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Contribution des éleveurs au financement de l'entretien des pompes à  motricité humaine dans la commune de Djibo

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par Tahirou NIGNAN
Université Africaine de Developpement Coopératif (UADC) Cotonou Bénin - Diplome d'Etudes Superieure d'Economie Coopérative (DESEC) 2008
  

Disponible en mode multipage

NIGNAN Tahirou

Téléphone fixe : +226 50 39 16 11

Téléphone portable : +226 71 64 54 63

Email : tahirounignan@yahoo.fr

Burkina Faso

IDENTIFICATION DU JURY

PRESIDENT

KAMDEM Emmanuel : Dr ès Sciences Economiques et Coopératives, Professeur, Spécialiste des coopératives au Bureau International de Travail (BIT) à Genève, Président du Conseil Scientifique International à l'Université Africaine de Développement Coopératif (UADC).

MEMBRES

BOYI Bonaventure : Dr en Marketing / Management, Consultant formateur en Marketing et en Management, Enseignant à l'Ecole Nationale d'Economie Appliquée et de Management (ENEAM) et à la Faculté des Sciences Economique et de Gestion (FASEG) de l'Université d'Abomey-Calavi, Bénin.

SEBISOGO Muhuma : Dr en Sociologie, Secrétaire exécutif du Groupe de recherche et de Promotion de l'Economie Sociale en Afrique, Professeur à l'Université Africaine de Développement Coopératif (UADC) Cotonou, République du Bénin.

RESUME

Le présent mémoire intitulé « Contribution des éleveurs au financement de l'entretien des pompes à motricité humaine dans la commune de Djibo » entre dans le cadre de notre formation conduisant au DESEC. Il résulte de deux stages réalisés au sein du Programme d'Application de la Reforme du Système de Gestion d'Eau Potable en Milieux Rural et Semi-Urbain (PAR) dont l'objectif général est d'assurer le fonctionnement permanent des infrastructures hydrauliques d'approvisionnement en eau potable des populations en milieux rural et semi urbain.

Le diagnostic, effectué en 2007 dans la commune de Djibo et actualisé en 2008 a permis de mettre en exergue l'inadaptation du mode de gestion des pompes à motricité humaine (pmh) dans cette zone.

Face à cette situation, nous nous sommes posés les questions de savoir quelles sont les causes de cette inadaptation du mode de gestion et les moyens d'inverser cette tendance.

Pour répondre à ces interrogations, nous nous sommes fixés des objectifs.

L'objectif général est de proposer un mode de gestion durable de pmh dans la commune de Djibo à partir d'une meilleure connaissance des raisons explicatives de leur mauvaise utilisation. De manière spécifique, il s'agit de :

- déterminer le niveau actuel de la contribution financière des éleveurs pour l'entretien des pmh ;

- identifier les contraintes majeures liées à l'usage des pmh par les animaux ;

- apprécier l'efficacité des structures actuelles de gestion.

Dans la recherche de solutions à ces questionnements, nous avons adopté l'approche participative afin d'impliquer tous les acteurs à l'identification des problèmes, à leur analyse et à la recherche de mode de gestion approprié des pmh. Cette démarche participative a été utilisée aussi bien à l'analyse diagnostic qu'à l'étude de faisabilité. Les techniques et outils de collecte des données ont porté essentiellement sur la recherche documentaire, les entretiens et l'observation directe. Les résultats obtenus ont tenu compte de trois hypothèses formulées, testées et confirmées qui sont :

H1 : La contribution financière actuelle des éleveurs ne permet pas d'assurer l'entretien des pmh ;

H2 : Les systèmes d'élevage pratiqués par les éleveurs ne facilitent pas l'usage des pmh par les animaux ;

H3 : L'inefficacité des structures de gestion des pmh explique le faible engagement des éleveurs à relever le niveau de leur contribution financière.

L'analyse des problèmes et la recherche de solutions ont conduit à la naissance d'un projet d'action intitulé « Renforcement des capacités techniques des membres de l'union d'éleveurs de la commune de Djibo pour une gestion durable des pmh ». D'une durée de cinq (05) ans, le projet a pour but d'améliorer le savoir et le savoir-faire des éleveurs et comme objectif, rendre durable la gestion des pmh dans la commune de Djibo. Il s'ensuit que le projet est pertinent et peut faire l'objet d'études de faisabilité. Ces études menées dans le but de prouver que le projet est viable et faisable ont été concluantes. Sur le plan financier, le coût du projet est évalué à 42 237 267 F CFA dont 40 269 000 F CFA pour les immobilisations, 1 968 267 F CFA pour le besoin en fonds de roulement. Son financement sera assuré en grande partie par l'union des éleveurs à hauteur de 80%, du groupe des partenaires au développement (18%) et de la contribution de l'étudiant (2%). Outre le fait que le projet mettra à la disposition des populations locales de l'eau potable en permanence, il permettra également de :

v renforcer le savoir et le savoir faire des membres des Associations des Usagers d'Eau (AUE) et des éleveurs;

v améliorer les productions animales ;

v éviter les concentrations des troupeaux autour des pmh, source de pollution de la nappe phréatique (déjection des animaux) ;

v aplanir les conflits entre différents utilisateurs des pmh ;

v réduire les maladies d'origine hydrique ;

v créer une forte cohésion entre les différents utilisateurs.

La mise en oeuvre des connaissances acquises permettra aux éleveurs de s'acquitter régulièrement de leurs contributions financières pour l'entretien des pmh.

Tout comme les éleveurs, les membres des AUE, à travers le renforcement de leurs capacités, pourront mieux entretenir les 76 pmh fonctionnelles et réhabiliter les 17 en pannes grâce à la contribution financière des éleveurs.

TABLE DES MATIERES

RESUME i

TABLE DES MATIERES iv

Liste des tableaux vi

LISTE DES FIGURES vii

LISTE DES SIGLES & ABREVIATIONS viii

DEDICACE x

REMERCIEMENTS xi

INTRODUCTION 1

CHAPITRE 1: PROBLEMATIQUE, CADRE CONCEPTUEL ET METHODOLOGIQUE.................................................2

1.1. PROBLEMATIQUE 2

1.1.1. Contexte de l'étude 2

1.1.2. Enoncé du problème 3

1.1.3. Objectifs de l'étude 4

1.1.4. Hypothèses de recherche : 4

1.2 CLARIFICATION DES CONCEPTS ET REVUE DE LITTERATURE 4

1.2.1 Clarification des concepts 4

1.2.2 Revue de littérature 6

1.3. METHODOLOGIE DE RECHERCHE 11

1.3.1. Préparation de la Recherche 11

1.3.2. Réalisation de la recherche 12

1.3.3 Traitement et analyse des données 17

1.3.4. Limites, difficultés et opportunités de la recherche 18

CHAPITRE 2 : PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE ET DES RESULTATS DE L'ANALYSE DIAGNOSTIC...............20

2.1. PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE 20

2.1.1. Aperçu sur le Burkina Faso 20

2.1.2. Présentation du Programme d'Application de la Réforme (P.A.R) 22

2.1.3. Présentation de la commune de Djibo 25

2.1.4 Stratégies de lutte contre les pénuries d'eau dans la commune de Djibo 30

2.2. PRESENTATION ET ANALYSE DES RESULTATS 31

2.2.1 Niveau de la contribution actuelle des éleveurs pour l'entretien des Pmh 31

2.2.2 Systèmes d'élevage pratiqués 35

CHAPITRE 3 : SYNTHESE DES RESULTATS DE L'ANALYSE ET IDENTIFICATION DES SOLUTIONS D'AMELIORATION........................................................................................................................................30

3.1. SYNTHESE DE LA SITUATION PROBLEMATIQUE 40

3.1.1 Situation problématique 40

3.1.2 Situation souhaitée 42

3.2. Identification des actions d'amélioration 44

3.2.1 Analyse des solutions 45

3.2.2. Choix du projet d'action 45

3.2.3. Présentation des promoteurs du projet 48

3.2.4. Pertinence du Projet d'action 49

CHAPITRE 4 : ETUDE TECHNIQUE DU PROJET D'ACTION................................................................................52

4.1 Localisation et emplacement du projet 52

4.2 Infrastructures et équipements du Projet 52

4.2.1 Infrastructures du projet 52

4.2.2 Equipements du projet 52

4.2.3. Matériel roulant 54

4.2.4 Services consommés 54

4.3 Volet formation 54

4.3.1. Identification des besoins en formation 54

4.3.2 Bénéficiaires et modules de formation 55

4.3.3 Stratégie de formation 56

4.3.4. Durée et coût de formation 57

CHAPITRE 5 : ETUDE POLITICO-JURIDIQUE ET ORGANISATIONNELLE............................................................59

5.1 Faisabilité politico-juridique 59

5.2 Faisabilité organisationnelle 60

5.2.1 Structures de l'union et du projet 60

5.2.2 Description des postes et recrutement du personnel 62

CHAPITRE 6 : ETUDE FINANCIERE DU PROJET D'ACTION................................................................................67

6.1 Evaluation du Coût du Projet 67

6.1.1 Immobilisations 67

6.1.2 Amortissement des immobilisations 70

6.1.3 Détermination du besoin en fonds de roulement (BFR) 72

6.2. Financement du projet 72

6.2.1. Les sources internes 72

6.2.2. Les sources externes 73

6.3. Analyse financière et durabilité des interventions du projet 73

6.3.1 Comptes d'exploitation prévisionnels 73

6.3.2 Budget de trésorerie 74

CHAPITRE 7 : ETUDE SOCIO-ECONOMIQUE, ENVIRONNEMENTALE, PLANIFICATION ET SUIVI - EVALUATION...78

7.1 Etudes socio-économique et environnementale 78

7.1.1 Analyse des impacts économiques 78

7.1.2 Analyse des impacts sociaux 78

7.1.3 Analyse Environnementale 79

7.2 Planification, Suivi-évaluation et cadre logique 79

7.2.1 Planification du projet 79

7.2.2 Suivi et évaluation du projet 81

7.2.3 Cadre logique du projet 82

7.3 Analyse critique du projet 83

7.3.1 Facteurs favorables 83

7.3.2 Facteurs défavorables 83

7.3.3 Après Projet 83

CONCLUSION 84

BIBLIOGRAPHIE 86

Liste des tableaux

Tableau 1: Synthèse de l'échantillonnage de la population 14

Tableau 2: Effectif du cheptel du Burkina 2006 21

Tableau 3: Effectif des forages réalisés dans la Zone d'intervention du PAR. 22

Tableau 4: Effectif du cheptel de la commune de Djibo en 2006 30

Tableau 5: Situation des produits issus de la vente d'eau de 2002 à 2006 32

Tableau 6: Niveau de contribution des éleveurs sédentaires 34

Tableau 7: Présentation des solutions alternatives 44

Tableau 8: Sélection des solutions par la technique de pointage des facteurs non pondérés. 46

Tableau 9 : Analyse de la pertinence du projet 50

Tableau 10 : Matériel et mobilier de Bureau 53

Tableau 11 : Matériel informatique 53

Tableau 12 : Consommables et Fournitures de bureau 54

Tableau 13 : Module des formations 55

Tableau 14 : Synthèse de la description des postes du personnel. 63

Tableau 14  (suite) : Synthèse de la description des postes du personnel. 64

Tableau 15 : Prévision des salaires du personnel 65

Tableau 16 : Charges immobilisées du projet 67

Tableau 17 : Honoraires des consultants formateurs 68

Tableau 18 : Autres charges liées aux sessions de formation 68

Tableau 19 : Récapitulatif des coûts liées à la formation 69

Tableau 20 : Récapitulatif du coût des immobilisations incorporelles 69

Tableau 21: Récapitulatif du coût des immobilisations corporelles 69

Tableau 22: Récapitulatif du coût des immobilisations 69

Tableau 23: Amortissements des immobilisations ( en F CFA) 71

Tableau 24 : Estimation du besoin en fonds de roulement 72

Tableau 25 : Coût total du projet 72

Tableau 26 Plan de financement du projet 73

Tableau 27 : Comptes d'exploitation prévisionnels du projet ( F CFA) 74

Tableau 28 : Budgets de trésorerie du projet (F CFA) 75

Tableau 29 : Cash flows du projet (F CFA) 75

Tableau 30 : Actualisation du coût de la formation 76

Tableau 31: Diagramme de GANTT du projet 80

Tableau 32 : Cadre logique du Projet 82

LISTE DES FIGURES

Figure 1: Organigramme du programme d'application de la réforme 25

Figure 2 : Les produits issus de la vente de l'eau 32

Figure 3 : Evolution du nombre de pmh 2002 - 2006 33

Figure 4 : Arbre à problèmes 41

Figure 5 : Arbres des objectifs 43

Figure 6 : Organigramme de l'union des éleveurs intégrant le projet 62

LISTE DES SIGLES & ABREVIATIONS

A E P: Adduction d'Eau Potable

A E P S: Adduction d'Eau Potable Simplifiée

A F D: Agence Française de Développement

A M E: Association des Mères Educatrices

A P E: Association des Parents d'Elèves

A U E: Association des Usagers d'Eau

BE : Bureau exécutif

C M A P: Centre de Multiplication des Animaux Performants

C P E: Comité de Point d'Eau

CRUS: Comité Régional des Unités du Sahel

CSPS : Centre de Santé et de Promotion Sociale

D E S E C: Diplôme d'Etudes Supérieures en Economie Coopérative

D G E A P: Direction Générale des Espaces et des Aménagements Pastoraux

D G P S E: Direction Générale des Prévisions et des Statistiques de l'Elevage

D I E P A: Décennie Internationale de l'Eau Potable et de l'Assainissement

DOS : Document d'Orientation Stratégique

D P R A: Direction Provinciale des Ressources Animales

DSDR : Document de Stratégie de Développement Rural

FAARF : Fonds d'Appui aux Activités Rémunératrices des Femmes

FEER : Fonds de l'Eau et de l'Equipement Rural

I E M V T: Institut d'Elevage et de Médecine Vétérinaire des pays Tropicaux

INSD: Institut National des Statistiques et de la Démographie

I S S: Interview Semi Structurée

MAHRH : Ministère de l'Agriculture de l'Hydraulique et des Ressources Halieutiques

M R A: Ministère des Ressources Animales

ONATEL : Office National des Télécommunications

PAGIRE: Plan d'Action pour la Gestion Intégrée des Ressources en Eau

P A P I S E: Plan d'Action et Programme d'Investissement du Secteur de l'Elevage

P A R: Programme d'Application de la Réforme

P D E S, Phase II: Projet de Développement de l'Elevage dans le Soum, phase II

P E A: Poste d'Eau Autonome

P D E L-L G: Projet de Développement de l'Elevage dans le Liptako Gourma

P D Z A: Projet de Diffusion du Zébu Azawak

P I B : Produit Intérieur Brut

P L E C P: Projet de Lutte contre les Effets du Criquet Pèlerin

P m h: Pompe à motricité humaine

P S A/R T D: Projet de Sécurisation Alimentaire par la Récupération des Terres

Dégradées

SONAPOST : Société Nationale des Postes

UADC : Université Africaine de développement Coopératif

DEDICACE

A ma mère NIGNAN /YAGO Maïmouna, pour son affection et son soutien indéfectibles;

A mon épouse NIGNAN Joëlle, ceci est le fruit de tes efforts consentis;

A ma fille NIGNAN Kenza, je t'encourage à aller au-delà des efforts consentis par ton père;

Je dédie ce mémoire.

REMERCIEMENTS

Au terme de notre stage, il est un réel plaisir et un devoir pour nous de marquer notre entière reconnaissance à tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à sa réalisation.

Nos remerciements vont à l'endroit de:

Ø Monsieur le Recteur de l'U A D C, à toute l'administration de l'université et au corps enseignant qui n'ont ménagé aucun effort pour notre formation;

Ø Notre Superviseur Docteur BOYI Bonaventure pour ses conseils précieux et orientations qui ont été d'une grande importance pour la réalisation de ce travail ;

Ø La Coopération Autrichienne qui a bien voulu mettre à notre disposition une bourse d'étude;

Ø Monsieur Jean Mathieu BINGBOURE, chef du programme réforme qui a bien voulu nous accorder le stage au sein de sa structure et aussi pour son appui technique ;

Ø Madame TIENDREBEOGO Carine secrétaire de Direction au Programme d'Application de la Reforme du Système de Gestion d'Eau Potable en Milieu Rural et Sémi-Urbain pour tous les services rendus;

Ø Madame SOULAMA Sylvianne, notre maître de stage pour sa rigueur, sa disponibilité à nous guider dans nos recherches ;

Ø Monsieur WANGO Oumarou, Directeur des Etudes et des Stages à l'Ecole Nationale de l'Elevage et de la Santé Animale (ENESA), pour son appui matériel ;

Ø Monsieur BONOGO.W.Victor, Chef de Service Scolarité à l'E N E S A, pour sa disponibilité à nous orienter, corriger notre rapport et contribuer à sa mise en forme;

Ø Monsieur Danani LOMPO, D P R A du Soum, pour son attitude combien hospitalière à notre égard;

Ø Monsieur BASSOLE B.P.Bazombié, enseignant à l'ENESA pour sa disponibilité dans la confection de ce présent mémoire;

Ø Monsieur BAKOUAN Bassiou dit Patrice, Docteur Vétérinaire, Directeur Régional des Ressources Animales du Centre Ouest pour son appui matériel;

Ø Monsieur OUEDRAOGO Lassané Chef de Poste Vétérinaire de Tchériba pour son soutien renouvelé;

Ø Monsieur M'BARA Ibrahim, pour sa grande collaboration;

Ø Messieurs GANAME Adama , DIALLO Abdramane et tous les animateurs, qui ont bien voulu accepter nous accompagner sur le terrain pour l'administration des questionnaires et guide d'entretien;

Ø Messieurs SAWADOGO Boukary, TONDE P. Marcel, et Coulibaly Zoumana, nos aînés de l'université pour les interventions spontanées et efficaces dont nous avons bénéficié dans le cadre de la correction de notre mémoire;

Ø Mes compatriotes DIARRA Assita, GOUBA Aminata, ZEBA Momini tous étudiants à l'UADC pour leurs appuis multiformes;

Ø Monsieur OUATTARA Bakary, Chef de Région SOFITEX Bobo, pour sa contribution matérielle;

Ø La population communale de Djibo, notamment la communauté pastorale, les gestionnaires des pompes à motricité humaine, le premier adjoint au maire, pour leur accueil et bonne collaboration;

Ø Monsieur OUEDRAOGO Seydou, Directeur de la Protection de l'Enfant et de l'Adolescent pour son soutien matériel;

Ø Monsieur BATIGA.A Edmond, Inspecteur de l'Enseignement du Premier Degré, Directeur Provincial de l'Enseignement de Base et de l'Alphabétisation du Ziro (Sapouy) pour son soutien matériel;

Ø Monsieur GNIMASSOU Modeste enseignant permanent à l'UADC, pour sa disponibilité, ses conseils et suggestions qui ont permis d'améliorer la qualité de notre travail;

Ø Monsieur SOMAKPO Thiérry Maurille, assistant du Professeur AKPO Pasteur.E.Juste pour sa disponibilité à lire et à corriger notre mémoire;

Ø Monsieur SOSSOU Jules Arnaud, assistant du Professeur AMOUSSOUGA Géro Fulbert pour sa disponibilité dans la confection du présent mémoire;

Ø Messieurs BACHIR Amadou, HOULBOUMI Fulbert, GUINDO Bakary et Mme WOROU Françoise tous étudiants à l'UADC pour les services rendus;

Ø Monsieur GOUBA Alain pour son soutien moral et matériel.

Ø Mes frères et soeurs pour leur soutien moral.

Ø M. SAWADOGO W. Edmond, Responsable du Groupe Senna auto-école pour son soutien renouvelé

INTRODUCTION

Le Burkina Faso, pays à vocation agro-pastorale, tire l'essentiel de son revenu national des produits de l'agriculture et de l'élevage. Le sous-secteur de l'élevage contribue à hauteur de 12% à la formation du produit intérieur brut (PIB). Les produits de l'agriculture et de l'élevage représentent la deuxième source de devises avec des recettes d'exportation évaluées à 32,1 milliards de F CFA en 2002 (DSDR).

De nos jours, l'élevage, pratiqué par plus de 70% de la population, est de plus en plus considéré comme une alternative pour la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté en milieu rural (MRA, 2004). Malgré cette importance socio-économique, l'élevage reste confronté à certaines difficultés parmi lesquelles l'accès à l'eau. Cette difficulté est consécutive aux aléas climatiques accentuant la répartition irrégulière des pluies dans le temps et dans l'espace. Cet état de fait encourage l'émigration des jeunes et constitue un frein au développement.

L'introduction des pompes à motricité humaine (Pmh) en milieux rural et semi-urbain avait essentiellement pour but d'approvisionner les populations humaines en eau potable. Très vite, ces ouvrages hydrauliques ont fait l'objet d'une compétition entre les populations humaines et animales. Cette situation de concurrence due à la diversité des utilisateurs n'est pas sans conséquences car elle expose ces pompes à motricité humaine à la « tragédie des communs ». Leur pérennité se trouve ainsi compromise, au point qu'il importe de trouver des solutions idoines pour une gestion plus efficace. Ce contexte a inspiré notre mémoire projet dont le thème est « contribution des éleveurs au financement de l'entretien des pompes à motricité humaine dans la commune de Djibo au Burkina Faso ».

L'étude qui est réalisée dans le cadre de la formation conduisant au Diplôme d'Etudes Supérieures en Economie Coopérative (DESEC) s'est appuyée sur deux (02) stages. Le premier a été consacré à l'analyse diagnostic du mode de gestion des pmh et le second a eu pour objet les études de pertinence et de faisabilité de l'idée de projet découlant de l'analyse diagnostic. Dans sa structure, le présent mémoire réalisé au sein du Programme d'Application de la Réforme du Système de Gestion d'Eau Potable en Milieux Rural et Semi-urbain comporte deux parties : la première correspondant à l'analyse diagnostic comprend trois (3) chapitres consacrés respectivement à : (i) la problématique, le cadre conceptuel et méthodologique, (ii) la présentation du milieu d'étude et analyse des résultats, (iii) la synthèse des résultats de l'analyse et l'identification des solutions d'amélioration. La seconde partie quant à elle comprend quatre (4) chapitres : (i) l'étude technique du projet d'action, (ii) l'étude politico-juridique et organisationnelle, (iii) l'étude financière du projet d'action, (iv) les études socio-économique et environnementale, la planification, le suivi et l'évaluation.

CHAPITRE 1: PROBLEMATIQUE, CADRE CONCEPTUEL ET METHODOLOGIQUE

Dans ce chapitre, nous aborderons la problématique à travers le contexte de l'étude et l'énoncé du problème. Ensuite nous présenterons les objectifs de recherche, procéderons à la clarification des concepts, à la revue de la littérature et enfin nous ferons cas de la méthodologie utilisée.

1.1. PROBLEMATIQUE

1.1.1. Contexte de l'étude

Au Burkina Faso, les premiers grands programmes d'hydraulique villageoise des années 70 visaient à fournir gratuitement l'eau aux populations pour pallier aux effets de la sécheresse. La maintenance des ouvrages était centralisée et assurée par l'Etat.

En mai 1982, l'Etat burkinabé, dans le cadre de la Décennie Internationale de l'Eau Potable et de l'Assainissement (DIEPA) a procédé à une première relecture de sa politique sectorielle en intégrant notamment la nécessité d'une appropriation des équipements par les communautés à la base.

Aussi, en 1992, la lettre de politique sectorielle adoptée par le gouvernement a pris en compte la valeur économique de l'eau ainsi qu'une approche sur la demande des usagers.

Ainsi donc, les points d'eau ruraux sont désormais gérés par des Comités de Points d'Eau (CPE) chargés de leur entretien courant, de la collecte des fonds permettant de payer les réparations et d'assurer le renouvellement des pompes. Des artisans réparateurs assurent une maintenance décentralisée de ces pompes. L'inventaire national des ouvrages hydrauliques, réalisé en 2005, montre qu'en milieux rural et semi-urbain, le Burkina Faso dispose d'un parc de 29 535 Pmh dont 23% en pannes. Le pays dispose également de 472 systèmes d'adduction d'eau potable simplifiée dont 34% sont en pannes.

Malgré les efforts importants déployés ces dernières années pour appuyer les comités de points d'eau, force est de constater que le modèle a des limites. En effet, outre les multiples pannes enregistrées, la grande majorité des comités ne constitue pas de provisions pour l'achat des pièces détachées ou pour le renouvellement des équipements. Par répercussion, les réseaux d'artisans réparateurs, et les dépôts de vente de pièces détachées tendent à s'étioler puis à disparaître.

Face à ces constats, le Ministère de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources Halieutiques, mène depuis décembre 1996 une réflexion sur la réforme du système de gestion des infrastructures d'hydraulique de proximité visant à corriger les insuffisances et les limites de la gestion communautaire. Une étude de faisabilité réalisée par le groupement BURGEAP/SEMI sur financement de l'Agence Française de Développement (AFD) a donc permis de mettre en oeuvre un nouveau système de maintenance permettant aux villages et aux petits centres d'avoir recours aux services de professionnels du secteur de l'eau en milieux rural et semi urbain. Par ailleurs des consultations ont été organisées aux niveaux provincial et régional, de manière à recueillir les avis et les observations de l'ensemble des groupes cibles et un atelier national s'est tenu les 13 et 14 janvier 1999 à Ouagadougou. A l'issue de cet atelier, un document de réforme (février 1999) a été établi par le ministère de l'environnement et de l'eau.

1.1.2. Enoncé du problème

L'eau est l'une des ressources naturelles les plus vitales pour toute existence. En théorie, on affirme que notre planète possède assez d'eau potable pour satisfaire tout le monde. Mais dans les pays du sahel et particulièrement au Burkina Faso, les problèmes de l'eau sont observables et se traduisent dans certains milieux par la consommation d'eau impropre à l'alimentation. Cette situation n'est donc pas sans conséquence sur la santé des populations humaines et animales car l'eau sale est source de maladies d'origine hydrique pouvant provoquer la mort. Dans les localités à vocation pastorale, les besoins en eau sont plus accentués car exprimés aussi bien par les hommes que par les animaux. En effet, dans ces localités les ouvrages hydrauliques tels que les pompes à motricité humaine réalisées à grands frais par l'Etat et les partenaires au développement sont mal utilisés et perdent de leur caractère durable. Or, les ressources pour leur réparation et leur renouvellement sont de plus en plus rares. Lorsqu'ils sont hors d'usage, ces ouvrages d'hydraulique dont l'objectif premier est de satisfaire les besoins en eau des populations et des animaux ne servent plus cet objectif. Ce qui compromet la survie des espèces humaines et animales, d'où la nécessité de ne pas laisser perdurer cette situation.

La question se pose alors de savoir : comment faire pour satisfaire de façon durable, les besoins en eau des populations de la commune de Djibo confrontées au crucial problème de maintenance des ouvrages d'hydraulique en comptant sur ceux actuellement disponibles ?

Telle est l'interrogation qui a guidé l'analyse diagnostic de cette situation et la formulation de l'idée de projet qu'il a inspiré.

1.1.3. Objectifs de l'étude

De manière générale, l'étude vise à proposer un mode de gestion durable des pmh de la commune de Djibo à partir d'une meilleure connaissance des raisons explicatives de leur mauvaise utilisation actuelle.

De façon spécifique, les objectifs ci après ont été poursuivis : (i) Déterminer le niveau actuel de la contribution financière des éleveurs pour l'entretien des Pompes à motricité humaine ; (ii) Identifier les contraintes majeures liées à l'usage des Pompes à motricité humaine par les animaux ; (iii) Apprécier l'efficacité des structures actuelles de gestion des Pompes à motricité humaine.

1.1.4. Hypothèses de recherche :

En partant des objectifs ci-dessus, trois (3) hypothèses ont été formulées pour conduire cette étude :

1) la contribution financière actuelle des éleveurs ne permet pas d'assurer l'entretien des Pompes à motricité humaine ;

2) les systèmes d'élevage pratiqués par les éleveurs ne facilitent pas l'usage des Pompes à motricité humaine par les animaux;

3) l'inefficacité des structures de gestion des Pompes à motricité humaine explique le faible engagement des éleveurs à relever le niveau de leur contribution financière.

1.2 CLARIFICATION DES CONCEPTS ET REVUE DE LITTERATURE

1.2.1 Clarification des concepts

1.2.1.1 Selon la vision du Programme d'Application de la Réforme du Système de Gestion d'Eau Potable en Milieu Rural et Semi-Urbain (PAR)

Dans le souci d'harmoniser la compréhension du sujet, il est nécessaire que soient définis d'abord les concepts clés selon la vision du Programme d'Application de la Réforme.

Association des usagers de l'eau (AUE) : Structure villageoise regroupant les habitants et les notables d'un village et ayant pour mission d'assurer le fonctionnement du service de l'eau du village.

Exploitant: Personne physique ou morale en charge de l'exploitation d'un équipement hydraulique. L'exploitant peut se voir confier totalement ou partiellement l'une des activités d'exploitation.

Exploitation: Il faut entendre par le terme exploitation, toutes les actions techniques, financières et administratives nécessaires pour assurer le fonctionnement permanent d'un équipement d'approvisionnement en eau. L'exploitation intéresse donc la production de l'eau, sa distribution, sa vente mais aussi la gestion des recettes.

Gestion: La gestion a la même signification que le terme exploitation et concerne aussi bien les actions techniques, financières qu'administratives.

Opérateur: Personne physique ou morale assurant une fonction dans le sens économique. Dans le cadre de l'étude, personne intervenant dans le secteur de l'eau ou dans l'exploitation d'un équipement hydraulique.

Opérateur exploitant: Personne physique ou morale intervenant dans l'exploitation des équipements hydrauliques. Ce terme est synonyme d'exploitant.

1.2.1.2 Autres Concepts

Pollueur- payeur: Selon le Docteur QUENUM, B, Y. (2007), le principe du pollueur- payeur vise à faire porter sur les épaules du pollueur la charge de la dégradation de l'environnement dont il s'est rendu coupable. C'est-à-dire faire supporter les coûts liés à une atteinte de l'environnement par celui ou ceux qui en sont responsables.

Dans le même temps, il définit l'environnement comme un système planétaire que toute activité humaine peut, soit dégrader, soit améliorer. Dans le cas d'espèce, il s'agira de faire payer les éleveurs qui viennent abreuver ou faire paître les troupeaux de grande taille au niveau des points d'eau.

En effet, les textes de lois relatifs au pastoralisme et ses cinq (5) décrets d'application interdisent la présence des troupeaux de grandes tailles au niveau des points d'eau.

Ces mêmes textes de loi précisent la distance minimale à observer pour faire paître les animaux autour des points d'eau.

Les principales sources de pollution des eaux et autres ressources naturelles constatées sont les excrétas, les déjections animales, les pesticides, les engrais, les rejets industriels.

La pollution constitue une menace pour le cadre de vie et pour les ressources naturelles. Les aménagements hydrauliques, les points d'eau en particulier, peuvent en conséquence, si l'on ne prend garde, être à l'origine de nombreuses maladies d'origine hydrique.

Préleveur - payeur: l'eau a un caractère social. Mais aujourd'hui, l'idée qui prévaut est de la vendre afin de mieux gérer les Pmh et par voie de conséquence assurer un meilleur entretien.

Pour ce faire, selon la convention de délégation signée entre la commune et les villages à travers les AUE, les ménages paieront l'eau au volume. Quant aux éleveurs, ils pourront abreuver leurs troupeaux au niveau des Pmh moyennant une somme forfaitaire.

1.2.2 Revue de littérature

La revue de littérature conduit à des éléments d'information sur la ressource eau notamment: son importance et les modes d'approvisionnement, les stratégies de gestion, les expériences de gestion et d'instauration des frais d'abreuvement, les estimations des besoins en eau des animaux domestiques.

Importance de l'eau et modes d'approvisionnement

Sandford. S, (1989), affirme que le manque d'eau contribue à déprimer la production animale et les déficits hydriques prononcés peuvent être fatals au bétail domestique. En effet, dans de nombreuses régions du Burkina, l'eau restera toujours une denrée rare dont on ne pourra faire le meilleur usage que grâce à des mécanismes appropriés d'organisation et de gestion. Si les pénuries d'eau limitent le développement de la production animale, elles peuvent servir de modèle pour l'élaboration d'instruments efficaces de gestion.

Selon le même auteur, les modes d'approvisionnement du bétail en eau peuvent également être classés selon plusieurs critères:

v l'origine de l'eau (rivière, lac, barrage, puits),

v le mode d'exhaure (accès direct, utilisation du seau et de la corde, de la pompe),

v la propriété (étatique, collectivité ou privée),

v la période d'utilisation (périodique ou permanente, saison des pluies ou saison sèche).

Stratégies de gestion

Sandfort (1989) retient que les éleveurs des régions les moins arides utilisent relativement plus les cours d'eau, et que ceux des régions les plus sèches s'appuient davantage sur les puits et les forages. Comme stratégies, il préconise:

v d'augmenter la densité spatiale des points d'eau de sorte à diminuer les dépenses d'énergie associées à la marche et à utiliser des espèces, races et types d'animaux choisis sur la base de leur productivité et non en fonction de leur capacité de résistance à la soif ;

v de s'appuyer sur la densité des points d'eau, sur leur localisation, sur leurs dates d'ouverture et de fermeture, pour contrôler l'intensité, l'uniformité spatiale et le moment du pâturage, en vue d'optimiser la productivité des parcours.

Gestion des ressources en eau et expériences d'instauration des frais d'abreuvement

Une étude diagnostic sur l'hydraulique pastorale commanditée par le Ministère des Ressources Animales (MRA), réalisée par le bureau conseil IMPACT-Plus/CETRI (1999), a révélé les éléments sur:

v la gestion traditionnelle des ressources en eau dont particulièrement celle d'usage pastoral;

v l'organisation et la gestion de l'abreuvement des troupeaux au sein des exploitations pastorales;

v le système de maintenance des équipements d'exhaure.

Gestion des ressources en eau

Pour ce qui concerne la gestion traditionnelle, l'étude réalisée par le bureau conseil IMPACT-plus CETRI a révélé que la gestion des ressources naturelles des terroirs incombait aux responsables coutumiers, notamment les chefs de terre. Les conditions observées dans la gestion traditionnelle des points d'eau étaient les suivantes:

accès des points d'eau sous réserve d'y conduire des troupeaux en bonne santé (Sahel); accès aux points d'eau sous engagement de respecter les valeurs traditionnelles (Centre nord); accès des points d'eau sous condition de participer aux travaux de réfection ou d'amélioration du point d'eau utilisé.

Les entretiens révèlent que les rentes versées aux coutumiers pour l'entretien des points d'eau et des pâturages étaient quasi inexistantes.

Il ressort qu'au niveau de la région du centre nord, les éleveurs faisaient seulement des cadeaux aux chefs coutumiers à l'occasion des fêtes traditionnelles.

S'agissant de la gestion actuelle des ressources en eau à usage pastoral, l'étude révèle que: les eaux de surface non aménagées (rivières, mares), les puits traditionnels, les puits à grand diamètre ne sont soumis à aucun système de gestion;

v les barrages et boulis connaissent une gestion par des comités des points d'eau, coopératives et comité local de l'eau;

v les Pmh et châteaux d'eau connaissent le principe de paiement de l'eau.

Expériences d'instauration des frais d'abreuvement

Toujours selon le bureau conseil IMPACT-plus CETRI, les expériences en matière d'instauration des frais d'abreuvement et de redevance dans quatre régions ont permis de distinguer différents types de tarification:

v Tarification annuelle par tête de bovin variant entre 100 F CFA et 200 F CFA;

v Tarification mensuelle par taille de troupeau variant entre 250 F CFA et 500 F CFA ;

v Tarification annuelle forfaitaire par concession facturée en moyenne à 200 F CFA;

v Tarification annuelle forfaitaire par propriétaire de troupeau variant entre 200 et 3000 F CFA ;

v Tarification mensuelle forfaitaire par propriétaire de troupeau facturée en moyenne à 500 F CFA ;

v Tarification journalière évaluée en moyenne à 300 FCFA.

Concernant l'organisation et la gestion de l'abreuvement des troupeaux dans les exploitations pastorales l'étude révèle que:

v les gros éleveurs utilisent les services des bergers et bouviers rémunérés pour assurer la conduite des animaux dans les pâturages et les points d'eau;

v l'abreuvement des animaux constitue un autre point d'intérêt dans l'organisation et la pratique de la transhumance;

v dans les familles pratiquant la transhumance, les tâches d'abreuvement des animaux incombent à tous les membres, les hommes et les jeunes sont plus actifs dans cette activité;

v les chefs d'exploitation récompensent les membres des familles commis aux tâches d'abreuvement par des dons d'animaux.

Dans le cas de troupeaux constitués pour la transhumance, la gestion de l'abreuvement est confiée aux bouviers, c'est un des points des contrats qui les lient aux propriétaires d'animaux. Les bouviers et familles transhumantes font recours à la main-d'oeuvre extérieure constituée par les habitants des villages situés sur les parcours. Dans ce cas de figure, la rémunération est négociée par tête de bétail ou un montant forfaitaire par troupeau.

Les femmes occupent une place centrale en matière d'élevage car elles sont fortement impliquées dans l'abreuvement des animaux affaiblis, malades, des veaux et des vaches allaitantes. Elles assurent également les rôles d'hygiénistes et de trésorières au sein des comités de gestion des points d'eau villageois.

De cette étude, il ressort que la gestion traditionnelle des ressources en eau au niveau des populations rurales était sous l'emprise de la chefferie coutumière. Aujourd'hui, elle est assurée par des structures de gestion d'eau qui, malheureusement sont confrontées à des problèmes de gestion.

Selon le Plan d'Action pour la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PAGIRE) dans sa première phase (2003-2008), l'eau est une denrée aux multiples usages : hydroélectricité, irrigation, abreuvement du bétail, eau de boisson, maintien des écosystèmes, etc. Tous ces usages peuvent sembler selon les lieux et les moments, plus ou moins prioritaires. Du fait de l'insuffisance chronique de la ressource, il existe potentiellement des conflits entre ces différents usagers. A défaut de pouvoir les supprimer, il est indispensable de bien les gérer dans l'intérêt général et dans une perspective de durabilité.

Ce constat effectué par le PAGIRE nous permet d'espérer que la démarche amorcée par le PAR à savoir celle qui associe les populations à la base à travers la mise en place des AUE pourrait constituer une bonne pratique quant à la gestion et à la pérennité des ouvrages hydrauliques.

Aussi cette pérennité passe t-elle également par l'application des principes suivants:

· les préleveurs - payeurs;

· les pollueurs - payeurs.

L'Institut de l'Elevage et de Médecine Vétérinaire des pays Tropicaux (I.E.M.V.T) dans son ouvrage intitulé: «techniques rurales en Afrique», certifie que l'hygiène de l'abreuvement doit prendre en considération la quantité et la qualité de l'eau à fournir aux animaux domestiques.

Estimation des besoins en eau des animaux domestiques

Du point de vue quantitatif, il ressort qu'une estimation précise des besoins en eau des animaux domestiques est très difficile, car ces besoins varient dans des limites considérables suivant les conditions d'environnement. Par exemple dans les zones tropicales, les normes suivantes sont fixées pour le bétail:

v Bovins: 30 à 40 litres d'eau par jour. Cette consommation peut atteindre 50 litres par jour et plus pour les adultes lorsque la température présente des extrêmes atteignant 45 à 50°C ;

v Petits ruminants: 3 à 4 litres par jour (5 litres pour les femelles qui allaitent) ;

v Chevaux: 30 à 50 litres par jour selon l'activité ;

v Anes: 15 à 20 litres par jour selon l'activité ;

v Chameaux: 100 litres d'eau en une seule prise.

Du point de vue qualitatif, il est important de respecter la règle fondamentale de l'élevage selon laquelle le bétail ne consomme que de l'eau pure, c'est à dire une eau inodore, incolore, et sans saveur particulière. Quant au rôle de l'hydraulique pastorale, il doit être envisagé sur plusieurs plans:

Au plan social, les éleveurs ont comme seules ressources l'exploitation de leurs troupeaux dont ils doivent impérativement tirer un revenu pour nourrir leurs familles.

L'hydraulique pastorale joue donc un rôle de premier plan en permettant l'abreuvement des troupeaux dans des conditions satisfaisantes et l'accroissement des effectifs ;

Au plan alimentaire, l'eau agit sur l'organisme animal par sa qualité et par la quantité ingérée. L'abreuvement entraîne par voie de conséquence une répercussion importante sur les productions animales en milieu tropical aride;

Au plan sanitaire, l'hydraulique pastorale peut être bénéfique sur l'évolution de l'état sanitaire du cheptel si certaines actions sont observées:

v Action directe : la création de nouveaux points d'eau et la réhabilitation des anciens, permettant d'améliorer les conditions d'abreuvement défectueuses, sources de nombreuses infections bactériennes, virales ou parasitaires.

v Action indirecte : l'abreuvement régulier en quantité suffisante entraîne l'amélioration de l'état général qui permet à l'organisme animal de mieux résister aux diverses affections.

Conclusion 

D'une manière générale on retient de cette revue de littérature que :

§ les sources d'abreuvement des animaux sont variées, mais en dehors des pmh et des puits à grand diamètre qui sont pourvoyeurs d'eau potable, les boulis, les mares et les barrages ne le sont pas. Cependant, force est de reconnaître que les animaux tout comme les hommes doivent consommer de l'eau potable c'est-à-dire une eau incolore et inodore ;

§ on note que les frais d'entretien des ouvrages hydrauliques existent dans certaines localités mais sont purement et simplement détournés par les gestionnaires de ses ouvrages ;

§ on note également que certains usagers des ouvrages hydrauliques contribuent en nature (céréales), cette pratique n'est pas de nature à favoriser l'entretien des pmh, bien au contraire ces céréales sont aussi détournées par les gestionnaires ;

§ on observe dans certaines régions que la gestion des ouvrages hydrauliques est sous l'emprise de la chefferie traditionnelle, cette situation de fait rend difficile la gestion de ces ouvrages ;

§ enfin, les structures de gestion des pmh en général ne disposent pas de réserves pour intervenir sur les pmh en cas de panne.

1.3. METHODOLOGIE DE RECHERCHE

La méthodologie, selon Madelaine GRAWITZ (1993) est constituée de l'ensemble des opérations intellectuelles par lesquelles une discipline cherche à atteindre les vérités qu'elle poursuit, les démontre, les vérifie. Pour A. KAPLAN (1964), le propre de la méthodologie est « d'aider à comprendre au sens le plus large, non les résultats de la recherche scientifique, mais le processus de la recherche lui-même ».

La démarche méthodologique suivie est la recherche-action basée essentiellement sur l'approche participative. Cette méthodologie, c'est-à-dire la recherche-action, a le mérite d'associer d'une manière active les différents acteurs dans tout le processus et de provoquer des changements profonds dans le milieu concerné. Elle est l'une des démarches employées avec succès dans plusieurs programmes de développement et au regard de ses performances, elle est actuellement la méthode de recherche privilégiée dans certaines écoles dont l'UADC.

Cette étude s'est faite en deux phases, à savoir : sa préparation et sa réalisation proprement dite.

1.3.1. Préparation de la recherche

Elle s'est déroulée en deux phases :

1.3.1.1 La préparation à l'UADC:

Elle s'est faite pour l'analyse diagnostic à travers les cours théoriques reçus dont principalement la recherche-action, l'initiation à la recherche scientifique et les statistiques.

Les connaissances acquises grâce à ces cours, ont servi à élaborer le protocole de recherche et les outils à utiliser. Ce travail a été précédé par une recherche documentaire effectuée à la bibliothèque de l'UADC et sur internet. Pour l'étude de faisabilité, la préparation s'est faite dans un premier temps à travers certains cours tels que la comptabilité, la gestion financière, la gestion des ressources humaines. Dans un second temps, par des échanges avec notre superviseur.

1.3.1.2 La Préparation au Burkina Faso:

Elle a consisté aussi bien à l'analyse diagnostic qu'à l'étude de faisabilité à :

v La prise de contact avec les responsables du service d'accueil, suivie d'échanges sur le sujet (validation du thème) et sur les conditions de travail;

v La finalisation et la validation du protocole de recherche, du plan d'opération et des outils de collecte (questionnaire, guides);

v La prise de connaissance et la signature des termes de référence et du protocole d'accord pour l'exécution du stage.

1.3.2. Réalisation de la recherche

La présente étude s'est déroulée en plusieurs étapes:

v le choix de la zone d'étude;

v le choix de la population cible;

v la constitution de l'échantillon;

v la collecte, le traitement et l'analyse des données;

v la rédaction du mémoire.

1.3.2.1. Choix de la zone d'étude et de la population cible

Le choix de la commune de Djibo n'est pas un fait du hasard, mais répond à un besoin réel de la structure technique qui y intervient activement.

Djibo est une commune qui comprend neuf (09) secteurs et vingt deux (22) villages. Elle compte une population de 51.197 habitants (Recensement Administratif, 2004). C'est une zone d'élevage composée essentiellement de pasteurs et d'agro-pasteurs avec comme contrainte majeure, l'insuffisance de la ressource en eau.

Le choix de cette zone nous a permis de cerner toute la problématique liée à l'accès en eau potable par les animaux d'une part et d'autre part, la contribution financière des éleveurs à l'entretien et au renouvellement des Pmh.

1.3.2.2 Echantillonnage de la population cible

Dans l'incapacité de toucher toutes les personnes ressources, il a été constitué un échantillon. «L'échantillon est un ensemble d'individus choisis dans une population donnée de manière à représenter cette population de façon aussi fidèle que possible» (Djoï, 2005).

Les types d'échantillonnage que nous avons utilisé sont :

- Echantillonnage exhaustif

- Echantillonnage raisonné

Taille de l'échantillon

Dans la commune de Djibo, dix sept (17) villages sur les 22 disposent chacun d'une Association des Usagers de l'Eau (AUE). En effet, pour mener à bien l'étude et cerner l'implication des éleveurs dans la gestion et l'entretien des Pmh, il est nécessaire, voire indispensable de prendre en compte la composante AUE. Ceci nous a obligé à nous intéresser uniquement aux 17 villages, lesquels représentent près de 70% de l'échantillon total.

Constitution de l'échantillon

Ø Pour l'analyse diagnostic les individus suivants ont été choisis :

- le maire de la commune de Djibo, premier responsable local et maître d'ouvrage dans le cadre de la réforme;

- six ( 06 ) membres pour chacune des dix sept (17) AUE (bureau exécutif);

- trois (03) éleveurs pour chacun des 17 villages dont:

v le président du groupement qui en général, est capable de faire la synthèse des problèmes des éleveurs;

v le doyen du groupement, expérimenté et capable de rendre compte de la situation des conditions des éleveurs par rapport à l'abreuvement;

v le plus jeune du groupement qui devrait permettre d'avoir un point de vue plus prospectif des conditions de l'élevage ;

v des personnes ressources (le Directeur Provincial des Ressources Animales du Soum, le chef de base ANTEA).

Dans le cadre de l'étude de faisabilité, outre le fait que nous avons reconduit le même échantillon de l'analyse diagnostic, nous avons aussi consulté les anciens gestionnaires des pmh au nombre de cent dix (110) pour l'ensemble des vingt deux (22) villages.

Seulement quatre vingt cinq (85) anciens gestionnaires, membres des bureaux exécutifs des dix sept (17) villages ont été pris en compte.

Trois (03) types de questionnaires ont été administrés. Chaque catégorie d'acteurs (le maire, les membres des bureaux des AUE, les éleveurs, le DPRA du Soum et le chef de base ANTEA) a été concernée différemment, soit par l'administration d'un questionnaire, soit par celle d'un guide d'entretien. Cette phase d'enquête a duré dix (10) jours. Pour l'administration des questionnaires, nous avons bénéficié de l'appui des animateurs du PAR disséminés dans la commune.

Le tableau ci-après présente la synthèse du travail de l'échantillonnage:

Tableau 1: Synthèse de l'échantillonnage de la population

Groupes cibles

Nombre

Taille

de la population (Effectifs)

Taille de l'échantillon

Mode d'échantillonnage

Diagnostic

Faisabilité

Effectif prévu

Effectif touché

Effectif prévu

Effectif touché

Nbre

Nbre

%

Nbre

Nbre

%

Bureau des AUE

17

102

102

102

100%

102

102

100%

Exhaustif

Groupement d'éleveurs

17

595

51

51

100%

51

51

100%

raisonné

Maire

01

1

1

1

100%

1

1

100%

Exhaustif

DPRA/Soum

1

1

1

1

100%

1

1

100%

Exhaustif

Chef de base ANTEA (Djibo)

1

1

1

1

100%

1

1

100%

Exhaustif

BE des anciens gestionnaires des CPE

22

110

0

0

0

85

85

100%

raisonné

Source: Travaux de l'étudiant, analyse diagnostic 2007,et de faisabilité 2008

1.3.2.3 Techniques et outils de collecte de données.

Pour la collecte des données, plusieurs techniques et outils ont été utilisés. Comme techniques, il y a l'observation directe, l'enquête par questionnaire, les interviews semi structurées (ISS). Quant aux outils, à chaque technique correspond un certain nombre d'outils en fonction de l'information recherchée. La combinaison des techniques et des outils témoigne du souci de trianguler aussi bien les sources d'information que les informations elles-mêmes pour plus de fiabilité.

v Recherche documentaire

Elle est indispensable pour obtenir des données théoriques et pratiques. Les structures exploitées pour la recherche documentaire sont :

- la bibliothèque de l'UADC où nous avons pu consulter les documents sur les techniques de formation, les techniques d'élaboration de projet, la méthodologie de recherche, le suivi-évaluation des projets ;

- la documentation du PAR où nous avons pu consulter des documents relatifs à la mise en place des AUE, aux objectifs du PAR, à son organigramme, son périmètre d'intervention et ses investissements ;

- la documentation du Ministère des Ressources Animales où nous avons pu obtenir des informations relatives à l'hydraulique pastorale, les grandes orientations de l'élevage à l'horizon 2015, les textes de lois relatifs au pastoralisme ;

- La bibliothèque du Ministère de l'Agriculture de l'Hydraulique et des Ressources Halieutiques (MAHRH), là nous avons eu accès aux documents relatifs à l'hydraulique villageoise et aux différents programmes relatifs à la ressource eau ;

- Le centre de documentation du Fonds de l'Eau et de l'Equipement Rural (FEER), où nous avons pu obtenir des informations relatives au plan du secteur eau potable et assainissement ;

- La bibliothèque de l'Ecole Nationale de l'Elevage et de la Santé Animale, où nous avons pu obtenir des informations sur les systèmes d'élevage pratiqués au Burkina Faso.

v Observation directe

L'objectif de l'observation directe est de décrire de façon exhaustive les composantes objectives d'une situation donnée (lieux, structures, objets, instruments, personnes, groupes, actes, évènements et autres). L'observation permet de vivre la réalité et d'être en contact avec le groupe cible. Dans le cadre de cette recherche l'observation a permis de constater l'existence et l'état de certaines infrastructures (forages, barrages, routes, parcs de vaccination etc.) et de vérifier la véracité de certaines informations collectées lors des entretiens. A cet effet, il a été utilisé un guide d'observation (confère guide d'observation en annexe).

v Enquête par questionnaire

Elle a consisté à administrer le questionnaire à l'échantillon préalablement constitué. Cette enquête a permis pendant le diagnostic de collecter des informations relatives aux systèmes d'élevage existants, de ressortir les contraintes liées à la contribution financière des éleveurs, de comprendre le mode de gestion des Pmh, d'établir un lien entre le volume d'eau potable utilisé et le niveau de contribution des éleveurs, d'identifier enfin les potentialités hydriques de la commune. Avant l'enquête même, a été réalisée une pré enquête qui a permis de tester le questionnaire et de faire les ajustements nécessaires.

A l'étude de faisabilité, les informations relatives aux modules de formation, à leurs coûts, à leur période, à leur durée, au lieu de formation et enfin les informations relatives aux coûts d'entretien moyen d'une pmh et à sa réhabilitation ont été collectées. Aussi des informations relatives aux matériels devant servir à la mise en oeuvre du projet et leurs coûts ont été collectées.

v Interviews semi-structurées (ISS)

L'interview selon le PAGER-BENIN est un entretien dans lequel des questions sont posées à une ou plusieurs personnes à la fois, avec pour but de comprendre leurs projets, leurs points de vue, leurs opinions, etc. Elle est :

«Structurée» parce que les questions sont organisées autour d'un thème choisi à l'avance et, pour lequel a été préparé un guide d'entretien, des sujets et des questions clés sous forme abrégée (pas un questionnaire).

«Semi structurée» dans le sens que l'interview peut s'écarter du thème de la discussion, ou raconter des anecdotes, le guide d'entretien n'étant pas suivi de façon rigide.

Deux types d'interviews ont été utilisés à savoir l'interview individuelle et l'interview de groupe. Comme outil, il a été utilisé des guides d'entretien.

v Interview individuelle

Elle a été utilisée dans l'entretien avec les personnes ressources. Au titre des personnes ressources, nous avons rencontré:

§ Le maire ;

§ Le Directeur Provincial des Ressources Animales du Soum ;

§ Le chef de base, ANTEA de Djibo.

L'interview individuelle a permis de collecter des informations sur le sujet, notamment sur l'état des lieux des Pmh, l'effectif du cheptel de Djibo et les ressources hydriques disponibles.

A l'étude de faisabilité, l'interview individuelle a permis de collecter des informations sur les thèmes des formations, leur nombre par an, les structures offrant ces formations dans la localité.

Elle a également permis de collecter des informations sur la structure devant piloter le projet, de préciser sa localisation, de donner une idée sur la contribution financière attendue par an et par éleveur, d'obtenir la période et les modalités pratiques de contribution. Enfin des informations relatives à l'état des lieux de pmh, des stratégies de communication pour une forte adhésion des éleveurs aux projets ont été récoltées.

v Interview de groupe

Elle a été utilisée lors des réunions avec la population. En effet, dans le cadre du diagnostic (analyse des problèmes, des objectifs, choix des actions alternatives...), des séances de travail ont été organisées avec la population comme suit :

§ une séance qui a connu la participation de la communauté pastorale et agro-pastorale ;

§ une séance avec la participation des membres des AUE ;

§ enfin, une séance qui a vu la participation des communautés agro-pastorales, pastorales et des AUE.

La première séance tout comme la deuxième avait pour objet de donner l'information sur le travail qui a été commandité par le PAR.

La troisième séance a permis, avec les populations concernées, d'élaborer la carte du terroir et le diagramme de Venn.

A l'étude de faisabilité, les informations suivantes ont été obtenues : les contributions attendues des éleveurs pour l'entretien des pmh, les besoins en renforcement des capacités, la structure du pilotage et les stratégies de communication du projet.

v Restitution

La restitution est une étape très importante dans le processus de diagnostic dans un milieu. Elle a consisté à présenter les résultats aux populations auprès desquelles les informations ont été collectées afin qu'elles s'assurent de l'exactitude de celles-ci, ou qu'elles fassent des ajouts ou des ajustements si cela est nécessaire. C'est aussi l'occasion pour elles de s'approprier encore plus ces informations. La restitution des résultats à la population se place dans la logique participative de la recherche-action d'où son intérêt dans le présent travail.

Dans cette étude, la restitution des résultats a regroupé, lors de ces deux (2) phases, les éleveurs membres de l'Union, les membres des bureaux exécutifs des AUE, le Directeur provincial des ressources animales, le représentant du bureau conseil (ANTEA) et le premier adjoint au maire de la commune de Djibo. Elle s'est tenue dans la salle de réunion du PDES.

1.3.3 Traitement et analyse des données

Il a consisté au dépouillement et à l'analyse des données.

1.3.3.1 Traitement des données

Le traitement a consisté d'abord à faire le dépouillement du questionnaire. L'opération a permis d'extraire les données et de les regrouper en fonction des centres d'intérêt que sont les

variables d'hypothèses. Comme outils de dépouillement, les matrices des données ont été utilisées.

1.3.3.2 Analyse des données

Pour le diagnostic, l'analyse des données s'est faite sur la base des résultats obtenus du traitement et aussi des outils participatifs comme l'arbre des problèmes, l'arbre des objectifs, la grille de sélection des solutions. Elle a permis d'examiner attentivement les données collectées afin d'établir les liens qui existent entre elles et servant à vérifier les hypothèses. A l'étude de faisabilité, l'analyse des données a permis d'apprécier certains aspects techniques, l'adéquation entre les pmh fonctionnelles et les besoins en eau potable pour les populations, les sources de financement, les impacts du projet, etc.

1.3.4. Limites, difficultés et opportunités de la recherche

Comme tout travail scientifique, cette recherche a connu dans son déroulement, des contraintes mais aussi des avantages.

1.3.4.1 Limites de la recherche

La non maîtrise de certains outils d'analyse coûts/avantages ne nous a pas permis de déterminer la valeur monétaire des avantages non financiers générés par le projet afin de les intégrer à l'analyse financière et économique. A cela, on pourrait ajouter la difficulté de communication entre les membres de notre groupe cible et nous. L'essentiel des membres des AUE, de l'union des éleveurs ne s'expriment qu'en langue locale « fulfuldé ». Il nous a fallu recourir à des interprètes (animateurs du PAR) pour nous faciliter la tâche. Encore fallait- il que la restitution faite par ces derniers soit exacte. Au delà de ces limites l'étude s'est convenablement bien déroulée.

1.3.4.2. Difficultés rencontrées

Les difficultés rencontrées sont essentiellement:

§ l'obtention d'un rendez-vous avec le maire, ce qui nous a amené plutôt à rencontrer le 1er adjoint au maire;

§ l'accès difficile à la plupart des villages dû aux inondations de la saison des pluies;

§ l'accès difficile à certaines informations comme par exemple celles liées à la taille du cheptel ;

§ la période de stage qui coïncide avec le début des travaux champêtres dans le village d'où les difficultés de mobilisation de la population;

§ l'insuffisance des ressources allouées à l'étude.

1.3.4.3. Opportunités de la recherche

Comme opportunités, cette recherche a été l'occasion pour nous de:

§ nous familiariser avec le processus de la Recherche-Action, notamment avec l'élaboration des outils participatifs comme les cartes, les diagrammes;

§ mettre en pratique les connaissances théoriques acquises à l'UADC;

§ apprendre auprès des différents acteurs (population locale, personnes-ressources des services...) impliqués.

De façon générale, cette étude a permis de renforcer nos capacités opérationnelles en matière de diagnostic d'un milieu. En dépit des difficultés et des limites qu'a connu l'étude, elle s'est néanmoins bien déroulée.

Après avoir décrit la méthodologie, le chapitre suivant s'intéressera à l'étude du milieu, puis présentera et analysera les résultats de l'analyse diagnostic.

CHAPITRE 2 : PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE ET DES RESULTATS DE L'ANALYSE DIAGNOSTIC

Après une description sommaire du milieu d'étude, nous présenterons la synthèse des résultats de l'étude.

2.1. PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE

La présentation consistera dans un premier temps à donner un aperçu sur le Burkina Faso puis à décrire la structure d'accueil et la commune de Djibo dans laquelle s'est déroulée l'étude.

2.1.1. Aperçu sur le Burkina Faso

Le Burkina Faso est situé au coeur de l'Afrique de l'Ouest et s'étend sur une superficie de 274 200 km². Pays sahélien, il a un climat soudano-sahélien caractérisé par une pluviométrie faible (200 à 1 200 mm d'eau par an) et une mauvaise répartition spatio-temporelle des pluies. Avec un taux moyen de croissance démographique de 2,4% par an, sa population qui était de 10 312 609 habitants en 1996, est passée à 12 898 231 habitants en 2006. Sa densité est de 38 habitants au km². L'espérance de vie de la population à la naissance qui était de 44,7 ans en 1998, est estimée à 54 ans en 2002 (INSD, 2006). Au plan économique le secteur rural occupe une place prépondérante dans l'économie nationale ; il emploie 86% de la population totale. Environ 40% du PIB provient des activités agricoles (agriculture 25%, élevage 12%, foresterie et pêche 3%), considérées comme les principales sources de croissance économique (DSDR).

Le sous-secteur élevage a connu au plan institutionnel de multiples changements entre 1986 et 1995:

Avant d'acquérir en 1997 le statut de Ministère des Ressources Animales, le ministère a été successivement une Direction Générale, un Secrétariat d'Etat puis un Ministère Délégué.

Ses missions sont les suivantes:

· la réorganisation de l'élevage traditionnel à travers la formation et l'encadrement des éleveurs ainsi que la coopération entre eux;

· l'aménagement des zones pastorales, la promotion des industries d'aliments de bétail, l'accroissement de la production fourragère pour une meilleure contribution à l'élevage intensif;

· la promotion de fermes d'élevage privées ou étatiques;

· le renforcement qualitatif des infrastructures et services de santé animale;

· le contrôle de la qualité des produits d'origine animale;

· la promotion de l'industrie de soutien à l'élevage par la transformation des sous-produits : denrées alimentaires d'origine animale, cuirs et peaux, fumure ;

· la recherche de débouchés stables et rémunérateurs pour les produits d'élevage.

Pour accompagner les missions du ministère, le gouvernement a adopté la Note d'Orientation du Plan d'Action de la Politique de Développement de l'Elevage le 19 novembre 1997, le Document d'Orientations Stratégiques (D.O.S.) des secteurs de l'Agriculture et de l'Elevage à l'horizon 2010 en janvier 1998 et le Plan d'Action et Programme d'Investissement du Secteur de l'Elevage (PAPISE) le 04 octobre 2000.

Aujourd'hui, la crise que traversent les systèmes de production animale a amené les autorités du ministère à:

§ importer et diffuser des géniteurs performants au profit des producteurs;

§ implanter des laiteries semi-industrielles et une centaine de mini-laiteries;

§ créer de petites unités d'élevage au profit des producteurs;

§ construire un abattoir frigorifique à Dédougou et réhabiliter l'abattoir frigorifique de Ouagadougou;

§ construire des marchés à bétail (Bobo-Dioulasso, Pouytenga, Fada N'gourma, Bittou, Djibo, Garango, Guelwongo, Sebba, Diapaga, Titao, Niangoloko...);

§ réaliser 100 forages et 10 boulis pastoraux ;

§ mettre en place un Centre de Multiplication des Animaux Performants (CMAP) avec trois antennes.

L'effectif du cheptel, révélé par la Direction Générale des Prévisions et des Statistiques de l'élevage (DGPSE) se présente comme suit:

Espèces

Bovins

Ovins

Caprins

Porcins

Asins

Camelins

Equins

Volaille

Effectifs

7 759 005

7 324 081

10 966 197

2 002 276

970 452

15 702

37 106

33 329 492

Tableau 2: Effectif du cheptel du Burkina 2006

Source: MRA/DGPSE, 2007

2.1.2. Présentation du Programme d'Application de la Réforme (P.A.R)

2.1.2.1 Présentation de la zone d'intervention du Programme d'Application de la Réforme

La zone du PAR couvre 13 provinces appartenant à 5 régions (Sahel, Nord, Centre-Nord, Centre-Ouest et Est). Le PAR intervient ainsi dans 2 748 villages et secteurs de centres semi-urbains répartis dans 108 communes.

Tableau 3: Effectif des forages réalisés dans la Zone d'intervention du PAR.

Régions

Provinces

Forages existants

Centre Nord

Bam

932

Namentenga

947

Sanmatenga

1972

Centre Ouest

Boulkiemdé

1470

Sanguié

863

Sissili

469

Ziro

383

Est

Gnagna

930

Nord

Passoré

847

Sahel

Oudalan

473

Séno

677

Soum

599

Yagha

327

Total

10889

Source: PAR (mars, 2006)

2.1.2.2 Objectifs du programme d'Application de la Réforme

v Objectif général

La reforme vise de façon globale à assurer un fonctionnement permanent des infrastructures hydrauliques d'approvisionnement en eau potable des populations en milieux rural et semi-urbain.

v Objectifs spécifiques

§ Accompagner le transfert de la maîtrise d'ouvrage publique des infrastructures d'alimentation en eau potable aux communes;

§ Favoriser l'émergence d'opérateurs dans le secteur de l'eau;

§ Valoriser les compétences locales en les professionnalisant;

§ Réduire les charges et recentrer le rôle de l'Etat;

§ Assurer la communication, l'information et la formation des partenaires à tous les niveaux: services déconcentrés de l'Etat, collectivités territoriales, usagers, opérateurs et partenaires de développement.

2.1.2.3 Les actions d'information, de formation et de communication

L'objectif est que tous les intervenants de la zone aient une parfaite compréhension de la réforme, ce qui leur permettra de se positionner au sein du dispositif.

De la qualité de ces informations dépendront la bonne compréhension des enjeux par les acteurs, l'adhésion des communes, l'implication suffisamment grande des acteurs (communes, AUE, opérateurs) dans le processus de gestion. Ces actions ciblent les communes, les services déconcentrés de l'Etat, les villages et les opérateurs de la zone test.

2.1.2.4 Les investissements

Les investissements sont des mesures d'accompagnement du Programme qui sont d'abord institutionnels. Au titre de ces investissements, on peut citer:

- la réhabilitation de 290 points d'eau ruraux comprenant la fourniture et la pose de 190 Pmh neuves;

- la réparation de 100 Pmh et la construction de 80 superstructures;

- la réalisation de 100 forages à petit diamètre et de 10 forages à grand diamètre;

- la réalisation, l'équipement et l'exploitation de 15 systèmes d'Adduction d'Eau Potable Simplifiés (AEPS) neufs;

- la réhabilitation et l'exploitation d'environ 10 systèmes d'Adduction d'Eau Potable Simplifiés et/ou de postes d'Eau Autonome.

2.1.2.5. Conditions préalables à la réalisation des travaux

Les travaux ne seront réalisés que là où les communes auront rempli les conditions suivantes:

§ La signature d'un protocole de collaboration entre la commune et le programme;

§ La mise en place effective d'une association des usagers de l'eau dans chaque village ou secteur, mandatée par la commune pour la gestion des Pmh dans le cadre d'une convention de délégation de gestion des Pmh;

§ L'ouverture par l'Association des Usagers de l'Eau d'un compte d'épargne dans une institution financière locale et le versement par les usagers d'une première dotation de 50 000 F CFA pour l'entretien des ouvrages neufs ou à réhabiliter.

2.1.2.6 Contributions financières des bénéficiaires

Le montant des contributions financières a été arrêté comme suit:

§ Forage équipé d'une Pmh

- Ouvrage neuf : 200 000 F CFA

- Réhabilitation : 150 000 F CFA

§ Poste d'Eau Autonome

- Ouvrage neuf : 400 000 F CFA

- Réhabilitation : 300 000 F CFA

§ Système d'Adduction d'Eau Potable Simplifiée

- Ouvrage neuf : 400 000 F CFA + 100 000 F CFA/borne fontaine

- Réhabilitation : 300 000 F CFA + 50 000 F CFA/borne fontaine

2.1.2.7 Destination des contributions financières

§ Forage équipé d'une Pmh ;

- Ouvrage neuf : 50 000 F CFA seront versés dans le compte de l'AUE et 150 000 F CFA seront versés dans un compte spécifique ;

- Réhabilitation : 75 000 F CFA seront versés dans le compte de l'Association des Usagers d'Eau et 75 000 F CFA seront versés dans un compte spécifique ;

§ Poste d'Eau Autonome et Système d'Adduction d'Eau Potable Simplifié :

L'intégralité de la contribution sera versée dans un compte spécifique.

2.1.2.8 Cadre institutionnel

§ Maîtrise d'ouvrage: Direction Générale des Ressources en Eau par délégation du Ministère de l'Agriculture, de l'Hydraulique et des Ressources Halieutiques;

§ Cellule de suivi représentant le Maître d'Ouvrage;

§ Maître d'oeuvre: ANTEA

§ Comité de pilotage de la Réforme: c'est l'organe d'appui à la maîtrise d'ouvrage du Programme. C'est une structure de consultation, de concertation, d'orientation, de suivi et de supervision de l'exécution du programme.

2.1.2.9 Financement et durée

Le PAR est financé par l'Agence Française de Développement (pour un montant de 8,2 millions d'euros) au profit de l'Etat burkinabé qui en est le bénéficiaire.

La convention a été signée le 16 septembre 2002. Le programme a débuté en 2004 et est prévu pour durer 36 mois avec une phase post-projet de 24 mois.

Le schéma suivant présente l'organigramme et la structure de pilotage du Programme d'Application de la Réforme (PAR).

Figure 1: Organigramme du programme d'application de la réforme

SECRETAIRE

CHEF DU SERVICE TECHNIQUE INGENIEUR AEP

COMPTABLE GESTIONNAIRE

AGENT DE LIAISON

CHAUFFEURS

CHEF DE

PROGRAMME

TECHNICIEN SUPERIEUR HER RESPONSABLE PASSATION DES MARCHES

Source : PAR (mars, 2006)

2.1.3. Présentation de la commune de Djibo

Djibo est le chef lieu de la province du Soum. Il a une superficie de 800 km² et est situé à environ 215 km de Ouagadougou, la capitale. Djibo est limité à l'Est par le département de Tongomayel, à l'Ouest par le département de Baraboulé, au sud-ouest par celui de Pobé-Mengao et au nord par celui de Nassoumbou. La commune de Djibo compte vingt deux (22) villages et neuf (09) secteurs.

La population estimée à environ 51 197 habitants (recensement administratif, 2004) se présente de la façon suivante sur le plan ethnique :

v les rimaïbés : 18% de la population, traditionnellement cultivateurs, ils pratiquent une agriculture de subsistance ;

v les mossis : 28% de la population, migrants à l'origine, leurs principales activités sont l'agriculture, l'élevage et le commerce ;

v les peulhs : 31% de la population, éleveurs traditionnels, ils pratiquent très peu l'agriculture.

Les autres ethnies comme les Sonraï, les Touaregs et les Foulcé représentent les 23% de la population.

L'islam est la religion la plus pratiquée. Quant au christianisme, il s'installe petit à petit. L'animisme est pratiqué par quelques individus dans la commune.

2.1.3.1 Caractéristiques physiques

Comme dans l'ensemble du sahel burkinabé, Djibo a un relief à faible altitude (environ 300 m). Les sols se composent d'un complexe de basse précambrienne appartenant à toutes les classes des sols ferrugineux tropicaux lessivés. Ces sols sont sablonneux, pauvres en matières organiques, peu profonds donc peu fertiles.

Le climat sahélien est le type rencontré dans la commune de Djibo. Il est composé de deux saisons:

v une saison pluvieuse qui dure trois (03) mois, de juillet à septembre. Elle est caractérisée par des vents violents de direction d'Est à Ouest.

v une saison sèche qui dure neuf (09) mois, d'octobre à juin. Une partie de cette période est sèche, froide et marquée par l'harmattan (novembre à février). Cette saison sèche est marquée par une température moyenne de 45°C allant de mars à mai.

L'hydrographie de Djibo est constituée par un drainage de cours d'eau temporaire. Un barrage d'une longueur de 5 km a été réalisé grâce à son relief plat. Ce barrage permet aux animaux de s'abreuver. Il y a de nombreux points d'eau, hormis les cours d'eau qui sont fréquentés par les éleveurs. Nous avons entre autres : les boulis, les mares, les puisards, les puits pastoraux et forages.

Quant à la végétation, elle se présente sous la forme de savane arbustive en déforestation. Elle tend à devenir selon les sols, une steppe arborée, arbustive et herbacée.

2.1.3.2. Caractéristiques socio-économiques

v Organisation sociale

Du fait de l'hétérogénéité ethnique du milieu, on trouve une organisation sociale diversifiée. Cependant bien que chaque ethnie ait sa chefferie et son système, on peut dire que le système nomade peulh domine à Djibo. Ceci s'explique par le fait que les rimaïbés seraient les esclaves des peulhs qui auraient également dominé les fulcés autochtones après les gourmantchés au XVIIIème siècle. Quant aux mossés, ils seraient des migrants venus du Yatenga ou du Sanmatenga.

v L'organisation peulh

Elle repose sur les clans et lignages. Elle distingue les classes de chefs (Amirou), de nobles, de citoyens et autrefois de captifs. Bien que cette stratification s'applique à tous les peulhs du Sahel, elle reste théorique et n'entraîne pas un système centralisé, de sorte que le peulh dans la pratique villageoise reste assez individuel et autonome. Dans le village peulh, le chef n'a pas beaucoup d'importance, sauf comme représentant de la communauté à l'égard des groupes extérieurs. Autrefois, il exerçait avec ses paires (notables, aînés de chaque famille étendue) et décidait de la gestion du village et des rapports avec l'extérieur: collecte de l'impôt, participation aux règlements des différends avec d'autres villages.

v L'organisation rimaïbé

Les rimaïbés ne sont pas considérés en réalité comme une ethnie, mais une classe d'anciens esclaves affranchis des peulhs qui se sentent encore attachés aux classes ou ethnies d'origine de leurs chefs. Le chef de village rimaïbés n'est que le représentant des esclaves auprès de leurs seigneurs, les peulhs.

v L'organisation mooga

Les mossés ont une organisation sociale très hiérarchisée et centralisée, très liée à la terre et aux ancêtres. En ce qui concerne les mossés de Djibo, qui sont des émigrés, ils se conforment aux règles coutumières de la zone d'accueil.

v L'organisation fulga

Les foulcés, historiquement originaires d'Arbinda ont une organisation semblable à celle des mossés. Mais du fait de leur domination au cours du XVIII siècle par les gulmanceman, puis des peulhs qui leur ont imposé d'autres organisations sociales, le système fulga a considérablement évolué. Ils ont toujours des chefs dont le pouvoir se limite aux villages fulcés.

De l'organisation sociale traditionnelle à Djibo, on peut retenir qu'il n'existe pas d'organisation sociale homogène dans le vrai sens du terme.

En effet, ce sont les aînés de lignage, de clans, de tribus et les chefs spirituels (Imam) qui se trouvent investis de pouvoir religieux ou politique. C'est eux qui assurent l'organisation de la vie collective des quartiers. C'est également à ce niveau que s'organise l'entraide, basée sur la parenté et la réciprocité intra ethnique.

Traditionnellement, chaque village de la commune est sous l'autorité d'un chef coutumier, garant des traditions. Ils sont entourés d'un conseil d'anciens. La plupart de ces chefs coutumiers sont placés sous l'autorité suprême de sa majesté le chef de Djibo.

L'organisation moderne de la commune indique l'existence de plusieurs structures constituées par des groupements, des organisations de communautés religieuses et des associations. Ces organisations entretiennent entre elles des relations mais aussi des liens avec des partenaires externes dont elles bénéficient d'importants appuis.

Notre étude a révélé qu'il existe:

§ une union départementale des éleveurs;

§ cent vingt et un (121) groupements d'éleveurs;

§ quatre (04) communautés religieuses;

§ vingt six (26) Associations des Parents d'Elèves (APE);

§ vingt six (26) Associations des Mères Educatrices (AME).

v Structures d'appui au développement

Parmi les structures d'appui au développement, on peut citer :

§ les services déconcentrés de l'Etat tels que : le Haut-commissariat, la Préfecture, la Mairie, la Police, la première Compagnie d'Infanterie Commando, la compagnie de Gendarmerie de Djibo, la Brigade Territoriale de Gendarmerie de Djibo, la Direction Provinciale du Plan, le bureau de Poste (SONAPOST), la Division Fiscale, la Perception, le poste de Douane, l'Office National des Télécommunications (ONATEL), la Direction Provinciale des Ressources Animales, la Direction Provinciale de l'Agriculture, la Direction Provinciale de l'Environnement et du Cadre de Vie, le Service Provincial de l'Action Sociale et de la Famille, le District Sanitaire, le Centre Médical avec antenne chirurgicale, le Dispensaire de la Croix Rouge, le Lycée Provincial de Djibo, la Direction Provinciale de l'Enseignement de Base et de l'Alphabétisation, le Guichet de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, l'officine pharmaceutique provinciale et 26 écoles primaires réparties dans toute la commune.

§ les projets composés du PDES II, du Liptako Gourma (PDEL-LG) basé à Dori mais intervenant à Djibo, PSA/RDT, PSA/Croix Rouge, le PDZA et le Projet de Lutte Contre les Effets du Criquet Pèlerin ;

§ les ONG composées du Comité Régional des Unités du Sahel (CRUS), de l'Office du Développement des Eglises Evangéliques (ODE) ;

§ les associations composées des AME, des APE ;

§ les institutions de micro-finance telles que les structures de caisse populaire, le Fonds d'Appui aux Activités Rémunératrices des Femmes (FAARF).

v Infrastructures socio-économiques

Les infrastructures socio-économiques de la commune de Djibo se résument à:

§ deux (02) marchés à bétail ;

§ onze (11) magasins de stockage de SPAI;

§ soixante dix neuf (79) parcs de vaccination dont soixante treize (73) en barres métalliques et six (06) en béton;

§ onze (11) aires d'abattage;

§ deux (02) mini-laiteries;

§ un (01) barrage;

§ un (01) centre médical avec antenne chirurgicale;

§ deux (02) CSPS;

§ trois (03) lycées dont deux (02) privés et un étatique;

§ vingt six (26) écoles primaires réparties sur l'étendue de la commune;

§ les routes sont peu nombreuses. Il y a la route nationale Ouaga-Djibo-Baraboulé et la route Djibo-Arbinda-Dori.

Outre ces infrastructures, il y a aussi des infrastructures religieuses telles que les mosquées, les Eglises et chapelles catholiques et protestantes.

v Les activités économiques

Le tiers (1/3) des superficies du département est consacré à l'agriculture. Les principales cultures de spéculation sont le petit mil cultivé un peu partout, le sorgho et le maïs dans les bas-fonds. On peut adjoindre d'autres cultures telles que le riz et les cultures de rentes (arachides, sésame, niébé et voandzou).

Le cheptel se compose de caprins, d'ovins et de bovins. Il y a aussi des asins, des camélins, des équins, des porcins et enfin de la volaille (poules, pintades et canards). Cependant, les caprins sont élevés pour la vente et la consommation locale. Les ovins sont vendus pour leur prix rémunérateurs surtout lors du sacrifice du mouton ou des baptêmes. Et quant aux bovins, animaux de prestige dans la localité, ils sont également des animaux utilitaires à travers leur lait utilisé pour la consommation familiale. Enfin, les asins, les camelins et les équins sont aussi des animaux utilitaires: les asins sont utilisés par les Bellas comme moyens de transport tandis que les camelins et les équins servent souvent à la culture attelée. Les activités industrielles n'existent pas encore à Djibo. Le tableau suivant présente l'effectif du cheptel.

Tableau 4: Effectif du cheptel de la commune de Djibo en 2006

Espèces

Bovins

Ovins

Caprins

Porcins

Equins

Camelins

Asins

Volaille

Effectif

29 233

35 863

84 673

339

86

711

2 837

55 703

Source: DPRA Soum (2007)

Par ailleurs, l'artisanat est assez développé. On confectionne dans cette zone des nattes tressées, des objets à partir des peaux et du cuir (chaussures, matériel de couchettes etc.) et on y fait également la poterie.

2.1.4 Stratégies de lutte contre les pénuries d'eau dans la commune de Djibo

2.1 4.1 Stratégie de la composition du troupeau

Face aux pénuries d'eau, les éleveurs ajustent non seulement la composition par espèce de leur troupeau, mais aussi de leur structure. Leur conduite étant séparée pour satisfaire les besoins spécifiques en eau.

Ils modulent également la composition par sexe et par âge des animaux des différents troupeaux qui leur appartiennent en fonction de leurs besoins en eau et de leur capacité d'adaptation aux pénuries d'eau.

2.1.4.2 Stratégie de déplacement du troupeau

Toutes choses étant égales par ailleurs, c'est le bétail en lactation qui pâture le plus près de l'eau, et le troupeau sec le plus loin de l'eau. Les moutons et les chèvres occupent la zone intermédiaire. Dans le cas où le point d'eau se trouve relativement loin du campement, les veaux sont rassemblés dans la zone qui jouxte immédiatement la source d'eau. Dans d'autres cas, ce sont les moutons et les chèvres qui s'installent sur cette aire, les bovins occupent la partie intermédiaire. Quant aux veaux très jeunes incapables de marcher jusqu'aux points d'eau, leur abreuvement se fait au campement.

La seconde stratégie consiste à conserver l'eau et les pâturages jouxtant les points d'eau les plus permanents et les plus fiables. Les ressources sont conservées le plus longtemps possible pendant la saison sèche, c'est-à-dire tant que celles des points d'eau moins fiables et des pâturages qui les jouxtent n'auront pas été épuisées.

Les éleveurs pensent que les animaux à pelage clair sont plus résistants à la sécheresse. Au plus fort des pénuries d'eau, ils optent pour l'abreuvement de nuit pour réduire les pertes d'eau corporelle de leurs animaux.

2.2. PRESENTATION ET ANALYSE DES RESULTATS

Dans cette partie nous présenterons :

v Le niveau de la contribution financière actuelle des éleveurs pour l'entretien des Pmh ;

v Les systèmes d'élevage pratiqués dans la commune de Djibo et leurs impacts sur les pmh ;

v Enfin, nous apprécierons l'efficacité des structures de gestion des Pmh.

2.2.1 Niveau de la contribution actuelle des éleveurs pour l'entretien des Pmh

L'appréciation de la contribution financière actuelle des éleveurs pour l'entretien des Pmh, se fera à travers les éléments suivants:

· le coût d'entretien moyen annuel d'une Pmh ;

· la contribution actuelle des éleveurs sédentaires et transhumants.

2.2.1.1 Coût d'entretien moyen annuel d'une Pmh

La durabilité des Pmh dépend largement de leur entretien régulier, du renouvellement des pièces défaillantes et surtout du bon fonctionnement des structures chargées de leur gestion. Pour ce faire, l'Union des éleveurs a convenu que pour assurer l'entretien, le renouvellement des équipements et les frais liés au fonctionnement des structures de gestion des Pmh, il faut une cotisation annuelle de 7 500 FCFA pour chaque éleveur membre et quelle que soit la taille de son troupeau. En effet, ce montant représente tous les frais qui contribuent à garantir la pérennité des ouvrages hydrauliques, notamment les Pmh et qui a été un consensus général pour tous les éleveurs membres de l'union.

De nos investigations auprès des membres des AUE (102), des anciens gestionnaires des comités des points d'eau (85), il ressort que :

- l'entretien d'une Pmh âgée de 1 à 5 ans coûterait cinquante mille (50 000) francs CFA par an;

- l'entretien d'une Pmh âgée de 5 à 10 ans coûterait soixante quinze mille (75 000) francs CFA par an;

- l'entretien d'une Pmh de plus de 10 ans coûterait cent cinquante mille (150 000) francs CFA par an.

Par ailleurs, dans la commune de Djibo, plus de 50% des Pmh ont au moins 10 ans d'existence. Quant à la réhabilitation d'une Pmh, elle couterait 300 000 FCFA.

Toujours selon les membres des AUE, les anciens gestionnaires des points d'eau et les artisans réparateurs des pmh, les produits issus de la vente d'eau de 2002 à 2006 se présentent de la façon suivante (tableau 5) :

Tableau 5: Situation des produits issus de la vente d'eau de 2002 à 2006

de l'étudiant Années

Produits issus de la vente d'eau (F CFA)

Nombre de villages

Nombre de pmh

2002

1 395 000

20

93

2003

1 062 500

20

85

2004

1 134 000

22

81

2005

780 000

22

78

2006

1 140 000

22

76

Source: Travaux, stage d'analyse diagnostic, juin-Aout 2007

Les produits de la vente d'eau proviennent des ménages, des activités de maçonnerie, et enfin, des activités pastorales dont la contribution, aux dires des anciens gestionnaires des pmh, serait de l'ordre de 80%.

Figure 2 : Les produits issus de la vente de l'eau

Source: Travaux de l'étudiant, stage d'analyse diagnostic, juin-Aout 2007

On constate qu'en dehors de la première année qui correspond à l'année 2002, où le montant est substantiel, les quatre dernières années ont connu une évolution en dent de scie.

Figure 3 : Evolution du nombre de pmh 2002 - 2006

Source: Travaux de l'étudiant, stage d'analyse diagnostic, juin-Aout 2007

Chaque année le nombre de pmh décroît, en revanche à partir de 2004, le nombre de villages s'est accru pour rester stationnaire jusqu'à l'année 2006. Pour ce qui est de la décroissance du nombre des pmh, ceci s'explique par l'insuffisance des ressources financières pour assurer leur maintenance. La commune de Djibo compte aujourd'hui 51 197 habitants pour 76 pmh fonctionnelles, soit une pmh pour 674 personnes alors que le ratio en vigueur est de 300 personnes pour une pmh.

2.2.1.2 Contribution actuelle des éleveurs sédentaires pour l'entretien des pmh

D'une manière générale, les éleveurs de la commune de Djibo cotisent pour les réparations des Pmh, même si le niveau de cette contribution reste mitigé.

Aussi, cette contribution est-elle à relativiser car bien d'éleveurs participent en nature et non en espèce. Nos enquêtes ont révélé que dans la commune de Djibo, le niveau actuel de la contribution financière des éleveurs se présente selon le tableau suivant :

Tableau 6: Niveau de contribution des éleveurs sédentaires

Niveau de contribution annuelle en FCFA

Nombre d'éleveurs

Pourcentage

(%)

0

10

20

1000

18

35

2500

20

40

6000

3

5

Total

51

100

Source: Travaux de l'étudiant, stage d'analyse diagnostic, juillet 2007

Sur les cinquante un (51) éleveurs enquêtés, il ressort que:

§ 20 % affirment éprouver de véritables difficultés à payer leurs cotisations au titre de l'entretien des Pmh. En effet, parmi ce groupe d'éleveurs, certains par manque de confiance aux gestionnaires des Pmh ont décidé de ne plus cotiser. D'autres par contre préfèrent payer leurs cotisations en nature (céréales) ce qui engendre des problèmes de gestion ;

§ 35% attestent vouloir s'acquitter de leurs cotisations s'élevant à 1000 FCFA par mois suivant des modalités de paiement à crédit ou à tempérament ;

§ 40% déclarent payer régulièrement leurs cotisations de 2 500FCFA l'an et affirment avoir toute confiance aux gestionnaires des Pmh ;

§ 5% des éleveurs enquêtés disent payer 6000 FCFA l'an à raison de 500 FCFA le mois.

De l'analyse des résultats, il ressort que près de 55% des éleveurs ne s'acquittent pas convenablement de leurs frais de participation à la gestion des Pmh. Le niveau donc des contributions actuelles est loin d'assurer un entretien adéquat des Pmh.

2.2.1.3 Contribution actuelle des éleveurs transhumants pour l'entretien des pmh

Parmi les éleveurs enquêtés, 55% attestent que ceux qui quittent vers novembre ne contribuent pas car disent-ils les cotisations sont fixées en début d'année au moment où ils sont absents. Ils ne reviennent qu'à la faveur des premières pluies.

Même si ces éleveurs ont des attaches, ces derniers, souvent propriétaires de troupeaux, sont réticents au paiement.45% des enquêtés disent que ces éleveurs qui se déplacent avant les cotisations payent grâce aux cotisations des parents restés sur place. Cette cotisation est de 500 FCFA par troupeau et par an.

Quant aux transhumants qui viennent d'autres contrées, leurs contributions se situeraient entre 500 et 1 000 FCFA pour une durée de 1 à 5 mois. On constate également que le niveau de contribution des transhumants est très faible et ne peut pas assurer l'entretien des Pmh.

L'analyse des différentes variables indiquent que:

v Plus de 50% des Pmh ont au moins 10 ans d'existence, ce qui signifie qu'il faudrait mobiliser suffisamment de ressources financières pour assurer l'entretien de ces Pmh.

Dans le groupe des éleveurs sédentaires on a une catégorie d'éleveurs qui contribue financièrement et une autre catégorie qui contribue plutôt en nature (apport en céréales). Aussi, cette contribution en nature fait-elle l'objet de détournement par les gestionnaires des Pmh.

v Dans la catégorie des éleveurs qui contribuent financièrement, le niveau de contribution par éleveur est inférieur à 7 500 F CFA donc insignifiant pour entretenir une Pmh. La plupart des apports en nature (céréales) sont purement détournés par les gestionnaires des Pmh ;

v L'essentiel des éleveurs transhumants ne contribue pas et ceux qui cotisent donnent des montants en deçà du montant moyen annuel fixé pour assurer l'entretien d'une Pmh.

D'une manière générale les contributions financières apportées par les éleveurs sédentaires et transhumants pour assurer l'entretien des Pmh sont nettement inférieures au coût d'entretien moyen annuel qui est de 7 500 FCFA.

Au regard des différentes contributions actuelles apportées par les éleveurs et vu le niveau de forfait proposé par l'union des éleveurs (7 500 FCFA) pour garantir la pérennité des Pmh, l'hypothèse N°1 selon laquelle «le niveau de la contribution financière actuelle des éleveurs ne permet pas d'assurer l'entretien des Pmh» est donc confirmée.

2.2.2 Systèmes d'élevage pratiqués

Les systèmes d'élevage identifiés dans la commune de Djibo, sont essentiellement les systèmes sédentaires et les systèmes transhumants.

2.2.2.1. Système d'élevage sédentaire

Dans ce système, on distingue le système traditionnel et le système d'embouche.

v Système traditionnel

Dans ce mode d'élevage, les animaux (bovins, ovins, caprins) sont gardés en permanence au niveau des villages. Certains effectuent, sous la conduite des bergers, de courtes distances pour

rejoindre des points d'eau en saison sèche. Ce système est pratiqué par les mossés, les rimaïbés et les fulcés agriculteurs ayant placé leurs épargnes dans l'élevage de petits ruminants ou de bovins. Cette pratique d'élevage serait la plus sécurisante et la plus performante mais aussi la plus contraignante, puisqu'elle exige la conservation et le stockage d'une alimentation suffisante.

Pour ce système d'élevage, l'ensemble des AUE enquêtées certifie que :

La taille moyenne d'un troupeau fréquentant une Pmh oscillerait entre 20 et100 têtes pour les bovins, 10 et 150 têtes pour les petits ruminants.

Aussi, le nombre de troupeaux fréquentant une Pmh par jour se situerait entre : 5 et 10 troupeaux pour les bovins et 7 et 8 troupeaux pour les petits ruminants.

v Système d'embouche

La pratique est très répandue dans la commune. C'est l'embouche ovine qui connaît le plus grand succès surtout comme activité féminine. Les femmes travaillent individuellement ou en groupement pour accéder aux crédits. Les effectifs embouchés varient entre 2 et 8 têtes par femme et la durée fluctue entre 2 et 6 mois.

L'embouche bovine est exclusivement pratiquée par les hommes en raison des difficultés de manipulation et de conduite. En dehors de quelques commerçants qui embouchent entre 15 et 30 têtes, le nombre de bovins embouchés varie entre 1 et 4 par personne. La durée de l'embouche varie entre 4 et 6 mois. Il convient de signaler que les opérations d'embouche sont relativement récentes et ont véritablement débuté dans la région il y a moins de 15 ans.

Dans ce système, l'ensemble des gestionnaires des Pmh a également certifié que: la quasi-totalité des petits ruminants est abreuvées au domicile du propriétaire des animaux. Cependant, les bovins, bien qu'à effectif réduit sont abreuvés au niveau des Pmh.

En se référent aux textes, la loi relative au pastoralisme au Burkina Faso précise que «la taille d'un troupeau fréquentant une Pmh ne doit pas excéder 100 têtes». Ces mêmes textes stipulent que la concentration du cheptel autour des ouvrages hydrauliques est proscrite.

Au vu de ces différents éléments, en dehors du système d'embouche qui est donc conforme à la réglementation en vigueur, le système traditionnel mérite qu'une réflexion soit engagée pour amener les éleveurs à se spécialiser dans une production.

2.2.2.2. Système transhumant

Ce système est basé sur des mouvements saisonniers d'amplitude variable selon la pluviométrie et le potentiel fourrager. Il concerne 75% des éleveurs de la commune de Djibo. Les motifs de la transhumance sont multiples. Cette transhumance se subdivise en deux phases :

v Petite transhumance:

Elle est réalisée en saison pluvieuse au moment de la levée des semis, vers les campements peulhs situés aux alentours de la mare du Soum. Elle a pour objectif de protéger les cultures et d'éviter les conflits entre éleveurs et agriculteurs. A la récolte, le bétail regagne les aires de culture. La transhumance concerne en premier lieu les bovins élevés par les peulhs, mais aussi les petits ruminants associés à ces troupeaux.

v Grande transhumance

Elle se pratique en saison sèche, entre octobre et novembre. Elle est engendrée par l'assèchement des cours d'eau et des mares. Les troupeaux guidés par les fils aînés adultes ou les chefs d'unité de production, transhument vers le sud du pays.

Quand on observe ces deux types de transhumance, on remarque qu'elles se pratiquent à des périodes pendant lesquelles la difficulté d'abreuvement ne se pose pas. Pendant la grande transhumance, les éleveurs se déplacent pour exploiter les résidus de récolte dans les champs. En période de petite transhumance, il y a le problème d'espace de pâture. Les éleveurs se déplacent donc en fonction des espaces disponibles dans les autres villages de la commune.

Le dépouillement des questionnaires a révélé que l'ensemble des gestionnaires des Pmh tout comme les éleveurs, reconnaissent que pendant la petite transhumance, les animaux fréquentent moins les Pmh (1 troupeau par jour ou pas). En revanche, pendant la grande transhumance tous les animaux à l'exception des agneaux fréquenteraient les Pmh. La taille moyenne d'un troupeau en transhumance à l'intérieur de la commune serait supérieure à 25 têtes et au plus 200 têtes pour les bovins. Pour les petits ruminants, l'effectif moyen serait de 30 têtes avec un maximum de 100 têtes. Quant aux troupeaux mixtes (couplage bovins et petits ruminants), l'effectif moyen est de 50 têtes et un maximum de 150 têtes.

Pour ce qui est des animaux en transit, la taille moyenne d'un troupeau se situerait entre 100 à 250 têtes pour les bovins et 100 à 300 pour les petits ruminants. Tout comme le système traditionnel, le système transhumant utilise d'effectifs très élevés et de grandes superficies. Or les lois relatives au pastoralisme réprouvent ces pratiques.

L'analyse des différents systèmes pratiqués dans la commune de Djibo, nous permet de dire que le système dominant est le système transhumant. Non seulement il utilise de grandes superficies mais il porte aussi sur des grands effectifs (75% des éleveurs de la commune utilise ce système). Cette situation n'est pas sans conséquence sur les Pmh à cause de la pression constante exercée sur les Pmh, sources de pannes fréquentes.

Le brassage entre populations animales d'une part et entre populations humaines et animales d'autre part est source de zoonoses et d'anthropozoonoses. Enfin, le séjour prolongé des troupeaux aux abords des Pmh est aussi cause de pollution de la nappe phréatique.

L'appréciation des différentes variables nous permet donc de dire que l'hypothèse N°2 selon laquelle «les systèmes d'élevage pratiqués par les éleveurs ne facilitent pas l'usage des pompes à motricité humaine par les animaux» est confirmée.

2.2.3 Efficacité des structures de gestion

L'appréciation de l'efficacité des structures de gestion des Pmh se fera à travers:

· La régularité des réunions,

· L'évaluation du niveau d'instruction des membres du bureau exécutif,

· La maîtrise du contenu des statuts et règlements intérieurs,

· Et enfin, la maîtrise des principes élémentaires de gestion.

2.2.3.1 Régularité des réunions

Toutes les AUE ont reconnu qu'elles ne se réunissent qu'à la demande des autorités et des partenaires techniques et financiers (Haut Commissaire, Maire, PAR et l'équipe de base ANTEA). Autrement dit, depuis qu'elles ont été mises en place courant 2006, elles n'ont pas pu tenir des rencontres conformément aux règlements et statuts régissant la vie des AUE (AG une fois par an, AG extraordinaire, Rencontre entre les membres du BE une fois par trimestre).

2.2.3.2 Evaluation du niveau d'instruction des membres des structures de gestion

Le niveau d'instruction des 106 membres des bureaux AUE se présente de la façon suivante:

· 10% des membres du Bureau Exécutif (BE) sont lettrés c'est-à-dire savent lire et écrire en français,

· 35% sont alphabétisés en fulfuldé.

2.2.3.3 Maîtrise du contenu des statuts et règlements intérieurs

Sur les 106 membres des BE des AUE interrogés, seul 20% des membres maîtrisent véritablement le contenu des statuts et règlements intérieurs. Dans ces 20%, 10% sont à même de s'exprimer et d'écrire en français, les 10 autres pour cent ne peuvent le faire qu'en fulfuldé.

2.2.3.4 Maîtrise des principes élémentaires de gestion

En dépit de la formation sur les techniques de gestion dont ils ont bénéficié, seuls 10% des 106 membres des BE des AUE sont à même de faire une restitution sur les rudiments de base qu'ils ont reçu. Sur ces 10%, 7% sont lettrés et 3% alphabétisés en fulfuldé.

Outre le fait que les AUE ne sont pas une émanation des éleveurs de la commune de Djibo, on note que leur niveau d'instruction ne leur permet pas de mesurer la portée des tâches qui les attendent. Cela est ressenti à travers l'irrégularité des réunions, la non maîtrise des statuts et règlements intérieurs et des principes élémentaires de gestion.

L'analyse des variables indique que : la tenue des réunions statutaires n'est pas respectée, seulement 10% des membres des BE peuvent lire et écrire en français. 35% des membres des BE sont alphabétisés en langue locale«fulfuldé»; 20% des membres des BE maitrisent le contenu des statuts et règlements intérieurs. En dépit de la formation sur les techniques de gestion dont les membres des BE ont bénéficié, seuls 10% des 106 sont à même de faire une restitution sur les rudiments de base qu'ils ont reçu.

L'hypothèse N°3 à savoir : «l'inefficacité des structures de gestion des Pmh explique le faible engagement des éleveurs à relever le niveau de leur contribution financière» est donc vérifiée.

CHAPITRE 3 : SYNTHESE DES RESULTATS DE L'ANALYSE ET IDENTIFICATION DES SOLUTIONS D'AMELIORATION

L'analyse a permis de mettre en exergue la situation problématique qui est l'inadaptation du mode de gestion des pmh. Plusieurs causes sont à l'origine de cette situation. Ce chapitre prendra en compte tout d'abord la synthèse des problèmes, ensuite la présentation de la situation souhaitée et enfin, la situation des solutions d'amélioration.

3.1. SYNTHESE DE LA SITUATION PROBLEMATIQUE

3.1.1 Situation problématique

Les causes de l'inadaptation du mode de gestion des Pmh ont été recherchées et analysées avec la communauté pastorale et les Associations des Usagers de l'Eau (AUE). Les causes principales retenues sont : l'inefficacité des structures de gestion des Pmh, le bas niveau de la contribution financière des éleveurs, l'accès difficile au Pmh par les éleveurs.

ü l'inefficacité des structures de gestion des Pmh est due à l'irrégularité des réunions des BE, à la non maîtrise des statuts et règlements intérieurs et à la non maîtrise des principes élémentaires de gestion qui découlent de l'analphabétisme des membres des BE ;

ü Le faible niveau de la contribution financière actuelle des éleveurs a pour causes le manque de confiance que les éleveurs éprouvent à l'endroit des AUE et qui s'explique par une absence de communication entre les deux parties. Par ailleurs, les pannes fréquentes enregistrées sont également à l'origine du manque de confiance. Aussi, pour les éleveurs, l'eau a t-elle un caractère socio-culturel; cette compréhension de la chose s'explique par le fait d'une insuffisance de sensibilisation liée au paiement de l'eau potable. Enfin, le bas niveau de contribution financière est causé par la période de contribution inadaptée pour les transhumants qui sont en déplacement ;

ü Quant à la difficulté d'accès des Pmh par les éleveurs, ses causes sont dues aux systèmes d'élevage qui utilisent de grands effectifs et de grandes superficies. L'insuffisance en nombre de Pmh occasionnée par leur faible évolution numérique et aussi l'absence de fontainier chargé d'assurer la vente de l'eau et gérer l'ordre au niveau des Pmh sont aussi source de difficulté d'accès aux Pmh par les éleveurs.

L'arbre à problèmes fait le point des différents problèmes identifiés et permet de constater de visu les relations de cause à effet.

difficulté d'usage des Pmh par les éleveurs

conséquences

Figure 4 : Arbre à problèmes

Pannes fréquentes

Conflits entre différents éleveurs

Marginalisation des éleveurs sur l'utilisation des pompes

Insuffisance d'entretien des Pmh

Bas niveau de la contribution financière des éleveurs

Difficulté d'accès aux pmh par les éleveurs

Inefficacité des structures de gestion des Pmh (AUE)

Mode de gestion des pmh inadapté

Problème central

Faible maîtrise des statuts et RI

Faible maîtrise des principes élémentaires de gestion

Manque de confiance aux AUE par les éleveurs

Période de contribution inadaptée pour les transhumants

Absence de fontainiers

Insuffisance du nombre de Pmh

Système d'élevage inadapté

Pesanteurs socioculturelles dans l'exploitation de l'eau

 

Irrégularité des réunions des BE

causes

Manque de motivation

Fréquence de pannes au niveau des Pmh

Eleveurs en transhumance

Taux d'analphabétisme des membres des AUE élevé

Absence de communication entre AUE et éleveurs

Insuffisance de sensibilisation liée à l'eau potable

Non maîtrise de l'évolution des troupeaux

Faible évolution numérique des Pmh

Bénévolat

Source : Travaux de l'étudiant, stage d'analyse diagnostic, juillet 2007

3.1.2 Situation souhaitée

La situation souhaitée est celle qui est attendue une fois les problèmes résolus. Cette situation, selon le désir des éleveurs est qu'il y ait un accès facile aux Pmh afin de relever le niveau de contribution financière de leurs usagers. En revanche, les AUE souhaitent que cette contribution financière soit relevée pour faciliter l'entretien et le renouvellement des Pmh.

Tout ceci nécessite que des conditions préalables soient réunies. Ainsi, il faut d'abord maîtriser les outils de gestion par l'alphabétisation fonctionnelle à travers des formations pour ce qui concerne les AUE. Au niveau des éleveurs, procéder également à des formations et sensibilisations afin que ces derniers comprennent mieux le bien-fondé de leur contribution et améliorent leur système d'élevage actuel.

Une fois ces conditions réalisées, la situation souhaitée sera atteinte. Elle verra des contributions financières relevées et régulières d'une part et d'autre part la réduction des pannes au niveau des Pmh.

Figure 5 : Arbre des objectifs

Usage facile des Pmh par les éleveurs

Pannes moins fréquentes

Conflits entre les différents éleveurs réduits

Organisation des Pmh améliorée

Pmh bien entretenus

Mode de gestion des pmh adapté

Bon niveau de la contribution financière des éleveurs

Facilité d'accès des pmh par les éleveurs

Efficacité des structures de gestion des Pmh (AUE)

Fins

Bonne maîtrise des statuts et RI

Bonne maîtrise des principes élémentaires de gestion

confiance instaurée entre les AUE et les éleveurs

Période de contribution adaptée pour les transhumants

Présence de fontainiers

Nombre de Pmh accru

Système d'élevage amélioré

Bonne compréhension du caractère socioculturel de l`eau

Régularité des réunions des BE

Moyens

Motivation effective

Pannes réduites au niveau des Pmh

Réduction de la transhumance

Taux d'alphabétisation des membres des AUE élevé

Communication effective entre AUE et éleveurs

Amélioration de la sensibilisation liée à l'eau potable

Maîtrise de l'évolution des troupeaux

Evolution numérique des Pmh améliorée

Rémunération des fontainiers

Source : Travaux de l'étudiant, stage d'analyse diagnostic, juillet 2007

3.2. Identification des actions d'amélioration

Après l'analyse des problèmes qui a abouti à l'identification de la situation souhaitée, les Associations des Usagers de l'Eau, tout comme les éleveurs, ont énoncé un certain nombre d'actions d'amélioration en rapport avec les problèmes. Le tableau suivant présente les solutions unanimement retenues au cours de l'analyse diagnostic.

Tableau 7: Présentation des solutions alternatives

Problèmes

Solutions

Stratégies

01

Insuffisance de formations au profit des membres des BE des AUE.

Formation des membres exécutifs en techniques de gestion

Renforcement de capacité

02

Alphabétisation insuffisante.

Recyclage et alphabétisation des membres exécutifs des AUE.

03

Non maîtrise des statuts et règlement intérieur par certains membres des AUE.

Transcription et vulgarisation des statuts et règlement intérieur en langue locale

04

Absence de fontainiers au niveau des Pmh

Recrutement de fontainiers

05

Effectif du cheptel très élevé

Amélioration des systèmes d'élevage

06

Insuffisance du nombre des Pmh

Augmentation du nombre des Pmh

Réalisation des Pmh

Source : Travaux étudiant, Analyse Diagnostic, juillet 2007

Au total six (06) solutions ont été identifiées qui sont respectivement :

1. Formation des membres des bureaux exécutifs des AUE en techniques de gestion ;

2. Recyclage et alphabétisation des membres des bureaux exécutifs des AUE ;

3. Transcription des statuts et règlement intérieur des AUE en langue locale ;

4. Recrutement de fontainiers ;

5. Amélioration des systèmes d'élevage ;

6. Augmentation du nombre de Pmh.

Ces solutions ont été regroupées en deux grands axes stratégiques que sont :

§ Stratégie de renforcement des capacités qui comprend des actions de formation et de recrutement de fontainiers ;

§ Stratégie de réalisation des Pmh.

3.2.1 Analyse des solutions

Pour une meilleure conduite de leurs activités, il serait nécessaire que les membres des bureaux exécutifs des AUE puissent bénéficier d'une formation sur les techniques élémentaires de gestion.

Cette formation devrait être précédée d'un recyclage et d'une alphabétisation fonctionnelle obligatoire des membres des bureaux exécutifs afin de pérenniser l'acquis.

Aussi, la maîtrise des statuts et règlement intérieur devra-t-elle passer également par leur transcription en langue locale car près de 90% des membres des BE ne savent ni lire ni écrire en français, d'où l'importance de l'alphabétisation.

Les séances de formation, de sensibilisation et les meetings populaires devraient permettre également aux éleveurs d'améliorer leurs systèmes d'élevage.

L'accès aux Pmh et l'organisation autour des Pmh passent par la présence de fontainiers. Cette présence créera un ordre, une discipline et évitera la pollution de la nappe phréatique liée au séjour prolongé des animaux aux abords des Pmh. Elle facilitera le recouvrement des paiements des usagers.

Quant à l'augmentation numérique des Pmh, la disponibilité du fonds de roulement pour l'entretien des Pmh pourra servir à intervenir dans le quota voulu par certains partenaires financiers pour la réalisation de nouvelles Pmh.

3.2.2. Choix du projet d'action

Après avoir décrit les différentes solutions, il reste à entrevoir leur mise en oeuvre. Les AUE, tout comme les éleveurs, conscients de ne pouvoir réaliser toutes ces actions à la fois ont procédé par une sélection des solutions en fonction des urgences du moment.

Ainsi, ils ont ensemble convenu d'un certain nombre de critères qui serviront pour l'appréciation des actions.

La technique de sélection utilisée est celle de pointage de facteurs non pondérés. Cette technique affecte des points aux divers critères d'appréciation de la valeur d'une solution. Pour le partage, un barème est préalablement établi et exprime le degré de satisfaction des solutions aux critères considérés.

Le choix de cette technique se justifie d'une part par sa simplicité et d'autre part par son objectivité relative.

Le tableau ci-dessous présente la sélection des solutions.

Tableau 8: Sélection des solutions par la technique de pointage des facteurs non pondérés.

Solutions

Critères

Pointage

Solution 1

Solution 2

Solution 3

Solution 4

Solution 5

Solution 6

Déterminant pour l'entretien des Pmh

3

2

3

3

3

1

Facilité de réalisation sans contributions financières extérieures

1

2

1

3

2

1

Profite à toute la commune

2

1

3

3

3

3

Possibilité de démarrer le plus tôt possible

1

2

1

3

1

1

Total

7

7

8

12

9

6

Source : Travaux de l'étudiant, stage Analyse Diagnostic juillet 2007

Barème de pointage

Faiblement satisfaisant  : 1

Moyennement satisfaisant : 2

Fortement satisfaisant  : 3

La sélection s'est passée par vote. Devant chaque solution et face au critère considéré, les éleveurs et les membres des AUE choisissent par vote à main levée la note à attribuer. Une fois le pointage terminé avec eux, nous avons fait la sommation des points, ce qui a donné les résultats consignés dans le tableau ci-dessus.

En observant les données, l'urgence commence par la solution n°4 à savoir le recrutement de fontainiers, suivie de la solution n°5 (améliorer les systèmes d'élevage), de la solution n°3 (transcription des statuts et règlement intérieur en langue locale) puis des solutions 1 (formation en technique de gestion), 2 (alphabétisation des membres exécutifs des AUE) et enfin de la solution n°6 (augmenter le nombre des Pmh).

En analysant minutieusement ces différentes solutions, on se rend compte qu'en dehors de la solution n°6, toutes les autres solutions sont liées les unes aux autres.

Leur combinaison a donné un seul projet, intitulé « Renforcement des capacités des groupements d'éleveurs de la commune de Djibo ». La description succincte de ce projet est faite à travers la fiche signalétique ci-après.

Projet d'Action Retenu.

Titre du projet: Renforcement des capacités techniques des membres de l'union

des éleveurs de la commune de Djibo pour une gestion durable des Pmh.

Localisation: Commune de Djibo, province du Soum, région du Sahel.

Type de projet : Socio-économique.

Promoteurs: Les éleveurs de la commune de Djibo.

Organisme Porteur: Union des éleveurs de Djibo.

Bénéficiaires: Membres de groupement de la commune de Djibo.

Durée de vie: 5 ans

Date de démarrage: Janvier 2010

Finalité: Rendre durable la gestion des pompes à motricité humaine dans la commune de Djibo.

But: Améliorer le savoir et le savoir -faire des éleveurs de la commune de Djibo en matière de conduite d'élevage en contexte de rareté de la ressource eau.

Résultats:

R1: Les éleveurs gèrent et conduisent mieux leurs troupeaux ;

R2: Les éleveurs améliorent leurs pratiques d'élevage ;

R3: Les effectifs des troupeaux sont réduits ;

R4: Les éleveurs contribuent régulièrement au financement et à l'entretien

des Pmh.

Activités:

- Mobiliser les ressources financières nécessaires à la mise en oeuvre du projet ;

- Recruter le personnel du projet ;

- Doter le personnel en matériel de travail ;

- Recruter les consultants formateurs ;

- Acquérir le matériel de formation ;

- Sélectionner les participants ;

- Planifier les séances de formation ;

- Animer les formations ;

- Suivre et évaluer les activités du projet.

Ressources:

Ressources humaines

§ les membres de l'union;

§ les consultants formateurs;

§ le personnel du projet.

Ressources matérielles

§ matériel et mobilier de bureau;

§ salle de formation;

§ fournitures

Ressources financières

Coût Total du Projet: 42 237 267 F CFA

v Immobilisations: 40 269 000 F CFA

v Besoin en fonds de roulement : 1 968 267 F CFA

3.2.3. Présentation des promoteurs du projet

Les éleveurs de la commune de Djibo sont les promoteurs du projet. Du point de vue institutionnel, le portage sera assuré par l'union des éleveurs. L'union des éleveurs regroupe en son sein 121 groupements d'éleveurs, toutes filières confondues (embouche bovine, ovine, production du lait...). Il faut souligner que l'union des éleveurs est une organisation vieille de 10 ans.

A la faveur des récentes réformes intervenues dans le mouvement coopératif burkinabé, notamment la nouvelle réglementation régissant les sociétés coopératives et groupements au Burkina Faso (loi 014/AN/99), l'union s'est restructurée pour se conformer aux textes en vigueur, mais aussi pour plus de dynamisme. L'union des éleveurs de Djibo est actuellement reconnue sous le numéro 001 du 22 mai 2001 et a comme objectif d'améliorer les conditions de vie des groupements membres.

3.2.4. Pertinence du Projet d'action

La pertinence d'un projet se mesure à travers les objectifs envisagés par celui-ci. Ces objectifs doivent répondre correctement aux problèmes identifiés ou aux besoins réels des bénéficiaires. En d'autres termes, la pertinence est une appréciation de l'adéquation du projet avec les problèmes qu'il est censé résoudre. Elle consistera ici à confronter les problèmes identifiés lors du diagnostic (les problèmes ayant conduit à la formulation du projet) aux objectifs du projet d'action.

Les problèmes étaient principalement: l'insuffisance de formations au profit des membres des bureaux exécutifs des AUE, l'alphabétisation insuffisante / analphabétisme des membres des bureaux exécutifs des AUE, la non maîtrise des statuts et règlement intérieur par certains membres des bureaux exécutifs des AUE, l'absence de fontainiers au niveau des Pmh , l'effectif du cheptel très élevé et l'insuffisance du nombre des Pmh.

Comme solution, le renforcement des capacités des groupements d'éleveurs a été envisagé.

Le tableau suivant analyse la pertinence du projet, en présentant les problèmes et les actions à mener et en décrivant leur adéquation.

Tableau 9 : Analyse de la pertinence du projet

Problème à résoudre

Objectifs

Action à mener

Adéquation-Action-Problème

L'absence de fontainiers au niveau des Pmh

Réguler la vente de l'eau et assurer l'ordre de passage des animaux

- collecter les fonds issus de la vente de l'eau.

- maintenir l'ordre au niveau des Pmh

- les fonds collectés permettront d'entretenir les Pmh

- l'instauration de l'ordre permettra de minimiser les conflits sur l'utilisation des Pmh et d'assainir les abords

Système d'élevage inadapté

Intensifier l'élevage par la spécialisation des éleveurs par filières.

Formation des éleveurs en:

- gestion et conduite d'un troupeau ;

- production de viande (embouche) ;

- production de lait ;

- gestion des conflits au niveau des Pmh ;

- gestion et entretien des Pmh.

Les différentes formations permettront aux éleveurs, non seulement de procéder aux destokages de leurs troupeaux mais aussi d'intensifier leur production à travers la spécialisation par filière.

Cette pratique (production par filière) permettra de sédentariser un temps soit peu les éleveurs, toute chose qui leur permettra de contribuer sans difficulté au financement de l'entretien des Pmh.

La non maîtrise des statuts et règlement intérieur par certains membres BE des AUE.

Permettre aux structures de gestion des Pmh de s'approprier les contenus des statuts et règlements

intérieurs

Recycler et former les membres des BE des AUE en alphabétisation fonctionnelle

La transcription des statuts et règlements d'une part et la formation des membres des structures de gestion des Pmh d'autre part permettront de minimiser les mauvaises interprétations des textes.

L'Insuffisance de formations au profit des membres exécutifs des AUE

Renforcer les capacités des membres des structures

afin de rendre transparentes les opérations comptables

Apprendre aux membres exécutifs des structures de gestion,

les principes élémentaires de gestion

Ces formations permettront aux AUE de disposer de plus de connaissances et de bien gérer les Pmh. Ce qui permettra d'éviter les détournements et par voie de conséquence, de réparer les Pmh qui viendraient à tomber en panne.

L'insuffisance du nombre des Pmh.

Accroître le nombre de Pmh

Amener les éleveurs à contribuer régulièrement

Outre le fait que les contributions serviront à réparer les Pmh, elles serviront également comme apport à la mise en place d'autres Pmh

Analphabétisme des membres exécutifs des AUE

Améliorer le niveau des membres exécutifs des AUE en alphabétisation

Organiser des sessions de formation et d'alphabétisation fonctionnelle chaque année à l'intention des AUE

Les sessions de formation permettront aux membres exécutifs des AUE de pouvoir consigner dans des documents tous les évènements liés aux Pmh

Sources : Travaux de l'étudiant, stage d'étude de pertinence et de faisabilité, juin-Août 2008.

La confrontation du projet aux problèmes identifiés montre parfaitement qu'il y'a une adéquation entre les actions prévues et les problèmes à résoudre.

Au vu de cela, le projet est jugé pertinent. Mais la pertinence n'est pas en elle seule une condition suffisante pour la prise de la décision d'investir. Une étude de faisabilité s'avère donc nécessaire. Elle prendra en compte plusieurs aspects à savoir: les aspects techniques, organisationnels, politico juridiques, financiers, socio économiques et environnementaux.

CHAPITRE 4 : ETUDE TECHNIQUE DU PROJET D'ACTION

L'étude de faisabilité technique a permis de statuer sur la possibilité technique de réaliser les résultats du projet, notamment en apportant des réponses aux questions relatives à l'emplacement du site du projet, à l'itinéraire technique, aux ressources humaines et matérielles.

4.1 Localisation et emplacement du projet

Le projet sera localisé au chef lieu de la commune de Djibo et hébergé dans les locaux de la Mairie.

Par ailleurs, le choix du chef lieu de la commune s'explique par le fait que le nouveau système de gestion en eau prend en compte la loi de décentralisation qui transfère aux communes la maîtrise d'ouvrage des infrastructures d'alimentation en eau potable. Ces communes ont la responsabilité du service public de l'eau, de la gestion et de l'entretien des infrastructures sur le territoire communal.

4.2 Infrastructures et équipements du Projet

4.2.1 Infrastructures du projet

Comme infrastructures, le projet disposera d'un local de trois (03) bureaux devant abriter le chef de projet, le chef de service recouvrement et celui de la sensibilisation sur l'hygiène autour des Pmh.

Un arrêté communal viendra affecter ces locaux au projet et le coût prévu pour l'aménagement de ces locaux est estimé à 850 000 FCFA.

4.2.2 Equipements du projet

Les équipements comprennent le matériel et le mobilier de bureau, le matériel informatique, les consommables et les fournitures de bureau.

Tableau 10 : Matériel et mobilier de Bureau

Désignation

Caractéristique

Quantité

PU (FCFA)

Prix total (FCFA)

Bureau

En bois rouge, dimensions :

1.80m x 1.20m x 1.10m

04

90 000

360 000

Chaises de bureau

En bois rouge avec mousse, sans accoudoirs

08

25 000

200 000

Armoire métallique

H=2m, L =1.20m,

l = 45cm, 4 étages

03

140 000

420 000

Machine à calculer

Calculatrice scientifique, Casio

02

10 000

20 000

Cachet avec encreur

Cachet formateur rond

03

7 000

21 000

Agrafeuse

Agrafeuse type moyen

02

4 000

8 000

Tableau mobile

-

04

30 000

120 000

Total

-

-

-

1 149 000

Source : Travaux de l'étudiant, stage d'étude de pertinence et de faisabilité, Juin- Août 2008

Tableau 11 : Matériel informatique

Désignation

Quantité

Coût unitaire (FCFA)

Prix total (FCFA)

Micro-ordinateur

01

600 000

600 000

Imprimante

01

120 000

120 000

Onduleur

01

70 000

70 000

Total

-

-

790 000

Source : Travaux de l'étudiant, stage d'étude de pertinence et de faisabilité, Juin- Août 2008

Tableau 12 : Consommables et Fournitures de bureau

Désignation

Quantité

Prix unitaire (FCFA)

Prix total (FCFA)

Clé USB

1

10 000

10 000

CD-R, 700MB, 1x-52x

10

1 000

10 000

Cartouche d'encre noire

10

15 000

150 000

Rame de papier A4 à 80 g/m2

10

3 000

30 000

Chemises dossiers

10

2 000

20 000

Stylo à bille bleu

10

100

1 000

Stylo à bille rouge

10

100

1 000

Stylo à bille noir

10

100

1 000

Crayon de papier HB2

20

100

2 000

Gomme

05

200

1 000

Cahiers de 100 pages

20

150

3 000

Cahiers de 300 pages

10

300

3 000

Total

-

-

232 000

Source : Travaux de l'étudiant, stage d'étude de pertinence et de faisabilité, Juin- Août 2008

4.2.3. Matériel roulant

Il sera constitué essentiellement d'une (01) moto de marque YAMAHA, type 100. Le coût unitaire est estimé à 1 900 000 FCFA.

4.2.4 Services consommés

Les services consommés se résument essentiellement aux frais d'entretien et de fonctionnement des motos du projet. A ce titre, le responsable du service de recouvrement recevra onze (11) mois sur douze (12), 40 000 FCFA pour l'entretien et les frais de carburant. Ce qui donne un total de 440 000 FCFA l'an.

4.3 Volet formation

La formation est un service dont le bénéfice, selon l'analyse diagnostic est indispensable tant pour les membres des BE, des AUE que pour les éleveurs.

4.3.1. Identification des besoins en formation

Les besoins en formation qui ont prévalu aux présentes études de faisabilité ont été identifiés lors d'un diagnostic qui a révélé un déficit technique chez les éleveurs tout comme chez les BE des AUE.

Après analyse, ces insuffisances ne pourraient être comblées que par des formations appropriées. Aujourd'hui et particulièrement au niveau des structures de gestion, la contrainte est entrain d'être levée. En effet, le PAR a amorcé courant 2008 une série de formations portant sur l'alphabétisation fonctionnelle, la gestion et l'appropriation du contenu des statuts et règlement intérieur au profit des membres de BE des AUE.

Cependant, au niveau des éleveurs, ces insuffisances ne pourraient être comblées que par des formations spécifiques, d'où l'intérêt du projet.

4.3.2 Bénéficiaires et modules de formation

La formation concernera 4 235 éleveurs membres de l'union des éleveurs autour des modules suivants :

Tableau 13 : Module des formations

Années

Modules

Nombre de participants par module

Nbre de sessions par an

Nombre de jours par session

1

Gestion et conduite de troupeau

847

10

4

2

Production de viande (embouche)

847

10

4

3

Production du lait

847

10

4

4

Gestion des conflits sur les Pmh

847

10

4

5

Gestion et entretien des Pmh

847

10

4

 

Total

4 235

50

20

Source : Travaux de l'étudiant, stage d'étude de pertinence et de faisabilité, juin-Août 2008

Sur chaque thème, deux (02) sessions auront lieu par an de manière à ce qu'à la fin de la première année, les cinq (05) modules soient entièrement déroulés pour une partie des éleveurs. Ainsi, on évitera d'attendre l'année cinq (05) pour voir se dérouler le module cinq (05).

Chaque groupement enverra en moyenne sept (07) éleveurs par module de formation. Les cent vingt un (121) groupements ayant des effectifs moyens de trente cinq (35) membres, cela signifie que chaque membre de groupement bénéficiera d'au moins une formation. Dans le souci de complémentarité, chaque membre formé fera une restitution aux membres de son groupement d'origine pour assurer une dissémination des acquis de la formation suivie.

4.3.3 Stratégie de formation

4.3.3.1 Stratégie d'apprentissage

La formation sera assurée par des spécialistes dans divers domaines. La méthode interactive avec une gamme variée de techniques privilégeant la valorisation des expériences des participants sera utilisée. Parmi ces techniques il y aura :

- les exposés (cours théoriques) utilisant parfois des supports visuels (tableau mobile, papier kraft) et illustrés d'exemples concrets ;

- les démonstrations, en vue d'amener les apprenants à pratiquer réellement l'activité de production concernée suivant les techniques enseignées ;

- le brainstorming pour stimuler la production d'idées au niveau des participants ;

- les visites terrain ou sorties pédagogiques ;

- les questions réponses pour permettre aux apprenants d'obtenir un éclaircissement ou un approfondissement sur certains aspects peu maîtrisés.

- les études de cas

4.3.3.2 Lieu de formation

La formation se déroulera dans la commune de Djibo, précisément dans la salle de réunion du PDES. Le coût de location journalier de la salle est de trente mille (30 000) francs CFA.

4.3.3.3 Formateurs

De nos investigations, il est ressorti que les structures qualifiées et disposant du personnel pour assurer les formations sont :

- Au niveau de la DPRA/Soum, on a tous les chefs de postes vétérinaires et de zones d'encadrement. Ces derniers, de par leurs expériences de terrain sont à même d'assurer efficacement les modules de formation relatifs à la production de viande (embouche) ;

- Dans la capitale, c'est-à-dire à Ouagadougou, certaines structures du Ministère des Ressources Animales comme la Direction Générale des Espaces et des Aménagements Pastoraux et la Direction des Industries et de la Production Animale sont disponibles pour assurer les formations sur la gestion et la conduite d'un troupeau, la gestion des conflits au niveau des Pmh, la gestion et l'entretien des Pmh et enfin la formation sur la production du lait.

4.3.3.4 Activités de suivi-évaluation

Le suivi des activités de formation sera assuré par le chef de projet. Il suivra le déroulement des unités de formation et rendra compte au BE de l'union des éleveurs.

Quant à l'évaluation de la formation, elle se fera par les différents acteurs à savoir les participants, les formateurs et l'équipe de gestion du projet.

ü Evaluation par les participants

C'est une occasion donnée aux apprenants d'apprécier le déroulement des sessions. Elle consiste à chaque fin de séance, à permettre aux apprenants de s'exprimer sur la façon dont ils voient la conduite du processus d'apprentissage (technique d'animation, durée etc.). Cela permettra aux formateurs d'oeuvrer régulièrement à une meilleure modulation de l'apprentissage.

ü Evaluation par les formateurs

- L'évaluation continue : à travers l'observation et les jeux de questions réponses pendant les séances, les formateurs apprécieront le niveau d'assimilation des apprenants. Cela leur permettra au fur et à mesure d'opérer les réglages nécessaires à une meilleure prise en compte des préoccupations exprimées.

- L'évaluation finale : elle consiste à travers un test oral et pratique à apprécier chaque participant du point de vue de ses connaissances théoriques et pratiques.

ü Evaluation par l'équipe de gestion du projet

Les responsables du projet à travers l'analyse des résultats de l'évaluation des participants et leurs propres observations apprécieront la prestation des formateurs. Cette évaluation permettra aux formateurs d'améliorer leurs prestations et aux responsables du projet de revoir les contrats avec ceux-ci en cas de non satisfaction.

4.3.4. Durée et coût de formation

ü Durée de formation

La plupart des éleveurs de la commune étant mobiles (75%) les activités de formation seront planifiées en tenant compte de leur disponibilité. Ainsi, les formations seront planifiées sur une période de 5 ans à raison de dix (10) sessions de formation par an. Chaque session de formation durera en moyenne 4 jours.

ü Coût de la formation

Le coût relatif à la formation est constitué des perdiems des participants, des honoraires des formateurs, des frais de location de la salle, des frais relatifs à la sortie terrain, des fournitures et enfin les frais liés au carburant. Les formations seront entièrement financées par les 4 235 éleveurs membres de l'union à raison de 8 000 FCFA par éleveur et par module, soit un total de 40 000 FCFA par éleveur.

Après avoir décrit l'itinéraire technique du projet, le prochain chapitre s'intéressera à ses aspects politico-juridiques et organisationnels.

CHAPITRE 5 : ETUDE POLITICO-JURIDIQUE ET ORGANISATIONNELLE

Ce chapitre rend compte de la conformité du projet avec le contexte politique et les dispositions en vigueur dans le milieu de l'étude. Quant à la faisabilité organisationnelle, elle se préoccupera des aspects organisationnels et institutionnels relatifs à la réalisation éventuelle du projet.

5.1 Faisabilité politico-juridique

Il s'agit de vérifier si le projet respecte les lois en vigueur au Burkina Faso et si l'environnement politico-juridique est favorable à sa mise en oeuvre. A priori, le projet n'est en contradiction avec aucune disposition juridique en vigueur.

Bien au contraire, il s'inscrit dans la logique de la politique nationale de l'eau, adoptée par décret n°98-365/PRES/PM/MEE du 10 septembre 1998. L'objectif global de cette politique est de contribuer au développement durable en apportant des solutions appropriées aux problèmes liés à l'eau, afin que celle-ci ne soit pas un facteur limitant, mais plutôt une ressource pour le développement économique et social.

Cet objectif global est sous-tendu par quatre objectifs spécifiques portant sur :

- la satisfaction durable des besoins en eau ;

- la protection contre les actions agressives de l'eau ;

- l'amélioration des finances publiques ;

- la prévention des conflits liés à la gestion des eaux partagées.

La mise en oeuvre de la politique nationale s'inspire de neuf (09) principes qui sont :

i) le principe d'équité ;

ii) le principe subsidiarité ;

iii) le principe du développement harmonieux des régions ;

iv) le principe de la gestion par bassins hydrographiques ;

v) le principe de gestion équilibrée des ressources en eau ;

vi) le principe de protection des usagers et de la nature ;

vii) le principe préleveur - payeur ;

viii) le principe pollueur - payeur ;

ix) et le principe de la participation.

De plus, vu son statut juridique «d'union », l'organisation porteuse du projet est régie par la loi n°014/AN/99 du 15 Avril 1999 portant réglementation des sociétés coopératives et groupements au Burkina Faso. Cette loi présente d'importants avantages pour les unions et groupements et ce projet par ce biais, en profitera.

Comme principal avantage, la loi stipule à son article 90 qu' « en raison de la spécificité des unions et groupements, les autorités publiques peuvent leur accorder tout privilège fiscal ou autre dont peuvent bénéficier d'autres organisations économiques ».

De ce qui précède, il se dégage que l'environnement politico-juridique est favorable au projet.

5.2 Faisabilité organisationnelle

Le succès de toute activité humaine dépend en grande partie de la capacité d'organisation de ses acteurs, d'où l'intérêt de l'étude organisationnelle. Elle consistera pour le présent projet à décrire son organisation en interaction avec l'union promotrice, à analyser les besoins en ressources humaines, à décrire les postes et à estimer la rémunération des ressources humaines.

5.2.1 Structures de l'union et du projet

5.2.1.1 Structures de l'union

Le projet est rattaché à l'union des éleveurs de Djibo. Cet ancrage institutionnel nous amène à décrire d'abord la structure de l'union qui comprend trois (03) organes à savoir une Assemblée Générale (AG), un Bureau Exécutif (BE) et un Comité de Contrôle (CC).

L'Assemblée Générale (AG)

L'assemblée Générale des adhérents est l'organe suprême de décision de l'union. Elle a pour attributions entre autres de:

- approuver les Procès Verbaux (PV) ;

- adapter ou modifier le règlement intérieur ;

- élire parmi les adhérents les membres du BE et du CC ;

- adopter les comptes et donner quitus aux BE ;

- délibérer sur le rapport annuel du CC ;

- adopter les programmes prévisionnels et les bilans d'activités.

Le Bureau Exécutif (BE)

Le BE est composé de huit (8) membres et ses attributions sont entre autres de :

- tenir une comptabilité permettant d'établir périodiquement la situation patrimoniale de l'union ;

- préparer et convoquer les assemblées générales ;

- élaborer les programmes d'activités ;

- suivre les activités de l'union.

Le Comité de Contrôle (CC).

Le comité de contrôle est l'organe de contrôle interne du groupement. Il est composé de trois (03) membres et a pour attributions principales de :

- vérifier à chaque moment la gestion du bureau ;

- informer le bureau de toute irrégularité constatée, et en faire de même dans son rapport annuel à l'assemblée générale ;

- convoquer en cas de besoin le bureau de l'assemblée générale.

5.2.1.2 Structure du projet

Pour l'exécution même du projet, il sera mis en place une cellule de gestion. Cette cellule aura un léger dispositif comprenant trois (03) organes que sont :

- la direction : sous la responsabilité d'un directeur, elle est chargée de la coordination des activités du projet ;

- le service de sensibilisation dirigé par un technicien spécialisé, chargé de sensibiliser les populations sur l'entretien et l'hygiène autour des Pmh ;

- le service de recouvrement, chargé de recouvrer les contributions des éleveurs qui seront reversées au niveau des AUE pour l'entretien des Pmh.

Pour permettre de visualiser le positionnement des différents organes du projet, leurs relations hiérarchiques et fonctionnelles, il sera mis en place un organigramme comme suit :

Figure 6 : Organigramme de l'union des éleveurs intégrant le projet

Assemblée Générale

Comité de Contrôle

Maître d'ouvrage

Bureau Exécutif

Direction du projet

Service Sensibilisation

Service Recouvrement

Gardiennage

Source : Travaux de l'étudiant, stage de pertinence et de faisabilité, juin- Août 2008

5.2.2 Description des postes et recrutement du personnel

5.2.2.1 Description des postes du personnel

Il s'agit de décrire les responsabilités liées aux postes, les exigences des postes, le profil souhaitable des postulants. Le tableau suivant présente cette description.

Tableau 14 : Synthèse de la description des postes du personnel.

Désignation

Variables

Contenus

Directeur

Rattachement Hiérarchique

Bureau Exécutif de l'union

Collaborateurs directs

Les responsables de service

Objectif du poste

Assurer la gestion quotidienne du projet

Responsabilités

* Coordonner les activités des différents services ;

* Planifier, élaborer, veiller à la mise en oeuvre des activités ;

* Assurer le suivi et l'évaluation interne des activités ;

* Représenter le projet auprès des partenaires.

Exigences du poste

* Parler couramment le « fulfuldé »

* Etre capable d'effectuer des déplacements en moto.

* Etre de bonne moralité.

* Accepter de travailler 8 heures de temps par jour.

Profil souhaitable

* Etre titulaire d'un diplôme de niveau BAC+3 au moins dans le domaine de l'élevage, de l'agriculture, de la sociologie ou dans tout autre domaine compatible.

* Justifier, d'une expérience de 3 ans au moins en gestion des organisations de développement rural.

Chef de Service recouvrement

Rattachement hiérarchique

Le directeur du projet

Collaborateurs

Le chef de service sensibilisation

Objectifs du poste

Recouvrer les impayés auprès des groupements membres de l'union

Responsabilités

* sensibiliser les éleveurs et les amener à s'acquitter de leurs contributions ;

* Rendre compte de la situation des contributions au directeur ;

* Effectuer les versements auprès de la faîtière des AUE ;

* Transmettre au directeur du projet les rapports mensuels indiquant les activités menées.

Exigences du poste

* Etre de bonne moralité

* Capable de se déplacer en moto

* Parler et écrire couramment le « fulduldé ».

* Avoir le sens des relations humaines.

* Accepter de travailler 8 heures de temps par jour.

Profil souhaitable

* Etre titulaire d'un CEAP ou de tout autre diplôme équivalent.

* Avoir une expérience d'au moins 3 ans en matière de tenue de comptabilité des organisations de développement rural.

Tableau 14  (suite) : Synthèse de la description des postes du personnel.

Désignation

Variables

Contenus

Chef de Service sensibilisation

Rattachement Hiérarchique

Direction du projet

Collaborateurs directs

Chef de service recouvrement

Objectif du poste

Assurer l'hygiène au niveau des Pmh

Responsabilités

*Sensibiliser les éleveurs et les amener à maintenir les abords des Pmh propres ;

*Rendre compte de l'état des Pmh et de l'hygiène qui prévaut aux alentours des Pmh ;

*Informer le directeur du projet des éventuels cas de maladies engendrées par l'eau.

Exigences du poste

*Parler et écrire couramment le fulfuldé

*Etre capable d'effectuer des déplacements à moto

*Avoir le sens des relations humaines

*Etre de bonne moralité

Profil souhaitable

*Etre titulaire d'un diplôme d'au moins BAC+2 en environnement ou en assainissement ;

*Justifier d'une expérience de trois ans au moins dans les domaines concernés

Gardien

Rattachement hiérarchique

Les responsables de service (recouvrement, sensibilisation)

Collaborateurs

-

Objectifs du poste

Assurer la sécurité des biens et des personnes à l'intérieur du projet.

Responsabilités

* Surveiller l'entrée et la sortie des visiteurs du projet,

* Assurer le gardiennage des locaux et équipements du projet

* Nettoyer régulièrement les locaux.

* Informer les responsables de tout manquement (perte) du matériel.

Exigences du poste

* Etre de bonne moralité

* Etre assidu au travail et ponctuel

* Etre physiquement et mentalement en bonne santé

* Parler couramment le « fulfuldé » et le français

* Accepter de travailler la nuit.

Profil souhaitable

* Etre âgé de 35 ans au moins et 45 ans au plus.

* Etre résident de Djibo.

Source : Travaux de l'étudiant, stage d'étude de pertinence et de faisabilité, juin- Août 2008

Recrutement de personnel

Au total quatre (04) postes ont été décrits et sont à pourvoir en vue d'un bon fonctionnement du projet. Le personnel sera permanent, dont trois (0 3) au bureau.

Quant au gardien, il ne sera présent que la nuit.

Le recrutement du personnel se fera par appel à candidatures. Pour le personnel permanent, il sera fait appel aux services d'un cabinet spécialisé. Un budget de 200 000 FCFA est prévu à cet effet.

Rémunération du personnel

Le personnel recevra un salaire mensuel qui connaîtra une augmentation de 5% à partir de la troisième année.

Tableau 15 : Prévision des salaires du personnel

Année

Poste

Effectif

Salaire Brut Mensuel (FCFA)

Année1

Année2

Année3

Année4

Année5

Directeur

1

120 000

1440000

1 440 000

1 512 000

1 512 000

1 512 000

Responsable service sensibilisation

1

90 000

1 080 000

1 080 000

1 134 000

1 134 000

1 134 000

Responsable service recouvrement

1

90 000

1 080 000

1 080 000

1 134 000

1 134 000

1 134 000

Gardien

1

40 000

480 000

480 000

504 000

504 000

504 000

Charge patronale (16%)

-

 

-

 

652 800

652 800

685 440

685 440

685 440

Total

4

340 000

4732 800

4732 800

4 969 440

4 969 440

4 969 440

Source : Travaux de l'étudiant, stage d'étude de pertinence et de faisabilité, juin- Août 2008.

Les salaires mensuels sont compris entre 40000 FCFA et 120 000 FCFA. Comparativement au salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) qui est de 28 811 FCFA au Burkina Faso1(*), le projet est donc dans les normes.

Organisation des activités et système d'information

Le personnel travaillera de 7 heures à 12 heures 30mn et de 15heures à 17 heures30mn soit (8) heures par jour comme le préconise, le code de travail au Burkina Faso.

Outre l'organisation, le bon fonctionnement et le succès de toute structure dépendent en partie de la manière dont l'information y est gérée. Dans le cas du présent projet, pour permettre une meilleure gestion de l'information, un accent particulier sera mis sur la communication de groupe à travers des réunions régulières planifiées comme suit :

Ø A chaque fin de semaine, le directeur tiendra une réunion avec ses collègues pour faire le bilan des activités et programmer celles de la semaine à venir ;

Ø une rencontre trimestrielle est prévue entre le personnel et les membres des organes électifs (BE, CC) pour informer les promoteurs du déroulement des activités et de la situation du projet.

Aux différents cadres de concertation, s'ajouteront d'autres moyens d'information tels que les notes de services, les circulaires qui pourraient être initiées par la cellule de gestion.

L'analyse de l'environnement politique et juridique a permis de mettre en exergue d'importantes opportunités que pourra exploiter le projet. Sur le plan organisationnel, le projet dispose d'une structure légère et adaptée, ce qui lui vaudra une exécution efficace et efficiente des activités.

Le profil du personnel à pouvoir met l'accent sur la qualité à travers l'expérience. Il ressort donc de ces analyses que l'environnement politico juridique est favorable et que l'organisation mise en place pour l'exécution du projet est bien appropriée.

De ce fait, le projet est faisable d'un point de vue juridique, politique et organisationnel. Dans le chapitre suivant, l'analyse de sa faisabilité financière sera effectuée.

CHAPITRE 6 : ETUDE FINANCIERE DU PROJET D'ACTION

Dans cette partie, nous essaierons d'évaluer les coûts des investissements, de présenter les besoins et sources de financement, le plan de financement, certains états financiers avant de procéder à l'analyse de la rentabilité financière du projet.

6.1 Evaluation du Coût du Projet

L'évaluation du coût du projet prend en compte les investissements de base et le besoin en fonds de roulement. Les investissements de base concernent les immobilisations.

6.1.1 Immobilisations

Les immobilisations comprennent les charges immobilisées et les immobilisations corporelles.

6.1.1.1 Immobilisations incorporelles

Elles comprennent les charges immobilisées et les frais de formation.

v Charges immobilisées

Selon TCHOTKOTE, «Les charges immobilisées sont des frais engagés lors de la constitution d'une entreprise ou de l'acquisition des moyens permanents d'exploitation» (TCHOTKOTE, 1992 :31). Ainsi, le tableau ci-dessous présente les différentes charges immobilisées du projet.

Tableau 16 : Charges immobilisées du projet

Libellé

Montant (FCFA)

Frais d'études (diagnostic et faisabilité)

700 000

Frais de démarches administratives

50 000

Frais de recherche de financement

100 000

Frais de recrutement du personnel

200 000

Frais de publicité de lancement

300 000

Frais d'inauguration

350 000

Total

1 700 000

Source : Travaux de l'étudiant, stage d'études de pertinence et de faisabilité, juin-Août, 2008

v Evaluation du coût des formations

Le coût des formations est constitué des perdiems des participants, des honoraires des consultants, des frais de location de la salle de réunion, des frais de fournitures, des frais de restauration et enfin, des frais de carburant.

Tableau 17 : Honoraires des consultants formateurs

Modules

Nombre de jours par session

Coût journalier du consultant

Coût par session

Nombre total de sessions

Coût total

Gestion et conduite de troupeau

4

25 000

100 000

10

1 000 000

Production de viande (embouche)

4

25 000

100 000

10

1 000 000

Production

du lait

4

25 000

100 000

10

1 000 000

Gestion des conflits sur les Pmh

4

25 000

100 000

10

1 000 000

Gestion et entretien des Pmh

4

25 000

100 000

10

1 000 000

Total

20

-

-

-

5 000 000

Source : Travaux de l'étudiant, stage d'étude de pertinence et de faisabilité, juin-Août 2008

Coût de la location de la salle de réunion

Un million deux cent mille franc est prévu pour la location de la salle de réunion du PDES / Soum ; soit 30 000F par jour pendant quarante (40) jours. Ce montant sera reconduit chaque année jusqu'à la cinquième année.

Tableau 18 : Autres charges liées aux sessions de formation

Libellé de la charge

Quantité

Coût unitaire

(F CFA)

Coût total pour un an (F CFA)

Coût total pour les 5 ans (F CFA)

Prise en charge chauffeurs

40 H/J

5 000

200 000

1 000 000

Fournitures

Forfait

-

464 000

2 320 000

Carburant

10

52 400

524 000

2 620 000

Total

-

-

1 188 000

5 940 000

Source : Travaux de l'étudiant, stage d'étude de pertinence et de faisabilité, juin-Août 2008

Tableau 19 : Récapitulatif des coûts liés à la formation

Libellé

Montant par an (F CFA)

Montant pour les 5 ans (F CFA)

Prise en charge des participants

3 388 000

16 940 000

Honoraires des consultants formateurs

1 000 000

5 000 000

Coût location de la salle de réunion

1 200 000

6 000 000

Autres charges liées aux sessions de formation

1 188 000

5 940 000

Total

6 776 000

33 880 000

Source : Travaux de l'étudiant, stage d'étude de pertinence et de faisabilité, juin-Août 2008

Tableau 20 : Récapitulatif du coût des immobilisations incorporelles

Libellé

Montant (F CFA)

Charges immobilisées

1 700 000

Coût des formations

33 880 000

Total

35 580 000

6.1.1.2 Immobilisations corporelles

Selon toujours TCHOTKOTE, ce sont des « immobilisations dotées d'un corps ou d'une existence matérielle. Elles sont palpables » (TCHOTKOTE, 1992). Dans ce projet, elles sont constituées d'infrastructures, de matériels et mobiliers de bureau, de matériels informatiques et enfin de matériels roulants dont les coûts sont récapitulés dans le tableau ci -dessous.

Tableau 21: Récapitulatif du coût des immobilisations corporelles

Libellé

Montant (FCFA)

Réfection bâtiment

850 000

Matériel et mobilier de bureau

1 149 000

Matériel informatique

790 000

Matériel roulant

1 900 000

Total

4 689 000

Source : Travaux de l'étudiant, stage d'étude de pertinence et de faisabilité, Juin-Août 2008

Tableau 22: Récapitulatif du coût des immobilisations

Libellé

Montant (FCFA)

%

Immobilisations incorporelles

35 580 000

88

Immobilisations corporelles

4 689 000

12

Total

40 269 000

100

Source : Travaux de l'étudiant, stage d'étude de pertinence et de faisabilité, Juin-Août 2008

Le coût total des investissements initiaux du projet permettant le démarrage des activités est estimé à quarante millions deux cent soixante neuf mille F CFA (40 269 000) repartis comme suit : 88% destinés aux investissements incorporels et 12% aux investissements corporels.

6.1.2 Amortissement des immobilisations

Pour le cas du présent projet, nous avions utilisé l'amortissement linéaire ou constant. Dans ce procédé, les amortissements effectués sur une immobilisation sont proportionnels à la durée d'utilisation prévue.

Tableau 23: Amortissements des immobilisations (en F CFA)

Libellé

Valeur d'origine

Durée de vie

(année)

Année1

Année2

Année3

Année4

Année5

Valeur résiduelle

Immobilisations

Charges immobilisées

1 700 000

5

340 000

340 000

340 000

340 000

340 000

-

incorporelles

Coût de formation

33 880 000

5

6 776 000

6 776 000

6 776 000

6 776 000

6 776 000

-

 

Infrastructure

850 000

10

85 000

85 000

85 000

85 000

85 000

425 000

 

Matériel et mobilier de bureau

1 149 000

5

229 800

229 800

229 800

229 800

229 800

-

Immobilisations

Matériel informatique

790 000

5

158 000

158 000

158 000

158 000

158 000

-

corporelles

Matériel roulant

1 900 000

3

633 333

633 333

633 334

-

-

-

Total

40 269 000

 

8 222 133

8 222 133

8 222 134

7 588 800

7 588 800

425 000

Source : Travaux de l'étudiant, stage d'étude de pertinence et de faisabilité, juin-Août 2008

Les données du tableau 23 indiquent que l'annuité d'amortissement est de 8 222 133 F CFA pour les deux premières années, 8 222 134 F CFA pour la troisième année et enfin 7 588 800 F CFA pour les deux dernières années. A la fin du projet, une valeur résiduelle de 425 000 F CFA est constatée.

6.1.3 Détermination du besoin en fonds de roulement (BFR)

Le besoin en fonds de roulement est l'argent dont le projet aura besoin pour financer ses charges avant que ses recettes puissent les couvrir. Le besoin est prévu pour couvrir les charges de quatre (04) mois d'activité du projet comme présenté dans le tableau n°24.

Tableau 24 : Estimation du besoin en fonds de roulement

Charges de fonctionnement

Montant annuel (F CFA)

Besoin sur 4 mois

Consommables et fournitures de bureau

232 000

77 333

Services consommés

440 000

146 667

Rémunération du personnel

4 732 800

1 577 600

Frais de mission du personnel

150 000

50 000

Frais de suivi et évaluation

350 000

116 667

Besoin en Fonds de Roulement

-

1 968 267

Source : Travaux de l'étudiant, stage d'étude de pertinence et de faisabilité, juin-Août 2008

Le besoin en fonds de roulement s'élève à 1 968 267 F CFA pour une période de quatre (04) mois. Le coût total du projet se présente de la façon suivante :

Tableau 25 : Coût total du projet

Libellé

Montant (CFA)

%

Immobilisations

40 269 000

95

Besoin en fonds de roulement

1 968 267

5

Total

42 237 267

100

Sources : travaux de l'étudiant, stage d'étude de pertinence et de faisabilité

6.2. Financement du projet

Les moyens nécessaires au financement du projet se résument comme suit:

6.2.1. Les sources internes

Elles représentent l'apport des éleveurs qui sera utilisé essentiellement pour financer les frais de formation. Ainsi, 33 880 000 F CFA seront mobilisés par l'union des éleveurs sur les cinq (05) ans.

6.2.2. Les sources externes

Les sources externes sont constituées de la contribution de l'étudiant  qui est de 700 000 FCFA et des subventions apportées par le groupe des partenaires estimées à 7 657 267 FCFA.

Tableau 26 Plan de financement du projet

Sources de financement

Montant (FCFA)

%

Source interne

 

 

- Apports des éleveurs

33 880 000

80

Source externe (subvention)

 

 

Contribution de l'étudiant

700 000

2

-          Groupe des partenaires

7 657 267

18

Total

42 237 267

100

Source : Travaux de l'étudiant, stage d'étude de pertinence et de faisabilité, juin- août 2008

6.3. Analyse financière et durabilité des interventions du projet

Dans cette partie, nous aborderons : le calcul des flux financiers à partir des comptes d'exploitation prévisionnels et du budget de trésorerie puis nous procéderons à l'analyse de la rentabilité par l'utilisation des critères de la valeur actuelle nette et le délai de récupération (DR). Nous évaluerons ensuite les gains non financiers du projet.

6.3.1 Comptes d'exploitation prévisionnels

Les comptes d'exploitation du projet comportent d'une part les charges d'exploitation et d'autre part, les produits issus de la vente de l'eau. En effet, chaque éleveur, pour assurer l'abreuvement de son troupeau sur le ressort territorial de la commune de Djibo doit s'acquitter d'un forfait de 7 500 F CFA l'an et par troupeau quelle que soit la taille de celui-ci.

Les comptes d'exploitation prévisionnels du projet se présentent comme suit :

Tableau 27 : Comptes d'exploitation prévisionnels du projet (F CFA)

Libellé

Année1

Année2

Année3

Année4

Année5

Produits

Forfait payé par les éleveurs

31 762 500

31 762 500

31 762 500

31 762 500

31 762 500

Total produits (1)

31 762 500

31 762 500

31 762 500

31 762 500

31 762 500

Charges

Consommables et fournitures de bureau

232 000

232 000

232 000

232 000

232 000

Services consommés

440 000

440 000

440 000

440 000

440 000

Rémunération du personnel

4 080 000

4 080 000

4 284 000

4 284 000

4 284 000

Charge patronale (16%)

652 800

652 800

685 440

685 440

685 440

Frais de mission du personnel

150 000

150 000

150 000

150 000

150 000

Frais de suivi évaluation

350 000

350 000

350 000

350 000

350 000

Frais d'entretien des pmh

11 400 000

11 400 000

11 400 000

11 400 000

11 400 000

Frais de réhabilitation des pmh

5 100 000

-

-

-

-

Dotation aux amortissements

8 222 133

8 222 133

8 222 134

7 588 800

7 588 800

Total charges (2)

30 626 933

25 526 933

25 763 574

25 130 240

25 130 240

Résultat net (3)= (1)-(2)

1 135 567

6 235 567

5 998 926

6 632 260

6 632 260

Résultats cumulés

1 135 567

7 371 133

13 370 059

20 002 319

26 634 579

Source : Travaux de l'étudiant, stage d'étude de pertinence et de faisabilité, juin- août 2008

Au regard des comptes d'exploitation, le projet dégage des résultats nets positifs.

6.3.2 Budget de trésorerie

Le budget de trésorerie est un document comptable dans lequel sont enregistrées toutes les sorties d'argent (décaissement) et les entrées d'argent (encaissement) attendues sur une période donnée. Il permet de mesurer la capacité du projet à honorer ses engagements et détermine les périodes pendant lesquelles il faut recourir à d'autres financements. Les budgets de trésorerie du projet se présentent comme suit :

Tableau 28 : Budgets de trésorerie du projet (F CFA)

Libellé

Année 0

Année1

Année2

Année 3

Année4

Année 5

Entrées

Forfait payé par les éleveurs

0

31762500

31762500

31762500

31762500

31762500

Subvention

7 657 267

-

-

-

-

-

Contribution stagiaire

700 000

-

-

-

-

-

Total entrées (1)

8357267

31762500

31762500

31762500

31762500

31762500

Sorties

Immobilisations

6 389 000

0

0

0

0

0

Charges de fonctionnement

0

30 626 933

25 526 933

25 763 574

25 130 240

25 130 240

Total sorties (2)

6 389 000

30 626 933

25 526 933

25 763 574

25 130 240

25 130 240

Flux net (3)= (1)-(2)

1 968 267

1 135 567

6 235 567

5 998 926

6 632 260

6 632 260

Situation en début d'exercice (4)

0

1 968 267

3 103 834

9 339 400

15 338 326

21 970 586

Situation en fin d'exercice (5)= (4) + (3)

1 968 267

3 103 834

9 339 400

15 338 326

21 970 586

28 602 846

Source : Travaux de l'étudiant, stage d'étude de pertinence et de faisabilité, juin- août 2008

Il ressort de ces données que le projet ne connaîtra pas au cours de son exécution une impasse de trésorerie. En effet, le budget de trésorerie dégage des flux positifs importants sur tous les exercices. Cela permettra au projet d'honorer ses engagements.

Tableau 29 : Cash flows du projet (F CFA)

Rubriques

Année 1

Année 2

Année 3

Année 4

Année 5

Résultats

1 135 567

6 235 567

5 998 926

6 632 260

6 632 260

Reprise d'amortissement

8 222 133

8 222 133

8 222 134

7 588 800

7 588 800

Cash flows

9 357 700

14 457 700

14 221 060

14 221 060

14 221 060

Cumul des cash flows

9 357 700

23 815 400

38 036 460

52 257 520

66 478 580

Facteur d'actualisation 1 / (1+i)n

0,88889

0,79012

0,70233

0,62430

0,55493

Cash flows actualisés à 12,5%

8 317 956

11 423 368

9 987 905

8 878 138

7 891 678

Cumul des cash flows actualisés

8 317 956

19 741 323

29 729 228

38 607 366

46 499 044

Source : Travaux de l'étudiant, stage d'étude de pertinence et de faisabilité, juin- août 2008

t= taux d'actualisation (12,5%) n= période (année)

Le taux de 12,5% est celui utilisé par le secteur financier formel (banque), dans le cadre de la mise en place du crédit octroyé au client. En utilisant ce taux pour actualiser les flux générés par le projet, on obtient un cumul de cash flows de 46 499 044 F CFA.

Ø DELAI DE RECUPERATION DES FONDS INVESTIS

Il s'agit de déterminer le temps au bout duquel la mise de fonds dans le projet est récupérée. L'investissement ( I0) étant égal à 42 237 267 F CFA, il sera récupéré à la cinquième année. En effet à la fin de la quatrième année, 38 607 366 F CFA seront récupérés et le reste soit 3 629 901 F CFA sera récupéré après la quatrième année mais en combien de temps ?

On aura alors : 42 237 267 F CFA - 38 607 366 F CFA = 3 629 901 F CFA

12 mois 7 891 678 F CFA

X mois 3 629 901 F CFA

= 5, 51958785

D'où le délai de récupération = 4 ans, 5 mois, 15 jours

Ø CALCUL DE LA VAN

Avant de calculer la valeur actuelle nette, il nous parait nécessaire d'actualiser les coûts relatifs aux différentes formations. En effet, ces formations ne se déroulent pas en année zéro, mais se font progressivement de la première à la cinquième année. Comme facteur d'actualisation, nous aurons (1+t)-n

t = taux d'actualisation (12,5%) ; n = période

Tableau 30 : Actualisation du coût de la formation

Rubriques

Année 1

Année 2

Année 3

Année 4

Année 5

TOTAL

Coût de la formation

6 776 000

6 776 000

6 776 000

6 776 000

6 776 000

 

Facteur d'actualisation (1+t)-n

0,88889

0,79012

0,70233

0,62430

0,55493

 

Coût de la formation actualisé

6 023 111

5 353 877

4 759 001

4 230 223

3 760 199

24 126 411

Source : Travaux de l'étudiant, stage d'étude de pertinence et de faisabilité, juin- août 2008

La VAN serait alors : ? CFt (1+i)-t - ? It (1+i)-t

t = année considérée, CF = Cash Flow , i = taux d'actualisation, I = coût des investissements

Ce qui donne : 46 499 044 - [ (4 689 000 + 1 700 000+ 1 968267) + 24 126 411 ] = 14 015 366

VAN à 12,5% = 14 015 366

Cette valeur étant positive le projet est donc réalisable.

Ø GAINS NON FINANCIERS ET DURABILITE DES INTERVENTIONS

Comme gains non monétaires, le projet permettra :

(i) l'augmentation des productions animales par la maîtrise des systèmes d'élevage, (ii) la pérennisation des pmh par l'entremise d'une contribution financière régulière des éleveurs d'une part et d'autre part par une professionnalisation des structures de gestion de ces pmh. En d'autres termes, les pannes seront aisément maîtrisées avec une incidence certaine sur la prévalence des maladies hydriques.

Au titre de la durabilité des interventions, la faîtière des AUE en voie de reconnaissance par les autorités communales poursuivra :

v Les actions de recouvrement des frais d'entretien auprès de l'union des éleveurs ;

v L'entretien et la réhabilitation des pmh ;

v La politique d'implantation des nouvelles pmh selon les ratios en vigueur au Burkina Faso (une pmh pour une population de 300 personnes)

Ainsi, il ressort après l'évaluation du coût, l'examen des sources de financement et l'appréciation de la rentabilité, que le projet est faisable du point de vue financier. Sa rentabilité sociale, économique et environnementale fera l'objet du prochain chapitre.

CHAPITRE 7 : ETUDE SOCIO-ECONOMIQUE, ENVIRONNEMENTALE, PLANIFICATION ET SUIVI - EVALUATION

7.1 Etudes socio-économique et environnementale

7.1.1 Analyse des impacts économiques

L'analyse de l'impact est une appréciation des effets d'une action sur le milieu. Les effets peuvent être positifs ou négatifs. Dans le cadre de la présente étude, les impacts attendus du projet au plan économique se situent à deux niveaux :

7.1.1.1 Impact sur les éleveurs

Le projet concerne directement 4 235 éleveurs membres de l'union des éleveurs de la commune de Djibo. Outre le fait que ces éleveurs verront leurs capacités techniques renforcées à travers les différentes formations, ils pourront accéder de façon aisée aux Pmh. Cela leur permettra de maîtriser les systèmes d'élevage afin d'accroître les productions animales en vue d'améliorer les revenus.

Une fois les revenus améliorés, les éleveurs pourront contribuer de façon durable à l'entretien des Pmh.

7.1.1.2 Impact sur les populations

Le projet permettra d'alléger un tant soit peu les charges financières des populations locales quant à l'entretien des Pmh. En dehors du fait que la vente de l'eau se fera au volume pour les populations locales, les lourdes charges financières seront assurées par le projet à travers la contribution financière et régulière des éleveurs.

7.1.2 Analyse des impacts sociaux

Outre le fait que le projet mettra à la disposition des populations locales de l'eau potable en permanence, il permettra :

v de réduire les maladies d'origine hydrique ;

v de relever le niveau d'instruction des populations (alphabétisation fonctionnelle) ;

v de renforcer le savoir faire des AUE (formation en technique de gestion et entretien des pmh) ;

v d'aplanir les conflits entre les utilisateurs de pmh ;

v de créer une cohésion entre les différents utilisateurs.

7.1.3 Analyse environnementale

La dimension environnementale de cette étude vise à montrer que les actions du projet n'entraînent pas une dégradation de l'environnement. Le projet va contribuer à réduire la pollution de la nappe phréatique occasionnée par les déjections des animaux. Il permettra également d'éviter le tassement des sols dû à l'effet de piétinement des animaux.

L'analyse des impacts a montré que le projet n'est pas nuisible. Il est faisable d'un point de vue économique, social et environnemental. Dans l'ensemble, l'étude des différents aspects de faisabilité (technique, organisationnelle, financière, socio-économique et environnementale) a été concluante. Cependant, pour permettre la mise en oeuvre harmonieuse du projet par l'équipe de gestion la planification des activités et la mise en place d'un système de suivi - évaluation s'avère plus que nécessaire.

7.2 Planification, Suivi-évaluation et cadre logique

7.2.1 Planification du projet

L'ambition ici est de mettre en relation les activités et les ressources humaines d'une part et d'autre part les activités et les périodes d'exécution. Ceci sera fait à travers un chronogramme de mise en oeuvre sous la forme d'un diagramme de GANTT. Ce plan est présenté à travers le tableau n° 31 de la page suivante.

Tableau 31: Diagramme de GANTT du projet

Activités à mener

Responsables

Année 0

Année 1

Année 2

Année 3

Année 4

Année 5

T1

T2

T3

T4

T1

T2

T3

T4

T1

T2

T3

T4

T1

T2

T3

T4

T1

T2

T3

T4

T1

T2

T3

T4

1

Validation du Projet

Promoteurs

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

2

Recherche de financement

BE

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

3

Démarches administratives

BE

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

4

Réfection des locaux

Entreprise adjudicataire

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

5

Achats des équipements

BE et appui spécialisé

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

6

Recrutement du personnel

Cabinet spécialisé

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

7

Recensement des formateurs

Cellule de gestion

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

8

Elaboration des programmes

Commission ad hoc

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

9

Planification et organisation des activités

Cellule de gestion

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

10

Sensibilisation des populations

Cellule de gestion

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

11

Sélection des participants

Groupements

d'éleveurs

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

12

Lancement des activités

BE + Cellule de gestion

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

13

Déroulement des programmes de formation

Formateurs +

Cellule de gestion

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

14

Recouvrement contribution financière éleveurs

Service recouvrement

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

15

Suivi des activités

BE, CC cellule de gestion

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

16

Evaluation des activités

Promoteurs mairie

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Source : Travaux de l'étudiant, stage d'étude de pertinence et de faisabilité, juin- août 2008

Le diagramme de Gantt a permis de visualiser les différentes actions à mener, le temps imparti à chacune d'elles, et de situer les responsabilités quant à leur réalisation. Il sert aussi d'outil pour le suivi et l'évaluation du projet.

7.2.2 Suivi et évaluation du projet

Le suivi et l'évaluation constituent un processus dynamique qui analyse continuellement et périodiquement le chemin parcouru afin de déceler les entraves, d'apporter des corrections nécessaires ou de réorienter le projet. Pour le présent projet, ce processus sera organisé de la façon suivante :

7.2.2.1 Suivi

Le suivi est une activité interne et continue qui sera fait à deux niveaux :

Ø le suivi par la cellule de gestion : chacun des responsables du projet (directeur, chefs de services) effectuera un suivi quotidien des activités relevant de son ressort ;

Ø le suivi par les instances dirigeantes du groupement : le bureau et le comité de contrôle effectueront des suivis (au moins un suivi par mois) aussi bien des activités de formation que de la gestion des ressources du projet. Après chaque séance de suivi, un rapport sera établi. Une somme forfaitaire de 150 000 F CFA l'an est prévue comme prime de motivation pour les membres des organes ayant effectué les suivis.

Ces suivis visent dans l'ensemble à assurer une bonne gestion des ressources.

7.2.2.2 Evaluation

L'évaluation est une activité périodique qui se fera à la fin de chaque année d'exercice. Une évaluation sera réalisée conjointement par les représentants des promoteurs, la cellule de gestion et la mairie. Elle consistera à analyser le processus de formation (contenu, méthodologie, résultats....) et à examiner les documents de gestion (pièces comptables, bilans, comptes d'exploitation...) afin de s'assurer de la bonne exécution du budget. Un rapport sera produit après chaque évaluation pour préciser le niveau d'atteinte des objectifs, et ressortir les recommandations faites pour corriger les éventuelles anomalies constatées dans l'exécution ou pour modifier les stratégies de fonctionnement. Il est prévu pour cette activité un budget annuel de 200 000 F CFA.

7.2.3 Cadre logique du projet

Le cadre logique est un ensemble d'éléments corrélés, décrivant d'une façon opérationnelle, dans une matrice, les aspects les plus importants d'un projet. C'est un document de synthèse qui donne une vue d'ensemble sur le projet.

Résumé narratif

Indicateurs Objectivement Vérifiables (IOV)

Sources de vérification

Hypothèses

Finalité : Rendre durable la gestion des pmh dans la commune de Djibo.

La contribution des éleveurs qui se situait entre 500 à 2 500 FCFA par an passe à 7 500FCFA par éleveur et par an

Enquête auprès des groupements membres de l'union des éleveurs

Que les éleveurs soient associés à la gestion des pmh.

But : Améliorer le savoir et le savoir faire des éleveurs de la commune de Djibo en matière de conduite d'élevage en contexte de rareté de la ressource eau.

-effectif des troupeaux réduit

-spécialisation par filière des éleveurs

- enquête auprès des groupements membres de l'union.

- rapport d'activités de la D.P.R.A

- enquête auprès des fontainiers.

Que les formateurs aient la capacité à transmettre les savoirs de manière à atteindre les objectifs fixés.

Résultats :

- les éleveurs gèrent et conduisent mieux leurs troupeaux ;

- les éleveurs améliorent leurs pratiques d'élevage ;

- les effectifs des troupeaux sont réduits ;

- les éleveurs contribuent régulièrement au financement et à l'entretien des Pmh

Au moins 4235 éleveurs sont formés sur cinq ans en :

- gestion et conduite de troupeau

- production de lait

- production de viande (embouche)

- gestion des conflits sur les Pmh

- gestion et entretien des Pmh

- enquête auprès des groupements membres de l'union

- rapport d'activités de la D.P.R.A

- rapport d'activités du projet.

Que les éleveurs mettent en oeuvre les connaissances acquises

Intrants :

- rechercher le financement nécessaire à la mise en oeuvre du projet

- recruter le personnel

- mettre en place l'équipe du projet

-planifier et organiser les activités

- acquérir le matériel de formation

- sélectionner les participants

- signer les contrats avec les consultants formateurs

- Animer les séances de formation

- suivre et évaluer les activités du projet.

- bordereaux de livraison et des factures disponibles.

- contrat de travail du personnel.

- plan d'opérations des activités.

-

Que les subventions soient disponibles à temps.

Tableau 32 : Cadre logique du Projet

Source : Travaux de l'étudiant, stage d'étude de pertinence et de faisabilité ; juin-Août 2008

7.3 Analyse critique du projet

Il s'agit ici de relever les facteurs favorables et les facteurs défavorables à la réussite du projet.

7.3.1 Facteurs favorables

Plusieurs facteurs militent en faveur de la réussite du projet parmi ceux-ci, on peut retenir:

v l'existence d'un cadre politico-juridique ;

v l'existence d'un cadre organisationnel ;

v l'effet positif des aspects socio-économiques et environnementaux ;

v l'implication des éleveurs au choix et à l'élaboration du projet ainsi qu'à son financement à hauteur de 80% ;

v la ferme volonté des autorités communales, des partenaires techniques et financiers de voir aboutir le projet.

7.3.2 Facteurs défavorables

L'échec du présent projet pourrait provenir des éléments tels que :

v La mobilité des éleveurs ;

v Le fort taux d'analphabétisme des gestionnaires actuels (AUE) des pmh. En effet, près de 55% des 106 membres des AUE chargés de gérer les 76 pmh fonctionnelles, ne savent ni lire ni écrire en français. Aussi, ces derniers ne sont-ils pas alphabétisés en langue locale fulfuldé ;

7.3.3 Après Projet

Les facteurs défavorables une fois décelés, pourraient être pris en compte au moment de la réalisation du projet, car malgré leur existence, l'étude de pertinence et de faisabilité est concluante.

Par ailleurs, les résultats financiers sont appréciables et positifs sur le plan économique et social. L'après projet étant une continuité, les éleveurs ayant cerné le bien fondé de leur contribution financière, continueront de le faire sans aucune pression.CONCLUSION

L'eau constitue et constituera toujours une denrée précieuse dans le sahel burkinabé. La satisfaction des besoins en cette denrée précieuse dans la commune de Djibo n'est pas aisée. En effet, dans cette commune, une population humaine de 51 197 habitants cohabite avec une population animale estimée à plus de 123 772 têtes, toutes espèces confondues autour de soixante seize (76) pompes à motricité humaine fonctionnelles.

Dans la commune de Djibo, l'élevage occupe une place de choix dans la vie socio-économique de la population. Il représente l'activité principale et constitue la plus grande source de revenus des éleveurs. Plus de 80% des revenus de la population proviennent des ressources animales.

Malgré son importance incontestable dans les économies des ménages d'une part et dans le développement de la commune d'autre part, l'élevage reste aujourd'hui confronté à un problème d'abreuvement. Cette situation de crise est engendrée par la pression animale autour des Pmh durant la période critique située entre février et juin.

L'implication de la communauté pastorale à l'entretien et au renouvellement des Pmh à travers une contribution financière conséquente, régulière et un système d'élevage amélioré pourraient constituer une solution salutaire aux problèmes d'accès à l'eau.

Notre étude a révélé qu'il existe des contraintes, mais aussi des opportunités dans la commune de Djibo. Comme contraintes, on dénombre dix sept (17) Pmh en pannes et l'insuffisance de « fonds » pour l'entretien de ces Pmh.

Comme opportunités, la commune bénéficie de l'appui de plusieurs intervenants dont le Projet de Développement de l'élevage dans le Soum, le Projet de Développement de l'élevage dans le Liptako Gourma, le Projet de Sécurité Alimentaire par la Récupération des Terres Dégradées, le Programme d'Appui à la Réforme, qui interviennent dans la réalisation des Pmh et dans l'hydraulique pastorale.

Enfin, comme le prône la recherche - action, méthodologie utilisée dans cette étude comprendre un problème ne suffit pas, mais il faut aboutir à des actions concrètes.

Ainsi, des solutions complémentaires ont été proposées ; il s'agit de :

v la formation en technique de gestion des AUE ;

v l'alphabétisation des membres exécutifs des AUE ;

v la transcription des statuts et règlement intérieur en langue locale ;

v l'amélioration des systèmes d'élevage ;

v l'augmentation numérique des Pmh ;

v le recrutement des fontainiers.

Le projet résultant de la combinaison de ces solutions dont la pertinence et la faisabilité sont confirmées, permettra d'éviter les multiples pannes des Pmh au niveau de la commune de Djibo.

Ainsi, le projet mettra à la disposition de la faîtière des AUE, des moyens lui permettant de réparer toutes les Pmh qui viendraient à tomber en panne.

BIBLIOGRAPHIE

1 OUVRAGES

1.1 BOSMA, R., et CASCAILH, A., (1991), Comment réaliser un mémoire, Ouagadougou, IDR, 27p.

1.2 BENOIT, M., (1980), Seno Manga : Réflexion à propos du Forage Christine et la vie pastorale dans le nord-ouest de l'Oudalan, Ouagadougou ORSTOM, 163 p.

1.3 BERNUS, E., et POUILLON, F., (1990) ; Sociétés pastorales et développement. ORSTOM. ch. sc. hum. vol. 29, n° 1-2, 287p.

1.4 DESJEUX, D., (1985), L'eau, quels enjeux pour les sociétés rurales, Amérique centrale, France, Moyen Orient, édition Harmattan, 220 p.

1.5 DJOI, D., (2005), Initiation à la recherche : Note de cours, UADC, Cotonou, 16 p.

1.6 GADELLE, F., (1989), Hydraulique pastorale et Rurale, édition Harmattan,122 p.

1.7 GRAWITZ, M., (1993), Méthode des Sciences Sociales, 9ème Edition, Dablez, Paris,

403 p.

1.8 JANIQUE, E., et RAJAT, Y., (2000), Rapport d'évaluation du programme d'Application de la Réforme de la Gestion des équipements d'AEP en milieu rural et semi urbain, Ouagadougou, (Burkina Faso), 46 p.

1.9 LEMAIRE, J., (1976), Données pour la valorisation des Eaux souterraines sur le territoire voltaïque , Ouagadougou, (Burkina Faso), 93 P.

1.10 LOMPO, J., (1996), Quel avenir pour l'élevage au sahel, « Problematique soulevée par l'évolution des systèmes pastoraux de production animale », Ouagadougou, (Burkina Faso), 101p.

1.11 TCHOTKOTE, H,S., (1992), Comment identifier, préparer et gérer un projet, CAPPID, Douala 135p.

1.12 VAN, L, J., (1997), Etude des problèmes de l'Elevage dans le contexte de l'aménagement du barrage de Bagré, Burkina Faso, 102 p.

1.13 KRUMMENACHER, A., (1989), Programme hydraulique villageoise dans le Sahel Burkinabé, 59 p.

1.14 RICHARD, S., et JEAN, L. (1990), Hydraulique villageoise dans le Canton de Gabi (NIGER), édition Harmattan, 145 p.

1.15 QUENUM, B, Y., (2007), Note de cours, dimensions environnementales du développement, Cotonou, 25p

2 ETUDES DIVERSES - RAPPORTS ET REVUES

2.1 C I E P A (1989), Rapport de recherche N°8, Organisation et Gestion des ressources hydrauliques en Afrique tropicale, 47 p.

2.2 C T A, (1986),  Les pâturages sahéliens de l'Afrique de l'Ouest, 221 p.

2.3 D I E P A, (1981-1990), Plan du secteur Eau potable et Assainissement, 21 p.

2.4 Document de Stratégie de Développement Rural à l'horizon 2015, (2004), 97 p.

2.5 Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage, (1989), Contribution à l'étude de l'inventaire de la mise en valeur et de l'aménagement des Ressources en eau de surface et des terres irrigables du Sahel burkinabé, 128 p

2.6 Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage (1997), Développant de l'Elevage Burkinabé à l'horizon «2000», Grandes Orientations, 58 pages.

2.7 Ministère de l'agriculture, de l'hydraulique et des Ressources Halieutiques (2006), Programme d'application de la réforme du Système de Gestion des infrastructures d'hydrauliques d'AEP en milieu Rural et Semi-Rural, 50 pages.

2.8 Ministère de l'Agriculture et des Ressources Animales (1996), Etude sur l'hydraulique pastorale au Burkina Faso : Rapport définitif, Ouagadougou, 212p

2.9 Ministère de l'Economie et du Développement (2000), Lettre de Politique de Développement Rural Décentralisé, 31 p.

2.10 Ministère de l'environnement et de l'eau (2000), Faisabilité d'un programme d'Application du Nouveau Système, 68 p.

2.11 Ministère des Ressources Animales (1995), DEP Etude de faisabilité technico-économique du Projet de développement des Ressources Animales dans la province du Gourma , 70 P.

2.12 Ministère des Ressources Animales (1997) ; Note d'orientation du plan d'action de la politique de développement du secteur élevage au Burkina Faso, 47 p.

2.13 Ministère des Ressources Animales (2002), Etude d'exécution d'un barrage pastoral à NEREKOSSO (province de la Comoé), 20 p.

2.14 Ministère des Ressources Animales (2003), Projet d'Appui à l'Alimentation et à l'Abreuvement du bétail, Ouagadougou (Burkina Faso), 62 P

2.15 Programme National de Gestion des Terroirs (2004); Etude pour la réalisation de monographie socio-foncière dans la province du Soum, 65p.

2.16 Projet de Développement de l'Elevage dans le Soum (1998), rapport de préparation 62 p.

2.17 Projet de Développement de l'Elevage dans le Soum (2007), Etude d'élaboration du Schéma Provincial d'Aménagement du Territoire (S P A T) de la province du Soum, 59p.

3 TEXTES DE LOI

3.1 Décret N° 2007/407/PRES/PM/MRA Portant création attributions, composition et fonctionnement du comité national de la transhumance ;

3.2 Décret N°2007/416/PRES/PM/MRA/MAHRH/MATD/MEDEV/MECV Portant modalités d'identification et de sécurisation des espaces pastoraux d'aménagement spécial et des espaces de territoire réservés à la pâture du bétail ;

3.3 Décret°2007/415/PRES/MRA/MAHRH/MATD/SECU/MFB/MEDEV/MCE/MID/MECV Portant condition d'exercice des droits d'usage pastoraux

4 AUTRES RESSOURCES BIBLIOGRAPHIQUES

INTERNET

www.mra.gov.bf:Attributions et fonctionnements du ministère des ressources animales

ANNEXES

LISTE DES ANNEXES

I Cartes

I.1 carte de la zone d'intervention du programme

I.2 carte de la zone d'étude

II Outils de collecte de données

II.1 Questionnaires d'enquête

II.2 Guide d'entretien de groupe

II.3 Guide d'entretien individuel

ANNEXES 1 : CARTES

ANNEXES 2 : OUTILS DE COLLECTE DE DONNEES

ANALYSE-DIAGNOSTIC

Questionnaire d'enquête du stage 1 à l'intention des membres des Associations des Usagers d'Eau (AUE)

Nous sommes étudiant à l'Université Africaine de Développement Coopératif (U.A.D.C) de Cotonou au Bénin. La présente étude est effectuée dans le cadre de notre formation et vise d'une part à comprendre les problèmes réels, liés à la contribution financière des éleveurs, à l'entretien et au renouvellement des pompes à motricité humaine et d'autre part à formuler des alternatives d'amélioration.

Date de l'administration du questionnaire :

Jour

 
 

Mois

 
 

Année

 
 
 
 

I. Identification des AUE

Village.....................................................................................................

Nom et prénom du président de l'AUE.............................................................

Effectif du bureau exécutif de l'AUE................................................................

a) Effectif Homme .................................................................................

b) Effectif Femmes................................................................................

Effectif des membres de l'AUE .....................................................................

Date de création de l'AUE .............................................................................

Niveau d'instruction....................................................................................

a) Quel est le nombre des membres du Bureau Exécutif qui savent lire et écrire en français ?...........................................................................

b) Quel est le nombre des membres du Bureau Exécutif qui ne sont pas alphabétisés ?

En fulfuldé..........................................................................................

En arabe............................................................................................

Autre(s) langue(s).................................................................................

II. Capacités organisationnelles et gestion financière

01. L'organisation est-elle reconnue par l'administration ?

Oui Non

01. 02. Gestion comptable et financière

a) Vous tenez une comptabilité ? Oui Non

b) La gestion est-elle participative ? Oui Non

c) Existe-t-il des contrôles réguliers ?.......................................................................

.............................................................................................................

.............................................................................................................

d) Avez-vous bénéficié d'une formation en comptabilité ?

Oui Non

III. Service et vente de l'eau

03. Quelles sont les heures d'ouverture et de fermeture des pompes ?...........................................................................................................

04. La vente est-elle assurée par une seule personne ?

Si oui, pourquoi ?......................................................................................................

Si non, Pourquoi ?.....................................................................................................

05. Quels sont les différents usagers de l'eau ?.....................................................

.............................................................................................................

06. Quels sont les modes de vente de l'eau ?............................................. .........

.............................................................................................................

07. Quelle est la tarification appliquée pour chaque mode ?

.............................................................................................................

08. Les éleveurs fréquentent-ils les pompes ?

a) Si oui, à quelles périodes.......................................................................

............................................................................................................

b) Quel est le nombre de troupeau par jour ?..........................................................

c) Quel est leur niveau de contribution financière par jour ?

· Pour les éleveurs sédentaires ?................................................................

· Pour les éleveurs transhumants ?............................................................

· Autres ?............................................................................................. ......

d) Quelles sont les espèces animales qui s'abreuvent au niveau des Pmh ?

.......................................................................................................

e) Quelles sont les catégories d'animaux qui s'abreuvent au niveau des Pmh ?

01. 09. Quelles sont les modalités pratiques de paiement de l'eau, et les difficultés rencontrées pour le recouvrement ?

...........................................................................................................

...........................................................................................................

10. Quel est le temps mis en moyenne par un éleveur pour abreuver ses animaux ?

.............................................................................................................

11. Les éleveurs, notamment les sédentaires sont-ils associés à la gestion des pompes ?

.............................................................................................................

.............................................................................................................

12. Existe-t-il des cotisations annuelles imposées à chaque usager de l'eau ? Oui Non

· Quel est le montant ?................................................................................

13. La personne qui vent l'eau est-elle motivée financièrement ?

a) Si oui, comment et combien ?.............................................................................

............................................................................................................

b) Si non, pourquoi ?................................................................................................

.............................................................................................................

14. Quelles sont les charges engendrées par les pompes ?

a) Mensuellement....................................................................................

b) Annuellement......................................................................................

15. Difficultés liées à la gestion de ces pompes à motricité humaine dans votre commune.............................................................................................................................................................................................................

.............................................................................................................

15. Suggestions pour une meilleure contribution des éleveurs à la gestion des pompes à motricité humaine

.....................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

Questionnaire d'enquête du stage 1 à l'intention des éleveurs de la commune de Djibo

Nous sommes étudiant à l' Université Africaine de Développement Coopératif (U.A.D.C) de Cotonou au Bénin. La présente étude est effectuée dans le cadre de notre formation et vise à comprendre l'accès à l'eau potable par les éleveurs par rapport à leurs pratiques.

Date de l'administration du questionnaire :

Jour

 
 

Mois

 
 

Année

 
 
 
 

I. Identification de l'éleveur enquêté

Nom....................................................................................................

Prénom.................................................................................. .............

Age : [20 - 30 [ [30 - 40 [ [40 - 50 [

[50 - 60 [ 60 et plus

Situation matrimoniale : Célibataire Marié

Divorcé Veuf

Niveau d'instruction : Primaire Secondaire

Alphabétisée ? Oui Non

Appartenance à une organisation : Oui Non

Rôle dans l'organisation..........................................................................

............................................................................................................

II. Espèces animales et systèmes de productions existant

01. Quel système d'élevage pratiquez-vous ?....................................................

..............................................................................................................

02. Quelle est la taille de votre troupeau par espèce ?........................................

..............................................................................................................

III. Ressources hydriques

03. Quelles sont les ressources d'eau que vous utilisez pour abreuver vos animaux ?

a) En saison pluvieuse ?.................................................................................

b) En saison sèche ?................................................................ ....................

c) A toutes les périodes de l'année.....................................................

04. Les sources d'eau que vous utilisez pour abreuver vos animaux sont-elles payantes ?

a) Si oui, lesquelles ?..........................................................................................

b) Si non, pourquoi ?...........................................................................................

05. Des sources d'eau que vous utilisez, lesquelles sont pérennes ?

.........................................................................................................

06. Quelle est la distance minimale qui sépare en général deux points d'eau quelconques ?........................................................................................................

07. Dans le cadre de la transhumance, quel est le nombre de points d'eau que vous pouvez rencontrer ?..........................................................................................

08. Existe-t-il des points d'eau spécifiques à l'élevage ?...........................................

09. Quelles sont les catégories d'animaux que vous abreuvez à la pompe (Pmh) ?

..................................................................................................................................................................................................................

10. Quelles sont les espèces animales que vous abreuvez au niveau des Pmh ?............................................................................................................................................................................................................................................................

IV. Niveau de contribution financière et modalités de paiement

11. Des sources d'eau payantes que vous utilisez pour abreuver vos animaux, quel est votre niveau de contribution financière ?

a) Par jour ?......... ...............................................................................

b) Par an ?............................................................................................................

12. Modalités de paiement

a) par éleveur

b) par association d'éleveurs

c) par quartier / village

13. Quelles sont les raisons qui vous amènent à payer l'eau ?

.........................................................................................................

· Selon vous, ces raisons sont-elles justifiées ?

.........................................................................................................

.........................................................................................................

14. Quelles difficultés éprouvez-vous pour le paiement de l'eau ?...........................

15. Au niveau des sources d'eau payantes, avez-vous accès facilement à l'eau ?

a) Si oui pourquoi ?.............................................................................................

b) Si non pourquoi ?............................................................................................

c) Quel est le temps mis autour de ces points d'eau ?.............................. ........

16. Etes-vous associés à la gestion financière des sources d'eau payantes ?

a) Si oui, pourquoi ?............................................................................................

.........................................................................................................

b) Si non, pourquoi ?....................................................................................... ...................................................................................................

17. Pratiquez-vous la transhumance ?

a) si oui, à quelle période ?.................................................................................. b) Si non, pourquoi ?............................................................................................

18. Recevez-vous des transhumants ?

a) si oui, à quelle période ?..................................................................................

b) Quelle est la durée minimale ?........................................................................

c) quel est la taille moyenne du troupeau par jour ?............................................

d) où ces transhumants abreuvent-ils leurs animaux ?........................................

· A quel (s) prix ?

· Pourquoi ?

19. Quelles solutions préconisez-vous, pour faciliter l'accès à l'eau, notamment celle qui est payante ?...............................................................................................

20. Etes-vous au courant que les sources d'eau que vous utilisez pour abreuver vos animaux ont besoin d'entretien ?

a) Si oui, quelles sont vos contributions ?....................................................... ..........................................................................................................................................................................................................................................

b) Si non, pourquoi ?....................................................................................... ..........................................................................................................

ETUDE DE FAISABILITE

GUIDE D'ENTRETIEN A L'INTENTION DE MONSIEUR LE MAIRE

Date de l'entretien

Jour

 
 

Mois

 
 

Année

 
 
 
 

I. Appréciation générale sur le secteur de l'eau potable

1.1 Taux de couverture, taux de pannes des Pmh

1.2 Niveau de satisfaction des besoins des Communautés

II. Bilan des ressources

2.1 Capacités de financement d'ouvrages hydrauliques par la commune.

2.2 Existence d'un plan communal de Développement/secteur eau.

III. Interactions entre la commune et les autres acteurs.

Les ONG et organismes qui appuient : financent la réalisation d'ouvrages hydrauliques.

La mairie et les AUE.

IV. Besoins en renforcement de capacité

4.1 Des éleveurs

4.2 Membres des AUE

4.3 Des Conseillers municipaux

V. Contributions financières attendues

5.1 De l'union des éleveurs

5.2 De la mairie

5.3 Autres (à préciser)

VI. Structure de pilotage du futur projet

6.1 La faîtière des éleveurs

6.2 La mairie

6.3 Les AUE

VII. Stratégies de communication

7.1 Stratégie de communication pour amener les éleveurs qui ne font pas parties des groupements à adhérer au projet.

7.2 Contribution attendue de la Mairie dans ce sens.

GUIDE D'ENTRETIENA L'ENDROIT DU DPRA, DU CHEF DE BASE ANTEA

Date de l'entretien

Jour

 
 

Mois

 
 

Année

 
 
 
 

I. Formations

1.1 Thèmes de formations pouvant amener les éleveurs à adhérer au financement de l'entretien des Pmh

1.2 Thèmes de formations pouvant rendre les structuures de gestion des Pmh plus efficaces dans la gestion et l'entretien des Pmh.

1.3 Nombre de formations par an.

1.4 Structures offrant des formations dans la localité.

II. Structures de pilotages du futur projet

2.1 La structure faîtière des éleveurs.

2.2 La Mairie.

2.3 Autres (AUE)

III. Contribution financière attendue des éleveurs

3.1 Contribution financière par an et par éleveur.

3.2 Période favorable pour la contribution financière.

3.3 Modalité pratique de la contribution financière.

IV. Etat des lieux et entretien des Pmh

4-1 Taux de couverture, taux de panne des Pmh.

4-2 Conditions de réhabilitation d'une Pmh

4-3 Conditions d'obtention d'une Pmh

4-4 Coût d'entretien d'une Pmh.

4-5 Nombre de Pmh moyen par village.

V. Stratégies de communication

5-1 Sensibilisation

5-2 Meetings ou forum populaire

5-3 Médias (radio, journaux etc...)

QUESTIONNNAIRE D'ENQUETE DU STAGE 2 A L'INTENTION DES ASSOCIATIONS DES USAGERS D'EAU (AUE)

Date de l'administration du questionnaire

Jour

 
 

Mois

 
 

Année

 
 
 
 

I. Identification des AUE

Village.....................................................................................................

Nom et Prénom du Président de l'AUE.........................................................

Effectif des membres du bureau exécutif de l'AUE...........................................

a) Effectif hommes................................................................ ...............

b) Effectif hommes................................................................................

Effectif des membres de l'AUE..................................................................

Date de création de l'AUE........................................................................

Niveau d'instruction

a) Quel est le nombre des membres de bureau Exécutif qui savent lire et écrire en français ?........................................................................................

b) Quel est le nombre des membres du bureau Exécutif qui ne sont pas alphabétisés ?

- En fulfuldé.......................................................................................

- En arabe..........................................................................................

II. Besoins en renforcement de capacité

2-1 Selon vous, quels sont les thèmes de formation pouvant amener les éleveurs à contribuer régulièrement au financement de l'entretien des Pmh ?................................................................................................2.2 Quels types de formation avez- vous besoin pour être plus efficaces et efficients dans l'entretien et la gestion des Pmh ?..............................................................

........................................................................................................

........................................................................................................

2-2 Quelles sont les périodes indiquées (mois) pour la réalisation de ces formations tant au niveau des éleveurs qu'à votre niveau ?.........................................................

.....................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

III. Contributions financières attendues

3.1 Selon vous, quel peut être le niveau de contribution financière par éleveur et par an pour assurer l'entretien des Pmh.............................................................

.................................... ...............................................................

...................................................................................................

3.2 Selon vous, quelle modalité pratique de paiement pourrait-on appliquer au niveau des éleveurs pour faciliter leur contribution..........................................................

...........................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

3.3 Quelle pourrait être la période propice pour faire contribuer les éleveurs

Dans le cadre de l'entretien des Pmh ?.........................................................

..................................................................................................................................................................................................................

3.4 Pensez-vous que les éleveurs pourraient eux-mêmes assurer une bonne

Gestion de ces fonds ?..............................................................................

IV. Structure chargée de piloter le projet

4-1 Pensez-vous qu'entre les AUE, la Mairie et la faîtière des éleveurs, quelle est la structure la plus indiquée pour assurer le pilotage du projet ? .........................................................................................................................................................................................................................

Pourquoi ?..................................................................................................................................................................................................

4-2 Où pourrait être localisé le siège du projet ?...................................................

............................................................................................................................................................................................................

V. Stratégies de communication

5-1 Selon vous quelles stratégies de communication pourrait-on mettre en place pour amener les éleveurs à adhérer plus au projet ?..............................................

.......................................................................................................

.......................................................................................................

5-2 Quelles sont les périodes que vous proposez ?...............................................

............................................................................................................................................................................................................

FOCUS GROUP/ UNION DES ELEVEURS

I. Identification de l'union des éleveurs

Commune de .......................................................................

Nom du Président de l'union des éleveurs....................................

......................................................................................

a) Effectif hommes.................................................................

b) Effectif femmes.................................................................

c) Nombre de groupements, membres de l'union.............................

Date de création de l'union........................................................

II. Contributions attendues des éleveurs pour l'entretien des Pmh

2-1 Selon vous, quel montant pourrait-on retenir sans mettre en difficultés les

Eleveurs ?...........................................................................

2-2 Quelle pourrait être la modalité pratique de la contribution ?..................

..........................................................................................

2-3 Quelle est la période propice ?....................................................

III. Besoins en renforcement de la capacité

3-1 Quels sont les thèmes de formations pouvant amener les éleveurs à

Adhérer plus au projet ?............................................................

..............................................................................................................................................................................

3-1 3-2 Quel est le nombre de session de formations que vous proposez par an ?

.......................................................................................

3-3 Quel est le montant minimal que chaque éleveur peut donner pour se faire

Former par session ?...............................................................

............................................................................................................................................................................................................

IV. Structure de pilotage du projet

4-1 Souhaitez- vous que le projet soit piloté par qui ?

La mairie Les AUE L'union des éleveurs

4-2 Pourquoi ?.........................................................................................

.............................................................................................................................................................................................................

4-3 Où souhaiteriez-vous que le projet soit localisé ?.............................................

.......................................................................................................

V. Stratégies de Communication

5-1 Quelles stratégies proposez-vous pour que les éleveurs participent plus au

Nouveau projet ?..................................................................................

..................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

5-2 Quelle structure souhaiteriez-vous que cette tâche soit confiée ?.............................................................................................

QUESTIONNAIRE D'ENQUETE DU STAGE DESEC 2 A L'INTENTION DES ELEVEURS

A l'issue de notre première étude en juin -juillet 2007, ayant permis d'analyser les difficultés liées à la contribution des &leveurs au financement de l'entretien des Pmh, il a été retenu comme perspective de l'étude précédente la mise en place d'un projet dénommé « Projet de renforcement des capacités des groupements d'éleveurs en vue d'une gestion durable des Pmh dans la commune de Djibo ».

La mise en place de ce projet, outre le fait qu'il permettra de renforcer les capacités des éleveurs sur les thématiques comme la conduite, le destockage du troupeau, impliquera aussi ces éleveurs dans l'entretien des ouvrages hydrauliques à travers leur contribution financière.

Date de l'administration du questionnaire

Jour

 
 

Mois

 
 

Année

 
 
 
 

I. Identification du groupement :

Village.......................................................................................

Nom du Président..........................................................................

Effectif du Bureau du groupement......................................................

a) Hommes.................................................................................

b) Femmes..................................................................................

Effectif des membres du groupement....................................................

Date de création.............................................................................

Niveau d'instruction........................................................................

a) Quel est le nombre des membres du groupement qui savent lire et écrire en

Français ?..............................................................................

b) Quel est le nombre des membres du groupement qui ne sont pas

alphabétisés ?.............................................................................

- En fulfuldé .......................................................................

- En arabe ?.........................................................................

- Autres ?...........................................................................

II. Connaissance d'une Pmh

1-1 Avez-vous une idée du coût d'une nouvelle Pmh ?............................

........................................................................................

1-2 Quelles sont les conditions d'obtention d'une Pmh dans une localité

Donnée ?...........................................................................

1-3 Avez-vous une idée du coût d'entretien annuel d'une Pmh ?

.....................................................................................

1-4 Quelle est la durée de vie moyenne d'une Pmh ?..........................

2-5 Existe-t-il plusieurs partenaires au développement qui interviennent dans

la mise en place des Pmh dans la commune de Djibo ?......................

.......................................................................................

III. Formations

3-1 De quel type de formation avez-vous déjà bénéficié ?........................

.........................................................................................

3-2 Quels types de formation souhaiterez-vous bénéficier dans les domaines des ouvrages hydrauliques, de l'élevage ?.....................................................

.......................................................................................

3-3 Quelle période de la journée souhaiteriez-vous pour la tenue des séances

De formation ?

8h-12h 9h-13h 10h-14h 14h-18h

3-4 Connaissez- vous des structures qui offrent ces formations dans la

Localité ?..............................................................................

IV. Coût de la Formation

4-1 Seriez-vous prêtes à supporter les frais de vos formations ?..................

..........................................................................................

.........................................................................................

· Si oui, pour chaque formation, quel montant (FCFA) proposez- vous ?

10 000 - 15 000 15 000-20 000 20 000-25 000

25 000 -30 000 30 000 - 35000 35000 - 40 000

4-2 Etes-vous prêt à supporter combien de formations ?

· Si oui pourquoi ?...............................................................

· Si non pourquoi ?..............................................................

4-3 Quelle (s) modalité (s) de paiement proposez-vous ?........................

.......................................................................................

I. V. Contribution financière

5-1 Pensez-vous que chaque membre de groupement peut contribuer à hauteur

de combien de francs l'an sans connaître des souffrances.....................

..........................................................................................

5-3 Quelle serait selon vous, la meilleure modalité pratique de paiement ?

*Cash * Tempérament * En nature

5-3 Quelle est la période (mois) indiquée au cours de l'année pour viser les

Contributions ?.......................................................................

5-4 Souhaiteriez-vous que la commune soit impliquée dans la gestion des

Fonds ?

· Si oui, pourquoi ?...............................................................

· Si non, pourquoi ?..............................................................

IV. Stratégies de communication

6-1 Selon vous par quels moyens, le future projet pourrait-il impliquer

Davantage les éleveurs dans l'entretien des Pmh, notamment ceux qui ne font pas partie des groupements ?

* A Travers les communiqués dans les marchés environnants

* En organisant des meetings populaires

* En passant par les chefs coutumiers

* Autres (à préciser)

6-2 Souhaiteriez-vous organiser ces manifestations de sensibilisations ou bien il serait nécessaire que cette activité soit confiée à d'autres personnes ?

· Si oui, pourquoi ?...............................................................

· Si non, pourquoi ?..............................................................

QUESTIONNAIRE D'ENQUETE DU STAGE DESEC 2 A L'INTENTION DES ANCIENS GESTIONNAIRES DES CPE (Membres des BE)

Date de l'administration du questionnaire

Jour

 
 

Mois

 
 

Année

 
 
 
 

I. Identification du CPE :

Village.......................................................................................

Nom du Président..........................................................................

Niveau d'instruction des membres......................................................

Nombre des membres par CPE...........................................................

II. Connaissance des pmh :

2-1 Avez-vous une idée du coût d'une nouvelle Pmh ?............................

2-2 Avez-vous une idée du coût d'entretien moyen annuel d'une Pmh ?.........................................................................................

2-3 Quel est selon vous le coût de réhabilitation d'une pmh âgée de 5ans ?................................10 ans ?............................................................... ans ?. ........................plus ?.............................................................................

III. Mobilisation des ressources financières :

3-1 Quel est selon vous les montants générés par la vente d'eau d'une pmh par an ?...... .....................................................................................................

3-2 Quel est selon vous les montants générés par l'ensemble des pmh de la commune de Djibo par an  ?..............................................................................................

* 1 Direction régionale du travail et de l'emploi du centre, juillet 2008







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