WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Pérométallographie de la ceinture de roches vertes archéenne d'Aouéouat (Tasiast, nord de la Mauritanie)

( Télécharger le fichier original )
par Didi OULD MOCTAR
Université Sidi Mohamed Ben Abdellah - Master en geosciences et ressources minérales 2009
  

précédent sommaire suivant

IV.2.2.Classification des BIF

La classification des BIF la plus commune est celle de Gross (1972, 1980) qui distingue (fig 9):

- Les BIF de type Lac supérieur : correspondent à des formations ferrugineuses déposées à partir du protérozoïque inférieur dans un environnement de plateforme épicontinentale subsidente. L'extension de ce type de BIF peut dépasser 1000 Km. L'épaisseur cumulée de formations ferrugineuses peut atteindre 1000 mètres (Routhier, 1980). Les minéraux ferrifères caractéristiques sont: l'hématite, la magnétite, la greenalite, le stilpnomélane, minnesotalite, la ribekite, la grünérite, la sidérite, l'ankérite et la pyrite. Tous ces minéraux sont sédimentaires diagénétiques plus ou moins tardifs. Ce type de BIF constitue prés de 90% des gisements ferrifères lités.

- Les BIF de type Algoma : sont associés à des ceintures mobiles archéennes dans

lesquelles s'accumulent des laves, des tufs et des sédiments volcano-clastiques (grauwakes).
Dans ce type de BIF le minéral abondant est l'hématite qui se transforme souvent en

magnétite par métamorphisme (Routhier, 1980). Par rapport au type Lac supérieur, l'extension de ce type de BIF est beaucoup moins importante.

Les BIF de type Algoma ou lac supérieur, constituent d'excellents métallotectes lithologiques (par le contenu en fer) ou structuraux (par les réseaux de failles de tension), pour d'éventuelles minéralisations aurifères. Ils encaissent des gisements d'or soit concordants sous forme disséminée et latéralement continus au sein de BIF sulfurés, soit discordants et confinés dans des structures tardives ou en remplacement dans les BIF oxydés ou sulfurés.

Figure 9 : Diagramme illustrant les environnements sédimentaires et tectoniques des différents types
de BIF et l'importance de gisements de type Lac supérieur (in Kassel, 2007).

IV.2.3.Modèles génétiques

Les modèles génétiques des gisements de type BIF ont été et demeurent sujets à débats et controverses. Les hypothèses de mise en place sont diverses: sédimentaires, volcanosédimentaires, volcaniques et même cosmiques. Les deux premières (sédimentaires et volcano-sédimentaires) sont les plus adoptées (Bensus 1975). Néanmoins, le fait que la majorité des BIF ne sont pas associés à des roches volcaniques, conforte l'hypothèse d'une origine sédimentaire.

Par ailleurs, la source des éléments chimiques reste encore largement débattue. Néanmoins, deux hypothèses principales sont d'actualité:

- Une origine continentale: provenance de l'altération d'une croûte continentale (Miller et al., 1985).

- Une origine hydrothermale (mantellique pour le fer) le dépôt de Fe et Si faisant suite à un mélange entre des fluides hydrothermaux, enrichis en fer et en silice avec les eaux superficielles (Jacoson et al., 1988 ; El Hadj, 2002 ; Pecoits et al., 2008)

D'autre part la précipitation d'énormes quantités de Fe3+, nécessite une quantité importante d'oxygène. Deux processus sont proposés comme étant à la base de la libération de l'oxygène:

- Chemoautotrophie qui consiste en une est la photodissociation de la vapeur d'eau par les radiations solaires UV (Canuto et al., 1983 in El Hadj ; 2002). Ce processus aurait nécéssité 5 Milliars d'années pour déposer les BIF du bassin Hamersley en Australie (Mel'nik, 1982) alors que leur mise en place n'aurait duré que 2 Millions d'années (Trendall, 1983). Par conséquent, la photodissociation de l'eau ne peut expliquer à elle seule la production de telles quantités d'oxygène nécessaires.

- La photosynthèse semble être le processus principal de libération de l'oxygène. La présence de nombreuses colonies de stromatolites dans de nombreuses ceintures de roches vertes (Canada, Inde ...) en est la preuve (Kasting, 1993 in El Hadj ; 2002).

En fin, une activité organique saisonnière à été invoqué pour expliquer la cyclicité des dépôts fer-silice dans les BIF. Il semblerait que durant les périodes climatiques chaudes et humides le développement des organismes est maximal (donc photosynthèse importante) et par la suite l'oxygénation de l'atmosphère qui conduit à la précipitation de fer sous forme de Fe3+. Durant les périodes froides par contre, l'activité organique est ralentie. Des microorganismes fixateurs de silice sont plus actifs (khodyush, 1969 in Routhier, 1980).

précédent sommaire suivant







9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



Appel aux couturier(e)s volontaires

Hack the pandemiuc !

Moins de 5 interactions sociales par jour



BOSKELYWOOD from Ona Luambo on Vimeo.