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Analyse de la structure de la FCL de Lomie et Messok


par Ananie Cyrille EKOUMOU ABANDA
Université de Dschang - Ingenieur Eaux et Forets 2000
  

Disponible en mode multipage

CHAPITRE I

INTRODUCTION

I-1 CONTEXTE GENERAL

Le taux de dégradation des Forêts tropicales en général et les forêts denses humides en particulier ont attiré l'attention de l'opinion internationale pendant les dernières décennies. L'action de l'homme à travers l'exploitation forestière anarchique et abusive a réduit considérablement les capacités d'autorégulation des écosystèmes forestiers. Les études entreprises par Singh (1993) montre que plus de 15 millions d'hectare de forêt tropicales (soit plus de 40.000ha/jour) dans le monde disparaissent chaque année (FAO, 1995, citée par Kani et al., 1997). D'après Devey (1991), 19 millions d'arbres sont abattus chaque jour dans l'ensemble des forêts tropicales. Mais selon l 'ACCT (1991), l'exploitation forestière ne représente que 10% de la déforestation, l'agriculture et le bois de chauffage en sont les principaux responsables.

En Afrique centrale la forêt dense humide couvre une superficie de 185 millions d'hectares, soit au maximum 60% de son territoire (IUCN, 1992, cité par BOS 1997). Ces écosystèmes subissent aussi une exploitation incontrôlée et sont déboisés à un taux annuel de 0.56% soit 1 139 200 ha (FAO, 1997).

Fort de ce constat les chefs d'Etats du bassin du Congo, soucieux de la nécessite de conserver et de gérer durablement les écosystèmes forestiers qui sont à la fois une richesse naturelle importante pour les générations présentes et à venir, et une richesse écologique universelle, s'engagent dans la déclaration de Yaoundé (1999) à:

- Harmoniser les politiques nationales en matière de forêt,

- Accélérer la mise en place des politiques d'aménagement

- Renforcer les actions visant à accroître la participation rapide des populations rurales dans la planification et la gestion durable des écosystèmes forestiers.

I-2 CONTEXTE LOCAL ET PRESENTATION DU PROBLEME.

Le Cameroun occupe le troisième rang parmi les pays de la sous région avec une superficie d'environ 20 millions d'hectares de forêts naturelles, (CTFT, 1989; OIBT,1998), dont 17 millions d'hectares de forêts denses de production (FAO, 1997, citée par Dupuy, 1998). Depuis des années on assiste à une exploitation du bois qui de nos jours a atteint un rythme alarmant avec 15m3/ha (Djeukam,1998). Cette action anthropique a des effets néfastes sur les écosystèmes forestiers. Foahon (1992) estime à 0,9% le recul du couvert annuel au Cameroun.

Cette situation de déforestation est d'autant plus préoccupante, car l'Etat compte sur les revenus de l'exploitation forestière pour augmenter ses recettes. Le secteur forestier au Cameroun est d'une importance majeure pour l'économie nationale, le bois est la deuxième source de revenus après le pétrole. En effet, il représente 9% du PIB et 25% des exportations et va rapporter près de 38 milliards de FCFA pour l'exercice 2000/2001 (Carret et al, 1999).

Dans le cadre du Plan d'Ajustement Structurel signé avec la Banque mondiale, afin d'augmenter le contrôle sur la gestion des ressources forestières, le Cameroun a mené depuis 1988 une politique visant à l'origine un double objectif à savoir :

Accroître la transparence dans la gestion des forêts et partant sa rentabilité pour le trésor public.

Renforcer la durabilité de l'exploitation industrielle des forêts et associer l'ensemble des acteurs sociaux à la gestion de ce secteur.

La réforme a abouti à la rédaction de la loi de 1994 portant régime des forêts, de la faune et de la pêche, ainsi que des décrets N° 95/678/PM instituant un plan de zonage préliminaire des forêts du Sud Cameroun, du décret N° 95/531/PM du 23 août 1995 fixant les modalités du régime des forêts, et enfin le décret N°95/466/PM du 20 juillet fixant les modalités du régime de la faune. Il ressort de ces différents textes, une catégorisation du domaine forestier national en domaine non permanent (forêt du domaine nationale, forêts communautaires, forêts des particuliers ) et en domaine permanent (forêts domaniales, forêts communales).Dans cette dernière catégorie, la loi prévoit le transfert de propriété d'une partie du domaine forestier permanent aux communes (forêt communale).

Le régime des forêts communales actuellement, est prévu pour 13 communes selon le plan de zonage préliminaire des forêts du Cameroun méridional forestier. Les communes de Lomié et celle de Messok en font parti, et elles sollicitent le classement de la forêt située entre les deux circonscriptions administratives. Or le classement définitif d'une FCL comme toutes forêts du domaine permanent exige un plan d'aménagement approuvé par l'administration des forêts. La réalisation du plan d'aménagement demande des études socio-économiques et techniques au préalable. C'est dans cette optique que le projet SDDL a initié cette étude qui ne prendra en compte que l'aspect technique pour appuyer le processus de classement de la dite forêt. Le SDDL reste ainsi fidèle à son objectif global qui est de favoriser un processus d'auto-développement de manière à ce que les ressources naturelles dont ce processus dépend, soient conservées.

Quant à la réalisation concrète de notre étude, nous nous baserons sur un inventaire d'aménagement qui est une opération première nécessaire pour la réalisation du plan d'aménagement. Cette opération nous permettra de répondre aux questions suivantes:

- Quel est le capital ligneux de la FCL?

- Quelles sont ses potentialités de production en bois d'oeuvre commercialisable?

- Quel est la dynamique de cette forêt sur le plan de la régénération naturelle?

I-3 OBJECTIFS DE L'ETUDE.

L'objectif central de cette étude est d'analyser la structure et la régénération de la forêt communale de Lomié et Messok pour déterminer le taux de prélèvement à conseiller afin d'assurer une gestion écologiquement durable et économiquement viable.

Les objectifs dérivés sont:

· Inventorier les différentes essences de la forêt communale.

· Evaluer la régénération des essences principales.

· Décrire la structure diamétrique des essences principales.

· Déterminer la rotation et la possibilité

· Simuler l'évolution des effectifs d'arbres de la deuxième rotation.

I-4 IMPORTANCE DE L'ETUDE.

Cette étude trouve son importance pour les différents acteurs de la gestion durable des forêts du domaine permanent, en particulier les communes de Lomié et Messok.

Pour les communes:

L'étude leur permet de maîtriser les potentialités actuelles et futures de la forêt en terme de bois d'oeuvre. Ainsi ces dernières pourront évaluer la rentabilité économique de leur forêt.

Pour le projet SDDL :

Une fois le plan d'aménagement terminé, cette étude servira de model pour l'établissement des plans d'aménagement des UFA (Unité Forestière d'Aménagement) prévues dans la zone de Lomié et Messok. Elle participera aussi à renforcer et à concrétiser l'idée de gestion rationnelle et durable des ressources naturelles principalement le bois d'oeuvre, et par-là, créer d'une filière de bois certifié tel envisagé au sein du projet.

Pour les législateurs:

Cette étude teste l'application de la loi forestière de 94 sur le double aspect théorique et technique en matière de classement des forêts de production en général et des FCL en particulier. A son terme, elle pourra relever les contraintes et les limites de la législation en vigueur.

I-5 ORGANISATION DE L'ETUDE

La présente étude est organisée en cinq chapitres structurés comme suit :

3 Ce chapitre premier ou chapitre introductif aborde le contexte général, la présentation du problème, et les objectifs de l'étude.

3 Le chapitre deux précise le cadre de l'étude et présente une revue de la littérature existante sur le sujet.

3 La méthodologie utilisée pour la réalisation de cette étude est présentée au chapitre trois.

3 Le chapitre quatre présente et analyse les résultats.

3 Le chapitre cinq, enfin, conclut l'étude et donne quelques recommandations.

CHAPITRE II

CADRE DE L'ETUDE ET

REVUE DE LA LITTERATURE

II-1 CADRE DE L'ETUDE

II-1-1 Description de la zone d'étude

Localisation

La présente étude a été conduite dans la forêt communale de Lomié et Messok en cours de classement. Cette forêt est située dans la province de l'Est, département du HAUT-NYONG, à cheval entre l'arrondissement de Lomié et le district de Messok. (figure 1) Elle s'étend sur 14500ha dans la zone de Lomié et sur 5600ha dans la zone de Messok, selon la description faite par l'institut national de cartographie (20100ha). Mais le système d'information géographique utilisé au sein du projet estime cette superficie à 20436ha. Ses limites sont :

Ø Au Nord et au nord-ouest par la route Mpan-Lomié ;

Ø Au sud par la route Zwadibo-Lomié ;

Ø A l'est par la route Zwadibo-Mpan.

La forêt communale s'étend entre 3°04'708 et 3°15'778 de latitude Nord et entre13°17'062 et14°04'280 de longitude Est. Elle est entourée d'une importante zone agroforestière érigée actuellement en forêts communautaires (figure 2).

Le climat

Il est du type équatorial guinéen à quatre saisons :

Ø Une grande saison sèche de mi-novembre à mi-mars ;

Ø Une petite saison de pluie de mi-mars à mi-juin ;

Ø Une petite saison sèche de mi-juin à mi -juillet ;

Ø Une grande saison de pluie à partir de mi-juillet.

La pluviométrie annuelle est estimée à 1600 - 1700 mm et la température moyenne annuelle de 23,3°C. (Veen et Ngoufo, 1994). La FAO (1984) parle de1641 mm pour les précipitations annuelles moyennes et une température moyenne annuelle de 23,5°c.

Topographie, Sols et hydrographie.

Lomié et ses environs se trouvent sur la surface africaine1 (pénéplaine) formée il y'a une dizaine de million d'années. Pour les pédologues (Segalan, 1967, cité par Veen, 1994) la phase d'aplanissement aurait été accompagnée d'une pédogenèse feralitique qui s'est achevée par un cuirassement ferrugineux généralisé, indice d'un drainage médiocre. L'altitude moyenne est de 700m.

Le sol de la zone est de type feralitique présentant la même structure que celui des forêts tropicales en générale, d' après une étude menée par Veen (1994) dans la région. La litière est riche en matière organique en phosphore et en calcium. Le sous-sol est mica schisteux et contient d'importantes poches de concentration de minéraux dont le plus important est le cobalt.

Le réseau hydrographique (figure 3) est de type dendritique, il est composé par quelques cours d'eau comme Edjé, Mwakoul, Bom, Mpoul, Beck. En général, les rivières ne sont pas profondément enfoncées dans la surface (Veen et al, 1994).

La végétation naturelle

La région de Lomié et Messok appartient au domaine phytogéographie camerouno-congolais caractérisée par une forêt dense humide sempervirente de moyenne altitude dite « forêt congolaise ». Letouzey (1985) remarque cette forêt est composée de grands arbres pouvant atteindre 50-60m de hauteur avec des cimes tabulaires bien développés au niveau de la strate émergente. Le feuillage des arbres est en général persistant. La strate herbacée est assez éparse et concentrée dans les trouées de lumière. Les lianes sont assez nombreuses.

La faune

La région est caractérisée par une faune très riche et variée. On y rencontre les espèces ci-apès:

Tableau 1 : Liste des espèces animales de la FCL

Noms communs

L'athénure

L'éléphant

Le buffle de la forêt

Le potamochère

Le bongo

Sitatunga

Le chevrotin aquatique

Le céphalophe bleue

Le céphalophe à bande

Le céphalophe de Peters

Le gorille

Le chimpanzé

Espèces de singes

Le galago

Les pangolins

Le guib harnaché,

Noms scientifiques

Athéruscus africanus

Loxondonta sp.

Syncerus caffer

potamochoerus porcus

Tyronomys Tragelaphus eurycéros

Tragelaphus speckel gratus

Hyemoschus aquaticus

Céphalophus monticola monticola

Céphalophus dorsalis

céphalophus callipygus

Gorilla gorilla

Pan troglodytes

cercopithèques, Colobes

Galago sp

Manis tricuspis et gigantea

Tragelaphus scriptus knutsoni

Source : (Van der Wal et. Al., 1999)

II-1-2 ENVIRONNEMENT SOCIO-ECONOMIQUE

La population

Les communes rurales de Lomié et Messok ont respectivement une population de 12.132 et 6.412 habitants, d'après une extrapolation de Finken (1996, cité par Messina, 1999). Autour de la FCL, le taux des populations des villages riverains s'élèvent à 4.952 habitants, soit 27% des populations des deux communes. La densité de la population dans la région de Lomié est ainsi estimée à 1,2 habitants/km².

Les BAKA et les KOZIME sont les populations autochtones.

L 'agriculture

Elle est pratiquée par la grande majorité des populations rurales tant dans le district de Messok que dans l'arrondissement de Lomié. Les cultures de rentes sont le cacao, le cacao, le café robusta le plantain. Le macabo, le maïs, le manioc, l'arachide, le concombre, constituent l'essentiel des cultures de subsistance.

La chasse, la pêche et l'élevage

La chasse est une activité importante dans la région de Lomié-Messok. Elle constitue la principale source de protéines animales et représente un apport économique considérable.

La pêche est pratiquée de manière artisanale dans les cours d'eau qui arrosent la zone de Lomié-Messok. Les produits issus de cette pêche sont destinés à l'auto-consommation et à la vente locale. Les espèces de poissons les plus courantes sont:

- Le Tylapia spp;

- L'Electricus nilotica;

- Les silures.

L'élevage du gros bétail est inexistant, par contre les populations élèvent les porcins, les ovins, les caprins, et la volaille.

II-2 REVUE DE LA LITTERATURE

II-2-1 Clarification des concepts et définitions des paramètres d'aménagement forestier

Développement durable: Développement qui répond aux besoins actuels sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire leurs besoins

La conférence de Rio de 1992 pour définir la notion de développement durable établit l'équation suivante à trois éléments essentiels:

Durabilité écologique + développement social + économie = développement durable

(Banque mondiale, 1992)

Gestion durable des forêts: C'est un processus de gestion des forêts pour atteindre un ou plusieurs objectifs clairement spécifiés dans l'optique de la production continue des biens et des services issus des produits forestiers désirés, sans causer la réduction de leur valeur inhérente et de leur productivité future et sans causer des effets indésirables sur l'environnement physique et social (Sustainable Forestry Handbook, 1999).

Pour Nasi (1997), cette notion veut dire l'utilisation des ressources naturelles de façon a maintenir leur diversité biologique, leur productivité, leur capacité de régénérer, leur vitalité, et leur capacité a satisfaire actuellement et pour le futur, des fonctions écologiques, économiques et sociales pertinentes.

Aménagement forestier: Organisation d'une forêt autour d'objectifs dont les principaux sont la régularité de sa production annuelle et sa pérennité ou durabilité (MINEF, 1998a).

D'après la loi, l'aménagement d'une forêt se définit comme étant la mise en oeuvre sur la base d'objectifs et d'un plan arrêté au préalable, d'un certain nombre d'activités et d'investissement en vue de la production soutenue des produits forestiers et des services sans porter atteinte à la valeur intrinsecte ni compromettre la productivité future de la dite forêt, et sans susciter des effets indésirables sur l'environnement physique et social (Article N0 23 de la loi de 94/01).

Catinot (1997) propose un certain nombre de solutions pour accéder à l'aménagement durable, il demande de n'exploiter que les arbres mûrs pour ne pas entamer le capital ; de ne pas débuter une deuxième coupe sans s'être assurer que le maximum d'espèces de la catégorie de diamètre immédiatement inférieure à la catégorie de exploitable a atteint le diamètre minimum d'exploitabilité ; et enfin d'être certain qu'a la deuxième coupe on retrouvera le même volume qu'a la première et les mêmes potentialités.

Inventaire d'aménagement: Il consiste à évaluer quantitativement et qualitativement la richesse des peuplements forestiers qui compose un massif donné, en vue d'une gestion rationnelle de l'ensemble des ressources (MINEF, 1998b).

Plan d'aménagement: Désigne le plan de gestion de l'aménagement forestier. Sa durée est égale à celle de la période de rotation mais les plans de gestion d'une durée de cinq ans, seront élaborés à tous les cinq ans permettant de réviser le plan d'aménagement en fonction des compléments d'informations ou des changements qui se produiront au niveau des marchés.A partir des plans de gestion, des plans d'opération seront produit sur une base annuelle (GDFC, 1998).

Plan de gestion : C'est un document technique élaboré en vue de planifier dans le temps et dans l'espace toutes les stratégies à mettre en oeuvre pour une utilisation durable de la ressource ligneuse. Il peut exister seul sans être inclue dans un rapport d'aménagement pour des unités de petite surface. On parle souvent alors de plan simple de gestion (MINEF, 1998b).

Plan d'opération: C'est un plan annuelle d'opération qui indique les interventions (traitement sylvicole et exploitation) à effectuer sur des superficies bien définies par le concessionnaire afin d'obtenir un permis annuelle d'opération (MINEF, 1998b).

Série: Il s'agit de l'ensemble des superficies d'une forêt classée ayant la même affectation et relevant du même mode de traitement (MINEF, 1998b).

Strate: C'est l'ensemble des superficies d'une forêt constituée par des peuplements forestiers ayant des caractéristiques homogènes en terme de domaine de végétation, d'origine, de perturbation, de densité et d'accessibilité (MINEF, 1988b).

Densité: la densité est une notion particulièrement importante en aménagement forestier car elle permet d'avoir une idée sur le degré d'occupation de l'espace par le peuplement et surtout elle permet d'avoir une idée sur l'intensité de compétition entre les arbres du peuplement pour différents facteurs écologiques La détermination de la densité s'appuie sur trois facteurs :

- Le nombre de tiges par unité de surface

- Leur grosseur

- La distribution spatiale

Il existe plusieurs expressions de la densité, les plus utilisées sont :

Le nombre de tiges à l'hectare(N/ha), mais cette expression de la densité ne prend pas en compte la taille des arbres.

La surface terrière (G), c'est probablement l'expression de la densité la plus commode car elle tient non seulement compte du nombre de tiges mais aussi de leur taille. Pour en tirer un maximum de profit, il est recommandé d'utiliser la surface terrière par hectare en combinaison du nombre de tiges par hectare. Le calcul de G se fait à partir de la formule suivante :

Le volume, il est souvent utilisé pour estimer les quantités de bois sur pied pour plusieurs objectifs. Cependant l'interprétation des valeurs trouvées exprimées en volume par hectare (v/ha) est souvent conditionné des normes préétablies auxquelles il faut comparer les chiffres trouvés (Dondjang, 1998)

Les accroissements: on peut parler d'accroissement en diamètre, en surface terrière, en hauteur, en volume, etc. Cette notion peut intéresser soit les peuplements soit les arbres. En foresterie, la plus intéressante de ces notions est l'accroissement en volume des peuplements (Parde et Bouchon, 1988; Duplat et Perrote, 1981).

L'accroissement moyen annuel sur une période donnée est la quantité de matière ligneuse fabriquée pendant cette période. Une estimation des accroissements peut être faite à partir des différentes données des dispositifs d'études sylvicoles ou bien à partir des résultats d'analyse des cernes, pour les arbres possédant les cernes visibles (Fonweban, 1997). A partir des dispositifs de côte d'ivoire les études menées par (Mengin-Lecreux 1990b) ont trouvé que les accroissements annuels moyens varient de 0,5 à 1 cm/an pour les diamètres avec un accroissement relatif en surface terrière, qui varient de 1,5% (peuplement témoin, espèces principales) à 3,2% (éclaircie forte, espèces principales)

En Guyane, dans le dispositif de Paracou, en peuplement témoin toutes espèces confondues, les accroissements moyens évalués sur une période de 5 ans sont inférieures à ceux de Côte-d'ivoire et varient de 0,08cm/an à 0,24cm/an pour les diamètres et de 0,0007m²/ha/an à 0.00403m²/ha/an pour les surfaces terrières, et pour les arbres compris entre 10cm et 100cm (Mengin-Lecreulx, 1990b)

Mortalité: La mortalité du peuplement est le nombre de tiges disparues par mort sur pied ou par chablis ramené à l'hectare. La mortalité est estimée à 1,3% par an selon les études menées dans différentes forêts tropicales, notamment en Côte d'Ivoire et en République Centrafricaine (Durrieu de Madron, 1993; Petrucci et Tandeau de Marsac, 1994). En forêt tropicale primaire, les taux de mortalité variant entre 1% et 5% (Alder, 1995). En l'absence de données fiables, au Cameroun on applique le taux de mortalité de 1% par an, taux constant par classe de diamètre et par essences.

Rotation: C'est le temps qui sépare deux récoltes successives de bois au même endroit (deux exploitations successives). Après le premier passage (exploitation de la forêt primaire), le deuxième passage ne peut se faire qu'après reconstitution de stock à partir des arbres d'avenir (arbres d'essences commerciales de diamètre en dessous du diamètre minimum d'exploitabilités (DME) et qui atteindront le DME au cours de la rotation suivante (MINEF, 1998a). La rotation des coupes a été estimée à 30 ans dans les études menées dans le site du programme Tropenbos dans la zone de Kribi (Eba'a, 2000).

Possibilité: C'est la quantité de bois que l'on peut extraire d'un peuplement forestier sans hypothéquer son capital. Quant à la possibilité annuelle de coupe, elle correspond à la superficie maximale exploitable annuellement et/ou au volume maximal des produits forestiers susceptible d'être récolter annuellement sans diminuer la capacité productive du milieu (MINEF, 1998a)

La possibilité de 25-30 m3/ha et par rotation est proposée par (Dupuy et al. 1998, cité par API Dimako, 1998). Durrieu De Madron et al (1997) proposent 40 m3/ha (sensiblement 3 arbres par hectare) une distance minimale entre chaque pied exploité de 40m. Eba'a (2000) a estimé le prélèvement à l'équilibre à 13,4 m3/ha, seulement pour les essences commerciales avec un DME de 100 cm. En forêt européenne aménagée, le prélèvement est de l'ordre de 50m3/ha (MINEF, 1997).

II-2-2 concept de régénération naturelle

La régénération naturelle est un ensemble de phénomène par lequel il y a remplacement des arbres adultes morts par chablis ou par exploitation. La complexité de ce concept se manifeste à travers les définitions suivantes.

· Pour Rollet (1969) et Debroux (1998), la régénération naturelle est d'une part au sens statistique, l'ensemble des semis et petites tiges existant dans un peuplement, d'autre part au sens dynamique, l'ensemble des processus naturelles par lesquels la forêt dense se reproduit naturellement.

· Pour Alexandre (1989), la régénération naturelle est une technique qui fait appel à l'ensemencement spontané: elle s'oppose aux techniques d'enrichissement ou de plantation.

· Pour (Foggie, 1960 cités par Alexandre, 1989) c'est l'ensemble des processus dynamiques qui permettent de reconstituer un couvert qui a été entamé.

Généralement les études sur la régénération naturelle, font appel à des inventaires par sondage à taux variables suivant les populations étudiées, classées souvent en stade de type "petit semis" (hauteur< 1,5m) ou "grands semis" (hauteur>1,5m et de diamètre<10cm). Les taux de sondage varient de 1% en Guyane française (Schmit et Bariteau, 1990) à 10% en Indonésie (Bertault et al., 1999.). L'intervalle 1-10cm de diamètre semble être le plus utilisé actuellement dans la recherche forestière (Petrucci et DE Marsac; 1994; Dupuy, 1998, cité par Mbarga, 2000).

Méthodes sylvicoles favorisant la régénération naturelle

La régénération peut être assurée à partir des plantations ou grâce à la régénération naturelle. En ce qui concerne la régénération naturelle, les méthodes sont basées les unes sur les tiges d'avenir et les autres sur l'existence des semenciers ou des portes graines. Dans les premières méthodes, il s'agit d'améliorer l'éclairement du sous bois par un relèvement graduel du couvert forestier et de minimiser la concurrence des éléments minéraux en procédant au dépressage, aux dégagements, au nettoiement et aux éclaircis.

Dans les méthodes basées sur l'existence des semenciers, le sylviculteur s'attache à favoriser l'ensemencement, la germination des graines, et l'accroissement des semis Toutes ces différentes techniques de sylviculture naturelle constituent la sylviculture douce dont l'objectif est d'imiter la nature tout en hâtant son oeuvre.

Méthodes de sylviculture basée sur les tiges d'avenir. Il en existe six à savoir :

1. L'amélioration des peuplements d'Okoumé

2. L'uniformisation par le haut

3. La gestion sélective

4. L'amélioration des peuplements naturels

5. L'étude de la croissance des arbres en forêt naturelle

6. Les travaux de Mbalmayo

Méthodes de sylviculture basées sur la présence des semenciers (Dondjang,1998):

1. Les essais de Kennedy

2. La méthode tropicale du sous bois

3. Le système post exploitation

II-2-3 Régénération artificielle

En vue de substituer une régénération naturelle insuffisante ou inexistante, Catinot (1997) propose l'emploi des plantations complémentaires (complantation) et regroupe les méthodes de plantation en deux grandes catégories à savoir :

§ Les méthodes d'enrichissement (méthode des layons d'Aubreville, les layons de Catinot les placeaux d'Anderson)

§ Les méthodes de plantation en plein découvert (méthode de Martineau, méthode Limba, méthode Okoumé, méthode de recrû)

II-2-4 Structure diamétrique des peuplements

La structure diamétrique est un paramètre de caractérisation d'un peuplement forestier. La répartition des arbres d'une espèce en catégorie de diamètre définit la structure diamétrique de l'espèce et la répartition des arbres d'un peuplement entier définit la structure diamétrique totale qui représente alors la répartition des arbres toutes espèces confondues, par catégorie de diamètre (Favrichon, 1997).

Différents auteurs ont essayés de relier la structure diamétrique avec le comportement des espèces selon leurs tempéraments (Rollet,1974; 1984; Whitmore,.1990). Deux grands types de distribution diamétrique sont couramment distingués (Rollet, 1984; Dupuy et al., 1998) : les distributions de type exponentielle décroissante pour les essences sciaphiles et les distributions en « cloche » pour les essences héliophiles. Un troisième type de distribution a également été signalé pour les essences héliophiles. Il s'agit de la distribution « erratique » (Rollet,1984) qui n'obéit ni à la distribution exponentielle ni à celle en « cloche ».

Des variations de structure diamétrique ont été signalées pour une même espèce (FORNI, 1997 cités par DUPUY et al., 1998). En effet, la structure diamétrique d'une espèce varie souvent selon l'échelle d'observation (troué, massif, parcelle, région) Par exemple, une même espèce peut avoir une structure en cloche à l'échelle de la parcelle et une structure en exponentielle décroissante à l'échelle du massif. le phénomène décrit à l'aide de l'outil « structure diamétrique » devra être replacé dans son contexte évolutif.

II-2-5 L'exploitation forestière

L'exploitation forestière est une opération qui consiste à abattre des arbres dans une forêt donnée. Celle-ci comporte plusieurs autres opérations indispensables à son bon déroulement ; on peut citer entre autre: la création des routes, des pistes de débardage, des parcs des différentes manutentions. Dans la forêt du sud Cameroun, l'exploitation est gérée de façon polycyclique, c'est-à-dire qu'il reste toujours des jeunes arbres et même des adultes pouvant assurer une production futur du bois par cette même forêt (Leersum, 1997, cité par Tchiaze, 1998).

En fonction du volume de bois prélevé par hectare, du nombre d'arbres abattus par hectare, des dégâts causés sur les tiges d'avenir, on peut distinguer deux types d'exploitation: l'exploitation classique et l'exploitation contrôlée.

Exploitation classique

La coupe des arbres dans ce type d'exploitation se fait de façon anarchique. L'exploitant abat les arbres en fonction du potentiel disponible et de la demande sur le marché. Le nombre et le volume d'arbres abattus par hectare varie en fonction de la composition floristique de la richesse du site à exploiter.

L'ouverture de la forêt est assez importante. Le milieu est très perturbé avec une grande densité de parcs, des routes, des pistes de débardage. Cette forte ouverture pose de sérieux dégâts sur les tiges d'avenir; par conséquent a un effet néfaste sur la régénération naturelle. Dans le tableau ci-après, nous avons les données en pourcentage sur les dégâts causés par la coupe d'arbres sur 3 parcelles de 25 ha chacune. Elles diffèrent en fonction du nombre d'arbres abattus.

Tableau 2 : Dégâts d'exploitation

Opération

36 arbres /25ha

15 arbres /25ha

7 arbres /25ha

Trouées

6.2

3.7

0.7

Pistes

4.1

2.0

0.7

Parcs

1.9

1.6

0.0

Terres

4.4

10.0

0.0

Routes

8.3

1.2

0.0

Total

24.9

18.5

1.4

Source: (Leersum, 1997, cité par Tchiaze, 1998)

Exploitation contrôlée

Dans ce type d'exploitation, la coupe d'arbres se fait de manière réglementaire. Pour la plupart des cas, un seul arbre est abattu par hectare. Le volume de bois à l'hectare est faible et varie suivant l'arbre abattu. L'Azobé par exemple a un volume qui oscille entre 15-20 m3/ha.

Ce type d'exploitation est appelée aussi exploitation sélective, l' on a le souci de répartir les trouées d'abattage de façon plus ou moins homogène, le choix des arbres à abattre se faisant aussi selon leur conformation, leur diamètre à hauteur de poitrine et surtout des semenciers à laisser sur pied (Leersum, 1997, cité par Tchiaze, 1998).

II-2-6 Contexte légal des forets communales au Cameroun

La loi du 20 janvier 1994 portant régime des forêts de la faune et de la pêche, divise le domaine forestier national en domaine forestier non permanent et permanent.

Le domaine non permanent est constitué des terres forestières susceptibles d'être affectées à des utilisations autres que forestière. Il comprend les forêts du domaine national, les forêts communautaires et les forêts des particuliers.

Les forêts permanentes ou forêts classées sont celles assises sur le domaine forestier permanent, elles sont affectées de façon définitive à la forêt et/ou à l'habitat de la faune. Les forêts permanentes doivent couvrir au moins 30% de la superficie totale du territoire national (art. 22 de la loi du 1994). Elles doivent représenter la diversité écologique du pays. L'exploitation des forêts domaniales se fait soit par convention d'exploitation ou exceptionnellement en régie, ceci après approbation du plan d'aménagement par l'administration forestière.

Les forêts qui sont considérées comme des forêts permanentes sont les forêts domaniales et les forêts communales. Le décret N° 95/531du 23 Août 1995 fixant les modalités d'application du régime des forêts indique, à partir de son article son article 17 à l'article 24 toutes les informations y afférentes pour le classement et le déclassement d'une forêt communal.

Sur les 14 millions d'hectares prévus par le plan de zonage préliminaire des forêts du Cameroun méridional forestier, les forêts de production (FP) représentent 6 millions d'hectares soit 90 UFA. En mai 1999, la superficie déjà attribuée dans les forêts de production était de 2.754.332 ha (35 UFA), soit 45,7% des Forêts Permanentes (groupe national de travail sur la gestion durable des forêts et la certification, 1999).

II-2-7 Les inventaires d'aménagement au Cameroun

L'ONADEF depuis plusieurs années réalise des inventaires d'aménagement dans les forêts permanentes. Nous n'allons citer ici que quelques exemples.

3 L'inventaire d'aménagement de la réserve forestière de BAFUT-NGUEMBA en 1991, avec une superficie de 4033 ha pour un taux de sondage variant de 1,1 à 1,3 %. Le nombre de parcelles échantillonnées était de 101.

3 L'inventaire d'aménagement de la réserve de NLOBO en 1992, avec une superficie de 206.400 ha. La technique de sondage était la sélection systématique pour un taux de sondage de 0,5%. L'équidistance entre les layons était de 4000 m, avec 20 layons pour une distance totale de 264.650 m.

3 L'inventaire d'aménagement de la réserve de SANGMELIMA, avec un taux de sondage variant de 0,5-1%.

3 Le projet de gestion durable des forêts camerounaises (PGDFC) a quant à lui fait un inventaire d'aménagement dans le massif forestier du LOKOUNDJE-NYONG.Cet inventaire a été réalisé en 1994, à un taux de sondage de 0,5% sur une superficie de 163.959 ha. Il a été exécuté selon trois unités de compilation (UC), 31 layons et 1500 parcelles échantillons. Les parcelles avaient des superficies de 0,5 ha pour les tiges dont le DHP était supérieure ou égal à 20cm et de 0,01 ha pour les tiges dont le DHP était compris entre 10-20cm.

CHAPITRE III

METHODOLOGIE

III-1 TRAVAIL DE BUREAU: LE PLAN DE SONDAGE

Il consiste à la réalisation des opérations suivantes:

· Calcul de la surface de sondage

Le taux de sondage arrêté est de 0,5%, compatible aux prescriptions des normes d'Inventaire d'aménagement de l'ONADEF (0,5-1%).Par ailleurs, ce taux rend les coûts d'opérations abordables. En pratique, plus la surface de sondage est grande plus le nombre de layons augmente et plus les coûts des opérations sur le terrain augmentent. En multipliant le taux de sondage par la superficie, on obtient une surface de sondage de 102,18ha.

· Le calcul de l'équidistance

Le calcul de l'équidistance entre les layons s'est fait de la manière suivante:

DL = St x Lal /Ss =20436x20/102 =4007m

St = surface totale

Ss =surface de sondage

Lal =largeur du layon ou de la parcelle

· Situation des layons sur la carte

Après ces deux premières opérations, nous avons confectionné une carte de la forêt communale au 1/200.000 à l'aide du système d'information géographique (SIG) utilisant le logiciel ARVIEW. Elle nous a permis de montrer la disposition des layons, leur direction magnétique, ainsi q'une flèche donnant la direction de l'avancement des travaux sur le layon (figure 4).

· Sélection et description des unités échantillons

La sélection des unités échantillons est systématique. Le premier layon a été fixé au milieu de la FCL à l'aide du SIG, les autres layons ont été placés de part et d'autre de celui-ci à équidistance de 4000m. Les unités sont contiguës, c'est-à-dire disposées le long des layons de longueurs variables. Le choix du dispositif de sondage est donc le dispositif de sondage systématique dans lequel l'unité statistique de base est la parcelle-échantillon de 200m de long sur 20m de large, soit une superficie de 0,4 ha (figure 5).

20m

10m 10m S

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

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o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

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o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

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o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

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o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

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o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

o o o o o o o o o o o o o o o o o o o o

Largeur du layon

oooooooooooooooooo

Parcelle échantillon (Surface inventoriée)

Figure 5 : Plan du dispositif de sondage

III-2 LES TRAVAUX DE TERRAIN

Les travaux de terrain se résument à l'exécution du plan de sondage sur le terrain. Cette étape comporte:

- La composition des équipes de sondage

- Le layonnage

- Le comptage

Ces deux dernières étapes sont aussi appelées les travaux de prospection.

Composition des équipes de sondage

Deux équipes d'inventaire de onze personnes chacune ont été formées pour accélérer les travaux sur le terrain afin d'éviter les pluies. Le choix des membres des équipes était basé sur les critères de bonnes performances lors de la réalisation des inventaires des forêts communautaires (Eschiambor-Malen, Kongo, Ngola-Assip, Bosquet) riveraines à la forêt communale, de l'appartenance à un village riverain à la FCL. La majorité des membres choisie étaient des prospecteurs pour minimiser les erreurs.

Le layonnage

Il a consisté à ouvrir les sept (7) layons représentés sur le plan de sondage. Les points de départ des layons ont été placés sur l'axe Eschiambor-Zoulabot1 d'après la description faite à l'annexe 1 à l'aide du kilométrage d'un véhicule 4x4. Ces points sont matérialisés par un jalon, taillé à la machette afin de lui donner la forme d'une plaque mince sur laquelle on inscrit à l'aide d'un marqueur noir du haut vers le bas du jalon, sur la petite surface en forme de plaque les indications suivantes:

- Début FCL

- Numéro du layon

- Longueur du layon

- Direction magnétique

L'équipe de layonnage était composé de sept personnes parmi lesquelles, un « machetteur de tête », un bousolier deux « machetteurs dégageurs » le badigeonneur, un aide chaîneur et un chaîneur. Le matériel utilisé par chacune des sept personnes est lié à son rôle. Le « machetteur de tête » ouvrait le layon à l'aide d'une machette légère en coupant ou en mettant des signes sur des petits obstacles (Gros arbre) placés sur l'azimut 180° indiqué par le boussolier. Les deux « machetteurs dégageurs » dégageaient le layon sur près mètre, l'un à gauche et l'autre à droite. Le badigeonneur mettait de la peinture rouge pour matérialiser le passage du layon. L'aide chaîneur et le chaîneur venaient ensuite pour placer les jalons à tous les 10m de chaque parcelle de 0.4 ha pour matérialiser la surface concédée à l'étude de la régénération. Tous les 50m, un jalon indiquait la distance déjà parcourue et à tous les 500m un grand jalon était fixé pour donner les informations suivantes:

- FCL

- Numéro du layon

- Distance effectuée (avec correction des pentes et des déviations)

La déviation des obstacles se faisait par la méthode classique décrite à l'annexe 2. La correction des pentes s'est faite par des estimations (expérience personnelle des chaîneurs) par manque d'appareils appropriés. A la fin du layon le chaîneur marque sur un gros jalon: fin FCL, le numéro du layon, la longueur réelle du layon, l'orientation magnétique. Le tableau 3 résume les distances de terrain des sept layons de comptage et le nombre de jour de travail comme suite.

Tableau 3 : Situation des layons et des distances

Layons et villages d'entré et de sorti

Distance route/début layon (m)

Nombre de jours de travail

Distance layon (m)

Distance fin de layon route (m)

Distances totales (m)

Nombre de parcelles de 0.4ha

Layon 1: Malen-Nemeyong

883

3

5.586

255

6.724

26,25

Layon 2: Kongo-Bosquet

2.190

3

4.084

1.869

8.143

17,5

Layon 3: Ntam-bosquet

1.272

4

5.998

892

8.162

25,75

Layon 4 : Assip-Mayang

3.850

5

6.387

3.850

14.087

35

Layon 5 : Djouessue-Koakom

2.011

7

12.362

1.420

15.793

61,5

Layon 6 : Zoulabot1-Bareko

3.087

8

12.990

1.854

17.931

65

Layon7 : Mingogol-Bareko

3.272

3

3.625

1.586

8.483

18,12

Total

16.565

33

51.032

11.726

79.323

249,12

Le rendement moyen est environ de 2000m/jour. IL est conforme aux normes nationales d'inventaire d'aménagement (ONADEF,1991). Le nombre de jour de travail est de 33 jours puisque les distances route début effectif du layon ont été considérées.

Le comptage

IL s'est effectué dans les parcelles de 20m de large sur 200m de long. L'équipe de prospection était composée de quatre personnes, dont deux prospecteurs pour l'identification des arbres, les mesures et les estimations des DHP, les relevées topographiques. Deux pointeurs étaient sur les fiches de comptages (annexe 3) , l'un relevait les caractéristiques (DHP,qualité du fût), l'autre relevait les DHP des inconnus pour une étude parallèle. La figure 6 présente la disposition des équipes d'inventaire sur le layon.

Toute l'équipe avançait ensemble, les deux pointeurs sur le layon, les deux prospecteurs de part et d'autre du layon surtout au niveau des endroits touffus. Dans l'ensemble des parcelles, tous les arbres d'un diamètre >10cm ont été identifiés, mesurés ou estimés (à 1'30m du sol ou à 50cm au-dessus des contreforts).

Evaluation de la régénération naturelle

Une étude de la régénération était menée au niveau des 10 premiers mètres de chaque parcelle de (10m x 20m) soit une sous parcelle de 0,02 ha. Les mesures étaient faites seulement sur les essences connues à partir d'un diamètre de 2 cm. Tous les gaulis de 2 à 9cm de diamètre étaient identifiés, mesurés au moyen d'un ruban mètre. L'étude de la régénération a été concentrée sur les gaulis de 2 à 9cm de diamètre, parce que à ce stade, la régénération est bien acquise par comparaison au stade éphémère de semis comme le signale Bertault et al. (1999) dans le projet STREK en Indonésie et que Dupuy et al. (1997) qualifient de « régénération naturelle installée » dans les dispositifs expérimentaux de Côte-d'Ivoire. Le dispositif pour l'étude de la régénération est illustré à la figure 7.

III-3 ORGANISTION DE LA BASE DE DONNEES

Avant tout enregistrement, les fiches d'inventaire ont été vérifiées dans les bureaux de la SDDL/SNV en vue de détecter les éventuelles erreurs commises sur le terrain lors de la collecte des données. Enfin, toutes les données sont enregistrées dans le logiciel Excel pour les futurs utilisations. Ce logiciel nous a aidé à établir facilement la table de peuplement, la table de stock, le calcul de la surface terrière et les simulations en nombre de tiges. Pour le calcul des volumes on a fait recours au tarif de cubage à une entrée élaboré par l'ONADEF en juin 1992 lors de l'inventaire de la phase IV. Ces tarifs de cubage sont présentés à l'annexe 4.

Machetteur de tête

Boussolier

Machetteur dégageur Machetteur dégageur

Badigeonneur

Aide chaîneur

Chaîneur

Prospecteur Prospecteur

Pointeurs

Pointeurs

Figure 6 : Disposition de l'équipe d'inventaire

S

200m

 
 

10m

 
 

10m 10m

20m

Surface inventoriée pour la régénération

Figure 7: Dispositif de l'étude de la régénération naturelle

Classification des essences

Nous présentons à l'annexe 5 une liste des essences enregistrée dans le dispositif de sondage de la FCL de Lomié et Messok. Le tableau 4 montre la catégorisation de cette liste d'essences. Elle a été arrêtée d'après le classement fait par l'ONADEF et modifiée suivant les informations recueillies au près du bureau de poste forestier de Lomié et au projet SDDL. Dans cette liste, les essences ayant le même nom principal ont été réduites en une seule essence (Bibolo afum et Dibetou; Acajou à grande folioles, Acajou blanc et Acajou de bassam). Toutes les essences inventoriées en nom local (Baka, Nzimé, Ewondo) dont la traduction en nom pilote et scientifique n'a pas été possible ont été éliminées. Les diamètres inventoriés ont été classés en vingt classes représentées à l'annexe 6.

Tableau 4 : Catégorisation des essences

Groupe

Dénomination

I

Essences faciles à commercialiser (large marché)

II

Essences à promouvoir (marché étroit)

III

Essences exploitées à faible échelle ou pas

IV

Essences qui pourraient être utilisées, mais qui ne le sont pas

III-4 MATERIEL UTILISE

Pour les équipes de layonnage et de comptage il s'agissait des :

Combinaisons, imperméables, bottes, machettes, limes, boussoles Sunto, GPS, blocs notes, fiches d'inventaire, chemises en plastique, cartables, carte topographique de la FCL, sac à dos, peinture rouge à huile, pinceaux, pétrole, stylo à bille, crayons, gommes, marmites, plats, lampes tempête, torches, cuillères, trousses de premiers soins, marqueurs noir, mètre à ruban ; double décamètre.

CHAPITRE IV

RESULTATS ET DISCUSSION

IV-1 ANALYSE DE LA DENSITE ET DE LA SURFACE TERRIERE

Le tableau 5 représente la distribution du peuplement par classe de diamètre en ce qui concerne les effectifs à l'hectare (n/ha) et la surface terrière (G) pour toutes les essences inventoriées, ainsi que pour les essences des groupes 1 et 2, et pour celles exploitées dans la région de Lomié. Ce tableau récapitulatif de la table de peuplement (annexe 7) montre que les essences du groupe I (GI) représentent 12.10% du peuplement adulte, soit 4 tiges/ha celles du groupe II (GII) 11.39% soit 3.5 tiges/ha, les essences exploité dans la région de Lomié ont un pourcentage de 44.82% soit 10.05 tiges/ha. Il se dégage de ces chiffres l'existence d'un grand nombre de tiges d'espèces commerciales. Ce nombre pourrait encore baisser puisque les populations riveraines sollicitent la non exploitation du Moabi comme bois d'oeuvre (AZO'O, 2000).

Parmi les 91 essences retenues pour la liste finale, seuls l'ayous, le sapelli, l'abam, l'alep, l'émien, le fraké, l'ilomba, l'okan, le padouk, le tali, l'abalé, le diana, le mubala, le rikio; le moambé jaune ont une densité supérieure à 1 tige/ha.

Quant à la surface terrière (G), elle est de 3 m²/ha tant pour les essences du groupe I que pour les essences du groupe II. L'ensemble des essences de la FCL représente 13,6m²/ha.

Ces chiffres sont faibles par rapport à ceux obtenus dans d'autres forêts similaires c'est-à-dire des forêts semi-décidues inexploitées. En forêt semi-décidue de Centrafrique et de Côte-d'Ivoire les densités comme les surfaces terrières sont élevées. Elles sont respectivement de 600 tiges/ha et 32m²/ha pour la Centrafrique et de 436 tiges/ha et 28,4 m²/ha pour le dispositif de la Téné en Côte-d'Ivoire (Favrichon, 1997).

Il ressort que le degré d'occupation de l'espace par les tiges commerciales est faible. Par conséquent l'intensité de la compétition pour différents facteurs écologiques devrait être aussi faible, mais le peuplement commercial n'évolue pas seul, il ne faudrait pas perdre de vu l'existence d'un important peuplement de bourrage qui influence l'évolution de toute la FCL.

Tableau 5: Distribution des arbres du peuplement supérieur.(diamètre 10cm)

Diamètre

10

20

30

40

50

60

70

80

90

100

110

120

130

140

150

160

170

180

190

200

Total

Effectif (N/ha)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

T E

9.3

5.4

5

4.2

2.6

2.4

3

2.3

3.5

2.8

1.3

0.8

0.4

0.3

0.1

0.1

0.1

0.09

0.05

0.01

44

Groupe 1

0.4

0.3

0.3

0.1

0.2

0.1

0.2

0.2

0.5

0.4

0.2

0.1

0.09

0.09

0.08

0.05

0.1

0.05

0.03

0.01

4

Groupe 2

1.1

0.6

0.5

0.4

0.2

0.1

0.1

0.1

0.1

0.1

0.1

0.06

0.0

0.01

0.0

0.0

0.0

0.0

0.0

0.0

3.49

E **

7.7

4.6

4.2

3.6

2.2

2.1

2.6

2

3

2.2

1

0.6

0.3

0.2

0.1

0.1

0.09

0.04

0.03

0.0

36.7

G (m²/ha)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

T E

0.2

0.2

0.3

0.4

0.5

0.5

0.8

0.1

2.2

1.9

1.2

0.7

0.5

0.5

0.5

0.4

0.8

0.4

0.2

0.1

13.6

Groupe 1

0.00

0.00

0.00

0.00

0.05

0.05

0.14

0.4

0.4

0.25

0.15

0.13

0.15

0.14

0.1

0.24

0.1

0.24

0.14

0.07

3

Groupe 2

0.03

0.03

0.06

0.07

0.09

0.00

0.1

0.2

0.4

0.4

0.3

0.16

0.14

0.15

0.14

0.1

0.2

0.14

0.08

0.04

3

E **

0.04

0.04

0.07

0.09

0.12

0.15

0.17

0.3

0.7

0.6

0.4

0.2

0.2

0.2

0.2

0.14

0.24

0.14

0.08

0.04

4.11

Ces résultats confirment la particularité des forêts tropicales dense humide qui sont très diversifiées et ainsi pauvre en bois d'oeuvre commercial, surtout en bois d'oeuvre à large marché. Au Cameroun, le nombre d'arbres est très élevé, 2000 environ pour l'ensemble des forêts permanentes, mais seulement 20-30 espèces sont couramment commercialisées dans l'ensemble du pays (MINEF, 1998a).

IV-2 SUPERFICIES DES STRATES DE LA FORET COMMUNALE

Il ressort des relevés topographiques effectués lors des inventaires que toute la superficie de la FCL ne peut se prêter à la vocation générale de production de matière ligneuse pour les raisons suivantes :

· La présence des pentes fortes et des marécages qui sont des milieux fragiles à l'érosion des sols et aux inondations.

· La présence des cacaoyères qui sont les futures zones de conflits entre les paysans et l'aménagiste.

Le tableau 6 ci-dessous montre les superficies obtenues lors du sondage et les pourcentages des strates de la FCL. Il est à noter que la superficie de la production de matière ligneuse qui est évaluée actuellement à 15 870 ha (78,63%) va encore diminuer puisqu'on extraira les superficies du réseau routier et celle de la protection des bandes riveraines.

Tableau 6 :Superficies des strates

Affectations

Superficies (ha)

Pourcentages (%)

Production de matière ligneuse

79,35

78,63

Marécage

15,06

15,11

Cacaoyères

0,52

0,53

Pentes fortes

4,72

4,74

Total

99,65

99,01

IV-3 STRUCTURES DIAMETRIQUES DE LA FCL

A partir des données d'inventaire issues de notre dispositif de sondage (annexe 8), nous présentons ci-après la structure totale de la forêt qui sera suivi des structures des essences du groupe I et II et enfin des structures individuelles des essences commerciales.

IV-3-1 Structures diamétriques totales

La structure diamétrique totale de la FCL (figure 8) est une distribution exponentielle décroissante, présentant des irrégularités au niveau des classes de diamètres de 80, 100, 110. Les essences du groupe 2 (figure 9b) telles qu'elles apparaissent présente aussi une distribution exponentielle décroissante par contre, la structure diamétrique des essences du groupe 1 (figure 9a) présente une "bosse" avec les plus grands effectifs dans les classes de diamètre 90; 100; 110 ,120.

En effet, la structure diamétrique totale et celle des essences du groupe 2, montrent une régénération constante dans le temps, c'est-à-dire que l'exploitation forestière de ce type de peuplement ne pose apparemment pas de problèmes, parce qu'il y a remplacement des vieux arbres par les plus jeunes. La structure diamétrique des essences du groupe 1 quant à elle, illustre un peuplement à problème, sa gestion nécessite une attention particulière afin de permettre la croissance des tiges d'avenir. Vu de cette manière globale, les structures diamétriques totales décrites ne peuvent servir efficacement à la prise de décision pour la gestion future de la FCL. Il est fort possible que ces structures diamétriques totales cachent des réalités que seules les structures diamétriques individuelles des essences peuvent cerner.

IV-3-2 Structures diamétiques individuelles

Les figures représentant les structures diamétriques individuelles des essences commerciales de la FCL se trouvent en annexe 9. Il en ressort les trois principaux types suivant:

Le type 1: Les distributions d'allure exponentielle décroissante à pente plus ou moins forte, Il s'agit ici, du Padouk rouge et du Longhi.

Le type 2: Les essences dont la distribution diamétriques présentent une "bosse" ou les distributions plus ou moins en "cloche". Ce type est représenté dans notre étude : l'Ayous, le Sapelli, le Fraké, le Tali, le Dabema, l'Avodiré, l'Eyong. Les plus grands effectifs se trouvent dans les classes 70-100cm.

Le type 3: les distributions "erratique". Dans ce type, certaines classes de diamètres manquent totalement. Il s'agit de: Doussié, Moabi, Sipo, Bossé clair, Acajou, Iroko, Ebène, Bossé foncé, Kossipo, Dibetou, Beté, Assamela, Pao-rosa, Abam, Tiama, Niové, Bilinga, Ozambili, Ayélé, Movingui.

Figure 8 Structure diamétrique totale de la Forêt Communale de Lomié et Messok

Figure 9a Structure diamétrique du GROUPE 1

Figure 9b Structure diamétrique du GROUPE 2

Les structures individuelles ainsi trouvées ressortent les spécificités propres à chaque essence. Ces spécificités montrent que seules les essences de type 1 ont une régénération constante dans le temps et par conséquent ne poseront pas de problèmes au moment de l'exploitation. La gestion des deux derniers types de peuplement nécessite des attentions particulières. Leurs différentes structures diamétriques individuelles montrent que la régénération naturelle de ces essences est problématique. Dans le type 3 par exemple, il y'a absence totale de certaines classes de diamètres alors que dans le type 2, les plus grands effectifs sont concentrés au-dessus du diamètre minimum d'exploitabilité. Une exploitation forestière anarchique risque de compromettre la reconstitution du potentiel du type 2 et entraîner une extinction totale pour le type 3.

IV-4 LA REGENERATION NATURELLE

La régénération naturelle des essences forestière au sein d'un écosystème est un ensemble de mécanismes complexes faisant appel à des facteurs variés. Nous analyserons d'une manière sommaire la structure diamétrique totale des essences indiquées dans le tableau 7.

Tableau 7: Composition et densité (tiges/ha) de la régénération naturelle

Catégorie

Essences

Tiges totales

Tiges/ha

Pourcentage

I

Ebène (protégé)

4

0,8

 
 

Iroko**

3

0,6

 
 

Moabi**

12

2,3

 
 

Sapelli**

3

0,6

 
 

Sous-total 1

22

4,3

9,9

II

Abam**

25

5

 
 

Avodiré

3

0,6

 
 

Bongo

1

0,2

 
 

Pao-rosa**

1

0,2

 
 

Sous-total 2

30

6

13,57

III

Ayélé**

3

0,6

 
 

Alep

38

7,4

 
 

Dabema**

5

1

 
 

Fraké**

1

0,2

 
 

Ilomba

14

3

 
 

Limbali

1

0,2

 
 

Niové**

25

5

 
 

Okan (Adoum)

9

2

 
 

Padouk rouge**

14

3

 
 

Tali**

59

11,5

 
 

Sous-total 3

169

33

76,47

 

Total

221

43

 

Le tableau 7 relève que onze essences exploitées dans la région de Lomié ont été enregistrées en régénération naturelle. Le Tali est le plus abondant avec 11,5 tiges/ha. Dans le groupe 1 seul le moabi a 2,3 tiges/ha et tout le reste des essences ont moins d'1 tige/ha.

Les essences du groupe I à large marché occupent la proportion de 9,9% soit 4,3 tiges/ha le groupe II et III occupent respectivement 13,57% et 76,47% soient 6 et 33 tiges/ha. Dans le groupe I, la proportion des essences exploitable en dehors du Moabi (souhait des populations riveraines de la FCL) et de l'Ebène (produit spécial) est de 2,71%. Ce pourcentage des essences de la catégorie I est faible et inquiétant car c'est dans ce groupe qu'on rencontre les essences à plus haute valeur commerciale. Il n'y a que le Sapelli l'Iroko l'Ebène, et le Moabi qu'on a retrouvé et tout le reste des essences à large marché est absent. Il en est de même des essences du groupe 2 alors que celles du groupe 3 sont un peu plus représentées.

Les résultats obtenus en régénération naturelle confirment l'analyse des structures diamétriques du peuplement supérieur. La densité de 43 tiges/ha est très inférieure à au seuil pour lequel Dupuy (1998) considère la régénération comme suffisante (> 250 tiges/ha). Cette situation peut s'expliquer soit par le fait que les principales essences d'intérêt commercial exigent dans la majorité des cas beaucoup de lumière pendant leur jeune âge environ 1-4% (Catinot, 1965; Rollet, 1974 ). Ors La FCL ne connaissant pas encore d'exploitation forestière industrielle, n'a que des trouées dues aux chablis et aux volis. Soit part, les phénologies propres aux essences en question.

Au vu de ces résultats, la formulation des traitements sylvicoles capables d'améliorer la croissance des arbres et favoriser leurs régénérations naturelles devront occuper une place de choix lors de l'élaboration du plan d'aménagement de la FCL. Par ailleurs, la connaissance des densités de chaque essence tant en régénération qu'au niveau du peuplement supérieur va permettre au sylviculteur d'orienter les opérations de dévitalisation sur les espèces fortement représentées dont les fréquences et les densités sont plus élevées mais qui n'ont aucune valeur économique actuelle comme Alep avec 7,4 tiges à l'hectare en régénération naturelle.

Structure diamétrique de la régénération naturelle

La structure diamétrique totale des essences enregistrées en régénération naturelle est du type exponentiel décroissant à pente plus ou moins forte (figure 10).

Figure 10 : Structure diamétrique des essences en régénération

IV-5 PRODUCTIVITE DE LA FCL

IV-5-1 Estimation de la période de rotation

L'estimation de la période de rotation est basée sur les informations du tableau 7. Ce tableau montre les temps de passage minimal (Tm) et maximal (TM) pour quitter d'une classe de diamètre à une autre, les accroissements cumulés sur 30 (A30), les accroissements respectifs des essences (Acc) (GDFC, 1998), les pourcentages de reconstitution (R), ainsi que leurs durées respectives (D) pour faire passer tous les arbres des deux classes de diamètres à un diamètre supérieur au DME. Le pourcentage de reconstitution a été calculé à partir de la formule mise sur pied par API-Dimako (1998) :

%R = N1(1-q)(1-r)/N0 x 100

N1 est le nombre d'arbres des deux classes de diamètre immédiatement en dessous du DME. N0 est le nombre de tiges supérieur au DME. Q est le taux de dégât due à l'exploitation (7%). R le taux de mortalité annuel (1%)

Les essences ont été classées en trois catégories suivant leur accroissement naturel. On y trouve, les essences à croissance très lente avec un accroissement de 0,4-0,5cm/an; les essences à croissance modérée avec un accroissement de 0,7cm/an et les essences à croissances rapides avec un accroissement de 0,9cm/an.

Tableau 8: Estimation de la période de rotation

Cat

Essences

Ac (cm/an)

Tm (ans)

TM (ans)

A30 (cm)

D (ans)

R (%)

I

Acajou

0,7

9

14

21

29

0,0

 

Assamela

0,4

15

25

12

50

344

 

Ayous

0,9

7

11

27

22

4,5

 

Bété

0,5

12

20

15

40

68,8

 

Bossé clair

0,5

12

20

15

40

34,4

 

Bossé foncé

0,5

12

20

15

40

0,0

 

Dibetou

0,7

9

14

21

29

34,4

 

Doussié

0,4

15

25

12

50

0,0

 

Iroko

0,5

12

20

15

40

34,4

 

Kossipo

0,5

12

20

15

40

6.9

 

Moabi

0,4

15

25

12

50

57,3

 

Sapelli

0,5

12

20

15

40

35,6

 

Sipo

0,5

12

20

15

40

0,0

II

Tiama

0,5

12

20

15

40

0,0

 

abam

0,5

12

20

15

40

154,8

 

Eyong

0,4

15

25

12

50

6,9

 

Longhi

0,5

12

20

15

40

68,8

 

Movingui

0,5

12

20

15

40

0,0

 

Pao-rosa

0,4

15

25

12

50

55

III

Ayélé

0,7

9

14

21

29

0,0

 

Fraké

0,7

9

14

21

29

10,5

 

Ozambili

0,5

12

20

15

40

137,6

 

Dabema

0,5

12

20

15

40

11,5

 

Padouk rouge

0,4

15

25

12

50

25,8

 

Niové

0,4

15

25

12

50

687,9

 

Bilinga

0,4

15

25

12

50

68,8

 

tali

0,4

15

25

12

50

1,6

Le temps de passage d'une classe de diamètre à l'autre est égal au quotient de l'amplitude de la classe de diamètre par l'accroissement annuel. En considérant les diamètres moyens de chaque classe, il faut 6cm pour quitter d'un diamètre moyen et atteindre la borne inférieure de la classe suivante. Par exemple pour quitter de 15cm qui est le diamètre moyen de la classe 10 (10- 20cm) à la classe 20 (21-30cm) il faut faire 21-15=6cm, en dehors de la classe 10, les autres classes demandent 5,5cm pour la même itération.

Pour le deuxième scénario, à savoir le calcul du temps maximal, on a travaillé avec les limites inférieures des classes de diamètre, ce qui revient aussi à travailler avec les diamètres moyens car l'amplitude reste la même. Par exemple la classe 10 qui a pour borne inférieure 10 demande 11cm pour atteindre la classe 20. A partir de la classe 20 il faut 10 cm pour passer d'une classe à l'autre. Nous avons travaillé avec 10 cm parce que ces limites inférieures augmentent déjà le temps de passage de chaque essence et par conséquent son accroissement. La limite inférieure de chaque classe représente le plus petit diamètre or si avec la borne inférieure on a un temps qui permet le passage de toutes les tiges, comme il y a d'autres diamètres dans la classe qui sont supérieurs aux diamètres de la borne inférieure, alors ces diamètres vont sortir plus rapidement de cette classe de diamètre.

Les pourcentages de reconstitution de 0% trouvés s'explique par le fait que N1 ou N0 est égal à zéro. Les forts taux de reconstitution s'explique par le fait que les effectifs les plus grands se trouvent dans les classes de diamètres immédiatement inférieures au DME. La durée D est tout simplement le temps maximal multiplié par deux.

Les analyses de ces résultats montrent que le calcul du pourcentage de reconstitution présente des limites dues aux lois mathématiques, incompatible avec la réalité des forêts. Il est plus réaliste d'estimé la rotation sur la base du temps de passage maximal. Ainsi, a l'aide du tableau 8, nous avons estimé une rotation de 30 ans basée sur le temps de passage maximal qui permettra au moins une fois aux essences à croissance très lente de sortir de leurs classes de diamètre respectives. A partir du tableau 9, il ressort les statistiques ci-dessous basées sur le volume brut et le nombre de tiges.

En ce qui concerne le volume brut nous avons :

· 21 % pour les essences à croissance très lente

· 37 % pour les essences à croissance modérée

· 42 % pour les essences à croissances rapide

Quant au nombre de tiges la répartition est la suivante :

31% pour les essences à croissance très lente

28% pour les essences à croissance modérées

41% pour les essences à croissance rapide.

La forêt communale est constituée majoritairement des essences à croissance lente et modérée, 58% et 59% respectivement pour le volume brut et le nombre de tiges. Ainsi une période de rotation de 30 ans a été retenue pour permettre à la FCL de pouvoir se reconstituer.

IV-5-2 La possibilité de coupe

Possibilité en volume

La possibilité en volume brute de la FCL a été calculée à partir des tarifs de cubage établit par l'ONADEF après des inventaires de ressources forestières de la phase IV qui correspond à notre zone d'étude. Les essences retenues sont celles exploitées dans la région de Lomié dont les diamètres sont supérieurs aux DME/ADM (N0). Le volume de bois commercial (Vct) est calculé sur la base du volume brut total (Vbt) des tiges de diamètre égal ou supérieur au DME, auquel est appliqué un facteur de commercialisation de 0,55 comme le recommande l'ONADEF. Le volume à l'hectare correspond au volume commercialisable divisé par la superficie productive (15870ha), tandis que le potentiel de récolte annuelle est déterminé en divisant le volume commercial par la rotation de 30 ans. La table de stock initiale avant la première coupe est présentée dans le tableau 9

Tableau 9 : Table des stocks

Essences

No

Vbt

Vct

No/an

Vbt/an

Vct/an

No/anx5

DME/ADM

Acajou de bas.

0

0

0

0

0

0

0

80

Assamela

200

4935,5

2714,5

6,6667

164,5

90,5

33

100

Ayous

15200

349134

192023,7

506,67

11638

6400,8

2533

80

Bété

400

8100,9

4455,5

13,333

270

148,5

67

60

Bossé claire

400

5469,3

3008,1

13,333

182,3

100,3

67

80

Bossé foncé

800

10297

5663,4

26,667

343,2

188,8

133

80

Dibetou

400

5132,1

2822,7

13,333

171,1

94,1

67

80

Doussie

0

0

0

0

0

0

0

80

Iroko

400

9402,6

5171,5

13,333

313,4

172,4

67

100

Kosipo

2000

78152,5

42983,8

66,667

2605,1

1432,8

333

80

Moabi

1200

26592,4

14625,8

40

886,4

487,5

200

100

Sapelli

5800

118048,1

64926,5

193,33

3934,9

2164,2

967

100

Sipo

600

15855,3

8720,4

20

528,5

290,7

100

80

Sub-total 1

27400

631119,7

347115,9

913,33

21037

11570,5

4567

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Tiama

0

0

0

0

0

0

0

80

Abam

2400

28680,9

15774,5

80

956

525,8

400

50

Eyong

2000

22860,4

12573,2

66,667

762

419,1

333

50

Longhi

1200

15710,1

8640,6

40

523,7

288

200

50

Movingui

0

0

0

0

0

0

0

60

Pao-rosa

1000

7183,1

3950,7

33,333

239,4

131,7

167

50

Sub-total 2

6600

74434,5

40939

220

2481,1

1364,6

1100

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Aiele

1400

 
 

46,667

 
 

233

60

Bilinga

600

5392,9

2966,9

20

179,8

98,9

100

80

Dabema

9600

280054,3

154028,5

320

9335,1

5134,3

1600

60

Frake

26200

293186,4

161257,7

873,33

9772,9

5375,3

4367

60

Niové

400

2472,4

1359,8

13,333

82,4

45,3

67

50

Onzabili

400

893,7

491,9

13,333

29,8

16,4

67

50

Padouk rouge

6400

66314,6

37758,3

213,33

2210,5

1258,6

1067

60

Tali

16800

184094

101250,3

560

6136,5

3375

2800

50

Sub-total 3

61800

832408,3

459113,4

2060

27747

15303,8

10300

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Total

129800

1537962,5

847168,135

4326,7

51265

28238,9

21633

 

Celle-ci présente un volume fût (Vf) disponible de 1.537.962,35m3 pour un total de 27 essences, soit un prélèvement de 3,2 m3/ha/an. Le volume commercial (Vc) qui est d'ailleurs le plus intéressant puisqu'il s'agit du volume en bille de bois après abattage, est estimé à 847.168,14m3 pour toute la FCL. L'exploitation forestière récoltera 1,77m3/ha/an, soit 53,4 m3/ha et 28.239m3/an. Les essences du groupe I au nombre de 13 ont un volume de 347.115,9 m3 pour un prélèvement de 0,73m3/ha/an soit 21,9m3/ha. Au cas ou on excluait le volume du moabi, les essences à large marché représenteraient un volume de 332.490,1 m3 (20,95m3/ha).

Il ressort de ces résultats que les essences à large marché sur lesquelles l'aménagiste doit d'abord compter pour rentabiliser son exploitation sont assez bien représentées en terme de volume commercial. Catinot (1997) estime que une production de 14-15 m3/ha devrait écarter toute inquiétude dans ce domaine. Les volumes commerciaux que l'on prélèvera que ce soit pour toute la FCL (53,4 m3/ha), que pour les essences du groupe 1 (21,9/ha) sont largement supérieures aux prévisions de 10 m3/ha maximal fait par Karzenty en 1999 pour les forêts africaines et celles faites par le MINEF (1998a) à savoir un maximum de 15,5 m3/ha lors de la première exploitation.

Possibilité en nombre de tiges

La simulation permet de prédire l'évolution des peuplements à moyen terme. Les effectifs obtenus ici ne tiennent pas compte de la qualité du bois mais seulement du critère d'exploitabilité. L'estimation de l'effectif exploitable après 30 années a été faite de la manière suivante:

3 Elimination des arbres exploitables pour la première rotation (No) ;

3 Calcul de l'accroissement des essences retenues pour une durée de 30 ans ;

3 Sommation des effectifs des classes de diamètre immédiatement inférieures qui seront exploitable à la deuxième rotation (N1) ;

3 Application du taux de mortalité (annuel multiplié par 30) et des dégâts d'abattage sur N1 pour obtenir l'effectif simulé diminué des pertes (N2).

Les taux de mortalité (1%), d'accroissement, les dégâts d'abattage (7%) sont ceux de l'ONADEF (1991). Le tableau 10 présente clairement cette situation.

Tableau 10 : Simulation du nombre de tiges

Essences

N0/ha

N1/ha

N2/ha

Acajou de bas.

0,0

0,0

0

Assamela

0,0

0,1

0,0

Ayous

1,0

0,1

0,1

Bété

0,0

0,0

0,0

Bossé claire

0,0

0,0

0,0

Bossé foncé

0,1

0,0

0

Dibetou

0,0

0,0

0,0

Doussie

0,0

0,0

0

Iroko

0,0

0,0

0,0

Kosipo

0,1

0,0

0,0

Moabi

0,1

0,1

0,0

Sapelli

0,4

0,2

0,1

Sipo

0,0

0,0

0,0

total 1

1,7

0,5

0,3

 
 
 
 

Tiama

0,0

0,0

0

Abam

0,2

0,3

0,2

Eyong

0,1

0,0

0,0

Longhi

0,1

0,1

0,1

Movingui

0,0

0,0

0

Pao-rosa

0,1

0,1

0,0

total 2

0,5

0,5

0,3

 
 
 
 

Aiele

0,1

0,0

0

Bilinga

0,0

0,0

0,0

Dabema

0,6

0,1

0,1

Frake

1,7

0,3

0,2

Niové

0,0

0,3

0,2

Onzabili

0,0

0,1

0,0

Padouk rouge

0,4

0,2

0,1

Tali

1,1

0,0

0,0

Total 3

3,8

1

0,6

 
 
 
 

Total

6

2

1,1

Ce tableau 10 nous indique que le nombre d'arbres total exploitable pour la première rotation est de 6 tiges/ha, la deuxième rotation ne pourra exploiter que 1,1 tige/ha. Le groupe1 disposera de 1,7 tige/ha pour la première exploitation et 0,2 tige/ha pour la seconde rotation. Cette différence entre les possibilités de la première et de la deuxième rotation est due par le fait que le surstockage des arbres de gros diamètres de la FCL est totalement "épongé" à la première rotation. Mais en réalité, il serait illusoire d'envisager d'exploiter toute la possibilité trouvée, parce que cela va à l'encontre des principes d'aménagement durable, et en plus la structure de la FCL impose de laisser les arbres de gros diamètres et même de diamètres moyens (pour la majorité des essences du type 3) pour qu'ils puissent servir de semenciers et assurer la régénération.

Catinot (1997) fixe l'intervalle de 0,5 m3/ha/an à 1,5 m3/ha/an comme seuil de volume fût à ne pas dépasser pour l'Afrique. En outre la méthode "d'étalement" qui a pour soucis d'équilibrer les deux premières rotations de coupe nous indique que la première exploitation et la deuxième récolteront respectivement 2,9 tiges/ha et 3,2tiges/ha. D'après Catinot (1997) pour que la possibilité de la première rotation soit bien égale à celle de la deuxième rotation, il faut et il suffit que ces paramètres (No, N1, a, b, ) soient reliés par la double équation suivante:

aNo =N1+ bNo

a + b = 1

a = fraction de No exploité en première rotation= 0,47

b = fraction de No réservée pour la deuxième rotation= 0,53

= N2/N1 = coefficient de récession=0,55

N3 = a No = Nombre de tiges à exploiter à la première rotation

N4 = b No = Nombre de tiges à exploiter à la deuxième rotation

L'exploitation de 6 tiges/ha à la première rotation entraînera une baisse drastique, du nombre d'arbres exploitable à la deuxième rotation. Ce phénomène va s'accentuer par les dégâts d'exploitation forestière et la mortalité naturelle. La FCL étant encore inexploitée, donc riche en arbres de gros diamètres, si on absorbe tout le surstockage à la première rotation de coupe, il y'aura des dommages graves sur le potentiel exploitable d'avenir.

Il serait souhaitable d'étaler notre possibilité sur deux rotations car les structures diamétriques des essences commercialisables de la FCL sont en majorité problématiques et le manque d'informations sur la dynamique forestière de cette forêt devrait nous conduire au choix de cette méthode par mesure de prudence. Cette méthode garantirait au moins pour 60 ans une production soutenue et durable. Mais l'étalement de la possibilité sur deux rotations ignore que pendant les 30 années supplémentaires, les vieux arbres seront susceptibles de disparaître de mort naturelle avant l'exploitation entraînant des pertes énormes. En plus cette méthode demande une main d'oeuvre qualifiée et un suivi permanent des futures opérations. Notamment le marquage des tiges exploitables qui attendront la prochaine rotation lors des inventaires d'exploitation.

Au vu de tous ces inconvénients nous retenons la première alternative avec" épuisement du surstockage `'en 30 ans puisque à la fin de la première exploitation, l'accumulation des expériences sera suffisante pour réajuster les prélèvement de la deuxième rotation et le dynamisme du marché national et international des bois autorisera probablement l'utilisation d'un nombre suffisant d'autres essences qui viendront compléter la possibilité de la deuxième rotation déjà améliorée par les traitements sylvicoles.

IV-5-3 Les fruitiers sauvages

Les résultats des inventaires relèvent la présence de plusieurs fruitiers sauvages dans la FCL. Mais les plus important dont la valeur économique n'est plus à démontrer sont:

· Irvingia gabonensis (Andok),

· Ricinodendron heudolotti (Djansang)

· Baillonela toxisperma (Moabi)

Leurs densités sont respectivement de : 0,72 tige/ha, 0,50 tige/ha et 0,03 tige/ha. Azo'o (2000) trouve qu'il existe deux grandes zones de ramassage du Moabi dans la FCL. La première est située entre les villages Eschiambor, Kong, et Doumzo et la entre Ngola, Zoulabot, et Mingogol.

CHAPITRE V

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

V-1 CONCLUSION

A la fin de notre étude, les résultats obtenus nous permette d'appréhender la paramètres d'aménagement suivant

Structures diametriques

La structure diamétrique totale de la FCL s'apparente à une distribution de type exponentielle décroissant dénotant une richesse en tiges d'avenir. Les structures diamétriques individuelles quant à elles présentent trois types de variations:

· Le type1 : Les distributions d'allure exponentielle décroissante

· Le type 2 : Les distributions en "cloche" ou présentant une "bosse"

· Le type 3 : Les distributions "erratiques "

La structure des essences du groupe 1 est du type 2, alors que celle des essences du groupe 2 est du type 1. Il ressort que la majorité des essences commerciales de la FCL se trouve dans les types 2 et 3 c'est-à-dire dans les types de structures difficiles à gérer en exploitation forestière. Des opérations sylvicoles s'imposent afin de sauvegarder le capital ligneux.

Régénération naturelle

L'étude de la régénération naturelle concernait les tiges d'espèces commerciales de diamètre compris entre 2-9cm. Celle-ci montre que la régénération naturelle de ces essences est insuffisante (43 tiges/ha), il en est de même des résultats de l'analyse des structures diamétriques individuelles.

Rotation

La rotation des coupes a été estimée à 30 ans pour permettre à chacune des essences de passer au moins une fois d'une classe de diamètre à une autre.

Possibilité annuelle de coupe

La possibilité annuelle de coupe pour l'ensemble des essences exploitables a été estimée selon deux approches. La première approche considère la richesse en tiges exploitable de la FCL comme un surstockage naturel lié au vieillissement, qu'il faudrait absolument abattre pour la conversion de la FCL. La deuxième méthode quant à elle considère plutôt le surstockage naturel comme un capital qu'il faudrait repartir équitablement sur deux rotations. La première alternative trouve une possibilité de 1,38 m3/ha/an soit 6 tiges/ha pour la première rotation. Elle estime que la deuxième rotation ne pourra récolter que 1,1 tige/ha.

La deuxième méthode quant à elle propose 2,9 tiges/ha en première rotation et 3,2 tiges/ha en deuxième rotation.

La possibilité de 6 tiges/ha soit 0,2 tige/ha/an a été retenue parce qu'on espère retrouver une possibilité acceptable à la deuxième rotation grâce aux traitements sylvicoles appliqués et à la promotion des essences considérées actuellement comme moins connues sur le plan technologique et économique.

V-2 RECOMMANDATIONS

Suite aux résultats de cette étude qui démontrent la richesse de la FCL en bois d'oeuvre, mais aussi son incapacité à assurer de façon durable sa possibilité après la première exploitation. Il serait opportun de prévenir cette situation par des traitements sylvicoles de préférence les méthodes de régénération naturelle et par des mesures d'aménagement durable. Notamment, le respect de la possibilité et de la rotation établies.

L'exploitation forestière devra intégrer les contraintes de la régénération naturelle et des structures individuelles des essences commercialisables. Elle ne coupera que les arbres à diamètre limite c'est-à-dire des arbres dont le diamètre est supérieur au DME. Lors des inventaires d'exploitation, l'aménagiste devra s'assurer de la présence d'une régénération suffisante (>250 tiges/ha en forêt semi décidue non dégradée, d'après les seuils de Dupuy (1998)).

Pour que cette régénération soit effective, l'on doit laisser sur pied pendant l'exploitation des semenciers à fort potentiel génétique, bien repartis sur la superficie. Dupuy (1998), estime qu'on pourrait laisser des bouquets non exploités à l'intérieur des parcelles exploitées et/ou de gros arbres (diamètre 2,5m).

Les interventions sylvicoles doivent réduire les dégâts d'exploitation, optimiser la production du bois d'oeuvre de haute qualité et maintenir la biodiversité. Pour cela, les éclaircies ne seront faites qu'autour des sujets d'avenir sélectionnés au préalable. Ils seront réalisés par des abattages ou des entailles, les produits arboricides sont proscris ainsi que les éclaircies systématiques.

L'exploitation des essences du type 3 doit se faire avec beaucoup de prudence. Nous conseillons une exploitation artisanale par scie portative pour l'ensemble de la FCL non seulement pour de gains écologiques (réduction des dégâts d'exploitation dus aux engins lourds) mais aussi pour les avantages socio-économiques qu'elle peut apporter aux communes (création d'emplois par le biais de petites industries forestières) Mais bien avant, les communes de Lomié et Messok se doivent de:

· Matérialiser les limites de la FCL afin d'éviter d'éventuels conflits.

· S'impliquer de manière active pour la suite des travaux de terrain

· Evaluer la régénération de la FCL en associant non seulement les riverains mais aussi les botanistes de carrière

En générale, les communes du Cameroun qui prétendent s'engager dans le même processus doivent d'abord :

· Former leur personnel en technique forestière de base

· Créer des cellules permanentes chargées de l'aménagement des FCL au sein des communes avec une ligne budgétaire qui leur est propre .Ces cellules doivent avoir à leur tête un ingénieur des Eaux Forêt et Chasse

· Mener des études sur les alternatives d'exploitation et de commercialisation du bois d'oeuvre et des autres produits autres que le bois avant toute forme d'exploitation

· Créer une base de données et des parcelles échantillons permanentes afin d'améliorer progressivement les analyses de la dynamique forestière de leur environnement respectif.

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Annexe 1 Description de la position des layons

Layons

SITUTION PAR RAPPORT A LA DELIMITATION

L1

Du rond point du village Eschiambor dénommé (O), suivre la route vers le Village Kongo et s'arrêter à 8Km d'ou le point (I). Prendre le gisement 180° dans la direction Nord-Sud, faire 883m pour atteindre le point (LI)

L2

A partir du point (i), allant vers Kongo, faire 4830m sur la route d'ou le point (II). Prendre un gisement de 180°, parcourir 2180m pour atteindre le point (L2)

L3

A partir du point (II), allant vers Diuala, faire 4124m sur la route d'ou le point (III). Prendre un gisement de 180° en direction Nord-Sud et parcourir 1271m pour atteindre le point (L3)

L4

A partir du point (III), allant vers Diuala, sur la route faire 6791m d'ou le point (IV). Prendre un gisement de 180° en direction Nord-Sud et faire 3850m pour atteindre le point (L4)

L5

A partir du point (IV) allant vers le village Ngolla, faire 4409m sur la route d'ou le point (V). Prendre une direction de 180° dans le sens Nord-Sud et parcourir une distance de 2011m pour atteindre le point (L5)

L6

A partir du point (V) allant vers le village Zoulabot1, faire 4800m sur la route d'ou le point (L6). Prendre un gisement de 180° dans le sens Nord_Sud et parcourir3271m pour atteindre le point (L6)

L7

A partir du point (VI), allant vers Bareko suivre la route pour atteindre la rivière Beck. A partir de la rivière Beck, faire 100m d'ou le point (VII). Prendre un gisement de 270° dans le sens Est- Ouest et faire 700m pour atteindre le point L7

ANNEXE 2 DEVIATION DES OBSTACLES

F

D E

OBSTACLE

C B

A

La déviation des obstacles débute par une perpendiculaire (AB) au rayon jusqu'à ce que le terrain devient inaccessible. Puis on effectue une parallèle (BC) sur une distance qui permet de dépasser l'obstacle, ensuite une autre perpendiculaire (CD) qui permet de contourner l'obstacle en longueur, puis une dernière parallèle (DE) qui nous remet sur le layon. Le détour est fait à la boussole en suivant un angle de 90 dégré et les distances (BC) et (DE) doivent être égales

ANNEXE 3

SNV/SDDL Lomié; Fiche d'inventaire

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

- 100 m

- 150 m

- 200 m

- 100 m

- 150 m

- 200 m

- 100 m

- 150 m

- 200 m

- 100 m

- 150 m

- 200 m

- 100 m

- 150 m

- 200 m

- 100 m

- 150 m

- 200 m

- 100 m

- 150 m

- 200 m

- 100 m

- 150 m

- 200 m

- 100 m

- 150 m

- 200 m

- 100 m

- 150 m

- 200 m

- 100 m

- 150 m

- 200 m

- 100 m

- 150 m

- 200 m

- 100 m

- 150 m

- 200 m

- 100 m

- 150 m

- 200 m

- 100 m

- 150 m

- 200 m

- 100 m

- 150 m

- 200 m

- 100 m

- 150 m

- 200 m

- 100 m

- 150 m

- 200 m

Forêt Communale de Lomié et Messok

Layon numéro.................................................................

Fiche numéro ............................................................

Orientation N/S S/N

E/O O/E

Rapporteur ..................................................................

N° Espèces Diamètres Remarques

-------------------------------------------------------

............... ................................... ................. ...................................................

............... ................................... ................. ...................................................

............... ................................... ................. ...................................................

............... ................................... ................. ...................................................

............... ................................... ................. ...................................................

............... ................................... ................. ...................................................

............... ................................... ................. ...................................................

............... ................................... ................. ...................................................

............... ................................... ................. ...................................................

............... ................................... ................. ...................................................

............... ................................... ................. ...................................................

............... ................................... ................. ...................................................

............... ................................... ................. ...................................................

............... ................................... ................. ...................................................

............... ................................... ................. ...................................................

............... ................................... ................. ...................................................

............... ................................... ................. ...................................................

............... ................................... ................. ...................................................

............... ................................... ................. ...................................................

ANNEXE 4: TARIF DE CUBAGE

Essences

a

b

c

Acajou de bas.**

0,000068

2,608554

 

Assamela **

0,000186

2,388659

 

Ayous **

0,000209

2,352792

 

Bété **

0,000267

2,333906

 

Bossé **

0,000182

2,379844

 

Dibetou **

0,000650

2,1097764

 

Doussie **

0,000105

2,536642

 

Iroko **

0,00041

2,187833

 

Kosipo **

0,000193

2,340536

 

Kotibe

0,000248

2,295312

 

Moabi **

0,000139

2,362349

 

Sapelli **

0,000459

2,148530

 

Sipo **

0,000299

2,266273

 

Tiama **

0,000197

2,340492

 

Movingui **

1,428809

0,055595

0,000383

Bongo

0,000121

2,454679

 

Eyong **

0,000331

2,297282

 

Longhi **

0,096839

0,02687

0,001258

Bubinga

0,000130

2,298744

 

Aningré

0,000116

2,485905

 

Nkanang

0,000190

2,433254

 

ESSENCES SECONDAIRE

0,000252

2,279235

 

Abam

 
 
 

Pao-rosa **

 
 
 

Aiele, Ayele **

 
 
 

Bilinga **

 
 
 

Dabema **

 
 
 

Frakeé **

 
 
 

Niové **

 
 
 

Onzabili **

 
 
 

Padouk rouge **

 
 
 

Tali**

 
 
 

Autres

0,000347

2,211969

 

V = a x Db

V = a + b x D + c x D²ANNEXE 5: LISTE DES ESSENCES INVENTORIEES

Groupe

Nom commercial

Nom Nzime

Nom Baka

Nom scientifique

DME

(cm.)

I

= essences faciles à commercialiser (large marché)

Acajou de bassam **

?

Ngolo

Khaya ivorensis

80

Assamela **

Siel-mpomo

Mobaye

Afromosia elata

80

Ayous **

Oguh

Gbado

Triplochiton scleroxylon

80

Bété **

Cho'ediem

Bambawaja

Mansonia altissima

60

Bossé claire **

Nkonga

Mbegna

Guarea cedrata

80

Bossé foncé **

Komo-minbel

Njombo

Guarea thompsonii

80

! Bibolo afum**

Toum

Ngobemba

Syzygium rowlandii

80

! Dibetou **

Ossáa mikoh

Ngobemba

Lovoa trichilioides

80

Doussie **

Odouh

Bemba-Timi

Afzelia bipindensis

80

Ebène (protégé)

Dil

Lembe

Diospyros crassiflora

60

Iroko **

Mbo'oh

Bangui

Chlorophora excelsa

100

Kosipo **

Ossie Ndekobo

Mbangi

Entandrophragma candollei

80

Kotibe

?

Tekeleke

Nesogordonia papaverifera

50

Moabi **

Odjoh

Mabe

Baillonnella toxisperma

100

Sapelli **

Ossié

Mboyo

Entandrophragma cylindricum

100

Sipo **

Mbembel

Bokulo (Likoye)

Entandophragma utile

80

Tiama **

Koul

Kaki

Entandrophragma angolense

80

II

= essences à promouvoir sur le marché existant (marché étroit)

Abam **

Obom

Bambu

Gambeya lacourtiana

60

Avodire

Ngo'up

Assama

Turraeanthus africanus

60

Bongo "H"

Ndjouh

Bolongo

Fagara heitzii

60

Bubinga rose

Onveng

Mendji

Guiburtia tessmanii

80

Eyong **

Kah-Lih

Eboyo

Eribroma oblongum

50

Longhi **

Obom-metsié

Bambu

Gambeya africana

60

Movingui **

Siel dja

Sélé

Distemonanthus benthamianus

60

Pao-rosa **

Ekoh-elih

Kakala

Swartzia fistulioides

50

III

= essences exploitées à faible échelle ou pas, économiquement assez pauvre

Aiele, Ayele **

Otouh

Sene

Canarium schweinflurthili

60

Alep

Olea

Nto'o

Desbordesia glaucescens

50

Andoung rose

?

Ngobemba

Monopolisateurs letestui

60

Angueuk

Poh

Busolo

Ongokea gore

50

Bilinga **

Djonga

Moseayuli

Nauclea diderrichili

80

Dabema **

Tom

Kungu

Piptadeniastrum africanum

60

Ekouné

?

Bambayoko

Coelocaryon preussii

50

Emien

Lomo

Gouga

Alstonia boonei

50

Eyek

Essomo

Mbo

Pachyeslasma tessmannii

50

Fraker **

Olène

Ngolu

Terminalia superba

60

Fromager, Doum

Dôumo

Kulo

Ceiba pentandra

50

Ilomba

Nkumzo

Etengue

Pycnanthus angolensis

50/60

Koto

Koto

?

Pterygota macrocarpa

60

Lati

Bowa

?

Amphimas ferrugineux

50

Limbali

Ebem

Bemba

Gilbertiodendron dewevrei

60

Mambode

Boh

Mbiri

Detarium macrocarpum

50

Mukulungu

Koual

Kolo

Austranella congolensis

60

Mutondo

Engonga

Ndamba

Funtumia elastica

50

Niové **

Mbyh

Malanga

Staudtia kamerunensis

50

Oboto

Obor

Boto

Mammea africana

50/60

Okan, Adoun

Doumo

Boluma

Cylicodiscus gabunensis

60

Onzabili **

Onko'onko'o

Gongu

Antrocaryon klaineanum

50

Osanga

Myoh

Mobito

Pteleopsis hylodendron

50

Padouk rouge **

Ntimé

Nguele

Pterocarpus soyauxii

60

Tali **

Olone

Mgbanda

Erythrophleum ivorense

50

Tola

?

Ngodo

Gasweilerodendron balsamiferum

100

Zingana

?

?

Microberlinia bisulcata

80

Groupe

Nom commercial

Nom Nzime

Nom Baka

Nom scientifique

DME

(cm.)

IV

= essences qui pourraient être utilisées et qui ne le sont pas donc à promouvoir

Abalé

Biyh

Bosso

Petersianthus macrocarpus

50

Abura

?

Langongo

Hallea stipulosa

60

Afane

?

Nkana

Panda oleosa

50

Andok

Onoua

Pekié

Irvingia gabonensis

50

Andok ngoé

Liene

Solia

Irvingia grandifolia

50

Cordia d'afrique

Bah

Mbabi

Cordia platythyrsa

60

Diana

Nkof-Lih

Kekele

Celtis tesmanii

50

Ebap

?

Libaba

Santiria trimera

50

Ebebeng

?

Kango

Margaritaria discoidea

50

Esessang

Nzol

Gobo

Ricinodendron heudelotti

50

Eveuss

Odjéhé

Bokoko

Klainedoxa gabonensis

50

Eyoum

Mkoh-Lih

Mbaso

Dialium pachyphyllum

60

Kapokier

Sadôumo

Ndombi

Bombax buonopozense

60

Mubala

Obah

Mbalaka

Pentaclethra macrophylla

50

Mvanda

Lâne

Lando

Hylodendron gaboneuse

60

Ohia

?

Gombe

Celtis mildbraedii

50

Onié

Ngbwel

Ngbwel

Garcinia kola

50

Ovoga

Opan

Kana

Poga oleosa

50

Rikio

Ossom

Sengui

Uapaca guineensis

50

Wamba à grandes feuilles

Ebo'ékouan

Paka

Tessmannia africana

50

Akak

Okah

Nguluma

Duboscia macrocarpa

 

Ako

Akpah

Sosa

Antiaris africana

 

Akpa

Talala

Djaga

Tetrapleura tetraptera

 

Amvout

Soh

Ngoyo

Trichoscypha aborea

 

Amvout a poil

Nkoh

Ngoyo

Trichoscypha acuminata

 

Andok II

Souam

Payo

Irvingia excelsa

 

Andok III

Odjui

Pekié

Irvingia robur

 

Asila

Ompoual

Mobokolo

Maranthes glabra

 

Asila

?

Mombokola

Maranthes chysophylla

 

Awonog

?

Toko

Eriocoelum macrocarpum

 

Dambala

Eboma ezam

Njila

Discoglypremna caloneura

50

Dragonnier

Die-ziell

Mbiato

Dracaena arborea

 

Ebangbemva oswe

 

Mayimbo

Trichilia welwitschii

 

Ebom

Bom

Mgbé

Anonidium manii

 

Edipmbazoa

?

Bosiko

Strombosiopsis tetrandra

 

Efok Afum

Djissiba

Popoko

Sterculia tragacantha

 

Ekop ekoussek

?

?

Gilbertiodendron brachistegioides

 

Engam

?

Ponji

Erythrima excelsa

 

Etimoe

?

Mondumba

Copaifora mildbraedii

 

Kanda

?

Mebakoso

Beilschmedia obscura

 

Kiasose

Ntiêh

Gambé

Pentadesma butyracea

 

Kumbi

?

Kwa

Lannea welwitschii

 

Lotofa

?

Bulembo

Sterculia rhinopetala

 

Mbang Mbazoa

Ngoho

Epinedo

Strombosia grandifolia

 

Mbang Mbazoa

?

Bombongo

Strombosia grqndifolia

 

Mepepe, Bangbaye

?

Saka

Albizia adianthifolia

 

Moambe jaune

Peye

Evué

Enantia chlorantha

 

Ntom

Tomo

Molombo

Pachypodanthium staudtii

 

Olon, Vogo

Ndjohnlo-npoh

Bolongo

Fagara macrophyla

 

** Essences actuellement commercialisées dans la région de Lomié DME = Diamètre minimum d'exploitabilité

Source : MINEF, 1998. ONADEF, 1995. SDDL, 2000

ANNEXE 6: INDICATION DES CLASSES DE DIAMETRES UTILISEES

Classes

Intervalles de classes

Diametres moyens

10

10-20

15,5

20

21-30

25,5

30

31-40

35,5

40

41-50

45,5

50

51-60

55,5

60

61-70

65,5

70

71-80

75,5

80

81-90

85,5

90

91-100

95,5

100

101-110

105,5

110

111-120

115,5

120

121-130

125,5

130

131-140

135,5

140

141-150

145,5

150

151-160

155,5

160

161-170

165,5

170

171-180

175,5

180

181-190

185,5

190

191-200

195,5

200 et plus

201 & plus

200 & plus

ANNEXE 7: TABLE DE PEUPLEMENT

Essences

Effectif par ha

Effectif total échantillonné

Acayou de bas.**

0.03

3

Assamela **

0.17

14

Ayous **

1.27

101

Bété **

0.08

7

Bossé claire **

0.14

11

Bossé foncé **

0.07

6

Dibetou **

0.07

6

Doussie **

0.01

1

Ebène (protégé)

0.05

4

Iroko **

0.05

4

Kosipo **

0.02

16

Kotibe

0.01

8

Moabi **

0.03

31

Sapelli **

1.11

88

Sipo **

0.03

3

Tiama **

0.03

3

Abam **

1.16

92

Avodire

0.83

66

Bongo "H"

0.90

72

Eyong **

0.17

14

Longhi **

0.25

20

Movingui **

0.02

2

Pao-rosa **

0.14

11

Aiele, Ayele **

0.14

11

Alep

3.16

251

Andoung rose

0.35

28

Angueuk

0.06

5

Bilinga **

0.19

15

Dabema **

0.95

76

Ekouné

0.26

21

Emien

1.84

146

Eyek

0.03

3

Fraker **

2.13

169

Fromager, Doum

0.14

11

Ilomba

1.74

136

Koto

0.09

7

Lati

0.02

2

Mambode

0.11

9

Mukulungu

0.02

2

Mutondo

0.68

54

Niové **

0.88

70

Oboto

0.14

11

Okan, Adoun

1.69

134

Onzabili **

0.95

76

Osanga

0.43

34

Padouk rouge **

1.17

93

Tali **

1.27

101

Tola

0.12

10

Zingana

0.01

1

Abalé

4.40

349

Afane

0.11

9

Andok

0.72

57

Andok ngoé

0.26

21

Cordia d'afrique

0.01

1

Diana

1.45

115

Ebap

0.03

3

Ebebeng

0.01

1

Esessang

0.50

40

Eveuss

0.65

52

Eyoum

0.06

5

Kapokier

0.02

2

Essences (suite)

Effectif par ha

Effectif total échantillonné

Mubala

2.04

162

Mvanda

0.51

41

Ohia

0.03

3

Onié

0.01

1

Ovoga

0.66

53

Rikio

2.61

207

Wamba à gr. F

0.22

18

Akak

0.11

9

Amvout

0.63

50

Amvout a poil

0.02

2

Andok II

0.26

21

Andok III

0.01

1

Asila

0.36

29

Awonog

0.01

1

Dragonnier

0.01

1

Ebangbemva oswe

0.01

1

Ebom

0.74

59

Edipmbazoa

0.03

3

Efok Afum

0.02

2

Ekop ekoussek

0.10

8

Engam

0.01

1

Etimoe

0.01

1

Kanda

0.05

4

Kumbi

0.02

2

Lotofa

0.05

4

Mbang Mbazoa

0.07

6

Mepepe, Bangbayé

0.56

45

Moambe jaune

1.08

86

Ntom

0.24

19

Olon, Vogo

0.01

1

Total par classe

 

2528

diamétrique