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Les anomalies sur le marché financier

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par O'Farill VOUAMA LOUTAYA
Université Time - Maitrise en finance 2008
  

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INTRODUCTION GENERALE

De nombreuses études ont mis en évidence les anomalies des rendements basées sur les stratégies de transaction élaborées sur les marchés financiers. Le papier fondateur dû à De Bondt et Thaler (1985) montre un effet de renversement des rendements sur le long terme, autrement dit les titres gagnants sur une période de 3 à 5 ans passés ont tendance à devenir des futurs perdants, et vice versa. En outre, Jegadeesh et Titman (1993), expliquaient que les stratégies de transactions qui achètent les titres gagnants pendant les 6 à 12 mois passés et vendent les titres perdants generont des profits important sur la période subséquente de 6 à 12 mois, il s'agit d'un effet Momentum.

Les performances générées par les stratégies Momentum et stratégie d'inversion des rendements sur le long terme, ont suscité la curiosité des chercheurs. Nous trouvons ainsi, deux familles différentes d'explications, qui s'opposent :

- D'un côté les tenants de l'approche «  traditionnelle » qui expliquent la performance des stratégies Momentum par des facteurs de risque systématique qui ne sont pas pris en considération par le modèle standard. Dans leurs articles publiés en 1998, Conrad et Kaul et les autres chercheurs ont une vision plus rationnelle de ce phénomène.

- De l'autre côté les tenants de la finance dite «  de comportement », expliquent les performances des stratégies Momentum par le fait que les investisseurs sont soumis à des biais cognitifs dans l'interprétation de l'information, ce qui engendrent un phénomène de sous-reaction, du fait que les titres continuent d'avoir les même performances sur le court terme.

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Note : biais cognitif est une erreur dans la prise de décision et/ ou le comportement adopté face à une situation donnée résultant d'une faille ou d'une faiblesse dans le traitement des informations disponibles.

Barberis et al (1998) considèrent que la rentabilité des stratégies Momentum est donc due à deux biais psychologiques : le conservatisme qui est à l'origine de la sous-reaction aux informations, à savoir l'annonce des bénéfices des entreprises et la représentativité qui entraîne des sur-reactions suite à l'observation d'une longue tendance à la hausse des bénéfices.

Hong et Stein (1999) contribuent à tester la présence de ce biais sur le marché, pour cela ils considèrent deux types d'agents, ceux qui négocient exclusivement sur la base de l'information privée relative aux données fondamentales des titres (les Newswatchers) et ceux qui se basent uniquement sur l'évolution récente des prix (les Momentum traders).

Quelque soit l'intérêt que l'on peut porter aux explications comportementales, il faut bien avouer qu'elles reposent toutes sur un seul et même principe : l'erreur d'estimation. Pour un «  traditionnelle », une telle approche ne peut pas être satisfaisante. La prise en compte des risques demeure, pour les tenants d'une explication rationnelle, la voie naturelle à suivre.

Les modèles théoriques du Momentum dus à Barberis, Shleifer et Vishny (1998), Daniel, Hirshleifer et Subrahmanyam (1998) et Hong et Stein (1999) se concentrent sur la formation imparfaite et la révision des attentes des investisseurs dans la réponse à une nouvelle information. Bien que ces modèles ne distinguent pas entre les attentes basées sur l'information spécifique au firme et sur l'information reliée aux facteurs, ils peuvent être interprétés tel qu'uniquement la révision au niveau de la première composante fait augmenter le Momentum.

Onayer et Savickas dans leurs articles publiés en 2004, ont montré que les prix des titres ont un effet important sur l'ampleur et la durée du Momentum. Les portefeuilles composés des titres à prix élevés, generont des profits Momentum statistiquement significatifs pour n'importe quelle période de détention durant les trois à quatre premières années.

Les stratégies d'investissements ont fait l'objet de plusieurs travaux de recherche. On peut citer le travail de Jegadeesh et Titman (1993) sur le marché américain, de De Bondt et Thaler (1985,1987), de Boujelbène Abbes, A. Bouri et Y. Boujelbène (2004) sur le marché français et Rouwenhorst (1998) sur le marché européen et Chui et al (2000) sur le marché asiatique.

La problématique de notre travail est la suivante : la stratégie Momentum et stratégie d'inversion des rendements sur le long terme sont-elles profitables sur le marché financier ?

· Le traitement de cette problématique tourne au tour de deux grands chapitres. Le premier chapitre traitera la stratégie Momentum et stratégie d'inversion des rendements sur le long terme encore appelée stratégie contrariante. Dans une première section nous allons examiner les stratégies Momentum avancées par Jegadeesh et Titman (1993). Dans une deuxième section, nous examinerons les stratégies contrariantes développées par De Bondt et Thaler (1985).

Pour chaque stratégie nous traitons la méthode de construction des portefeuilles, la profitabilité et les explications potentielles.

· Le deuxième et dernier chapitre portera sur la validation empirique des stratégies Momentum sur le marché boursier Tunisien.

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