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Accessibilité aux produits des institutions de micro finance et la gestion des risques y afférents

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par Emmanuel SANOU
Institut Supérieur d'Informatique et de Gestion (ISIG) - Diplôme de Technicien Supérieur en Finances Comptabilité 2005
  

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I.2. LES ORIGINES NATIONALES DU RESEAU

Au Burkina, le réseau des caisses populaires du Burkina (RCPB) est l'une des institutions de micro finances qui poursuit les mêmes ambitions que celles nées à l'échelle internationale. Il a été créé, en 1972 grâce à l'appui des compagnies internationales de Développement de la France et du Canada. Pendant plus de trente ans, il a permis aux pauvres, aux cadres, aux petites et moyennes entreprises, d'accéder aux services financiers. Il offre également des services particuliers aux femmes les plus démunies (caisses villageoises).

Dès sa création, le RCPB a construit trois caisses à Diébougou, dans la province de la Bougouriba et du Ioba.

De 1972 à 1974, le réseau a construit quatre autres caisses dans la province du Poni. C'est à partir de cette époque que les caisses populaires ont adopté la stratégie de regroupement pour former des structures régionales et nationales.

Ainsi, en 1976, les sept premières caisses de Poni et Bougouriba se regroupent, pour former la première union régionale (URCPB). Mais, jusqu'à cette date, les caisses n'étaient pas en mesure de distribuer des prêts car, comme toute autre institution de micro crédit, elles ne devaient fonctionner que sur la base de l'épargne collectée, auprès de ses membres.

Ce principe est l'une des différences fondamentales qui existe entre les institutions décentralisées de micro crédit et les banques classiques.

De 1976 à 1984, quatre autres caisses portent à onze (11) le nombre des caisses, sur tout le territoire national. Cette période marqua le début des activités de crédit. La gestion des caisses était assurée par des employés formés dans la gestion des coopératives financières.

A partir de 1987, elles développèrent, en leur sein, une stratégie de gestion liée au système comptable, à la planification et à la supervision des tâches quotidiennes.

Ces nouvelles techniques de maîtrise des données vont encourager la naissance de plusieurs autres unions entre 1987 et 1995 à savoir : l'URCPN avec douze caisses, l'URCPC avec dix huit (18) caisses et l'URCPCE avec 5 caisses. Une unité de coordination est crée, précurseurs de la fédération nationale.

Cet accroissement rapide du nombre des institutions de base et des unions va engendrer la création d'une structure principale de coordination des petites unités, appelée fédération des caisses populaires du Burkina. Cette structure assure la direction générale du RCPB.

Par ailleurs, ce sont les mêmes raisons qui vont amener le gouvernement à réglementer le domaine de la finance communautaire.

En 1994, une législation spécifique régissant les coopératives d'épargne et de crédit fut adoptée sous la houlette de la BCEAO : loi N°59/94/ADP du 12/15/1994 et son décret d'application N°095/308/PRES/MEFP du 01 avril 1995.

Cette loi dite « loi PARMEC » place les coopératives, sous la tutelle du ministère de l'économie et des finances.

Actuellement, le secteur de la micro finance a été libéralisé. En effet, toute institution bancaire ou société Anonyme pourrait se doter désormais d'une structure de micro crédit. C'est ainsi que le RCPB, devrait faire face à plusieurs institutions concurrentes, agissant dans le financement des activités économiques, au Burkina Faso.

Après ce rappel historique, voyons à présent la situation actuelle du RCPB.

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