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L'appréhension des professionnels de la petite enfance face à  l'accueil en collectivité des enfants en situation de handicap

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par Samira Chabane
Université Paul - Valéry Montpellier III - Master 1 Actions de Prévention Sanitaire et Sociale 2009
  

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UNIVERSITE PAUL VALERY

MONTPELLIER III

DEPARTEMENT INGENIERIE SOCIALE

L'appréhension des professionnels

de la petite enfance face à l'accueil en collectivité de l'enfant en situation de handicap

Mémoire de Master 1

Soutenu par CHABANE Samira, le 18 juin 2009

Jury :

- C. ARNAUD, Professeur Université Paul Valéry, Responsable AP2S, Département Ingénierie Sociale.

- G. DEZEUZE, Professeur Université Paul Valéry, Directeur de Mémoire, Département AES.

Année Universitaire :

2008 - 2009

REMERCIEMENTS

En préambule à ce mémoire, je souhaite adresser ici tous mes remerciements aux personnes qui m'ont apporté leur aide et qui ont ainsi contribué à l'élaboration de ce mémoire.

Tout d'abord, Nicole Faure, ma tutrice de stage, pour la confiance et l'aide qu'elle a bien voulu me consacrer. Et, qui plus est, de m'avoir prise en tant que stagiaire.

J'exprime aussi mes remerciements à la Direction de l'Enfance de la mairie de Lyon et à l'association « Une souris verte » pour la richesse des données qui m'ont permis d'affiner mes recherches.

Je tiens à exprimer ma gratitude à mon directeur de mémoire, M. Dezeuze, pour ses conseils et ses encouragements.

Enfin, je souhaite adresser mes plus sincères remerciements à mes proches.

Ma famille, qui m'a aidé moralement. Et notamment mes soeurs, Hanifa, Salima et Karima qui m'ont aidé chacune à leur façon. Mon frère, Amar, pour ses conseils avisés. Et sans oublier les petits et les parents, un grand merci !

Mes amis : Hanein, Anissa, Mchich, Audrey, Issam, Chahira, ... qui se sont souciés de l'avancement de mon mémoire.

Mes chers voisins : Mounia et Farid qui m'ont donné de précieux conseils.

Et également un merci à Poupi, même de là où tu étais, tu as su m'apporter du soutien.

« Je ne suis riche que de mes amis ... C'est dit. »

Calogero.

MERCI.

Un grand merci à Dieu !

« Celui qui sait qu'il sait, écoute-le.

Celui qui sait qu'il ne sait pas, éduque-le.

Celui qui ne sait pas qu'il sait, éveille-le.

Celui qui ne sait pas qu'il ne sait pas, fuis-le ».

Proverbe Chinois.

SOMMAIRE

Introduction Générale 5

I. Des lois qui tendent à l'intégration 10

A. Du cadre juridique applicable à la situation du handicap 11

1. D'une législation en faveur de l'intégration de l'enfant en situation de handicap 11

2. De la protection du handicap contre les discriminations 14

3. De l'accompagnement des parents dans l'annonce du handicap 15

B. D'une étendue notion d'intégration 17

1. Du concept de l'intégration 17

2. Du processus d'acceptation du handicap par les parents 19

3. Des effets bénéfiques de l'intégration sur l'enfant 20

II. D'une évaluation d'un réseau professionnel 24

A. Du constat des adhérents au Réseau Différences et Petite Enfance 27

1. De l'évolution du nombre d'adhérents 27

2. Du rapport des adhérents et des activités du réseau 30

B. De l'évaluation des activités du Réseau Différences et Petite Enfance 31

1. Des ateliers professionnels 31

2. Des soirées-débats 36

3. De la lettre info pro et du cahier technique 43

4. Des valisettes 44

Conclusion Générale 47

Annexes 50

Lexique 94

Bibliographie 95

Table des tableaux 96

Table des graphiques 97

Introduction Générale

L

e chemin de la vie est parsemé d'embûches, on y trouve quelque fois une personne qui nous guide et nous permet de choisir la bonne direction, de faire le bon choix. Parfois, les circonstances de la vie sont un obstacle à notre épanouissement ; des personnes vous jugent, vous méprisent ou ont un regard de méfiance à votre égard. Tout cela parce que nous ne ressemblons pas à la norme générale. Et quand bien même, on s'approche de cette norme, ce regard critique demeure.

Ce regard, les personnes en situation de handicap l'ont constamment. En affirmant ceci, on se place derrière la position des personnes qui pensent que les personnes en situation de handicap sont « différentes », mais qu'est-ce que la différence ? Comment savoir si ce que pour moi est étrange l'est pour autrui ? Comment savoir si ce que je pense de sa situation est à déplorer ? Il ne faut pas seulement se placer derrière une position, il faut essayer de voir à travers leurs yeux ce qu'ils ressentent vraiment. Comment affirmer alors que je ne l'ai pas vécu ? Comment me dire qu'ils sont pires que nous ? Peut-être qu'ils ne se sentent pas étranges ; peut-être que pour eux l'étrange est autre ?

Et si on regarde bien, tout est étrange, le monde dans lequel on vit est étrange. Il n'existe plus de norme générale, chacun est comme il est avec ses défauts ; des défauts qui peuvent être des qualités pour d'autres. Le monde c'est ça, un ensemble de personnes différentes qui ne font que juger en se référant encore et toujours à cette norme qui est illusoire ; qui sont conscient que le regard peut être parfois plus fort que des mots mais ils ne se rendent pas compte que ce regard là d'autres personnes l'ont sur eux. Cependant, le regard que certains portent sur les personnes en situation de handicap est plus dur, heureusement il y en a d'autres qui voient en eux tout ce qui a de plus normal. On ne peut pas dire que les personnes en situation de handicap ne sont pas normales ; peut-être est-ce elles qui sont normales et nous différentes car sans elles on serait figé dans cette notion de normalité qui nous formaterai dans cette idée de perfection. Elles nous permettent de voir la vie sous un autre angle, de soulever le voile qui brouillent notre regard.

La question de la place de la personne en situation de handicap dans notre société est malheureusement encore problématique et celle des enfants en situation de handicap l'est aussi. Beaucoup de choses ont été améliorées mais il est vrai que la place de l'enfant a beaucoup évoluée. En effet, en cinq siècles, l'enfant est passé d'un statut de nourrisson, à la survie incertaine, à un statut de personne dont les droits personnels et sociaux ont été proclamés et reconnus. D'abord marginale, sa place devient alors centrale dans la famille et la société. Cette évolution de la place de l'enfant dans la société s'est aussi accompagnée de l'évolution des formes familiales. De plus, aujourd'hui, 80% des femmes ont une activité professionnelle contre 40% dans les années 1940. Cette transformation est accompagnée depuis les années 1970 par des politiques familiales qui favorisent l'accueil collectif et individuel1(*).

L'équipement petite enfance est un lieu de vie où sont accueillis, pendant la journée, les enfants de 2 mois et demi à 4 ou 6 ans, par des professionnels qualifiés : infirmière-puéricultrice, éducatrice de jeunes enfants, auxiliaires de puériculture.

C'est un lieu d'épanouissement pour l'enfant qui répond à ses besoins spécifiques.

Il existe différents modes d'accueil :

· le multi-accueil qui offre simultanément un accueil collectif occasionnel ou régulier à temps complet ou à temps partiel.

· la crèche collective qui assure un accueil régulier à temps partiel.

· la halte-garderie qui assure un accueil collectif occasionnel et/ ou régulier à temps partiel.

· la crèche familiale qui permet l'accueil chez une assistante maternelle, agréée par le Président du Conseil Général, sous la responsabilité d'une puéricultrice et/ ou d'une éducatrice de jeunes enfants. Elle organise des activités collectives pour les enfants.

· l'assistante maternelle indépendante agréée qui accueille les enfants à son domicile.

· les relais assistantes maternelles (RAM) qui délivre des informations permettant aux parents de recruter une assistante maternelle et d'être accompagnés dans leur recherche d'un mode d'accueil. Il organise des temps collectifs pour les enfants accompagnés des assistantes maternelles.

· la garde à domicile en recrutant une employée de maison qui gardera l'enfant au domicile des parents.

L'origine des établissements d'accueil de jeunes enfants est multiple. Selon une enquête qui a été menée, l'origine des établissements conditionne en partie les publics accueillis. Quatre types d'initiatives à l'origine des établissements se dégagent2(*) :

· les initiatives des professionnels :

Tous les enfants sont susceptibles d'être accueillis y compris ceux en situation de handicap, quelle que soit la nature de leur handicap, dans la mesure des places disponibles.

· les initiatives combinées de professionnels et de parents :

Il s'agit d'établissements qui sont le plus souvent centrés sur un type de handicap, notamment la prise en charge d'enfants infirmes moteurs cérébraux (IMC).

· les initiatives parentales

Structures créées par les parents et en ce qui concerne les parents dont l'enfant est en situation de handicap, ces derniers qui sont confrontés aux difficultés d'accueil de leur enfant, les poussent alors à s'organiser en association et à créer leur propre structure. Ces lieux sont ouverts à tout type de handicap. « Le petit prince lumière » à Paris ou « Une souris verte » à Lyon en sont des exemples. Ils possèdent un projet d'établissement qui consiste à réserver un tiers des places aux enfants en situation de handicap. De plus, dans le cadre des contrats Enfance et jeunesse mis en place en juillet 2006 entre chaque ville et sa Caisse d'Allocations Familiales, une aide financière est attribuée aux établissements associatifs qui réservent un tiers de leurs places aux enfants en situation de handicap. Cette aide leur permet notamment d'avoir un personnel renforcé, en nombre et en qualification, pour faciliter l'accueil des enfants en situation de handicap.

· les initiatives publiques

Ce sont des lieux d'accueil de type crèche collective ou multi-accueil sans projet social initial autour du handicap mais qui accueillent de façon ponctuelle un, voire plusieurs enfants en situation de handicap.

L'enfant en situation de handicap est lui aussi soumis au regard des autres et notamment des professionnels de la structure d'accueil qu'il intègrera. Après, que ses parents aient fait la démarche auprès du service petite enfance de la mairie, et que les commissions, qui se tiennent plusieurs fois par an, se soient prononcées sur l'attribution ou non d'une place en structure petite enfance, en tenant compte de son handicap ; l'enfant doit de nouveau être confronté au regard du professionnel qui l'accueillera. Mais force est de constater, que la première réaction des professionnels face à ce type d'accueil est généralement dans la plupart des cas, de la peur ; la peur de mal faire, la peur de la différence. C'est ainsi que certaines institutions demeurent réticentes à l'idée d'intégrer un ou plusieurs enfants en situation de handicap craignant de ne pouvoir être à la hauteur.

C'est ce que relève Simone Korff-Sausse dans son ouvrage « La peur de la différence », où elle évoque le fait que « toutes les manifestations souvent agressives ou agressantes, camouflées par une attitude sociale de bon ton nous apparaissent comme le signe de la peur, jamais évoquée, synonyme de faute ou d'incompétence »3(*).

Les raisons qui sont soulevés par les professionnels pour refuser l'accueil d'un enfant en situation de handicap sont souvent l'inadaptation des locaux ou encore l'insuffisance de formation des professionnels.

Il serait alors intéressant de comprendre pourquoi les professionnels ont parfois cette réaction et plus particulièrement de voir l'appréhension des professionnels de la petite enfance face à l'accueil en collectivité de l'enfant en situation de handicap.

On retiendra comme hypothèses résultantes de cette problématique :

§ le professionnel de la petite enfance éprouve de la peur face à la différence

§ le professionnel de la petite enfance doute de ses compétences, a peur de mal faire.

Aussi, nombreuses sont les possibilités pour le professionnel de la petite enfance de trouver de l'aide et du soutien. En effet, le rôle de soutien consiste à aider à faire appliquer les aptitudes professionnelles en présence de l'enfant en situation de handicap. « Lorsque les enseignants doutent des compétences de l'enfant, c'est surtout de leurs propres compétences qu'ils doutent, avec le sentiment de culpabilité qui en découle. Un enfant dont les progrès ne correspondent pas au schéma habituel du développement et qui ne répond pas aux attentes de l'éducateur met en échec son idéal professionnel »4(*). Il faut rappeler que le handicap ne guérit pas et c'est en cela que la plupart des professionnels se sentent frustrés car le but d'un professionnel de la petite enfance est avant tout de faire évoluer l'enfant et parfois de le guérir. Il faut alors accepter que chaque enfant ait ses propres capacités, il faut l'accepter comme il est.

On peut penser que les professionnels de la petite enfance ne savent pas qu'ils ont les capacités d'accueil c'est alors à d'autres professionnels de leur montrer qu'ils en sont capables. Pour aider ces professionnels dans cette démarche qui est l'accueil de l'enfant pour tous, y compris pour l'enfant en situation de handicap, des formations leur sont proposées. Ces formations ont pour but d'acquérir des connaissances et des repères pour mieux comprendre les enfants en situation de handicap ; de favoriser l'intégration de ces enfants et leur socialisation au travers du temps passé dans les établissements de jeunes enfants ; de porter un autre regard sur le handicap ; d'avoir une réflexion sur les représentations des déficiences, des freins et des réticences liées aux angoisses éprouvées face au handicap5(*) et d'accompagner au mieux les enfants et les parents par une approche globale de la prise en charge.

Ces formations peuvent être proposées par de grandes associations comme l'association Arppe ou encore le Réseau Lucioles mais elles peuvent aussi être proposées par les mairies des grandes agglomérations comme la ville de Lyon qui, dans son projet social, favorise l'accueil de l'enfant en situation de handicap par le biais du Réseau Différences et Petite Enfance. Réseau qui a récemment fait l'objet d'une évaluation. Les raisons de cette évaluation seront étudiées plus tard avec notamment les résultats de cette dernière mais avant, il serait plus judicieux de poser un cadre à la fois juridique et relationnel afin de comprendre au mieux l'objet de ce réseau et de connaitre les contours dans lesquels l'enfant en situation de handicap se trouve.

I. Des lois qui tendent à l'intégration

INTRODUCTION PARTIE I

Qu'est-ce que le handicap ?

Il existe différentes définitions du handicap.

Selon Le Robert, le handicap est un « désavantage, infériorité que l'on doit supporter »6(*).

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit, quant à elle, le handicap comme suit « se dit d'une incapacité partielle ou totale, physique ou morale, d'accomplir une activité autonome d'une façon ou dans les limites considérées comme normales pour un être humain »7(*).

L'on trouve aussi une définition du handicap sur le site internet de l'Association des Paralysés de France (APF) où le handicap est perçu comme une « perturbation pour une personne dans la réalisation d'habitudes de vie compte tenu de l'âge, du sexe, de l'identité socio-culturelle, résultant d'une part, de déficiences ou d'incapacités et d'autres parts d'obstacles de facteurs environnementaux »8(*).

Des théoriciens comme Henry-Jacques Sticker9(*) expriment comment le handicap doit être vu par la société. Ainsi, selon sa théorie, il ne faut pas considérer que ce qui est anormal est déviant. Il ne faut pas non plus figer une personne dans son état car elle peut évoluer. Et de par la même logique, il ne faut pas réintégrer une personne ; il faut la laisser intégrer là où elle est à la base quand intervient le handicap ou la faire intégrer dans le même environnement qu'une personne « valide ». C'est ainsi, que se pose la question de la place d'une personne en situation de handicap dans la société et plus particulièrement de la place de l'enfant en situation de handicap. Ce dernier comme tout être est confronté aux différents groupes qui se forment dans la vie en société, la place de l'Autre dans un groupe, la place de l'Autre dans la société.

Des textes de droit sont alors entrés en vigueur afin de répondre à la problématique des personnes en situation de handicap dans la société. La place de l'enfant en situation de handicap dans les établissements d'accueil de jeunes enfants a été remise en cause pour qu'il soit intégré dans une structure comme tout autre enfant.

A. Du cadre juridique applicable à la situation du handicap

Si la législation sur le handicap a connu une lente émergence, il n'en demeure pas moins qu'elle a permis de réglementer l'accueil en collectivité de l'enfant en situation de handicap.

1. D'une législation en faveur de l'intégration de l'enfant en situation de handicap

Deux grandes lois ont été promulguées en faveur du handicap10(*).

La première loi est la loi n° 75-534 du 30 juin 1975 d'orientation en faveur des personnes handicapées. Cette loi mentionne dans son article premier que « la prévention et le dépistage des handicaps, les soins, l'éducation, la formation et l'orientation professionnelle, l'emploi, la garantie d'un minimum de ressources, l'intégration sociale et l'accès aux sports et aux loisirs du mineur et de l'adulte handicapés physiques, sensoriels ou mentaux constituent une obligation nationale » ; et que l'ensemble des acteurs sociaux sont responsable de sa mise en oeuvre.

La loi du 30 juin 1975 ne donne pas de définition du handicap, il faut attendre la loi du 11 février 2005 pour qu'une définition soit apportée.

Outre cette loi de 2005, d'autres textes sont entrés en vigueur.

De prime abord, il y a eu le décret n° 2000-762 du 1er août 2000 (réactualisé par le décret du 22 février 2007) sur les établissements et les services d'accueil des jeunes enfants de moins de 6 ans. Ce décret soutient l'accueil des jeunes enfants en situation de handicap : « les établissements et services d'accueil [...] concourent à l'intégration sociale de ceux de ces enfants ayant un handicap ou atteint d'une maladie chronique ». Les projets d'établissement peuvent inclure « le cas échéant » des « dispositions particulières prises pour l'accueil d'enfants atteint d'un handicap ou d'une maladie chronique »11(*).

Ce décret met en avant un principe d'ouverture à toutes les familles et à tous les enfants. Pour ce faire, des innovations comme l'assouplissement des horaires d'ouverture des structures d'accueil, le décloisonnement des différents types d'accueil, qu'il soit régulier ou occasionnel, le renforcement de la place des parents ont posé un cadre juridique afin d'accompagner la politique d'accueil des jeunes enfants et de leurs parents.

De plus, on remarque que cette volonté d'appliquer ces droits à tous le monde se retrouve dans le rapport au Président de la République, lors de la session extraordinaire de l'Assemblée Générale des Nations-Unies, dit Rapport Hermange (2001), qui souhaite dans la proposition 46 « faciliter l'accueil des jeunes enfants handicapés dans les structures de la petite enfance ». Comme dans l'article 23 de la Convention des droits de l'enfant qui évoque la participation active des enfants en situation de handicap à la vie de la collectivité et leur accès effectif aux services éducatifs et de soins12(*).

En 2003, une circulaire du 9 septembre 2003 reprend et précise la circulaire du 10 novembre 1999, qui avait pour objet de favoriser la scolarisation des enfants malades ou atteint d'une pathologie chronique, en harmonisant au plan national, les conditions d'accueil de ces enfants par l'école. La circulaire du 9 septembre 2003 l'étend aux structures de la petite enfance. Cette circulaire préconise la mise au point d'un PAI (Projet d'Accueil Individualisé) « Le projet d'accueil individualisé est avant tout une démarche d'accueil résultant d'une réflexion commune des différents intervenants impliqués dans la vie de l'enfant malade. Il a pour but de faciliter l'accueil de cet enfant mais ne saurait se substituer à la responsabilité des familles. Le rôle de chacun et la complémentarité des interventions sont précisés dans un document écrit. Celui-ci associe l'enfant ou l'adolescent, sa famille, l'équipe éducative ou d'accueil, les personnels de santé rattachés à la structure, les partenaires extérieurs et toute personne ressource. Ce document organise, dans le respect des compétences de chacun et compte tenu des besoins thérapeutiques de l'enfant ou de l'adolescent. [...] »13(*). Ainsi, les moyens à mettre en place pour l'accueil de l'enfant sont étudiés et ils peuvent concerner la détermination des horaires d'accueil les plus adaptés, l'achat de matériel ou encore le renfort en personnel dans l'équipe.

Le 11 février 2005, la loi n°2005-102 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a été adoptée. En premier lieu, elle apporte une réponse complète aux manques de la loi de 1975 en donnant une définition du handicap et en introduisant de nouvelles structures. Constitue un handicap « toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant ». Elle définit ensuite le droit de compensation des conséquences du handicap et instaure la création de la Caisse nationale de la solidarité pour l'autonomie, ainsi que les Maisons départementales des personnes handicapées.

La compensation des conséquences du handicap est un droit, le principe est que l'ensemble de la société doit répondre aux besoins des personnes en situation de handicap, y compris dans le cadre de la petite enfance (art.11 de la loi du 11 février 2005).

Ces textes réglementent la situation des personnes en situation de handicap et plus particulièrement celle des enfants mais ils permettent, en parallèle, de mettre en exergue le principe de non-discrimination que l'on retrouve dans l'article 1 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, « les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit ».

2. De la protection du handicap contre les discriminations

La loi de 2005, en son article 2, précise que « [...] l'Etat est garant de l'égalité de traitement des personnes handicapées sur l'ensemble du territoire et définit des objectifs pluriannuels d'actions. A cette fin, l'action poursuivie vise à assurer l'accès de l'enfant, de l'adolescent ou de l'adulte handicapé aux institutions ouvertes à l'ensemble de la population et son maintien dans un cadre ordinaire de scolarité, de travail et de vie [...] ». Il doit, ainsi, garantir l'accès à tous sans discrimination.

Discrimination que l'on retrouve dans l'article 225-1 du Code Pénal qui définit le contenu et la nature de cette dernière : « constitue une discrimination, toutes distinctions opérées entre les personne physiques à raison de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur appartenance physique, de leur patronyme, de leur état de santé, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs moeurs, de leur orientation sexuelle, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur appartenance ou non appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ».

Le juge constitutionnel considère pour sa part, que « le principe d'égalité ne s'oppose ni à ce que le législateur règle de façon différente des situations différentes ni à ce qu'il déroge à l'égalité pour des raisons d'intérêt général pourvu que, dans l'un et l'autre cas, la différence de traitement qui en résulte soit en rapport direct avec l'objet de la loi qui l'établit »14(*).

Au niveau européen, le juge pose le principe qu'une distinction « est discriminatoire [...] si elle manque de justification objective et raisonnable », c'est-à dire si elle ne poursuit pas un « but légitime » ou s'il n'y a pas de «  rapport raisonnable de proportionnalité entre les moyens employés et le but visé »15(*).

Le principe d'égalité que l'Etat s'efforce de garantir ne « s'oppose catégoriquement à une différence de traitement que lorsque celle-ci repose sur des critères illégitime prohibés par les textes et se révèle alors discriminatoire ; lorsque tel n'est pas le cas, la différenciation est d'autant plus admise qu'elle apparaît comme l'expression voire comme l'instrument de l'égalité. De là, la seule véritable difficulté qu'il revient au Droit de surmonter » est de « fournir au juge et aux citoyens les outils permettant d'établir le caractère illégitime ou injustifié de la différenciation en question »16(*).

Les structures d'accueil de la petite enfance doivent répondre aux mêmes critères d'accessibilité que tout établissement recevant du public, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur. Le décret du 17 mai 2006 relatif au Code de la construction en définit les nouvelles modalités. S'agissant d'un public de tout-petits, les locaux se voient imposer des contraintes de sécurité très strictes concernant leur aménagement et le choix du matériel17(*).

La loi doit ainsi s'appliquer afin qu'il n'y ait plus de discrimination mais consciente que l'annonce d'un handicap au sein d'une famille est une épreuve à surmonter, elle a aussi régit cette dernière afin d'aider les parents dans cette phase.

3. De l'accompagnement des parents dans l'annonce du handicap

Comme l'annonce du handicap est un moment douloureux et déterminant pour l'avenir de la famille et de l'enfant, une circulaire abrogeant la précédente de 1985 est parue au Bulletin Officiel le 18 avril 2002.

Cette circulaire s'adresse aux professionnels de santé mais aussi aux parents qui souhaitent avoir connaissance de leurs droits dans de telles circonstances. Les principes essentiels de cette circulaire sont de spécifier, tout d'abord, que les parents ont droit à la vérité, c'est-à-dire que, lors d'un diagnostic prénatal, les professionnels de santé doivent prendre le temps d'expliquer et d'envisager toutes les possibilités avec les parents. Et il est indispensable que des investigations complémentaires soient réalisées afin de confirmer ou d'infirmer le diagnostic. De plus, les parents ont droit à un accompagnement et à une écoute particulière.

Lors d'un diagnostic postnatal, le moment et le lieu de l'annonce doit être choisi avec soin. La responsabilité incombe à un médecin expérimenté, si possible accompagné d'un autre soignant. L'annonce doit être faite aux deux parents et il est recommandé que l'enfant soit présent. L'information doit, qui plus est, être claire, compréhensible mais progressive et surtout nuancée et prudente en particulier lorsqu'il existe des incertitudes sur les séquelles éventuelles. Le médecin traitant doit être associé à cette annonce, sa place est importante lors de l'annonce puisque c'est lui qui connaît mieux la famille et son histoire et c'est lui qui sera le lien entre les intervenants. La sortie de maternité devra être organisée auprès des intervenants extérieurs et avec l'accord des parents. Les modalités de prise en charge de l'enfant doivent être évoquées avec les parents en ce qui concerne les nécessités de soins et les possibilités d'aide. En plus de ces modalités de prise en charge, les parents doivent être informés des organismes susceptibles de leur apporter de l'aide comme les associations de parents d'enfants en situation de handicap, la Protection Maternelle et Infantile, les Centres d'Actions Médico Sociale Précoce et les différents modes de garde.

Dans les structures petite enfance, les objectifs d'accueil sont l'accueil individualisé et de qualité particulièrement à l'arrivée de l'enfant et tout au long de la journée, avec des temps d'accueil progressif ; des interventions pédagogiques adaptées à ses besoins et à ses capacités ; le droit au respect de sa personne et de ses rythmes de vie (sommeil, repas, ...) ; un environnement favorisant et facilitant sa sécurité physique, affective et psychologique ; un travail partenarial avec la famille (écoute, dialogue, ...) et un espace de jeu aménagé de façon à favoriser la découverte et l'autonomie de l'enfant.

Outre le fait que l'enfant en situation de handicap doit pouvoir bénéficier des mêmes exigences quant à l'accueil en structure petite enfance, il n'en demeure pas moins que les objectifs de son accueil restent spécifiques et permettent, ainsi, sa pleine intégration.

B. D'une étendue notion d'intégration

L'intégration des enfants en situation de handicap dans les établissements de jeunes enfants est primordiale pour le bien-être de l'enfant. Il est donc nécessaire de définir non seulement l'intégration pure et simple mais aussi les étapes de l'acceptation de l'handicap par les parents pour ainsi voir les bénéfices que cela apporte à l'enfant.

1. Du concept de l'intégration

La notion d'intégration désigne habituellement en France la politique et les actions visant à placer les enfants en situation de handicap parmi les autres au sein d'institutions communes.

Une définition de l'intégration est essentielle afin de comprendre au mieux ce que cette notion renferme. Est, alors, considéré comme « intégré un enfant qui trouve sa place et son rôle à l'intérieur d'un groupe d'enfants ; il n'est pas en marge, monopolisant en permanence un adulte. Mais il ne faut pas considérer la question de l'intégration uniquement sous l'angle des préoccupations de l'adulte, car un enfant ayant sa place réelle dans le groupe est porté par lui, ce qui pour l'adulte se traduit en gain de temps et en allègement de tension »18(*).

Dans les structures petite enfance, il existe 2 types de projet d'établissement19(*) : les lieux où il n'y a pas de projet préalable pensé en fonction de l'intégration des enfants en situation de handicap et ceux où se décline un projet structuré, innovant et délibéré en leur direction. Les projets d'établissement mettent donc au jour essentiellement deux significations de la notion d'intégration : l'intégration individuelle et l'intégration collective.

· l'intégration individuelle : l'intégration se fait au cas par cas ; une rencontre, une mobilisation plus difficile des équipes. On y retrouve certaines contraintes des moyens humains. En effet, puisque le projet d'intégration individuelle est généralement à l'initiative d'une personne de l'équipe, cette dernière peut à un moment donné être indisponible ou encore partir de la structure. La dite expérience est alors fragile dans ses objectifs et sa continuité. De fait, les équipes se disent peu préparées à ce type d'accueil. En pratique, l'accueil d'un enfant en situation de handicap est soumis à la discussion et à l'acceptation par un référent et par l'équipe. Cependant, lors d'une intégration individuelle, comme il n'y a pas de projet d'établissement sur cette problématique de l'accueil de l'enfant « différent », il est fort probable que l'équipe ne se limite à accueillir qu'un enfant en situation de handicap, si ce dernier est lourd.

· l'intégration collective : elle se situe toujours en amont de la prise en charge de l'enfant en situation de handicap. Il n'y a pas de conditions spécifiques pour accueillir l'enfant en situation de handicap. De plus, en ayant un projet d'établissement axé sur cet accueil, toutes les activités correspondent à tous les enfants et que ce soit tant au niveau du matériel qu'au niveau des locaux. Par ailleurs, l'intégration collective est justifiée par la solitude que l'enfant en situation de handicap peut ressentir dans l'intégration individuelle car, dans cette dernière, l'enfant se retrouve seul.

Cette intégration joue un rôle important dans les phases d'acceptation du handicap puisqu'elle permet au parent d'accepter plus facilement le handicap de leur enfant. Et d'une certaine manière, l'accompagnement des professionnels de la petite enfance dans ces étapes permet aussi leur intégration.

2. Du processus d'acceptation du handicap par les parents

On distingue cinq étapes dans l'acceptation du handicap par les parents, ces cinq étapes étayent le ressenti du parent du diagnostic à l'acceptation20(*).

La première étape est l'annonce du handicap : le choc. L'attitude et le comportement du parent se caractérisent par des émotions violentes ou des blocages, de la confusion, de l'égarement, de l'affolement, de l'anxiété élevée et de la colère.

La seconde étape est le refus, le déni. On y retrouve l'anxiété mais l'attitude et le comportement du parent se caractérisent aussi par la négation du diagnostic et de ses conséquences en tout ou partie, la recherche d'une opinion plus favorable et la colère contre les intervenants.

La troisième étape renferme le désespoir. L'attitude et le comportement du parent se caractérisent donc par une période de dépression ou de détresse, un sentiment de culpabilité, de la colère envers les individus les plus chanceux, la recherche de causes, l'isolement, la perte de l'estime de soi et une attitude de rejet ou de surprotection de l'enfant.

La quatrième étape est le détachement. On remarque que l'attitude et le comportement du parent est transitoire, qu'il a une augmentation dans la capacité de voir la réalité dans son ensemble, qu'il opère un changement d'objectifs de vie en fonction de la nouvelle situation, que ses émotions sont moins intenses et qu'il apparaît un sentiment d'attachement vis-à-vis de l'enfant.

Et la cinquième étape est l'acceptation, l'adaptation. Il s'agit de l'acceptation variable et réalisable des limites et du potentiel de l'enfant, de la reconnaissance des limites des plans de traitement, l'apparition de la satisfaction et de la joie de vivre à côté de la souffrance.

L'accueil des enfants en situation de handicap pour l'équipe éducative est essentiellement d'observer et de dépister ; d'accompagner et de soutenir la famille21(*) par le dialogue, l'écoute, la mise en relation avec d'autres partenaires sociaux tels que les psychologues, les médecins, les centres spécialisés ; de réfléchir et de proposer une intervention éducative adaptée aux différents types de handicap ; de travailler en réseau avec les partenaires et d'être un lieu de ressources pour les parents. Ainsi, les professionnels de la petite enfance sont à même d'accompagner au mieux les parents d'enfant en situation de handicap dans ces phases d'acceptation.

Les objectifs d'accueil pour les parents dont l'enfant est en situation de handicap, outre le fait de bénéficier d'une prise en charge différente et complémentaire avec les autres institutions ; de rompre d'éventuelles situations d'isolement par la socialisation de l'enfant et donner l'opportunité aux familles de créer un réseau de relations sociales (contact avec les autres parents et les professionnels), ils permettent que cette intégration soit bénéfique à l'enfant.

3. Des effets bénéfiques de l'intégration sur l'enfant

L'intégration d'un enfant en situation de handicap dans les structures de garde de la petite enfance permet à l'enfant de se développer. En effet, selon le corps médical, l'insertion en milieu normal dès le plus jeune âge est importante pour le succès du projet thérapeutique22(*).

L'enfant a beaucoup de bénéfices à être en collectivité, il progresse à son rythme et ces petits progrès sont en réalité de véritables améliorations23(*). Si le fait pour un enfant en situation de handicap, d'être intégré, lui permet d'émaner certains bénéfices qui ne sont pas anodins, comme la socialisation, il n'en demeure pas moins que pour l'enfant « valide », le fait d'être confronté à cette « différence » dès son plus jeune âge peut lui apporter beaucoup ; savoir qu'il y a des différences et qu'il faut accepter ces différences. Comme le mentionne, Rayna Sylvie dans son ouvrage, « l'accueil de l'enfant en situation de handicap est référé à l'apprentissage de la différence, cette première forme d'apprentissage étant en premier lieu la différence entre le moi et le non-moi »24(*).

Aussi, selon Cécile Herrou et Simone Korff-Sausse, « la présence des enfants en situation de handicap dans un groupe est un facteur d'enrichissement et non d'appauvrissement, car elle stimule l'intelligence et l'inventivité »25(*). Tout comme le philosophe François Dagognet qui mentionne le fait que « le moindre fragment, la plus fine particule, conserve des liens, si ténus soient-ils, avec ce dont ils ont été détachés »26(*) ; il veut ainsi dire que ce qui peut être parfois dévalorisé, comme le handicap, peut être en réalité source de créativité. La rencontre avec l'enfant en situation de handicap devient donc une rencontre qui sera susceptible d'enrichir ses compétences sociales et cognitives.

De plus, pour une meilleure socialisation et un meilleur développement de l'enfant en situation de handicap, le professionnel ne doit pas simplement voir en l'enfant son handicap mais il doit voir l'enfant dans son ensemble, avec sa personnalité, ses qualités et ses défauts. « La difficulté n'est pas tant d'accueillir des enfants marqués par une différence, mais d'admettre qu'un enfant très différent est aussi et en même temps très semblables »27(*).

Lorsqu'un enfant en situation de handicap est accueilli, il n'a pas un régime de présence comme les autres enfants. Ses modalités de présence sont alors suggérées par avance, ce qui peut engendrer surprotection, conduites inadaptées mais aussi rejet28(*). Le « danger » est que les professionnels peuvent faire ressentir leur peur à l'enfant et à sa famille alors que ces services doivent favoriser le développement de l'autonomie et de la communication de l'enfant. Accueillir un enfant en situation de handicap c'est lui permettre de découvrir un lieu où il peut jouer, rencontrer d'autres enfants sans qu'il n'ait à surmonter ses limites, un lieu où on l'accepte tel qu'il est.

CONCLUSION PARTIE I

Des lois, des décrets, des circulaires ont alors été érigés pour poser un cadre autour de la question du handicap, permettant ainsi que tous les enfants aient un égal accès au mode de garde.

Le fait pour un enfant en situation de handicap de pouvoir être intégrer dans une structure petite enfance est pour lui un moyen de se socialiser et d'éviter la menace qui pèse sur ce dernier du fait de son handicap, l'exclusion. Exclusion qui peut émaner soit de l'équipe éducative soit des parents d'enfants « valides », fréquentant aussi ce lieu de garde.

Depuis la décentralisation, les collectivités territoriales ont acquis certaines compétences notamment en matière sanitaire et sociale et doivent ainsi faire appliquer la loi sur leur périmètre d'actions en établissant un projet social qui concerne, ici, le handicap dans les établissements d'accueil de jeunes enfants.

En 2003-2004 pour répondre au cadre légal imposé par le décret d'août 2000 relatif aux établissements d'accueil des jeunes enfants, la Ville de Lyon mettait en place une démarche participative pour l'écriture de son projet social et éducatif pour l'accueil du jeune enfant.

Ce projet social met en avant différents axes prioritaires de développement et l'accueil de l'enfant en situation de handicap s'inscrit dans une démarche large de l'accueil de la diversité. Le respect de cette différence implique, alors, le respect des droits fondamentaux et, par la même, la reconnaissance de l'égalité des droits pour tous, c'est-à-dire qu'un enfant en situation de handicap à le même droit d'accès à un lieu d'accueil de qualité que tout autre enfant.

Le projet social de la ville de Lyon poursuit plusieurs objectifs en ce qui concerne l'accueil en collectivité de l'enfant en situation de handicap, à savoir, le développement et le renforcement de l'accueil des enfants porteurs de handicap dans des établissements d'accueil traditionnels ; l'offre des espaces de socialisation, d'éveil et d'initiatives qui se différencient des lieux de prise en charge thérapeutique ; permettre aux parents de reprendre une activité professionnelle, ou de se ressourcer, d'avoir du temps disponible pour la fratrie par exemple, d'adopter une démarche responsable face aux demandes d'admission d'enfants en situation de handicap afin de garantir la qualité de l'accueil, envisager les possibilités mais aussi les limites, identifier les partenaires potentiels ; d'accompagner les familles en instaurant un climat de confiance réciproque, et de soutenir le travail des professionnels au quotidien, accompagner les démarches de changement de regard sur cette question : informer, accompagner, former, renforcer les équipes.

Pour ce faire, la ville de Lyon subventionne un réseau, le Réseau Différences et Petite Enfance. Réseau qui a fait l'objet d'une évaluation.

II. D'une évaluation d'un réseau professionnel

INTRODUCTION ·PARTIE II

L'association « Une souris verte »29(*), partenaire de longue date de la ville de Lyon sur l'accueil des enfants en situation de handicap, a proposé lors des séances de travail sur ce thème de mettre en place un réseau qui pourrait accompagner la mise en oeuvre concrète des objectifs de la ville.

Ainsi en 2004, la ville de Lyon subventionne l'association « Une souris verte » pour la mise en place d'un réseau baptisé « Réseau Différences et Petite Enfance »30(*).

Un des objectifs prioritaires de ce réseau est le soutien qualitatif aux professionnels de la petite enfance avec pour missions essentielles :

· Informer sur les différents types de handicap ;

· Offrir un lieu de parole pour échanger entre eux, déposer leurs craintes, leurs difficultés, les rassurer ;

· Permettre de rencontrer et d'échanger avec des familles ;

· Se donner les moyens d'offrir un accueil de qualité pour tous.

Le Réseau Différences et Petite Enfance s'est organisé dès le début avec un panel d'actions dont les contenus sont définis par le comité de pilotage.

Celui-ci est composé de représentants de la ville (élu petite enfance, coordonateurs petite enfance, médecin), des représentants d'établissements d'accueil du jeune enfant (directrices ou administrateurs), des représentants d'associations d'enfant en situation de handicap. Il se réunit trois fois par an pour faire le point des actions menées, envisager les thèmes à traiter au sein des différentes activités.

Les activités proposées par le réseau sont les suivantes :

· des ateliers professionnels ouverts pour un nombre restreint de personnes (environ 15) et qui se déroulent environ trois fois par an. A chaque date plusieurs thèmes sont proposés, en principe trois, ce qui permet une répartition des personnes suivant les centres d'intérêts ;

· des soirées-débats (en principe trois par an) ;

· une lettre trimestrielle en direction des professionnels adhérents : « la lettre info pro » ;

· des cahiers techniques ;

· la réalisation et le prêts de valisettes avec du matériel pédagogique.

Le réseau fonctionne par un système d'adhésion annuelle basée sur l'année scolaire. Tous les adhérents sont informés par l'agenda des activités, reçoivent la lettre info pro et peuvent utiliser des activités de l'association « Une souris verte » comme le centre de documentation et bénéficier d'un tarif préférentiel pour les stages de formation.

Pourquoi une évaluation ?

Dès sa mise en place, le réseau a été plébiscité par les professionnels et le nombre de ses adhérents ne cesse d'augmenter chaque année comme le nombre d'enfants en situation de handicap accueillis dans les établissements.

Après quatre années de fonctionnement, il a paru opportun au comité de pilotage de faire le point sur le contenu des activités du réseau, leur impact sur le quotidien des professionnels de la petite enfance, d'envisager les perspectives d'évolutions afin que le réseau ne s'enferme pas dans un fonctionnement qui ne correspondrait plus aux besoins des professionnels. Et qui doit, ainsi, permettre de poursuivre, réajuster ou faire évoluer les différentes actions.

Par cette évaluation il est également important pour la ville de Lyon, actuellement unique financeur de ce réseau, de faire connaître cette action auprès d'autres institutions susceptibles d'intervenir sur ce champ.

La méthode d'évaluation a nécessité l'emploi de plusieurs outils d'évaluation :

· un recensement de données chiffrées depuis la création en 2004 à 2008 proposant une lecture objective du nombre d'activités proposées, des publics touchés et de l'évolution du nombre d'adhérents.

· l'envoi d'un questionnaire à tous les établissements ayant adhérés depuis sa création (86 questionnaires envoyés et 36 questionnaires retournés et analysés). Ce questionnaire, qui comportait des questions fermées et des questions ouvertes, devait permettre de croiser les données objectives avec un avis plus subjectif sur le ressenti, l'impact des actions et les choix de thèmes à aborder dans l'avenir.

· la réalisation d'entretiens avec des personnes ciblées : 6 représentants d'établissement d'accueil du jeune enfant et deux représentants de la direction de l'enfance de la ville de Lyon ainsi que des représentants institutionnels de la Caisse d'Allocations Familiales de Lyon, du Conseil Général et des élues petite enfance de deux arrondissements.

Au vu de cette évaluation, des analyses des différentes activités du réseau ont été réalisées. Ces analyses permettront ensuite de tirer un bilan général et des perspectives d'avenir pour les activités du Réseau Différences et Petite Enfance.

Il serait préférable, cependant, d'apporter quelques notions supplémentaires afin d'avoir une meilleure compréhension de ce qui suit.

Pour la catégorie « associatif », il s'agit de toute structure d'accueil à caractère associatif. Pour la catégorie « municipal », il s'agit de toute structure d'accueil à caractère municipal. Pour la catégorie « RAM », il s'agit des relais assistantes maternelles.

Et pour la catégorie « autres », il s'agit de toute personne ou établissement n'entrant pas dans les 3 catégories précédentes (ex : DPSE - Ville de Lyon - CAMSP - CMP - Maison du Rhône - Mutualité Française du Rhône - Elus - PMI - Direction de l'enfance - autres (parents d'enfant porteur de handicap).

A. Du constat des adhérents au Réseau Différences et Petite Enfance

Il s'agit essentiellement de constater l'évolution des adhérents au Réseau Différences et Petite Enfance et de voir par la même occasion si les adhérents du réseau utilisent les activités de ce dernier.

1. De l'évolution du nombre d'adhérents

Il a été jugé qu'il serait intéressant non pas simplement d'observer l'évolution du nombre d'adhérents mais d'examiner concrètement le nombre d'adhésion de chaque catégorie d'établissement avec le nombre total de ces établissements en fonction sur le territoire lyonnais.

Tableau 1 : Nombre d'adhérents en rapport avec le nombre d'établissement de jeunes enfants et de relais assistantes maternelles en fonction sur Lyon de 2004 à 2006

 

2004-2005

2005-2006

 

NB total sur territoire lyonnais

NB Adhérents

NB total sur territoire lyonnais

NB Adhérents

Associatifs

92

10

10,9%

92

12

13,0%

Municipaux

52

16

30,8%

48

24

50,0%

RAM

13

2

15,4%

14

3

21,4%

TOTAL

157

28

17,8%

154

39

25,3%

On remarque alors que pour les périodes de 2004-2005 à 2005-2006, le schéma est identique. Il y a plus de structures municipales qui sont adhérentes, viennent ensuite les relais assistantes maternelles. Le pourcentage d'adhésion sur le territoire lyonnais toutes catégories confondues est d'environ 20%.

Tableau 2 : Nombre d'adhérents en rapport avec le nombre d'établissement de jeunes enfants et de relais assistantes maternelles en fonction sur Lyon de 2006 à 2008

 

2006-2007

2007-2008

 

NB total sur territoire lyonnais

NB Adhérents

NB total sur territoire lyonnais

NB Adhérents

Associatifs

90

21

23,3%

89

32

36,0%

Municipaux

48

30

62,5%

49

35

71,4%

RAM

14

9

64,3%

14

11

78,6%

TOTAL

152

60

39,5%

152

78

51,3%

Pour cette période comprise entre 2006-2007 et 2007-2008, la tendance change. Tout d'abord, le nombre d'adhérents au réseau en comparaison avec le nombre total des structures sur le territoire lyonnais est différent.

Les relais assistantes maternelles sont les structures qui ont le plus adhérées au réseau ; les structures associatives restent toujours en dernière position. Aussi, le pourcentage d'adhésion sur le territoire lyonnais tourne autour de 40%, soit presque le double.

De plus, le fait qu'il y ait plus de structures municipales adhérentes que de structures associatives peut se justifier par le projet social de la ville de Lyon qui encourage les établissements municipaux à adhérer.

Pour avoir une vue plus globale du nombre d'adhésion, un graphique retraçant l'évolution a été nécessaire.

Graphique 1 : Adhérents au Réseau Différence et Petite Enfance

Le nombre d'adhérent est en constante augmentation et on remarque que la moitié des établissements d'accueil sont adhérents à ce jour.

Les deux premières années l'adhésion était gratuite pour les établissements municipaux et payante (40 €) pour les associatifs.

Le coût ayant été repéré, par le comité de pilotage, comme un frein à l'adhésion des établissements d'accueil de jeunes enfants associatifs, et l'impact budgétaire n'étant pas très important, celui- ci a décidé de proposer l'adhésion gratuite pour tous dès 2006.

On constate cette année une augmentation du nombre des adhérents associatifs.

A la question : comment avez vous eu connaissance du réseau ?

32 réponses/36 retours

- Direction de l'enfance / Ville de Lyon 37,5%

- Souris Verte 28,12%

- collègues - équipe - crèche (archives) 25%

- courriel à l'ouverture - Brochure 12,5%

- Mutualité Française du Rhône 3,12%

- Informations générales - formation 6,25%.

L'information sur l'existence du réseau passe en grande partie par les réunions de suivi du projet social menées par les coordinatrices petite enfance de la ville et par l'information que diffuse l'association.

Au cours des entretiens, les 6 représentants de structures interrogées disent avoir adhérés suite aux réunions du projet social et dans le but d'avoir un lieu ressource et de soutien pour accueillir le handicap.

Le nombre d'adhérents au réseau est alors à mettre en lien avec les activités.

2. Du rapport des adhérents et des activités du réseau

Le lien qui est fait entre les établissements d'accueil de jeunes enfants et les activités permet de voir si les activités sont utilisées.

Tableau 3 : Nombre d'adhérents ayant participés aux activités

Nombre de structures adhérentes

83

Nombre de structures adhérentes ayant participées aux ateliers

56

Nombre d'adhérents n'ayant jamais participés

27

De 2004 à 2008, le nombre total de structures adhérentes ayant participées au moins une fois aux activités est de 56 structures contre 27. Le constat est qu'une majorité des établissements d'accueil de jeunes enfants ayant adhérés participe aux différentes activités du réseau.

A la question : quelles étaient vos motivations pour adhérer ?

38 réponses/ 36 retours

- sensibilisation à l'accueil de l'enfant différent : 34,21%

- formation pour accueil de l'enfant différent 7,89%

- partenariat avec projet social de la Ville de Lyon - travail en réseau 13,16%

- échanges avec d'autres professionnels / parents 13,16%

- connaître la pratique, outils - informations - actualités - ateliers sur enfants en situation de handicap 23,68%

- autres 7,89%

Les motivations correspondent bien à ce qui avait été pressenti ; c'est-à-dire, un besoin de sensibiliser les professionnels au handicap, les aider à échanger entre eux. Aussi, la question de la difficulté du travail en partenariat revenait très souvent dans les réunions lors de l'élaboration du projet social.

Après avoir observé l'évolution du nombre d'établissements d'accueil de jeunes enfants ayant adhérés au réseau, l'évaluation se poursuit avec l'analyse de chaque activité du réseau.

B. De l'évaluation des activités du Réseau Différences et Petite Enfance

Au vu des différents entretiens qui ont été menés, les directeurs des établissements d'accueil de jeunes enfants ont une bonne connaissance du réseau et des activités qu'il renferme. Toutefois, pour les élues petite enfance des arrondissements de Lyon qui ont été interrogées, elles ont une connaissance du réseau plutôt vague. L'élue possédant aussi la délégation « handicap » a une bonne connaissance des partenaires. Néanmoins, il y a un manque d'informations générales ; informations nécessaires pour une bonne vision des ressources potentielles.

L'analyse de chaque activité du réseau est alors indispensable afin de répondre au mieux aux raisons de cette évaluation.

1. Des ateliers professionnels

Les ateliers sont des regroupements d'environ 15 professionnels sur un thème donné. Informés environ 1 mois et demi à l'avance du ou des thèmes, les professionnels s'inscrivent en fonction du nombre de places disponibles. Ils se déroulent environ trois fois par an (septembre / octobre, janvier / février et mai /juin). Deux ou trois thèmes sont proposés à chaque fois et répartis dans des lieux différents.

· Nombre de participants aux ateliers professionnels

Tableau 4 : Répartition du nombre de participants aux ateliers professionnels

 

2004-2005

2005-2006

2006-2007

2007-2008

nombre de personnes

84

115

67

105

nombre d'établissement

56

90

55

78

Graphique 2 : Répartition du nombre de participants aux ateliers professionnels

Baisse significative en 2006-2007. Elle est due à un ralentissement des activités proposées. Le recrutement d'une personne chargée de l'animation du réseau au 1er février 2008 a permis une reprise des activités à un rythme plus soutenu.

Ré-augmentation en 2007-2008 (10 ateliers) mais les résultats ne sont pas aussi élevés qu'en 2005-2006 alors qu'il y avait moins d'ateliers proposés (7 ateliers).

· Nombre de personnes ayant utilisé les ateliers professionnels

Tableau 5 : Participation des personnes aux ateliers professionnels

catégorie

2004-2005

2005-2006

2006-2007

2007-2008

Associatifs

24

27,59%

41

35,65%

35

52,24%

53

50,48%

Municipaux

38

43,68%

55

47,83%

24

35,82%

41

39,05%

RAM

3

3,45%

2

1,74%

1

1,49%

5

4,76%

Autres

22

25,29%

17

14,78%

7

10,45%

6

5,71%

TOTAL

87

100,00%

115

100,00%

67

100,00%

105

100,00%

Graphique 3 : Participation des personnes aux ateliers professionnels

On constate une baisse de la participation qui est due à un nombre plus restreint d'ateliers organisés. En effet sur cette année, l'activité du réseau commence à prendre de l'ampleur ainsi que d'autres activités de l'association « Une souris verte ». Le directeur assumant seul l'organisation de toutes les activités il a été difficile de tenir toutes les échéances. C'est d'ailleurs pour cela que l'association a crée en 2007 un poste à temps partiel pour prendre en charge l'organisation du réseau. Une personne de référence et donc un meilleur suivi de la logistique permet de voir une participation à nouveau à la hausse.

On constate également que depuis quelques mois il y a de nombreux désistements à ces ateliers. En effet, on constate un fort absentéisme dans les établissements d'accueil de jeunes enfants municipaux qui empêche régulièrement les volontaires de se rendre sur les lieux de formation.

A la question : pourquoi n'utilisez vous pas les ateliers professionnels ?

8 réponses/ 36 retours

- pas de demandes de la part des professionnels 12,5%

- difficultés horaires (AM31(*)) - organisation 37,5%

- pas besoin pour garde à domicile 12,5%

- prévu 12,5%

- non prioritaire 25%

On constate que les problèmes d'organisation arrivent en première cause. Cependant, le désintérêt des ateliers dans sa qualification de non prioritaire suit avec 25% des réponses.

A la question : Que vous ont-ils apporté dans la pratique quotidienne ?

28 réponses/ 36 retours

- apports théoriques - aide pratique 28,58%

- difficultés à les appliquer dans la pratique 3,57%

- regard différent - meilleure compréhension du handicap = conduite de prévention dddddddi28,58%

- échange - réflexion 28,58%

- soutien / moins d'isolement 3,57%

- ouverture professionnelle 3,57%

- aide à la communication, orientation des parents 3,57%

Les apports professionnels qu'ont apportés les ateliers sont multiples. Arrive en première position les apports théoriques qui permettent une aide pratique dans l'accueil des enfants en situation de handicap, le changement de regard face au handicap et des échanges, de la réflexion.

A la question : quels thèmes voulez-vous voir abordés ou repris ?

24 réponses/ 36 rendus

- ateliers théâtre / expressions 4,16%

- représentations du handicap 12,5%

- langage des signes 4,16%

- éveil sensoriel 8,33%

- espace Snoezelen 4,16%

- spectacles pour tout petit / marionnettes 4,16%

- prévention 4,16%

- autisme / troubles du comportement (comment proposé un accueil individualisé tout en gardant l'aspect collectif ?) 20,83%

- EPH et crèche collective 4,16%

- accompagnement des parents dans le processus d'acceptation du handicap 8,33%

- communication - communication non-verbale - attention à l'autre 4,16%

- démarches administratives (quand ?, comment ? demander dossier) 4,16%

- observations des jeunes enfants 4,16%

- repères et actions pédagogiques à envisager pour répondre aux besoins des jeunes enfants porteurs de handicap 4,16%

- accueil enfant en situation de handicap : transition structure petite enfance - école - structure spécialisée 8,33%

En ce qui concerne les perspectives quant aux thèmes à traiter, les professionnels ont donné leurs propositions et les ateliers sur les troubles du comportement tel que l'autisme viennent en première position.

2. Des soirées-débats

Ces soirées ont pour objectifs d'aborder autrement le handicap, sur des temps de « détente » et de favoriser les échanges entre les professionnels, les familles concernées par le handicap, quel qu'il soit, et le grand public.

Depuis 2006, une soirée est spécialement proposée à destination des assistantes maternelles afin de tenir compte des spécificités de ce métier liées à l'accueil des enfants à domicile.

Tableau 6 : Recensement des soirées-débats en 2004-2005

Nombre de soirées- débat

Intitulé

Nombre par catégories

Nombre de participants par Ets

Nombre de participants /pers.

Nombre total de participant /pers.

3

Théâtre "le pays d'Igor"

adhérents associatifs

2

5

135

adhérents municipaux

0

0

RAM

0

0

Autres

7

130

 

Soirée Docu-débat - Projection documentaire "Sois sage ô ma douleur"

adhérents associatifs

1

2

54

 

adhérents municipaux

6

6

 

RAM

2

2

 

Autres

3

44

 

Soirée Conférence-débat avec Francine Ferland

adhérents associatifs

2

2

48

 

adhérents municipaux

4

4

 

RAM

1

1

 

Autres

3

41

 
 
 

31

237

 
 
 
 
 

On remarque que, lors de la première soirée, plus de personnes ont été recensées du fait de l'animation qui avait été proposée, à savoir une pièce de théâtre.

Tableau 7 : Recensement des soirées-débats en 2005-2006

Nombre de soirées- débat

Intitulé

Nombre par catégories

Nombre de participants par Ets

Nombre de participants /pers.

Nombre total de participants /pers.

3

Soirée "Lettre à Lou"

adhérents associatifs

3

5

190

adhérents municipaux

4

10

RAM

0

0

Autres

6

175

 

Soirée "Mina la fourmi"

adhérents associatifs

2

33

240

 

adhérents municipaux

1

15

 

RAM

0

0

 

Autres

2

192

 

Soirée assistantes maternelles

adhérents associatifs

0

0

33

 

adhérents municipaux

1

1

 

RAM

3

22

 

Autres

2

10

 
 
 

24

463

 
 
 
 

Aussi, la forte participation de la catégorie « Autres » lors de la soirée « Mina La fourmi » s'explique par le fait que des écoles maternelles avaient été conviées à cette soirée.

Tableau 8 : Recensement des soirées-débats en 2006-2007

Nombre de soirées- débat

Intitulé

Nombre par catégories

Nombre de participants par Ets

Nombre de participants /pers.

Nombre total de participants /pers.

1

Soirée "Un visible Théo"

adhérents associatifs

4

14

85

adhérents municipaux

8

21

RAM

2

9

Autres

4

41

 
 

 

18

85

 
 
 

 

 

Une seule soirée-débat a été organisée du fait du travail engagé par la publication du livre « Accueillir un enfant autiste », diffusé en 2007, qui a requis beaucoup de temps de travail, d'autres soirées n'ont pu être organisées.

Tableau 9 : Recensement des soirées-débats en 2007-2008

Nombre de soirées- débat

Intitulé

Nombre par catégories

Nombre de participants par Ets

Nombre de participants /pers.

Nombre total de participants /pers.

3

"De l'intérieur"

adhérents associatifs

1

1

81

adhérents municipaux

2

3

RAM

1

1

Autres

5

76

 

Soirée Assistantes maternelles "A chacun son rythme"

adhérents associatifs

1

1

111

 

adhérents municipaux

6

12

 

RAM

8

98

 

Autres

0

0

 

"Défense d'y voir"

adhérents associatifs

3

21

64

 

adhérents municipaux

2

5

 

RAM

2

6

 

Autres

3

32

 
 

 

34

256

 

 
 

 

 

Forte participation des assistantes maternelles lors de la soirée « A chacun son rythme », qui s'explique par le fait que cette soirée a été organisée en leur direction.

Tableau 10 : Répartition du nombre de participants aux soirées-débats

 

2004-2005

2005-2006

2006-2007

2007-2008

nombre de personnes

237

463

85

256

nombre d'établissement

31

24

18

34

On constate d'après ce tableau qu'il y a une augmentation régulière, mis à part en 2006-2007, mais le graphique suivant permet de mieux visualiser cette répartition du nombre de participants aux soirées-débats.

Graphique 4 : Répartition du nombre de participants aux soirées-débats

Forte augmentation en 2005-2006, avec 463 personnes présentes au cours des 3 soirées proposées.

Baisse importante en 2006-2007 (85 personnes seulement). Cela s'explique par le fait qu'il n'y ait eu qu'une seule soirée-débat d'organisée comme il l'a été mentionné précédemment du fait de la publication du livre « Accueillir un enfant autiste ».

Les familles peuvent assister à ces soirées-débats, elles ne sont pas seulement réservées aux professionnels, aussi il a été intéressant de voir comment ces familles étaient informé de l'organisation des soirées-débats.

A la question, comment les familles sont-elles informées ?

34 réponses/ 36 rendus

- affichage 79,41%

- mail pour familles concernées et/ ou intéressées 2,94%

- juste mail 2,94%

- oralement 8,82%

- journal relais 5,88%

Et pour les professionnels, il a aussi été intéressant de voir comment l'information leur a été transmise ; ce que ces soirées leur apportaient dans leur pratique professionnelle ; s'ils n'ont pas participé, pour quelle raison ? ; ce qu'ils pensent des supports utilisés lors de ces soirées et les thèmes qu'ils voudraient voir abordés.

A la question, comment recevez-vous l'information ?

36 réponses/ 36 rendus

- courriel 77,78%

- lettre info pro 11,11%

- envoi postal 11,11%

On remarque que les professionnels reçoivent principalement l'information par courriel et les parents par le biais d'affichage dans les locaux de la structure.

A la question : quels apports professionnels vous procurent les soirées-débats ?

18 réponses/ 36 rendus

- réflexion - autre regard sur le handicap 33,33%

- échanges avec des professionnels 11,11%

- réajustement de notre pratique 11,11%

- apports théoriques et techniques 16,67%

- motivations 5,56%

- écoute - observations - prise de recul 16,67%

- orientation des parents 5,56%

Majoritairement, les apports professionnels qui sont mis en exergue sont la réflexion et le changement de regard vis-à-vis du handicap ; les apports théoriques et pratiques ; l'écoute, l'observation et la prise de recul.

A la question : Pourquoi n'avez-vous pas participé aux soirées-débats ?

12 réponses/ 36 rendus.

- manque de temps 50%

- difficultés horaires 28,57%

- pas besoin 21,43%

Ce qui est la cause principale de la non-participation aux soirées-débats est le manque de temps.

A la question de la satisfaction des supports utilisés ?

Il a été préférable de croiser à la fois la satisfaction des supports utilisés lors des soirées-débats et à la fois la participation aux soirées-débats. Aussi, dans le tableau suivant, l'on remarque plus rapidement ce qu'il en ressort.

Tableau 11 : Satisfaction des supports utilisés lors des soirées-débats

Satisfaction Support soirée-débat

Nb Cit.

Fréquence

Oui

17

47,2%

Non

0

0,0%

Total Obs.

36

100,0%

On remarque bien que tous les professionnels ayant répondus avoir participé aux soirées-débats sont satisfaits des supports utilisés lors de ces dernières. Aussi, leur avis sur les thèmes qu'ils souhaitent voir abordés a été sollicité.

A la question : quels thèmes voulez-vous voir abordés dans les soirées-débats ?

8 réponses/ 36 rendus

- prévention 12,5%

- malvoyance ; conséquence d'une AVC (accueil au quotidien - utilisation du matériel) gjjjnjnjii12,5%

- troubles du comportement / épilepsie 12,5%

- accueil d'un enfant en situation de handicap 12,5%

- AM : positionnement professionnel lorsque l'on découvre une déficience ; comment gfhbhbiiiaccompagner l'enfant et sa famille en exerçant la profession d'AM ? 25%

- lien avec partenaires. CAMSP, CMP, SESSAD, PMI, Réseau d'accueil 25%

Les thèmes que les professionnels souhaitent abordés sont divers mais l'on remarque une similitude entre deux établissements ou relais assistantes maternelles pour de ce qui est des thèmes concernant les rapports avec les partenaires comme les CAMSP, les CMP ou encore la PMI et concernant la problématique de l'accueil de l'enfant et de sa famille pour une assistante maternelle.

Pour de ce qui est du nombre de personne ayant participé aux soirées-débats.

Tableau 12 : Participation du personnel aux soirées-débats

Participation Personnel soirée-débat

Nb

% Cit.

Moins de 5

25

86,2%

De 5 à 9

3

10,3%

De 10 à 14

0

0,0%

De 15 à 19

0

0,0%

De 20 à 24

0

0,0%

25 et plus

1

3,4%

Total Obs.

29

100,0%

Il en ressort, que dans chaque établissement d'accueil de jeunes enfants ou de relais assistantes maternelles, le nombre de personnel ayant participé est majoritairement inférieur à 5, seulement une structure a envoyé, toutes soirées confondues, plus de 25 personnes.

3. De la lettre info pro et du cahier technique

La lettre info pro paraît de façon trimestrielle, à ce jour 12 ont été publiées. Elle est composée d'un article principal, d'un édito, d'une sélection de manifestation ainsi que d'une sélection de documentation. Cette lettre a pour objectif de faire partager des expériences, des témoignages, des informations sur les textes législatifs concernant l'accueil de l'enfant en situation de handicap. Par ailleurs, elle est un outil de lien avec les professionnels de la petite enfance ayant adhéré au réseau puisqu'elle les informe des événements de ce dernier.

Le cahier technique est, de par son nom, un cahier qui informe sur le handicap mais qui est spécifique ; aussi, un cahier technique concernant l'enfant autiste a été publié en 2007 (« Accueillir un enfant autiste »). Il donne des conseils, des pratiques professionnelles afin que les membres du personnel puissent faire au mieux face à l'handicap.

Tableau 13 : Croisement entre la réception et la consultation de la lettre info pro

Consultation lettre info pro Recevoir lettre info pro

Oui

Non

Total

Oui

26

3

29

Non

2

1

3

Total

28

4

32

La consultation de la lettre info pro a été croisée avec la réception de cette dernière. Aussi, il ressort, des personnes ayant répondu, que sur 29 qui disent la recevoir, 26 la consultent et a contrario 3 professionnels disent la recevoir mais ne pas la consulter.

Tableau 14 : Utilisation des cahiers techniques

Utilisation cahiers techniques

Nb. Cit.

Fréquence

Oui

22

61,1%

Non

13

36,1%

Total Obs.

36

100,0%

L'utilisation des cahiers techniques : sur les 36 questionnaires rendus, 22 professionnels l'utilisent contre 13. Il n'a pas été pris en compte, ici, des non-réponses.

Cependant, les professionnels ont été interrogés sur les thèmes qu'ils aimeraient voir abordés dans les cahiers techniques.

A la question : quels thèmes voulez-vous voir abordés dans les cahiers techniques ?

8 réponses/ 36 rendus

- langage des signes pour bébé 12,5%

- handicap profond 12,5%

- troubles du langage / comportement 25%

- DVD, situation concrètes pour animer réunion 12,5%

- accueil enfant déficient visuel et/ ou auditif 12,5%

- accueil parents - présentation SV - différents handicap - contenu atelier - colloques zcdsiiiiiii- formation 12,5%

- observations des jeunes enfants - repères et actions pédagogiques 12,5%

Il ressort que les thèmes que les professionnels aimeraient voir abordés dans les cahiers techniques sont par exemple les troubles du comportement, le langage des signes pour bébé ou encore l'accueil de l'enfant déficient visuel ou auditif.

4. Des valisettes

Les valisettes ont été conçues dans le cadre des activités de Réseau Différences et Petite Enfance, par des groupes de travail constitués de membres des équipes des établissements d'accueil de jeunes enfants de la ville de Lyon. Elles sont principalement à destination des établissements d'accueil de jeunes enfants mais elles permettent aussi des interventions en maternelle et en primaire pour un contact avec les enfants, des interventions au collège et éventuellement au lycée et enfin des interventions en écoles d'infirmières ou pour d'autres professionnels.

Les valisettes sont empruntables pendant un mois et il est même possible de commander auprès du réseau un outil d'une de ces valisettes afin que les professionnels le gardent dans leur structure ou voir ensemble un outil qui pourrait leur servir.

Aujourd'hui, les valisettes sont au nombre de 4, dont chacune sont en trois exemplaires. Il y a la valisette « littérature enfantine », la valisette « marionnettes », la valisette « éveil musical » et dernièrement la valisette « éveil sensoriel ».

Tableau 15 : Nombre de sortie des valisettes

Nombre de sortie des valisettes

2007

2008

14

24

On passe de 14 sorties en 2007 à 24 sorties en 2008. Augmentation en 2008 par rapport à 2007 de 71, 4%. Pas de recensement avant 2007 car les valisettes n'existaient pas.

Les valisettes ont été très bien appréciées par les professionnels qui les ont utilisés car elles sont aussi bien utilisables avec les enfants en situation de handicap qu'avec les enfants « valides »32(*).

Les professionnels ont été questionnés en ce qui concerne l'apport des valisettes dans leur pratique professionnelle.

A la question : quels apports dans la pratique les valisettes vous ont-elles procurées ?

9 réponses/ 36 rendus

- sensibilisation au handicap - relativiser certaines situations - aborder avec sérénité - iiiréflexion 44,44%

- contenu agréable pour les enfants 11,11%

- histoire d'un livre a été inspirée pour la présentation / mise en scène par les parents ai11,11%

- diversifier les supports 22,22%

- ne correspond pas pour un enfant en crèche - trop jeune - histoires trop compliquées - marionnettes trop imposantes - manque de matériel 11,11%

Il ressort des questions ouvertes que l'apport principal des valisettes dans la pratique professionnelle est la sensibilisation au handicap, la réflexion, et la possibilité de diversifier les supports.

Il a aussi été retenu que, dans les perspectives d'avenir, le transport des valisettes allait être facilité par un coursier qui sera chargé de les transporter aux structures afin de faciliter leur emploi car nombreuses ont été les structures n'ayant pas utilisés les valisettes pour cause de difficulté de transports.

CONCLUSION PARTIE II

L'évaluation du Réseau Différences et Petite Enfance a permis de relever certains aspects de ce dernier.

En effet, on a pu constater que le réseau était un outil nécessaire pour les professionnels. Pour preuve, les adhésions n'ont cessé d'augmenter depuis sa création en 2004.

En ce qui concerne plus particulièrement les activités, il faut tout de même relativiser. Par exemple, lors des entretiens qui ont été réalisés, un éducateur de jeunes enfants qui avait participé à la réalisation d'une valisette, et notamment la valisette « éveil musical », était tout à fait satisfait de cette valisette et du travail qui avait été fourni en équipe lors de sa création mais il n'a jamais utilisé cet outil car il possédait lui-même, au sein de la crèche, les instruments musicaux nécessaires à cette activité33(*). Mais dans l'ensemble, les professionnels sont satisfaits des activités en elles-mêmes et aussi des supports utilisés lors de ces activités.

Il en ressort, par ailleurs, que les professionnels de la petite enfance ont un avis peu mitigé en ce qui concerne les raisons pour lesquelles ils se sont investit dans le champ de l'accueil de l'enfant en situation de handicap. L'obligation légale en est la raison principale mais l'investissement de l'équipe éducative et des professionnels joue aussi son rôle et, qui plus est, cela fait partie du projet d'établissement.

En majorité, le bilan de cette évaluation est donc positif sur le plan qualitatif. Cependant, certains points sont à améliorer comme par exemple l'organisation des soirées-débats. En effet, certaines structures n'ont pu y participer du fait de difficultés horaires. Des solutions ont donc été envisagées afin de pallier ce problème.

Enfin, on a pu voir que les moyens que les établissements d'accueil de jeunes enfants possèdent pour favoriser au mieux cet accueil sont les formations que le réseau propose ; les réunions internes et les échanges entre professionnels soit en interne soit en externe avec les professionnels des partenaires34(*).

Conclusion Générale

E

n milieu collectif, l'accueil de l'enfant en situation de handicap est un accueil où il ne devrait pas avoir de différences ni d'inégalités. Les objectifs étant de favoriser l'intégration en milieu collectif ordinaire ; de permettre, quand il y a lieu, une complémentarité avec les milieux spécialisés ; de favoriser une socialisation et un éveil sur le plan moteur, sensoriel, sans obligation de progrès, ni de résultats et permettre d'évoluer dans un espace de jeux sécurisés et adapté à ses besoins.

Cependant, la reconnaissance de l'égalité entre tous les enfants ne doit pas nier les incapacités liées à la différence et peut donc susciter des besoins particuliers ; ceux-ci nécessitent une organisation des ressources adaptée à la situation vécue et implique une réflexion des membres de l'équipe petite enfance accueillante. Ils nécessitent également un tissage de réseau et de partenariat (médecin et psychologue des structures, P.M.I, centres thérapeutiques, CAMSP, ...) dont les parents sont les principaux acteurs. Ces derniers sont les principaux partenaires qui permettent d'assurer une continuité d'accueil, qui expriment leurs attentes et participent aux décisions concernant leur enfant.

Le partenariat se traduit en première intention par apprendre à travailler ensemble. Pour les professionnels de la petite enfance, le partenariat avec les parents repose sur un pacte de confiance. Il est nécessaire pour les professionnels d'avoir un dialogue continu avec les parents de l'enfant en situation de handicap mais aussi avec les parents de l'enfant « valide »35(*). Ces derniers doivent être rassurés, il s'agit alors de dédramatiser et de changer leur regard sur le handicap. Le dialogue avec les parents de l'enfant en situation de handicap est plus qu'important car ces derniers peuvent informer le professionnel qui les accueille sur la façon de faire, leurs habitudes à la maison.

Les collaborations entre professionnels sont la traduction des nouvelles pratiques de partenariat. En effet, le travail en équipe et en réseau est la condition nécessaire à la réussite de l'accueil de l'enfant en situation de handicap. Il est important de pouvoir échanger, de poser ses craintes à l'intérieur même de l'équipe. De ce fait, lors des réunions, il n'y a pas seulement le problème du handicap de l'enfant qui est soulevé mais l'enfant dans sa globalité. « Lors des rencontres entre les référents de la crèche et les structures spécialisées, nous avons également pu affiner nos observations, apprendre à transmettre aux autres et à construire un projet en commun, un projet unique pour chacun de ces enfants, au sein du projet global de l'établissement. Les échanges de ce type nous ont apportés peu à peu une ouverture et une prise de recul sur notre pratique »36(*). Le travail de réflexion en équipe comme le travail en réseau est donc indispensable pour un accueil de qualité de l'enfant.

Il est important que dans le travail en réseau, les professionnels ayant acquis un regard différent face aux enfants en situation de handicap partagent leurs expériences avec les autres professionnels qui sont encore à la phase initiale de cet accueil spécifique, au stade de l'angoisse et de la crainte. Ainsi, cette angoisse ou cette frayeur sera dépassée et l'enfant en situation de handicap pourra alors être véritablement accueilli car l'appréhension aura laissé place à une inquiétude supportable37(*).

Si les conclusions de ce mémoire semblent allées en direction des hypothèses de départ, à savoir que le professionnel de la petite enfance a peur de la différence mais qu'il doute, par ailleurs, de ses compétences, ayant peur de mal faire ; on ne peut cependant affirmer, au vu de la seule évaluation du Réseau Différences et Petite Enfance, qu'elles sont conformes et qu'elles sont généralisables.

Bien que le Réseau Différences et Petite Enfance permet aux professionnels d'appréhender au mieux l'accueil de l'enfant en situation de handicap, il y demeure certaines limites.

Il y a trois grandes catégories de limites.

Une première limite d'ordre médical qui se manifeste par la nécessité d'avoir une infirmière afin de pouvoir prodiguer des soins lorsque besoin il y a. En effet, même lorsque le soin en question peut être pratiqué par le parent de l'enfant en situation de handicap, il n'en est pas de même pour le professionnel de la petite enfance qui engage systématiquement sa responsabilité professionnelle38(*). Aussi, le handicap de l'enfant peut être tel qu'il n'est pas possible de l'accueillir sur un temps complet ou encore tel qu'un accueil en collectivité ne peut être envisagé pour des raisons de sécurité39(*).

Une deuxième limite, d'ordre matériel, avec des difficultés d'aménagement et de configuration des locaux.

Et, enfin, une troisième limite qui, quant à elle, est d'ordre relationnel et fait ainsi référence à la motivation de l'équipe ; il faut que l'équipe soit partante. Difficulté aussi dans le manque de personnel et l'accueil d'un enfant en situation de handicap nécessite une attention particulière40(*).

L'enfant en situation de handicap peut aujourd'hui être accueilli dans une structure petite enfance sans qu'il n'y ait sur lui ce regard que lui portaient les professionnels. Malheureusement, il ne faut pas tout généraliser et il existe encore des parents dont la place en établissement d'accueil de jeunes enfants leur est refusée. Il existe, à l'heure actuelle, un gouffre entre l'offre et la demande pour tous les enfants ; on ne serait alors justifier ce refus par un acte de discrimination.

Beaucoup de choses sont à changer, parce que si l'enfant en situation de handicap est accueilli dans les structures de la petite enfance, il serait souhaitable pour son bien-être que cette dernière joue un rôle de passerelle entre la structure et les écoles maternelles. Certaines structures de la petite enfance jouent ce rôle d'accompagnement et de suivi pour une intégration progressive dans le système scolaire41(*). Il faudrait, cependant, qu'il soit généralisé à toutes les structures, qu'il soit inscrit dans leur projet d'établissement.

On a pu voir que l'enfant en situation de handicap est confronté dès sa naissance aux difficultés de la vie, de par son handicap et du fait du regard que les autres portent sur lui. Alors, cet être qui n'a demandé à personne de vivre, à personne de naître comme ça se retrouve coincé entre deux pensées, ne pas prendre en compte ce regard et aller de l'avant ou alors se renfermer sur lui-même et accentuer les conséquences du handicap. Il ne faut pas voir en la différence de la peur, il faut la voir comme une chose qui complète les éléments qui constituent la vie. Le handicap fait partie d'un tout et ce tout c'est nous.

Lorsque l'on aura compris cela, peut-être que le monde changera, que les mentalités s'amélioreront, que les discriminations cesseront, qu'il n'y aura plus de différences. Tout ne sera alors que bonheur et les choses sembleront s'accorder en harmonie.

C'est ce que l'on se plaît à penser ... .

Annexes

Table des annexes

Annexe 1 : Questionnaire de l'évaluation du Réseau Différence et Petite Enfance 51

Annexe 2 : Grille entretien professionnel 55

Annexe 3 : Grille entretien famille 56

Annexe 4 : Entretien Crèche Barbusse 57

Annexe 5 : Entretien « Jardin des enfants » 59

Annexe 6 : Entretien « Quivogne » 62

Annexe 7 : Entretien « Saint Bernard » 65

Annexe 8 : Entretien « Montchatons » 68

Annexe 9 : Entretien « Saint Maurice » 71

Annexe 10 : Entretien Centre Médico Psychologique 73

Annexe 11 : Entretien Caisse d'Allocations Familiales 76

Annexe 12 : Entretien Conseil Général du Rhône 78

Annexe 13 : Entretien Direction de la Prévention et de la Santé de l'Enfant 81

Annexe 14 : Entretien Coordinatrice Petite Enfance, ville de Lyon 83

Annexe 15 : Entretien Elue du 6ème arrondissement de Lyon 86

Annexe 16 : Entretien Elue du 8ème arrondissement de Lyon 88

Annexe 17 : Entretien Famille 90

Annexe 18 : Organigramme du Réseau Différences et Petite Enfance 92

Annexe 19 : Historique de l'association « Une souris verte » 93

Annexe 1 : Questionnaire de l'évaluation du Réseau Différence et Petite Enfance

DIRECTION DE L'ENFANCE

EVALUATION DU RESEAU DIFFERENCE ET PETITE ENFANCE

QUESTIONNAIRE AUX ADHERENTS

NOM DE L'ETABLISSEMENT OU DE L'INSTITUTION :

1. Questions générales sur le Réseau 

Vous avez adhéré au réseau différence et petite enfance les années suivantes

OUI NON

2004

2005

2006

2007

2008

Quelles étaient vos motivations pour adhérer ?  :

Comment avez-vous eu connaissance du réseau ?

2. Questions sur les activités proposées par le réseau

a. Ateliers professionnels

Vous utilisez ou avez utilisé les ateliers professionnels oui non

Si non, pourquoi ?

Si oui :

Etes-vous satisfaits des thèmes proposés : oui non si non, pourquoi ?

Etes-vous satisfaits :

- De l'organisation proposée  oui non si non, pourquoi ?

- Du rythme oui non si non, pourquoi ?

- De la durée oui non si non, pourquoi ?

- De la taille des groupes oui non si non, pourquoi ?

- Lieu  oui non si non, pourquoi ?

Combien de personnes de votre établissement ont participé depuis 2004 ?

Que vous ont-ils apporté dans la pratique quotidienne ?

Quels thèmes souhaiteriez- vous voir abordés ou repris ?

b. Les outils d'information

La lettre info pro 

La recevez-vous régulièrement ? oui non

La consultez-vous régulièrement ? oui non

Est-elle mise à disposition dans votre établissement ? oui non

L'utilisez vous comme support d'échange avec vos collègues ? oui non

Correspond-t-elle à vos besoins ? oui non

Si non, pourquoi ? forme, contenu, rythme ...

Les cahiers techniques (Actes du 1° colloque, accueillir un jeune enfant autiste, dvd)

Avez-vous ces documents dans votre établissement ? oui non

Les utilisez-vous ? oui non

Auriez-vous besoin d'autres supports ? oui non

Sur quels thèmes ?

Le centre de documentation de l'association une souris verte

Connaissez-vous son existence ? oui non

Utilisez-vous ses services ? oui non

Satisfait-il vos besoins ? oui non

Si non, pourquoi ?

Le site Internet Une souris verte

Connaissez-vous son existence ? oui non

Utilisez-vous ses services ? oui non

Satisfait-il vos besoins ? oui non

Si non, pourquoi ?

c. Les soirées-débats

Comment recevez-vous l'information ?

L'information est-elle communiquée aux familles ? oui non

Par quelle voie ?

Avez-vous (ou une personne de votre équipe) participé au moins une fois ?

Si non, pourquoi ?

Combien de personnes de votre établissement ont participé à une soirée ?

Etes-vous satisfaits du contenu ? oui non

Etes-vous satisfaits des supports utilisés ? oui non

Quels apports pour votre pratique quotidienne ?

Par quels thèmes seriez vous intéressés ?

d. Les valisettes

Avez-vous participé à un groupe de travail sur les réalisations des valisettes oui non

Si oui, avez-vous été satisfait - de l'organisation  oui non

- de la taille du groupe  oui non

Avez vous déjà utilisé une valisette  oui non

Si non, pourquoi 

Etes-vous satisfait ? :

- du contenu oui non

- de la durée du prêt oui non

Quels apports pour votre pratique professionnelle ?

Autres commentaires, suggestions sur les activités du réseau :

Nous vous remercions d'avoir pris du temps pour répondre à ce questionnaire

Celui-ci a été rempli par :

- une seule personne oui non statut :

- en équipe oui non

MERCI DE RETOURNER CE QUESTIONNAIRE AVANT LE VENDREDI 13 MARS 2009

Par courrier : A l'attention de Mme FAURE Nicole

DIRECTION DE L'ENFANCE MAIRIE DE LYON 69205 LYON CEDEX 01

Par mail : nicole.faure@mairie-lyon.fr

Info pratique pour mettre une croix dans une case :

- vous devez cliquer sur la case

- une fenêtre « option de champ» apparaît avec case à cocher

- dans le champ : valeur par défaut vous trouverez deux options

o case désactivée

o case activée.

- Cliquer dans une des deux options puis sur OK.

Annexe 2 : Grille entretien professionnel

Grille d'entretien

Professionnel

L'objectif de ces entretiens est double. Il s'agira de recueillir des informations sur la question de l'accueil des enfants en situation de handicap et sur l'évaluation du Réseau Différences et petite Enfance (RDPE).

Cet entretien vise un public spécifique, à savoir, les professionnels de structures de petite enfance et des représentants institutionnels ayant des liens avec la petite enfance et le handicap.

I) Projet social

- Quelles sont vos missions sur l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

- Définir en quelques mots ces missions (juste pour CAMSP, CMP, CG)

- Vous sentez-vous investit dans ce champs ? (juste pour CAF, crèches, élues petite enfance, coordination, DPSE). Si oui, pourquoi ?

- Connaissez-vous sur votre territoire d'intervention les possibilités d'accueil existantes pour l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

- Vous sentez-vous suffisamment informé quant aux possibilités d'accueil, de soutien, d'accompagnement, pour l'enfant porteur de handicap, pour informer, orienter et conseiller les familles ?

- Quels sont les moyens, les outils dont vous disposez pour apporter de l'information et du soutien aux professionnels ?

II) Le Réseau Différences et Petite enfance

- Connaissez-vous le Réseau Différences et Petite Enfance ?

- Les activités du RDPE :

o Quelles activités connaissez-vous ?

o Lesquelles utilisez-vous ?

o Ce qui vous paraît intéressant ?

- Avez-vous adhérez au RDPE ? Si non, pourquoi ?

- Quelles ont été vos motivations d'adhésion ?

- Impact de votre participation sur votre travail ? pour l'équipe ? (juste pour crèches)

III) Autres

- Avez-vous connaissance de l'engagement de la Ville de Lyon sur l'accueil de jeunes enfants porteurs de handicap ?

- L'ouverture des établissements d'accueil de jeunes enfants, aux enfants porteurs de handicap, vous paraît-elle intéressante, pertinente et facilement réalisable ?

- Voyez-vous des limites, des freins en ce qui concerne l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

Annexe 3 : Grille entretien famille

Grille d'entretien

Famille

L'objectif de ces entretiens est d'avoir le point de vue des familles concernant l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ; sur leur parcours.

- Votre enfant est-il pris en charge dans une structure d'accueil collectif ?

- Comment avez-vous été orienté vers cette structure ?

- Comment avez-vous ressenti l'accueil ? (bon ou mauvais accueil)

- Les informations sur l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap, étaient-elles facilement accessibles ? complètes ?

- Racontez votre parcours.

- Avez-vous connaissance des outils à disposition des professionnels pour les accompagner dans l'accueil du handicap ?

Annexe 4 : Entretien Crèche Barbusse

Grille d'entretien

Professionnel

I) Projet social

- Quelles sont vos missions sur l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

On accueille un enfant comme un autre, on le prend dans sa globalité. Mission de socialisation, être au contact de la différence pour les autres enfants c'est bien et pour lui d'être dans un environnement sans soins c'est bien aussi. On prend en compte ses différences.

- Vous sentez-vous investit dans ce champs ? (juste pour CAF, crèches, élues petite enfance, coordination, DPSE). Si oui, pourquoi ?

Oui. C'est important que les enfants puissent évoluer dans un environnement « sain », qu'il n'y ait pas de distinction, de cloison. La petite enfance, c'est là où on peut le plus accueillir d'enfants en situation de handicap. De plus, on s'investit notamment par les formations, les stages sur le handicap. Travail intéressant mais qui ne se fait pas de partout.

- Connaissez-vous sur votre territoire d'intervention les possibilités d'accueil existantes pour l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

Dans le 8ème, dans le projet social du 8ème et en règle générale dans le projet social de la Ville de Lyon. Mais est-ce que dans toutes les crèches il y en a, ça je ne sais pas.

- Vous sentez-vous suffisamment informé quant aux possibilités d'accueil, de soutien, d'accompagnement, pour l'enfant porteur de handicap, pour informer, orienter et conseiller les familles ?

On travaille tout le temps avec les CAMSP ou avec des personnes qui suivent les enfants porteurs de handicap donc on est toujours en contact. Pas de ressources, mise à part la Souris Verte. On en parle avec le médecin de la crèche puis avec toutes personnes du réseau.

- Quels sont les moyens, les outils dont vous disposez pour apporter de l'information et du soutien aux professionnels ?

On a beaucoup travaillé dessus par rapport au projet. On le travaille en réunion, on en parle avec les personnes qui veulent s'informer. C'est un outil de travail et de communication.

Des formations sont proposées pour celles qui sont intéressées. Et il y a aussi des formations avec le CAMSP.

II) Le Réseau Différence et Petite enfance

- Connaissez-vous le Réseau Différences et Petite Enfance ?

Oui.

- Les activités du RDPE :

o Quelles activités connaissez-vous ?

o Lesquelles utilisez-vous ?

Formation. Bientôt les valisettes.

o Ce qui vous paraît intéressant ?

Trop tôt pour dire si c'est intéressant ou pas car nous avons adhéré en janvier mais on espère que ça va être une ressource ; ça ne peut être qu'un plus.

Et puis, les outils pour les enfants comme les valisettes sont aussi utilisables pour les autres enfants.

- Avez-vous adhérez au RDPE ? Si non, pourquoi ?

Oui.

- Quelles ont été vos motivations d'adhésion ?

J'étais en lien avec Raphaël Rossignol, qui est un ami à moi, et il me tenait à jour des formations qu'il y avait et il m'a proposé d'adhérer et donc après j'en ai parlé avec ma directrice et voilà. Après une discussion, on a adhéré. Ça été un enchaînement, du bouche à oreille.

- Impact de votre participation sur votre travail ? pour l'équipe ? (juste pour crèches)

Adhésion trop récente pour se prononcer.

III) Autres

- Avez-vous connaissance de l'engagement de la Ville de Lyon sur l'accueil de jeunes enfants porteurs de handicap ?

Par le projet social ; les réunions.

- L'ouverture des établissements d'accueil de jeunes enfants, aux enfants porteurs de handicap, vous paraît-elle intéressante, pertinente et facilement réalisable ?

Intéressante et pertinente oui. Mais je suis un peu pessimiste car ça demande beaucoup d'investissement et il y a encore beaucoup à faire.

Et ce n'est pas facilement réalisable.

- Voyez-vous des limites, des freins en ce qui concerne l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

Les limites pour nous c'est les limites médicales ; on n'a pas d'infirmière. Pas moyens de les accueillir dans de bonnes conditions. Si l'enfant est agressif envers les autres, s'il fait des mouvements brusques, par rapport aux touts petits que l'on accueille ce n'est pas sécurisant.

Annexe 5 : Entretien « Jardin des enfants »

Grille d'entretien

Professionnel

I) Projet social

- Quelles sont vos missions sur l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

- Définir en quelques mots ces missions (juste pour CAMSP, CMP, CG)

6 places réservées tous les jours. Suivi par le CAMSP et CMP. Accueil temps partiel ou temps complet.

Suivi par CAMSP, les enfants ont leur temps de rééducation pendant leur temps de garderie.

- Connaissez-vous sur votre territoire d'intervention les possibilités d'accueil existantes pour l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

Différentes crèches, souris verte. Connaissance de dizaine de crèches qui accueille 1 ou 2 enfants porteurs de handicap ; c'est le cas dans la majorité des crèches.

- Avez-vous une assez bonne connaissance des possibilités d'accueil, de soutien, d'accompagnement pour l'enfant porteur de handicap, pour informer, orienter et conseiller les familles ?

Lien permanent et fréquent avec CAMSP et CMP, consultation petite enfance. Crèche du 9ème.

- Quels sont les moyens, les outils dont vous disposez pour apporter de l'information et du soutien aux professionnels ?

Personnel reçoit tous les jours la visite d'éducateurs, rééducateurs et quand ce n'est pas le CAMSP, il y a un accord par lequel les équipes qui s'occupent d'enfants porteurs de handicap viennent nous rencontrer tous les mois ou tous les deux mois. Rencontre régulière ; fréquent pour le CAMSP et moins fréquent pour les équipes, pour de ce qui est des éléments d'accueil d'enfants porteur de handicap.

II) Le Réseau Différences et Petite enfance

- Connaissez-vous le Réseau Différences et Petite Enfance ?

OUI

- Les activités du RDPE :

o Quelles activités connaissez-vous ?

Réunions de travail mensuel ; ateliers, lettre info pro.

o Lesquelles utilisez-vous ?

Lecture de la lettre info pro. Ateliers valisettes. Intervention dans le forum annuel.

Valisette « éveil musical » : je ne l'utilise pas car j'ai moi-même participé au projet, c'était super, mais j'ai tous les instruments qu'il me faut. (EJE).

o Ce qui vous paraît intéressant ?

Forum, rencontre avec d'autres professionnels. Facilement réalisable et très bien.

- Avez-vous adhérez au RDPE ? Si non, pourquoi ?

OUI

- Quelles ont été vos motivations d'adhésion ?

Projet propre inscrit dans le réseau ; On fait parti depuis toujours, avant même le réseau, d'une coordination avec PMI et souris verte. C'était naturel.

III) Autres

- Avez-vous connaissance de l'engagement de la Ville de Lyon sur l'accueil de jeunes enfants porteurs de handicap ?

Féliciter. Soutien notre budget ; locaux confiés pour 18 ans.

- Voyez-vous des limites, des freins en ce qui concerne l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

Accueil « républicain ». Tout enfant quelque soit son handicap peut être accueilli sous réserve de graves dangers médicaux.

Cela implique un sur-encadrement, un espace suffisant ; ce que nous avons. Cela est indispensable. Et il y a un soutien des équipes soignantes.

& La crèche a été crée pour ça. C'est une association des infirmes cérébraux qui a imaginé un service de soins pour tout petit mais pour un accueil non médical, ouvert sur le quartier et pour les enfants porteurs de handicap sur toute la ville et l'agglomération. Toutes les administrations de la ville ont suivi (Michel Noir, Raymond Barre et maintenant Gérard Collomb). Une continuité qui a traversé les aléas politiques et qui ne s'est jamais démenti.

Et puis, il y a eu l'ouverture progressive de toutes les crèches ; il y a encore quelques exceptions réticentes mais de moins en moins.

Il n'y a pas de limite : tous ceux qui viennent travailler à la crèche savent qu'ils vont avoir des enfants en situation de handicap. Toute crèche à l'embauche doit l'annoncer de façon que ce soit une question qui ne se pose pas.

Forum avec le personnel des crèches. Nous, on reste très simple. Rencontre avec le personnel de la Ville de Lyon. Secondés par des professionnels thérapeutiques. C'est un cadre précis.

Nous faisons du multi-accueil.

On manque de bras ; une personne en plus serait bien ; car quand on accueille un enfant en situation de handicap et qu'il lui faille au moins une heure pour manger, c'est un professionnel qui se chargera de lui mais en attendant il y a les autres enfants à s'occuper, c'est en cela qu'on peut dire qu'on manque de bras mais comme on se dit comme une quelconque crèche on ne peut pas alors demander du personnel en plus.

Dans chaque activité on veut mettre 1/3 des enfants porteurs de handicap, c'est notre règle d'or.

Nous on demande que ça de partager notre expérience. On différencie bien le côté thérapie et le côté accueil, crèche ; et les enfants le savent bien.

Pour le personnel, il n'y a pas de personnel pour une tâche bien particulière, tout le monde fait tout.

Annexe 6 : Entretien « Quivogne »

Grille d'entretien

Professionnel

I) Projet social

- Quelles sont vos missions sur l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

Je ne sais pas si on a des missions spécifiques. Justement, on avait fait un travail sur l'accueil de l'enfant porteur de handicap dans le cadre d'un CRM avec le projet de Lyon. Et ce qui est ressortit c'est qu'on n'était pas un lieu d'accueil spécialisé donc l'objectif est d'accueillir les enfants comme les autres. Dans le projet de vie, c'est prendre en compte leur personnalité, leurs difficultés propres mais en fait pour chaque enfant. Alors les missions c'est l'éveil, la découverte, l'accompagnement vers l'autonomie, la socialisation. Accueillir les parents comme les autres parents et les enfants comme les autres enfants.

- Vous sentez-vous investit dans ce champs ? (juste pour CAF, crèches, élues petite enfance, coordination, DPSE). Si oui, pourquoi ?

C'est une jonction légale. C'est une obligation légale. Il faut mieux s'approprier le projet, travailler dessus, s'investir. Il y a une certaine reconnaissance, difficile mais elles se sentent investit d'une mission. Mais à la base c'est une obligation légale.

- Connaissez-vous sur votre territoire d'intervention les possibilités d'accueil existantes pour l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

Structures associatives je ne sais pas ; je sais qu'il y a Célestin et Célestine qui accueille des enfants porteurs de handicap. J'ai eu des échos des parents dont l'enfant n'aurai pas été accueilli. Au niveau des établissements, je travaille en relation avec des CAMSP, bon sur le coup ce sont avec des CAMSP de Villeurbanne, et PMI.

- Vous sentez-vous suffisamment informé quant aux possibilités d'accueil, de soutien, d'accompagnement, pour l'enfant porteur de handicap, pour informer, orienter et conseiller les familles ?

Oui et non. C'est quand on est confronté à la situation que l'on va chercher. On ne les a pas a priori. On a accueilli un enfant porteur de handicap donc on était en relation avec le CAMSP et on connaît les acteurs mais a priori on n'a pas d'informations, on manque d'informations. Le réseau aide.

- Quels sont les moyens, les outils dont vous disposez pour apporter de l'information et du soutien aux professionnels ?

Le réseau en fait partie. Je cherche beaucoup à les impliquer. Avec le CAMSP de Villeurbanne on a pu organiser, avec une éducatrice qui vient régulièrement, une visite au CAMSP, pour leur montrer le matériel. C'était beaucoup les impliquer dans le travail, des échanges entre professionnels, de la documentation et des formations.

II) Le Réseau Différences et Petite enfance

- Connaissez-vous le Réseau Différences et Petite Enfance ?

Oui. Depuis 4-5 ans adhérents.

- Les activités du RDPE :

o Quelles activités connaissez-vous ?

Formation, lettre info pro (classeur), les valisettes (c'est quelque chose que j'aurai bien aimé emprunter mais c'est compliqué il faut aller les chercher).

o Lesquelles utilisez-vous ?

Les plus concrètes se sont les formations.

o Ce qui vous paraît intéressant ?

Formation. Il y a beaucoup de choses d'intéressants. Le café des parents pour les familles mais ils ont les informations à disposition.

- Avez-vous adhérez au RDPE ? Si non, pourquoi ? oui

- Quelles ont été vos motivations d'adhésion ?

Un désir de se tenir informé et de disposer de moyens, évoluer, réfléchir à sa propre pratique, service, aide pour les familles (travail facilitant) ; savoir qu'il y a un lieu, mise en réseau, qu'ils se sentent pas seuls.

- Impact de votre participation sur votre travail ? pour l'équipe ? (juste pour crèches)

Le reste est un peu moindre. A part les formations. Et est-ce qu'elles savent que les formations c'est le réseau ? L'impact des formations, on le voit dans la pratique, au niveau des réflexions de l'accueil c'était nouveau, ex : équipe était sur la protection, trop tourné vers l'enfant. C'est quelque chose que je remarque moins ; maintenant on les accueille comme les autres. Ca leur a permis de poser les angoisses.

On pense souvent que quand on accueille un enfant différent il faut des moyens (rampe d'accès) alors qu'on a des ressources dans la crèche on peut les utiliser. Pour les déficients visuels, on a des jeux sensoriels qu'on peut utiliser avec d'autres enfants. Au niveau des familles, parents angoissés, évoluer dans la mentalité pour accueillir les parents. Au début, un exemple, les parents étaient très envahissants, restaient dans le couloir et au lieu de se dire « ils sont dans le couloir encore » et bien on prend le parent comme il est dans sa mentalité, avec ses difficultés.

III) Autres

- Avez-vous connaissance de l'engagement de la Ville de Lyon sur l'accueil de jeunes enfants porteurs de handicap ?

Par le biais du projet social. Obligation légale, on doit l'appliquer ; crèche doit accueillir ça fait parti de nos missions.

- L'ouverture des établissements d'accueil de jeunes enfants, aux enfants porteurs de handicap, vous paraît-elle intéressante, pertinente et facilement réalisable ?

Intéressante, pertinente oui. Facilement réalisable, pas toujours. Question de moyens et ça dépend du handicap. Des fois, on a l'inverse, on croit qu'on ne peut pas accueillir alors que non. Il faut trouver un équilibre.

- Voyez-vous des limites, des freins en ce qui concerne l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

Equipes, mais pas toutes. Des fois, on pense que ça va être difficile mais en fait non. On en discute. Limite des mentalités. Est-ce qu'un enfant a vraiment sa place, c'est vraiment intéressant pour un enfant qui a beaucoup de difficulté de le mettre dans un environnement avec des enfants sains. Est-ce qu'on peut lui apporter quelque chose.

Limite par rapport à la famille car les parents ne sont pas près des fois.

Elles sont très volontaires et investit.

Annexe 7 : Entretien « Saint Bernard »

Grille d'entretien

Professionnel

I) Projet social

- Quelles sont vos missions sur l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

Comme pour les autres enfants, c'est leur proposer un lieu de vie, d'accueil, qui leur permettrait de se socialiser, de permettre aux parents d'avoir une activité professionnelle ou autre. Et une dimension de prévention (éviter l'isolement des familles - accompagnement famille et enfant - accompagnement des équipes). Apprentissage de la séparation. Ce sont les mêmes missions que les autres enfants.

- Vous sentez-vous investit dans ce champs ? (juste pour CAF, crèches, élues petite enfance, coordination, DPSE). Si oui, pourquoi ?

Oui.

- Connaissez-vous sur votre territoire d'intervention les possibilités d'accueil existantes pour l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

Oui. Commission à la crèche depuis 2 ans, constituée de professionnels de nos structures. Réflexion sur comment accueillir. Protocole à mettre en place. A la suite de cette réunion de commission, une rencontre avec des partenaires pour travailler autour du handicap (CMP, PMI, crèche, Souris Verte, Hénon, Jardin d'Ainay, CAMSP).

- Vous sentez-vous suffisamment informé quant aux possibilités d'accueil, de soutien, d'accompagnement, pour l'enfant porteur de handicap, pour informer, orienter et conseiller les familles ?

Avec le travail qu'on mène, on travaille de mieux en mieux. Plus on se connaît plus on a envie de travailler ensemble, démarche volontaire de la part des structures. On en reçoit mais noyé dans la masse. Chaque enfant, chaque famille est particulière donc l'accueil est particulier à chacun avec des personnes ressources spécifiques. Le réseau donne les informations mais il faut aussi aller chercher. On en reçoit mais noyées dans la masse.

- Quels sont les moyens, les outils dont vous disposez pour apporter de l'information et du soutien aux professionnels ?

Formation, Souris Verte, Corum, Réseau. Des fois, des personnes peuvent venir (thérapeute), CAMSP.

Puis en interne, travail de réflexion, commission, réunion d'équipe. Et suite à nos réunions de commissions, nous avons mis en place un classeur pour toutes les informations sur le handicap.

II) Le Réseau Différences et Petite enfance

- Connaissez-vous le Réseau Différences et Petite Enfance ?

Oui.

- Les activités du RDPE :

o Quelles activités connaissez-vous ?

Valisettes, soirées-débats, formation, ateliers.

o Lesquelles utilisez-vous ?

Ateliers, valisettes, soirées-débats. (manque d'informations quant aux différentes activités).

o Ce qui vous paraît intéressant ?

Expériences partagées, le vécu, s'adapter, réagir au cas par cas. Echanger nos questionnements.

- Avez-vous adhérez au RDPE ? Si non, pourquoi ?

Oui.

- Quelles ont été vos motivations d'adhésion ?

Expérience, accueil de l'enfant différent, ponctuel mais les équipes sont partie prenante. Les équipes fédèrent, c'est un travail de réflexion. Et s'ouvrir à d'autres partenaires, ça permet d'enlever les appréhensions.

- Impact de votre participation sur votre travail ? pour l'équipe ? (juste pour crèches)

Soutien, outil qui est bénéfique aux enfants. C'est constructif et les activités adaptées aux enfants en situation de handicap servent aussi pour les autres enfants donc ça leur est bénéfique. Comme c'est bénéfique aux autres enfants, c'est plus « on accueille un enfant en situation de handicap » mais « on accueille un enfant ».

On fait du lien ; des fois on ne peut pas aller plus loin mais ça ne veut pas dire qu'on laisse cette famille de côté.

III) Autres

- Avez-vous connaissance de l'engagement de la Ville de Lyon sur l'accueil de jeunes enfants porteurs de handicap ?

Cela fait partie du projet social de la ville. Ils ont mandaté la Souris Verte pour faire exister le réseau. Cela fait partie de leurs préoccupations. Il y a aussi un engagement financier.

- L'ouverture des établissements d'accueil de jeunes enfants, aux enfants porteurs de handicap, vous paraît-elle intéressante, pertinente et facilement réalisable ?

Facilement réalisable non mais réalisable oui. Ça demande soit un temps de réflexion soit de dégager des professionnels pour qu'ils aillent se former. Le Conseil Général qui finance. Mais il n'y a pas de prise en compte du financement.

- Voyez-vous des limites, des freins en ce qui concerne l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

Selon le handicap, le temps d'accueil est modulable. Ce qui importe c'est le bien-être et la sécurité de l'enfant et le bien-être et la sécurité des autres enfants. Il faut que ça puisse être en harmonie. Et du point de vue de la manutention, il faut que l'équipe soit en sécurité.

Sur le point de vue relationnel, il peut aussi avoir des limites.

Par contre pour toutes les autres familles, c'est très enrichissant, questionnant ; elles ont un autre regard.

Il faut trouver le juste milieu, les temps d'accueil adaptés pour l'enfant, sa famille, les autres enfants et l'équipe. Ça demande une réflexion dynamique des différentes équipes ; mobilisation au dépens de toute l'équipe. Ça fédère les équipes.

La loi ne fait pas tout.

& On accueille des enfants en stuation de handicap mais ce sont des handicaps légers. Le travail de commission se poursuit. On répond à tous les appels à projets. On a le soutien de la ville.

La lettre info pro est trop dense ; il faudrait donner les informations principales et donner les liens pour aller voir plus en détail. Trop d'informations, donc les choses principales se noient.

Annexe 8 : Entretien « Montchatons »

Grille d'entretien

Professionnel

I) Projet social

- Quelles sont vos missions sur l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

C'est un projet avec l'auxiliaire de puériculture, qui est absente, et c'est elle qui avait fait un stage à la Souris Verte et qui avait aussi une formation. On ne savait pas s'il fallait qu'on fasse les démarches et on nous a dit non non il faut attendre. Courrier de SV qui nous a envoyé une famille. On recevait un enfant autiste. On a allégé les horaires car au moment de l'accueil des parents de 16h30 à 17h30, il était perturbé. L'autre année on a encore allégé encore plus. On est entrain de créer un livret pour les familles, pour que chacun trouve sa place. On travaille étroitement avec le médecin de la crèche, Mme Pujol. On travaille beaucoup avec elle pour de ce qui est de la santé publique. Une fois par mois, il y a une réunion, différentes rencontres ; un compte rendu est fait pour un réajustement un questionnement.

A un moment donné c'était lourd. Pour répondre à l'accueil, on s'est aperçu que l'équipe était épuisée, l'enfant avait un comportement agressif le soir où les parents des autres enfants arrivent. Les parents étaient surpris et choqué, les enfants reproduisaient le comportement de l'enfant. Des parents ont écris à la PMI. On s'est dis on va essayer de parler avec ses parents, le mieux c'est d'en parler avec ces parents, d'organiser des rencontres pour que les parents puissent s'exprimer. La présidente a pu mettre des mots à cette situation, les parents ont aussi pu s'exprimer.

Vidéo donnée par la SV et on va en passer un bout.

On a une mamie bénévole qui vient le jeudi, et en s'occupant de lui, elle permet de faire respirer l'équipe et de recentrer sur les autres enfants parce que ça demande une vigilance.

- Vous sentez-vous investit dans ce champs ? (juste pour CAF, crèches, élues petite enfance, coordination, DPSE). Si oui, pourquoi ?

Oui.

- Connaissez-vous sur votre territoire d'intervention les possibilités d'accueil existantes pour l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

Oui. Souris Verte uniquement.

- Vous sentez-vous suffisamment informé quant aux possibilités d'accueil, de soutien, d'accompagnement, pour l'enfant porteur de handicap, pour informer, orienter et conseiller les familles ?

On n'a pas été confronté à ça. Educatrice qui fait le lien avec l'extérieur. Professionnels doivent accueillir l'ensemble des parents et la mère a bien compris que c'était à la fois pour le bien être de son enfant et du groupe qu'il était préférable d'alléger ses horaires. On a un devoir d'accueillir chaque parent et le personnel doit être disponible pour tous les parents ; on ne pouvait pas assurer un maximum de temps à cet enfant.

- Quels sont les moyens, les outils dont vous disposez pour apporter de l'information et du soutien aux professionnels ?

Outils pour impliquer dans les rencontres avec Mme Verra. S'exprimer sur l'enfant et ses ressentis. Pas le même regard, pas le même ressentis.

II) Le Réseau Différences et Petite enfance

- Connaissez-vous le Réseau Différences et Petite Enfance ?

Oui.

- Les activités du RDPE :

o Quelles activités connaissez-vous ?

Soirée-débat ; information médiatique

o Lesquelles utilisez-vous ?

o Ce qui vous paraît intéressant ?

- Avez-vous adhérez au RDPE ? Si non, pourquoi ?

Non ;

- Quelles ont été vos motivations d'adhésion ?

- Impact de votre participation sur votre travail ? pour l'équipe ? (juste pour crèches)

III) Autres

- Avez-vous connaissance de l'engagement de la Ville de Lyon sur l'accueil de jeunes enfants porteurs de handicap ?

On le sent très fort. Ne serait-ce que pendant les réunions sur le projet social. Echanges, crèches municipales parlent de leurs expériences. On s'échange nos savoir-faire. A travers l'émulation et on voit ce que l'autre peut trouver d'intéressant.

- L'ouverture des établissements d'accueil de jeunes enfants, aux enfants porteurs de handicap, vous paraît-elle intéressante, pertinente et facilement réalisable ?

Il faut une architecture particulière. Intéressante oui, il n'y a pas de démarche à faire, de publicité et le temps que les parents puissent intégrer tout ça l'enfant est déjà grand. Sans faire de discrimination, il y certains handicaps qui sont différents. On est toujours avec un personnel en moins, et pour accueillir il faut une équipe qui soit confortable.

Faire des réunions avec les parents, réunion d'informations. Est-ce qu'on dit aux parents ou pas ? Est-ce qu'on doit leur dire ? Impression de leur rendre compte. Après ils vont croire qu'ils ont leurs mots à dire. On avait peur de cristalliser ça. Mettre des mots dessus.

Ça représente la société et ils ont bien senti que nous on tenait à notre projet.

- Voyez-vous des limites, des freins en ce qui concerne l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

Il y a une réalité, on n'a pas de stabilité et c'est une réalité. Limite professionnelle : on jongle avec le personnel. Avec la bénévole, ça allait. Il faut se donner les moyens de s'insérer ; tout est faisable s'il y a un minimum de professionnel et en fonction du handicap.

Pas facile pour les parents, toutes les démarches administratives. Peut être qu'il y a des possibilités qu'on ignore, les différentes possibilités de se faire aider.

La formation c'est bien mais ce n'est que théorique ; reprendre le projet pour faire des échanges entre professionnels de différents établissements.

Infirmière est incontournable, quand il y a un enfant nécessitant des soins et bien une procédure mise en place, on fait le point. Notions de règles professionnelles à prendre en compte car risque de problèmes juridiques quant à sa responsabilité en tant que professionnel. La mère dit oui mais le médecin dit que je peux le faire mais elle c'est une professionnelle et ça engage sa responsabilité.

Annexe 9 : Entretien « Saint Maurice »

Grille d'entretien

Professionnel

I) Projet social

- Quelles sont vos missions sur l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

L'aider à grandir à travers sa place dans un groupe.

Soutien aux familles.

- Vous sentez-vous investit dans ce champs ? (juste pour CAF, crèches, élues petite enfance, coordination, DPSE). Si oui, pourquoi ?

Oui. Engagé à plein temps. C'est inscrit dans notre projet d'établissement.

- Connaissez-vous sur votre territoire d'intervention les possibilités d'accueil existantes pour l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

En principe toutes les structures doivent accueillir. Souris Verte, CMP, CAMSP Duchère. Eveil et joie, centre d'accueil qui accueille des enfants lourdement handicapés.

- Vous sentez-vous suffisamment informé quant aux possibilités d'accueil, de soutien, d'accompagnement, pour l'enfant porteur de handicap, pour informer, orienter et conseiller les familles ?

Pour le passage dans une autre structure on ne connaît pas tout. On prend appui sur notre médecin de crèche (qui a travaillé au SESSAD). Réseau autour du handicap.

- Quels sont les moyens, les outils dont vous disposez pour apporter de l'information et du soutien aux professionnels ?

Formation. Demande de formation pour une 2ème. Rencontres organisées par la Souris Verte. Beaucoup de communication du réseau à l'encontre des professionnels de la Ville de Lyon.

Formation enfant, malentendant, marionnettes et conférence.

II) Le Réseau Différences et Petite enfance

- Connaissez-vous le Réseau Différences et Petite Enfance ?

Oui.

- Les activités du RDPE :

o Quelles activités connaissez-vous ?

o Lesquelles utilisez-vous ?

Valisettes, formation, soirée-débats, lettre info pro, centre de documentation.

o Ce qui vous paraît intéressant ?

Toutes intéressantes. Formation que d'une demi-journée c'est intéressant pour organiser les équipes et tout le monde peut y participer.

- Avez-vous adhérez au RDPE ? Si non, pourquoi ?

Oui.

- Quelles ont été vos motivations d'adhésion ?

Le fait d'accueillir des enfants porteurs de handicap était dans notre projet social. On était toutes partantes donc on a eu conscience qu'on aurait besoin d'aide donc on a adhéré au réseau.

- Impact de votre participation sur votre travail ? pour l'équipe ? (juste pour crèches)

Difficile à évaluer. Ça nous a permis d'aller plus loin dans notre travail de prévention. Plusieurs enfants ont été dépistés. Ça a permis de nous donner plus d'assurance. De fait qu'on soit petite enfance, on fait de la prévention donc travail de prévention auprès des tout-petits qui est important.

III) Autres

- Avez-vous connaissance de l'engagement de la Ville de Lyon sur l'accueil de jeunes enfants porteurs de handicap ?

Projet social général de tous les établissements. Nicole Faure nous transmet régulièrement des informations ce qui stimule les équipes et c'est intéressant.

- L'ouverture des établissements d'accueil de jeunes enfants, aux enfants porteurs de handicap, vous paraît-elle intéressante, pertinente et facilement réalisable ?

Intéressante et pertinente oui. Facilement réalisable : tout dépend de la configuration des locaux, du nombre d'enfant, de l'enfant, du handicap, de l'équipe.

C'est bien de réfléchir en équipe et de se donner les moyens de le faire.

- Voyez-vous des limites, des freins en ce qui concerne l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

Les limites c'est l'encadrement des professionnels qualifiés sur lequel on peut s'appuyer. Après ça met tous les enfants en difficulté si l'encadrement baisse. Depuis quelques mois c'est fluctuant. Là actuellement, on accueille 2 enfants en situation de handicap et peut-être qu'à l'avenir on n'accueillera qu'un seul enfant pour tenir l'engagement envers l'enfant en situation de handicap, sa famille et les autres enfants. Au départ, on avait la possibilité de demander un demi poste en plus mais ce n'est plus d'actualité.

Limites matérielles : nous on a une structure à étage même si on a un ascenseur ben il faudrait qu'il soit au RDC. Dans notre structure, on n'a pas d'infirmière donc si l'enfant doit avoir des traitements médicaux particuliers, on ne pourrait pas le faire.

Annexe 10 : Entretien Centre Médico Psychologique

Grille d'entretien

Professionnel

I) Projet social

- Quelles sont vos missions sur l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

- Définir en quelques mots ces missions (juste pour CAMSP, CMP, CG)

Moi je suis dans le service de pédopsychiatrie qui est dans le 3ème et le 8ème, qui est rattaché à l'hôpital psychiatrique du centre hospitalier de Vinatier et qui a pour mission d'assurer les soins sur une population spécifique, de 0 à 18 ans, de soins pédopsychiatriques, autour de psychopathologies des petits enfants, de l'enfant et l'adolescent.

- Connaissez-vous sur votre territoire d'intervention les possibilités d'accueil existantes pour l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

Des enfants porteurs de handicap, aujourd'hui, on ne sait pas ce que ça veut dire. Le handicap est un concept qui a tellement évolué, déjà avec la loi de 2005 et la MDPH où les évolutions réglementaires, nous amène à faire évoluer le concept, de voir  « handicap » comme préjudice social ou défaut de participation sociale, ce qui va supposer une compensation financière, technique et la définition très généraliste. Il va falloir désigner un handicap qui va supposer un aide technique, financière. Qui n'est pas porteur de handicap ? Du côté du soin, on ne peut pas partager complètement ce concept de handicap ; on l'entend dans ce qu'il traduit une évolution sociétale qui nous amène à penser le handicap comme un défaut de participation sociétale. Les enfants qu'on reçoit parce qu'ils souffrent de troubles psychopathologique, qui entrainent dans sa vie sociétale et sa vie scolaire, des difficultés d'adaptation. Quel accompagnement peut-on proposer aux familles dont l'enfant est porteur de handicap psychique (englobe les enfants qui ont des troubles psychopathologiques).

On travaille avec les équipes de PMI, les crèches municipales, associatives, DPSE, MDR, service de l'enfance, sauvegarde de l'enfance. On travaille beaucoup avec les services d'accueil. Comment peut s'articuler l'éducatif et le sanitaire.

- Vous sentez-vous suffisamment informé quant aux possibilités d'accueil, de soutien, d'accompagnement, pour l'enfant porteur de handicap, pour informer, orienter et conseiller les familles ?

On est beaucoup sollicité, surtout l'assistante sociale, par les familles dont l'enfant est en soins ambulatoires. Pour accompagner et guider dans les services comme la MDPH mais les familles sont très égarées ; la MDPH n'est pas adéquat pour les familles. Très présent dans l'accompagnement. Prestations spécifiques, structures de loisirs adaptés. On travaille beaucoup avec les professionnels d'halte-garderie. Très présent sur ces missions là.

- Quels sont les moyens, les outils dont vous disposez pour apporter de l'information et du soutien aux professionnels ?

Relation d'aide et de soutien qu'on a de par notre expérience. Participation interprofessionnelle. Groupe sur le handicap.

Structures de garde, actualités qu'on essaie de suivre. Partenariat.

Evolution de la réglementation.

II) Le Réseau Différences et Petite enfance

- Connaissez-vous le Réseau Différences et Petite Enfance ?

- Les activités du RDPE :

o Quelles activités connaissez-vous ?

o Lesquelles utilisez-vous ?

o Ce qui vous paraît intéressant ?

On conseille très souvent le site quand la famille veut voir d'autres parents, car se sont des personnes qui partagent la même période, qui cherche un autre regard que celui des professionnels.

Centre de documentation.

Travail avec halte-garderie de la Souris Verte et les crèches municipales.

- Avez-vous adhérez au RDPE ? Si non, pourquoi ?

Oui.

- Quelles ont été vos motivations d'adhésion ?

Repérer et travailler avec les partenaires qui accompagnent les enfants et familles autour des difficultés de l'enfant.

III) Autres

- Avez-vous connaissance de l'engagement de la Ville de Lyon sur l'accueil de jeunes enfants porteurs de handicap ?

Evolutions réglementaires ont changées la politique des départements et des municipalités.

Comment cette multiplicité des dispositifs s'articule et maintient sa pertinence ?

- L'ouverture des établissements d'accueil de jeunes enfants, aux enfants porteurs de handicap, vous paraît-elle intéressante, pertinente et facilement réalisable ?

Toujours tenter d'exister. La question de l'intégration est plus présente mais je reste prudente car de quelle intégration parle-t-on ? Quelle place réelle donne-t-on à la personne qui est différente ?

La loi de 2005 est très généreuse dans ses principes ; dans sa pratique, il est trop tôt pour voir s'il y a des progrès.

Quels moyens donne-t-on ? La question des AVS, EVS, c'est complexe.

Je crains qu'à développer autant les services à la personne, l'idée est généreuse mais quand parallèlement on supprime des postes : précarité de fonction, des statuts. Et ce n'est pas aussi bénéfique qu'on puisse le dire. On dé-professionnalise beaucoup et on déspécialise beaucoup.

- Voyez-vous des limites, des freins en ce qui concerne l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

La question est de voir comment on pense la place de l'Autre dans la société. Société qui évolue au point de se poser la question de comment penser la place de l'individu dans un groupe. Si le groupe est attaqué, l'institution est attaquée.

Et une fois qu'il est dans le groupe, comment est-il dans le groupe ?

On n'est pas seulement dans une société qui prône l'individu, c'est le soi à soi.

On s'interroge sur la place de chacun.

Annexe 11 : Entretien Caisse d'Allocations Familiales

Grille d'entretien

Professionnel

I) Projet social

- Quelles sont vos missions sur l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

La Caf normalement n'a pas de compétence. C'est du ressort des CPAM. Moyen par rapport à l'accueil, l'encadrement. C'est plus du ressort médical que du social. Nous n'avons pas un grand engagement dans ça. Mais il y a des associations.

Prix de revient. Souris Verte : familles d'exclusion (prix de revient : seuil d'exclusion doit pas dépasser un certain montant). Prix de revient horaire, 8€20 (prestation de service), 5€88.

Par rapport à la prestation de service, quand on dépasse 12€30 ; on fait une alerte.

- Vous sentez-vous investit dans ce champs ? (juste pour CAF, crèches, élues petite enfance, coordination, DPSE). Si oui, pourquoi ?

On est quand même concerné puisqu'on accepte les dérogations. Mais ce n'est pas une vraie politique nationale bien qu'ils soient entrain d'y réfléchir. On n'a pas de politique nationale. Caf, moyens, projet de service.

- Connaissez-vous sur votre territoire d'intervention les possibilités d'accueil existantes pour l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

Oui. Au niveau de l'encadrement car obligé d'avoir un sur-encadrement. PMI qui préconise l'encadrement. Roulement, personnel spécialisé, renfort. Liste des personnels, ses missions. Dès qu'il y a un accueil, on ne pénalise pas ces structures là.

Dans projet éducatif et pédagogique, c'est affiché. On voit tout de suite s'il y a un accueil privilégié ou pas.

- Vous sentez-vous suffisamment informé quant aux possibilités d'accueil, de soutien, d'accompagnement, pour l'enfant porteur de handicap, pour informer, orienter et conseiller les familles ?

Non, les familles ne viennent pas à la Caf. Peut-être au service social mais pas au service d'équipement, de gestion où je suis.

- Quels sont les moyens, les outils dont vous disposez pour apporter de l'information et du soutien aux professionnels ?

Il n'y a pas de stratégie nationale. Nous n'intervenons pas. A la formation en général mais pas au handicap.

II) Le Réseau Différences et Petite enfance

- Connaissez-vous le Réseau Différences et Petite Enfance ?

Personnellement non, mais j'en ai entendu parler.

- Les activités du RDPE :

o Quelles activités connaissez-vous ?

NON.

o Lesquelles utilisez-vous ?

o Ce qui vous paraît intéressant ?

- Avez-vous adhérez au RDPE ? Si non, pourquoi ?

- Quelles ont été vos motivations d'adhésion ?

- Impact de votre participation sur votre travail ? pour l'équipe ? (juste pour crèches)

III) Autres

- Avez-vous connaissance de l'engagement de la Ville de Lyon sur l'accueil de jeunes enfants porteurs de handicap ?

Oui. Mr Fournel. C'est nécessaire. On n'a pas de consignes particulières, vous faites pour le mieux. Ça fait des années que c'est latent ; on ne sait pas si on fait ou pas. Politique locale, on fait des dérogations. On n'a pas une vraie stratégie et pour nous c'est un manque. Problème récurent, problème dans lequel les politiques ont dû mal à s'attacher.

- L'ouverture des établissements d'accueil de jeunes enfants, aux enfants porteurs de handicap, vous paraît-elle intéressante, pertinente et facilement réalisable ?

Ouverture d'un établissement de jeunes enfants qu'avec des enfants porteurs de handicap, on ne pourrait pas subventionner.

Prestation de service, évolution politique et stratégie. Ça se fait couramment. Les structures ne refusent pas après il y a une organisation différente en terme d'encadrement mais qui n'est pas officielle donc nous on a trouvé un compromis.

Au niveau gouvernemental, ce n'est pas reconnu.

- Voyez-vous des limites, des freins en ce qui concerne l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

Si on met l'encadrement suffisant, qui dit moyens, je ne vois aucun frein. Budget, prestation de service. Si on veut un accueil de qualité, ça majore les coûts. Budget de fonctionnement trop important.

On attire leur attention sur leur compromis et on les invite à une meilleure gestion.

Ça évolue un peu mais l'accueil n'est pas régulier donc c'est à prendre en compte et si c'est officialisé.

Annexe 12 : Entretien Conseil Général du Rhône

Grille d'entretien

Professionnel

I) Projet social

- Quelles sont vos missions sur l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

- Définir en quelques mots ces missions (juste pour CAMSP, CMP, CG)

Mission d'accueil de tout enfant, par rapport au décret, accueille tout enfant y compris enfant en difficulté.

Mission principale c'est l'accompagnement des familles.

- Connaissez-vous sur votre territoire d'intervention les possibilités d'accueil existantes pour l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

Financement des établissements qui accueille sur le tiers de leur effectif. Donne des subventions par projet annuel dans le cadre d'enfant à caractère spécial, pas seulement handicap.

Actions concrètes : accompagnement sur le terrain, des familles, accueil physique. Lien très direct. Réunion commune entre professionnelle de la PMI et directrice qui permet de réfléchir, espace de passage avant la scolarisation.

Salon du handicap. Il y a des demandes des parents mais ils ne font pas forcément la démarche. Organisation qui peut se mettre en place. Formation du personnel sur une structure. Projet d'équipe, une spécificité.

Mutualité du Rhône, Souris Verte, Nicole Faure, formation auprès du personnel. Vraie réflexion commune ; pour que ça passe, il faut du soutien pendant le temps d'accueil ; partenariat avec CAMSP qui est important et partenaires aident à l'accompagnement des équipes dans ce cadre là.

Partenariat : PMI, Réseau, CMP, services hospitaliers, besoins de rencontres, lieu de ressources.

PMI, groupe : objectif est d'aider nos professionnels quand ils étaient confrontés à une famille ayant un enfant porteur de handicap. Pas faire à la place des professionnels mais les aider.

- Vous sentez-vous suffisamment informé quant aux possibilités d'accueil, de soutien, d'accompagnement, pour l'enfant porteur de handicap, pour informer, orienter et conseiller les familles ?

Souris Verte. Sur Caluire, dans le projet social des établissements les équipes sont prêtes à accueillir mais il y a de véritables demandes. Accueil qui se fait dans toutes les structures. En lien avec la PMI, s'articuler sur l'orientation de l'enfant à la sortie de la structure. Soutien même directement dans la structure.

Recueil de données : certaines ont vraiment cette dynamique et d'autres non ?

[CPAJE : multi-partenariat, vice président c'est la Caf, jeunesse et sport, DDASS, élus, écoles de formation, association et organisation syndical, invités. Instance qui voit comment l'offre et la demande sont en adéquation et compte-rendu annuel.]

- Quels sont les moyens, les outils dont vous disposez pour apporter de l'information et du soutien aux professionnels ?

Groupe ressource. CDAJE (sous commission) qui a des groupes de travail ; valide les décisions des sous-groupes et les fait remonter.

Soutien aux A.M. : Aspect financier, parents employeurs, même en terme de formation, il faut le faire remonter à ceux qui ont le pouvoir / les décisions.

Encore beaucoup à faire. Vis-à-vis des familles intéressant, c'est le réseau pour enfants porteur de handicap mais aussi accueil avec les A.M.. Pas de réponse publique par rapport à ça donc problème.

Réunion petite enfance sur territoire, école maternelle, relais.

II) Le Réseau Différences et Petite enfance

- Connaissez-vous le Réseau Différences et Petite Enfance ?

Oui.

- Les activités du RDPE :

o Quelles activités connaissez-vous ?

o Lesquelles utilisez-vous ?

o Ce qui vous paraît intéressant ?

Comité de pilotage, Souris Verte, soirée, 1ère réunion de lancement. Travail avec temps des parents (café des parents), formation, valisettes.

Très complémentaires en tant que service rendu aux familles.

- Qu'est-ce que qui vous paraît intéressant de développer dans ce réseau ?

Formation des professionnels mais formation faite par au moins plus de la moitié des professionnels de la structure. Ça doit être un projet d'établissement. Soutien de l'équipe ; accompagnement des professionnels. Pérennité dans l'accompagnement.

Chaque structure va réfléchir sur l'accueil de parents. Formation de terrain, en partenariat avec la PMI, formation conjointe sans être une formation spécialisée dans le handicap. Comment travailler ?, avec qui travailler ?, les représentations par-rapport à un handicap donné. Comment s'appuyer sur des professionnels du handicap ?

Approfondir la communication ; ACEPP (association collective enfant parent professionnel) qui fait une plaquette nationale sur l'accueil de l'enfant en situation de handicap.

Manque de communication avec les familles.

III) Autres

- Avez-vous connaissance de l'engagement de la Ville de Lyon sur l'accueil de jeunes enfants porteurs de handicap ?

Axe prioritaire du projet social.

- L'ouverture des établissements d'accueil de jeunes enfants, aux enfants porteurs de handicap, vous paraît-elle intéressante, pertinente et facilement réalisable ?

C'est indispensable car un enfant qui naît doit apprendre à vivre dans son environnement, le lieu doit s'adapter pour permettre à l'enfant de s'intégrer.

C'est pertinent.

Il faudrait mieux développer le lieu afin de maintenir la relation enfant/ parent : le temps d'accueil des familles, le temps d'échange plus important.

L'enfant en a besoin afin de grandir.

- Voyez-vous des limites, des freins en ce qui concerne l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

Enfant malade, enfant qu'on ne pourra pas mettre en collectif.

Locaux : contrainte matérielle.

Difficulté à gérer l'enfant dans un collectif, des fois ce n'est pas bénéfique (le collectif ne va pas à tout le monde).

On se donne les moyens pour former du personnel pour une histoire qui va peut-être durer peu de temps.

La gestion du personnel avec des professionnels extérieurs ça a fait peur.

Supervision importante.

& Encore beaucoup à faire et il y a de plus en plus de manque. Pour les familles : notion de répits, diversifier les possibilités pour les familles ; trouver une solution à domicile. Comment les choses peuvent se faire ?

Archives départementales : recueil sur représentations des parents, besoin de développer cette démarche là, des familles.

Développer le partenariat et élargir cette idée de réseau.

Annexe 13 : Entretien Direction de la Prévention et de la Santé de l'Enfant

Grille d'entretien

Professionnel

I) Projet social

- Quelles sont vos missions sur l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

Moi je suis pédiatre en crèche. Travail transversal avec la direction de l'enfance, avec Nicole Faure pour les enfants porteurs de handicap. Temps de réunion (3 par an), on se retrouve, médecins, psychologue (maintenant il n'y en a plus), directrices et éducateurs.

En crèche, c'est favoriser l'accueil des enfants porteurs de handicap, en les voyant soit eux soit les parents en entretien avant l'accueil pour évaluer la capacité d'accueil et un temps d'échange avec les équipes.

- Vous sentes-vous investit dans ce champs ? (juste pour CAF, crèches, élues petite enfance, coordination, DPSE)

En tant que médecin, ça fait parti du travail. Le projet social de la ville, je m'y suis investit dès le début. Plus investit en terme de temps de rencontre.

- Connaissez-vous sur votre territoire d'intervention les possibilités d'accueil existantes pour l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

Crèches, halte-garderie, assistantes maternelles ; théoriquement ça devrai être les mêmes. Certaines sont plus spécialisées dans le handicap (le jardin des enfants) ; pour de ce qui est de la tranche d'âge qui nous concerne.

- Vous sentez-vous suffisamment informé des possibilités d'accueil, de soutien, d'accompagnement, pour l'enfant porteur de handicap, pour informer, orienter et conseiller les familles ?

Oui, cela émane de ma profession.

- Quels sont les moyens, les outils dont vous disposez pour apporter de l'information et du soutien aux professionnels ?

Ma compétence propre, éléments que je connais. Ca va être dans le mode de faire, en terme d'accompagnement, pas quotidien mais presque. Etre là comme personne ressource tout le temps. Etre disponible et si je suis au bout de mes compétences et bien il faut chercher. C'est pouvoir les renvoyer au centre de documentation de la Souris Verte, pour rechercher plus de détails. Mais maintenant il y a internet. Etre là et répondre.

II) Le Réseau Différences et Petite enfance

- Connaissez-vous le Réseau Différences et Petite Enfance ?

Oui.

- Les activités du RDPE :

o Quelles activités connaissez-vous ?

Ateliers, soirée, valisette, site internet, formation pour les personnels de l'enfance, service de documentation, lettre info pro.

o Lesquelles utilisez-vous ?

Toutes. Lettre info pro, je lis, je vais aux soirées...

o Ce qui vous paraît intéressant ?

Tout est intéressant. Dans la lettre info pro, c'est tenu à jour dans tout ce qui se passe sur les derniers textes. Pouvoir partager, plus sur les ateliers.

- Avez-vous adhérez au RDPE ?

Oui.

- Quelles ont été vos motivations d'adhésion ?

Pareil dis plus haut.

III) Autres

- Avez-vous connaissance de l'engagement de la Ville de Lyon sur l'accueil de jeunes enfants porteurs de handicap ?

Oui. Il y a pas mal de choses qui ont été faites dans le bon sens et il y a encore des choses à faire. Et pour l'instant on ne touche pas assez de large public ; il faut qu'on ait accès aux parents qui ne sont pas ou qui n'ose pas venir à nous. Il faut développer la communication.

- L'ouverture des établissements d'accueil de jeunes enfants, aux enfants porteurs de handicap, vous paraît-elle intéressante, pertinente et facilement réalisable ?

Intéressante oui, pertinente aussi. Facilement réalisable pas toujours : en fonction des locaux, des équipes, des enfants.

- Voyez-vous des limites, des freins en ce qui concerne l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

Age des enfants, trop grand physiquement pour le matériel de crèche. Est-ce le rôle des crèches d'accueillir aussi tard ? Jusqu'à 4 ans oui mais après....

Annexe 14 : Entretien Coordinatrice Petite Enfance, ville de Lyon

Grille d'entretien

Professionnel

I) Projet social

- Quelles sont vos missions sur l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

Comme tous les enfants accueillis dans nos structures. C'est veiller à ce qu'il y ait un accueil adapté à leur besoin. Avant leur admission et si les parents sollicitent une demande, il faut voir s'il y a une compatibilité avec une vie en collectivité. Quand il y a connaissance que l'enfant est porteur de handicap, il est vu en consultation par le médecin de la structure qui, lui, se prononce ; après il fixe le temps de garde (partiel ou temps plein). Il évalue aussi quel impact il peut avoir sur la structure et s'il y a besoin d'aménagements ou de matériels particuliers. Il doit systématiquement être vu par le médecin de la crèche. Il y a peu d'enfants qui n'arrivent pas à être admis dans une structure. Travail sur le projet social, certaines structures s'étaient fixé cet objectif. Notre démarche de coordinatrice c'est d'évaluer, de voir si l'équipe est volontaire et qu'elle soit en capacité d'accueillir un enfant porteur de handicap qui aura des besoins particuliers et qui nécessitera plus de personnel et de temps pour s'occuper de lui.

- Vous sentez-vous investit dans ce champs ? (juste pour CAF, crèches, élues petite enfance, coordination, DPSE). Si oui, pourquoi ?

Oui.

- Connaissez-vous sur votre territoire d'intervention les possibilités d'accueil existantes pour l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

Je viens de changer de secteur avant j'étais dans le 1er et le 4ème. Dans le 8ème, je n'ai pas encore fait le tour. Je n'ai pas encore une assez fine connaissance de tous les projets sociaux mais au moins 2 ou 3 structures le font.

- Vous sentez-vous suffisamment informé quant aux possibilités d'accueil, de soutien, d'accompagnement, pour l'enfant porteur de handicap, pour informer, orienter et conseiller les familles ?

Oui, dans la mesure où l'on connaît l'existence du réseau et que la plupart des familles ont déjà un réseau bien à eux, spécifique. Et s'ils n'en ont pas encore c'est à nous de les orienter, en les adressant aux CAMSP le plus proche, on fait intervenir le médecin de la structure qui oriente vers les structures les plus proches et on leur demande d'adhérer au réseau.

- Quels sont les moyens, les outils dont vous disposez pour apporter de l'information et du soutien aux professionnels ?

Des propositions régulières de formation ; le réseau propose régulièrement des formations. On a des plaquettes, il y a aussi le médecin de la crèche, la psychologue, le Conseil Général.

II) Le Réseau Différences et Petite enfance

- Connaissez-vous le Réseau Différences et Petite Enfance ?

Oui je connais mais j'avoue n'avoir jamais participé à une formation. Je ne fais partie du groupe ; le réseau fait parti du groupe de la Souris Verte et il aide les familles et c'est financer par la ville de Lyon.

- Les activités du RDPE :

o Quelles activités connaissez-vous ?

Il y a les actions de formation ; les soirées culturelles où des personnes porteuses de handicap ont-elles mêmes participées à l'animation ; les ateliers où le personnel participe.

o Ce qui vous paraît intéressant ?

Déjà, la formation professionnelle et la relation avec la famille pour éviter l'isolement. A la mère pour ne pas s'isoler ; permet à l'enfant d'évoluer dans un environnement sain où tout ce qui est soins spécifiques au handicap est oublié au bénéfice des activités comme tous les autres enfants. Evoluer et rencontrer d'autres enfants, d'autres parents.

- Avez-vous adhérez au RDPE ? Si non, pourquoi ?

Non. Si j'aurai été directrice je pense que j'aurai adhéré. Entre coordinatrices on se partage les dossiers transversaux et sans vouloir l'ignorer je n'adhère pas mais j'encourage énormément les structures à y adhérer.

III) Autres

- Avez-vous connaissance de l'engagement de la Ville de Lyon sur l'accueil de jeunes enfants porteurs de handicap ?

C'est un des objectifs du projet social Ville de Lyon inscrit dans le cadre du Contrat Enfance que la ville signe avec la CAF (accueil de la diversité, de la différence) et il y a aussi des objectifs qualitatifs. Sur le financement, elle finance le réseau. Et nous, plus dans le cadre de notre structure et nos possibilités, on calcule le taux d'encadrement. Quand un enfant est en situation de handicap lourd, dans le calcul du taux de mobilité du personnel ;gestion des remplacements décentralisé : le personnel des structures dans chaque équipe, il y a une personne soit dans une autres structure soit dans sur un territoire déterminé (fixe mobile). Le taux d'encadrement chaque jour, quand un enfant est porteur de handicap, on considère un agent pour un enfant. Eviter la fixe mobile et qu'un autre se déplace s'il y a une autre possibilité. La Ville de Lyon s'engage aussi à ce que son personnel adhère au réseau et fassent les formations proposées par le réseau.

- L'ouverture des établissements d'accueil de jeunes enfants, aux enfants porteurs de handicap, vous paraît-elle intéressante, pertinente et facilement réalisable ?

Intéressante, pas le vocabulaire qui conviendrait. Pertinente, sûrement, lieu où on peut les intégrer dans un lieu où évolue d'autres enfants sains. Si on a cette possibilité là c'est plus que nécessaire et c'est évident, c'est sûr qu'il faut les accepter. C'est sûr que peut-être il y a des limites mais tout dépend du handicap, les troubles du comportement perturbent beaucoup plus les groupes d'enfants qu'un enfant porteur de handicap physique, moteur ou mental. Mais quoi qu'il en soit, quand on a la possibilité de la faire et quand l'équipe est partante (quand l'équipe est partante ce n'est pas la peine d'essayer car après il y a un sentiment de ras le bol et de rejet). Quitte à faire, moi je ne suis pas pour les équipements spécialisés pour handicap. Pour qu'on ait un regard participatif, bienveillant vigilant, il ne faut pas qu'il y ait trop d'équipements spécialisés.

Facilement réalisable, tout dépend le handicap, parfois la volonté ne suffit pas. Si le handicap et le comportement de l'enfant sont tels que le groupe est perturbé, il ne faut pas proposer un temps complet.

Réalisable, bien-sûr, partent plus tard mais après il y a un vide et les parents sont déchargés de cette problématique.

- Voyez-vous des limites, des freins en ce qui concerne l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

Le frein c'est le handicap s'il y a un pronostic vital. Si l'enfant est tel que ce n'est pas possible de l'accueillir, s'il n'y a pas d'équipe partante. S'ils sont trop nombreux et que le personnel n'est pas en surnombre. S'il y a une conjoncture particulière, une crèche peut bien accueillir pendant des années et parce qu'il y a une problématique dans la crèche, elle ne peut plus accueillir. Les crèches qui ont accepté, qui ont fait cette démarche, témoignent auprès des autres pour les sensibiliser ; pour dire qu'il y a une possibilité de les accueillir. Par exemple, la crèche Saint Maurice qui a l'intention de faire un film pour voir ce que font les enfants et les équipes et les outils qui peuvent servir aux autres. Il ne faut pas qu'il y ait de rejet = vigilance.

& Grand chemin de fait ; adhésion importante des structures qui ont envie d'aider toutes ces familles. Ça devient un accueil régulier. Depuis quelques années, on constate qu'il y a moins de demandes. Demande auprès du réseau et des structures qui avaient fait la démarche et ils ont dit qu'ils avaient encore des demandes et qu'ils pouvaient alors nous solliciter. Le personnel est valorisé par cette action. Le personnel et les équipes qui ont envie et qui sont motivés. Lorsque que ce ne sont pas les parents qui font la démarche c'est le réseau.

Quand le handicap est découvert à la crèche, quand les parents, soit ne s'en aperçoivent pas ou soit ignorent, ça envenime les relations avec les équipes. C'est une autre démarche à faire. C'est différent et peut-être que la famille à une autre image de la structure. Relation d'aide mais découverte du handicap quand enfant est déjà accueilli dans la structure c'est franchement différent.

Annexe 15 : Entretien Elue du 6ème arrondissement de Lyon

Grille d'entretien

Professionnel

I) Projet social

- Quelles sont vos missions sur l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

Elue dans le 6ème. Adjoint au Maire et Délégation petite enfance, handicap, insertion. Allier les deux en tant qu'élue.

- Vous sentez-vous investit dans ce champs ? (juste pour CAF, crèches, élues petite enfance, coordination, DPSE). Si oui, pourquoi ?

J'ai choisi ces deux délégations en plus de celle de l'intégration. Réunions d'élue ; sur handicap, Mme Guillaume, référent sur la Ville de Lyon. Réunions entre élus, caractère obligatoire. Relation petite enfance. Une partie des budgets sont destinés aux arrondissements, projet social de la petite enfance.

Projet, Maison de l'enfant avec une personne responsable de la ludothèque, sensibilisation ; travail à faire auprès des collègues. Depuis la loi de 2005, c'est entré dans les moeurs. Mission aussi dans les problèmes de scolarisation.

- Connaissez-vous sur votre territoire d'intervention les possibilités d'accueil existantes pour l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

EAJE municipaux ont des personnels formés. Je sais que dans certains établissements il y a des enfants porteurs de handicap (Charmettes) et aussi des associatives (Colombine).

Après définition du handicap, dans petite enfance, qui a été élargie mais il reste beaucoup d'enfants handicapés non accueilli. Association Valentin (pour personne non voyante)- APF-.

Grand souci pour les personnes autistes, on avait initié des projets mais il y a eu de gros problèmes.

- Vous sentez-vous suffisamment informé quant aux possibilités d'accueil, de soutien, d'accompagnement, pour l'enfant porteur de handicap, pour informer, orienter et conseiller les familles ?

Oui. Rencontre Souris Verte, communication avec le site. RDPE. MDPH, pas réussi à avoir de contact. Pas de nom. C'est compliqué. L'enfant dont la famille est mobilisée, va pouvoir être accueilli mais sinon j'y crois pas. Point d'entrée qui fonctionne pour les enfants.

MDR, pas mal non plus car il y a un référent handicap mais quand il faut monter un dossier et passer par la MDPH ben ça pose souci.

Scolarisation, on devrait en faire une priorité.

- Quels sont les moyens, les outils dont vous disposez pour apporter de l'information et du soutien aux professionnels ?

A part mon temps, rien. Réseau que je me suis fait. Pas fait de plaquettes, pas d'historique. Mais pas d'outil. Personne n'a été formé pour ça.

II) Le Réseau Différences et Petite enfance

- Connaissez-vous le Réseau Différences et Petite Enfance ?

Oui.

- Les activités du RDPE :

Je ne connais pas les activités. Valisettes - centre de documentation.

Il faut communiquer.

- Avez-vous adhérez au RDPE ? Si non, pourquoi ?

Je ne sais pas. On ne m'a pas sollicité pour adhérer.

III) Autres

- Avez-vous connaissance de l'engagement de la Ville de Lyon sur l'accueil de jeunes enfants porteurs de handicap ?

Oui. C'est pas mal. C'est le minimum de la loi 2005. La Ville de Lyon ne fait rien pour les enfants porteur de handicap mentaux. Ils vont être dirigés vers la Souris Verte mais ce n'est pas forcément une bonne solution. Mais c'est bien mieux qu'il y a 10 ans.

Après, il y a des parents qui sont difficiles, c'était des demi-journées à la Souris Verte mais c'était compliqué car il n'y avait que la Souris Verte. Il manque un lieu d'accueil, d'information pour les parents, pour les enfants autistes. Il n'y a pas de CLIS dans l'enseignement public pour les handicaps mentaux.

Problème de lieu de ressources - problème de lieu de scolarisation. Il n'y a rien sur Lyon sauf par le biais d'établissement privé.

- L'ouverture des établissements d'accueil de jeunes enfants, aux enfants porteurs de handicap, vous paraît-elle intéressante, pertinente et facilement réalisable ?

Personnel doit être d'accord. Là c'est un frein. Le moteur c'est la directrice de crèche, si elle est motivée et bien elle pourra sensibiliser et ça coûte cher. Est-ce qu'on centralise ou est-ce qu'on diffuse ?

- Voyez-vous des limites, des freins en ce qui concerne l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

Le frein. Les enfants entre eux n'ont pas de souci, c'est les adultes, le personnel, les parents. CLIS qui s'ouvre, et ils s'interrogent s'il faut informer, communiquer aux parents... ben ils ne devraient pas s'interroger et devraient faire différentes réunions, par la Ville de Lyon, pour informer les parents.

Je pense que le réseau n'est pas suffisant, il faudrait qu'il y ait plus de subventions.

Annexe 16 : Entretien Elue du 8ème arrondissement de Lyon

Grille d'entretien

Professionnel

I) Projet social

- Quelles sont vos missions sur l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

Directement, je ne suis pas interpellée par ce sujet là. Je suis au courant de ce qui est fait dans ce cadre c'est-à-dire au niveau municipal, il y a une crèche qui accueillent les malentendants et le personnel y est formé. Et sur la Ville de Lyon, il y a la Souris Verte. Il y a les associatives qui ont une autonomie, elles mettent des choses en place, je suis au courant mais je n'ai pas d'autorité. Chaque crèche a son projet et l'accueil est de plus en plus important. Officiellement, il y a la crèche qui accueille des enfants malentendants.

- Vous sentez-vous investit dans ce champs ? (juste pour CAF, crèches, élues petite enfance, coordination, DPSE). Si oui, pourquoi ?

Ce n'est pas le sujet principal mais pour autant ça fait parti d'un tout. Ce n'est pas le sujet principal, le sujet principal c'est l'accueil de l'enfant.

- Connaissez-vous sur votre territoire d'intervention les possibilités d'accueil existantes pour l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

Viviani qui est municipale.

- Vous sentez-vous suffisamment informé quant aux possibilités d'accueil, de soutien, d'accompagnement, pour l'enfant porteur de handicap, pour informer, orienter et conseiller les familles ?

A vrai dire, je pense que le rôle du politique c'est de confier à notre structure ; si j'ai une question je me tourne vers le service enfance qui, lui, peut m'aiguiller. Ce n'est pas que ça ne m'intéresse pas mais l'élu n'est pas là pour faire le travail des services et les services ne sont pas là pour prendre les décisions à la place des élus. Il faut travailler ensemble.

- Quels sont les moyens, les outils dont vous disposez pour apporter de l'information et du soutien aux professionnels ?

Au niveau de la mairie c'est plus une information générale, quantitative dans un premier temps puis qualitative. Après quand il y a un sujet principal comme le handicap, on essaie de répondre à la quantité de demandes. On est là pour répondre à l'ensemble de la population.

II) Le Réseau Différences et Petite enfance

- Connaissez-vous le Réseau Différences et Petite Enfance ?

Non. Je ne suis pas au courant. Quand on a une question, on nous dirige vers la Souris Verte mais je ne connais pas le réseau.

III) Autres

- Avez-vous connaissance de l'engagement de la Ville de Lyon sur l'accueil de jeunes enfants porteurs de handicap ?

Je sais que c'est dans le projet mais je ne pourrai pas dire en détail ce qu'il en est mais je sais que ça fait partie du projet.

- L'ouverture des établissements d'accueil de jeunes enfants, aux enfants porteurs de handicap, vous paraît-elle intéressante, pertinente et facilement réalisable ?

Pertinente, oui. Réalisable, je dirai pourquoi pas mais je reste sur cette idée de mixité quand même, à gérer.

- Voyez-vous des limites, des freins en ce qui concerne l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ?

La mise en pratique n'est pas si simple. Exponentielles sur les demandes et emploi de la petite enfance vacant.

Annexe 17 : Entretien Famille

Grille d'entretien

Famille

L'objectif de ces entretiens est d'avoir le point de vue des familles concernant l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap ; sur leur parcours.

- Quel âge à votre enfant ? son handicap ?

4 ans et demi. Ce qui le limite c'est qu'il a un retard modéré psychomoteur, visuellement on ne voit pas son handicap. La réelle difficulté c'est la difficulté d'apprentissage. Il a des séances de psychomotricité, de kinésithérapeute et d'orthophoniste.

- Votre enfant est-il pris en charge dans une structure d'accueil collectif ?

o Le type d'accueil (temps plein ou partiel)

o Depuis quand ?

o Y est-il encore ?

Oui. Aujourd'hui, c'est une année transitoire car il a intégré une école. Mais il a intégré la structure à l'âge de 2 ans et demi. Il a commencé au début par 2 jours ; 3 mois après (janvier), il avait un temps plein (4 jours) parce qu'il y a un jour qui était dédié à ses soins. Comme c'est une année transitoire, la crèche l'accompagne, en fonction de comment l'école le prend, pour faire la transition. Là, il y va 1 jour et demi. En juillet, il quittera définitivement la structure. Le but c'est de maintenir le rythme.

- Comment avez-vous été orienté vers cette structure ?

La Souris Verte, suite à un refus. J'ai eu plusieurs refus dans le 6ème sur une commission du 6ème. Et en fait, pendant 1 an, j'ai fais des demandes et devant l'urgence pour mon fils d'intégrer une structure, parce que les médecins me disaient l'importance qu'il soit pris en charge dans une structure. J'ai contacté l'élue du 6ème et je lui ai dis que je cherchais non pas simplement un mode de garde mais que c'était un réel besoin pour mon enfant. Entre temps, un enfant du même âge a été accepté donc voilà et là j'ai su que de toute manière mon enfant ne serait pas le bienvenue. Donc elle m'a aidé, elle m'a aidé pourquoi, parce que c'est elle qui m'a envoyé vers Nicolas Eglin qui, lui après, m'a informé que dans le 9ème arrondissement il y avait « Eveil matins ». Et j'y suis allé et en 2 jours il était dans la structure.

- L'accueil en crèche :

o Les points positifs

Autonomie pour lui. Il est rentré à 2 ans, au début il ne savait pas marcher, ni manger seul. Et après quelques temps il a pu marcher et manger seul, du moins il se débrouillait. Ça été un moteur pour lui. Il y a eu une prise en charge de l'équipe, réellement porter. Accueil : parfaitement bien reçu qu'aussi bien au niveau des parents que des professionnels.

o Les limites

La seule limite que j'ai eu moi c'est une limite horaire. Quand j'ai appris que mon fils était malade, je venais d'accepter un nouveau boulot et j'avais des contraintes horaires. La crèche ferme à 18h30, donc j'ai du prendre une nounou qui le récupérait à la crèche et l'amenait à mon domicile le temps que je rentre.

La structure s'est mise à portée des besoins de mon enfant donc je n'ai pas eu véritablement de limites mise à part cette limite horaire mais qui fait partie de l'organisation d'une crèche.

- Comment avez-vous ressenti l'accueil ? (bon ou mauvais accueil)

Bon accueil.

- Les informations sur l'accueil des jeunes enfants porteurs de handicap, étaient-elles facilement accessibles ? complètes ?

Non. En général, non et ce n'est toujours pas le cas. D'autant plus grave que dans les structures sociales, les assistantes sociales ne savent pas répondre. On attend déjà 3 mois pour avoir un rendez-vous et on nous envoie un stagiaire qui s'amuse à faire le psy.

C'est vraiment limité en terme d'information ; c'est au coup par coup, si on tombe sur une personne qui nous aide à avancer.

C'est un gros souci ça, les structures ne sont pas adaptées. Avec tous les dossiers qu'on a à remplir, les demandes à faire, de s'occuper de ça en plus c'est trop.

- Avez-vous connaissance des outils à disposition des professionnels pour les accompagner dans l'accueil du handicap ?

Oui mais mon avis est biaisé parce que je suis présidente de l'association « Eveil matins ». Donc il y a le Réseau DPE, les formations. Mais si j'aurai été simple parent j'aurai pu avoir des connaissances du fait des réunions que fait  « Eveil matins » qui revendique clairement qu'ils sont porteur de ce projet.

- Ce qui manque ?

« Eveil matins » apporte une réponse globale à mon enfant. La limite est que certains soins ne nécessitent pas la présence du parent pour les séances de psychomotricité. Dans les structures nouvelles qui se crées, de décider d'une salle qui serait dédié aux soins pour faire la séance sur place ; ce serait l'idéal. Non pas de la kiné respiratoire car c'est source de microbes mais de la kiné fonctionnelle. Cela éviterai à l'enfant ce trajet supplémentaire et ça éviterai le jonglage avec la vie professionnelle qu'on essaie de maintenir, qu'on n'arrive pas car à un moment donné il faut faire un choix.

Il faut donner plus de moyens aux structures car quand elles accueillent après 4 ans et bien ça leur coûte plus cher et donc certaines peuvent être réticente.

- Racontez votre parcours. La suite des crèches, après ? où est-il accueilli ? Comment voir la suite ?

Je ne suis pas pour l'école à tout prix. Il faut que l'équipe soit volontaire. Si l'école est plus contraignante, je ferai un autre choix. Mais il reste encore cette étiquette de handicap bien qu'il y ait beaucoup de volonté ; il faut créer une passerelle. Et ça Eveil matins le fait.

Annexe 18 : Organigramme du Réseau Différences et Petite Enfance

Organigramme

Réseau Différences et Petite Enfance

Association

« Une souris Verte »

Comité de pilotage

Faure Nicole

Service Enfance Ville de Lyon

Regnier Françoise

DPSE Ville de Lyon

Fau Catherine

DPSE Ville de Lyon

Elus

Ville de Lyon

PMI

Conseil Général

Nicolas Eglin

« Une souris verte »

Mme Orjellet

« Une souris Verte »

Baton Odile

Personne Ressource

Mme Depardieu

Jardin des enfants

Mme Le Pimpec

Crèche Hénon

Mme Redjem

RAM «Pitchounes »

Nicolas Eglin

Directeur

Judicaëlle Brioir

Animatrice du réseau

Documentaliste

Jacqueline Alexandre

Secrétaire

Ville de Lyon

Subventions

Annexe 19 : Historique de l'association « Une souris verte »42(*)

Historique de l'association

 

Écrit par Nicolas Eglin   

Lundi, 11 Août 2008 14:25

L'association « Une Souris Verte... » est née en 1989 de la réflexion de parents confrontés au handicap de leur enfant. En 1991, ils ouvraient une halte-garderie. Les objectifs étaient multiples et restent d'actualité :

· Considérer l'enfant en situation de handicap comme un enfant, afin qu'il puisse aller à la rencontre des autres, malgré ses difficultés ou ses limites, et être accueilli dans la société.

· Autoriser les parents à prendre du temps pour eux, pour leurs autres enfants, grâce à une garde adaptée.

· Permettre aux jeunes enfants et à leurs parents de changer leur regard sur le handicap par le partage au quotidien.

Puis en 1997 et 1998, l'association forte de son savoir-faire décide d'aller plus loin. En partenariat avec la CAFAL, la Ville de Lyon, l'Equipe Départementale de Santé et de Prévention (PMI), la Fondation de France et Handicap International, l'association et l'équipe de la halte-garderie ont élaboré et proposé une formation spécifique destinée aux professionnels de la Petite Enfance pour leur permettre d'accueillir le jeune enfant porteur de handicap dans des structures classiques.

En 1999, l'association, maintenant déclarée association de bienfaisance habilitée à recevoir des dons et des legs, a organisé le premier forum « accueil enfance » à Lyon. Ce forum a permis, à la lumière de 10 ans d'activité, de dresser un état des lieux sur l'accueil des enfants différents en crèches et halte garderies.

En 2000, Une Souris Verte... devient adhérente du collectif La Courte Echelle, oeuvrant pour l'intégration des personnes handicapées en milieu scolaire, par la création le développement et la gestion de services assurant l'accompagnement. Depuis juin 2003, elle en assure la présidence.

En 2003, suite à la participation à l'appel à projets 2000 de la Fondation de France sur l'annonce du handicap et l'accompagnement des familles, l'association a lancé un site Internet http://www.enfantdifferent.org et un lieu de ressources à Lyon.

En 2004, dans le cadre du projet social de la Ville de Lyon, l'association a créé le réseau Différences & Petite Enfance, ouvert à tous les acteurs de la petite enfance de la Ville de Lyon, pour permettre l'accueil des enfants différents dans les structures ordinaires. Ce projet a reçu le Trophée 2005 de l'ADAPT « Citoyenneté & Handicap » catégorie Education.

En 2005, l'association a reçu le Grand Prix des Trophées du Web organisés à l'occasion du salon Handica, pour le site http://www.enfantdifferent.org

En 2006, l'association a lancé les Cafés des Parents à Lyon.

En 2007, elle met en place le Réseau documentaire Redoc69-H.

En 2008, l'association Une Souris Verte s'est lancée dans le projet Handicap, scolarité et inclusion en compagnie de 3 autres associations partenaires. Ce projet est pour l'instant planifié sur 3 ans. De plus, l'association Une Souris Verte a séparé le site Une Souris Verte.org du site portail sur le handicap http://www.enfantdifferent.org/

Lexique

PMI : Protection Maternelle et Infantile43(*) :

Il s'agit d'un service du Conseil Général. La PMI assure le suivi des femmes enceintes et des enfants âgés de moins de six ans. Selon les départements, ces équipes peuvent proposer des aides spécifiques aux parents d'enfants différents comme dans le département du Rhône où l'équipe édite régulièrement une brochure intitulée « Un Enfant Différent, comment l'aider, lui et sa famille », et qui présente différentes adresses de services publics, de structures de soins, d'associations, de lieux d'écoute et de parole et de lieux d'accueil du jeune enfant.

CAMSP : Centre d'Action Médico-Sociale Précoce44(*) :

Ce sont des structures d'accompagnement de jeunes enfants en situation de handicap. Ils ont pour mission d'établir un dépistage et un diagnostic précoce, aussi précis que possible, des troubles du développement du jeune enfant. Une fois le diagnostic établi, ils assurent la rééducation de l'enfant et l'accompagnement parental, dans les locaux du CAMSP ou à domicile. Selon la nature du handicap, ils peuvent également orienter la famille vers d'autres services et équipes spécialisés compétents.

SESSAD : Services d'Education et de Soins Spécialisés A Domicile45(*) :

L'objectif du SESSAD est de maintenir dans la mesure du possible l'enfant ou l'adolescent en situation de handicap dans son milieu de vie naturel (domicile, crèche, école). Il s'adresse à des enfants de 0 à 20 ans.

CMP : Centre Médico-Psychologique46(*) :

Ce sont des établissements publics qui regroupent des spécialistes et proposent une offre de soins mentaux pris en charge par la Sécurité sociale. Un CMP regroupe des médecins psychiatres, des psychologues cliniciens, des infirmières, des assistantes sociales, des psychomotriciens, des orthophonistes et des éducateurs spécialisés. Il existe des CMP pour adultes et pour enfants.

Bibliographie

Ouvrage :

- Quel accueil demain pour la petite enfance ? « Elaborer une politique et des pratiques adaptées aux évolutions de la société française », Erès, Sous la direction de Sylvie Rayna et Xavier Belan, 2007.

- La peur de la différence, dans Naître différent, Toulouse, Erès, coll. « Mille et un bébés », 1997.

- L'intégration collective de jeunes enfants handicapés, Erès, Simone Korff-Sausse, Cécile Herrou, 2007.

- Expériences d'intégration en crèches d'enfants psychotiques et autistiques, Neuro psychiatrie de l'enfance et de l'adolescence, 35, n° 7, Tissier G., Ollivier A., 1987.

- Des détritus, des déchets, de l'abject. Une philosophie écologique, les empêcheurs de penser en rond, François Dagognet, 1997.

- Le handicap, Que sais-je ?, PUF, 2008.

Revue :

- Etre Handicap Information, « Le guide de l'accessibilité « A tout pour tous » scolarité, emploi, logement, ville, transports, culture, information, loisirs, rêve ... », Quelles solutions avant l'école ? L'accessibilité aux crèches et aux nounous, Janvier/ Février 2008, n° 92/ 93, Gaëlle Desportes.

- Informations Sociales, « Politiques de lutte contre les discriminations », Egalité, différenciation et discrimination : ce que dit le droit, n° 148, CAF, Michel Borgetto.

- Enfance Majuscule, «  La bien-traitance au coeur du temps. Accueillir et transmettre », n° 101, Juillet/ Août 2008, Mathéo parmi les autres : 3 années à la crèche avec un handicap, Laurence Clément.

Site internet :

- Site de l'enfant différent : www.enfantdifferent.org

- Site de « Une souris verte » : unesourisverte.org

- Site de l'Organisation Mondiale de la Santé : www.who.int/fr

- Site de l'Association des Paralysés de France : www.apf.asso.fr

- Site du Ministère du Travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville : www.handicap.gouv.fr

- Site Wikipédia

Autre :

- Code de la Santé Publique, Dalloz, 21ème édition, 2007.

- « Projet social et éducatif pour l'accueil du jeune enfant », Grandir à Lyon c'est trop bien, Ville de Lyon.

- Dictionnaire, Le Robert, coll. Robert Seuil.

Table des tableaux

Tableau 1 : Nombre d'adhérents en rapport avec le nombre d'établissement de jeunes enfants et de relais assistantes maternelles en fonction sur Lyon de 2004 à 2006 27

Tableau 2 : Nombre d'adhérents en rapport avec le nombre d'établissement de jeunes enfants et de relais assistantes maternelles en fonction sur Lyon de 2006 à 2008 28

Tableau 3 : Nombre d'adhérents ayant participés aux activités 30

Tableau 4 : Répartition du nombre de participants aux ateliers professionnels 32

Tableau 5 : Participation des personnes aux ateliers professionnels 33

Tableau 6 : Recensement des soirées-débats en 2004-2005 36

Tableau 7 : Recensement des soirées-débats en 2005-2006 37

Tableau 8 : Recensement des soirées-débats en 2006-2007 37

Tableau 9 : Recensement des soirées-débats en 2007-2008 38

Tableau 10 : Répartition du nombre de participants aux soirées-débats 38

Tableau 11 : Satisfaction des supports utilisés lors des soirées-débats 41

Tableau 12 : Participation du personnel aux soirées-débats 42

Tableau 13 : Croisement entre la réception et la consultation de la lettre info pro 43

Tableau 14 : Utilisation des cahiers techniques 43

Tableau 15 : Nombre de sortie des valisettes 45

Table des graphiques

Graphique 1 : Adhérents au Réseau Différence et Petite Enfance 29

Graphique 2 : Répartition du nombre de participants aux ateliers professionnels 32

Graphique 3 : Participation des personnes aux ateliers professionnels 33

Graphique 4 : Répartition du nombre de participants aux soirées-débats 39

* 1 « Projet social et éducatif pour l'accueil du jeune enfant », Grandir à Lyon c'est trop bien, Ville de Lyon.

* 2 Quel accueil demain pour la petite enfance, « Elaborer une politiques et des pratiques adaptées aux évolutions iide la société française », Erès, Sous la direction de Sylvie Rayna et Xavier Belan, 2007, p. 127

* 3 La peur de la différence, dans Naître différent, Toulouse, Erès, coll. « Mille et un bébés », 1997, p.9

* 4 L'intégration collective des jeunes enfants handicapés, Erès, Simone Korff-Sausse et Cécile Herrou, 2007, p. ii138

* 5 Voir entretien « Quivogne » en annexe.

* 6 Dictionnaire Le Robert, coll. Robert Seuil, p.1243.

* 7 Définition « handicap » OMS (Organisation Mondiale de la Santé), www.who.int/fr

* 8 Définition « handicap » APF (Association des Paralysés de France), www.apf.asso.fr

* 9 Henry-Jacques Sticker a essentiellement entrepris des travaux sur l'anthropologie du handicap. Il a été, ainotamment en 2007, Directeur de recherche au laboratoire Identité, Culture, Territoire à l'Université Denis aiDiderot à Paris 7ème.

* 10 Le Handicap, Que sais-je ?, PUF, 2008, p. 91.

* 11 Code de la Santé Publique, Dalloz, 21ème édition, 2007, art. R. 2324-17 du CSP, p. 1289.

* 12 Quel accueil demain pour la petite enfance, « Elaborer une politiques et des pratiques adaptées aux évolutions aiide la société française », Erès, Sous la direction de Sylvie Rayna et Xavier Belan, 2007, p. 127

* 13 Le projet d'accueil individualisé ou PAI, Amandine Ronzy Janvier, 2005, www.enfantdifferent.org

* 14 Décision n° 96-375 DC, 9 avril 1996, Rec., p. 60, cons. 8.

* 15 CEDH, 22 janvier 2008, requête n°43546/02, E.B. c/ France.

* 16 Revue Informations Sociales, Politiques de lutte contre les discriminations, n° 148, CAF, Egalité, iiadifférenciation et discrimination : ce que dit le droit, Michel Borgetto, p. 8

* 17 Revue Etre Handicap Information, Le guide de l'accessibilité « A tout pour tous » scolarité, emploi, logement, iiiiville, transports, culture, information, loisirs, rêve ..., Quelles solutions avant l'école ? L'accessibilité aux iaicrèches et aux nounous, Janvier/ Février 2008, n° 92/ 93, Gaëlle Desportes, p. 22-23.

* 18 Neuro psychiatrie de l'enfance et de l'adolescence, Expériences d'intégration en crèches d'enfants aiipsychotiques et autistiques, , 35, n° 7, Tissier G., Ollivier A., 1987, p. 305

* 19 Quel accueil demain pour la petite enfance, « Elaborer une politiques et des pratiques adaptées aux évolutions aiide la société française », Erès, Sous la direction de Sylvie Rayna et Xavier Belan, 2007, p. 127

* 20 Du diagnostic à l'acceptation, Institut Raymond-Dewar, centre de réadaptation spécialisé en surdité et en aiicommunication.

* 21 Voir entretien « Quivogne » en annexe.

* 22 L'intégration collective des jeunes enfants handicapés, Erès, Simone Korff-Sausse et Cécile Herrou, 2007, p. aii14

* 23 Revue Enfance Majuscule, « La bien-traitance au coeur du temps. Accueillir et transmettre. », Mathéo parmi aiiles autres : 3 années à la crèche avec un handicap, n° 101, Juillet/ Août 2008, p.28

aiiVoir aussi entretien « Saint Bernard » et entretien parent en annexe.

* 24 Quel accueil demain pour la petite enfance, « Elaborer une politiques et des pratiques adaptées aux évolutions aiide la société française », Erès, Sous la direction de Sylvie Rayna et Xavier Belan, 2007, p. 127

* 25 L'intégration collective des jeunes enfants handicapés, Erès, Simone Korff-Sausse et Cécile Herrou, 2007, p. aii147

* 26 Des détritus, des déchets, de l'abject. Une philosophie écologique, les empêcheurs de penser en rond, François aiiDagognet, 1997, p.13

* 27 Intégration collective des jeunes enfants handicapés, Erès, Simone Korff-Sausse et Cécile Herrou, 2007, p. 39

* 28 Voir entretien « Montchatons » en annexe.

* 29 Voir historique de l'association en annexe.

* 30 Voir organigramme en annexe.

* 31 AM : Assistante maternelle.

* 32 Voir entretien « Barbusse » et entretien « Quivogne » en annexe.

* 33 Voir entretien « Jardin des enfants » en annexe.

* 34 Voir entretien « Saint Bernard » en annexe.

* 35 Voir entretien « Saint Bernard » en annexe.

* 36 Bréauté M., Rayna S. (1995), Jouer et connaître chez les tout-petits. Des pratiques éducatives nouvelles pour la aiipetite enfance, Paris, Mairie de Paris, p. 102.

* 37 L'Intégration collective des jeunes enfants handicapés, Erès, Simone Korff-Sausse et Cécile Herrou, 2007, p. jni145

* 38 Voir entretien « Montchatons » en annexe.

* 39 Voir entretien « Coordinatrice Petite Enfance Ville de Lyon » en annexe.

* 40 Voir entretien « Jardin des enfants » en annexe.

* 41 Voir entretien « Parent » en annexe.

* 42 Historique de l'association, Nicolas Eglin, Août 2008, unesourisverte.org

* 43 Que faire après l'annonce ?, Nicolas Eglin, le 05/03/03, site internet : www.enfantdifferent.org

* 44 CAMSP, site internet : www.handicap.gouv.fr

* 45 Que faire après l'annonce ?, Nicolas Eglin, le 05/03/03, site internet : www.enfantdifferent.org

* 46 CMP, définition wikipédia






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"Il faut répondre au mal par la rectitude, au bien par le bien."   Confucius