des fumoirs \u-3998ÉÒD»» placés au dessus des foyers dans les cuisines. Une infime partie

\u-3980ÉäÉÑÉÜÉ°

seulement de ces produits étaient commercialisées et alimentait les échanges à

l'intérieure des différentes communautés ou entre elles. A côté de la pêche, la chasse et l'agriculture, on note également une activité artisanale jadis florissante mais dont on a aujourd'hui que quelques vestiges. Les Gisir étaient réputés pour la fabrication de tissus en raphia. Le métier à tisser, qu'on suspendait entre deux arbres ou sur la façade d'une maison, était selon DU CHAILLU, d'une élaboration assez complexe. La matière première de cette « industrie textile » était évidemment le raphia avec lequel on faisait des fils que l'on utilisait pour tisser les étoffes et pour coudre les vêtements. Les fils étant assez courts, les pièces d'étoffes ne mesuraient jamais plus de trois pieds de long sur deux de large. Pour nettoyer la toile à sa sortie du métier, on l'enduisait de terre glaise et on la trempait dans de l'eau courante. Un jour après, elle était retirée de l'eau et pour la teindre en noir, on la faisait bouillir dans une grande marmite avec les fruits, l'écorce et les feuilles d'un arbre appelé \u-3987ÉÉå»ÉÒÉå»ÉÉÞÉêD»ÉÞD»Énchez les Bisir. Pour lui donner des couleurs, on la frottait à nouveau avec de la terre glaise et on la retrempait dans de l'eau courante avant de la sécher12.Ce produit était destiné soit pour un usage personnel ou pour la commercialisation.

12 Cf. Paul du Chaillu : Voyages et aventures dans l'Afrique Équatoriale, p466.

0.5.2. Aspects politiques

Chez les Bisir, les chefs de clans (\u-3989ÉÛÉÑ»'autorité des chefs

\u-4038ÉÉÞD) étaient placés sous l

territoriaux (\u-3987ÉÉÑ»ÉÉäÉ°) qui régnaient sur chacun des quatre groupes de clans se partageant

le territoire occupé par cette ethnie. Les noms des trois des chefs de terre qui régnaient sur le pays des Bisir vers le milieu du 18ème siècle sont connus (cf. Meteghe N'Nah, 1980 :page19). Il s'agit de Mayoulou, Dyaou et Mulenda. Mayoulou était le chef des Bisir jusqu'à la frontière avec les Punu ; Dyaou, lui était le chef des Bisir bi Kamba entre la rivière Doubigui et Fougamou, sur la rive gauche du fleuve Ngounié. Enfin, Mulenda commandait aux Bisir bi Ngosi dans le Haut-Doubigui et le Rembo-Nkomi. Le quatrième groupe était celui des Bisir bi musoong13 (bìsír\u-4032É°» bì \u-3987ÉÉå»ÉãÉÉɾÉ×É°), sur la rive

droite de la Ngounié, essentiellement entre la Luga et la Waka. Les Bisir bi musoonga cohabitent harmonieusement avec les populations Eviya.

Le chef de clan ou le chef de terre était l'autorité suprême dans les limites du domaine de son clan ou groupe de clans suivant le cas. Il était assisté, dans l'exercice de ses fonctions, par le conseil des Anciens et des notables du clan parmi lesquels on retrouvait les (\u-3989ÉÛÉÑ»

\u-3980ÉäÉãD) en temps que chefs de lignages. En principe, les chefs de clan ou

chefs de terre étaient tout à fait indépendant les uns vis-à-vis des autres, mais il faut noter que, pour le règlement des affaires importantes concernant tout l'ethnie ou branche de l'ethnie, des assises solennelles auxquelles tous les chefs de clan ainsi que tous les chefs de villages se tenaient chaque année en un lieu précis.

0.5.3. Les croyances religieuses et les pratiques cultuelles

0.5.3.1. Les croyances religieuses

Comme c'est le cas dans bon nombre de sociétés africaines et d'ailleurs, la société gisir est animiste et possède un ensemble de rites. L'animiste est une croyance qui attribue

13 mús\u-4017É\u-3970Éî\u-4038Éɾg\u-4032É°»signifie « allée ». Les Bisir bi musoonga qui appartiennent au groupe des Bisir bi kaamba ont reçu ce nom parce qu'ils sont allés s'établir le long du fleuve Ngounié.

une âme aux animaux, aux phénomènes et aux objets naturels. Elle privilégie le culte des ancêtres. Toutefois, elle croit en l'existence d'un Dieu qui serait à l'origine du monde (\u-3986ÉÞÉéÉÑ»'univers et

\u-4038ÉÉÉÒD). Il existerait un lien étroit entre lui et tous les êtres de ld'où la croyance aux ancêtres.

0.5.3.2. Les pratiques cultuelles

Le rite est l'ensemble des pratiques en usage dans une société donnée fixant le déroulement d'un cérémonial quelconque. Selon Gilles Ferreol (1991, tel que cité par Mavoungou, 1998:13), les rites sont définis comme: « un ensemble de comportements codifiés et coercitifs » imposés par le groupe social. Parmi les rites, nous pouvons citer principalement le \u-3986ÉÞÉéÉuÉÉÉÒÉ°» et le \u-3987ÉÉå»É·ÉåÉÜÉ°» chez les femmes et le mwîrì chez les hommes. Nous tenons toutefois à signaler qu'il existe plusieurs autres rites initiatiques comme le \u-3987ÉÉ°»»»»» réservé

\u-3998ÉÒÉÑÉÉÞÉêD, \u-3998ÉÒDÉÜÉÉÉÉÒÉå», \u-3987ÉÉÒÉåÉÉÉÒÉ°, réservés aux femmes et le \u-3998ÉÒÉçDÉäDaux hommes à l'origine. Aujourd'hui, il y a des hommes qui s'initient aux rites des femmes, de même que les femmes s'initient aux rites aux rites des hommes. Dans le cas du Bwiti Missoko, les femmes sont dites \u-3975ÉéÉ»

\u-4038ÉÉÉÒÉå» (amazones).

0.6. Aux origines du peuple Gisir

0.6.1. Généralités

La Gabon compte actuellement une cinquantaine d'ethnies, de culture bantoue pour la plupart et n'ayant atteint leurs emplacements actuels qu'à la suite de migrations plus ou moins récentes. Le sud-ouest du Gabon est peuplé de populations ayant des affinités linguistiques. Ils s'agit principalement des Bisir, parents des Sangu, qui ont longtemps vécu avec les Myèné entre le confluant Ogooué-Ngounié, et les Vungu originaires du Loango avec les Varama, qui se sont d'abord établis sur les bords de la Ngounié puis, avec l'arrivée des Punu, se sont retirés vers l'ouest14. La question des origines gisir nous 14 In Ratanga-Atoz (1999), Les peuples du Gabon occidental, p 145.

a amené à distinguer les origines mythiques et les origines historiques de ce peuple.

0.6.2. Les données mythiques

Nos différentes sources orales sont unanimes sur un fait, à savoir que les Bisir descendraient d'un couple des génies humanisés. D'où l'expression idiomatique : « Gisir-gi-Nyangui ne Musangu-me-Nyangui bane be Nyangui ne Megwangu », ce qui veut dire que les Bisir et les Masangu sont descendants de Nyangui et de Magwangu. Ceux-ci seraient descendus du ciel sur un fil d'araignée dans les environs du lac Lombié. Nyangui fut capturé alors que le couple céleste était surpris en train de voler des citrouilles dans une plantation. La même origine mythique est également évoquée dans l'expression suivante : « Gisir-gi- Nyangui ne Megwangu, pembi ne ngoule, mebura ne melèle, mifunu ne mivagu » signifie que les Bisir et les Masangu sont descendants de Nyangui (la mère) et de Magwangu (le père), grâce à l'emploi du kaolin et de la décoction de la poudre rouge de padouk, sont une ethnies très prolifiques qui aspirent au bonheur.

0.6.3. Les données historiques

Le groupe (B40) est d'abord constitué des ethnies installées aujourd'hui au nord de l'aire B40 d'où arrivèrent les Bisir, les Ngubi, les Massango, suivi des Bapunu, installés aujourd'hui dans la partie du sud. La plupart des récits rapportent cet ordre séquentiel, parfois confirmé par le témoignage de certains explorateurs. L'histoire des migrations des Bisir et les conditions dans lesquelles elles se sont déroulées sont rapportés différemment par les récits oraux. Certains récits font venir les Bisir du sud et où ils s'installèrent dans les plaines de la Ngounié, d'autres en revanche suggère une migration au nord et au sud qui conduit les Bisir au 18ème siècle vers leur territoire actuel.

Antérieurement, Raponda Walker (1936: 8-9) a proposé une migration des Bisir en deux grandes phases. Une première vague serait partie vraisemblablement du Haut-Ogooué en même temps que les Massango, pour descendre vers la Ngounié, où les Bisir laissèrent les Massango sur le versant oriental de cette rivière et poursuivirent leur route jusqu'à l'Océan Atlantique. A cette époque, il semble qu'ils aient pris contact avec les Européens: Portugais et autres marchands d'esclaves. Sous la pression des négriers et de leurs courtiers qui les traquaient sans cesse pour les emmener en esclavages, les Bisir furent forcés de quitter la côte pour se mettre à l'abri dans l'intérieur du pays. La deuxième vague migratoire serait partie de la région des grands lacs du Bas-Ogooué. Dans ladite région, les Bisir avaient pour voisins une ethnie soeur: les Galwa. Les rapports de bon voisinage s'étant depuis détériorés, les Bisir résolurent de quitter la région pour remonter l'Ogooué.

Le séjour des Bisir dans le Bas-Ogooué est au coeur d'une controverse qui oppose ceux qui pensent que la parenté entre les Bisir et les Galwa est une affinité d'origine et ceux qui pensent qu'au contraire ladite parenté est simplement due au voisinage. Pour des auteurs comme Ambouroué Avaro (1969: 63-84), il s'agit d'une parenté de voisinage, de proximité. Pour d'autres comme Raponda Walker, il s'agirait d'une parenté d'origine. En effet, après avoir été vaincus par les Mpongwé les Bisir se seraient repliés en laissant entre les mains de leurs ennemis, une fraction du groupe qui n'aura son salut qu'en s'assimilant linguistiquement et culturellement aux vainqueurs. En d'autres termes, les membres de la fraction restée en terre myéné (qu'on nommera plus tard Galwa) auraient abdiqué progressivement leur langue pour adopter le Mpongwé tout en gardant une kyrielle d'expressions gisir. Donc, les Galwa seraient d'anciens Gisir. Cette thèse, celle de la substitution linguistique, a depuis été battue en brèches par Mouguiama-Daouda (1999).

Finalement, nous retenons, la position de Mouguima Daouda (2005: 91-92) qui a proposé que pour comprendre la thèse qui s'accorde avec l'hypothèse qui rattache les migrations Bisir à celle des Galwa, il faille distinguer deux phases dans les migrations Bisir. Antérieurement au 18ème siècle, les Bisir, venant du sud, s'installèrent dans les plaines de la Ngounié. Au 18ème siècle, interviennent les migrations des clans Kamba et Mousonga qui vont conduire les Bisir progressivement dans la province du Moyen-Ogooué. Des conflits se produisirent entre les Akélé et les Galwa à la suite desquels les Bisir retournèrent dans la Ngounié.

0.7. Méthodologie

0.7.1. Définition

La méthodologie est la science intégrée des méthodes, la méthode étant la marche raisonnée de l'esprit pour découvrir la vérité ou résoudre un problème. Lorsque l'on travail sur un domaine, on peut établir une suite des questions à se poser, des personnes à aller voir et à interroger, d'informations à collecter, d'opérations à effectuer, en vue de faire des choix. Cela permet de mener de manière plus efficace une étude ou la résolution d'un problème. La méthodologie est cette systématisation de l'étude, indépendamment du thème à étudier lui-même.15

0.7.2. Cadre de l'enquête Définition de l'enquête

Selon Galisson et Coste (1976:188), l'enquête est une « investigation motivée par le besoin de vérifier une hypothèse ou de découvrir une solution à un problème et consiste à aussi méthodologiquement que possible un ensemble de témoignages susceptibles de répondre à l'objectif visé ». Après avoir passé en revue tous les travaux traitant de notre sujet, il s'est avéré nécessaire de compléter les informations que nous avons pu extraire de toutes nos lectures par notre enquête de terrain. Avec Dubois et Candel (1994:182), « l'enquête de terrain est l'action menée par le chercheur en vue de recueillir des informations dans un lieu donné, en un temps donné, avec des informants, suivant des méthodes et des techniques appropriées. »

15 R. Claude, Article de Wikipédia, L'encyclopédie libre page: 1.

La pré-enquête

Toute recherche présuppose une phase préparatoire au cours de laquelle, le chercheur procède à une reconnaissance du terrain. Dans le cadre de notre pré-enquête, nous avons commencé par réunir une documentation sur notre question centrale. Après avoir constitué notre biographie, nous avons recueilli sur le terrain un certain nombre d'informations de type géographique et sociologique. Cette étape nous a notamment permis de repérer à Libreville, les quartiers où l'on rencontre le plus les populations gisir. Après avoir réalisé un échantillonnage, il nous a été possible d'obtenir des renseignements sur les personnes susceptibles de nous fournir des informations sur les anthroponymes et les toponymes gisir. Pour les transcriptions, nous sommes servi de l'Alphabet Scientifique des langues du Gabon (ASG, 1990).

Lieux et moments de l'enquête

Notre enquête s'est étalée sur deux années environ. Elle a commencé en année de Licence (en mars 2006) et s'est poursuivie en année de Maîtrise (2007). Elle s'est déroulée à Libreville, Mouila et Fougamou en deux étapes, que nous énumérons

comme suit :

La première étape a consisté à relever auprès de nos informateurs, les anthroponymes et les toponymes ainsi que le sens que les populations attribuent à ces dénominations. La deuxième étape quant à elle, nous a permis de nous familiariser au maximum avec

les récits historiques des migrations gisir.

Les conditions d'enquête

L'enquête s'est effectuée à chaque fois aux domiciles de nos informateurs. Elle a été à la fois extensive et intensive. Extensive, parce qu'elle nous a permis d'aborder le sujet en différents lieux (villages, quartiers, villes). Intensive, parce qu'elle a supposé le choix de personnes-ressources, qualifiées sur des aspects de notre question de départ. En introduisant notre recherche, nous avons toujours pris soins d'en exposer les objectifs ou encore l'intérêt scientifique. Malgré ces précautions, nous avons souvent rencontré chez nos informateurs quelques résistances se traduisant parfois par une forme d'autocensure, que nous nous efforcions de comprendre à la lumière des propos de Massamakan Diabaté : « J'en dirai un peu et j'en garderai un peu adage africain bien connu qui établit que "la parole ne s'épuise pas, on la suspend" ». Par rapport à cette difficulté, il a nous fallu user de tous les moyens pour parvenir à convaincre nos informateurs de nous donner les significations des anthroponymes et des toponymes qu'ils avaient appris des Anciens afin que la chaîne de transmission ne soit pas brisée. Du point de vue financier, plusieurs enquêtés demandaient à être payés ce que nous ne pouvions faire. Dans ce qui suit, nous présentons la liste des noms personnels chez Raponda-Walker (1995). La présentation de cette liste a un objectif double. D'abord, elle nous permettra de mettre en lumières les points forts et les points faibles du travail de Raponda-Walker (1995). Ensuite, elle nous permettra de situer notre présente contribution.

Anthroponymes Gisir chez Raponda-Walker (1995)

Significations

Babika

Enfant venu au monde en l'absence de son père.

Babusi

Ils refusent, ils n'en veulent pas.

Bagafu

Ils meurent (tous).

Bagèli

Ils parlent mal (de moi).

Bagwèndi

Ils s'en vont (les uns après les autres).

Bakuyanga

Ba ku yanga, qu'ils te mangent (comme ils ont fait de mes autres enfants).

Bamapagi

Ils me traitent (toujours ainsi).

Barana

Ba rara, ils ont (bien) gardé.

Batumuna

Ils m'ont cherché querelle.

Bavyoga

Les événements passés.

Bavyogi

Ils passent (les uns après les autres): tout passe !

Bibalu

Écorces médicinales.

Bigusala

Ce qui en restera.

Bika

Rencontrer quelqu'un chez lui

Birondu

Les amours.

Birungu

Matériaux de construction.

 
 

Bomba

Sauve-toi

Buka

Épousseter.

Buka

Qui est resté seul.

Bukamba

Manque, pénurie.

Bukwèntsi

Celui dont les dires sont sujets à caution, hâbleur.

Bunda

Sauce au chocolat indigène, sans viande ni poisson.

Busamba

Prières, supplications, conjurations (pour écarter les influences malignes).

Busuki

Sans issue, impasse.

Bwanga

Emprunté aux Bapunu: nom de la première mère.

Dibada

Pourriture, charogne (voir Gibotsi).

Dibadi

La guerre.

Dibaku

Achoppement, choc (sur une pierre, une racine, un tronc d'arbre).

 
 

Diberi

Une goutte d'eau.

Dibongi

Preneur.

Digondi

Un régime de grosses bananes (voir Magondi).

Dikumba

Voir Dikunba.

Dikunba

Garde-toi de faire cela.

Dikuri

Premières arrhes d'une dot coutumière

Dimbombi

Saccage, pillage.

Dintsinguli

Dis- le moi.

Dinyumba

Ce qui nous dépasse.

Dirèga

La première chose ou la première fois.

Diruga

Ce qui est arrivé, l'événement.

Disanami

Di sa na mi, ce n'est pas mon affaire, cela ne me regarde pas.

Disanemosi

Di sa ne (mutu) mosi, ce n'est pas le fait d'un seul homme.

 
 

Ditèngu

Fantôme, revenant, spectre: nom talisman.

Ditombi

Noise, chicane.

Ditubilyanu

Dévoilez ce secret.

Divasa

Le jumeau:donné comme nom propre au survivant de deux jumeaux: synonyme de l'araméen « Thomas », du grec « Didyme ».

Divinu

Haine, aversion.

Diyabi

Sache-le (bien), mets- toi cela dans la tête.

Diyupa

Pêche faite par les femmes dans les ruisseaux, les étangs.

Difilu

Grande mortalité.

Dugwèkurombila

Du gwè ku rombila, ce que tu as (vraiment) cherché.

Dukabu

Partage, héritage.

Dukwèkèlè

Déformation de « dugègèli », petite feuille.

Dumabila

Nous l'avions (bien) dit.

Dumbingila

Nous suivons.

Dupambi

Personne audacieuse, qui risque tout.

Dyambugutsinga

Qui dévoile les secrets.

Dyau

C'est leur affaire.

Gibinga

Garçon né après deux enfants jumeaux.

Gibotsi

Pourriture, charogne (ce sont des chairs destinées à pourrir dans le tombeau) : nom talisman.

Gidumi

Bruit de tonner: nom de jumelle.

Didyantsu

Le travail, l'ouvrage.

Gikomu

Travail forcé ou fin prématurée.

Gilandi

Qui sème la discorde (par ses rapportages).

Gilèndu

Un vain fantôme, une apparence trompeuse; nom protecteur.

Gimbègu

On me l'a rapporté.

Gindèndi

Sans domicile, vagabond : Gindèndi-ngoma.

 
 

Gipadi

Prodige, merveille.

Gipolu

Qui ne contient rien, vide.

Gipyèri

Genre de passereau.

Gisagiliba

Du côté du lac.

Gisasafu

Arbre mort.

Gisasako

Branche détachée d'un arbre.

Gisoni

Honte.

Gistuga

Termite en forme de champignon.

Givigu

Rivalité.

Gumanga

Essayer, goûter.

Gurana

Dernier né de triplé : petit animal carnassier.

Gusangèba

Gu sa ngèba, il n' y pas de pitié.

 
 

Gwaba

Pêche en vidant les ruisseaux, les étangs: nom de jumelle.

Gyou

Gros champignon comestible.

Gyula

Écorcer.

Kanyangu

Colère que l'on manifeste en plein jour.

Kèbila

Aie pitié, pardonne.

Kèdina

Contraction de « kèbe-dina », cherche-lui un nom.

Kèngèli

Chair, distinct;

Kobi

Boîte en écorce d'arbre.

Kola

Assez comme çà là.

Kombila

Action de racler, de gratter avec un outil.

Kugu

Nom de jumelle: ocre jaune

Kumba

Fille née après deux jumeaux.

Kwau

Nom d'origine étrangère (Accra).

Lèla

Porte (ton nourrisson) dans tes bras.

Lèngi

Facile, aisé.

Lubuganu

Soyer sur vos gardes.

Mabanda

Les débuts.

Mabika

Voir Babika.

Mabunda

Faux rapports.

Maduta

Qui attire les gens chez lui, hospitalier.

Magabandi

Ma ga bandi (n'agu), cela provient de toi.

Magambu

Altération de « Agambwè » (Nkomi): orateur, arbitre.

Magaya

Les feuilles.

Magèna

Voir Ndzègu, ou Ndjègu.

Magondi

Des régimes des grosses bananes (voir Digondi).

Magulu

Choses anciennes.

Maguma

Les fromagers (Ceiba pentandra): mot emprunté aux Omyènès.

Magumba

Marchandises, argent, femmes, enfants, esclaves ou animaux domestiques laissés par un mort.

Magwangu

Premier père des Eshiras.

Makaga

Ancien chef de guerre.

Makandja

Fortifiant.

Makandu

Lacs, noeuds coulants pour prendre des oiseaux.

Makosu

(Emprunté à d'autres idiomes) au propre: amas d'arbres abattus; au figuré: palabres.

Makungu

Chance, veine.

Makuya

Brigands, bandits.

Malabi

Qui voit tout ce qui se passe.

Malaga

Graine qui sème, semence.

 
 

Maluba

Remettre (une affaire) à plus tard.

Mamakola

A ma ma kola, ce dont on se fatigue, ce dont on se lasse.

Mambinga

Ce qui s'est passé en mon absence.

Mafoumbi

Les cadavres: nom talisman.

Manami

Imputation calomnieuse

Manga

Essaie, goûte.

Mangamisu

Manga ! misu ! de vains efforts.

Manguba

Batailleur.

Manima

Malchance, guigne.

Manyangu

Ce qui arrive pendant le jour.

Mapangu

Barres de porte, de fermeture.

Marumbetsi

Ma ru mbetsi, ces choses datent de loin.

Masabanga

Ma sa banga, cela n'a pas eu lieu; ou bien: cela n'existait pas (autrefois).

Masagavu

Ma sa ga vu, ça n'en finit jamais.

Masagwambilu

Ma sa gwambilu, les choses dont on ne doit pas parler.

Masakimbu

Ma sa kimbu, c'est inévitable, cela devrait arriver.

Masuki

Tout à une fin.

Masutunami

Équivaut à « j'en ai trop le dos, j'en ai mare ».

Matoka

Cuit à point.

Matsanga

Les larmes.

Matsyèngi

Ce qui se passe sur terre.

Mavaku

Fourche d'arbre.

Mavyakena

Malentendu, parole ou action mal interprétée ou mal

 

comprise.

Mavyoga

Ma vyoga, ce qui s'est passé

Mayagi

Lieu où l'on délibère (sur les bords d'un cours d'eau).

Mayila

Besoin, indigence, misère.

Mayinu

Il a bu (le poison d'épreuve) et il s'en est tiré.

Mayombu

Grand amomes à fruits acidulés, comestibles (Aframomum gigangeum).

Mbana

Le partage, ou donner en partage.

Mbandza

Case commune, corps de garde.

MbéÏ

Contraction de « mbè di di », si cela avait eu lieu, ver d'appât, lombric.

Mbilimanbu

Mbiti mambu ! que des choses ! que d'histoires !

Mbini

Adversaire, ennemi.

Mbitimanbu

Qui regarde à la dépense, qui s'occupe trop des petits détails.

Mboga

Rancune.

Mbondzi

Femme qui berce un enfant.

Mbuga

Père nourricier, nourrice.

Mbula

Brise-le-moi (c'est-à-dire: tue-le, si tu peux) ironique.

Mbulukèli

Tessons, débris d'un vase, d'une bouteille.

Mbuminyanu

Laissez-moi donc tranquille (avec mes enfants).

Mbundu

Poison d'épreuve (Strychnos icaja): arbuste servant à cet usage.

Mbundzi

Consolation: mbundzi-gvolu.

Mbutsu

Abréviation de « Mumbutsu » (Vernonia Thomsoniana), quinine des Noirs.

Mfila

Grande mortalité, abondance.

 
 

Mfubu

Hippopotame: nom de jumeau.

Mindji

Second né des triplés: chacal.

Mirapu

Plaintes, gémissements.

Misamu

Les nouvelles.

Mitumba

Les ceintures.

Mokombo

Mauvais dessein, complot ourdi contre la vie de quelqu'un.

Mubamba

Nom de jumeau; gros serpent jaune (Dendrophis flavigularis). Serpent des palmiers.

Mubata

Les épinards, des brèdes.

Mubè

Le deuxième.

Muduma

Nom de jumeau; gros serpent noir (Naja melamaleuca) Naja d'Afrique.

Mugala

Qui l'habitude de nier.

Muganga

Nganga, sorcier, devin ou guérisseur.

 
 

Mugisi

L'esprit, le génie ou la fée.

Mugwèli

Méfie-toi de lui.

Mukala

Celui qui s'interpose entre deux adversaires.

Mukanimambou

Augure, présage, intuition, pressentiment, tiré de certains mouvements nerveux et subits du corps.

Mukèmu

Herbe médicinale (Eclipta alba).

Mukula

Qui ne donne rien pour rien.

Mumbangu

En courant.

Mundunga

Grand fétiche des hommes: nom de jumeau.

Mundzègu

Tambour magique.

Munganbu

En courant.

Munombi

Noir, qui appartient à la race noire.

Munongu-dyambu

Une drôle d'affaire.

 
 

Muru

La tête.

Musavu

Première-née de deux jumelles : bénédiction rituelle.

Musunda

Dernière-née de deux jumelles: musunda-pèmbi, boule d'argile blanche, pétrie avec des débris d'ossements humains.

Musyèma

Mère des triplés.

Mutèndi

Marteau de forge, nom de jumeau.

Mutsinga

En spirale, en colimaçon.

Mutula

Action de forger.

Muyèmè

Nom de jumelle.

Mvula

Pluie : nom de jumelle.

Mwanda

Piste, sentier sur un banc de roche: Mwanda-diamani

Mwèli

Petit poisson d'eau douce.

Mwiri

Autre appellation du fétiche Munduga: nom de jumeau.

 
 

Myanga

L'argent, la monnaie.

Myendu

Les voyages.

Myombu

Grand amomes à fruits acidulés, comestibles (Aframomum gigangeum).

Ndèmbi

Cherche- moi chicane.

Ndjali

Fusil 'emprunté aux Nkomis).

Ndjambi

Altération de « Ndjambé » (mitsogo): Dieu.

Ndjègu

Panthère : nom donné au premier des triplés.

Ndjiku

Garçon né un jour de bwiti.

Ndjumburu

Malaise et nausées qu'éprouvent parfois les gens de l'intérieur venant sur le littoral; ce mot s'applique aussi au mal de mer provoqué par le rougis ou le tangage.

Ndumbu-nyama

Foulée, piste, sentier d'une bête.

Ndzègo

Premier né des triplés: panthère.

Ndzigu

Chimpanzé: nom protecteur (n'y faites pas attention, ce n'est qu'un vilain chimpanzé).

Ngèba

Pitié.

Ngosi

Selon la croyance des indigènes jeteurs de sorts dont les menées secrètes sont dévoilées par une suite de songes successifs, à divers membres de sa famille.

Ngotu

Silure à grande gueule (Chrisycthys granchii).

Nguba

Une grande guerre.

Ngudu

La force.

Nguimosi

Ngui imosi, même mère.

Nguma

Nguma-musosu, grand procès, affaire sérieuse.

Ngunga

Nom de jumeau: cloche.

Nguyi-Kita

Mère de jumeaux.

Ngwèsi

Petites tranches de manioc, cuites et lavées à l'eau courante.

Nimadènga

Ni ma dènga, j'ai trouvé.

Nivu

Nivu-dyambu, demande d'explications.

Ntsabusa

Je ne refuse pas, je veux bien.

Ntsagubunga

Ntsa gu bunga, je ne gaspillerai rien.

Ntsagulèla

Ntsa gu lèla, je ne porterai pas (d'enfant dans mes bras).

Ntsaibanga

Je n'y étais pas.

Ntsalugu

Je ne donnerai (donc) mon nom à personne, je n'aurai pas d'héritier.

Ntsangila

Réjouis-toi avec moi, félicite-moi.

Ntsau

Éléphant: nom de jumeau.

Ntsayabi

Je n'en sais rien.

Ntswèla

Situation du moribond qui va tout quitter.

Nyama

Animal, viande.

Nyambidyène

Nyambi di èna, Dieu a vu cela.

Nyangi

Fausse- aigrette (Bubulcus lucidus): première mère des

 

Eshiras.

Nyègitsila

Laisse- moi donc tranquille.

Nyundu

Enclume: nom de jumeau.

Nzégo

Premier né des triplés.

Pambu

Nom de jumelle: sonnette à fer forgé encore.

Potutu

Boue, vase: nom protecteur.

Pugi

Fièvre infantile.

Puli

Terrain libre, non occupé.

Sadibi

Il n' y a pas de mal à cela.

Sakamènu

I l n' y a pas que moi.

Samwana

Sa mwana, ce n'est pas un enfant (que j'ai mis au monde) : nom talisman.

Tandanu

Méfiez- vous.

Taru

Action de veiller sur un enfant.

 
 

Tènda

Nom de jumeau: fruit de « murènda » (Garcinia Klaineana).

Tsalu

Appât (pour hameçon ou piège).

Tsambi

Battements de mains (pour applaudir)

Tsigi

Sonnailles de dois dont se servent les sorciers.

Tulu

Poitrine.

Vaba

Va aba, il y avait (alors)

Vombu

Maigreur extrême, cachexie.

Yabèmba

U ya bèmba, ne touche à rien.

Yalandè

N'y fais pas attention.

Yambusa

Ne refuse pas ce que je te demande, ne rejette pas me prière.

Yasonda

Ne continue pas.

Yèna

Vois: nom de jumeau.

 
 

Yènu-bèni

Vous- même.

Yulu

Écoute: nom de jumeau.

Tableau 1 : Les anthroponymes gisir chez Raponda-Walker (1995)

La grande force de travail de Raponda-Walker (1995) se situe au niveau de l'utilisation d'un alphabet phonologique qui repose sur le principe de bi-univocité (un son pour un symbole et vice versa). En effet, le son [u] est rendu par la lettre « u », ce qui est conforme à la prononciation des langues bantu : Tulu, Nyundu, Pambu, etc. Les travaux antérieurs, par exemple Le Testu (1918), ont utilisé le digraphe français ou (prononcé [u]) pour représenter la voyelle gisir u. De même, la lettre « g » est utilisée pour représenter la consonne fricative dorso-vélaire [\u-4025É·], comme cela apparaît dans la liste de Raponda-Walker (1995) : Ntsalugu, Gisoni, Gipadi, etc. Au plan orthographique, [\u-4025É·] est souvent noté dans les langues africaines par le digraphe gh. S'agissant des points faibles, tous les items lexicaux dans le Tableau 1 ci-dessus présentent des lacunes à la fois segmentales et suprasegmentales. Pour tous les travaux précurseurs, les réserves généralement apportées à ces contributions concernent l'absence de tons dans les transcriptions des mots. Dans le nom personnel Yabèmba, par exemple, le signe diacritique qui apparaît sur la voyelle « e » n'est pas une indication tonale c'est un accent. Il s'agit précisément de l'accent grave du français. A côté du problème des tons, il y a aussi le fait l'auteur ne note pas la quantité vocalique. Dans les anthroponymes Boviogi [\u-3998ÉÒÉÑ»».], Bakuyanga [\u-3998ÉÒÉ°»

\u-4030ɲÉéÉßÉÉ·DÉÛÉåÉéÉÑ»ÉɾÉ×É°ÉÍÉzÉnBagafu [\u-3998ÉÒÉ°»

\u-4025É·ÉÑÉÉÖÉå»ÉÍ, l'allongement de la voyelle n'est pas attestée. Le nom personnel Boviogi

[\u-3998ÉÒÉÑ»».], pose également le problème de la notation de la fricative bilabiale orale

\u-4030ɲÉéÉßÉÉ·Dsonore [\u-4030ɲ]. Dans les langues africaines, elle est souvent notée orthographique par le digraphe vh. Les exemples Bakuyanga [\u-3998ÉÒÉ°»»»

\u-3989ÉÛÉåÉéÉÑÉɾÉ×É°ÉÍÉzÉnBagafu [\u-3998ÉÒÉ°É·ÉÑÉÉÖÉå»ÉÍÉnposent aussi le problème de la notation du shva ou schwa. Enfin, dans toute sa liste, Raponda-Walker (1995) ne distingue les voyelles [e] et [\u-4027Éu] d'une part et [o] et [\u-4017É] d'autre part. Les voyelles [e] et [\u-4027Éu] sont toutes les deux représentées par e, et [o] et [\u-4017É] sont toutes les deux représentées par o. Le Rapport Final de la Session de Concertation sur l'Orthographe des Langues Gabonaises (1999) s'est éloigné de cette approche en proposant l'usage de signes diacritiques. Dans ledit rapport, le e souligné et le o souligné sont utilisés pour transcrire [\u-4027Éu] et [\u-4017É] respectivement.

Par rapport aux 256 anthroponymes de Raponda-Walker (1995), nous avons 322, soit 66 de plus que Raponda-Walker (1995). La présente contribution se situe aussi au niveau d'une recherche plus approfondie des significations données aux noms personnels. Le tableau ci-dessus résume la situation :

Anthroponymes Gisir chez Raponda-Walker (1995)

Significations

Mêmes antroponymes Gisir16 .

Transcriptions Phonétiques.

Significations revisitées.

Bibalu

Écorce médicinale.

Bibalu

\u-4005ÉËÉÒD»ÉÒÉÑÉÜÉå»ÉÍ

Écorce d'arbres (il peut s'agir des écorces de n'importe quel arbre, qu'il soit à usage médicinal ou non).

Bika

Rencontrer quelqu'un chez lui.

Bika

\u-4005ÉËÉÒDÉÛÉ°»ÉÍ

Aller chez quelqu'un en son absence (cf. \u-4025É·ùbík\u-4032É°»ÉwÉ|

Buka

Épousseter.

Buka

\u-4005ÉËÉÒÉåÉÛÉ°»ÉÍ

Action de creuser; au sens

16

Ces anthroponymes sont transcris sur la base des recommandations du Rapport Final de la Session de Concertation sur l'Orthographe des Langues gabonaises (1999).

Anthroponymes Gisir chez Raponda-Walker (1995)

Significations

Mêmes antroponymes Gisir6 .

Transcriptions Phonétiques.

Significations revisitées.

 
 
 
 

figuré ce verbe (\u-4025É·ùbúk\u-4032É°») signifie « approfondir », aller au fond du problème.

Divasa

Le jumeau: donné comme nom propre au survivant de deux jumeaux: synonyme de l'araméen « Thomas », du grec « Didyme ».

Divasa

\u-4005ÉËÉÔD»É²ÉÑÉãÉ°»ÉÍ

Nom donné également aux enfants naissant avec des malformations physiques: grosse tête ; bec de lièvre etc.

Gisagiliba

Du côté du lac.

Ghisaghiliba

\u-4005ÉËÉ·DÉãÉѻɷDÉÜDÉÒÉ°»ÉÍ

Ce dont on n'est pas prêt d'oublier (cf. le verbe \u-4025É·ùlíb\u-4032É°»É·Éun\u-4032É°»).

Gyula

Écorcer.

Ghyuula

\u-4005ÉËÉ·ÉéÉåÉÉÜÉ°»ÉÍ

Portion ; une partie de quelque chose. Par exemple, \u-4025É·yú\u-3866ÉÉÜÉ°» yí nú\u-3866Éɾgì « portion d'un champ ».

Kugu

Nom de jumelle.

Kughu

\u-4005ÉËÉÛÉåÉÉ·Éå»ÉÍÉn/\u-4064ÉnÉËÉÛÉå»ÉÉ·Éå»ÉÍ

Selon le schème tonal, il peut s'agir du terme pour proverbe (kú\u-4038ÉÉ·ù) ou du terme désignant une partie de la forêt non propice aux cultures (kù\u-4038ÉÉ·ù).

Mugala

Qui a l'habitude de nier.

Mughala

\u-4005ÉËÉÉå»É·ÉÑÉÉÜÉ°»ÉÍ

Longrine centrale de la charpente d'une maison, mais aussi enfant né le jour d'un décès dans la famille. Par exemple, mù\u-4025É·àl\u-4032É°»Énndá\u-4038ÉÉ·ù syn. mùrwâl\u-4032É°»ÉzÉn

Anthroponymes Gisir chez Raponda-Walker (1995)

Significations

Mêmes antroponymes Gisir6 .

Transcriptions Phonétiques.

Significations revisitées.

 
 
 
 

mwâ\u-4038Én\u-4032É°»É²É°»mù\u-4025É·â\u-4038Él\u-4032É°»É|

Muganbu

En courant.

Mughaamba

\u-4005ÉËÉÉå»É·ÉÑÉÉÉÒÉ°»ÉÍ

Troupeau d'animaux sauvages.

Mukèmu

Herbe médicinale (Eclipta alba).

Mukemu

\u-4005ÉËÉÉå»ÉÛÉuÉÉå»ÉÍ

Décoction, breuvage d'herbe médicinale.

Musunda

Dernière née de deux jumeaux: musunda-pembi, boule d'argile pétrie avec des débris d'ossements humains.

Musuunda

\u-4005ÉËÉÉå»ÉãÉåÉÉÞÉÔÉ°»ÉÍ

Enfant né par les pieds: musuunda kaanda.

Mutula

Action de forger.

Ghitula

\u-4005ÉËÉ·D»ÉäÉåÉÜÉ°»ÉÍ

Action de forger.

Muyèmè

Nom de jumelle.

Muyema

 

Nom donné aux femmes mûres (sages).

Ndzigu

Chimpanzé: nom protecteur (n'y faites pas attention, ce n'est qu'un vilain chimpanzé).

Nzighu

\u-4005ÉËÉÞÉêDÉ·Éå»ÉÍ

Médecin légiste, chirurgien traditionnel, spécialiste des autopsies.

Pambu

Nom de jumelle: sonnette à fer forgé encore.

Paambu

\u-4005ÉËÉàÉÑÉÉÉÒÉå»ÉÍ

Espèce de ver de terre qu'on trouve en bordure des rivières: lombric tropical. Ce nom est généralement donné aux hommes.

Pugi

Fièvre infantile.

Pugha

\u-4005ÉËÉàÉåÉ·É°»ÉÍ

Fièvre infantile, souvent accompagnée de convulsions.

Tandanu

Méfiez- vous.

Tandaanu

\u-4005ÉËÉäÉÑ»ÉÞÉÔÉÑÉÉÞÉå»ÉÍ

Mettez-vous ensemble !, Regroupez-vous !

Anthroponymes Gisir chez Raponda-Walker (1995)

Significations

Mêmes antroponymes Gisir6 .

Transcriptions Phonétiques.

Significations revisitées.

Taru

Action de veiller sur quelqu'un.

Taaru

\u-4005ÉËÉäÉÑÉÉâÉå»ÉÍ

Ce terme polysémique renvoie selon le cas à la témérité (tàrù). Ce terme est utilisé pour qualifier une personne ayant de l'audace, une personne déterminée.

Yalanda

N' y fait pas attention.

Yalanda

\u-4005ÉËÉéÉÑ»ÉÜÉÑÉÞÉÔÉ°»ÉÍ

Ne diffuse pas, ne propage pas (l'information). Dérivé du verbe \u-4025É·ùlá\u-4038Énd\u-4032É°» « propager ». Par exemple : yàlá\u-4038Énd\u-4032É°» pê\u-4025É·ì.

Tableau 2 : Quelques anthroponymes gisir de Raponda-Walker (1995) revisités

Corpus

Selon Dubois (1994: 23), « Le corpus est l'ensemble d'énoncés qu'on soumet à l'analyse. Ce pourra être des mots, des phrases ou des groupes des phrases comprenant tel trait phonétique, une terminaison ou une origine étrangère ». Notre corpus est composé de 79 toponymes ou noms de lieux et de 322 anthroponymes.

Les occurrences linguistiques gisir ont été obtenues sur la base d'un questionnaire et nous avons également eu recours aux enregistrements sonores et graphiques. Pour les

transcriptions, nous avons utilisé l'alphabet « Africa ».

Cadre théorique

Quelques auteurs ont proposés des méthodes d'analyse des anthroponymes et des toponymes. On peut citer Kwenzi-Mikala (1988, 1990, 1998, 2004), Honorat Aguessi (1984) et Ntahombaye (1983). Mais J.T. Kwenzi-Mikala est, à notre avis le seul à avoir étudier d'une manière systématique l'onomastique dans le cadre des différents groupes ethnolinguistiques du Gabon. Le cadre théorique utilisé dans ce travail est donc largement dérivé d'un certain nombre de publications de Kwenzi-Mikala, linguiste gabonais. Mais bien que l'étude s'inscrive dans le sillage des travaux réalisés par Kwenzi-Mikala, d'autres modèles onomastiques (Aguessi, Lissimba, etc.), seront également testé et adapté.

Au plan lexicographique strito sensu, nous nous inscrivons dans le cadre théorique du lexicographe allemand Herbert Ernest Wiegand (1984,1999). La contribution de Wiegand dans le champ de la métalexicographie est considérable et couvre de nombreux aspects de la production à la fois des dictionnaires monolingues et dictionnaires de traduction, ainsi que l'histoire de la lexicographie et l'utilisation des dictionnaires. Notre travail va consister à poser les prémisses d'une modélisation théorique d'un dictionnaire onomastique gisir/français.

Explicitation de la problématique La partie descriptive de notre travail va faire émerger de nombreuses questions liées à la relativité linguistique, la diversité culturelle, à la notion de langue et vision du

monde, etc. Des thèmes chers à l'ethnolinguistique et à l'anthropologie culturelle essentiellement. C'est à Raponda-Walker (1993) que revient le premier début de travail de conceptualisation de type onomastique sur les langues du Gabon. Les travaux de Kwenzi-Mikala sont une synthèse critique des principaux travaux menés par Raponda-Walker.

Malgré la vision plus ou moins claire et cohérente que chacun peut avoir de la tradition orale, celle-ci ne manque pas d'apparaître comme une sorte de fouillis dans lequel il convient de mettre de l'ordre, grâce à une analyse typologique rigoureuse. Ce point de vue personnel des chercheurs tels qu'Honorat Aguessi (1984), consiste à proposer une démarche qui organise l'ordonnancement typologique en partant des éléments culturels les plus communs tout en progressant vers ceux qui sont le plus ésotériques. Il se propose particulièrement d'aborder les questionnements de la tradition orale à travers cinq secteurs, à savoir :

Le premier concerne les contes, les proverbes, les dictons, les chansons, les parémies, les saynètes, les légendes, les devises de familles, les histoires de familles et de villages. Il s'agit de la catégorie des traditions orales qu'une culture populaire moyenne pratique et qui concerne notre vie quotidienne, ainsi que les facteurs indispensables de la socialisation de l'individu.

Le deuxième secteur est celui de la toponymie et de l'anthroponymie avec les noms de familles, de personnes et de groupes familiaux dont l'histoire est liée à la création de tel ou tel lieu, ainsi que la désignation de lieux.

Le troisième secteur est celui de l'art et l'artisanat, des danses, des instruments de musique, des costumes, de la cuisine, de la peinture, du théâtre, de la vannerie, de la poterie, des bas-reliefs. L'auteur identifie ici la consignation des traces cadre du langage social.

Le quatrième secteur est celui de la phytothérapie et de la psycho-thérapie dans le champ de la pharmacopée et des guérisseurs.

Le cinquième secteur est celui des mythes et des éléments culturels véhiculés par des récits et rituels religieux, le langage des tambours culturels qui sont à prospecter avec patience et minutie.

C'est le deuxième secteur (anthroponymie et toponymie) qui nous intéresse ici dans la présente étude. En effet le sujet sur lequel nous avons choisi de travailler s'intitule : «Anthroponymes et Toponymes gisir: proposition d'un modèle de dictionnaire ». L'intitulé de notre sujet nous conduit vers deux orientations :

1) - une orientation anthroponymique qui devrait nous permettre de faire émerger un ensemble d'événements ou de circonstances liés aux différents noms donnés aux nouveaux nés.

2)-une orientation toponymique qui devrait nous conduire vers une connaissance de l'histoire liée à la création de tel ou tel lieu gisir, ainsi que sa désignation. En d'autres termes, il s'agira de poser la question des toponymes en partant des différentes hypothèses existant sur la genèse des noms de lieux les plus connus de la culture gisir, c'est-à-dire voir si la formation des noms remonte ou non aux premières années du peuplement du lieu considéré.

Chapitre I: Les anthroponymes gisir

I.1. Ethnographie des noms de naissance

Les étapes qui précèdent la dation du nom et savoir médico-magique et grossesse.

Différentes étapes précèdent et suivent la dation du nom. En amont de la grossesse, il y a la question du rapport particulier mère/fille. A l'instar de ce qui se fait dans le monde, dans la société Gisir les mères élèvent leurs filles avec plus d'exigences que leurs fils parce qu'elles savent ce que leurs filles va avoir à traverser. Par exemple, l'éducation sexuelle que les jeunes filles reçoive de leurs mères est sensée les préparer à assumer le moment de l'enfantement. Lorsque la jeune fille tombe enceinte, c'est naturellement la mère qui la première est informée et qui à son tour en informe le père. En tant que chef de famille, il revient à ce dernier de convoquer l'auteur de la grossesse pour examiner avec ses parents les dispositions à prendre afin de favoriser ou de consolider cette grossesse. Les étapes qui précèdent et suivent la dation du nom sont donc essentiellement un ensemble de démarches, de soins prénataux mais surtout de rites destinés à favoriser ou à consolider une grossesse réussie. Les soins prénataux notamment sont importants pour assurer la santé de la femme enceinte et celle de son bébé. Pour ce faire, elle se doit de suivre des recommandations simples et consulter son médecin tout au long de sa grossesse. Parmi les interdits auxquels est soumise la femme enceinte, il lui est défendu de fumer et de consommer de l'alcool. C'est un fait avéré que le tabac augmente le risque de fausse couche et de naissance prématurée. La prise de tabac augmente également le risque d'avoir un bébé de faible poids à la naissance et expose la femme enceinte à bien d'autres problèmes. La consommation d'alcool pour sa part pendant la grossesse est la principale cause de malformations évitables, y compris le retard mental. Ces deux interdits sont diversement suivis par les femmes enceintes en milieux Gisir. A l'instar des autres groupes ethnolinguistiques du Gabon, la femme enceinte Gisir est surtout astreinte au respect d'un certain nombre d'interdits alimentaires. En effet, ce que la femme enceinte mange nourrit aussi son bébé, alors il lui revient d'adopter un régime alimentaire équilibré et de choisir des aliments sains. Par exemple, la viande du potamochère (\u-4022ÉÉ×ÉåÉ·D»

) lui est interdite car cet animal est omnivore. En effet, il mange un peu de tout et surtout des vers de terre. Sa chair serait donc infestée de microbes et sa consommation pourrait nuire non seulement à la santé de la mère, mais aussi à celle de l'enfant. A l'interdit de consommer de la chair de potamochère s'ajoute celle de l'aubergine, de l'avocat, des oeufs, ainsi que celle de la chair des animaux femelles. S'agissant de l'avocat et de l'aubergine, leur consommation par la femme enceinte entraînerait l'apparition de tâches rouges(\u-3987ÉÉçÉÕ»»

\u-4038ÉÉÞDÉÉÒÉåÉÉÉÒÉ°) sur la peau du bébé. La consommation d'avocat et d'aubergine serait également responsable de l'apparition de mycoses et de gale sur la peau de bébé. Les oeufs pour leur part sont interdits à la femme enceinte parce que le nouveau né coure le risque de naître sans cheveu sur la tête. Pour les enfants qui naissent la tête dégarnie (comme un oeuf), la poussée de cheveux se produit généralement après trois mois voire un an. Pour les femmes qui ont violé l'interdit de consommer des avocats, des aubergines et des oeufs, on préconise de la consommation d'une préparation médicamenteuse à base des restes des aliments interdits (peau d'avocat, coquille d'oeuf, etc.) que les contrevenantes prennent en lavement. En outre, les restes des dits aliments mélangés à certaines plantes et écorces d'arbres dans un trou creusé dans le sol servent au rituel mùl\u-4027Éu»mb\u-4032É°»

. Le bébé est lavé dans la préparation médicamenteuse et ensuite entièrement recouvert avec la boue du trou. Par contre, à la mère, on prépare un breuvage à base des restes des aliments interdits. Le breuvage \u-3987ÉÉå»ÉÜÉu»ÉÉÒÉ°» est souvent donné aux adultes atteints de \u-3987ÉÉçÉÕ»ÉÉÒÉåÉÉÉÒÉ°»

\u-4038ÉÉÞD.

L'interdit de consommer la chair d'animaux femelles est aussi culturel. D'une part, si l'animal (tué au piège ou au fusil) a laissé derrière lui une portée d'enfants, la femme enceinte qui mangerait sa chair pourrait subir le même sort, c'est-à-dire, mourir prématurément en laissant le nouveau-né sans mère (biologique) pour s'occuper de lui. Cette vision du monde est contenue dans l'expression idiomatique suivante :

\u-4025É·Éå»ÉãD»»ÉÉçÉѻɲɰ»É·ÉéÉÑ

\u-3981ÉãÉ°ÉÞÉ°ÉÜÉå»(littéralement « laisser l'enfant à l'endroit où la poule couve ses oeufs ». D'autre part, l'animal tué pourrait être grosse au moment de trouver la mort. En consommant la chair d'un tel gibier, la femme enceinte pourrait donner naissance à un mort-né (à l'image des petits de la bête trouvés morts dans le ventre de leur mère lors du dépeçage).

Pour sa part, l'interdit qui frappe la consommation de la chair de nandinie (\u-3987ÉÉÒÉÑ»

\u-3988ÉÜÉ°): « Geneta servalina » est ici essentiellement rituel. Ce mammifère est en effet parmi les animaux sacrés du rite Bwiti dont les adeptes dansent avec sa peau lors des cérémonies de cette société initiatique. Enfin, il est interdit à la femme enceinte de consommer la chair de l'antilope « dormante » (\u-3986ÉÞÉêD»

\u-3998ÉÒÉå) : « Cephalephus silvicultor » de peur que le nouveau né ne soit amorphe, sans énergie à l'image de ce céphalophe qui dort à longueur de journée. De cet interdit, on a tiré l'expressions idiomatique :

\u-3987ÉÉÑ» \u-3866

\u-3987ÉÉÒÉå»É·Éå»ÉäÉãDÉâÉ°É·ÉÕÉÞÉêDÉÒÉå» utilisée pour qualifier une personne nonchalante, amorphe.

Il ne semble pas que les interdits alimentaires aient toujours été observés par le passé. Mais les parents ont toujours insisté sur ces interdits. Pour les personnes qui violent ces interdits: celles qui mangent de la chair de potamochère, des aubergines, ...on a souvent recours à des fétiches ou talismans17 fabriqués par les ngangas et que le femme enceinte porte généralement autour de la taille. L'amulette ou corde portée autour de la taille est sensée la protéger au cas où elle violerait un interdit sans en avoir conscience. Au-delà de la violation d'un interdit, ce gris-gris protecteur protège intégralement la femme enceinte de toute influence nocive pendant sa grossesse. Au moment de prendre sa douche, elle doit l'enlever pour la remettre après le bain. Cette pratique n'est pas spécifique aux Gisir, il est intéressant de noter que chez les Kasina du Burkina Faso,

17 Il s'agit d'une corde nattée faite de « pounga », recouverte de « moungouli » (poudre rouge de padouk).

Bonvini (2004), parle du rituel du « ceinturage » chez la femme enceinte primipare :

Le premier véritable rituel concerne la femme enceinte primipare. Il débute: « par la proclamation officielle de sa grossesse : un matin, au lever du jour, une jeune femme du lignage mariée, tient en cachette, dans sa main, de la cendre et la souffle par surprise sur le corps de la jeune femme enceinte en lui disant « je vous ai surpris ensemble » (« vous » : femme et futur bébé). Aussitôt après, on écrase et on prépare des racines carbonisées appartenant au fétiche familial dont on se servira pour préparer un puissant gris-gris protecteur. Il prendra la forme d'une corne sacrée, maintenue par une ficelle noire, et que la jeune femme enceinte portera à son cou, ainsi qu'une ceinture qu'elle portera aux reins. On désigne ce rituel par « ceinturage », car la ceinture qu'elle va désormais porter aux reins est destinée à « ceinturer » symboliquement la femme enceinte en vue de la protéger intégralement pendant sa grossesse de toute influence nocive (cf. Bonvini, 2004:282). »

Combien de temps la femme enceinte peut-elle continuer à travailler?

Ceci dépend du déroulement de la grossesse. À moins d'avoir des problèmes pendant la grossesse, la femme enceinte continue de pratiquer à peu près les mêmes activités physiques qu'elle faisait avant la grossesse. En effet, elle se sentira mieux si elle reste active car rester en bonne condition physique pendant la grossesse facilite le travail et l'accouchement. De façon générale donc, la femme enceinte continue à être active jusqu'à sept mois. Au-delà, certaines restrictions s'imposent selon le type de travail qu'elle fait. Par exemple, il lui ait interdit de soulever des objets lourds ou travailler debout pendant de longues périodes de temps. Si les exercices physiques sont de nature à faciliter le travail et l'accouchement, la prise régulière de préparations médicamenteuses assure aussi la santé de la femme enceinte et celle de son bébé. Le suivi médico-magique de la femme enceinte inclut la fréquence de lavements ou purges ainsi la consommation de beaucoup de liquides (bouteilles d'eau dans lesquelles, on fait macérer certaines écorces d'arbres) et des « mipotous »18 Par exemple, les feuilles de patates rouges (Ipomoea batatas) écrasées et macérées servent à hâter les accouchements. Les râpures de l'écorce du papayer mâle sont également utilisées à cet effet. On utilise l'Ageratum conyzoides (kumba-djuma, burongu) pour calmer les douleurs des femmes enceintes. Enfin, la décoction des feuilles de Brillantaisia patula (ivhola-leemba) s'emploie pour faciliter les accouchements ou pour calmer les menstrues douloureuses et les maux de ventres.

Comment se déroule l'accouchement ?

Chaque fois qu'une jeune femme du village est sur le point de faire ses premières couches, elle est isolée à quelques mètres derrière la maison. Autour d'elle se trouvent des femmes plus expérimentées, des matrones (bebouritsi). Loin du lieu d'accouchement, les hommes, les autres femmes et les enfants, attendent les nouvelles de naissance. C'est un moment très délicat, car la période de l'accouchement est souvent pleine des surprises. Il peut arriver que les contractions de la femme enceinte durent des heures voire des jours entiers. Le jour de l'accouchement, si la délivrance s'avère laborieuse, on consulte aussitôt un devin guérisseur afin qu'il lève l'obstacle et délivre l'enfant et sa mère. A la naissance de l'enfant tant attendu, la plus expérimentée des matrones mâche du petit piment (« lombi ») qu'elle crache ensuite sur le visage du nouveau né. A cause de la brûlure occasionnée par le piment sur les yeux de l'enfant, celui pleure de plus belle. Ces pleurs présagent déjà des difficultés qui attendent le nouveau né et le courage dont il devra faire preuve chaque jour pour triompher des obstacles de la vie. Après ce rituel de bienvenue, une messagère est dépêchée pour porter la bonne nouvelle à ceux qui attendent non loin de là. Arrivée à proximité de l'endroit où attendent les autres, elle crie moulangou (« phallus », s'il s'agit d'un

18 Préparation des feuilles de brousses accompagnées de poisson ou de viande, mélangées à l'huile de palme et cuit au paquet au feu de bois.

garçon) ou alors diboutou (« vagin », s'il s'agit d'une fille). Si dans la majorité des cas, l'accouchement se déroule normalement, certains enfants viennent au monde mort-né. Lorsqu'il s'agit d'un mort-né, la messagère délivre le message suivant : dibada (« enfant mort-né ». Dans ce cas, il ne reste plus aux hommes qu'à enterrer l'enfant. Celui-ci est généralement enseveli aux pieds des bananiers derrière la maison.

Après la phase d'annonciation, les femmes accoucheuses se doivent de vérifier si la mère n'a pas trop perdu de sang. En cas d'hémorragie prolongé, les matrones tressent à partir d'une liane sauvage appelée dufuri, des cordelettes qu'elles lui attachent aux bras et aux pieds. A l'exemple de garrots, ces cordelettes freinent l'hémorragie.

Après tous ces soins d'usage, la mère et l'enfant sont placés pendant deux jours dans la maison de son mari (si elle est mariée). Sous la surveillance de l'une des matrones l'ayant assisté lors de son accouchement, la nouvelle accouchée va observer les premiers soins postnatals. Il s'agit des deux premiers massages avec de l'eau chaude. Après ces deux premiers massages (avec de l'eau chaude), moussomfi (la nouvelle accouchée) se rend dans sa famille maternelle, auprès de sa mère, pour y observer le repos postnatal. Là-bas, les soins postnatals font se poursuivre avec notamment des massages quotidiens (avec de l'eau chaude) et des purges à base de cendre de feu de bois provenant du foyer de la maison, diluée dans de l'eau et mélangée à du petit piment pillé (afin de combattre d'éventuelles infections internes). Le repos postnatal incluait également l'observation de consignes strictes. Autrefois, aussi longtemps que dureraient les soins postnatals (environ six mois), la nouvelles accouchée était entièrement recouverte de poudre rouge de padouk ; pour éviter les courbatures, elle dormaient sur un lit confectionné en coeurs de bambous, recouvert d'un matelas végétal composé de « mavevi » et de feuilles mortes de bananiers (kogondou). Elle était interdite qu'activité de quelque nature que ce soit. Elle n'avait aucune autre occupation que celle d'allaiter son enfant. Au bout des deux premières semaines, alors que l'enfant ne porte pas encore de nom, elle pouvait être autorisée à sortir avec l'enfant.

I.2. L'attribution du nom

I.2.1. Le donneur du nom

En accord avec Tierou (1977, :160), il existe une grande ressemblance entre les coutumes en ce qui concerne la dation du nom. En effet, l'individu porte un nom immuable qui est, en principe celui du père. Dans la société gisir la dation du nom varie dans ses modalités du fait qu'il existe des règles d'attribution du nom, même si les choix sont multiples. Le choix du donneur peut signifier la relation de l'enfant à nommer avec sa famille proche c'est-à-dire son père ou sa mère, mais aussi avec d'autres membres de la famille (soeurs, tantes, oncles, grands-pères etc.), et quelque fois avec des ami(e)s, en fonction du degré de proximité. Ce choix peut aussi être en fonction des évènements qui ont précédé ou entouré la naissance de l'enfant. Selon les canons de la tradition, seul le père ayant doté sa femme est autorisé à donner un nom à son enfant. Dans le cas contraire, le père se doit « d'acheter le nom de l'enfant » auprès de la famille de la femme. Autrefois, pour « acheter le nom », il suffisait d'offrir quelques boissons et quelques animaux domestiques (notamment poules, canards...). Aujourd'hui, en plus des boissons, on offre une somme d'argent. Pour éviter ce type de compensation, les hommes les plus avisés régularisent rapidement leur union avec leurs compagnes en versant la dot. En l'absence de dot ou de toute autre compensation, la famille se réserve le droit de donner le nom. Dans ce cas de figure, c'est généralement les grands-parents ou les oncles qui cherchent un nom au nouveau-né. Cette recherche consiste généralement à exhumer les noms des défunts à travers le phénomène des homonymes (dîn\u-4032É°»Éw. Dans ce qui suit, nous citons in extenso ce que Kwenzi-Mikala (1990: 114) dit à ce propos :

« Un "homonyme" est une personne de la communauté dont on a choisi le nom pour l'attribuer au nouveau-né. Une fois le choix fait, il s'établit des liens spéciaux entre l'enfant et la personne qui a accepté de donner le nom. Cette espèce de parrainage entraîne l'utilisation réciproque comme terme d'adresse du mot dîn?\u-3970Éî qui signifie par ailleurs "nom". Le véritable but recherché à travers cette institution semble être de trouver un remplaçant à la personne sollicitée en assurant la perpétuation de son nom. Le choix peut porter aussi sur le nom d'un défunt, surtout si celui-ci n'a laissé aucun descendant. Il est encore plus clair, dans ce cas, qu'il s'agit d'honorer et d'immortaliser la mémoire du défunt. »

Dans les cas de grossesses difficiles nécessitant l'intervention d'un tradi-praticien, le nouveau-né porte généralement le nom du nganga. Ici, il s'agit pour les parents de témoigner leur reconnaissance guérisseur.

I.2.2. Le moment de l'attribution du nom

Le moment de l'attribution du nom de l'enfant est crucial dans l'intégration de celui-ci non seulement à son groupe social, mais aussi à la société humaine. A l'instar des autres groupes ethnolinguistiques du Gabon, le nouveau-né, dans la société gisir, ne porte pas de nom avant la naissance. Même si certains noms sont donnés à l'avance, il s'agit généralement de noms spécifiques qui sont révélés au père ou la mère de l'enfant par un génie ou un esprit, au cours de rêves inspirés. Il s'agit alors d'une prescription incontournable. Quand la prescription précède la naissance de l'enfant, le nom de ce dernier est tenu dans le plus grand secret, car on a généralement des réticences à nommer trop tôt un nouveau-né parce qu'on ignore s'il est venu pour rester ou s'il doit repartir. Le nom véritable de l'enfant une fois divulguée pourrait attirer sur lui le regard des sorciers. Jespers P. (1987, : 57) cite à ce propos un interdit en usage chez les Soninké du nord du Sénégal et du Mali: « aujourd'hui encore, dans les ville du Sénégal, on apprend aux enfants à ne pas appeler quelqu'un par son nom en pleine nuit, ce qui le rendrait vulnérable ». Dans la société gabonaise en général et chez les Bisir en particulier, il est interdit de répondre lorsqu'on vous appelle dans le sommeil. Dans le processus de dation, la discrétion est donc de mise car la divulgation du nom de l'enfant avant sa naissance fragilise celui-ci. En règle générale, le nom est donné dans la période couvrant les deux semaines voire trois semaines qui suivent la naissance. Pour le cas des jumeaux, il convient de mentionner qu'ils ont des noms préétablis. Les jumeaux révèlent généralement en songe (avant la naissance ou après) les noms qu'ils doivent porter. Il arrive que des jumeaux meurent pour n'avoir pas reçu le nom qui leurs convenait. Le donneur peut parfois être la personne qui est arrivée dans la maison au moment de la naissance.

Chapitre II : Le choix du nom

II- 1. La procédure de sélection du nom

A l'instar des autres groupes ethnolinguistiques à travers le monde, la procédure de sélection du nom de l'enfant dans la société gisir repose sur un ensemble de critères. Parmi ces critères, on cite généralement, les traits physiques ou morphologiques du nouveau-né, les événements qui suivent et qui précèdent la naissance de l'enfant, la relation de l'enfant avec sa propre famille, ou encore l'attribution du nom en fonction des forces numineuses. Par « catégorie numineuse »19, nous entendons la perception globale, non conceptualisée, d'une situation concrète en ce qu'elle est vécu et agit sous l'effet d'une puissance agissante (ancêtre, esprit ou génie). Il y a donc dans la tradition gisir des noms qui répondent aux nécessités précitées. Ainsi, il y a des noms qui sont identifiés comme appartenant à une puissance.

Par exemple, un enfant serra nommé \u-3987ÉÉå»É·D « enfant appartenant à l''eau »,

\u-3981ÉãDesprit de lsoit par les sages, soit immédiatement par le père ou la mère. Un tel enfant à des cheveux lisses et soyeux. Souvent, les enfants d'une grande beauté physique sont également appelés \u-3987ÉÉå»É·D

\u-3981ÉãDÉ| Les noms donnés aux enfants en fonction de certaines

caractéristiques physiques sont au sens de Houis Maurice (1963), véritablement le viatique de l'identité de l'être qui le porte. Nous retrouvons la même réalité chez Lallemand Suzanne (1978) qui écrit à propos des Mosi du Burkina Faso, ce qui suit: « le moment de la dation du nom est l'un des moments privilégiés de l'ancrage du nourrisson dans la société humaine »20. Ces propos de Lallemand Suzanne (1978, : 48) illustre bien le fait que le choix qui préside à la dation d'un nom individuel est aussi en rapport avec l'expérience des donateurs. Cette expérience peut être dramatique ou positive. Les choix des noms positifs viseront explicitement à signifier une alliance

19 Le terme est de Rudolf Otto, cité en Préface par Houis Maurice dans Les noms individuels chez lesMosi.Dakar, IFAN.20 Suzanna Lallemand, (1978), Le bébé ancêtre mosi, système de signes, Paris, Hermann.

propitiatoire avec l'environnement. Ici, l'effet est la prise en tutelle de la vie de l'enfant. Les noms seront par exemple \u-3996ÉÔD»»»» « guêpe ». Dans cette

\u-4018ɾÉ×ÉÑÉÛÉ° « crapaud », \u-4025É·DÉÞÉÔÉÑÉÉ°même procédure, on note aussi des noms qui vont avoir un effet négatif. Ce sont des signes antinomiques de la mort, en ce sens que la visée profonde des parents c'est toujours la vie de leur enfant. Voyant que beaucoup d'enfants viennent au monde après plusieurs autres enfants morts, les puissances numineuses sont détournées, et le détournement se manifeste dans la chosification de l'enfant. Il serra assimilé à une chose, il n'est donc plus un être humain et cela ne peut qu'entraîner le désintérêt des éléments naturels. En fonction de ce désintérêt, l'enfant serra nommé \u-3987ÉÉÒÉÑ\u-3895z\u-3987ÉÉÒÉ°»Én« lianes », \u-4025É·D»»»»»

\u-3981ÉãÉÑÉãÉÑÉÖÉå « branche morte », \u-3996ÉÔDÉÒÉÑÉÔÉ° « poisson pourri ». La chosification de l'enfant implique également le fait qu'on lui fasse porter des noms qui sont des allusions à la mort par exemple \u-4018ɾÉ×DÉÜD « la tombe ». Par néantisation, on obtient également \u-3981ÉãÉÑ»

\u-3987ÉÉÉÞÉéÉå» « il n' y a pas de vie », etc. Nous notons aussi que le critère de sélection, n'épargne pas la notion de coïncidence temporelle, locative ou de situation. La coïncidence peut prendre la forme d'un événement notable ou familiale. Ainsi, l'enfant portera le nom de \u-3998ÉÒÉ°»ÉÒDÉÛÉ°» « né à l'absence du père (ce dernier vient de s'éteindre ou alors il est simplement retenu quelque part pour des raisons personnelles ou professionnelles) ». Les noms en rapport avec la grossesse et l'accouchement traduisent un ensemble de circonstances, par exemple \u-3987ÉD»»

\u-3982ÉâÉÑÉàÉå» « douleurs de gémissement », \u-3989ÉÛÉu»ÉÞÉêÉå» « souffrance ». Parallèlement, d'autres noms seront choisis en fonction de leurs caractères physiques. Par exemple, \u-3996ÉÔD»»est le nom donné à « tout

\u-4030ɲÉÑÉãÉ°

enfant naissant avec une grosse tête, un bec de lièvre, etc.». La naissance des jumeaux est quelque fois associée à des tragédies. Chez les Gisir, les jumeaux sont souvent des enfants qui « passent » (\u-4025É·Éå»É²ÉéÉ

\u-4038ÉÉãÉ°) c'est-à-dire que la mère a une fausse couche. Par conséquent, les enfants qui naîtront après porteront des noms circonstanciels. Après avoir vu tour à tour les critères présidant à la dation du nom, à savoir : les traits physiques ou morphologiques du nouveau-né, les événements qui suivent et qui précèdent la naissance de l'enfant, etc. il convient en outre de mentionner que le choix du nom peut être opéré par: allusion à un ancêtre (\u-3986ÉÞÉéÉÑÉɾÉ×D» ou \u-3987ÉÉ°»É·ÉçÉÑÉɾÉ×Éå)\u-3864»

allusion à un(e) ami(e) des parents,

allusion à une personne importante du village, du royaume,

allusion à l'époque ou au jour de la naissance, etc.

En résumé, chez les Bisir, il existe à l'intérieur de la sélection des noms individuels, ceux qui sont obligatoires (par exemple, on peut donner à un nouveau-né le nom du parent (le père ou la mère) qui passe de vie à trépas immédiatement après la naissance) et ceux qui sont liés à la morphologie de l'enfant, aux circonstances de naissance, etc.

Le nom sert à la fois, à identifier (un individu, une famille, etc.), à classer et à signifier. Les anthroponymes, ainsi que les autres appellations collectives comme les toponymes, supposent une faculté de classer21. Ainsi, à l'instar de ce qui se fait ailleurs, chez les Gisir les noms propres constituent un système qui fournit des indications précieuses sur la façon dont le groupe social agence le réel. Le bilan de nos recherches sur les travaux parus en la matière, fait constater qu'il n'existe aucun document d'ensemble sur le nom propre qui englobe à la fois les noms de personnes, d'animaux, de plantes, et de lieux. Ainsi, aujourd'hui dans la société gisir comme ailleurs, il est comme le dit Lévi-Strauss: (1983, : 72) « impossible de saisir l'ensemble des corrélations que nombres de cultures ont élaborées pour découper, disjoindre ou conjoindre la nature et la société ». Jusqu'à présent les recherches menées ne portent que sur un aspect du nom de personne qui nous intéresse ici, la plupart des travaux ne s'attachent qu'à une des composantes, délaissant les autres. La catégorisation du nom en pays gisir est un réseau assez complexe: il établit une relation entre la société et son environnement au triple plan de l'espace géographique, de la famille et de la personne. Les trois registres intéressants pour comprendre cette réalité sociale se présentent

21 Claude Lévi-Strauss, La pensée Sauvage, chapitre VI et VII.

comme suit:

L'environnement spatial, géographique: registre de la toponymie comme désignation des lieux habités ou non,

L'environnement social et familial: registre de l'anthroponymie comme désignation des familles, des lignages ou matériels,

La personne: registre de l'anthroponymie comme désignation spécifique des individus. Cette désignation est aussi sociale22 .

Comme il est admis que la langue et le réel entretiennent d'étroites relations et que la première permet de catégoriser le second, chez les Gisir, c'est via la langue qu'ils conçoivent le réalité et qu'ils séparent, groupent, classifient le monde qui leur entoure. Cette vision du monde était déjà perçu par Malbergs: (1972, : 32) « la réalité constitue un continuum indéfini dans lequel nous tirons, à l'aide de nos systèmes sémantiques, des lignes de démarcations à des endroits précis. Mais comme les système sémantiques sont différents, les découpages varient de peuple en peuple »23. Le nom devient alors un moyen de démarcation et d'existence pour l'objet nommé. Tant qu'il n'est pas nommé pour le distinguer de l'autre, il reste à l'état virtuel et n'entre dans aucune catégorie du nom. En l'actualisant, il se distingue de ses semblables par:

la toponymie

Elle désigne les noms des lieux

habités: \u-3987ÉÉÒÉåÉÛÉå», \u-4025É·D»»»

\u-3996ÉÔÉå»ÉÉ°,\u-4064ÉnÉÖÉå»É·É°ÉÉ°

désertés: \u-3996ÉÔD»»»»»

\u-3980ÉäÉåɾÉ×É°, \u-3987ÉÉå»ÉäÉÑÉÉÒÉ°ÉâÉÑÉÞÉÔÉ°,

cultivés: \u-3986ÉÞÉêÉÑ»»»»

\u-3989ÉÛÉå»ÉÒÉuÉ·É°, \u-3996ÉÔDÉäÉÑÉÉÒD, \u-3987ÉDÉÛÉßɾÉ×Éå»

non habités et non cultivés: \u-3987ÉÉåÉâÉå»ÉÉåÉÉäÉå»»»»»

, \u-3980ÉäÉãÉÑÉÉÒÉ°ÉÞÉ°ÉÉ°É·ÉßÉäÉãD

22 Charles Becker et Waly Coly Faye, (1991), La Nomination Sereer, dans Ethiopique N054 revue semestriellede culture négro-africaine, Nouvelle série volume 7, 2e semestre.
23 Malbergs B. (1972), Les nouvelles tendances de la linguistique, Paris, PUF.

sacralisés: \u-3996ÉÔD»»

\u-3989ÉÛÉÑÉÛD, \u-4025É·ÉçÉu»É¾É×ÉÑÉÞÉÔÉå».

Comme partout ailleurs, les références à l'histoire sont toujours présentes et toujours évoquées de manière plus ou moins détaillée (toponymie attribuée par les ancêtres, toponymie connue à l'arrivée des ancêtres). Cependant il convient de préciser que même chez les Gisir, la signification des noms n'est toujours pas connue ou parfois que par quelques spécialistes.

II-2. L'anthroponymie

Il s'agit du nom attribué socialement à la personne. Même s'il ne nous est pas toujours possible de percer le secret de tous les anthroponymes d'une langue, mais dans le cas où on n' y parvient, les sens révélés renvoient constamment au vécu quotidien du peuple, tel est le cas chez les Gisir. Ce vécu s'articule, pour l'essentiel autour:

-de la mort: \u-3996ÉÔD»»»»»

\u-3998ÉÒÉÑÉÔÉ°, \u-3984ÉàÉÕÉãD, \u-4018ɾÉ×DÉÜD

-des événements familiaux et sociaux: \u-3987ÉÉÒÉ»»»»»»

\u-3989ÉÛÉéÉÑÉÞÉå, \u-4025É·DÉÒÉÕÉÉÒÉå, \u-4025É·DÉ·ÉÑÉɾÉ×D, \u-3987ÉÉæÉåÉÜÉ°, \u-4025É·D»»

\u-3996ÉÔÉåÉD

-de la religion: \u-3986ÉÞÉéÉÑ»»»»

\u-3987ÉÉÒDÉàÉuÉ·É°, \u-3986ÉÞÉéÉÑÉÉÒDÉãÉÑÉ·ÉéÉÕÉÜÉå»

-des souhaits : sont rangés dans cette rubrique des noms à significations diverses pouvant faire allusion à des traits spécifiques comme:

1. Le rang social

L'organisation politique du peuple Gisir était hiérarchisée, et des dignitaires portaient de noms de titre utilisés comme second nom:

\u-3986ÉÞD

\u-3987ÉÉ° : « chef de troupe dans un rite initiatique comme le bwiti »,

\u-3987ÉÉÑ»

\u-3980ÉäÉ° : « chef de terre »,

\u-3989ÉÛÉÑ»

\u-3980ÉäÉãD : « chef de lignage », \u-3989ÉÛÉÑ»

\u-3986ÉÞD : « chef de clan ». D'autres catégories rentrent aussi en ligne de compte pour signifier le beau, la longévité, la richesse: \u-4025É·D»» : « qui est né belle »,

\u-4030ɲÉçÉÑÉÞÉÔDÉÉ

\u-3986ÉÞÉéÉå» : « qui aspire à la vie », \u-3996ÉÔÉÉÜD» : « qui doit fournir de l'argent ».

2. Les noms de la semaines et les noms des saisons

Si le jour de naissance coïncide avec un jour de la semaine, ou avec une période précisete marquante de l'année, on attribue à l'enfant des noms comme:\u-3987ÉÉæÉåÉÜÉ°»: « pluie »\u-3987ÉÉÑ»»

\u-4018ɾÉ×É°ÉÜÉ°: « saison sèche » \u-3996ÉÔÉå»ÉäÉãÉ»

\u-3986ÉÞÉ°: « enfant né en fin de semaine » \u-4025É·D»»

\u-4025É·ÉÑɾÉ×D: « petite saison sèche ».

II-3. Les fonction des noms individuels

Le nom individuel peut ainsi servir simultanément, soit à identifier un individu comme appartement à un groupe et à le reconnaître comme faisant parti d'une réalité collective, soit à le désigner comme une individualité, de manière à le distinguer de tous les autres, en le différenciant des autres membres de la collectivité. De ce fait nous pouvons donc dire que le nom personnel de naissance autorise une auto-référence et ce dédoublement délocutivement, il sert de co-référence entre interlocuteurs (en parlant de quelqu'un à quelqu'un ou en l'évoquant: fonction évocative), allocutivement, lorsque le nom individuel sert de terme d'adresse pour interpeller, l'appeler, l'interroger ou la saluer: fonction phatique24 .

II-4. Les catégories des anthroponymes. II-.4.1. Les anthroponymes liés à la faune.

\u-3996ÉÔD»»»

\u-3998ÉÒÉÑÉÔÉ°: « poisson / viande pourrie, charogne » \u-3996ÉÔD»»

\u-4018ɾÉ×ÉÑÉÛÉ°: « crapaud » (Shismaderna (Bufo) careas) \u-4025É·Éå»ÉâÉÑ»»: « dernier né des triplés: petit animale carnassier »

\u-3986ÉÞÉ°É·D»»

\u-3986ÉÞÉÔÉÑÉÉ°: « guêpe de bois » (Urocenus gigas) \u-3987ÉÉ°»»: « panthère » (Panthera pardus)

\u-4025É·Éu»ÉÞÉ°ÉÉæÉåÉÒÉå»: « hippopotame » (Hipopotamus amphibius) \u-3987ÉD»

\u-3986ÉÞÉêD: « second né des triplés: chacal » ( Peganum harmala) \u-3987ÉÉå»ÉÒÉÑ»: « mambat vert d'Afrique » (Dendroaspis viridis / Dendroaspis angusticeps)

\u-3987ÉÉÒÉ°ÉÉå»ÉÔÉåÉÉ°»

: « mambat noir » (Naja melamoleuca) \u-3987ÉÉçÉÕÉÜD»: « petit poisson d'eau douce: fretin » ( Moxostoma habbsi Toxonomie) \u-4018ɾÉ×Éß

\u-4038ÉÉäÉå»: « silure chat » (Silunus glanis; nom annexe: Clarias bactrachus; nom repris : Pseudoplatystoma fasciata) \u-3986ÉÞÉéÉÑ»: « poisson/ viande »

\u-3987ÉÉ°ÉÞÉéÉÑ»'éloigne des

\u-4018ɾÉ×D: « fausse aigrette (pique-boeuf): échassier à plumage blanc qui slieux habités aux approches de la saison sèche pour y revenir en bandes nombreuses au début des pluies » (Buphagus africanus)

24 Maurice Houis, (1963), Les noms individuels chez les Mosi, Dakar, IFAN.

\u-3986ÉÞÉêÉÑ

\u-3977ÉçÉå»: « éléphant » (Loxodonta africana) \u-3986ÉÞÉêÉÕ

\u-4025É·Éå»: « premier né des triplés: panthère » (Panthera pardus) \u-3986ÉÞÉêD

\u-4025É·Éå»: « chimpanzé » (Pan troglodytes) \u-3984ÉàÉÑ

\u-3987ÉÉÒÉå»: « lombrics tropical » (Eudulus eupéniae)

II-4.2. Les anthroponymes liés à la flore

\u-3996ÉÔD»»: « tarot »

\u-3988ÉÜÉÑɾÉ×É°ÉÔD»»: « igname sauvage, non comestible »

\u-3988ÉÜDÉÞÉÔDÉ·D»»

\u-3987ÉÉÒÉåÉÞÉÔÉ°: « gros arbre sauvages » \u-4025É·D»

\u-3981ÉãÉÑÉãÉÑÉÛÉå»: « branche morte prête à tomber » \u-4025É·D»

\u-3981ÉãÉéÉÕÉÉå»: « ingrédient médicinal rare » \u-4025É·D»

\u-3981ÉãDÉÞÉÔÉå»: « souche d'arbre » \u-3989ÉÛÉåÉ·Éå»: « ocre fait de la poudre de Padouk » \u-3987ÉÉ°»»: « feuilles »

\u-4025É·ÉÑÉÉ·É°ÉÉ°»»

\u-4025É·ÉßÉÞÉÔD: « bananiers » \u-3987ÉÉ°»»: « fromager »

\u-4025É·Éå»ÉÉ°ÉÉ°»

\u-3989ÉÛÉÑÉÉÞÉÔÉå»: « lacs, mais aussi noeuds coulant pour attraper les oiseaux » \u-3987ÉÉ°»»»

\u-3988ÉÜÉÑÉÉ·É°: « graine à semer » \u-3987ÉÉ°»

\u-4030ɲÉÑÉÛÉå»: « noeuds d'arbres » \u-3987ÉÉ°»

\u-4025É·ÉßÉÉÒÉå»: « grand amomes à fruit acidulés: comestible »(Afromomum gigangeum) \u-3987ÉÉÒÉÑ»: « lianes »

\u-3987ÉÉÒÉ°ÉÉÒÉÑ»

\u-3986ÉÞÉêÉ°: « bambous » \u-3987ÉÉÒÉÑ»

\u-3982ÉâD: « palmier » (Elaeis guineensis) \u-3987ÉÉå»ÉÒÉÑ»'empoisonnement des poisson durant les activités de

\u-4025É·É°: « plante cultivée pour lpêche »

\u-3987ÉÉå»ÉÒÉÑ»»

\u-3980ÉäÉ°: « feuille de manioc » \u-3987ÉÉå»ÉäÉß»

\u-3987ÉÉÒD: « arbre initiatique, mais aussi variété de tubercule » \u-3986ÉÞÉÔÉåɾÉ×Éå»: « arbre à grosses épines » \u-4018ɾÉ×ÉÑ»

\u-4038ÉɾÉ×D: « gros arbre sauvage » \u-3984ÉàÉÕ»

\u-3987ÉÉÒD: « Kaolin » \u-3980ÉäÉuÉÞÉÔÉ°»'écorce est beaucoup utilisé dans la distillation

: « fruits de Mourenda:arbre dont ldes boissons alcoolisés à base de vin de palme » (Carcinia klaineana)

\u-3980ÉäÉãÉéÉÕ

\u-3981ÉãÉå»: « feuilles mortes »

II-4.3. Les anthroponymes provenant des circonstances de naissance

\u-3996ÉÔD»» : « non donné aux enfants qui le plus souvent ont des malformations

\u-4030ɲÉÑÉãÉ°

congénitales »

\u-3987ÉÉå»ÉãÉåÉÞÉÔÉ°»»

\u-4064ÉnÉvÉÛÉÑÉÉÞÉÔÉ°Éw : « enfant né par le siège » \u-3987ÉÉå»ÉäÉãD»

\u-4018ɾÉ×É° : « en colimaçon, enfant qui naît le cordon ombilical enroulé autour de son corps ».

II-4.4. Les noms individuels dits « préétablis »

71

\u-4025É·Éå»ÉÉÑ»

\u-4038ÉɾÉ×É°: « goûter » \u-4025É·Éå»ÉD»: « avaler »

\u-3986ÉÞÉ°É·ÉåÉÉéÉ°»

: « manger » \u-4025É·T»ÉÞÉéÉåÉɾÉ×Éå»: « joie, gaieté » \u-3989ÉÛD

\u-3986ÉÞÉÔÉå»: « hochette » \u-3987ÉÉæÉåÉÒÉå»:« hippopotame » (Hipopotamus amphibius) \u-3987ÉÉæÉåÉÜÉ°»: « pluie » \u-3987ÉÉå»ÉÒÉÑ»: « mambat vert d'Afrique » (Dendroaspis viridis / Dendroaspis angusticeps)

\u-3987ÉÉÒÉ°ÉÉå»ÉÔÉåÉÉ°»

: « mambat noir » (Naja melamoleuca)

\u-4018ɾÉ×Éåɾɰ»

: « cloche »

\u-4018ɾÉ×ÉuÉÒÉ°»

: « pitié »

\u-3986ÉÞÉêÉÑ

\u-3977ÉçÉå»: « éléphant » (Loxodonta africana) \u-3984ÉàÉÑ

\u-3987ÉÉÒÉå»: « lombrics tropical » (Eudulus eupéniae)

III. Les Toponymes gisir

III.1. Définition et hypothèse de départ

Les toponymes ou noms géographiques, sont les noms par lesquels nous avons coutumes de désigner les lacs, les montagnes et les autres entités naturelles qui façonnent le paysage. Figés sur des cartes ou transmis par la tradition orale, ils sont l'expression de ce besoin fondamental qu'à l'être humain de se familiariser avec son milieu naturel et constamment se situer par rapport à lui (Henri Dorion25, 1996).

L'étude des noms de village que nous initions est basée sur une méthode ethnolinguistique. Comme le terme le suggère la méthode ethnolinguistique utilise essentiellement des critères formels du lexique toponymique, plus particulièrement les significations et les catégories thématiques des noms, pour reconstruire l'histoire et les valeurs socioculturelles des groupes ethniques spécifiques. L'hypothèse de base de cette approche est que les toponymes, considérés dans leur ensemble relèvent non seulement la nature de l'environnement physique des villages, mais aussi les activités et les préoccupations humaines dans le temps et dans l'espace. Ainsi avec la méthode ethnolinguistique, notre souci est de montrer que les noms de villages traduisent les réalités et les valeurs culturelles des fondateurs, et racontent à leur manière, l'histoire des communautés originales26 .

25 En 1978, Henri Dorion devient le premier Président de la commission de toponymie du Québec, mandat qu'ilacceptera de nouveau en 1985 et en 1996.26 Lisimba Mukutamba, 1997; Les noms de villages dans la tradition gabonaise, Paris : Edition Sépia.

III.2. Structure conceptuelle et justification de la méthode27 Structure conceptuelle

La méthode ethnolinguistique a été conçue et développée essentiellement pour une interprétation historique et socioculturelle de noms de villages dans les groupes ethniques spécifiques. Cette méthode s'articule autour de trois étapes opérationnelles et fondamentales:

La première étape consisté à déterminer les significations littérales (lexicales) de noms recueillis. Cette étape aboutit à des lexiques spécialisés dont la fiabilité dépend principalement de leurs quantité et qualité relative.

a) Quantité: dans la mesure du possible l'enquêteur doit s'évertuer à recueillir une quantité représentative des noms de villages pour son groupe ethnolinguistique cible permettant une analyse viable.

b) Qualité: la fiabilité de données collectées réside dans une définition littérale (lexicale) authentique fournie essentiellement par des informateurs bien sélectionnés. La deuxième étape vise à la classification thématique des noms de villages. Cette étape dégage les catégories thématiques qui constituent les sources principales des noms de villages en tant que champs sémantiques. Dans le cadre de cette étude une catégorie thématique représente une unité de valeur sociale (prudence, croyance, pamphlet, etc.). Les noms ou les catégories de noms soulignent ainsi la valeur sociale relative du thème associé.

La troisième étape vise une interprétation historique et socioculturelle des catégories thématiques.

27 Les données sur la structure conceptuelle et la justification de la méthode sont tirées de Lissimba (1997).

Justification de la méthode

Pour rappel, la méthode ethnolinguistique a été développée avec pour objectif fondamental de contribuer à une meilleure connaissance de l'histoire des peuples bantu qui comme celle de beaucoup d'autres communautés sub-sahariennes est suffisamment connue. Cette nouvelle approche cherche d'une façon objective et indépendante à élargir ainsi les horizons de notre passé. C'est une fenêtre insolite qui s'ouvre sur le monde bantu pour compléter l'image de notre passé basée sur les récits des explorateurs, les découvertes archéologiques et sur la tradition orale.

III.2.1 Les circonstances liés aux toponymes28

La désignation d'un lieu ne se fait pas ex nihilo. Certaines dénominations peuvent être historiques, géographiques ou commémoratives. Ainsi, les toponymes peuvent décrirent une réalité. Attribués aux unités, ils rappellent aussi parfois des événements ayant marqués l'histoire de la région. Les toponymes d'une région sont étroitement liés à leur histoire. Ainsi l'origine et la signification de ces toponymes sont elles souvent la clé de renseignements historiques qui sont attestés nulle part ailleurs, d'où leur grande importance. Parfois il s'est agit de donner une signification aux phénomènes observés afin d'en faire une interprétation pouvant les justifier. Par ailleurs certains lieux ont reçu les noms des illustres personnalités qui se sont distinguées par leurs actions ou par leurs comportements remarquables et mémorables. De manière générale, on s'attend à définir les différentes circonstances liées aux désignations des toponymes de la façon suivante:

La désignation historique:

28 Antoine Christian Label Ngongo en collaboration avec Dominique Obame, Professeur de Lycée et collège d'enseignement secondaire générale en service au CES de Yaoundé dans: ewondo, le 25 avril 2005.

La désignation historique s'emploie pour honorer des personnages historiques, par exemple des explorateurs, tel que Paul Beloumi Duchaillu (au Gabon), l'ancêtre d'une famille, comme la « plaine Ngoumou »: \u-3989ÉÛÉåÉÉÉå»É¾É×ÉåÉÉå. L'histoire universelle peut être aussi une source d'inspiration pour ces désignations.

La désignation géographique:

La désignation géographique fait appel aux traits caractéristiques physiques ou géographiques d'un lieu comme c'est le cas dans le toponyme « Éléphant pris entre

\u-3977ÉçÉå»ÉÒÉÑÉÛÉ°ÉÉ°deux »: \u-3986ÉÞÉêÉÑ»»», ou celui du toponyme \u-3986ÉÞDÉɾÉ×D»ÉÛÉåÉãÉå « bosquet ».

La Désignation commémorative: La désignation commémorative évoque une personnalité, comme c'est le cas dans le toponyme \u-3987ÉÉå»ÉÛÉ

\u-4038ÉɾÉ×Éå»ÉàÉÉÜÉå « Mont Paul du Chaillu ».On a également commémoré les auteurs de grands ouvrages d'art, à savoir : Bourdin pour la route qui porte son nom: \u-3998ÉÒÉåÉâÉÔÉ°»»». On peut aussi

, Lansoongue pour le chantier qui porte son nom: \u-3988ÉÜÉÑÉãÉÉɾÉ×É°commémorer un événement marquant le lien entre les hommes et les génies, comme c'est le cas des Chutes Tsamba et Magotsi: \u-3980ÉäÉãÉÑ»»»»

\u-3987ÉÉÒÉ°ÉÞÉ°ÉÉ°É·ÉÉäÉãDÉ|

III.2.2. Les différentes catégories des toponymes

Les nations et les peuples se définissent autant par leurs caractères identitaires que par les territoires qui sont les leurs. Entre ceux-là et ceux-ci, les groupes humains ont établi des relations qu'ils ont inscrites dans le vocabulaire géographique que constituent les noms de lieux. La toponymie est donc le reflet éloquent de la symbiose qui unit la terre et les sociétés qui l'habitent (Henri Dorion, 1996).

En pays gisir, chacune des composantes du peuple a apporté sa contribution à l'expression toponymique de cette symbiose. Cela nous amène à distinguer deux grandes catégories de toponymes, à savoir : les toponymes d'entités naturelles et les toponymes d'entité administratives.

Parmi les toponymes d'entités administratives, on retrouve les odonymes29. Dans son Guide Toponymique du Québec (1968)30 la commission de toponymie distingue quatre types de toponymes: le toponyme d'entité géographique naturelle, le toponyme d'entité géographique artificielle, le toponyme d'entité administrative et l'odonyme. Toutefois pour des raisons de commodité, nous avons choisi de ne présenter que les toponymes d'entités naturelles et les toponymes d'entités administratives.

III.2.2.1. Les toponymes d'entités naturelles

Un toponyme d'entité naturelle est un nom de lieu qui désigne un espace façonné par la nature. Dans le groupe des noms géographiques, nous retenons tous les noms dont les termes revoient aux éléments du cadre naturel du pays gisir. On y trouve un éventail de toponymes qui font référence au relief, à la végétation, à l'hydronymie et à la faune.

Les noms liés au relief:

Ils sont surtout affectés d'un vocable qui est rattaché au nom de personne ou de la chose. Ainsi, nous avons entre autres:

Inanga [\u-4025É·D»»

\u-3986ÉÞÉÑÉɾÉ×É°ÉÍ « (site en zone surélevé) ». Nom donné à une partie de la forêt que

les Anciens considéraient comme une réserve animalière. Mais également l'endroit idéal pour se procurer de la paille dure.

Koumoungoumou [\u-3989ÉÛÉåÉÉå»É¾É×ÉåÉÉÉå»ÉÍ « (Plaine Ngoumou) ». Nom d'une savane. Selon

la légende, Ngoumou était un grand chasseur qui avait de nombreux chiens (tant physiques que mystiques). L'histoire raconte que ce sont les chiens de Ngoumou qui avec leurs dents ont défriché le site ayant servi pour l'implantation du campement.

29 Un odonyme est un nom de lieu qui désigne une voie de communication.
30 Commission de Toponymie: premier organisme de toponymie crée officiellement au Québec, il y a près d'unsiècle.

D'où le toponyme « Plaine Ngoumou ». Moukongoupolou [\u-3987ÉÉå»ÉÛÉß»

\u-4018ɾÉ×ÉåÉàÉßÉÜÉå»ÉÍÉ| Nom que les Bisir ont donné aux points culminants des montagnes de l'Ofubu et cela en souvenir du passage de Paul du Chaillu dans la région. En effet, «\u-3984ÉàÉß

\u-3988ÉÜÉå»» est une déformation du prénom de l'explorateur : Paul. Les populations racontent également que ce nom Moukongoupolou serait gravé sur l'écorce des moabi se trouvant aux alentours de l'ancien village Mbyamani (dont le chef était Mikala mi Dinguendza).

Les noms liés aux cours d'eau: Doubou [\u-3996ÉÔÉåÉÒÉå»ÉÍÉ| Nom donné à une rivière qui coule sur le site des anciens villages Mimongo II et Mouyombi. C'est ce même cours d'eau qui a donné son nom au village Doubou. Magotsi [\u-3987ÉÉ°»»

\u-4025É·ÉßÉäÉãDÉÍ (voir Tsamba). L'un des toponymes des chutes du même nom. Le Département dont Fougamou est la ville principale porte également le même nom. Mouboungou [\u-3987ÉÉå»ÉÒÉåÉɾÉ×Éå»]. Nom d'origine Apindji désignant un quartier de Fougamou érigé sur un versant de la commune, en bordure la rivière Bitoukou (affluent de la Ngounié).

Mouroupivi [\u-3987ÉÉåÉâÉå»ÉàD»

\u-4030ɲD]. Nom donné à un petit ruisseau de la commune de Fougamou. Ce toponyme signifie littéralement « la tête de la hache ». Le site sur lequel coule ce petit ruisseau aurait été le théâtre d'un crime crapuleux. En effet, une femme qui revenait de sa plantation fut attaquée et tuée par une personne non identifiée armée d'une hache sans manche. Surpris par les cris de perroquets qui assistaient à la scène, l'assassin a jeté dans le ruisseau l'arme du crime trempée de sang, avant de prendre la fuite. Depuis cet évènement triste, le ruisseau en question porte le nom de « tête de la hache ».

Tsamba [\u-3980ÉäÉãÉÑ»

\u-3987ÉÉÒÉ°]. L'un des toponymes des chutes du même nom (voir Magotsi). Le Département dont Fougamou est la ville principale porte également le même nom. Selon la légende, pour se concilier les génies des chutes de Tsamba, les Anciens sacrifièrent un esclave du nom de Tsamba. A la chute de Magotsi, ce fut une femme esclave du nom de Magotsi qui fut sacrifiée. Depuis ces deux chutes sont appelées Tsamba-Magotsi.

Les noms liés à la végétation: Nombre de noms de villages, de quartiers ou de villes sont des anciens noms de formations végétales typique du pays gisir. Ainsi, nous avons: Dikaki [\u-3996ÉÔD»»

\u-3989ÉÛÉÑÉÛDÉÍ. Nom donné à une forêt enchantée en pays gisir. Ce toponyme signifie littéralement: «roche qui brille en son sommet ». Cette forêt giboyeuse, fertile pour tout type de culture et riche en plusieurs essences d'arbres serait enchantée car nul ne pouvait voir la roche brillante « dikaki » sinon les membres du clan Gavandji. Par extension, le chantier forestier qui exploite aujourd'hui les essences de cette forêt porte le nom de «dikaki».

Doubani [\u-3996ÉÔÉå»ÉÒÉÑ

\u-3986ÉÞDÉÍ. Nom donné à une partie de la forêt en pays gisir, réputée non seulement pour son éloignement par rapport aux zones habitées mais aussi pour la richesse de sa faune.

Moudouma [\u-3987ÉÉå»ÉÔÉåÉÉÉ°»ÉÍ. L'un des toponymes du pays gisir. Ce nom aurait été donné par les habitants du village afin que celui soit renommé dans la contrée. En effet, « moudouma » est un arbre de la forêt gabonaise dont les propriétés médico-magiques sont de favoriser le succès et la renommée pour les personnes qui l'utilisent dans le cadre de la médecine traditionnelle.

Migouma (Koumou) [\u-3987ÉD»»

\u-4025É·ÉåÉÉÉ°ÉÛÉåÉÉÉå»ÉÍ. Nom donné à une plaine en pays gisir. La plaine Migouma koumou doit son nom aux nombreuses espèces de « mougouma » qui

y poussent. Mouyombi [\u-3987ÉÉå»É·Éß»

\u-4038ÉÉÉÒDÉÍ. Nom donné à un village situé non loin de Doubou et Mousanga. Le chef de ce village, à savoir: Bouka bou Bibalou le baptisa Mouyombi en souvenir d'une des ses vieilles plantations où poussaient en abondance des essences de « mouyombi ».

Les noms liés à la faune: Nombre de toponymes font également référence à la faune. Ainsi, nous avons les noms suivants: Issobou [\u-4025É·D»»

\u-3981ÉãÉßÉÒÉå»ÉÍÉ| (De dissobou « petite fourmis rouge à la piqûre très douloureuse »). Nom donné à une partie de la forêt en pays gisir où abondent les petites fourmis rouges « massoubou ».

Moutsiengui [\u-3987ÉÉå»ÉäÉãÉéÉÕ»

\u-4025É·D]. (De tsiengui « singe mandrill »). Nom donné à une partie de la forêt en pays gisir où abondaient les singes mandrill. Les plantations de cette partie de la forêt étaient constamment dévastées par des hordes de singes mandrill et cela au grand damne des populations. D'où le nom de moutsiengui.

Ninguikousou [\u-3986ÉÞD»

\u-4038ÉɾÉ×DÉÛÉåÉãÉå»]. Nom donné à une petite partie de la forêt en pays gisir où viennent régulièrement se reproduire des colonies de perroquets. De là dérive l'appellation Ninguikousou « Bosquet à perroquets ». Par extension, l'île à perroquets est aussi appelée Ninguikousou.

Nzaoubakama [\u-3986ÉÞÉêÉÑ»»

\u-3977ÉçÉå»ÉÒÉÑÉÛÉ°ÉÉ°] Nom donné à un passage creusé par l'érosion entre deux flancs de colline. Selon les populations, tous les animaux ayant empruntés ce passage se sont trouvés pris au piège : le couloir s'élargissant et se refermant sur les infortunés. D'où le nom de « Nzaoubakama « éléphant serré (entre les deux parois du passage) ».

Ouengandou [\u-4025É·ÉçÉu»É¾É×ÉÑ

\u-4038ÉÉÞÉÔÉå»] Nom donné à un lac situé à proximité de l'ancien village Moukidimalongou. Selon la tradition, ce nom désignerait les génies du lac : deux crocodiles collés l'un à l'autre par la queue. D'où le nom de «crocodiles siamois. L'histoire raconte qu'au cours d'une disette, les habitants de Moukidimalongou auraient sacrifié une jeune fille aux génies du lac pour se concilier leurs faveurs et afin le lac redevienne une source de nourriture pour le village.

Les noms liés aux activités économiques: Dans cette catégorie des toponymes, nous donnons la signification aux noms des villages suivants: Guiamba [\u-4025É·ÉéÉÑ»]. Ancienne appellation du village « Douya », situé à la frontière

\u-4038ÉÉÉÒÉ°

du Département de Tsamba-Magotsi et de la Douya Onoye. Ce village, qui a eu à sa tête les chefs « Mitsingou mi Kombila » et « Ngobivigou » (du clan « bouyombou »), était un lieu carrefour, un village escale où se pratiquait toutes sortes d'activités (agriculture, pêche et chasse). D'où son nom de Guiamba « plantation ».

Mikani [\u-3987ÉD»»

\u-3989ÉÛÉÑÉÉÞD]. Nom d'un village situé dans la contré de « Kouloungoundou » (actuel Yombi) et « Beboudié ». Ce village doit son nom mikaki « noix/amandes » à l'activité de fabrication d'huile de palme, spécialité des habitants de ce village.

III.2.2.2. Les toponymes d'entités administratives:

Un toponyme d'entité administrative est un nom de lieu qui désigne un espace déterminé par l'homme. Dans le groupe de toponyme d'entité administrative, nous retenons les noms de quartiers, de villes, de routes, etc. Ainsi, nous avons :

Dakar (ville) [\u-3996ÉÔÉÑ»»»'on rencontre une

\u-3989ÉÛÉÑÉâɰɲDÉÜÉ°]. Nom d'un quartier de Fougamou où l

forte communauté sénégalaise. D'où le nom de « Dakar » (capitale du Sénégal). Maboula [\u-3987ÉÉ°»»

\u-3998ÉÒÉåÉÜÉ°]. Nom d'un village et ancienne appellation de Fougamou [\u-3994ÉÖÉå»É·É°»

\u-3987ÉÉ°]. Sur l'étymologie de ce toponyme, la tradition raconte que sur l'emplacement de ce village poussait l'herbe «maboula » dont il fallut débarrasser le site pour implanter le campement qui deviendra plus tard le village Maboula.

ST Pierre [\u-3981ÉãÉu»»

\u-3984ÉàÉéÉuÉâÉ°ÉÍÉ| Nom d'un quartier de Fougamou situé dans le centre ville. Ce quartier doit son nom à la construction dans le quartier de l'Église St Pierre. TP (École) [\u-3980ÉäÉuÉàÉ°»]. Nom d'un quartier de Fougamou qui doit son appellation à la

\u-3989ÉÛÉÉÜÉ°

construction dans le quartier d'une école des cadres des travaux publics (TP).

IV. Le code linguistique et lexicographique des anthroponymes et des toponymes

IV. 1. Le code linguistique des anthroponymes et des toponymes gisir

IV.1.1. Les tonèmes31 du gisir Propos liminaire

Pour réaliser cette synthèse sur la phonologie et la morphologie du \u-4025É·É»»(B41) nous

\u-3981ÉãÉÉâÉ°

nous sommes servi des travaux de Victorien Koumba (1990), Laurent Mouguiama (1991), Eric Dodo Bounguendza (1993) ainsi quelques aperçus de la langue \u-4025É·É»»de

\u-3981ÉãÉÉâÉ°

Jean Alain Blanchon dans la revue Pholia n3 vol. 2 & 3 ( 1987-1988).Le \u-4025É·É»»(B41) possède deux (2) tons ponctuels, à savoir : le tonème haut et le tonème

\u-3981ÉãÉÉâÉ°

bas. A ces tons ponctuels s'ajoutent, les tonèmes complexes ou modulés: le tonèmedescendant et le tonème montant. Exemples :Le tonème bas \u-3978Éæ»... \u-4005ÉËÉÔÉ»

\u-3981ÉãÉå»ÉÍ.... « L'oeil »,

Le tonème haut \u-3978Éæ....\u-4005ÉËÉÛÉçÉÑÉÍ.... « Jusqu'à ».

\u-4018ɾÉ×É°

Le tonème descendant \u-3978Éæ.....\u-4005ÉËÉÞÉ°»ÉÍ..... « Aujourd'hui »,

\u-3987ÉÉå»ÉÞÉ

Le ton montant \u-3978Éæ¾....\u-4005ÉËÉÔyã\u-4038ÉÉÉÒÉå»ÉÍ.... « L'histoire, le problème »

31 . Le tonème est l'unité suprasegmentale discrète consistant principalement en une modification de la hauteur de la voix lors de l'émission d'une syllabe. Les tonèmes sont pour ainsi dire des phonèmes propres aux langues tonales. On trouve souvent le terme de ton pour tonème (on dira que le \u-4025É·D»»

\u-3981ÉãDÉâÉ°possède quatre tons ou quatre tonèmes).

IV.1.2. Les phonèmes32 vocaliques du gisir

Le tableau phonétique de la langue \u-4025É·É»

\u-3981ÉãÉÉâÉ° nous présente huit (8) phones vocaliques. Ces huit phones se ramènent à six phonèmes car les réalisations \u-4005ÉËÉuÉÍ et \u-4005ÉËÉÉÍ sont considérées dans le parler comme étant des variantes combinatoires de \u-3995ÉÕ et \u-3985ÉßÉnÉâÉÕÉãÉàÉÕÉÓÉäÉÙÉæÉÕÉÉÕÉÞÉä.

La règle s'énonce comme suit: \u-3999ÉÑÉwÉnÉÕ et \u-3985Éß ont pour arabophones \u-4005ÉËÉÕÉÍ et \u-4005ÉËÉßÉÍ quand ils sont suivis d'une voyelle fermée. \u-3995ÉÕÉËÉÕÉÍÉßÉËÉßÉÍ / voyelle fermée i et u. Exemples: \u-3996ÉÔÉÉÉäÉ»« le bien » \u-4005ÉËÉÔÉ»ÉÍ

\u-3998ÉÒÉßÉÒÉßÉÉäÉÉÔÉ»»

\u-3998ÉÒÉÕÉÜÉå» « la cuisse » \u-4005ÉËÉÔÉÉÒÉÕÉÜÉå»ÉÍÉÉÒÉÕ»» « depuis » \u-4005ÉËÉÉÒÉÕ»

\u-3980ÉäÉãÉÉäÉãÉÉÍ

b) \u-3995ÉÕ et \u-3985Éß ont pour allophones \u-4005ÉËÉuÉÍ et \u-4005ÉËÉÉÍ dans les autres contextes: \u-3995ÉÕÉËÉuÉÍÉßÉËÉÉÍ/ ailleurs.

Exemples: \u-3987ÉÉ°ÉÞÉ°» « la panthère » \u-4005ÉËÉÉ°»

\u-4025É·ÉջɷÉu»ÉÞÉ°ÉÍÉ·ÉåɲÉéÉß»»»»

\u-3981ÉãÉ° « faire passer » \u-4005ÉËÉ·ÉåɲÉéÉÉãÉ°ÉÍÉ·ÉåÉÒÉß» « depuis » \u-4005ÉËÉ·ÉåÉÒÉÉÍ.

\u-3989ÉÛÉ°ÉÛÉ°»

. En phonologie, domaine de la linguistique, un phonème est la plus petite unité discrète ou distinctive (c'est-à-dire permettant de distinguer des mots les uns des autres) que l'on puisse isoler par segmentation dans la chaîne parlée. Un phonème est en réalité une entité abstraite, qui peut correspondre à plusieurs sons. Il est en effet susceptible d'être prononcé de façon différente selon les locuteurs ou selon sa position et son environnement au sein du mot (voir allophone).

Tableau phonologique des voyelles du \u-4025É·É»ÉãÉÉâÉ°

 

antérieur

central

postérieur

 

Non Arrondies

 

Arrondies

1er degré

i

 

u

2e degré

e

 

o

3e degré

 

?

 

4e degré

 

a

 

IV.1.3. Les phonèmes consonantiques du gisir

Le \u-4025É·É»

\u-3981ÉãÉÉâÉ°ÉnÉÑÉäÉäÉÕÉãÉäÉÕÉnÉáÉåÉÙÉÞÉêÉÕÉnÉv16) phonèmes consonantiques, à savoir: /p, b, t, d, m, n, ny,

k, , f, v, s, z, l, r, w, y/. Les sons suivants sont en distribution complémentaire dans la langue :

Le phonème g apparaît sous trois allophones:\u-4064ÉnÉËÉèÉÍÉËg\u-4003ÉÍ et \u-4005ÉËÉ·ÉÍÉ|

a) lorsqu'il est suivi d'une voyelle antérieure de premier degré d'aperture ou d'une consonne continue palatale sonore: il se réalise comme une sonore fricative vélaire sourde \u-4005ÉËÉèÉÍ.

b) entre une consonne nasale vélaire et une voyelle, il réalise comme une consonne occlusive orale vélaire sonore \u-4005ÉËg\u-4003ÉÍ. Dans les autres contextes, il se réalise comme une fricative vélaire sonore :\u-4005ÉËÉ·ÉÍ

g

\u-4005ÉËÉèÉÍ /-\u-3972Éì i et e

g

\u-4005ÉËg\u-4003ÉÍ / \u-4018ɾ -

g

\u-4005ÉËÉ·ÉÍ / ailleurs.

Exemples: gîtù « l'\u-4038ÉÉäÉå»ÉÍ

espoir »..\u-4005ÉËÉèÉgyêrù « le pied » \u-4005ÉËÉèÉéÉÕ

\u-4038ÉÉâÉå»ÉÍ ngâng\u-4032É° « le devin » \u-4005ÉËɾÉ×ÉÑ»

\u-4038ÉɾÉ×É°ÉÍ g\u-3979ÉåÉÒÉéÉ»»»»

\u-3993É×É° « roter » \u-4005ÉËÉ·ÉåÉÒÉéÉÉ·É°ÉÍLe phonème v apparaît sous deux allophones: a) derrière la consonne nasale bilabiale m, il se réalise comme une consonne fricative labio-dentale sonore \u-4005ÉËÉæÉÍ. b) ailleurs, ils se réalise comme une consonne fricative bilabiale sonore \u-4005ÉËɲÉÍ. Exemples: mv\u-3979ÉåÉÜÉ°» « la pluie » \u-4005ÉËÉÉæÉåÉÜÉ°ÉÍ»

\u-3993É×ÉåÉæÉu»É×É°» « donner » \u-4005ÉËÉ·ÉåɲÉu»É·É°»ÉÍ.

Tableau phonologique des consonnes du \u-4025É·É»ÉãÉÉâÉ°

 

labiales

 

dentales

 

palatales

vélaires

 

sd

sn

sd

sn

sd sn

sd sn

orales occl. nasales

pm

b

t

d n

ny

k

fricatives

f

v

s

z

 
 

latérale liquides vibrante

 
 
 

l r

 
 

approximantes

w

 
 
 

y

 

Ainsi la langue \u-4025É·É»

\u-3981ÉãÉÉâÉ° possède 22 phonèmes segmentaux, répartis comme suit: 6 phonèmes vocaliques /i, e, a, \u-4032É°,u, o/ et 16 phonèmes consonantiques /p, b, t, d, m, n, ny, k, f, v, s, z, l , r, w ,y/.

IV.1.4. Les morphèmes33 du gisir

La morphologie du \u-4025É·É»ÉãÉÉâÉ° comprend les morphèmes ci-dessous tels qu'illustrés dans le

tableau des classifications.

IV.1.4.1. Les préfixes nominaux

Les substantifs, les adjectifs, les locatifs ont un préfixe nominal. Les préfixes nominaux ont une tonalité basse. On a reconstruit 18 préfixes nominaux, catégorisant chacune une classe34. On trouve trois types de thèmes: les thèmes adjectivaux, les thèmes locatifs et les thèmes substantivaux qui nous intéresse. Le tableau suivant présente non seulement les préfixes nominaux, mais aussi tous les autres préfixes. Les numéros des classes sont dans la première colonne, les préfixes nominaux dans la deuxième, les pronominaux dans la troisième, verbaux dans la quatrième, les infixes dans la dernière. Dans la première colonne horizontale, les lettres capitales (B et H) indiquent les tons reconstruits pour chaque forme. Chaque substantif est rangé dans une classe du singulier et du pluriel. La majeur partie des classes impaires35 (1, 3, 5, 7, 9, 11, 15, 19) et les deux classes paires36 (12, 14) sont des classes « singulier », les classes paires (2, 4, 6, 8, 10) et la classe impaire 13 sont des classes « pluriel ». La classe 14 renvoie souvent, mais toujours, à des réalités « abstraites » \u-3998ÉÒÉå»É·ÉÕ»»

\u-3988ÉÜDet \u-3998ÉÒÉçÉÑÉäÉå ou «non

comptable ». La classe 6 est employée comme monoclasse37 pour les liquides

\u-3987ÉÉ°»

\u-3988ÉÜÉÑÉÉÉå», les classes 12, 13, 19 donnent une valeur diminutive, 5/6 et 7/8 une valeur augmentative. Dans cette la liste des préfixes nominaux, on a les appariements suivants 1/2, 3/4, 5/6, 7/8, 9/10, 11/10, 12/13, 14/6, 15/6, 19/13. L'appariement 9/10 comprend des nombreux noms d'animaux, \u-3986ÉÞÉêÉÑ»ÉÞÉêD»

\u-3977ÉçÉå, \u-4038ÉÉÒÉå, les 3/4 comprend des objets allongés

33

. En linguistique, on définit généralement un morphème comme la plus petite unité de son porteuse de sens qu'il soit possible d'isoler dans un énoncé. De même que le phonème, le morphème est une entité abstraite susceptible de se réaliser de plusieurs manières dans la chaîne parlée.

34

. Une classe se définie donc par rapport à sa marque préfixale et aux accords qui en découlent.

1 Nombre dont la division par deux donne un nombre fractionnaire.

2 Nombre entier naturel divisible exactement par deux.

3 Qui ne concerne qu'une seule classe.

comme les arbres, les rivières mais pas seulement cela38.

Classes

PN

PP

PV

B

H

B

cl.1

*\u-3987ÉÉå»-

*\u-3979Éå-

\u-4064ÉnÉÑ»-

cl.2

\u-4064ÉnÉÒÉÑ»-

\u-3998ÉÒÉÑ-

\u-3998ÉÒÉÑ»-

cl.3

*\u-3987ÉÉå»-

*\u-3979Éå-

\u-3999ÉÑ»-

cl.4

\u-3987ÉD»-

\u-3987ÉD-

\u-3987ÉD»-

cl.5

\u-3996ÉÔD»-

\u-3996ÉÔD-

\u-3996ÉÔD»-

cl.6

*\u-3987ÉÉÑ»-

*\u-3987ÉÉÑ-

*\u-3987ÉÉÑ»-

cl.7

\u-3993É×D»-

\u-3993É×D-

\u-3993É×D»-

cl.8

\u-3998ÉÒD»-

\u-3998ÉÒD-

\u-3998ÉÒD»-

cl.9

*\u-3986ÉÞ-

*\u-3975ÉéD-

*\u-3999ÉÑ»-

cl.10

*\u-3986ÉÞ-

\u-3980ÉäÉãD-

\u-3980ÉäÉãD»-

cl.11

\u-3996ÉÔÉå»-

\u-3996ÉÔÉå-

\u-3996ÉÔÉå»-

cl.12

*\u-3989ÉÛÉÑ»

\u-3989ÉÛÉÑ

*\u-3989ÉÛÉÑ»

cl.13

\u-3980ÉäÉå»-

\u-3980ÉäÉå-

\u-3980ÉäÉå»-

cl.14

\u-3998ÉÒÉå»-

\u-3998ÉÒÉå-

\u-3998ÉÒÉå»-

Classes locatives

 
 

cl.16

*\u-3978ÉæÉÑ»-

\u-3978ÉæÉÑ-

\u-3978ÉæÉÑ»-

cl.17

\u-3993É×Éå»-

\u-3993É×Éå-

\u-3993É×Éå»-

cl.18

\u-3987ÉÉå»-

\u-3987ÉÉå-

\u-3987ÉÉå»-

Tableau des classificateurs du gisir

Convention

Le signe * placé à gauche d'un classificateur indique qu'il a un ou plusieurs variantes

Quelques passages de Mouguiama-Daouda, Patrick. 2005, Contribution de la linguistique à l'histoire des peuples de Gabon (la méthode comparative et son application au bantu), CNRS EDTIONS, Paris, BARNEOUD, 174p, (p 142-143).

grammaticales. Les catégories des noms gisir selon leurs préfixes, leurs thèmes nominaux et traitement lexicographique

Les anthroponymes et les toponymes de classe 5

1. \u-3996ÉÔD»

\u-4030ɲÉÑÉãÉ°: « jumeau » \u-3996ÉÔD»: PN Cl 5 \u-4030ɲÉÑ»

\u-3981ÉãÉ°Q: Thème nominal, « jumeau » Nom donné à l'enfant qui vient au monde avec des malformations congénitales.

2. \u-3996ÉÔD»»

\u-4018ɾÉ×ÉÑÉÉÛÉ°: « crapaud » \u-3996ÉÔD»

-: PN CL5

\u-4018ɾÉ×ÉÑ»

\u-4038ÉÉÛÉ°: Thème nominal, « crapaud »

Non donné à l'enfant qui, à la naissance a l'une des caractéristiques d'un crapaud: espèce de petite orifice au dessus de l'anus, appelé « cul du crapaud ».

3. \u-3996ÉÔD»»

\u-4025É·ÉßÉÉÞÉÔD: «bananier » \u-3996ÉÔD»

: PN CL5

\u-4025É·Éß»

\u-4038ÉÉÞÉÔD: Thème nominal, « bananier »

Anthroponyme donné à l'enfant dont la morphologie et la taille (petite) ressemblent à un rejet de bananier.

4. \u-3996ÉÔÉéÉÕ»

\u-4038ÉÉÛD: « corps d garde » \u-3996ÉÔD-\u-3864»: PN CL5 \u-3995ÉÕ»

\u-4038ÉÉÛD: Thème nominal, « Nzimba »

Anthroponyme donné à l'enfant né au « Nzimba » ou corps de garde,lieu où l'on traite les problèmes d'ordres ésotériques.

5. \u-3996ÉÔD»»: « forge »

\u-3989ÉÛÉåÉÒÉ°

\u-3996ÉÔD-\u-3864» : PN CL5

\u-3989ÉÛÉåÉÒÉ°: Thème nominal, «\u-3864»forge »

Toponymes du pays gisir. Selon la légende, ce lieu des environs des chutes des Tsamba et de Magotsi, autrefois exploité par les habitants des villages environnant afin de les aider dans l'entretient de leurs métaux. Les génies des chutes, de manière mystique, les façonnaient les outils de tout genre et en tour période. Mais la cupidité et la curiosité mystique de l'homme fit que les génies se virent observer dans leur tache et cessèrent toutes activités.

. \u-3996ÉÔD»»: « nom donné à une forêt enchantée »

\u-3989ÉÛÉÑÉÛD

6. \u-3996ÉÔD»»: « littéralement:roche qui brille en son sommet »

\u-3989ÉÛÉÑÉÛDÉÔD-\u-3864»: PN CL5 \u-3989ÉÛÉÑ»

\u-3989ÉÛD: Thème nominal, « roche qui brille en son sommet »

Toponymes du pays gisir. Nom donné à une forêt enchantée en pays gisir. Ce toponyme signifie littéralement: «roche qui brille en son sommet ». Cette forêt giboyeuse, fertile pour tout type de culture et riche en plusieurs essences d'arbres serait enchantée car nul ne pouvait voir la roche brillante « dikaki » sinon les membres du clan Gavandji. Par extension, le chantier forestier qui exploite aujourd'hui les essences de cette forêt porte le nom de «dikaki».

7. \u-3996ÉÔD»»

\u-3981ÉãÉÑÉÉÉÒD: « bistouri » \u-3996ÉÔD»

-: PN CL5

\u-3981ÉãÉÑ»

\u-4038ÉÉÉÒD : Thème nominal, « bistouri » Anthroponyme donné à l'enfant né à la suite d'une intervention chirurgicale.

Les anthroponymes et les toponymes de classe 3

\u-3987ÉÉå»ÉãÉå \u-3864»»

\u-4038ÉÉÞÉÔÉ°ÉnÉvÉÛÉÑÉÉÞÉÔÉ°Éw : « enfant né par le siège »

1. \u-3987ÉÉå»ÉãÉåÉÞÉÔÉ°»»»: « génie »

\u-4064ÉnÉvÉÛÉÑÉÉÞÉÔÉ°ÉwÉÉå»-: PN Cl 3 \u-3981ÉãÉåÉÉÞÉÔÉ°Én»: Thème nominal, « descendre » Nom donné à l'enfant né par le siège.

2. \u-3987ÉÉå»ÉäÉãD: « génie »

\u-4038ÉɾÉ×É°ÉÉå»-: PN Cl 3 \u-3980ÉäÉãDÉɾÉ×É°»Én: Thème nominal, « en colimaçon » Nom donné à l'enfant qui naît le cordon ombilical enroulé autour de son corps.

3. \u-3987ÉÉå»ÉÔÉåÉÉÉ°» « essence d'arbre » \u-3987ÉÉå»

-: PN CL3 \u-3996ÉÔÉåÉÉÉ°»: Thème nominal, « Moudouma »

Toponymes du pays gisir. Ce nom aurait été donné par les habitants du village afin que celui soit renommé dans la contrée. En effet, « moudouma » est un arbre de la forêt gabonaise dont les propriétés médico-magiques sont de favoriser le succès et la renommée pour les personnes qui l'utilisent dans le cadre de la médecine traditionnelle.

.\u-3987ÉÉçÉÕ»»

\u-4038ÉÉÞDÉvÉÉÒÉåÉÉÉÒÉ°Éw: « tâches de rougeur sur la peau: démangeaison »

4. \u-3987ÉÉçÉÕ» \u-3864»

\u-4038ÉÉÞDÉvÉÉÒÉåÉÉÉÒÉ°Éw: « génie Mboumba » ; « étranger »

\u-3987ÉÉå»

- : PN CL3

\u-3995ÉÕ»

\u-4038ÉÉÞD: Thème nominal, « tâches de rougeur sur la peau » ; « étranger »

Nom donné à l'enfant ayant à sa naissance les « symptômes » du « mboumba »(maladie du génie d'eau) auxquels la maman se doit de boire le « moulemba »( boisson faite à partir des plantes médicinales).

Le même thème renvoie aussi à un insecte de couleurs multiples symbolisant un bon ou un mauvais signe dans le village pendant la naissance d'un enfant.

5. \u-3987ÉÉå»ÉÜÉÑ»

\u-4038ÉɾÉ×É°: de « gilaanga » (trompe d'éléphant)

\u-3987ÉÉå»

- : PN CL3

\u-3988ÉÜÉÑ»

\u-4038ÉɾÉ×É°: Thème nominal, « trompe d'éléphant »

Anthroponyme donné à l'enfant qui dès la naissance présente des caractéristiques de grande taille. Et par analogie à la longueur d'une trompe d'éléphant.

6. \u-3987ÉÉå»ÉäÉãÉéÉÕ»

\u-4025É·É: (De tsiengui « singe mandrill »)

\u-3987ÉÉå»

- : PN CL3

\u-3980ÉäÉãÉéÉÕ»

\u-4025É·É: Thème nominal, « singe mandrill »

Toponyme en pays gisir. Nom donné à une partie de la forêt en pays gisir où abondaient les singes mandrill. Les plantations de cette partie de la forêt étaient constamment dévastées par des hordes de singes mandrill et cela au grand damne des populations. D'où le nom de moutsiengui.

7. \u-3987ÉÉå»ÉÛÉß'Ofubu »

\u-4018ɾÉ×Éå»ÉàÉßÉÜÉå» : « points culminants des montagnes de l\u-3987ÉÉå»

-: PN CL3 \u-3989ÉÛÉß'Ofubu »

\u-4018ɾÉ×Éå»: Thème nominal, « points culminants des montagnes de l

Toponyme en pays gisir. Nom que les Bisir ont donné aux points culminants des montagnes de l'Ofubu et cela en souvenir du passage de Paul du Chaillu dans la région. En effet, «\u-3984ÉàÉß

\u-3988ÉÜÉå»» est une déformation du prénom de l'explorateur : Paul. Les populations racontent également que ce nom Moukongoupolou serait gravé sur l'écorce des moabi se trouvant aux alentours de l'ancien village Mbyamani (dont le chef était Mikala mi Dinguendza).

\u-3987ÉÉå»É·D»: « sirène »

\u-3981ÉãD

8. \u-3987ÉÉå»É·D»

\u-3981ÉãD: « génie » \u-3987ÉÉå- : PN CL3\u-3864»É·D»

\u-3981ÉãD : Thème nominal, « sirène » Nom donné à l'enfant indiqué comme étant celui d'une puissance nimineuse: « esprit de

l'eau ». Un tel enfant à les cheveux lisses et soyeux à la naissance.

Les anthroponymes et les toponymes de classe 6

1. \u-3987ÉÉ°»

\u-4025É·ÉÑÉÉ·É°: « feuilles »

\u-3987ÉÉ°-\u-3864»: PN Cl 6

\u-4025É·ÉÑ»

\u-4038ÉÉ·É°Én: Thème nominal, « feuilles »

Anthroponyme donné à l'enfant dont la maman malade a dû être soignée pendant longtemps. Elle a fini par trouver la guérison grâce aux plantes médicinales.

2. \u-3987ÉÉ°»»»

\u-3986ÉÞÉÔÉÉÉÜÉå»ÉÉ°ÉÞÉÔÉÉÛÉ): «limites: par la maison sur pilotis »

\u-3987ÉÉ°»

-: PN CL6

\u-3986ÉÞÉÔÉÉÉÜÉå»: Thème nominal, « limites: par la maison sur pilotis »

Toponyme en pays gisir. Dans les années passées, il y avait deux villages qui avaient un seul : Mandilou de Kengueli Mbini et Mandilou de l'embouchure de la rivière Ngounga. Le chef du premier village, c'est le chef Kengueli Mbini de Boudiégui, Mandilou de Kengueli Mbini se trouvait près de l'embouchure de la rivière Mutopi. Le village du chef Kengueli Mbini avait une maison sur pilotis, appelé en Gisir Ndiki. Ce nom nous rappelle les temps passés.

3. \u-3987ÉÉ°»»

\u-4025É·ÉßÉäÉãÉ: « chute d'eau » \u-3987ÉÉÑ»

- : PN CL6

\u-4025É·Éß»

\u-3980ÉäÉãÉ : Thème nominal, « chute d'eau »

Toponyme en pays gisir. L'un des toponymes des chutes du même nom. Le Département dont Fougamou est la ville principale porte également le même nom.

4. \u-3987ÉÉ°»» « pas de dense: trémoussements »

\u-3998ÉÒÉÑÉÉÞÉÔÉ°ÉÉ°»

- : PN CL6

\u-3998ÉÒÉÑ»

\u-4038ÉÉÞÉÔÉ° : Thème nominal, « pas de dense: trémoussements »

Anthroponyme donné à l'enfant dont la maman dont la maman a dû apprécier prendre toujours part aux denses biloombu et mabaandji, comme rythme traditionnel.

. \u-3987ÉÉ°»»

\u-3989ÉÛÉÑÉÉÞÉêÉ°: « fétiches »

5. \u-3987ÉÉ°»»: « gris- gris »

\u-3989ÉÛÉÑÉÉÞÉêÉ°ÉÉ°»

- : PN CL6

\u-3989ÉÛÉÑ»

\u-4038ÉÉÞÉêÉ°: Thème nominal, « fétiches »

Anthroponyme donné à l'enfant dont la survie de celui- ci a dû être favorisée par le port des gris- gris misuing, chez la femme enceinte.

Les anthroponymes et les toponymes de classe 4

1. \u-3987ÉD»»ÉÛÉåÉÉÉå») :(« de Migouma: essence d'arbre »)

\u-4025É·ÉåÉÉÉ° (\u-3987ÉD»

- : PN CL4 \u-4025É·ÉåÉÉÉ°: Thème nominal, «\u-3864»essence d'arbre » Toponyme en pays gisir. Nom donné à une plaine en pays gisir. La plaine Migouma

koumou doit son nom aux nombreuses espèces de « mougouma » qui y poussent.

2. \u-3987ÉÉ»»: « amandes »

\u-3989ÉÛÉÑÉÞÉÉÉ»

- : PN CL4

\u-3989ÉÛÉÑ»

\u-3986ÉÞÉ : Thème nominal, « amandes »

Toponyme en pays gisir. Nom du village dans la contré de kouloungoundou (actuel Yombi ) et Beboudié. Ce nom vient du fait que les peuples de ce village étaient des grands raffineurs d'huile de palme et de tsofi ( à base des noix des palmiers sauvages dans lesquels ont recueille de la paille dure).

3. \u-3987ÉD»»

\u-4025É·ÉåÉɾÉ×D: « digues » \u-3987ÉD»- : PN CL4 \u-4025É·ÉåÉɾÉ×D» : Thème nominal, « digues » Nom donné à l'enfant dont la maman durant toute sa grossesse a dû être porteuse de

chance lors du cerclage des poissons aux activités de pêche à la digue.

4. \u-3987ÉD»cris de douleurs »

\u-3982ÉâÉÑÉàÉå»: « \u-3987ÉD»

-: PN CL4 \u-3982ÉâÉÑÉàÉå»: Thème nominal, « cris de douleurs » Anthroponyme donné à l'enfant en souvenir des douleurs pré-délivrance dont la maman

a dû enduré.

Les anthroponymes et les toponymes de classe 9

\u-3984ÉàÉÕ \u-3864»: « Kaolin »

\u-4038ÉÉÉÒD

1. \u-3984ÉàÉÕ»

\u-3987ÉÉÒD: « kaolin » \u-4046Écents: PN Cl 9 \u-3984ÉàÉÕÉÉÉÒD»:Thème nominal, « kaolin » Anthroponyme donné à une fille née des parents qui, après plusieurs traitements à

l'indigénat ont obtenu de Dieu ou des ancêtres de mettre au monde. Le kaolin est symbole de délivrance, de bénédiction, de bienveillance.

2. \u-3989ÉÛÉß

\u-4038ÉÉ·Éå»: « bambous de chine » \u-4046Écents: PN CL9 \u-3989ÉÛÉ»

\u-4038ÉÉ·Éå : Thème nominal, « bambous de chine » Anthroponyme donné à l'enfant dont la maman a dû être aux soins intensifs de bain de vapeur « ifoulou » pendant la grossesse, et ce sur un lit en bambous.

3. \u-3989ÉÛÉåÉ·Éå»: « ocre fait de la poudre de Padouk »\u-4046Écents: PN CL9\u-3989ÉÛÉåÉ·Éå»: Thème nominal, « ocre fait de la poudre de Padouk »Nom donné à l'enfant dont la maman a suivi des soins médico-magiques prénataux à

base de l'ocre fait de la poudre de Padouk , pétrie avec des débris d'ossements humains pour la survie du bébé.

. \u-3987ÉÉÒÉÑ»

\u-4038ÉÉâD: « palmier » (Elaeis guineensis) 4.\u-3987ÉÉÒÉÑ»

\u-4038ÉÉâD: « jumeau » \u-3986ÉÞ- : PN CL9 \u-3998ÉÒÉÑ»

\u-4038ÉÉâD: Thème nominal, « palmier »

Nom donné à l'enfant dans certains cas chez qui après la naissance, le placenta est enfui au pied d'un palmier(de préférence « moudouma »). La mère et son fils ne devraient en aucun cas manger les régimes de palmes de ce palmier.

5. \u-4018ɾÉ×Éß

\u-4038ÉÉ·Éå»: « rhumatisme » \u-3986ÉÞ- : PN CL9 \u-3993É×Éß

\u-4038ÉÉ·Éå»: Thème nominal, « rhumatisme »

Anthroponyme donné à l'enfant dont la maman a dû souffrir de douleurs musculaires et parfois enflure des membres du corps pendant la grossesse.

6. \u-3980ÉäÉuÉÞÉÔÉ°»'

: « fruits de Mourenda:arbre dont lécorce est beaucoup utilisé dans la distillation des boissons alcoolisés à base de vin de palme » (Carcinia klaineana) \u-4046ÉcentsÉn: PN CL 9

\u-3980ÉäÉuÉÞÉÔÉ°» : Thème nominal, « fruits de Mourenda »Nom donné à l'enfant dont la mère par les envies incessants provoquées par lagrossesse a dû apprécié la consommation de cette boisson.

7. \u-3980ÉäÉãÉÑ»

\u-3987ÉÉÒÉ°: «chute d'eau » \u-4046Écents: PN CL9 \u-3980ÉäÉãÉÑ»

\u-3987ÉÉÒÉ° : Thème nominal, « chute d'eau »

Toponyme en pays gisir. L'un des toponymes des chutes du même nom (voir Magotsi). Le Département dont Fougamou est la ville principale porte également le même nom. Selon la légende, pour se concilier les génies des chutes de Tsamba, les Anciens sacrifièrent un esclave du nom de Tsamba. A la chute de Magotsi, ce fut une femme esclave du nom de Magotsi qui fut sacrifiée. Depuis ces deux chutes sont appelées Tsamba-Magotsi.

8. \u-3980ÉäÉuÉàÉ°»

\u-3989ÉÛÉÉÜÉ°: « TP école » \u-4046Écents: PN CL9 \u-3980ÉäÉuÉàÉ°» : Thème nominal, « TP école » Toponyme en pays gisir. Nom d'un quartier de Fougamou qui doit son appellation à la

construction dans le quartier d'une école des cadres des travaux publics (TP).

Les anthroponymes et les toponymes de classe 14

1. \u-4064ÉnÉÒÉå»É·ÉÕ»

\u-4038ÉÉÜD: « pauvreté » \u-3998ÉÒÉå»

- : PN CL14

\u-4025É·ÉÕ»

\u-4038ÉÉÜD : Thème nominal, « pauvreté » Anthroponyme donné à l'enfant dans le sens de dissuader les attaques des malveillants.

2. \u-3998ÉÒÉåÉÉÛÉ°»

: « creuse » \u-3998ÉÒÉå»-\u-4064Én: PN CL14 \u-3979ÉåÉÉÛÉ°» : Thème nominal, « par extension: action de chercher avec endurance » Non donné à l'enfant dont la maman eût des difficultés à le concevoir.

3. \u-3998ÉÒÉå»ÉÜÉ»ÉÒÉçÉÑ»»): «

\u-4018ɾÉ×Éå ( \u-4018ɾÉ×DÉÞD» le monde d'autrui » \u-3998ÉÒÉå»-: PN CL14 \u-3988ÉÜÉɾÉ×Éå»: Thème nominal, « le monde d'autrui » Toponyme en pays gisir. Village situé à quelques kilomètres de fougamou. Ce

toponyme signifie littéralement: « l'autre monde ». Ce nom nous vient du fait que les habitants de ce lieu refusèrent de rallier les regroupements des villages, jugeant hostile.

4. \u-3998ÉÒÉåÉâÉÔÉ°» : « Bourdin et chaussé » \u-3998ÉÒÉå»

- : PN CL14 \u-3979ÉåÉâÉÔÉ°» : Thème nominal, « Bourdin et chaussé » Toponyme en pays gisir qui doit son nom à un exploitant routier du non de Bourdin, et

dont la société est (Bourdin et chaussé).

Les anthroponymes et les toponymes de classe 7

1. \u-4025É·D»

\u-3981ÉãDÉÉÞÉÔÉå»: « souche d'arbre » \u-4025É·D»

- : PN CL7

\u-3981ÉãD

\u-4038ÉÉÞÉÔÉå»: Thème nominal, « souche d'arbre »

Anthroponyme donné à l'enfant dont la maman prit appuis une souche comme dossier pour l'évacuation de l'enfant.

2. \u-4025É·D»

\u-3981ÉãÉÑÉãÉÑÉÖÉå»: « branche morte tombée d'un arbre » \u-4025É·D»

- : PN CL7

\u-3981ÉãÉÑ

\u-3981ÉãÉÑÉÖÉå»: Thème nominal, « branche morte tombée d'un arbre »

Anthroponyme donné à l'enfant dont la maman par analogie à une branche qui tombe de l'arbre , a dû faire beaucoup des fausses couches (morts-né).

3. \u-4025É·D»

\u-3981ÉãÉßÉÉÒÉå»: de « masoobou » (espèce de petites fourmis très nocives) \u-4025É·D»

-: PN CL7

\u-3981ÉãÉß»

\u-4038ÉÉÒÉå: Thème nominal, « espèce de petites fourmis très nocives »

Toponymes du pays gisir. Ce nom aurait été donné par les habitants du village à cause de l'abondance de cette espèce de fourmi dans les environs de leurs champs activités.

4. \u-4025É·D»»

\u-4025É·ÉßÉÉÞD: « absence des plumes au niveau du coup »

\u-4025É·D»

- : PN CL7

\u-4025É·Éß»

\u-4038ÉÉÞD: Thème nominal, « absence des plumes au niveau du coup »

Anthroponyme donné à l'enfant qui n'a pas des cheveux sur la tête quelques semaines après la naissance. C'est une analogie à certaines volailles dont le coup est souvent déplumé.

5. \u-4025É·D»

\u-3981ÉãÉéÉÕÉÉå»: « ingrédient médicinal rare »

\u-4025É·D»

- : PN CL7

\u-3981ÉãÉéÉÕ»

\u-3987ÉÉå : Thème nominal, « ingrédient médicinal rare »

Anthroponyme donné à l'enfant chez qui la maman durant la période prénatale fait la maladie du « mboumba ». Elle doit oindre les « bisiémou » mélangés à la poudre de Padouk et d'huile de palme.

6. \u-4025É·ÉçÉu»É¾É×ÉÑ

\u-4038ÉÉÞÉÔÉå»: « génies du lac: deux crocodiles »

\u-4025É·D»

- : PN CL7

(\u-4027Éu»É¾»

)-( )-\u-3993É×ÉÑÉÉÞÉÔÉå : Thème nominal, « génies du lac: deux crocodiles »

Toponyme en pays gisir. Nom donné à un lac situé à proximité de l'ancien village Moukidimalongou. Selon la tradition, ce nom désignerait les génies du lac : deux crocodiles collés l'un à l'autre par la queue. D'où le nom de «crocodiles siamois. L'histoire raconte qu'au cours d'une disette, les habitants de Moukidimalongou auraient sacrifié une jeune fille aux génies du lac pour se concilier leurs faveurs et afin le lac redevienne une source de nourriture pour le village.

.\u-4025É·D»»

\u-3996ÉÔÉåÉD: «tonnerre »

7. \u-4025É·D»»

\u-3996ÉÔÉåÉD: «jumelle » \u-4025É·D»

- : PN CL7

\u-3996ÉÔÉåÉD: Thème nominal, «\u-3864»tonnerre »

Anthroponyme donné à l'enfant né pendant une pluie torrentielle. On dit qu'à la délivrance de celui-ci le tonnerre gronda. C'est un signe qui symbolise l'accord des génie.

La disparition des noms traditionnels signifierait à coup sûr la perte de pans entiers du patrimoine culturel gisir.

V. Conclusion

Au delà de la diversité thématique apparente caractérisant la nomenclature des anthroponymes et des toponymes, il y a lieu de rappeler que l'anthroponymie - avec sa consoeur la toponymie (étude des noms des lieux) - est une classe de l'onomastique. Les données de l'onomastique font comprendre, au delà du sens littéral, les événements et les attitudes qui justifient leurs choix et leurs usages. Il ne saurait y avoir une étude des lieux et des noms de personne sans une confrontation de ces lieux ou de ces personnes avec la réalité historique et sociale dont ils sont un élément. Les noms en question sont des messages que les acteurs sociaux profèrent, toujours en engageant le réel de référence physique ou humain, numineux ou social. Les noms de personnes ou anthroponymes, pour nous limiter à ceux là, sont donc une réalité linguistique puisque ce sont les messages verbaux dont les signes sont ceux de la langue quotidienne. Ils sont aussi une réalité ethnologique car ils sont le lieu de l'expression culturelle, dans sa genèse et son contenu. Ils sont également une réalité psychosociale car ils disent, et par là même, ils affirment et renforcent le réseau des relations dans lequel l'individu se définit socialement et dans lequel il joue sa personnalité. Ils sont enfin, une réalité politique car ils disent l'objet de décisions au sein d'un conflit entre la tradition et la modernité et dans la visée d'un dépassement pour une authenticité culturelle, et plus précisément africaine. La vie de l'enfant, par le nom qu'il porte, est assurée par de multiples références numineuses, circonstancielles, et sociales. Il sera ainsi un être intégré dans la communauté garant d'une permanence de la tradition vivante. L'anthroponymie n'a pas que d'intérêt en tant que qu'inventaire des noms, mais comme témoin et reflet d'une culture et d'attitudes. Elle est l'un des langages que les humains utilisent pour véhiculer de sens qui sont des engagements pratiques à l'égard du monde numineux et de la société42 .

Pigafetta, 1581 dit « les noms des hommes et des femmes ne sont pas propres à des êtres raisonnables, mais sont commun aux plantes, aux pierres, aux oiseaux et aux bêtes », dans Relatione del Congo reame(Rome), publié à Rome.

Sur l'aspect toponymique, les nations et les peuples se définissent tant par leurs caractères identitaires que par les territoires qui sont les leurs. Entre ceux-là et ceux-ci, les groupes humains ont établi des relations qu'ils ont inscrites dans le vocabulaire géographique que constituent les noms des lieux.

La toponymie reste le reflet éloquent de la symbiose qui unit la terre et les sociétés qui l'habitent. Il importe donc de tout mettre en oeuvre pour conserver ce trésor afin d'éviter que ne se perde une mémoire collective qui demeure fragile tant qu'elle n'est pas inventoriée, consignée et diffusée.

Les choix qui président donc aux noms individuels sont donc bien en rapport avec l'expérience et les donateurs. Les noms de lieux ou toponymes traduisent l'histoire de deux façons différentes :

? par leur signification lexicale, certaines catégories des noms des lieux communiquent des informations d'ordre historique,

? par leur distribution géographique, nous constatons, par exemple, que la distribution relative des noms provenant de la flore avait tendance à refléter la durée d'occupation des lieux. Ces deux critères, parmi d'autres, permettent de construire quelques aspects de l'histoire interne d'un peuple en termes de courbes migratoires et l'implantation de celui-ci sur un territoire spécifique. Le message collectif des noms des lieux dans une telle tradition se développe autour d'une double identité (cf. Lisimba, 1997 et 2000) et à propos des), comme entité concrète et entité abstraite à la fois. Loin d'apparaître comme des qualifications opposées, le concret et l'abstrait restent les traits d'une même réalité, représentant respectivement une vision du monde externe et une vision du monde interne. Les noms de lieux (toponymes) se présentent ainsi à la fois comme création palpable de l'homme et un reflet de son état mental.

?Sur l'aspect physique et dans la vision du monde externe, les toponymes racontent l'histoire de l'homme avec son milieu naturel et social, dans sa tentative pour suivre et diriger sa propre destinée (cf. Lisimba, 1997, à propos de Les noms de villages dans la tradition gabonaise).

? Sur l'aspec t d'expérience vécue, un moyen de communication, un objet de réflexion où les appellations sont principalement des expressions verbales plutôt que de simples nominaux. Ils sont un état d'esprit, et aussi un miroir de sentiments parmi lesquels figurent : (la joie de vivre, la peur, la honte, le doute, etc.), sentiments qui traduisent généralement la précarité de l'existence humaine (cf. Lisimba, 1997).

Les noms de lieux illustrent les constantes dans l'esprit humain lorsqu'il s'agit de dénommer les lieux que l'homme habite. Ils attestent des mouvements culturels qui ont été importants par le passé, et qui ont façonné notre présent. Si le nom de lieu individuel et son explication intéresse souvent le grand public, le linguiste s'intéressera davantage aux leçons qui se dégagent de la synthèse d'un corpus toponymique important.

Alors que les noms de lieux font souvent preuve d'une grande stabilité au cours de l'histoire, les systèmes anthroponymiques (noms de personnes: prénoms et noms de famille) changent fréquemment, les porteurs de ces noms ayant une durée de vie limitée.

VI. SOURCES DOCUMENTAIRES

VI.1. Sources bibliographiques

VI.1.1. bibliographies générales

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sociologiques non individuel au Burundi), Paris : Karthala, 281p.P, Alexandre. 1984, « Quelques problèmes de d'onomastique africain : toponymie,anthroponymie, ethnonymie » (p 57-75), dans Collectif, Ethnonymes et toponymesafricains, Paris, Unesco, 208p.

Pigafetta, Antonio. 1581, Relatione del Congo reame(Rome), publié à Rome.

Quivy, R. et L-V., Campenhoudt, 1995, Manuel de recherche en sciences sociales,Bordas, Dunod.Raponda-walker, A., 1993, Dictionnaire des noms propres gabonais, Libreville, Les

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Raponda-Walker, A., 1998, Les langues du Gabon, Libreville, Editions RapondaWalker.Raponda-Walker, A. 2002, Notes d'histoire du Gabon, suivi de toponymie de

l'Estuaire (Libreville) et toponymie du Fernan-Vaz (Port-Gentil), Libreville : Editions

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Editions Raponda- Walker, Librville. Siblot, P., 1999, Appeler les noms par leur noms. Problématique du nom, de la dénomination et de la rénomination, in Noms et re-noms. La dénomination des personnes, des populations, des langues et des territoires, sous la direction de Salih Akim, Collection Dyalang, publication de l'Université de Rouen, CNR.

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Wiegand, H.E., 1999, Semantics and lexicography, selected studies (1976-1996), Edité par Antje Immken and Werner Wolki, Tübingen: Max Niemeyer

VI.1.2. Bibliographies sur les Bisir

Blanchon, J.A., 1988, « Relèvements tonals en Eshira et en Massango: première

approche d'une tonologie comparée du groupe B41 », Pholia n2 volume 3). Dodo-Bounguendza, E., 1992, Esquisse phonologique et morphologique du gisir, langue bantu (B41) du Gabon, Thèse de Doctorat, ULB, 2 vol.

Ndimina Mougala, Antoine Denis. 1983, Monographie d'une ethnie gabonaise: les

Gisir de 1855 à 1900, Mémoire de Maîtrise en Histoire,95p.Raponda-Walker, A., 1994, Eléments de la grammaire Gisir, Editions RapondaWalker.

VI.2. Sources orales

1 Dr. MOUGALA NDIMINA Antoine Dennis est Maître-assistant CAMES à l'Ecole Normale Supérieure (ENS) où il enseigne la Défense et les Relations Internationales au Département d'Histoire. Il est locuteur du dialecte gisir \u-3975ÉéÉÙÉntandu et nous a apporté des précieux renseignements sur les circonstances entourant généralement la naissance de l'enfant ainsi que le nom qu'il reçoit. Parmi les anthroponymes gisir, les noms fétiches ou noms protecteurs figurent en bonne place.

2 PISSAMA MOUGALA Godefroid est égalemnt locuteur du dialecte gisir \u-3975ÉéÉÙÉntandu. Il est instructeur en communication sociale à l'Ecole Nationale d'Art et Manufacture (ENAM). Il a fourni la toponymie traditionnelle du pays gisir (noms des villages, des sommets, des vallons, des plaines, etc. ) et quelques renseignements généraux.

3 MOUSSAVOU Fidèle est un vieil homme en parfaite condition physique. Chaudronnier à TECMAT GABON, il passe maintenant sa retraite à régler les différents au tribunal coutumier . Ses souvenirs et renseignements sur les anthroponymes set les toponymes gisir sont d'autant plus précieux qu'il sont le résultat de l'expérience directe d'une vie vouée à la tradition orale et cela depuis la petite enfance.

Tables des matièresDédicacesRemerciements0- Introduction..................................................................................................................0-1. Préliminaires...............................................................................................................0-2. Présentation ou explication du sujet............................................................................0-3. Présentation des objectifs............................................................................................0-4. Situation et classification linguistique du parler gisir................................................0-4.1. Situation linguistique...............................................................................................0-4.2. Classification linguistique.......................................................................................0-4.3. Présentation de la population gisir sur le plan administratif....................................0-5. Le pays gisir: aspects économiques et politiques........................................................0-5.1. Aspects économiques...............................................................................................0-5.2. Aspects politiques....................................................................................................0-5.3. Les croyances religieuses et les pratiques cultuelles................................................0-5.3.1. Les croyances religieuses......................................................................................0-5.3.2. Les pratiques cultuelles.........................................................................................0-6. Aux origines du peuple gisir.......................................................................................0-6.1. Généralités...............................................................................................................0-6.2. Les données mythiques............................................................................................0-6.3. Les données historiques...........................................................................................0-7. Méthodologie..............................................................................................................

0-7.1. Définition.................................................................................................................0-7.2. Cadre de l'enquête....................................................................................................Chapitre I: Les anthroponymes gisir.................................................................................I-1. Ethnographie des noms de naissance...........................................................................I-2. L'attribution du nom....................................................................................................I-2.1. L e donneur du nom..................................................................................................I-2.2. Le moment de l'attribution du nom...........................................................................Chapitre II: Le choix du nom...........................................................................................II-1. La procédure de sélection du nom..............................................................................II-2. L'anthroponymie.........................................................................................................II-2.1. Le rang social..........................................................................................................II-2.2. Les noms de naissance et les noms des saisons.......................................................II-3. Les fonctions des noms individuels...........................................................................II-4. Les catégories des anthroponymes.............................................................................II-4.1. Les anthroponymes liés à la faune...........................................................................II-4.2. Les anthroponymes liés à la flore............................................................................II-4.3. Les anthroponymes provenant des circonstances de naissances.............................II-4.4. Les noms individuels dits « préétablis »..................................................................Chapitre III: Les toponymes gisir.....................................................................................III-1. Définition et hypothèse de départ.............................................................................III-2. Structure conceptuelle et justification de la méthode...............................................III-2.1. Les circonstances liés aux toponymes....................................................................III-2.2. Les différents catégories des toponymes................................................................

III-2.2.1. Les toponymes d'entités naturelles...................................................................... III-2.2.2. Les toponymes d'entités administratives............................................................. Chapitre IV: Le code linguistique et lexicographique des anthroponymes et des

toponymes...........................................................................................................................IV-1. Le code linguistique des anthroponymes et des toponymes.....................................IV-1.1. Les tonèmes gisir...................................................................................................IV-1.2. Les phonèmes vocaliques du gisir.........................................................................IV-1.3. Les phonèmes consonantiques du gisir..................................................................IV-1.4 Les morphèmes du gisir..........................................................................................IV-1.4.1. Les préfixes nominaux........................................................................................

V. Conclusion....................................................................................................................

VI. Sources documentaires..............................................................................................Tables des matières..........................................................................................................

CORPUS

Anthroponymes gisir

Transcriptions phonétiques

Significations

Audavhat

\u-4005ÉËÉ·Éå»ÉÔÉÑɲɰ»ÉÍ

Nom d'origine tsogo (vraisemblablement en rapport avec la rivière « Odavot ».

Bamaronda

\u-4005ÉËÉÒÉ°ÉÉÑ»ÉâÉÉÉÞÉÔÉ°»ÉÍ

Ils ont aimé.

Barondyambou

\u-4005ÉËÉÒÉ°»ÉâÉÉÔÉéÉÑÉÉÉÒÉåÉÍ

ils (nous) cherchent des problèmes

Biasiali

\u-4005ÉËÉÒÉéÉÑ»ÉãÉÚÉÑÉÜÉ»ÉÍ

Tous restent ici-bas, personne ne meure avec ses richesses

Biaya

\u-4005ÉËÉÒÉéÉÑÉÉ·ÉÉÍ

Ce qui a déjà été mangé.

Bighourara

\u-4005ÉËÉÒÉÉ·Éå»ÉâÉÑÉâÉ°»ÉÍ

Ce n'est pas pour manger, c'est pour garder

Baghayingani

\u-4005ÉËÉÒÉ°»É·ÉÑÉɷɻɾÉ×ÉÑÉÞÉ»ÉÍ

Qui mange ce qui est acide; parabole voulant dire que le sorcier trouve un plaisir à manger (mystiquement) ce qui en fait ne devrait être consommer dans des conditions inappropriées: même acide ( enfants protégés).

Bikoukou

\u-4005ÉËÉÒÉ»ÉÛÉåÉÛÉå»ÉÍ

Les miettes.

Anthroponymes gisir

Transcriptions phonétiques

Significations

Bilongou

\u-4005ÉËÉÒÉ»ÉÜÉÉɾÉ×Éå»ÉÍ

Médicaments.

Binghoulou

\u-4005ÉËÉÒɻɾÉ×ÉåÉÜÉå»ÉÍ

Jeux ou farces.

Biniani

\u-4005ÉËÉÒÉ»ÉÞÉéÉÑÉÞÉ»ÉÍ

C'est pour qui, à qui appartient ceux-ci ?

Baniena

\u-4005ÉËÉÒÉ°»ÉÞÉéÉuÉÉÞÉ°»ÉÍ

Ils m'ont vu: je ne suis plus à l'abri.

Banienda (ngousou)

\u-4005ÉËÉÒÉ°»ÉÞÉéÉuÉÉÞÉÔÉ°»ÉÍÉvÉvɾÉ×ÉåÉãÉå»Éw

Contraction de « baniendangousou »: ils ont mis de la haine en moi, ils n'ont pas voulu de mon bonheur.

Bipakila

\u-4005ÉËÉÒÉ»ÉàÉÑÉÛÉÉÜÉ°»ÉÍ

Les débuts de toute chose: commencement.

Birambi

\u-4005ÉËÉÒÉ»ÉâÉÑÉÉÉÒÉ»ÉÍ

Être sur sur ses gardes, attendre seulement le geste maladroit d'une personne pour agir.

Biranghou

\u-4005ÉËÉÒÉ»ÉâÉÑÉɾÉ×Éå»ÉÍ

Ceux-ci sont comptés, la peine ne vaut de toucher.

Bisaghuitou

\u-4005ÉËÉÒÉÉãÉѻɷÉÉÉäÉå»ÉÍ

Contraction de « Bisanaguitou »: il n'y a aucune confiance en cela.

Bisielou

\u-4005ÉËÉÒÉ»ÉãÉÚÉÕÉÜÉå»ÉÍ

Nom d'origine punu.

Bisiemou

\u-4005ÉËÉÒÉ»ÉãÉÚÉÕÉÉå»ÉÍ

Ingrédients médicinales.

Bitalou

\u-4005ÉËÉÒÉ»ÉäÉÑÉÜÉå»ÉÍ

Voir « Birangou »: déjà compter.

Biyonghou

\u-4005ÉËÉÒÉÚÉÉɾÉ×Éå»ÉÍ

Ce dit des femmes qui se ne sont

Anthroponymes gisir

Transcriptions phonétiques

Significations

 
 

libres : femmes mariées.

Bonghanou

\u-4005ÉËÉÒÉ»ÉɾÉ×ÉÑÉÞÉå»ÉÍ

Prenez tout, ne laisser rien.

Boufounda

\u-4005ÉËÉÒÉå»ÉÖÉåÉÞÉÔÉ°»ÉÍ

Ancienne plantation qui donne encore à manger.

Bougueli

\u-4005ÉËÉÒÉå»É·ÉÕÉÜÉ»ÉÍ/\u-4005ÉËÉÒÉå»É·ÉuÉÜÉ»ÉÍ

Pauvreté, manque d'argent.

Bousa

\u-4005ÉËÉÒÉåÉãÉ°»ÉÍ

Refuse.

Bisafi

\u-4005ÉËÉÒÉ»ÉãÉÑÉÖÉ»ÉÍ

Les clés.

Bwiti

\u-4005ÉËÉÒÉçÉÉÉäÉ»ÉÍ

Espèce de protection qu'on attache soit an rein ou à l'avant bras : utilisé surtout par les adeptes des denses traditionnelles.

Deti

\u-4005ÉËÉÔÉÕ\u-3980ÉäÉ»ÉÍ/\u-4005ÉËÉÔÉuÉäÉ»ÉÍ

La plaisanterie.

Diadina

\u-4005ÉËÉÔÉéÉÑ»ÉÔÉÉÉÞÉ°»ÉÍ

«a, c'est mon nom.

Diambougakamou

\u-4005ÉËÉÔÉéÉÑÉÉÉÒÉå»É·ÉÑ»ÉÛÉÑÉÉÉå»ÉÍ

Avoir de la veine, être de bon pied dans certains événements.

Diamboughavou

\u-4005ÉËÉÔÉéÉÑÉÉÉÒÉå»É·ÉÑÉɲÉå»ÉÍ

Toute chose à une fin, rien ne perdure dans le temps.

Dibounghou

\u-4005ÉËÉÔÉ»ÉÒÉåÉɾÉ×Éå»ÉÍ

Débarcadère.

Dieki

\u-4005ÉËÉÔÉéÉÉÕÉÛÉ»ÉÍ

Endroit où l'on traite les problèmes d'ordres ésotériques: le nzimba ou le corps de garde.

Dienghoula

\u-4005ÉËÉÔÉéÉÕÉɾÉ×ÉåÉÜÉ°»ÉÍ

Manque de considération: mépris.

Dighoumbilou

\u-4005ÉËÉÔÉÉ·Éå»ÉÉÒÉÉÜÉå»ÉÍ

«a se fera connaître: tout le monde

Anthroponymes gisir

Transcriptions phonétiques

Significations

 
 

saura ce qui se passe.

Dighueghuili

\u-4005ÉËÉÔɻɷÉÕÉ·ÉÉÜÉ»ÉÍ

Ce dit d'une personne aux formes rondes et à la petite taille.

Dikani

\u-4005ÉËÉÔÉ»ÉÛÉÑÉÞÉ»ÉÍ

L'arrogance.

Dikighou

\u-4005ÉËÉÔÉ»ÉÛÉÉ·Éå»ÉÍ

Altération de « Kiga »: maladie similaire à l'épilepsie.

Dikourou

\u-4005ÉËÉÔÉ»ÉÛÉåÉâÉå»ÉÍ

Ce dit d'une personne qui un doigt coupé.

Dilangh

\u-4005ÉËÉÔÉ»ÉÜÉÑÉɾÉ×É°»ÉÍ

Le tarot.

Dilindi

\u-4005ÉËÉÔÉ»ÉÜÉÉÉÞÉÔÉ»ÉÍ

Espèce d'igname sauvage, mortel pour l'homme.

Dimoualou

\u-4005ÉËÉÔÉ»ÉÉçÉÑÉÜÉå»ÉÍ

Nom d'origine Apindji.

Dindounga

\u-4005ÉËÉÔÉ»ÉÞÉÔÉåÉɾÉ×É°»ÉÍ

Le prophane.

Dinghaka

\u-4005ÉËÉÔɻɾÉ×ÉÑÉÉÛÉ°»ÉÍ

Le carpeau.

Diniki

\u-4005ÉËÉÔÉ»ÉÞÉÉÛÉ»ÉÍ

Espèce de grosse mouche qui au passage ou au dérangement, fait un grand bruit.

Diola

\u-4005ÉËÉÔÉéÉÉÉÜÉ°»ÉÍ

Endroit boueux et où les gens ont assez patauger.

Dioukou

\u-4005ÉËÉÔÉéÉåÉÉÛÉå»ÉÍ

Le bord du feu.

Diregha

\u-4005ÉËÉÔÉ»ÉâÉuÉ·É°»ÉÍ

C'est la première fois.

Diromama

\u-4005ÉËÉÔÉÉâÉ»ÉÉÑÉÉ°»ÉÍ

c'est ce qu'a voulu ma mère.

Dirougha

\u-4005ÉËÉÔÉ»ÉâÉåÉ·É°»ÉÍ

l'arrivée.

Anthroponymes gisir

Transcriptions phonétiques

Significations

Disafoundou

\u-4005ÉËÉÔÉÉãÉÑ»ÉÖÉåÉÉÞÉÔÉå»ÉÍ

C'est qu'on ne peut chuchoter.

Disakamenou

\u-4005ÉËÉÔÉÉãÉÑ»ÉÛÉ°»ÉÉÕÉÉÞÉå»ÉÍ

«a n'arrive pas qu'à moi.

Disakapou

\u-4005ÉËÉÔÉÉãÉÑ»ÉÛÉÑÉÉàÉå»ÉÍ

«a ne nécessite pas une rancune.

Disakounghou

\u-4005ÉËÉÔÉÉãÉÑ»ÉÛÉåÉÉ·Éå»ÉÍ

«a n'émane pas d'un proverbe.

Disanamouniongou

\u-4005ÉËÉÔÉ»ÉãÉÑÉÞÉ°»ÉÉåÉÞÉéÉßÉɾÉ×Éå»ÉÍ

«a ne fait aucun regret.

Disoghou

\u-4005ÉËÉÔÉ»ÉãÉßÉ·Éå»ÉÍ

Espèce d'igname (par opposition à «\u-4005ÉËÉÔÉ»ÉÜÉÉÉÞÉÔÉ»ÉÍ»), n'est pas mangeable.

Disoukila

\u-4005ÉËÉÔÉÉãÉå»ÉÛÉÉÜÉ°»ÉÍ

Fin quelconque d'un parcours ou d'un oblèm

Disombou

\u-4005ÉËÉÔÉ»ÉãÉßÉÉÉÒÉå»ÉÍ

Appât, mais dans ce sens il s'agit de ce qui mis uniquement pour attirer l'homme.

Disouli

\u-4005ÉËÉÔÉ»ÉãÉåÉÜÉÉÍ

Problèmes étroitement liés à une personne.

Disoundou

\u-4005ÉËÉÔÉ»ÉãÉåÉÉÞÉÔÉå»ÉÍ

La descende.

Ditaga

\u-4005ÉËÉÔÉ»ÉäÉÑÉÉ·É°»ÉÍ

Le têtard.

Ditonga

\u-4005ÉËÉÔÉ»ÉäÉÉɾÉ×É°»ÉÍ

La sauce.

Doli

\u-4005ÉËÉÔÉßÉÉÜÉ»ÉÍ

L'argent.

Dougelou

\u-4005ÉËÉÔÉå»É·ÉÕÉÉÜÉå»ÉÍ

Mauvaise critique.

Dougueloudumbatsi

\u-4005ÉËÉÔÉå»É·ÉuÉÉÜÉå»ÉÔÉå»ÉÉÒÉÑÉäÉãÉ»ÉÍ

La critique de l'autre (son problème est toujours grave) ,pour nous non !

Doulegou

\u-4005ÉËÉÔÉå»ÉÜÉÕÉÉ·Éå»ÉÍ

De «\u-4025É·Éå»ÉÜÉÕÉÒÉÉ·É°»» , façon propre d'armer

Anthroponymes gisir

Transcriptions phonétiques

Significations

 
 

un piège.

Dounzoumbou

\u-4005ÉËÉÔÉå»ÉÞÉêÉåÉÉÉÒÉå»ÉÍ

Courage , détermination, syn: Tarou.

Sadoupou (douagou)

? ?\u-4005ÉËÉãÉÑ»ÉÔÉåÉàÉå»ÉÍÉÔÉçÉÑÉÉ·Éå»

Personne qui n'est pas de notre taille , qui ne fait pas le poids lors d'une confrontation (voir «\u-4005ÉËÉ·ÉéÉÕÉäÉãÉå»ÉÍ» à l'opposer).

Doutsona

\u-4005ÉËÉÔÉå»ÉäÉãÉÉÞÉ°»ÉÍ

Enfant né en fin de semaine (dimanche)

Douvava

\u-4005ÉËÉÔÉå»É²ÉÑÉɲɰ»ÉÍ

Nous y sommes ici.

Fouya

\u-4005ÉËÉÖÉåÉÉ·ÉÉÍ

Ce dit d'une plantation qui eu l'achèvement de ses travaux.

Gilengui

\u-4005ÉËÉ·É»ÉÜÉÕÉɾÉ×É»ÉÍ

Qui est sans aucune valeur.

Gimaga

\u-4005ÉËÉ·É»ÉÉÑÉÉ·É°»ÉÍ

Le mystère.

Gisindou

\u-4005ÉËÉ·É»ÉãÉÉÉÞÉÔÉå»ÉÍ

La souche d'un arbre.

Gouambila

\u-4005ÉËÉ·ÉçÉÑ»ÉÉÒÉÉÜÉ°»ÉÍ

Parler.

Goubara

\u-4005ÉËÉ·Éå»ÉÒÉÑÉâÉ°»ÉÍ

Grimper, arpenter.

Goubouilavika

\u-4005ÉËÉ·Éå»ÉÒÉçÉÉÉÜÉ°»É²ÉÉÉÛÉ°»ÉÍ

Se lave seul : personne qui n'a d'aide et qui traite ses problèmes tout seul.

Goufoukananyambi

\u-4005ÉËÉ·ÉåÉÉÖÉå»ÉÛÉÑÉÞÉ°ÉÞÉéÉÑÉÉÉÒÉ»ÉÍ

La mort ne vient que de Dieu : nul n'a ce droit d'ôter la vie de quiconque.

Goufoura

\u-4005ÉËÉ·Éå»ÉÖÉåÉÉâÉ°»ÉÍ

Le mensonge.

Goukambilou

\u-4005ÉËÉ·ÉåÉÛÉÑ»ÉÉÒÉÉÜÉå»ÉÍ

Être désespéré.

Goukina

\u-4005ÉËÉ·Éå»ÉÛÉÉÉÞÉ°»ÉÍ

Ce dit d'une personne qui veut qu'on

Anthroponymes gisir

Transcriptions phonétiques

Significations

 
 

lui donne beaucoup et non un peu.

Goulebiga

\u-4005ÉËÉ·Éå»ÉÜÉÕÉÒÉÉ·É°»ÉÍ

Amer le piège.

Goulouba

\u-4005ÉËÉ·Éå»ÉÜÉåÉÒÉ°»ÉÍ

Personne qu'on pense par présomption avoir l'oeil de « vampire » : ce dit de celui qui sort en sorcellerie.

Guilounghou

\u-4005ÉËÉ·É»ÉÜÉåÉɾÉ×Éå»ÉÍ

Obstacle, danger.

Goulongana

\u-4005ÉËÉ·Éå»ÉÜÉÉɾÉ×ÉÞÉ°»ÉÍ

Contraction de «\u-4005ÉËÉ·Éå»ÉÜÉÉɾÉ×É°»ÉãÉuÉÞÉ°»ÉÍ»: action de se montre des connaissances.

Goumina

\u-4005ÉËÉ·Éå»ÉÉÉÉÞÉ°»ÉÍ

Avaler: nom de jumelle.

Gousounda

\u-4005ÉËÉ·Éå»ÉãÉåÉÉÞÉÔÉ°»ÉÍ

Mettre au monde.

Goutsouga

\u-4005ÉËÉ·Éå»ÉäÉãÉåÉ·É°»ÉÍ

Souffrance.

Gouya

\u-4005ÉËÉ·ÉåÉÉ·É°»ÉÍ

Manger: nom de jumelle.

Gouyida

\u-4005ÉËÉ·Éå»ÉéÉÉÉÔÉ°»ÉÍ

État de désespoir en quelque chose qu'on pensait vivement obtenir.

Guiaba

\u-4005ÉËÉ·ÉéÉÑÉÉÒÉ°»ÉÍ

Personne qui connaît.

Guibanga

\u-4005ÉËÉ·É»ÉÒÉÑÉɾÉ×É°»ÉÍ

Ce qui existait avant, qui ne l'est plus.

Guibedou

\u-4005ÉËÉ·É»ÉÒÉÕÉÉÔÉå»ÉÍ

Personne malade.

Guibembou

\u-4005ÉËÉ·É»ÉÒÉÕÉÉÉÒÉå»ÉÍ

Ce qui a été touché par quelqu'un.

Guiboumou

\u-4005ÉËÉ·É»ÉÒÉåÉÉÉå»ÉÍ

Ce dit d'un enfant abandonné, naissant avec beaucoup des complications de santé.

Anthroponymes gisir

Transcriptions phonétiques

Significations

Guietsou

\u-4005ÉËÉèDÉÕÉÉäÉãÉå»ÉÍ

La taille (voir «\u-4005ÉËÉÔÉåÉÉàÉå»ÉÍ» à l'opposer).

Guigangui

\u-4005ÉËɷɻɷÉÑÉɾÉ×É»ÉÍ

Petite saison sèche.

Guikabanga

\u-4005ÉËÉ·ÉÉÛÉÑ»ÉÒÉÑÉɾÉ×É°»ÉÍ

Qui doit s'allumer: altération de «\u-4005ÉËÉ·Éå»ÉÒÉÑÉɾÉ×É°»ÉÍ»

Guikouma

\u-4005ÉËÉ·É»ÉÛÉåÉÉ°»ÉÍ

Rencontre hasardeuse, fortuite.

Guilela

\u-4005ÉËÉ·É»ÉÜÉuÉÜÉ°»ÉÍ

Limace.

Guimbatsi

\u-4005ÉËÉ·É»ÉÒÉÑÉÉäÉãÉ»ÉÍ

C'est pour autrui: ça ne m'appartient pas.

Guimbounda

\u-4005ÉËÉ·É»ÉÉÒÉåÉÉÞÉÔÉ°»ÉÍ

Gros arbre sauvage

Ginianga

\u-4005ÉËÉ·É»ÉÉéÉÑÉɾÉ×É°»ÉÍ

Personne errante, qui va de village en village pour survivre ( un sans domicile fixe).

Guindouli

\u-4005ÉËÉ·É»ÉÔÉåÉÉÜÉ»ÉÍ

Qui est amère, difficile à manger.

Guingouma

\u-4005ÉËɷɻɾÉ×ÉåÉÉ°»ÉÍ

Personne stérile.

Guinouanga

\u-4005ÉËÉ·É»ÉÉéÉåÉɾÉ×Éå»ÉÍ

La joie: nom de jumelle.

Guinounou

\u-4005ÉËÉ·É»ÉÞÉåÉÉÞÉå»ÉÍ

La vieille.

Guioukou

\u-4005ÉËÉ·ÉéÉåÉÉÛÉå»ÉÍ

L'accoutumance, l'habitude.

Guipandi

\u-4005ÉËÉ·É»ÉàÉÑÉÉÞÉÔÉ»ÉÍ

Qui monte, ce dit de quelqu'un qui doit évoluer.

Guiranga

\u-4005ÉËÉ·É»ÉâÉÑÉɾÉ×É°»ÉÍ

Personne de craint; un grande personnalité.

Guirongou

\u-4005ÉËÉ·É»ÉâÉßÉɾÉ×Éå»ÉÍ

La gourmandise.

Anthroponymes gisir

Transcriptions phonétiques

Significations

Guisamoniou

\u-4005ÉËÉ·ÉÉãÉÑ»ÉÉßÉÉÉéÉå»ÉÍ

Ce dit d'une chose qui ne vit pas: (quelque chose de mort).

Guisanamoutou

\u-4005ÉËÉ·ÉÉãÉÑ»ÉÞÉ°»ÉÉåÉÉäÉå»ÉÍ

«a n'appartient à personne.

Guisina

\u-4005ÉËÉ·É»ÉãÉÉÉÞÉ°»ÉÍ

La matrice, mais aussi personne de riche.

Guisouegou

\u-4005ÉËÉ·É»ÉãÉçÉÕÉ·Éå»ÉÍ

Cachette.

Guitoumba

\u-4005ÉËÉ·É»ÉäÉåÉÉÒÉ°»ÉÍ

Qui vient pour un aller retour.

Guitoukananyambi

\u-4005ÉËÉ·ÉÉÉäÉå»ÉÛÉÑÉÞÉ°»ÉÞÉéÉÑÉÉÉÒÉ»ÉÍ

La confiance n'est qu'avec Dieu.

Guitsiamouna

\u-4005ÉËÉ·É»ÉäÉãÉéÉÑÉÉåÉÞÉ°»ÉÍ

Feuilles médicinales qui traite les démangeaisons et autres cas.

Guivana

\u-4005ÉËɷɻɲÉÑÉÉÞÉ°»ÉÍ

Panaris.

Guivelou

\u-4005ÉËɷɻɲÉÕÉÜÉå»ÉÍ

Le hasard

Guivuandi

\u-4005ÉËɷɻɲÉçÉÑÉÉÞÉÔÉ»ÉÍ

La belle, la jolie.

Gouyambambama

\u-4005ÉËÉ·ÉåÉéÉÑ»ÉÉÒÉÑ»ÉÉÒÉ°ÉÉ°»ÉÍ

Injonction: ne t'approche pas de moi !

Kabou

\u-4005ÉËÉÛÉÑÉÉÒÉå»ÉÍ

Colère.

Kabounyambi

\u-4005ÉËÉÛÉÑÉÒÉå»ÉÞÉéÉÑÉÉÉÒÉ»ÉÍ

La colère de Dieu.

Kana

\u-4005ÉËÉÛÉÑÉÉÞÉ°»ÉÍ

La cours.

Kanghou

\u-4005ÉËÉÛÉÑÉɾÉ×Éå»ÉÍ

odeurs (divers parfums de la nature).

Keba (1)

\u-4005ÉËÉÛÉuÉÒÉ°»ÉÍ

Cherche.

Keba (2)

\u-4005ÉËÉÛÉuÉÒÉ°»ÉÍ

Donnez des remerciements lors d'un pourparlers.

Kebila

\u-4005ÉËÉÛÉÕÉÒÉÉÜÉ°»ÉÍ

fais gaffe !

Anthroponymes gisir

Transcriptions phonétiques

Significations

Kebou

\u-4005ÉËÉÛÉÕÉÉÒÉå»ÉÍ

Le sel.

Keni

\u-4005ÉËÉÛÉÕÉÞÉ»ÉÍ

hideux.

Kenzou (1)

\u-4005ÉËÉÛÉÕÉÞÉêÉå»ÉÍ

Souffrance.

Kenzou (2)

\u-4005ÉËÉÛÉÕÉÉÞÉêÉå»ÉÍ

Nom d'arbre dans la forêt , lequel les écorces sont exploitées ou convoitées par les villageois pour couvrir les murs de leurs cases ou campements ; mais aussi comme support de foin sur des lits fait des petits bois de brousse.

Kesi

\u-4005ÉËÉÛÉÕÉãÉ»ÉÍ

écailles de poissons

Kielou

\u-4005ÉËÉÛÉéÉÕÉÜÉå»ÉÍ

Tiédeur, à mi-température

Kimouna

\u-4005ÉËÉÛÉ»ÉÉåÉÞÉ°»ÉÍ

Qui aggrave, celui qui extrapole les problèmes.

Kindou

\u-4005ÉËÉÛÉÉÉÞÉÔÉå»ÉÍ

La hochette: nom de jumeau.

Kingui

\u-4005ÉËÉÛÉÉɾÉ×É»ÉÍ

La route la plus proche: raccourci.

Kobisianou

\u-4005ÉËÉÛÉßÉÒÉ»ÉãÉéÉÑÉÉÞÉå»ÉÍ

Respectez moi.

Kogondou

\u-4005ÉËÉÛɻɷÉßÉÉÞÉÔÉå»ÉÍ

Feuilles mortes des bananiers.

Kogou

\u-4005ÉËÉÛÉßÉÉ·Éå»ÉÍ

Bambous de chines.

Kougou (1)

\u-4005ÉËÉÛÉåÉÉ·Éå»ÉÍ

Proverbe(s).

Anthroponymes gisir

Transcriptions phonétiques

Significations

Kougou (2)

\u-4005ÉËÉÛÉåÉÉ·Éå»ÉÍ

Forêt qui n'est pas propice à la production alimentaire, et dont les signes sont le jaunissement sur les feuilles des plantes.

Konghou

\u-4005ÉËÉÛÉßÉɾÉ×Éå»ÉÍ

Réservoir fait en terre glaise, dans lequel l'on servait du vin spécialement aux étrangers.

Kolanou

\u-4005ÉËÉÛÉ»ÉÜÉÑÉÞÉå»ÉÍ

Mise en garde ( arrêter déjà ! )

Kondou

\u-4005ÉËÉÛÉßÉÞÉÔÉå»ÉÍ

Pleurs qui annoncent u n malheur .

Koubieri

\u-4005ÉËÉÛÉå»ÉÒÉéÉÕÉâÉ»ÉÍ

Se couvrir.

Koueli

\u-4005ÉËÉÛÉçÉÕÉÜÉ»ÉÍ

Qui cherche les problèmes aux autres.

Koula

\u-4005ÉËÉÛÉåÉÜÉ°»ÉÍ

Qui ne se souci de personne: qui n'a pas le temps d'autrui.

Koumbabora

\u-4005ÉËÉÛÉåÉÉÒÉ°»ÉÒÉÉâÉ°»ÉÍ

Nom de jumelle: mère de la dense Mougoulou des peuples Gisir «\u-3987ÉÉå»É·ÉåÉÉÜÉå»».

Longanou

\u-4005ÉËÉÜɻɾÉ×ÉÑÉÞÉå»ÉÍ

Portez conseil !

Mabanda

\u-4005ÉËÉÉ°»ÉÒÉÑÉÉÞÉÔÉ°»ÉÍ

Trémoussements de rythme de dense.

Maboumba

\u-4005ÉËÉÉ°»ÉÒÉåÉÉÉÒÉ°»ÉÍ

Paquet de linge /de gris-gris attachés dans des pagnes ou des morceaux des tissus nattés.

Mabounda

\u-4005ÉËÉÉ°»ÉÒÉåÉÉÞÉÔÉ°»ÉÍ

Fabricant des figurines (artisans).

Anthroponymes gisir

Transcriptions phonétiques

Significations

Magabandi

\u-4005ÉËÉÉ°»É·ÉÑÉÒÉÑÉÉÞÉÔÉ»ÉÍ

C'est vous qui est à l'origine de tout ce qui arrive.

Magabiri

\u-4005ÉËÉÉ°»É·ÉÑÉÒÉÉâÉ»ÉÍ

Ce dit de quelque chose qui suscite une opposition, une contradiction.

Mangala

\u-4005ÉËÉÉÑÉɾÉ×ÉÜÉ°»ÉÍ

Grande saison sèche.

Magoulou

\u-4005ÉËÉÉ°»É·ÉåÉÉÜÉå»ÉÍ

Des choses à attendre.

Maghambou

\u-4005ÉËÉÉ°»É·ÉÑÉÉÉÒÉå»ÉÍ

Ce dit d'une personne qui en manque: altération du verbe «\u-4005ÉËÉ·Éå»É·ÉÑÉÉÉÒÉå»ÉÍ» en gésir, mais un nom d'origine Omyénè: Agambwé (\u-3999ÉÑÉ·ÉÑ»ÉÉÒÉçÉÕ).

Maguirendi

\u-4005ÉËÉÉÑÉ·É»ÉâÉÕÉÉÞÉÔÉ»ÉÍ

Prends le chiffon !

Maguieguilou (1)

\u-4005ÉËÉÉ°»É·ÉçÉÕÉ·ÉéÉÕÉÜÉå»ÉÍ

Ce qui est fait pour dormir (somnifère).

Maguieguilou (2)

\u-4005ÉËÉÉѻɷÉçÉÕÉ·ÉÉÉÜÉå»ÉÍ

État d'encablure, de désespoir.

Makangui

\u-4005ÉËÉÉ°»ÉÛÉÑÉɾÉ×É»ÉÍ

Feux de pleines ou de brousses.

Makata

\u-4005ÉËÉÉ°»ÉÛÉÑÉÉäÉ°»ÉÍ

Testicules: nom protecteur.

Makiela

\u-4005ÉËÉÉ°»ÉÛÉéÉuÉÜÉ°»ÉÍ

Le matin très tôt.

Makobiane

\u-4005ÉËÉÉ°»ÉÛÉÉÒÉéÉÑÉÞÉ°»ÉÍ

Nom d'origine Akélé.

Makolilou

\u-4005ÉËÉÉ°»ÉÛÉßÉÜÉÉÜÉå»ÉÍ

Lieux de répit.

Makomina

\u-4005ÉËÉÉ°»ÉÛÉßÉÉÉÞÉ°»ÉÍ

Ce dit d'une personne qui s'entête lors d'un problème, un prétentieux.

Anthroponymes gisir

Transcriptions phonétiques

Significations

Makouana

\u-4005ÉËÉÉ°»ÉÛÉçÉÑÉÉÞÉ°»ÉÍ

Action de brimer l'autre.

Maniavinou

\u-4005ÉËÉÉ°»ÉÞÉéÉÑɲÉÉÞÉå»ÉÍ

Les gens me déteste.

Maroundou ( madenzambi)

?\u-4005ÉËÉÉ°»ÉâÉåÉÉÞÉÔÉå»ÉÍÉÉ°»ÉÔÉÕÉÞÉêÉÑÉÉ?\u-3998ÉÒÉ»

Symbole de la beauté dans l'épopée « Moulombi »: fille de « Dénzambi ».

Masaguivinga

\u-4005ÉËÉÉ°ÉãÉѻɷɻɲÉÉɾÉ×É°»ÉÍ

«a ne peut se remplacer.

Masanongui

\u-4005ÉËÉÉ°ÉãÉÑ»ÉÞÉßÉɾÉ×É»ÉÍ

Qui ne sont pas d'un commun encore.

Masataga

\u-4005ÉËÉÉ°ÉãÉÑ»ÉäÉÑÉÉ·É°»ÉÍ

Ce qui n'est pas loin voir (\u-3987ÉÉ°ÉãÉѻɲÉÑÉÜÉ° )

Masavala

\u-4005ÉËÉÉ°ÉãÉѻɲÉÑÉÜÉ°»ÉÍ

Qui n'est loi: nom composé d'une mélange de mot Punu et Gisir.

Masouema

\u-4005ÉËÉÉ°»ÉãÉçÉuÉÉ°»ÉÍ

Action de se cacher, de pas trop se faire voir.

Matamba

\u-4005ÉËÉÉ°»ÉäÉÑÉÉÉÒÉ°»ÉÍ

Rapportages, commérages.

Matsungou

\u-4005ÉËÉÉ°»ÉäÉãÉåÉÉ·Éå»ÉÍ

Les souffrances.

Maviri

\u-4005ÉËÉÉ°»É²ÉÉâÉ»ÉÍ

Exagération.

Mayagouri

\u-4005ÉËÉÉ°»ÉéÉÑÉ·ÉåÉâÉ»ÉÍ

Les ont dit.

Mayavinou

\u-4005ÉËÉÉ°»ÉéÉÑɲÉÉÉÞÉå»ÉÍ

Ce qui doit être détesté.

Mayenga

\u-4005ÉËÉÉ°»ÉÚÉuÉɾÉ×É°»ÉÍ

Espèce de selles fait à partir des feuilles de bananiers que les femmes utilisent pour la dense « nyembe ».

Mayoulou

\u-4005ÉËÉÉ°»É·ÉåÉÉÜÉ°»ÉÍ

Qui vient du ciel. Mais aussi ce qui

Anthroponymes gisir

Transcriptions phonétiques

Significations

 
 

est jugé être superficiel.

Mbanda

\u-4005ÉËÉÉÒÉÑÉÉÉÒÉ°»ÉÍ

Lianes.

Mbami

\u-4005ÉËÉÉÒÉÑÉÉÉ»ÉÍ

Le front; mais aussi le symbole de l'étoile.

Mbari

\u-4005ÉËÉÉÒÉÑÉâÉ»ÉÍ

Palmier.

Mbedidi

\u-4005ÉËÉÉÒÉÕ»ÉÔÉÉÔÉ»ÉÍ

Si c'était cela.

Mbenzadiola

\u-4005ÉËÉÉÒÉu»ÉÞÉêÉÑÉÔÉéÉÉÉÜÉ°»ÉÍ

Si je n'avait pas été fort, on m'aurait tout pris et je serrait rester sans rien.

Mbila

\u-4005ÉËÉÉÒÉÉÜÉ°»ÉÍ

Appel.

Mbilanyambisabousou

\u-4005ÉËÉÉÒÉÉÜÉ°ÉÞÉéÉÑÉÉÉÒÉ»ÉãÉÑ»ÉÒÉåÉãÉå»ÉÍ

L'appel de Dieu est irrévocable.

Mbiti

\u-4005ÉËÉÉÒÉÉäÉ»ÉÍ

Détails

Mbokianou

\u-4005ÉËÉÉÒÉ»ÉÛÉéÉÑÉÉÞÉå»ÉÍ

Tuez moi !

Mboughou

\u-4005ÉËÉÉÒÉåÉÉ·Éå»ÉÍ

Mâchure ou mastication des aliments.

Mboumba

\u-4005ÉËÉÉÒÉåÉÉÉÒÉ°»ÉÍ

En mémoire de la dense « Mboumba »; ou vulgairement considérer comme « génie » , un arc-en-ciel: le « Mboumba ».

Miakaloumi

\u-4005ÉËÉÉéÉÑÉÛÉ°»ÉÜÉåÉÉ»ÉÍ

Mon mari: nom d'origine Akélé.

Mibimou

\u-4005ÉËÉÉ»ÉÒÉÉÉå»ÉÍ

Douleurs corporelles qui traduisent un malaise.

Midianzou

\u-4005ÉËÉÉ»ÉÔÉéÉÑÉÉÞÉêÉå»ÉÍ

Revendications, réclamations.

Anthroponymes gisir

Transcriptions phonétiques

Significations

Milolou

\u-4005ÉËÉÉ»ÉÜÉÉÜÉå»ÉÍ

Acclamations de diverses réjouissances.

Mirapou

\u-4005ÉËÉÉ»ÉâÉÑÉàÉå»ÉÍ

Personne qui se plein par rapport aux manques.

Misima

\u-4005ÉËÉÉ»ÉãÉÉÉ°»ÉÍ

Action de s'écrier sur quelque.

Misongou

\u-4005ÉËÉÉ»ÉãÉßÉɾÉ×Éå»ÉÍ

Douleur d'accouchement.

Misosou

\u-4005ÉËÉÉ»ÉãÉßÉãÉå»ÉÍ

Les problème, les pour parlés.

Mitangou

\u-4005ÉËÉÉ»ÉäÉÑÉɾÉ×Éå»ÉÍ

Celui qui aime faire les comptes.

Moniou

\u-4005ÉËÉÉßÉÞÉçÉå»ÉÍ

La vie.

Monioufoumou

\u-4005ÉËÉÉßÉÞÉçÉå»ÉÖÉåÉÉÉå»ÉÍ

La vie, c'est grâce à Dieu.

Mouaka

\u-4005ÉËÉÉçÉÑÉÉÛÉ°»ÉÍ

Latrines ( le plus souvent fait d'une fausse et de deux gros bois qui traversent le trou ).

Mouanga

\u-4005ÉËÉÉçÉÑÉɾÉ×É°»ÉÍ

Dieu ( dans des expressions d'évocations d'aide).

Mouambi

\u-4005ÉËÉÉçÉÑÉÉÉÒÉ»ÉÍ

Toujours lui: on ne parle que de lui.

Moudoukou

\u-4005ÉËÉÉå»ÉÔÉåÉÛÉå»ÉÍ

Espèce de long bois (comme perche) servant dans la rame des pirogues dans certaines zones d'eaux.

Mouanambatsi

\u-4005ÉËÉÉçÉÑÉÞÉ°»ÉÉÒÉÑÉäÉãÉ»ÉÍ

L'enfant de l'autre.

Moubaga

\u-4005ÉËÉÉå»ÉÒÉÑÉÉ·É°»ÉÍ

Décoction des feuilles de

Anthroponymes gisir

Transcriptions phonétiques

Significations

 
 

« Moupaga »: poison pour poissons dans les rivières et étang ( pendant la pêche).

Mouboumbi

\u-4005ÉËÉÉå»ÉÒÉåÉÉÉÒÉ»ÉÍ

Qui embrasse les autres.

Mouendoupesi

\u-4005ÉËÉÉçÉÕÉÉÞÉÔÉå»ÉàÉÕÉãÉ»ÉÍ

La route vers le cimetière.

Moufouna

\u-4005ÉËÉÉå»ÉÖÉåÉÞÉ°»ÉÍ

Le bagage.

Moufounda

\u-4005ÉËÉÉå»ÉÖÉåÉÉÞÉÔÉ°»ÉÍ

Ancienne plantation qui donne encore de la nourriture.

Mougamba

\u-4005ÉËÉÉå»É·ÉÑÉÉÉÒÉ°»ÉÍ

Troupeau d'animaux.

Mouguiama

\u-4005ÉËÉÉå»É·ÉéÉÑÉÉÉ°»ÉÍ

Arc-en-ciel: « Mboumba », dans la vision gisir.

Moukanimambou

\u-4005ÉËÉÉå»ÉÛÉÑÉÞÉ»ÉÉÑÉÉÉÒÉå»ÉÍ

Personne qui protège les autres des éventuels problèmes.

Moukapou

\u-4005ÉËÉÉå»ÉÛÉÑÉàÉå»ÉÍ

Action d'attacher, de ficeler un problème.

Moukelimboungou

\u-4005ÉËÉÉå»ÉÛÉÕÉÜÉ»ÉÉÒÉåÉɾÉ×Éå»ÉÍ

De « mboungou » (pirogue), ce dit de celui qui s'occupe de la pirogue, qui est au gouvernail: nom de jumeau; dernier né des triplés.

Moukouti

\u-4005ÉËÉÉå»ÉÛÉåÉäÉ»ÉÍ

Ce lui qui rassemble les gens, qui les regroupe autour de lui.

Moulanga

\u-4005ÉËÉÉå»ÉÜÉÑÉɾÉ×É°»ÉÍ

Enfant ayant des caractéristiques de

Anthroponymes gisir

Transcriptions phonétiques

Significations

 
 

grande taille à se naissance. Par analogie à la trompe de l'éléphant.

Moulangou

?\u-4005ÉËÉÉå»ÉÜÉÑÉɾÉ×Éå»ÉÍ

Le phallus: nom protecteur.

Mouniaki

\u-4005ÉËÉÉå»ÉÞÉéÉÑÉÉÛÉ»ÉÍ

Femme féconde, prolifique selon la bénédiction de son père.

Mouniongoudiambou

\u-4005ÉËÉÉå»ÉÞÉéÉßÉɾÉ×Éå»ÉÔÉéÉÑÉÉÉÒÉå»ÉÍ

Le regret d'une chose, d'un problème.

Mounioungou

\u-4005ÉËÉÉå»ÉÞÉéÉåÉɾÉ×Éå»ÉÍ

Action de tordre; de presser avec force quelque chose.

Mounogou

\u-4005ÉËÉÉå»ÉÞÉßÉÉ·Éå»ÉÍ

Eau déposée sur les feuilles après une pluie ou un fort clair de lune.

Mountendi

\u-4005ÉËÉÉå»ÉäÉÕÉÉÞÉÔÉ»ÉÍ

Nom de jumeau: action de « taper » le diable, procédé qui consiste à tuer quelqu'un.

Mourambou

\u-4005ÉËÉÉå»ÉâÉÑÉÉÉÒÉå»ÉÍ

Le piège.

Mourangoulianou

\u-4005ÉËÉÉå»ÉâÉÑɾÉ×Éå»ÉÜÉéÉÑÉÉÞÉå»ÉÍ

Nommez-le; appelez le par son nom !

Mourimagoudika

\u-4005ÉËÉÉå»ÉâÉÉÉ°»É·Éå»ÉÛÉÉÛÉ°»ÉÍ

Pré sentir quelque chose de mauvais par des différents mouvements de battements de coeur.

Mousambi

\u-4005ÉËÉÉå»ÉãÉÑÉÉÉÒÉ»ÉÍ

Voir Mouboumbi, qui embrasse tout le monde de la famille.

Mousanza

\u-4005ÉËÉÉå»ÉãÉÑÉÉÞÉêÉ°»ÉÍ

Bonheur.

Mousirou

\u-4005ÉËÉÉå»ÉãÉÉâÉå»ÉÍ

Forêt , brousse.

Anthroponymes gisir

Transcriptions phonétiques

Significations

Mousoghou

\u-4005ÉËÉÉå»ÉãÉßÉ·Éå»ÉÍ

Jeune feuille de de bananier ou de palmier: symbole de la beauté, de la jeunesse ( la fleur de l'âge ).

Mousounda

\u-4005ÉËÉÉå»ÉãÉåÉÉÞÉÔÉ°»ÉÍ

Enfant sorti par les pieds lors de sa naissance.

Mouteghui

\u-4005ÉËÉÉå»ÉäÉÕÉÉ·É»ÉÍ

Celui qui puise de l'eau: nom de jumeau; premier né des triplés.

Mouteti

\u-4005ÉËÉÉå»ÉäÉÕÉäÉ»ÉÍ

Le commerce.

Moutombi

\u-4005ÉËÉÉå»ÉäÉßÉÉÉÒÉ»ÉÍ

Arbre initiatique, mais aussi espèce d'étape à franchir dans certains rituels initiatiques.

Moutoubelianou

\u-4005ÉËÉÉåÉäÉåÉÒÉ»ÉÜÉéÉÑÉÞÉå»ÉÍ

Dénoncez-le moi !

Moutounaguiandi

\u-4005ÉËÉÉåÉÉäÉå»ÉÞÉ°»É·ÉéÉÑÉÉÞÉÔÉ»ÉÍ

Quelqu'un avec ce qui l'appartient.

Moutsiga

\u-4005ÉËÉÉå»ÉäÉãÉÉɾÉ×É°»ÉÍ

L'ancien du village.

Moutsonziga

\u-4005ÉËÉÉå»ÉäÉãÉßÉÞÉêÉÉ·É°»ÉÍ

Ce qui arrange ou qui traite les problèmes.

Mouvelou

\u-4005ÉËÉÉå»É²ÉÕÉÜÉå»ÉÍ

Tenue de sortie très belle.

Mouviosi

\u-4005ÉËÉÉå»É²ÉéÉßÉãÉ»ÉÍ

Sifflotement.

Mouvisimoutou

\u-4005ÉËÉÉå»É²ÉéÉßÉãÉ»ÉÉåÉÉäÉå»ÉÍ

Sifflotement de l'homme; en d'autre terme, c'est un signe qui dans un autre monde (monde mystique) peut marquer la présence d'une personne morte (fantôme).

Anthroponymes gisir

Transcriptions phonétiques

Significations

Mouvougasieni

\u-4005ÉËÉÉå»É²ÉåÉ·É°»ÉãÉéÉÕÉÞÉ»ÉÍ

Qui distrait , qui fait oublier la notion de temps.

Mouyaki

\u-4005ÉËÉÉå»ÉéÉÑÉÛÉ»ÉÍ

Celui qui réceptionne de l'eau : nom de jumelle; second né des triplés.

Mouyambilou

\u-4005ÉËÉÉå»ÉéÉÑÉÉÒÉÉÜÉå»ÉÍ

Problème sérieux à traiter.

Mouyeba

\u-4005ÉËÉÉå»É·ÉuÉÒÉ°»ÉÍ

Nouvelle conquise, nouvelle dulcinée. Souvent opposé à Digada:\u-3996ÉÔD»É·ÉÑÉÔÉ°», ancienne épouse, reléguée au second plan.

Ndilou

\u-4005ÉËÉÞÉÔÉÉÉÜÉå»ÉÍ

Limite.

Ndiloukana

\u-4005ÉËÉÞÉÔÉÉÜÉå»ÉÛÉÑ»ÉÜÉ°»ÉÍ

La limite c'est la cour.

Ndinga

\u-4005ÉËÉÞÉÔÉÉɾÉ×É°»ÉÍ

Nom d'origine punu: père des punu et des akélé.

Ndogou

\u-4005ÉËÉÞÉÔÉÉÉ·Éå»ÉÍ

Saleté ( immondiste).

Ndoungou

\u-4005ÉËÉÞÉÔÉåÉɾÉ×É°»ÉÍ

Espèce de gros arbre de forêt au grosse épines.

Ndongou (banza)

? ?\u-4005ÉËÉÞÉÔÉß\u-4038ÉɾÉ×Éå»ÉÍÉÉÒÉÑÉÉÞÉêÉ°»

En rapport avec la rivière « ndongou », ce dit d'une personne sage.

Anthroponymes gisir

Transcriptions phonétiques

Significations

Nganguila

\u-4005ÉËÉ·ÉÑɻɾÉ×ÉÉÜÉ°»ÉÍ

Attrape (tu as déjà eu ton enfant que tu cherchait depuis, protège le, ne laisse plus les sorciers te le prendre).

Nghombi (1)

\u-4005ÉËɾÉ×ÉßÉÉÒÉ»ÉÍ

Espèce d'igname, aujourd'hui en voie de disparition.

Ngombi (2)

\u-4005ÉËɾÉ×ÉßÉÉÉÒÉ»ÉÍ

Cithare.

Ngousou

\u-4005ÉËɾÉ×ÉåÉÉãÉå»ÉÍ

Haine.

Niakoueni

\u-4005ÉËÉÞÉéÉÑ»ÉÛÉçÉÕÉÞÉ»ÉÍ

Je te vois.

Niambi

\u-4005ÉËÉÞÉéÉÑÉÉÒÉ»ÉÍ

La lèpre.

Niamogui

\u-4005ÉËÉÞÉéÉÑ»ÉÉßÉ·É»ÉÍ

Je ne dort pas .

Niekourouma

\u-4005ÉËÉÞÉéÉÕÉÛÉå»ÉâÉåÉÉ°ÉÍ

Qui t'a envoyé (ce qui t'arrive est de ta faute propre).

Nigouegouni

\u-4005ÉËÉÞD»É·ÉçÉÕÉ·ÉåÉÉÞD»ÉÍ

Où irai-je ? Je n'ai pas de choix, je reste là.

Nimadenga

\u-4005ÉËÉÞÉÉÜÉÑ»ÉÔÉuÉɾÉ×É°»ÉÍ

J'ai eu ( un enfant que je cherchais depuis longtemps).

Nimalaba

\u-4005ÉËÉÞÉÉÉÑ»ÉÜÉÑÉÉÒÉ°»ÉÍ

J'ai maintenant vu ( tout ce qui se passe ici ).

Ninghakanamoutou

\u-4005ÉËÉÞÉÉɾÉ×É°»ÉÛÉ°»ÉÞÉ°»ÉÉåÉÉäÉå»ÉÍ

Ce n'est qu'avec l'homme qu'on parle de l'avarice.

Anthroponymes gisir

Transcriptions phonétiques

Significations

Nivhou

\u-4005ÉËÉÞÉÉɲÉå»ÉÍ

Personne de référence; celui qu'on cite comme quoi il connaît les choses et sait très bien parler quand il va une palabre.

Nyamapesi

\u-4005ÉËÉÞÉéÉÑÉÉ°»ÉàÉÕÉãÉ»ÉÍ

La viande du cimetière.

Nyambibousa

\u-4005ÉËÉÞÉéÉÑ»ÉÒÉåÉÒÉ°»ÉÍ

C'est Dieu qui a refuser ( si je n ai pas fait d'enfant, ce n'est la faute de personne ).

Nyambidiena

\u-4005ÉËÉÞÉéÉÑÉÉÒÉ»ÉÔÉéÉuÉÉ°ÉÍ

Dieu avait vu cela .

Nyambighuiranga

\u-4005ÉËÉÞÉéÉÑÉÉÒɻɷɻÉâÉÑÉɾÉ×É°»ÉÍ

Dieu est une grande personnalité ( quelqu'un de craint ).

Nyambipega

\u-4005ÉËÉÞÉéÉÑÉÉÒÉ»ÉàÉuÉ·É°»ÉÍ

C'est Dieu qui m'a donner.

Nyanghi

\u-4005ÉËÉÞÉéÉÑɾÉ×D»ÉÍ

« fausse aigrette (pique-boeuf): échassier à plumage blanc qui s'éloigne des lieux habités aux approches de la saison sèche pour y revenir en bandes nombreuses au début des pluies » (Buphagus africanus)

Nzabembibienou

\u-4005ÉËÉÞÉêÉÑ»ÉÒÉÕÉÉÉÒÉ»ÉÒÉéÉÕÉÞÉå»ÉÍ

Je ne touche pas à ce qui est à vous.

Nzamba ngouali

\u-4005ÉËÉÞÉêÉÑÉÉÒÉ°»É¾É×ÉçÉÑÉÉÜD»ÉÍ

Enfant ne le jour du Bwiti, précisément très tôt le matin, heure pendant laquelle les bwitistes dansent le plus.

Anthroponymes gisir

Transcriptions phonétiques

Significations

Nzabeni

\u-4005ÉËÉÞÉêÉÑ»ÉÒÉÕÉÞÉ»ÉÍ

Je ne les vois pas.

Nzadikegui

\u-4005ÉËÉÞÉêÉÑÉÔÉ»ÉÛÉÕÉɾÉ×ɻɽ

Je ne me porte pas bien.

Nzadila

\u-4005ÉËÉÞÉêÉÑ»ÉÔÉÉÜÉ°»ÉÍ

Je n'ai rien eu (même pas un seul enfant).

Nzadilamoniou

?\u-4005ÉËÉÞÉêÉÑ»ÉÔÉÉÛÉ°»ÉÉßÉÞÉéÉå»ÉÍ

Je n'ai eu la vie (tous les enfants sont morts).

Nzadimana

\u-4005ÉËÉÞÉêÉÑÉÔÉ»ÉÉÑÉÞÉ°»ÉÍ

Je n'ai pas terminer cette affaire là .

Nzalembou

\u-4005ÉËÉÞÉêÉÑ»ÉÜÉÕÉÉÉÒÉå»ÉÍ

Je n'ai pas baisser les bras.

Nzanaghuitou

\u-4005ÉËÉÞÉêÉÑÉÞÉ°»É·ÉÉÉäÉå»ÉÍ

Je n'ai pas confiance.

Nziemboudigegui

\u-4005ÉËÉÞÉêÉéÉÕÉÉÒÉå»ÉÔɻɷÉÕÉÉ·É»ÉÍ

Nom de jumeau. Ce nom signifie littéralement: « petite faute ». L'histoire raconte qu'après la mort de cet homme, celui-ci serait descendu du ciel à travers un fil et accompagné de sa femme. les témoins de ce scénario eurent à crier et a la femme retourna. Il est rapporté que l'homme vécu encore longtemps avant de rejoindre à nouveau son épouse. Depuis là, l'endroit où il posa ses pieds, l'herbe ne pousse plus.

Anthroponymes gisir

Transcriptions phonétiques

Significations

Nzinghou

\u-4005ÉËÉÞÉêÉÉ·Éå»ÉÍ

Personne spécialisée à l'époque des anciens. Chirurgien traditionnel qui après la mort d'un homme dans le village, était convié à faire une autopsie du corps en brousse, pour découvrir l'origine de sa mort. Ce nom signifie aussi: « éclaireur » chez la bande des chimpanzés. Chez les hommes il s'agit d'un sage.

Nzisila

\u-4005ÉËÉÞÉêÉ»ÉãÉÉÛÉ°»ÉÍ

Je laisser (des enfants avant de mourir).

Paga

\u-4005ÉËÉàÉÑÉÉ·É°»ÉÍ

Doute ( fait de ne pas croire à un présage quelconque).

Pagounyambi

\u-4005ÉËÉàÉÑÉ·Éå»ÉÉéÉÑÉÉÒÉ»ÉÍ

La grâce de Dieu.

Pambou

\u-4005ÉËÉàÉÑÉÉÉÒÉå»ÉÍ

Long vers de terre qu'on trouve le plus souvent en bordure des rivière, et qui servent d'appâts pour la pêche à la ligne.

Pandilou

\u-4005ÉËÉàÉÑ»ÉÞÉÔÉÉÜÉå»ÉÍ

Échelle, escalier.

Pasa

\u-4005ÉËÉàÉÑÉãÉ°»ÉÍ

Diviser, déchirer.

Pembi

\u-4005ÉËÉàÉÕÉÉÉÒÉ»ÉÍ

Kaolin.

Pesi (1)

\u-4005ÉËÉàÉÕÉãÉ»ÉÍ

Cimetière.

Pesi (2)

\u-4005ÉËÉàÉÕÉÉãÉ»ÉÍ

Cafards (cancrelats).

Anthroponymes gisir

Transcriptions phonétiques

Significations

Pikila

\u-4005ÉËÉàÉ»ÉÛÉÉÜÉ°»ÉÍ

Les pensées.

Pindi

\u-4005ÉËÉàÉÉÉÞÉÔÉ»ÉÍ

Noir qui symbolise la mal chance.

Pisama

\u-4005ÉËÉàÉ»ÉãÉ°ÉÉ°»ÉÍ

l'obscurité.

Pouga

\u-4005ÉËÉàÉåÉ·É°»ÉÍ

Fièvre infantile, qui attaque souvent les enfants à l'âge de l'adolescence, et qui se manifeste par des convulsions.

Pongou (mambou)

? ?\u-4005ÉËÉàÉßÉɾÉ×Éå»ÉÍÉÉÑÉÉÉÒÉå»

Moquerie: personne qui ne prend pas jamais les choses au sérieux.

Poungui

\u-4005ÉËÉàÉåÉɾÉ×É»ÉÍ

Défenses d'éléphants.

Sabienou

\u-4005ÉËÉãÉÑ»ÉÒÉéÉÕÉÞÉå»ÉÍ

Ce n'est pas à vous.

Sadigouamivika

\u-4005ÉËÉãÉÑ»ÉÔÉÉçÉÑÉɻɲÉÉÛÉ°»ÉÍ

Ce n'est pas qu'à moi tout seul ( la mort arrive à tout le monde).

Sakamenou

\u-4005ÉËÉãÉÑÉÛÉ°»ÉÉÕÉÞÉå»ÉÍ

Ce n'est pas que moi (que ce genre de problème arrive ).

Samoniou

\u-4005ÉËÉãÉÑ»ÉÉßÉÞÉéÉå»ÉÍ

C'est pas la vie.

Siema

\u-4005ÉËÉãÉéÉuÉÉ°»ÉÍ

Fait le malin ( tu as bien mérité ce que tu cherchait depuis longtemps.

Simbou

? ?\u-4005ÉËÉãÉÉÉÉÒÉå»ÉÍÉÉåÉÉäÉå»

Nom d'origine punu. De Simbou: « mère du clan diboura simbou » . Ce nom signifie aussi une variété de tubercule très productif. Simbou est une femme prolifique.

Tindi (moutou)

\u-4005ÉËÉäÉÉÉÞÉÔÉ»ÉÍ

C'est véritablement quelqu'un:

Anthroponymes gisir

Transcriptions phonétiques

Significations

 
 

personne de considérable.

Tsaloungou

\u-4005ÉËÉäÉãÉÑ»ÉÜÉåÉɾÉ×Éå»ÉÍ

(Anomma nigricans). Grosse fourmi noire aveugle, particulièrement féroce, qui se déplace souvent en longues colonnes dans la région forestière en détruisant toute vie sur son passage.

Tsambou

\u-4005ÉËÉäÉãÉÑÉÉÒÉå»ÉÍ

Supplications ( le plus souvent adressées aux génies ou dans le cas échéant à Dieu).

Tsangoudimbou

\u-4005ÉËÉäÉãÉÑÉɾÉ×Éå»ÉÔÉÉÉÉÒÉå»ÉÍ

Nouvelle du village.

Tiendi

\u-4005ÉËÉäÉãÉéÉÕÉÉÞÉÔD»ÉÍ

Arrêtes de poissons ou épines: nom d'évitement.

Tsiesou

\u-4005ÉËÉäÉãÉéÉÕÉãÉå»ÉÍ

Feuilles mortes ( il ne s'agit pas des enfants mais des simples feuilles mortes, qui n'ont aucune valeur).

Tsombi

\u-4005ÉËÉäÉãÉßÉÉÉÒÉ»ÉÍ

C'est un prêt: ça ne m'appartient pas.

Anthroponymes gisir

Transcriptions phonétiques

Significations

Tsogoumbondou

\u-4005ÉËÉäÉãÉßÉ·Éå»ÉÉÒÉßÉÉÞÉÔÉå»ÉÍ

Du nom Tsongou. Mbondou: signifie littéralement: « colliers , bracelets ». Cette femme portait des bracelets en cuivres, en or, autour des bras, pieds et au cou comme une reine.

Vabangounda

\u-4005ÉËɲÉÑÉÒÉ°»É¾É×ÉåÉÉÞÉÔÉ°»ÉÍ

Au début il y avait de la forêt primaire; c'est ne plus le cas aujourd'hui.

Yangagouagou

\u-4005ÉËÉéÉÑÉɾÉ×É°»ÉçÉÑÉÉ·Éå»ÉÍ

Manges ton enfant, ne touche pas le mien.

Yangharoufi

\u-4005ÉËÉéÉÑÉɾÉ×É°»ÉâÉåÉÖÉ»ÉÍ

Mange la matière fécale ; puisque tu que c' un enf

Yasanguilanguenza

\u-4005ÉËÉéÉÑÉãÉѻɾÉ×ÉÉÜÉ°»É¾É×ÉuÉÉÞÉéÉ°»ÉÍ

Ne te réjouis pas déjà (car tu ne sait pas si cet enfant survivra longtemps).

Yatsimbou

\u-4005ÉËÉéÉÑ»ÉäÉãÉÉÉÒÉå»ÉÍ

Ne te trompe pas !

Yatuba

\u-4005ÉËÉéÉÑ»ÉäÉåÉÒÉ°»ÉÍ

Ne dénonce pas (quelqu'un si tu n'es pas certain).

Youloukaniambi

\u-4005ÉËÉéÉåÉÉÜÉå»ÉÛÉ°»ÉÞÉéÉÑÉÉÉÒÉ»ÉÍ

N'écoute que Dieu (remet tout au soin seigneur car lui seul à la solution à nos problèmes).

Toponymes gisir

transcriptions phonétiques

Significations

Basali

\u-4005ÉËÉÒÉ°»ÉãÉÑ»ÉÜÉ»ÉÍ

Toponyme en pays gisir, dans les environs des chutes. Il signifie littéralement: « qu'ils restent ». Nom donné par le groupe des bisir qui quittèrent le lieu pour un autre.

Belle-ville

\u-4005ÉËÉÒÉu»ÉÜÉ°»É²ÉÉÜÉ°ÉÍ

Quartier de Fougamou. Situé en bordure du fleuve Ngounié, il doit son nom à sa vue par les piroguiers depuis le fleuve.

Bimboumba

\u-4005ÉËÉÒÉ»ÉÉÒÉåÉÉÒÉ°»ÉÍ

Quartier du village Guidouma. De guimbounda, ce toponyme signifie littéralement: « gros arbre sauvage « . Par analogie à la puissance de l'arbre, ce nom nous vient de la grandeur du quartier et du prestige des habitants dans les domaines tels que l'agriculture, l'artisanat etc.

Bongaville

\u-4005ÉËÉÒɻɾÉ×ÉѻɲÉÉÜÉ°»ÉÍ

Quartier de fougamou. Ce toponyme signifie littéralement: « prenez la

Toponymes gisir

transcriptions phonétiques

Significations

 
 

ville ». Il s'agit d'un lieu où les habitants restaient attacher à leur mode de vie du village.

Boulongoubouanguini

\u-4005ÉËÉÒÉå»ÉÜÉßɾÉ×Éå»ÉÒÉçÉѻɾÉ×É»ÉÞÉ»ÉÍ

Toponyme en pays gisir. Village situé à quelques kilomètres de fougamou. Ce toponyme signifie littéralement: « l'autre monde ». Ce nom nous vient du fait que les habitants de ce lieu refusèrent de rallier les regroupements des villages, jugeant hostile.

Bourdin

\u-4005ÉËÉÒÉåÉâÉÔÉ°»ÉÍ

Toponyme en pays gisir, qui doit son nom à un exploitant routier du non de Bourdin (de la société Bourdin et chaussé).

Dakar (ville)

? ?\u-4005ÉËÉÔÉÑ»ÉÛÉÑ»ÉâÉ°\u-4003ÉÍɲÉÉÜÉ°»

Quartier de fougamou. Ce toponyme doit ce nom par analogie à Dakar: « Capitale du Sénégal ». On n'y rencontre une forte concentration de la communauté sénégalaise.

Diguela

\u-4005ÉËÉÔɻɷÉuÉÜÉ°»ÉÍ

Nom donné à un village de manière pamphlétique dans la contée de Mandji. Ce toponyme signifie littéralement: « piège à singe ». C'est un petit village, mais dont la gradeur

Toponymes gisir

transcriptions phonétiques

Significations

 
 

spirito-mystique est à craindre.

Dikaki

\u-4005ÉËÉÔD»ÉÛÉÑÉÛD»ÉÍ

Nom donné à une forêt enchantée en pays gisir. Ce toponyme signifie littéralement: «roche qui brille en son sommet ». Cette forêt giboyeuse, fertile pour tout type de culture et riche en plusieurs essences d'arbres serait enchantée car nul ne pouvait voir la roche brillante « dikaki » sinon les membres du clan X. Par extension, le chantier forestier qui exploite aujourd'hui les essences de cette forêt porte le nom de «dikaki».

Dikouba

\u-4005ÉËÉÔD»ÉÛÉåÉÒÉ°»ÉÍ

Nom donné à un lieu des environs des chutes des Tsamba et de Magotsi. Ce toponyme signifie littéralement: « forge ». C'est un lieu où autrefois les génies aider les peuples dans l'entretient de leurs métaux. le tavail du fer se faisait de manière mystique.

Ditambi

\u-4005ÉËÉÔÉ»ÉäÉÑÉÉÒÉ»ÉÍ

Toponyme en pays gisir. Nom donné à une forêt signifiant: « le pied ». Les habitants redoutaient cette brousse à cause de la distance à

Toponymes gisir

transcriptions phonétiques

Significations

 
 

parcourir.

Ditounga

\u-4005ÉËÉÔÉ»ÉäÉåɾÉ×É°»ÉÍ

Nom d'un village en pays gisir. De goutounga: « attacher, nouer », e nom signifie littéralement: « action un de nouer un problème ». Village du clan minanga, qui doit ce nom du fait que les habitants de ce lieu étaient douer en traitement des problèmes familiaux, orateurs, et véritables plaisantins. D'où l'expression deti ditounga: « plaisanterie, blagues des gens du village Ditounga».

Doubani

\u-4005ÉËÉÔÉå»ÉÒÉÑÉÞD»ÉÍ

Nom donné à une partie de la forêt en pays gisir, réputée non seulement pour son éloignement par rapport aux zones habitées mais aussi pour la richesse de sa faune.

Doubou

\u-4005ÉËÉÔÉåÉÒÉå»ÉÍ

Nom donné à une rivière qui coule sur le site des anciens villages Mimongo II et Mouyombi. C'est ce même cours d'eau qui a donné son nom au village Doubou.

Toponymes gisir

transcriptions phonétiques

Significations

Gouengandou

\u-4005ÉËÉ·ÉçÉu»É¾É×ÉÑÉÉÞÉÔÉå»ÉÍ

Nom donné à un lac situé à proximité de l'ancien village Moukidimalongou. Selon la tradition, ce nom désignerait les génies du lac : deux crocodiles collés l'un à l'autre par la queue. D'où le nom de «crocodiles siamois. L'histoire raconte qu'au cours d'une disette, les habitants de Moukidimalongou auraient sacrifié une jeune fille aux génies du lac pour se concilier leurs faveurs et afin le lac redevienne une source de nourriture pour le village.

Guiamba

\u-4005ÉËÉ·ÉéÉÑÉÉÒÉ°»ÉÍ

Plantation : ancienne appellation du village douya, village du clan bouyombou, dont les chefs furent Mitsingou mi Kombila et Ngobivigou, dans la limite du département de Tsabmba-Magotsi et de Douya Onoye. Ce toponyme doit son appellation à ses rencontres diverses, brassages de toutes activités.

Guidouma

\u-4005ÉËÉ·É»ÉÔÉåÉÉ°»ÉÍ

De son vrai nom guidouma gui mbili malongou: « village où l'on trouve une diversité linguistique » ) . A

Toponymes gisir

transcriptions phonétiques

Significations

 
 

l'origine c'est le peuple Akélé qui occupait ce lieu, et qui plus tard font faire place aux autres ethnies ( nzebi, vungu, gisir etc ), dont le chef fut « Pouaty Bousouka », du clan « guesinga », d'origine vungu, qui après son intronisation de l'AEF vers les années 1905, donnant à ce village le nom de « guidouma », vu sa diversité ethnique et culturelle.

Guioukou

\u-4005ÉËÉ·ÉéÉåÉÛÉå»ÉÍ

Nom d'un village en pays gisir, qui signifie littéralement: « habitude ». Il s'agit d'un lieu où les habitants étaient vouer au nomadisme, toujours à la recherche des bonnes terres. Le dernier de leur campement qui devint un village porta ce nom en mémoire de leur pérégrinations .

Guisambinaguilounga

\u-4005ÉËÉ·É»ÉãÉÑ»ÉÉÒÉ»ÉÞÉ°»É·É»ÉÜÉåɾÉ×É°» \u-4003ÉÍ

Toponyme en pays gisir. Des termes associatifs qui signifient littéralement: « large » et« court », il s'agit de la composition deux villages guisambi et guilounga . Ancienne appellation de mourimatsiengui: « coeur pris dans

Toponymes gisir

transcriptions phonétiques

Significations

 
 

dus sable ». Ce toponyme doit son nom à l'association des deux villages.

Guisanadigaba

\u-4005ÉËÉ·ÉÉãÉ°»ÉÞÉ°»ÉÔɻɷÉÑÉÒÉ°»ÉÍ

Nom du village du canton Tandou situé entre le bord du fleuve Ngounié et la savane qui longe vers le le village Mboukou. Ancien village des bisir en pays Apidji. Ce toponyme doit son non seulement à la localisation entre guisa et digaba, mais aussi parce qu'il y avait une palmeraie favorisant la récolte des noix.

Inanga (1)

\u-4005ÉËÉ·D»ÉÞÉÑÉɾÉ×É°»ÉÍ

Toponyme en pays gisir. Ce nom signifie littéralement: «propriété». Partie d'une forêt que les anciens considéraient comme une réserve animalière. Mais également l'endroit idéal pour se procurer de la paille dure.

Inanga (2)

\u-4005ÉËÉ·D»ÉÞÉÑÉɾÉ×É°»ÉÍ

Nom d'un village en pays gisir, qui signifie littéralement: « Site en zone élevé ». Village dont l'appellation vient de son emplacement physique: sur une montagne.

Toponymes gisir

transcriptions phonétiques

Significations

Isobou

\u-4005ÉËÉ·D»ÉãÉßÉÒÉå»ÉÍ

De dissobou: « petite fourmis rouge à la piqûre très douloureuse ». Nom donné à une partie de la forêt en pays gisir où abondent cette espèce de fourmis.

Keridiambou

\u-4005ÉËÉÛÉÕÉâÉ»ÉÔÉéÉÑÉÉÒÉå»ÉÍ

Quartier de Fougamou. Ce nom signifie: « sual le problème ». Lieu où les habitants vivaient en parfaite harmonie entre eux. Ce nom symbolise un arrêt à toute convoitise malveillante des voisins.

Kesi

\u-4005ÉËÉÛÉÕÉãÉ»ÉÍ

De kechi: « écaille ». Nom d'origine Akélé. Village près fougamou. Selon les dire des sages, les habitants de ce village étaient des pêcheurs. L'attribution de ce nom provient d'une accoutumance à laisser de partout les écailles de poissons là où ils passaient. Mais une autre version nous renseigne que ce nom avait été donné sous une vision purement métaphorique pour dissuader les attaques mystiques .

Kouedoumi

\u-4005ÉËÉÛÉçÉÕÉÛÉå»ÉÔÉåÉÉ»ÉÍ

Nom d'un village en pays gisir, qui signifie: « mets-toi en valeur ».

Toponymes gisir

transcriptions phonétiques

Significations

 
 

Selon les sages, la brousse aurait perdu toute « énergie » en productivité alimentaire. Il a fallût abandonné le lieu pendant des année pour qu'il soit rentable. L'histoire raconte que les génies redorèrent la forêt et la production s'est vue plus à la hausse qu'auparavant. D'où ce nom.

Koumoungoumou

\u-4005ÉËÉÛÉåÉÉå»É¾É×ÉåÉÉÉåÉÍ»

« (Plaine Ngoumou) ». Nom d'une savane. Selon la légende, Ngoumou était un grand chasseur qui avait de nombreux chiens (tant physiques que mystiques). L'histoire raconte que ce sont les chiens de Ngoumou qui avec leurs dents ont défriché le site ayant servi pour l'implantation du campement. D'où le toponyme « Plaine Ngoumou ».

Lambarene divokoudimouiri

\u-4005ÉËÉÜÉÑ»ÉÉÒÉ°»ÉâÉÕÉÞÉ»ÉÔɻɲÉßÉÛÉå \u-3996ÉÔÉ»ÉÉçÉÉâÉ?

De lambaréné divokoudimouiri: « noeud de l'arbre », par opposition à Lambaréné ville du département du Moyen-Ogooué. Il s'agit du village du chef traditionnel du clan «

Toponymes gisir

transcriptions phonétiques

Significations

 
 

boudiegui qui s'appelait Divokou di mouiri et d'où ce nom.

Lasongue

\u-4005ÉËÉÜÉÑ»ÉãɻɾÉ×É°»ÉÍ

Lasongue: «Société Okoumé Ngounié » ). Aujourd'hui ce dit du nom d'un quartier de fougamou en bordure du fleuve Ngounié. Ce nom doit son appellation non seulement par le site du chantier, mais aussi par la constructions de plusieurs maisons.

Lemboudouma

\u-4005ÉËÉÜÉÕÉÉÒÉå»ÉÔÉåÉÉ°»ÉÍ

De goudouma: « rayonner, prospérer ». L'histoire raconte que ce nom émane d'une querelle de chefferie entre deux frères Du village Ditounga. L'un des frère quitta le village pour aller s'installer ailleurs. Ainsi celui qui était resté dit à l'autre: oulemboudouma: « tu as intérêt à prospérer ». D'où l'origine de ce nom.

Maboula

\u-4005ÉËÉÉ°»ÉÒÉåÉÜÉ°»ÉÍ

De maboula: « haute herbes de plaine ». Nom d'un village en pays gisir et ancienne appellation de fougamou. Les anciens disent que dans ce lieu de plaine, pour pouvoir planter leur campement, les habitants ont dû défricher la grosse.

Toponymes gisir

transcriptions phonétiques

Significations

Magotsi

\u-4005ÉËÉÉ°»É·ÉßÉäÉãÉ»ÉÍ

L'un des toponymes des chutes du même nom. Le Département dont Fougamou est la ville principale porte également le même nom.

Malimba

\u-4005ÉËÉÉ°»ÉÜÉÉÉÒÉ°»ÉÍ

De goulimbilila: « prêter l'oreille ». Pour des raison de leadership dans les domaines tels l'agriculture et l'artisanat, l'histoire raconte que le chef du village qui serra Malimba, envoyaient des hommes dans les villages voisins espionner les nouvelles techniques. Ce nom doit son appellation du fait que les habitants de ce lieu étaient au parfum de l'information.

Mandiloumakoumou (2)

\u-4005ÉËÉÉ°»ÉÞÉÔÉÉÉÜÉå»ÉÉ°»ÉÛÉåÉÉå»ÉÍ

Par opposition à Mandiloumandiki, il s'agit du village dont la référence est l'embouchure de la rivère Ngounga.

Mandiloumandiki (1)

\u-4005ÉËÉÉ°»ÉÞÉÔÉÉÉÜÉå»ÉÉ°»ÉÞÉÔÉÉÛÉ»ÉÍ

Voir Mandiloumandiki. Dans les années passées, il y avait deux villages qui avaient un seul: Mandilou de Kengueli Mbini et Mandilou de l'embouchure de la rivière Ngounga. Le chef du premier

Toponymes gisir

transcriptions phonétiques

Significations

 
 

village, c'est le chef Kengueli Mbini de Boudiégui. Mandilou de Kengueli Mbini se trouvait près de l'embouchure de la rivière Mutopi. Le village du chef Kengueli Mbini avait une maison sur pilotis, appelé en Gisir Ndiki. C'est de là que nous vient ce nom il nous rappelle les temps passés.

Mbinguiniangou

\u-4005ÉËÉÉÒÉɾÉ×É»ÉÞÉéÉÑɾÉ×Éå»ÉÍ

Toponyme en pays gisir. De goubiguisa: « poursuivre », ce nom signifie littéralement: « poursuis- moi le jour et non la nuit ». Ce toponyme doit son appellation à une situation de vampirisme qu'il y avait dans ce village, ainsi fut nommé le lieu pour dissuader les sorciers.

Mboukou

\u-4005ÉËÉÉÒÉåÉÛÉå»ÉÍ

Village créer par le chef de canton Guibinga gui MbouMba Ngombi, d'origine Vungu. Dans le temps, une fraction des bisir décidèrent de descendre le long du fleuve Ngounié pour poursuivre la migration vers l'aval du fleuve. Ainsi ceux qui étaient restés, pour montrer leur indignation s'exclamèrent en disant

Toponymes gisir

transcriptions phonétiques

Significations

 
 

Boukou dont la signification littérale est «tampis !».

Meli

\u-4005ÉËÉÉÕÉÜÉ»ÉÍ

Meli, nom de village du chef de canton Ngouesi guitsola dans la contrée de Mandji. Ce nom signifie littéralement: « paquebot » Toponyme donné en souvenir du voyage de ce chef à Brazzaville, où il vit pour la première fois de sa vie un paquebot. Vu la grandeur d'un paquebot, et par comparaison à son village, alors il donna le nom de Meli.

Migouma (Koumou )

\u-4005ÉËÉD»É·ÉåÉÉÉ°»ÉÛÉåÉÉÉå»ÉÍ

Nom donné à une plaine en pays gisir. La plaine Migouma koumou doit son nom aux nombreuses espèces de « mougouma » qui y poussent.

Mimongo (2)

\u-4005ÉËÉÉ»ÉÉ߻ɾÉ×Éå»ÉÍ

Nom d'origine Tsogo. Par analogie à Mimongo, ville du département de la Louetsi dibaka. Ce toponyme doit son nom aux nomades dans les environs des chantiers Mimamba. En méoire de ce lieu jadis, le nouveau

Toponymes gisir

transcriptions phonétiques

Significations

 
 

Mimongo fut nommé.

Mouboungou

\u-4064ÉnÉËÉÉå»ÉÒÉåÉɾÉ×Éå»ÉÍ

Nom d'origine Apindji désignant un quartier de Fougamou érigé sur un versant de la commune, en bordure la rivière Bitoukou (affluent de la Ngounié).

Moudouma

\u-4064ÉnÉËÉÉå»ÉÔÉåÉÉÉ°»ÉÍ

L'un des toponymes du pays gisir. Ce nom aurait été donné par les habitants du village afin que celui soit renommé dans la contrée. En effet, « moudouma » est un arbre de la forêt gabonaise dont les propriétés médico-magiques sont de favoriser le succès et la renommée pour les personnes qui l'utilisent dans le cadre de la médecine traditionnelle.

Moukongoupolou

\u-4005ÉËÉÉå»ÉÛÉßɾÉ×Éå»ÉàÉßÉÜÉå»ÉÍ

Nom que les Bisir ont donné aux points culminants des montagnes de l'Ofubu et cela en souvenir du passage de Paul du Chaillu dans la région. En effet, «\u-3984ÉàÉßÉÜÉå»» est une déformation du prénom de l'explorateur : Paul. Les populations

Toponymes gisir

transcriptions phonétiques

Significations

 
 

racontent également que ce nom Moukongoupolou serait gravé sur l'écorce des moabi se trouvant aux alentours de l'ancien village Mbyamani (dont le chef était Mikala mi Dinguendza).

Moulandoufoila

\u-4005ÉËÉÉå»ÉÜÉÑÉÞÉÔÉå»ÉÖÉçÉÑÉÛÉ°»ÉÍ

Toponyme en pays gisir. Ce nom signifie littéralement: « lieu où les blancs vivent ». L'histoire raconte que par le soucis de se faire connaître des blancs les habitants de ce village qui habitaient dans la forêt décidèrent de de quitter leur ancienne habitation pour s'installer sur les tracés des colons. Arrivé à ce lieu, ils s'exclamèrent: «nous sommes arrivés là où vivent les blancs ! ». D'où ce nom.

Mouniambi

\u-4005ÉËÉÉå»ÉÞÉéÉÑÉÉÒÉ»ÉÍ

De gouniambasena: « pousser en abondance ». Ce toponyme doit son appellation à l'abondance d'aubergines qui y i poussait dans cette forêt.

Mounogoudiambou

\u-4005ÉËÉÉå»ÉÞÉßɾÉ×Éå»ÉÔÉéÉÑÉÉÒÉå»ÉÍ

Nom d'un ancien village aujourd'hui intégré au regroupement du village

Toponymes gisir

transcriptions phonétiques

Significations

 
 

Mourimatsiengui. Ce nom nous rappelle l'étrangeté des choses choses étranges qui s'y déroulaient ( incestes; adultères; problèmes récurrent de sorcellerie ). D'où la signification littérale: « étrange affaire ».

Mikani

\u-4005ÉËÉÉ»ÉÛÉÑÉÞÉ»ÉÍ

Nom du village dans la contré de kouloungoundou (actuel Yombi ) et Beboudié. Ce nom vient du fait que les habitants de ce village étaient des grands raffineurs d'huile de palme et de tsofi: « palmier où l'on recolte de la paille dure ».

Moukidimalongou

\u-4005ÉËÉÉå»ÉÛÉÉÔÉ°»ÉÉ°»ÉÜÉɾÉ×É°»ÉÍ

Village situé non loin du lac Ouengandou. Ce toponyme en pays gisir dont la signification littérale est « meelting-pot ». Ce nom nous vient du fait qu'on n' y trouvait un grand brassage linguistique et culturel dans ce village .

Mourimatsiengui

\u-4005ÉËÉÉå»ÉâÉ»ÉÉ°»ÉäÉãÉéÉÕɾÉ×É»ÉÍ

Toponyme gisir en pays gisir. Ce nom signifie littéralement: « le sable dans le coeur, par extension: amertume ». Du regroupement des

Toponymes gisir

transcriptions phonétiques

Significations

 
 

anciens villages: Tsienguipaga, Guilounga, et Guisambi. L'histoire raconte que c'est le raz-le- bol des problèmes que vivaient les gens du village qui inspira cette appellation.

Mouroumoutou

\u-4005ÉËÉÉåÉâÉå»ÉÉåÉÉäÉå»ÉÍ

Toponyme ne pays gisir. Ce nom signifie littéralement: « tête de l'homme ». L'histoire raconte qu'un couple était allé travailler leur champ. Une forte dispute a eu lieu entre le mari et sa femme. Le mari s'est servi de sa machette pour trancher la tête de sa femme qui gisait par terre.

Mouroupivi

\u-4005ÉËÉÉåÉâÉå»ÉàÉɲɻÉÍ

Nom donné à un petit ruisseau de la commune de Fougamou. Ce toponyme signifie littéralement « la tête de la hache ». Le site sur lequel coule ce petit ruisseau aurait été le théâtre d'un crime crapuleux. En effet, une femme qui revenait de sa plantation fut attaquée et tuée par une personne non identifiée armée d'une hache sans manche. Surpris par les cris de perroquets qui assistaient à la scène, l'assassin a jeté dans le

Toponymes gisir

transcriptions phonétiques

Significations

 
 

ruisseau l'arme du crime trempée de sang, avant de prendre la fuite. Depuis cet évènement triste, le ruisseau en question porte le nom de « tête de la hache ».

Mousanga

\u-4005ÉËÉÉå»ÉãÉÑɾÉ×É°ÉÍ

Toponyme en pays gisir. Ce nom signifie littéralement: « bonheur ». Nom donné par les passants qui y recevaient une bonne hospitalité.

Mousonzi

\u-4005ÉËÉÉå»ÉãÉßÉÞÉêÉ»ÉÍ

Nom d'un village qui signifie littéralement: « corde ». Ce toponyme doit on appellation à la longueur du village. Mais aussi le fait que les cases soient construites en fil indienne.

Moutambaranda

\u-4005ÉËÉÉå»ÉäÉÑÉÉÒÉ°»ÉâÉÑÉÞÉÔÉ°»ÉÍ

Toponyme en pays gisir. Ce nom signifie littéralement: « élévation de terre ». Ce toponyme doit son appellation à son site.

Moutambasanafoumou

\u-4005ÉËÉÉå»ÉäÉÑÉÉÒÉ°»ÉãÉÑ»ÉÞÉ°»ÉÖÉåÉÉå»ÉÍ

Nom d'un village en pays gisir. Ce nom signifie littéralement: « la terre n'est pas une propriété humaine ». L'histoire raconte que le peuple Vungu fut le premier occupant du

Toponymes gisir

transcriptions phonétiques

Significations

 
 

lieu. A l'arrivée des Akélé, il eût un conflit. les Vungu dirent pacifiquement aux Akélé que la terre n'appartient à personne. Vous pouvez vous y installer. D'où ce nom.

Moutsiengui

\u-4005ÉËÉÉå»ÉäÉãÉéÉÕÉ·É»ÉÍ

(De tsiengui « singe mandrill »). Nom donné à une partie de la forêt en pays gisir où abondaient les singes mandrill. Les plantations de cette partie de la forêt étaient constamment dévastées par des hordes de singes mandrill et cela au grand damne des populations. D'où le nom de moutsiengui.

Mouyombi

\u-4005ÉËÉÉå»É·ÉßÉÉÉÒÉ»ÉÍ

Nom donné à un village situé non loin de Doubou et Mousanga. Le chef de ce village, à savoir: Bouka bou Bibalou le baptisa Mouyombi en souvenir d'une des ses vieilles plantations où poussaient en abondance des essences de « mouyombi ».

Ndabilila

\u-4005ÉËÉÞÉÔÉÑÉÒÉ»ÉÜÉÉÜÉ°ÉÍ

Nom d'un village en pays gisir. Ce

Toponymes gisir

transcriptions phonétiques

Significations

 
 

noms signifie: « fais attention ! ». Ce village tient cette appellation d'une boutade adresser aux habitants et ceux d'ailleurs pour dissuader les attaques mystiques.

Ndendi

\u-4005ÉËÉÞÉÔÉÕÉÉÞÉÔÉ»ÉÍ

Ancien village de Bimbounza bi Niokou, chef de terre à l'époque, homme d'origine Vungu. Par rapport au fleuve Rembo, ce village étai situé en aval, si bien que tous les immondices de ceux qui étaient en amont se regroupaient à Ndendi (actuel village Rembo) habité par la communauté Sango, qui reviendrait du canton Ividji dans le departement de la Boumi-Louetsi.

Ngoumou

\u-4005ÉËɾÉ×ÉåÉÉå»ÉÍ

Toponyme en pays gisir qui doit son nom à Ngoumou (chasseur). Voir Koumoungoumou: « plaine Ngoumou ».

Nguenzadiambou

\u-4005ÉËɾÉ×ÉuÉÞÉêÉ°»ÉÔÉéÉÑÉÉÒÉå»ÉÍ

Toponyme en pays gisir, qui signifie: « véritable problème ». Ce nom doit son appellation à l'égocentrisme vue par les villages voisins. Dans ce village, les habitants se déclaraient

Toponymes gisir

transcriptions phonétiques

Significations

 
 

être au sommet de toutes connaissances médico-magiques, sans aucune concurrence. D'où ce nom.

Niambikani

\u-4005ÉËÉÞÉéÉÑÉÉÒÉ»ÉÛÉÑÉÉÞÉ»ÉÍ

Village en pays gisir où toutes sortes de production agricole étaient faible. De Niambikani: « Dieu protège moi ! ». Les habitants eurent comme dernier recours le salut de Dieu pour recouvrir la fertilité des terres.

Niangousagoma

\u-4005ÉËÉÞÉéÉÑɾÉ×Éå»ÉãÉѻɷÉÉÉ°»ÉÍ

Quartier de fougamou. Nom nommé cause de l'anxiété que vivaient les habitants de ce lieu. Construit non loin des cimetières, l'histoire raconte que les morts venaient souvent hanter les habitants. Ces derniers se sentaient plus en sécurité le jour que la nuit. D'où ce nom.

Niemanakatsi

\u-4005ÉËÉÞÉéÉuÉÉ°»ÉÞÉ°»ÉÛÉÑÉäÉãÉ»ÉÍ

Nom du village du clan guibasa. Le toponyme signifie littéralement: « vente le mérite d'avoir un oncle ». L'histoire raconte que dans le temps, les sorciers s'attaquaient plus aux familles « par ventre ». L'objectif

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transcriptions phonétiques

Significations

 
 

étaient de stopper la lignée de la victime. Le fait d'avoir un oncle (maternel)était un rempart contre les sorciers, mais aussi en cas des problèmes entre famille.

Ninguikousou

\u-4005ÉËÉÞÉÉɾÉ×É»ÉÛÉåÉãÉå»ÉÍ

Nom donné à une petite partie de la forêt en pays gisir où viennent régulièrement se reproduire des colonies de perroquets. De là dérive l'appellation Ninguikousou « Bosquet à perroquets ». Par extension, l'île à perroquets est aussi appelée Ninguikousou.

Nzagoumbasouagou

\u-4005ÉËÉÞÉêÉÑÉ·Éå»ÉÒÉÑ»ÉãÉçÉÑÉ·Éå»ÉÍ

Quartier de Fougamou. Ce nom signifie littéralemt: « je ne suis dans ton nez ». C'est est un pamphlet adresser aux voisins comme pour dire occupez-vous de vos problèmes.

Nzakoubega

\u-4005ÉËÉÞÉêÉÑÉÛÉå»ÉÒÉuÉ·É°»ÉÍ

Toponyme en pays gisir. Nom d'une forêt. Ce nom doit son appellation à la distance qu'il y a parcourir lorsqu'on y va.

Nzambinatsiengui

\u-4005ÉËÉäÉãÉÑÉÉÒÉ»ÉÞÉ°»ÉäÉãÉéÉÕɾÉ×É»ÉÍ

Nom d'un village en pays gisir. Ce toponyme signifie littéralement: « terre et ciel ». Très animiste, ce

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transcriptions phonétiques

Significations

 
 

nom doit doit son appellation du fait que les habitants de ce village pensaient qu'ils n' y avaient rien de plus grand qu'à vénérer les entités du ciel et de la terre.

Nzaoubakama

\u-4005ÉËÉÞÉêÉÑÉçÉå»ÉÒÉÑ»ÉÛÉ°ÉÉ°»ÉÍ

Nom donné à un passage creusé par l'érosion entre deux flancs de colline. Selon les populations, tous les animaux ayant empruntés ce passage se sont trouvés pris au piège : le couloir s'élargissant et se refermant sur les infortunés. D'où le nom de « Nzaoubakama « éléphant serré (entre les deux parois du passage) ».

Nzarina

\u-4005ÉËÉäÉãÉÑ»ÉâÉÉÞÉ°»ÉÍ

De gourina: « Je n'ai pas fui ». Toponyme en pays gisir. A l'époque de la colonisation, certains villageois fouillaient leurs campements à cause des travaux forcés. Ils se trouvent que les habitants du village que serra Nzarina, restèrent dans leur lieu habituel et vont subir les travaux forcés. Ce nom doit son appellation à la bravoure des anciens habitants de

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transcriptions phonétiques

Significations

 
 

ce village.

Paga

\u-4005ÉËÉàÉÑÉ·É°»ÉÍ

Nom d'un village en pays gisir. ce nom signifie littéralement: « doute ». Il s'agit d'un village où les habitants avaient une connaissance des plantes et des pratiques médico-magiques. Ce toponyme doit son appellation du fait que les villages voisins n'admettaient pas ce savoir.

Peni

 

Nom d'une pleine dans la contrée Mandji. Ce nom signifie littéralement: « nudité ». Ce nom nous vient d'une révélation des génies aux habitants de ce lieu qui souvent violaient quelques interdits de la nature.

Sievanou

\u-4005ÉËÉãÉéÉuɲÉÑ»ÉÞÉå»ÉÍ

Toponyme en pays gisir dans la contrée Mandji. Ce nom signifie littéralement: « riez, moquez- vous de moi ». Il s'agit d'une boutade dite à l'endroit des voisins qui se moquaient de la « petitesse » du village et par le fait que les habitants de ce lieu étaient toujours reléguer au second plan.

Toponymes gisir

transcriptions phonétiques

Significations

ST. Pierre

\u-4005ÉËÉãÉu»ÉàÉéÉuÉâÉ°»ÉÍ

Quartier de fougamou. Ce toponyme doit son nom à l'appellation d'une église nommée: St.Pirre. Homme religieux.

Tangoufilou

\u-4005ÉËÉäÉÑÉÞÉÔÉå»ÉÖÉÉÜÉå»ÉÍ

Nom d'un village en pays gisir qui signifie littéralement: « tant des morts ». Ce toponyme doit son nom par la forte mortalité d'individus constaté dans ce village.

T.P ( École)

\u-4064ÉnÉËÉäÉuÉàÉ°ÉÛÉÉÜÉ°»

TP (École) [\u-3980ÉäÉuÉàÉ°ÉÛÉÉÜÉ°»]. Nom d'un quartier de Fougamou qui doit son appellation à la construction dans le quartier d'une école des cadres des travaux publics (TP).

T.P (Subdivision)

\u-4005ÉËÉäÉu»ÉàÉ°»ÉãÉÉÒÉ°»ÉÔɻɲÉÉãÉÉÍ

TP [\u-3980ÉäÉu»ÉàÉ°»ÉãÉÉÒÉ°»ÉÔɻɲÉÉãÉ]. Nom d'un quartier de fougamou construit aux environs de l'emplacement de la base de la société des travaux publiques, direction sud-est. ( Ngounié ).

Travaux ( Tarabou )

\u-4005ÉËÉäÉÑ»ÉâÉÑÉÒÉå»ÉÍ

Toponyme en pays gisir. Ce nom signifie littéralement: « travaux ». Ce nom doit son appellation du fait que les colons firent ce ce village une base pour chantier d'exploitation de bois.

Toponymes gisir

transcriptions phonétiques

Significations

Tsamba

\u-4005ÉËÉäÉãÉÑÉÉÒÉ°»ÉÍ

L'un des toponymes des chutes du même nom (voir Magotsi). Le Département dont Fougamou est la ville principale porte également le même nom. Selon la légende, pour se concilier les génies des chutes de Tsamba, les Anciens sacrifièrent un esclave du nom de Tsamba. A la chute de Magotsi, ce fut une femme esclave du nom de Magotsi qui fut sacrifiée. Depuis ces deux chutes sont appelées Tsamba-Magotsi.

Tsienguifoila

\u-4005ÉËÉäÉãÉéÉÕɾÉ×É»ÉàÉÑÉ·É°»ÉÍ

Toponyme en pays gisir. Ce nom signifie littéralement: « terre de blanc ». Dans la contrée de Mougoli bingondou: « zone à forte pluviométrie, et où les habitants se dénudaient des jambes pour éviter les gouttes de rosé sur les feuilles ». Ce village doit son appellation à la délocalisation du premier site vers les sites coloniaux.

Yombi

\u-4005ÉËÉ·ÉßÉÉÒÉ»ÉÍ

Nom donné à un village, dont l'ancienne appellation était

Toponymes gisir

transcriptions

Significations

 

phonétiques

 
 
 

Kouloungoundou: « calebasse d'eau

 
 

empoisonnée ». Ajourd'hui, nommé

 
 

Yombi, l'histoire raconte que les

 
 

habitants de ce village

 
 

empoisonnaient les voyageurs qui

 
 

demandaient à s'abreuver.

D'où

 
 

l'expression Kouloungoundou ou sa

 
 

goulaba Yombi ou goulab: « tu ne

 
 

verras jamais la cale basse d'eau

 
 

empoisonnée, mais Yombi tu

 
 

verras ».

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